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<query columns="22" rows="962"><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2004</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le prince P&amp;uuml;ckler a h&amp;eacute;rit&amp;eacute; du domaine familial en 1811. Inspir&amp;eacute; par ses voyages en Angleterre, il s'est rapidement lanc&amp;eacute; dans la transformation du domaine en un vaste parc paysager. La publication d'une lettre aux habitants de Muskau en 1815, les informant de ses intentions et les invitant &amp;agrave; lui vendre ses terres, marque symboliquement le d&amp;eacute;but de sa cr&amp;eacute;ation. En 1817, il avait acquis environ 5 000 morgs, repr&amp;eacute;sentant quelque 10 hectares.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res interventions du prince consist&amp;egrave;rent &amp;agrave; raser les fortifications du ch&amp;acirc;teau et &amp;agrave; combler les douves, avant de construire un cours d'eau artificiel traversant le parc du ch&amp;acirc;teau, agrandi ensuite pour devenir un lac et achev&amp;eacute; en 1819. Sur les cinq ann&amp;eacute;es suivantes, il remodela le ch&amp;acirc;teau, transforma la malterie et l'orangerie en serre, fit b&amp;acirc;tir deux ponts, une chapelle gothique et un cottage &amp;agrave; l'anglaise. La construction du parc du spa suivit en 1823, pour prendre fin en 1840. Les petits ponts sur la rivi&amp;egrave;re furent construits en 1826. Apr&amp;egrave;s 1829, P&amp;uuml;ckler entama la transformation du paysage du parc montagneux et cr&amp;eacute;a une serre dans la ferme du ch&amp;acirc;teau. Finalement, en 1844, l'orangerie fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e &amp;agrave; partir de l'ancienne brasserie, un an avant que des difficult&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res ne forcent le prince &amp;agrave; vendre le domaine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce dernier fut rachet&amp;eacute; par Wilhelm Friedrich Carl, prince des Pays-Bas, qui engagea un disciple du prince P&amp;uuml;ckler, Eduard Petzold, pour g&amp;eacute;rer le parc. Petzold a repris la vision du prince et a en particulier r&amp;eacute;alis&amp;eacute; le concept d'int&amp;eacute;gration de la ville dans le parc. Il a construit quantit&amp;eacute; de chemins, de ponts suppl&amp;eacute;mentaires, l'arboretum et le parc montagneux du bas (dans la zone tampon propos&amp;eacute;e).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1878, Petzold a d&amp;eacute;missionn&amp;eacute;, et en 1883 le parc a &amp;eacute;t&amp;eacute; vendu &amp;agrave; Traugott Hermann, comte von Armin. Jusqu'&amp;agrave; la Seconde Guerre mondiale, divers travaux de modernisation ont &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;s, mais la structure du parc a &amp;agrave; peine chang&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La Seconde Guerre mondiale a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; un tournant radical pour le parc. L'endroit fut le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de la derni&amp;egrave;re bataille d&amp;eacute;cisive de la guerre. Les deux tiers des b&amp;acirc;timents de la ville furent d&amp;eacute;truits, ainsi que les deux ch&amp;acirc;teaux et tous les ponts. Apr&amp;egrave;s la guerre, la rivi&amp;egrave;re Neisse devint la fronti&amp;egrave;re entre l'Allemagne et la Pologne.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1127</http_url><id_number>1127</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1127.jpg</image_url><iso_code>de,pl</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (i) :&lt;/em&gt; Consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme une oeuvre paysag&amp;egrave;re majeure, le parc de Muskau est l&amp;rsquo;un des plus beaux exemples de grand parc paysager europ&amp;eacute;en ; &amp;agrave; la lumi&amp;egrave;re des normes et des pr&amp;eacute;ceptes de son &amp;eacute;poque, il se distingue comme une oeuvre exceptionnelle &amp;laquo; d&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration &amp;raquo; du paysage, une oeuvre novatrice en termes de d&amp;eacute;veloppement vers un id&amp;eacute;al de paysage fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute; par l&amp;rsquo;homme.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) :&lt;/em&gt; Le parc de Muskau est le pr&amp;eacute;curseur des nouvelles approches du paysagisme urbain et rural, et a influenc&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;architecture paysag&amp;egrave;re en tant que discipline. Il a ainsi marqu&amp;eacute; une &amp;eacute;tape significative dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la th&amp;eacute;orie et de la pratique paysag&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;</justification><latitude>51.5793055600</latitude><location>          Comté de Lubuskie, région de Zary, ville de Leknica, Pologne&lt;br&gt;&#xd;
&lt;I&gt;et&lt;/I&gt;&lt;br&gt;&#xd;
Saxe, district de Oberlausitz, ville de Bad Muskau, Allemagne&#xd;
          </location><longitude>14.7264444400</longitude><long_description>&lt;p&gt;Anticipant sur de nouvelles approches du dessin paysager &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur des villes, le parc de Muskau a influenc&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement de l'architecture du paysage en tant que discipline.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site se trouve au centre d'un vaste parc paysager s'&amp;eacute;tendant sur les deux rives de la Neisse, qui constitue aujourd'hui la limite entre la Pologne et l'Allemagne. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute; par un grand personnage du milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le prince Hermann von P&amp;uuml;ckler-Muskau, autour de son nouveau ch&amp;acirc;teau. Le parc enveloppait la ville de Muskau et s'&amp;eacute;tendait dans ses environs, en englobant &amp;eacute;galement le paysage agraire. Occupant une superficie totale de 559,90 hectares, dont 348 se trouvent en Pologne et 211,90 en Allemagne, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; le point de d&amp;eacute;part d'une approche totalement nouvelle de la relation entre l'homme et le paysage. En effet, son dessin ne cherche pas &amp;agrave; &amp;eacute;voquer un paysage classique, une image de l'&amp;Eacute;den ou quelque perfection perdue&amp;nbsp;: c'est un &amp;laquo;&amp;nbsp;tableau de verdure&amp;nbsp;&amp;raquo; qui souligne les qualit&amp;eacute;s intrins&amp;egrave;ques du paysage existant en l'embellissant avec des arbres, des prairies et des cours d'eau, de fa&amp;ccedil;on &amp;agrave; lui permettre d'&amp;eacute;pouser la nature.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;P&amp;uuml;ckler a cr&amp;eacute;&amp;eacute; un cadre paysager int&amp;eacute;gr&amp;eacute; &amp;agrave; partir de la ville de Muskau. En ville, les trou&amp;eacute;es de verdure form&amp;eacute;es par les parcs encadraient les zones de d&amp;eacute;veloppement, si bien que celle-cis devinrent une partie du dessin d'un paysage utopique. Le parc gravite autour du nouveau ch&amp;acirc;teau, reconstruit par P&amp;uuml;ckler dans les ann&amp;eacute;es soixante du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle selon le dessin d'un architecte prussien, Schinkel. Un r&amp;eacute;seau d'all&amp;eacute;es rayonne &amp;agrave; partir du ch&amp;acirc;teau, le long desquelles diff&amp;eacute;rentes hauteurs cr&amp;eacute;ent des points de vue id&amp;eacute;aux, dont chacun forme une partie d'une trame complexe de panoramas en relation les uns avec les autres. P&amp;uuml;ckler combina le naturel et le construit&amp;nbsp;: ponts, cours d'eau, sentiers, &amp;eacute;difices d&amp;eacute;coratifs, arboretums, arbres isol&amp;eacute;s, l'ensemble sur l'arri&amp;egrave;re-plan g&amp;eacute;ologique naturel de terrasses et d'escarpements longeant la vall&amp;eacute;e de la Neisse. Il sut les assembler en une vision picturale homog&amp;egrave;ne d'une tr&amp;egrave;s grande valeur artistique, caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e aussi bien par son extraordinaire simplicit&amp;eacute; que par son ampleur. Le paysage peut ainsi &amp;ecirc;tre appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; en fonction de ses qualit&amp;eacute;s esth&amp;eacute;tiques. Le parc pr&amp;eacute;sente aussi un tr&amp;egrave;s important int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t en raison de la place qu'il occupe dans l'&amp;eacute;volution du dessin paysager, et de l'influence qu'il a exerc&amp;eacute;e sur cette discipline. Bien qu'il forme un tout, le site est aussi un paysage qui peut &amp;ecirc;tre pleinement appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; dans chacune de ses diff&amp;eacute;rentes parties.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le prince P&amp;uuml;ckler h&amp;eacute;rita du domaine de sa famille en 1811. Inspir&amp;eacute; par ses voyages en Angleterre, il commen&amp;ccedil;a tr&amp;egrave;s t&amp;ocirc;t &amp;agrave; transformer l'ancienne propri&amp;eacute;t&amp;eacute; en un vaste parc paysager. La premi&amp;egrave;re intervention de P&amp;uuml;ckler fut de raser les fortifications du ch&amp;acirc;teau et de combler ses douves. Il entreprit ensuite dans le parc du ch&amp;acirc;teau la construction d'un cours d'eau artificiel termin&amp;eacute; par un lac, qui fut achev&amp;eacute; en 1819. Au cours des cinq ann&amp;eacute;es suivantes, il modifia le ch&amp;acirc;teau, transforma la brasserie et l'orangerie en serres, et construisit deux ponts, une chapelle gothique et un cottage de style anglais.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'am&amp;eacute;nagement du parc de Spa, commenc&amp;eacute; en 1823, s'acheva en 1840. Les petits ponts qui franchissent la rivi&amp;egrave;re ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits en 1826. Apr&amp;egrave;s 1829, P&amp;uuml;ckler entreprit la transformation du parc de la Montagne haute, et ajouta une serre &amp;agrave; la ferme du ch&amp;acirc;teau. Enfin, en 1844, l'orangerie fut construite &amp;agrave; l'emplacement d'une ancienne brasserie - un an &amp;agrave; peine avant que P&amp;uuml;ckler ne soit contraint de vendre le domaine pour des raisons financi&amp;egrave;res. Petzold poursuivit cependant son &amp;oelig;uvre&amp;nbsp;; c'est lui, notamment, qui referma le parc tout autour de la ville. Il construisit d'autres ponts et am&amp;eacute;nagea de nombreux sentiers, l'arboretum et le parc de la Montagne basse. La Seconde Guerre mondiale marqua une &amp;eacute;tape d&amp;eacute;cisive dans l'histoire du parc, qui fut le site de la derni&amp;egrave;re bataille de la guerre&amp;nbsp;: les deux tiers des constructions de la ville furent d&amp;eacute;truits, ainsi que les deux ch&amp;acirc;teaux, et tous les ponts. Au lendemain de la guerre, la Neisse devint la fronti&amp;egrave;re entre l'Allemagne et la Pologne&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce parc paysager de 559,90 ha, situ&amp;eacute; de part et d&amp;rsquo;autre de la Neisse et de la fronti&amp;egrave;re germano-polonaise, a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute; par le prince Hermann von P&amp;uuml;ckler-Muskau entre 1815 et 1844. S&amp;rsquo;inscrivant harmonieusement dans le paysage agricole environnant, ce parc inaugura de nouvelles conceptions paysag&amp;egrave;res et influen&amp;ccedil;a le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;architecture paysag&amp;egrave;re en Europe et en Am&amp;eacute;rique. Con&amp;ccedil;u comme un &amp;laquo; tableau de verdure &amp;raquo;, il ne cherchait pas &amp;agrave; &amp;eacute;voquer un paysage classique, une image de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;den ou quelque perfection perdue, mais exploitait la flore locale pour exalter les qualit&amp;eacute;s intrins&amp;egrave;ques du paysage existant. Ce paysage int&amp;eacute;gr&amp;eacute; se prolonge jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la ville de Muskau, avec des zones de verdure constituant des parcs urbains qui encadraient les zones urbanis&amp;eacute;es. La ville devenait ainsi une des composantes d&amp;rsquo;un paysage utopique. Le site comprend &amp;eacute;galement un ch&amp;acirc;teau reconstruit, des ponts et un arboretum.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc de Muskau / Parc Mużakowski</site><states>Allemagne,Pologne</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1307</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2007</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1133</http_url><id_number>1133</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1133.jpg</image_url><iso_code>de,sk,ua</iso_code><justification></justification><latitude>49.0861111111</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>22.5361111111</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>bis</revision_extension><secondary_dates>2011</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les For&amp;ecirc;ts anciennes de h&amp;ecirc;tres d'Allemagne sont des exemples de l'&amp;eacute;volution &amp;eacute;cologique et biologique postglaciaire en cours d'&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes terrestres et sont indispensables pour comprendre l'expansion du h&amp;ecirc;tre&amp;nbsp;&lt;em&gt;(Fagus sylvatica) &lt;/em&gt;dans l'h&amp;eacute;misph&amp;egrave;re Nord dans une diversit&amp;eacute; de param&amp;egrave;tres environnementaux. Cette nouvelle inscription porte sur cinq for&amp;ecirc;ts couvrant 4391 hectares, qui s'ajoutent aux 29278 hectares de for&amp;ecirc;ts de h&amp;ecirc;tres slovaques et ukrainiennes inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en 2007. Ce bien tri-national porte d&amp;eacute;sormais le nom suivant : les For&amp;ecirc;ts primaires de h&amp;ecirc;tres des Carpates et les For&amp;ecirc;ts anciennes de h&amp;ecirc;tres d'Allemagne (Slovaquie, Ukraine, Allemagne).&lt;/p&gt;</short_description><site>Forêts primaires de hêtres des Carpates et forêts anciennes de hêtres d’Allemagne</site><states>Allemagne,Slovaquie,Ukraine</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1777</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2011</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1363</http_url><id_number>1363</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1363.jpg</image_url><iso_code>at,fr,de,it,si,ch</iso_code><justification></justification><latitude>47.2783333333</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>8.2075000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce bien en s&amp;eacute;rie regroupe 111 sites o&amp;ugrave; se trouvent des vestiges d'&amp;eacute;tablissements pr&amp;eacute;historiques palafittiques (sur pilotis) dans et autour des Alpes. Datant d'environ 5 000 &amp;agrave; environ 500 av. J.-C., ils sont situ&amp;eacute;s sur les bords de lacs, de rivi&amp;egrave;res ou de terres mar&amp;eacute;cageuses. Seul un petit nombre ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fouill&amp;eacute;s mais ils ont fourni des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments qui donnent un aper&amp;ccedil;u de la vie quotidienne dans l'Europe alpine du N&amp;eacute;olithique et de l'Age de bronze, ainsi que des informations sur la fa&amp;ccedil;on dont les communaut&amp;eacute;s interagissaient avec leur environnement. Cinquante-six sites se trouvent en Suisse. Ces &amp;eacute;tablissements constituent un groupe unique de sites arch&amp;eacute;ologiques particuli&amp;egrave;rement riches et tr&amp;egrave;s bien conserv&amp;eacute;s ; ils repr&amp;eacute;sentent des sources importantes pour l'&amp;eacute;tude des premi&amp;egrave;res soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s agraires de la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;</short_description><site>Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes</site><states>Autriche,France,Allemagne,Italie,Slovénie,Suisse</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1782</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2001</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;On distingue deux grandes p&amp;eacute;riodes historiques, la premi&amp;egrave;re allant de 6000 ans av. J.-C. jusqu'&amp;agrave; la fondation de l'&amp;Eacute;tat hongrois au XIe si&amp;egrave;cle et la seconde du XIe si&amp;egrave;cle &amp;agrave; nos jours. Le bien propos&amp;eacute; se trouve dans une r&amp;eacute;gion qui fut un territoire hongrois du Xe si&amp;egrave;cle jusqu'&amp;agrave; la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le paysage a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; se d&amp;eacute;velopper &amp;agrave; partir du VIe mill&amp;eacute;naire avant notre &amp;egrave;re, avec l'installation des premi&amp;egrave;res communaut&amp;eacute;s n&amp;eacute;olithiques dans une s&amp;eacute;rie de grands villages permanents dont les vestiges d'une s&amp;eacute;rie d'entre eux sont encore visibles le long de la rive sud du lac. Les liens culturels et commerciaux avec les r&amp;eacute;gions voisines sont caract&amp;eacute;ristiques d'une p&amp;eacute;riode plus tardive du N&amp;eacute;olithique. Des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments caract&amp;eacute;ristiques particuliers permettent d'identifier une phase au d&amp;eacute;but du IVe mill&amp;eacute;naire au cours de laquelle diff&amp;eacute;rents sites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; occup&amp;eacute;s par des groupes s&amp;eacute;dentaires vivant de l'&amp;eacute;levage. La m&amp;eacute;tallurgie fut introduite vers 2000 av. J.-C.. Tout au long du IIe mill&amp;eacute;naire, la r&amp;eacute;gion partagea avec le reste de l'Europe ce qui semble avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; une &amp;egrave;re de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, dont l'une des manifestations fut le commerce de l'ambre. La route de l'ambre qui reliait la Baltique &amp;agrave; l'Adriatique passait &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du lac.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir du VIIe si&amp;egrave;cle av. J.-C., une occupation dense des rives du lac commence avec des peuples de la p&amp;eacute;riode de Hallstatt (&amp;acirc;ge du fer) et se poursuit jusqu'aux p&amp;eacute;riodes pr&amp;eacute;historiques tardives et &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque romaine. Pratiquement tous les villages bordant le lac conservent dans leurs champs des vestiges de villas romaines. &amp;Agrave; Fert&amp;ouml;r&amp;aacute;kos, deux de ces villas jouxtent un temple mithriaque du IIIe si&amp;egrave;cle apr. J.-C., ouvert aux visiteurs. L'h&amp;eacute;g&amp;eacute;monie romaine s'&amp;eacute;teint &amp;agrave; la fin du IVe si&amp;egrave;cle apr. J.-C., sous le coup de la premi&amp;egrave;re d'une longue s&amp;eacute;rie d'invasions. Commence alors une p&amp;eacute;riode d'instabilit&amp;eacute; tr&amp;egrave;s complexe au cours de laquelle des peuples se succ&amp;eacute;d&amp;egrave;rent jusqu'&amp;agrave; l'installation de l'empire des Avars au IXe si&amp;egrave;cle. Les Hongrois occup&amp;egrave;rent le bassin des Carpates et devinrent les seigneurs de la r&amp;eacute;gion du lac vers l'an 900 de notre &amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un nouvel &amp;Eacute;tat et un nouveau syst&amp;egrave;me d'administration furent mis en place au XIe si&amp;egrave;cle. Sopron, &amp;eacute;tablissement aux origines pr&amp;eacute;historiques puis romaines, devint le si&amp;egrave;ge du bailli et le centre du comt&amp;eacute; du m&amp;ecirc;me nom. La formation du r&amp;eacute;seau des villes et villages d'aujourd'hui remonte aux XIIe et XIIIe si&amp;egrave;cles, leurs march&amp;eacute;s ayant prosp&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; partir de 1277, date &amp;agrave; laquelle ils furent exon&amp;eacute;r&amp;eacute;s de nombreuses taxes. La migration des colons allemands d&amp;eacute;buta au XIIIe si&amp;egrave;cle et se poursuivit tout au long du Moyen &amp;Acirc;ge. Au milieu du XIIIe si&amp;egrave;cle, l'invasion Tatare &amp;eacute;pargna cette r&amp;eacute;gion qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia d'un d&amp;eacute;veloppement ininterrompu du Moyen &amp;Acirc;ge jusqu'&amp;agrave; la conqu&amp;ecirc;te turque &amp;agrave; la fin du XVIe si&amp;egrave;cle. La r&amp;eacute;gion vivait de l'exportation des vins et des animaux d'&amp;eacute;levage.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de Rust en particulier prosp&amp;eacute;ra gr&amp;acirc;ce au commerce du vin. Avec l'&amp;eacute;l&amp;eacute;vation de nouvelles fortifications au d&amp;eacute;but du XVIe si&amp;egrave;cle, en r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; la menace ottomane, commen&amp;ccedil;a une p&amp;eacute;riode de construction qui se poursuivit du XVIIe au XIXe si&amp;egrave;cle par l'&amp;eacute;dification et l'am&amp;eacute;lioration des maisons et des &amp;eacute;difices &amp;agrave; usage d'habitation. L'abolition du servage apr&amp;egrave;s 1848 et la situation politique d'apr&amp;egrave;s 1867 favoris&amp;egrave;rent le d&amp;eacute;veloppement et le renouveau de l'activit&amp;eacute; de construction. Dans la seconde moiti&amp;eacute; du XIXe si&amp;egrave;cle, les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements les plus marquants pour la r&amp;eacute;gion furent la construction des chemins de fer et l'ach&amp;egrave;vement des ouvrages hydrauliques.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La fronti&amp;egrave;re austro-hongroise fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale et coupa la r&amp;eacute;gion en deux. Cette division ne devint effective entre les deux pays qu'&amp;agrave; la fermeture du rideau de fer entre le monde communiste et le reste de l'Europe apr&amp;egrave;s la Seconde Guerre mondiale. Ce fut &amp;agrave; Fert&amp;ouml;r&amp;aacute;kos, &amp;laquo; le lieu o&amp;ugrave; fut ouverte la premi&amp;egrave;re br&amp;egrave;che dans le mur de Berlin, &amp;raquo; que les participants &amp;agrave; un pique-nique paneurop&amp;eacute;en d&amp;eacute;coup&amp;egrave;rent les barbel&amp;eacute;s et rouvrirent la fronti&amp;egrave;re qui traverse encore le lac.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/772</http_url><id_number>772</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_772.jpg</image_url><iso_code>at,hu</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (v):&lt;/em&gt; Le lac de Neusiedl-Fert&amp;ouml; est un carrefour culturel depuis huit mill&amp;eacute;naires, comme en atteste son paysage vari&amp;eacute;, r&amp;eacute;sultat d&amp;rsquo;un processus &amp;eacute;volutif et symbiotique d&amp;rsquo;interaction entre l&amp;rsquo;homme et son environnement physique.&lt;/p&gt;</justification><latitude>47.7192777800</latitude><location>Burgenland, Autriche&#xd;
&#xd;
				Comté de Györ-Moson-Sopron, Hongrie</location><longitude>16.7227222200</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le lac de&lt;/em&gt; Fert&amp;ouml;-Neusiedler et ses environs offrent un exemple remarquable d'occupation humaine traditionnelle et d'un usage du territoire repr&amp;eacute;sentatif d'une culture d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e. La physionomie actuelle du paysage est le r&amp;eacute;sultat de son occupation mill&amp;eacute;naire, fond&amp;eacute;e sur l'&amp;eacute;levage et la viticulture &amp;agrave; une &amp;eacute;chelle qui ne se rencontre dans aucune autre aire lacustre europ&amp;eacute;enne. Le centre historique de la ville libre m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale de Rust est un exemple remarquable d'occupation humaine traditionnelle de cette zone. La ville pr&amp;eacute;sente les caract&amp;eacute;ristiques architecturales sp&amp;eacute;cifiques d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; et d'une culture au sein de laquelle les styles de vie des citadins et des paysans formaient un tout. Le lac de Fert&amp;ouml;-Neusiedler a constitu&amp;eacute; un point de rencontre pour diff&amp;eacute;rentes cultures au cours de huit mill&amp;eacute;naires, ce que montre clairement son paysage diversifi&amp;eacute;, qui est le r&amp;eacute;sultat d'un processus d'&amp;eacute;volution et de symbiose r&amp;eacute;sultant de l'interaction entre l'homme et son environnement physique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le lac se trouve entre les Alpes, distantes de 70&amp;nbsp;km, et des plaines situ&amp;eacute;es dans deux pays, l'Autriche et la Hongrie. Le lac lui-m&amp;ecirc;me est dans un &amp;eacute;tat de s&amp;eacute;dimentation avanc&amp;eacute;, avec de vastes &amp;eacute;tendues de roseaux. Il est demeur&amp;eacute; durant 500 ans &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur d'un r&amp;eacute;gime actif de distribution des eaux, mais la canalisation du Hans&amp;aacute;g, au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'a coup&amp;eacute; de son approvisionnement en eau douce. Depuis 1912, la r&amp;eacute;alisation d'un barrage circulaire se terminant &amp;agrave; Hegyk&amp;ouml;, au sud, a mis fin &amp;agrave; toute possibilit&amp;eacute; d'inondation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On peut distinguer deux grandes p&amp;eacute;riodes dans l'histoire de cette r&amp;eacute;gion&amp;nbsp;: de 6000 av.&amp;nbsp;J.-C. jusqu'&amp;agrave; la cr&amp;eacute;ation de l'&amp;Eacute;tat hongrois au XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C.&amp;nbsp;; la p&amp;eacute;riode suivante, jusqu'&amp;agrave; nos jours. Le site se trouve dans une r&amp;eacute;gion qui est demeur&amp;eacute;e hongroise du X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle jusqu'&amp;agrave; la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale. La rive du lac commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; &amp;ecirc;tre peupl&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re stable &amp;agrave; partir du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., d'abord par des membres de la culture de Hallstatt, au premier &amp;acirc;ge du fer, puis jusqu'&amp;agrave; la fin de la protohistoire et &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque romaine. Presque tous les villages situ&amp;eacute;s autour du lac ont conserv&amp;eacute;, dans les champs qui les entourent, des vestiges de villas romaines. La base du r&amp;eacute;seau actuel de villes et de villages s'est constitu&amp;eacute;e aux XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, et leurs march&amp;eacute;s ont connu une p&amp;eacute;riode florissante &amp;agrave; partir de 1277, lorsqu'ils firent l'objet de nombreuses exemptions fiscales.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion sortit indemne de l'invasion tatare du milieu du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et connut un d&amp;eacute;veloppement ininterrompu au cours de toute la p&amp;eacute;riode m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, jusqu'&amp;agrave; la conqu&amp;ecirc;te turque de la fin du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La base de l'&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;gionale &amp;eacute;tait alors l'exportation d'animaux et de vin. Rust &amp;eacute;tait particuli&amp;egrave;rement renomm&amp;eacute; pour ce dernier commerce. La reconstruction de sa fortification au d&amp;eacute;but du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, en r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; la menace croissante de l'Empire ottoman, marqua le d&amp;eacute;but d'une phase d'occupation de cette zone d'abord centr&amp;eacute;e sur les fortifications, puis se portant, entre le XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, sur l'&amp;eacute;dification et la restauration de maisons priv&amp;eacute;es. L'architecture rurale remarquable des villages entourant le lac, ainsi que diff&amp;eacute;rents palais des XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles ajoutent &amp;agrave; l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t culturel consid&amp;eacute;rable de cette zone. Le palais municipal Nagycenk et le palais Fert&amp;ouml;d sont compris dans des parties s&amp;eacute;par&amp;eacute;es de l'aire centrale et de la zone tampon.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le palais Sz&amp;eacute;chenyi, &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; m&amp;eacute;ridionale du lac, est form&amp;eacute; d'un ensemble d'&amp;eacute;difices s&amp;eacute;par&amp;eacute;s au centre d'un large parc, construit &amp;agrave; l'origine au milieu du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle &amp;agrave; l'emplacement d'un manoir ant&amp;eacute;rieur. Il prit une partie de son aspect actuel autour de 1800. Le palais du Jardin baroque a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais son jardin paysager de style britannique remonte &amp;agrave; la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Entre&amp;nbsp;1769 et&amp;nbsp;1790 c'est au palais Fert&amp;ouml;d Esterh&amp;aacute;zy que furent interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;es pour la premi&amp;egrave;re fois les compositions de Joseph Haydn. Construit sur le mod&amp;egrave;le de Versailles, c'&amp;eacute;tait le plus important palais du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle en Hongrie. Le plan du palais, du jardin et du parc a &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute; en tenant compte de lignes g&amp;eacute;om&amp;eacute;triques qui s'&amp;eacute;tendaient jusqu'au nouveau village d'Esterh&amp;aacute;za. Hors du palais, le complexe comportait des b&amp;acirc;timents publics, des locaux industriels et des quartiers r&amp;eacute;sidentiels. Le palais lui-m&amp;ecirc;me a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit selon un plan carr&amp;eacute; aux angles internes arrondis. Un &amp;eacute;norme jardin baroque &amp;agrave; la fran&amp;ccedil;aise, qui a fait l'objet de diff&amp;eacute;rentes modifications, occupe sa partie sud&amp;nbsp;; son dessin actuel est, pour l'essentiel, celui de 1762.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Carrefour culturel depuis huit mill&amp;eacute;naires comme en atteste la vari&amp;eacute;t&amp;eacute; de son paysage, le paysage culturel de Fert&amp;ouml;/Neusiedlersee est n&amp;eacute; d&amp;rsquo;un processus &amp;eacute;volutif et symbiotique d&amp;rsquo;interaction entre l&amp;rsquo;homme et son environnement physique. La remarquable architecture rurale des villages du pourtour du lac et plusieurs palais datant des XVIIIe et XIXe si&amp;egrave;cles ajoutent au grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t culturel de ce site.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee</site><states>Autriche,Hongrie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>913</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1983</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/275</http_url><id_number>275</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_275.jpg</image_url><iso_code>br,ar</iso_code><justification></justification><latitude>-28.5433333300</latitude><location></location><longitude>-54.2658333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les vestiges de ces missions j&amp;eacute;suites sont des exemples remarquables d'un type d'&amp;eacute;difice et d'un complexe architectural qui illustrent une p&amp;eacute;riode importante de l'histoire de l'Argentine et du Br&amp;eacute;sil. Les ruines de Sa&amp;otilde; Miguel das Miss&amp;otilde;es au Br&amp;eacute;sil et celles de San Ignacio Min&amp;iacute;, Santa Ana, Nuestra Se&amp;ntilde;ora de Loreto et Santa Mar&amp;iacute;a la Mayor en Argentine se trouvent au c&amp;oelig;ur d'une for&amp;ecirc;t tropicale. Ce sont les restes de cinq missions j&amp;eacute;suites construites sur les terres des Guaranis au cours des XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Toutes ces &lt;em&gt;reducciones&lt;/em&gt; (&amp;eacute;tablissements) guaranis sont con&amp;ccedil;ues selon le m&amp;ecirc;me mod&amp;egrave;le&amp;nbsp;: l'&amp;eacute;glise, la r&amp;eacute;sidence des P&amp;egrave;res et les maisons r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement espac&amp;eacute;es des Indiens sont dispos&amp;eacute;es autour d'une vaste place centrale. Toutefois, chacune d'entre elles pr&amp;eacute;sente un aspect sp&amp;eacute;cifique, et un &amp;eacute;tat de conservation diff&amp;eacute;rent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; San Ignacio Min&amp;iacute;, fond&amp;eacute;e en 1611, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e &amp;agrave; deux reprises, pour ne s'&amp;eacute;tablir sur le site actuel qu'en 1696. Le site comporte diff&amp;eacute;rents vestiges monumentaux importants&amp;nbsp;: &amp;eacute;glises, r&amp;eacute;sidence des P&amp;egrave;res et &amp;eacute;coles. Les ruines sont accessibles et relativement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;es. C'est le principal exemple de &lt;em&gt;reducci&amp;oacute;n&lt;/em&gt; conserv&amp;eacute; sur le territoire argentin.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Santa Ana, fond&amp;eacute;e en 1633 dans la sierra del Tape, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e en 1638 sur la rive du Paran&amp;aacute;, puis &amp;agrave; nouveau sur son site actuel, &amp;agrave; 45&amp;nbsp;km de Posadas. Les ruines de l'&amp;eacute;glise, accessibles par un escalier monumental, &amp;eacute;mergent au c&amp;oelig;ur d'un site bois&amp;eacute;. Il &amp;eacute;chappa au pillage au lendemain de l'expulsion des J&amp;eacute;suites, en 1767.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nuestra Se&amp;ntilde;ora de Loreto, fond&amp;eacute;e en 1610, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e en 1631 sur son site actuel, &amp;agrave; 53&amp;nbsp;km de Posadas&amp;nbsp;; la mission comportait une presse typographique. L'&amp;eacute;glise et la r&amp;eacute;sidence des P&amp;egrave;res ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construites par le fr&amp;egrave;re Bressanelli, comme &amp;agrave; San Ignacio Min&amp;iacute;. Les ruines du village indien ont &amp;eacute;t&amp;eacute; partiellement lib&amp;eacute;r&amp;eacute;es de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Santa Mar&amp;iacute;a la Mayor, fond&amp;eacute;e en 1626, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e en 1633 sur son site actuel. Non loin des ruines de l'&amp;eacute;glise, d'importants vestiges de la r&amp;eacute;sidence des P&amp;egrave;res sont encore conserv&amp;eacute;s en &amp;eacute;l&amp;eacute;vation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sa&amp;otilde; Miguel, fond&amp;eacute;e sur le site de l'Itaiaceco en 1632, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e d'abord &amp;agrave; Concepci&amp;oacute;n, puis sur le site actuel, situ&amp;eacute; sur les rives du Piratini, en 1687. Aucun des &amp;eacute;difices du village n'est intact&amp;nbsp;: ne subsistent que les fondations de la r&amp;eacute;sidence des P&amp;egrave;res, l'&amp;eacute;cole et les murs du cimeti&amp;egrave;re, ainsi que quelques vestiges d'habitations indiennes. Un site p&amp;eacute;riodiquement envahi par la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation conserve les ruines de l'&amp;eacute;glise attribu&amp;eacute;e au p&amp;egrave;re Gian Battista Primoli, architecte j&amp;eacute;suite d'origine milanaise, bien connu pour ses travaux &amp;agrave; Buenos Aires, C&amp;oacute;rdoba et Concepci&amp;oacute;n. Cette &amp;eacute;glise baroque, termin&amp;eacute;e en 1750, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truite dix ans plus tard par un incendie. Elle fut restaur&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re assez sommaire au cours des ann&amp;eacute;es qui ont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; l'expulsion d&amp;eacute;finitive des J&amp;eacute;suites, en 1768.&lt;/p&gt;</long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension>bis</revision_extension><secondary_dates>1984</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Au c&amp;oelig;ur de la for&amp;ecirc;t tropicale, les ruines de S&amp;atilde;o Miguel das Missoes, au Br&amp;eacute;sil, et celles de San Ignacio Mini, de Santa Ana, de Nuestra Se&amp;ntilde;ora de Loreto et de Santa Maria la Mayor, en Argentine, sont les remarquables vestiges de cinq missions j&amp;eacute;suites &amp;eacute;difi&amp;eacute;es aux XVIIe et XVIIIe si&amp;egrave;cles sur le territoire des Guaranis, chacune d&amp;rsquo;entre elles se caract&amp;eacute;risant par ses dispositions particuli&amp;egrave;res et un &amp;eacute;tat de conservation in&amp;eacute;gal.&lt;/p&gt;</short_description><site>Missions jésuites des Guaranis : San Ignacio Mini, Santa Ana, Nuestra Señora de Loreto et Santa Maria Mayor (Argentine), ruines de Sao Miguel das Missoes (Brésil)</site><states>Brésil,Argentine</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>326</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2012</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1380</http_url><id_number>1380</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1380.jpg</image_url><iso_code>cg,cf,cm</iso_code><justification></justification><latitude>2.6094444444</latitude><location></location><longitude>16.5541666667</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute; dans le nord-ouest du bassin du Congo, au point de rencontre du Cameroun, du Congo et de la R&amp;eacute;publique centrafricaine, le site comprend trois parcs nationaux contigus, couvrant une superficie totale de 750&amp;nbsp;000 hectares, tr&amp;egrave;s peu affect&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; humaine. On y trouve l&amp;rsquo;ensemble du spectre des &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes de for&amp;ecirc;ts tropicales humides. Les riches faune et flore comprennent notamment des crocodiles du Nil et des poissons-tigres Goliath, grands pr&amp;eacute;dateurs. Les clairi&amp;egrave;res offrent des esp&amp;egrave;ces herbac&amp;eacute;es et la Sangha abrite des populations consid&amp;eacute;rables d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;phants de for&amp;ecirc;t, ainsi que des gorilles des plaines de l&amp;rsquo;ouest (en danger critique d&amp;rsquo;extinction) et des chimpanz&amp;eacute;s (en danger). L&amp;rsquo;environnement du site a permis la poursuite des processus &amp;eacute;cologiques et &amp;eacute;volutionnaires sur une large &amp;eacute;chelle, ainsi que le maintien d&amp;rsquo;une grande biodiversit&amp;eacute;, comprenant de nombreuses esp&amp;egrave;ces en danger.&lt;/p&gt;</short_description><site>Trinational de la Sangha</site><states>Congo,République centrafricaine,Cameroun</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1920</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1983</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/205</http_url><id_number>205</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_205.jpg</image_url><iso_code>cr,pa</iso_code><justification></justification><latitude>9.4070833330</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>-82.9388055600</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension>-552</revision_extension><secondary_dates>1990</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dans cet unique endroit de l'Am&amp;eacute;rique centrale o&amp;ugrave; les glaciations du quaternaire ont laiss&amp;eacute; leur marque, une situation g&amp;eacute;ographique particuli&amp;egrave;re a permis des &amp;eacute;changes g&amp;eacute;n&amp;eacute;tiques entre la faune et la flore de l'Am&amp;eacute;rique du Nord et celles de l'Am&amp;eacute;rique du Sud. Des for&amp;ecirc;ts tropicales couvrent la plus grande partie du site. Quatre tribus indiennes diff&amp;eacute;rentes habitent ce site, qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie d'une &amp;eacute;troite coop&amp;eacute;ration entre le Costa Rica et le Panam&amp;aacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad</site><states>Costa Rica,Panama</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>226</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger>Y 1992</danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/155</http_url><id_number>155</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_155.jpg</image_url><iso_code>ci,gn</iso_code><justification></justification><latitude>7.6031800000</latitude><location>          Région de Lola&#xd;
          </location><longitude>-8.3909700000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension>-257</revision_extension><secondary_dates>1982</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute; aux confins de la Guin&amp;eacute;e, du Liberia et de la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire, le mont Nimba domine les savanes environnantes. Ses pentes, couvertes d&amp;rsquo;une for&amp;ecirc;t dense au pied d&amp;rsquo;alpages de gramin&amp;eacute;es, rec&amp;egrave;lent une flore et une faune particuli&amp;egrave;rement riches, avec des esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques comme le crapaud vivipare ou les chimpanz&amp;eacute;s qui se servent de pierres comme d&amp;rsquo;outils.&lt;/p&gt;</short_description><site>Réserve naturelle intégrale du mont Nimba</site><states>Côte d'Ivoire,Guinée</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>173</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(iii)(iv)(v)(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1997</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L'homme a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; modeler ces paysages : ses traces sont visibles partout, &amp;agrave; la fois gr&amp;acirc;ce aux vestiges mat&amp;eacute;riels et &amp;agrave; la m&amp;eacute;moire. Malgr&amp;eacute; les conditions de vie difficiles dues &amp;agrave; l'altitude, les hommes s'y sont install&amp;eacute;s et cont&amp;egrave;rent une v&amp;eacute;ritable signification &amp;agrave; ce bien naturel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Mont-Perdu forme le pivot d'une zone g&amp;eacute;ographique couronn&amp;eacute;e par le Tres Serols , centre du monde qui, selon la mythologie traditionnelle, unit le Paradis &amp;agrave; la Terre. Il r&amp;eacute;sulte de la r&amp;eacute;union de deux continents antiques et sert encore de fronti&amp;egrave;re, dont l'action est &amp;agrave;. la fois de d&amp;eacute;finir et de relier ces continents dans une image symbolique impressionnante en elle-m&amp;ecirc;me. De plus,. il est clairement d&amp;eacute;fini en termes physiques : ses terres pr&amp;eacute;sentent des particularit&amp;eacute;s en mati&amp;egrave;re de g&amp;eacute;ologie, de relief, d'hydrologie et de climat, lesquelles ont eu des cons&amp;eacute;quences directes sur les relations entre l'homme et l'environnement.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La nature a favoris&amp;eacute; une apparition pr&amp;eacute;coce de l'homme dans ces contr&amp;eacute;es, tout d'abord nomade puis s&amp;eacute;dentaire. Les hommes ont organis&amp;eacute; leurs &amp;eacute;tablissements de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; pouvoir exploiter les ressources non seulement des vall&amp;eacute;es et de leurs versants, mais aussi celles des hauts p&amp;acirc;turages, des r&amp;eacute;gions bois&amp;eacute;es, des parois rocheuses, des cols, des cours d'eau et des ressources min&amp;eacute;rales. L'installation de l'homme dans cette r&amp;eacute;gion remonte au pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur (40 000 - 10 000 av. J.-C.), comme en t&amp;eacute;moignent les sites tels que les cavernes d'Aiiisclo et d'Escuain, les cirques de pierre de Gavarnie et le dolmen de Tella. Des documents du Moyen-Age ont fait entrer ces &amp;eacute;tablissements s&amp;eacute;dentaires dans l'histoire. lls &amp;eacute;taient situ&amp;eacute;s sur les versants du massif et des vall&amp;eacute;es avoisinantes form&amp;eacute;s par le r&amp;eacute;seau hydrographique des rivi&amp;egrave;res Ara. Yesa, Aso et Vellos. Yaga, Barrosa et Cinca. Neste d'Aure. Gaves de Gavarnie et H&amp;eacute;as.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On y d&amp;eacute;couvre sentiers et routes, ponts, maisons et hospices (comme les espitaulhospitales de Gavarnie. Bujarelo. Aragnouet. Parzan, H&amp;eacute;as et Pinet). Les hommes et leurs troupeaux ont imprim&amp;eacute; leur marque sur la flore des p&amp;acirc;turages et des bois selon diverses mani&amp;egrave;res. L'exploitation des hauts p&amp;acirc;turages comme ceux de Gaulis ou d'Ossoue sont un t&amp;eacute;moignage inestimable de ce syst&amp;egrave;me de transhumance.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les vall&amp;eacute;es du Mont&amp;bull;Perdu et leurs cols ont servi de liens entre les deux communaut&amp;eacute;s, qui avaient davantage de points en commun qu'avec leur communaut&amp;eacute; respective dans les plaines. En cons&amp;eacute;quence, le syst&amp;egrave;me juridique et politique sp&amp;eacute;cifique de la r&amp;eacute;gion, &amp;eacute;tabli de longue date, est depuis bien longtemps ind&amp;eacute;pendant des gouvernements centraux.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/773</http_url><id_number>773</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_773.jpg</image_url><iso_code>es,fr</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a inscrit le site sur la base des crit&amp;egrave;res naturels (vii) et (viii). Le massif calcaire du Mont Perdu pr&amp;eacute;sente un certain nombre de formations g&amp;eacute;ologiques classiques telles que des canyons profond&amp;eacute;ment creus&amp;eacute;s et des cirques spectaculaires. C'est &amp;eacute;galement un paysage exceptionnel avec des prairies, des lacs, des grottes, des montagnes et des for&amp;ecirc;ts. De plus, la r&amp;eacute;gion pr&amp;eacute;sente un grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour la science et la conservation. En ce qui concerne les valeurs culturelles, le Comit&amp;eacute; a inscrit le bien au titre des crit&amp;egrave;res (iii), (iv) et (v) : la zone Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es - Mont Perdu entre la France et l&amp;rsquo;Espagne offre un paysage culturel exceptionnel qui allie la beaut&amp;eacute; panoramique &amp;agrave; une structure socio-&amp;eacute;conomique qui a ses racines dans le pass&amp;eacute; et illustre un mode de vie montagnard devenu rare en Europe.&lt;/p&gt;</justification><latitude>42.6854200000</latitude><location>Espagne: Communauté autonome d'Aragon, Province de Huesca, Communes de Torla, Fanlo, Tella-Sin, Puértolas, Bielsa, et Broto&lt;br&gt;&#xd;
&#xd;
France: Région Midi-Pyrénées, Département des Hautes-Pyrénéest; 1999 Extension: Commune de Gèdre</location><longitude>-0.0005000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>1999</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce paysage de montagne exceptionnel, qui rayonne des deux c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s des fronti&amp;egrave;res nationales actuelles de France et d'Espagne, est centr&amp;eacute; sur le pic du Mont-Perdu, massif calcaire qui culmine &amp;agrave; 3 352 m. Le site, d'une superficie totale de 30 639 ha, comprend deux des canyons les plus grands et les plus profonds d'Europe sur le versant sud, du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; espagnol, et trois cirques importants sur le versant nord, plus abrupt, du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; fran&amp;ccedil;ais &amp;ndash; formes g&amp;eacute;ologiques terrestres classiques. Ce site est &amp;eacute;galement un paysage pastoral qui refl&amp;egrave;te un mode de vie agricole autrefois r&amp;eacute;pandu dans les r&amp;eacute;gions montagneuses d'Europe. Il est rest&amp;eacute; inchang&amp;eacute; au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle en ce seul endroit des Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es, et pr&amp;eacute;sente des t&amp;eacute;moignages inestimables sur la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; europ&amp;eacute;enne d'autrefois &amp;agrave; travers son paysage de villages, de fermes, de champs, de hauts p&amp;acirc;turages et de routes de montagne.&lt;/p&gt;</short_description><site>Pyrénées - Mont Perdu</site><states>Espagne,France</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>915</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1979</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/72</http_url><id_number>72</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_72.jpg</image_url><iso_code>us,ca</iso_code><justification></justification><latitude>61.1975833300</latitude><location>          Yukon, Colombie-Britannique (Canada); Alaska (Etats-Unis)&#xd;
          </location><longitude>-140.9919722000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>ter</revision_extension><secondary_dates>1992, 1994</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Cet ensemble impressionnant de glaciers et de hauts sommets, situ&amp;eacute; de part et d'autre de la fronti&amp;egrave;re entre le Canada (territoire du Yukon et Colombie-Britannique) et les &amp;Eacute;tats-Unis d'Am&amp;eacute;rique (Alaska), constitue l'un des paysages naturels les plus spectaculaires du monde. Il abrite de nombreux grizzlis, caribous et mouflons de Dall et contient le champ de glace non polaire le plus vaste du monde.&lt;/p&gt;</short_description><site>Kluane / Wrangell-St. Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek</site><states>États-Unis d'Amérique,Canada</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>78</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(ix)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1995</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/354</http_url><id_number>354</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_354.jpg</image_url><iso_code>us,ca</iso_code><justification></justification><latitude>48.9960555600</latitude><location>          Province d'Alberta, Canada; Etat de Montana, Etats-Unis&#xd;
          </location><longitude>-113.9041667000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;En 1932, le parc national des Lacs-Waterton (Alberta, Canada) et le Glacier National Park (Montana, &amp;Eacute;tats-Unis d'Am&amp;eacute;rique) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;unis pour former le premier &amp;laquo; parc international de la paix &amp;raquo; du monde. Situ&amp;eacute; de part et d'autre de la fronti&amp;egrave;re entre les deux pays, il offre des paysages d'une beaut&amp;eacute; exceptionnelle. Il est particuli&amp;egrave;rement riche en esp&amp;egrave;ces v&amp;eacute;g&amp;eacute;tales et en mammif&amp;egrave;res ainsi qu'en prairies, for&amp;ecirc;ts, &amp;eacute;l&amp;eacute;ments alpins et glaciers.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc international de la paix Waterton-Glacier</site><states>États-Unis d'Amérique,Canada</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>407</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le terme beffroi est assez peu d&amp;eacute;fini &amp;agrave; l'origine. D&amp;eacute;signant au d&amp;eacute;part les tours de bois mobiles utilis&amp;eacute;es durant les si&amp;egrave;ges, le terme s'applique dans le Dictionnaire raisonn&amp;eacute; de l'architecture fran&amp;ccedil;aise de Viollet- le-Duc, aux tours de guet en bois des premi&amp;egrave;res palissades entourant les portus ou centres pr&amp;eacute;-urbains. Il s'appliquera parfois &amp;agrave; toute forme de tours mais plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment celle abritant les cloches ou &amp;agrave; la limite seulement du clocher.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Palissades, cloches et droit de cloche sont &amp;eacute;troitement associ&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement de la vie urbaine qui s'op&amp;eacute;ra dans nos r&amp;eacute;gions apr&amp;egrave;s les raids normands du IXe si&amp;egrave;cle. La situation g&amp;eacute;ographique favorable au coeur de l'Europe, le r&amp;eacute;tablissement ou d&amp;eacute;veloppement de grands axes tels que celui de Bruges - Cologne et l'am&amp;eacute;lioration des voies navigables &amp;agrave; &amp;eacute;chelle r&amp;eacute;gionale et internationale, en firent un lieu propice aux contacts et &amp;eacute;changes commerciaux et culturels. Les marchands ambulants, r&amp;eacute;apparurent, commenc&amp;egrave;rent peut-&amp;ecirc;tre &amp;agrave; s'organiser et &amp;agrave; fixer leurs entrep&amp;ocirc;ts &amp;agrave; proximit&amp;eacute; des castra des seigneurs f&amp;eacute;odaux. Ces noyaux pr&amp;eacute;-urbains, souvent &amp;eacute;tablis le long des vall&amp;eacute;es fluviales, sont &amp;agrave; l'origine des villes telles que Tournai et Gand, le long de l'Escaut. La jonction de routes et de voies navigables fut particuli&amp;egrave;rement favorable &amp;agrave; l'organisation de march&amp;eacute;s d'abord temporaires, et plus tard de foires permanentes incitant les marchands &amp;agrave; s'installer sur place. Par ailleurs, l'industrie drapi&amp;egrave;re semble s'&amp;ecirc;tre d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e d&amp;egrave;s le XIe si&amp;egrave;cle, dans de petits centres tels que Lille, Ypres, Bruges, Gand, etc. Commerce et industrie drapi&amp;egrave;re devinrent les facteurs de d&amp;eacute;veloppement essentiels du noyau pr&amp;eacute;-urbain qui commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; s'affirmer comme entit&amp;eacute; organis&amp;eacute;e, via les associations professionnelles - guildes, corporations - et &amp;agrave; se d&amp;eacute;limiter par des remparts/palissades, avec "beffrois", destin&amp;eacute;s &amp;agrave; assurer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; contre les pillards. Les remparts seront souvent construits "en dur" au XIIe si&amp;egrave;cle et &amp;eacute;tendus par la suite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce d&amp;eacute;veloppement se fit sous la protection, d&amp;ucirc;ment r&amp;eacute;tribu&amp;eacute;e des castra, dont l'importance et le r&amp;ocirc;le diminu&amp;egrave;rent progressivement, jusqu'&amp;agrave; la r&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration, dans certains cas, des ch&amp;acirc;teaux abandonn&amp;eacute;s, par les "bourgeois" du lieu, comme &amp;agrave; Gand et Anvers. Une telle &amp;eacute;volution montre les conflits irr&amp;eacute;m&amp;eacute;diables qui oppos&amp;egrave;rent ch&amp;acirc;telains et "bourgeois" d&amp;eacute;sireux de s'organiser en "commune " avec une administration propre. Les comtes de Flandre successifs favoris&amp;egrave;rent les bourgeois &amp;agrave; partir du XIe si&amp;egrave;cle, ce qui donna lieu, d'Arras &amp;agrave; Bruges, &amp;agrave; l'&amp;eacute;closion au cours du XIIe si&amp;egrave;cle de villes florissantes qui r&amp;eacute;clam&amp;egrave;rent des preuves &amp;eacute;crites de leurs droits et privil&amp;egrave;ges, sous forme de "chartes". Ces chartes, d&amp;eacute;livr&amp;eacute;es &amp;agrave; partir du XIIe si&amp;egrave;cle, sont extr&amp;ecirc;mement diverses et fragmentaires et d'ordre pratique, confirmant souvent peu &amp;agrave; peu et l&amp;eacute;galement un &amp;eacute;tat de fait.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La commune &amp;eacute;tait en fait constitu&amp;eacute;e par l'ensemble des bourgeois, vivant dans la ville et ayant pr&amp;ecirc;t&amp;eacute; serment de fid&amp;eacute;lit&amp;eacute;. A sa t&amp;ecirc;te, se trouvaient les magistrats &amp;eacute;lus, les &amp;eacute;chevins, scabini aux fonctions administratives, et le "mayeur", sans pouvoirs sp&amp;eacute;ciaux ; le premier des &amp;eacute;chevins occupait une place importante puisqu'il pr&amp;eacute;sidait le tribunal et les r&amp;eacute;unions administratives, gardait les sceaux de la ville, les cl&amp;eacute;s des portes et commandait la milice communale qui devait le "ban" au suzerain. En tant que "seigneur f&amp;eacute;odal", la commune avait d'autres obligations envers le seigneur, telle que le paiement d'aides pour les quatre cas suivants :&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- d&amp;eacute;part pour la croisade ;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- chevalerie du fils a&amp;icirc;n&amp;eacute; ;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- dote de la fille a&amp;icirc;n&amp;eacute;e ;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- ran&amp;ccedil;on du seigneur prisonnier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le seigneur, en contrepartie, jurait de prot&amp;eacute;ger la commune et de respecter ses droits.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Nombre de beffrois actuels ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s par une construction en bois, le plus souvent disparue lors d'un incendie et seulement connue par les archives qui ne les d&amp;eacute;crivent pas. Le beffroi &amp;agrave; destination multifonctionnelle fut rapidement construit en dur pour &amp;eacute;viter qu'il f&amp;ucirc;t &amp;agrave; nouveau incendi&amp;eacute;. Son volume s'imposa comme &amp;eacute;l&amp;eacute;ment isol&amp;eacute;, central ou lat&amp;eacute;ral des halles - ou march&amp;eacute;s couverts - elles aussi rapidement construites en pierre.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/943</http_url><id_number>943</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_943.jpg</image_url><iso_code>fr,be</iso_code><justification></justification><latitude>50.1744400000</latitude><location></location><longitude>3.2313900000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les beffrois sont de remarquables exemples d'architecture civique et publique en Europe. Au travers de leurs diff&amp;eacute;rentes formes fonctionnelles, et des changements qui ont pu leur &amp;ecirc;tre apport&amp;eacute;s, ils repr&amp;eacute;sentent un aspect essentiel de l'architecture europ&amp;eacute;enne depuis le XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Ces constructions uniques refl&amp;egrave;tent le d&amp;eacute;veloppement du pouvoir municipal qui a marqu&amp;eacute; l'histoire des Flandres (au sens historique de ce terme) du Moyen &amp;Acirc;ge jusqu'&amp;agrave; nos jours.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D'abord appliqu&amp;eacute; aux tours mobiles en bois servant pour le si&amp;egrave;ge des villes, le terme fut ensuite utilis&amp;eacute; pour d&amp;eacute;signer les tours de guet en bois, mont&amp;eacute;es sur palissades, qui entouraient le &lt;em&gt;portus &lt;/em&gt; ou bien des sites pr&amp;eacute;urbains. Il devait &amp;ecirc;tre donn&amp;eacute; notamment &amp;agrave; ceux qui abritaient des cloches, ou se trouvaient pr&amp;egrave;s d'un clocher. Palissades, cloches et droit de poss&amp;eacute;der des cloches sont &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement de la vie urbaine. Les 31 beffrois de Flandres et de Wallonie, et les 23 du nord-est de la France, qui se trouvent toujours dans un environnement urbain, sont d'imposants clochers d'origine m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement rattach&amp;eacute;s &amp;agrave; la mairie et, parfois, &amp;agrave; une &amp;eacute;glise. En plus de leur remarquable valeur artistique, les beffrois symbolisent parfaitement la transition de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; f&amp;eacute;odale &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; marchande urbaine, qui a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le essentiel dans le d&amp;eacute;veloppement de l'Europe &amp;agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge. Les beffrois sont &amp;agrave; la fois des monuments municipaux et des symboles, hautement significatifs, de l'acquisition des libert&amp;eacute;s civiles qui a suivi la dissolution du pouvoir des abbayes, qui &amp;eacute;taient demeur&amp;eacute;es souveraines depuis le haut Moyen &amp;Acirc;ge.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les beffrois les plus anciens, du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et du d&amp;eacute;but du si&amp;egrave;cle suivant, sont manifestement calqu&amp;eacute;s sur les donjons seigneuriaux auxquels ils empruntent leur forme carr&amp;eacute;e massive, une &amp;eacute;l&amp;eacute;vation comportant peu d'ouvertures, et des &amp;eacute;tages construits selon le principe de la vo&amp;ucirc;te, ou dessin&amp;eacute;s en fonction d'elle. La partie principale du beffroi est surmont&amp;eacute;e par un chemin de ronde et par un parapet interrompu par diff&amp;eacute;rentes &amp;eacute;chauguettes&amp;nbsp;; la fl&amp;egrave;che centrale est couverte par un toit en ardoise qui peut pr&amp;eacute;senter un grand nombre de formes. Les extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;s des angles et les tourelles centrales sont d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es d'animaux et de motifs symboliques destin&amp;eacute;s &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger la commune. Le beffroi d'Ypres, du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, est un bon exemple de ce type, bien qu'il ait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;agrave; l'origine inclus dans un march&amp;eacute;, et incorpor&amp;eacute; par la suite &amp;agrave; l'h&amp;ocirc;tel de ville, dont la construction s'est poursuivie jusqu'au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Beaucoup des exemples concern&amp;eacute;s couvrent la p&amp;eacute;riode des XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles et les XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles. Ils offrent donc une illustration de la transition stylistique du gothique normand au tardo-gothique, qui se m&amp;ecirc;le par la suite aux styles Renaissance ou baroque. Aux XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles, les beffrois abandonnent le mod&amp;egrave;le du donjon pour se transformer en tours plus fines, plus hautes, comme celles de Dendermonde, de Lier ou d'Aalst. Par la suite, l'adjonction au sommet d'un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment plus &amp;eacute;troit, de forme diff&amp;eacute;rente, destin&amp;eacute; &amp;agrave; servir de base au campanile, allait permettre de conf&amp;eacute;rer au beffroi l'effet monumental recherch&amp;eacute;, et sa base elle-m&amp;ecirc;me allait prendre une forme plus bomb&amp;eacute;e, parfois avec des extensions lat&amp;eacute;rales, comme c'est le cas du beffroi de Veurne (XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsque les march&amp;eacute;s et les beffrois devinrent trop petits pour servir de lieu de r&amp;eacute;union aux conseillers municipaux, on con&amp;ccedil;ut un nouveau type de b&amp;acirc;timent, l'&lt;em&gt;h&amp;ocirc;tel de ville&lt;/em&gt; , clairement dessin&amp;eacute; en fonction de l'organisation administrative et qui assuma, &amp;agrave; partir des XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, un r&amp;ocirc;le de repr&amp;eacute;sentation manifeste en incorporant le symbole du beffroi, comme dans les exemples de Bruxelles et d'Oudenaarde.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Leur construction s'est souvent effectu&amp;eacute;e en plusieurs &amp;eacute;tapes, mais ils ont toujours su pr&amp;eacute;server leur harmonie d'ensemble. Certains, endommag&amp;eacute;s au cours de la guerre, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconstruits, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement &amp;agrave; l'identique. Tous sont class&amp;eacute;s monuments historiques, soit pour eux-m&amp;ecirc;mes, soit comme une partie d'un &amp;eacute;difice, d'une place ou d'un site urbain.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2005</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Vingt-trois beffrois, situ&amp;eacute;s dans le nord de la France, et le beffroi de Gembloux, en Belgique, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inscrits en tant que groupe et comme une extension des 32 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de Beffrois de Flandre et de Wallonie. Construits entre le XIe et le XVIIe si&amp;egrave;cle, ils illustrent les styles architecturaux roman, gothique, Renaissance et baroque. Ils constituent des symboles hautement significatifs de la conqu&amp;ecirc;te des libert&amp;eacute;s civiques. &amp;Agrave; une &amp;eacute;poque o&amp;ugrave; la plupart des villes italiennes, allemandes et anglaises s&amp;rsquo;attachaient surtout &amp;agrave; construire des h&amp;ocirc;tels de ville, dans une partie de l&amp;rsquo;Europe nord-occidentale, l&amp;rsquo;accent &amp;eacute;tait mis sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;dification de beffrois. Par opposition au donjon (symbole des seigneurs) et au clocher (symbole de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;glise), le beffroi, troisi&amp;egrave;me tour du paysage urbain, repr&amp;eacute;sentait le pouvoir des &amp;eacute;chevins. Au fil des si&amp;egrave;cles, il est devenu le symbole de la puissance et de la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; des communes.&lt;/p&gt;</short_description><site>Beffrois de Belgique et de France</site><states>France,Belgique</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1100</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La formation de l'isthme de Courlande a commenc&amp;eacute; il y a quelques 5000 ans. En d&amp;eacute;pit des d&amp;eacute;placements continuels des dunes de sable, des peuples du M&amp;eacute;solithique, pour qui la mer &amp;eacute;tait la principale source de nourriture, s'install&amp;egrave;rent &amp;agrave; cet endroit au IVe mill&amp;eacute;naire avant notre &amp;egrave;re, travaillant l'os et la pierre en provenance de l'int&amp;eacute;rieur des terres. Au Ier mill&amp;eacute;naire de notre &amp;egrave;re, les tribus baltiques de l'ouest (tribus de Courlande et Prussiens) y &amp;eacute;tablirent des campements saisonniers, pour constituer des r&amp;eacute;serves de poissons, et peut-&amp;ecirc;tre &amp;eacute;galement &amp;agrave; des fins rituelles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Aux IXe et Xe si&amp;egrave;cles, l'augmentation de la temp&amp;eacute;rature en Europe entra&amp;icirc;na la mont&amp;eacute;e du niveau de la mer et la cr&amp;eacute;ation du d&amp;eacute;troit de Brockist &amp;agrave; la base de l'isthme. C'est de l&amp;agrave; que naquit le centre marchand pa&amp;iuml;en de Kaup, qui s'&amp;eacute;panouit entre l'an 800, environ, et 1016. Ce site est unique en ce qu'il est le dernier grand peuplement proto-urbain non fouill&amp;eacute; de la p&amp;eacute;riode viking.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'invasion de la Prusse par les chevaliers teutoniques au XIIIe si&amp;egrave;cle marqua un changement majeur dans l'&amp;eacute;volution historique de l'isthme. Ils furent progressivement chass&amp;eacute;s, mais des conflits arm&amp;eacute;s persist&amp;egrave;rent dans la r&amp;eacute;gion jusqu'au XVesi&amp;egrave;cle. L'isthme &amp;eacute;tait d'une grande importance strat&amp;eacute;gique, et les chevaliers construisirent donc des ch&amp;acirc;teaux &amp;agrave; Memel (1252), &amp;agrave; Noihauz (1283) et Rossiten (1372). Ils install&amp;egrave;rent en outre des fermiers allemands autour des ch&amp;acirc;teaux, construisant des routes et d&amp;eacute;boisant pour consacrer des terres &amp;agrave; l'agriculture.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'influence des chevaliers prit fin avec le trait&amp;eacute; de paix sign&amp;eacute; avec la Lituanie en 1422. Des groupes de peuples baltes &amp;eacute;tablirent des peuplements sur l'isthme et la population augmenta. Toutefois, la p&amp;ecirc;che et l'apiculture &amp;eacute;tant leurs principales activit&amp;eacute;s, cela n'eut que peu d'impact sur l'environnement naturel de l'isthme. Le d&amp;eacute;but du XVIe si&amp;egrave;cle fut le t&amp;eacute;moin de l'essor &amp;eacute;conomique et politique de la Prusse, accompagn&amp;eacute; d'une industrialisation intensive. Ces industries, telles la fabrication du verre, la construction navale, la production de sel et de m&amp;eacute;tal, n&amp;eacute;cessitaient d'&amp;eacute;normes quantit&amp;eacute;s de bois, de charbon et de potasse, toutes denr&amp;eacute;es que l'isthme pouvait fournir en grandes quantit&amp;eacute;s et &amp;agrave; moindre co&amp;ucirc;t. Les bois furent dans leur majorit&amp;eacute; abattus pour satisfaire cette demande. De cette d&amp;eacute;forestation r&amp;eacute;sulta une d&amp;eacute;gradation de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation, le sable sous-jacent devenant en outre vuln&amp;eacute;rable &amp;agrave; l'&amp;eacute;rosion par le vent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIe si&amp;egrave;cle, un nouveau processus de formation de dunes commen&amp;ccedil;a, et les peuplements furent enfouis dans le sable. Au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, il ne restait que quelques &amp;eacute;tendues bois&amp;eacute;es sur l'isthme situ&amp;eacute;es sur la topographie qui subsiste &amp;agrave; ce jour.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, l'&amp;Eacute;tat prussien, par l'interm&amp;eacute;diaire de son d&amp;eacute;partement de Gestion des Sols, mit d'importantes sommes &amp;agrave; disposition afin d'emp&amp;ecirc;cher la poursuite de la d&amp;eacute;gradation de l'isthme. Les travaux ont impliqu&amp;eacute; la construction d'une rive de sable protectrice, pour emp&amp;ecirc;cher la formation de dunes suppl&amp;eacute;mentaires (un processus qui a pris la majeure partie du si&amp;egrave;cle) et la stabilisation des dunes existantes au moyen de haies de broussailles, accompagn&amp;eacute;es d'un reboisement. &amp;Agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle, la moiti&amp;eacute; ou presque de l'isthme avait &amp;eacute;t&amp;eacute; convertie en bois gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; ces travaux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les batailles de janvier 1945 ont entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une destruction consid&amp;eacute;rable des bois par le feu, les bombardements et les mouvements de v&amp;eacute;hicules lourds. Les travaux de restauration ont commenc&amp;eacute; apr&amp;egrave;s la Seconde Guerre mondiale et se sont poursuivis avec succ&amp;egrave;s, en d&amp;eacute;pit d'avanc&amp;eacute;es de la mer ; aujourd'hui, les bois couvrent plus de 71 % de la superficie de l'isthme.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/994</http_url><id_number>994</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_994.jpg</image_url><iso_code>lt,ru</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re v L&amp;rsquo;isthme de Courlande est un exemple exceptionnel de paysage de dunes de sable qui est sous la menace constante des forces naturelles (vents et mar&amp;eacute;es). Apr&amp;egrave;s des interventions humaines d&amp;eacute;sastreuses qui ont menac&amp;eacute; sa survie, l&amp;rsquo;isthme a &amp;eacute;t&amp;eacute; reconquis gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une protection intense et aux travaux de stabilisation qui ont commenc&amp;eacute; au XIXe si&amp;egrave;cle et continuent &amp;agrave; ce jour.&lt;/p&gt;</justification><latitude>55.2745800000</latitude><location>Région de Klaïpeda, Néringa et Klaïpeda (Lituanie) ; Région de&#xd;
&#xd;
Kaliningrad, district de Zelenogradsk (Fédération de Russie)</location><longitude>20.9623900000</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'isthme de Courlande est un remarquable exemple de paysage de dunes de sable constamment menac&amp;eacute; par les forces de la nature (vent et mar&amp;eacute;es). Apr&amp;egrave;s de d&amp;eacute;sastreuses interventions humaines qui ont menac&amp;eacute; sa survie, l'isthme a fait l'objet de mesures de protections massives et de travaux de stabilisation engag&amp;eacute;s au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et qui se poursuivent aujourd'hui.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'isthme est une p&amp;eacute;ninsule qui s&amp;eacute;pare la mer Baltique de la baie de Courlande, sur un arc l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement concave de 98&amp;nbsp;km de long, de la p&amp;eacute;ninsule de Kaliningrad &amp;agrave; la ville de Klaipeda. Les plus grands villages du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; lituanien sont Smiltyne, Pervalka, Juodkrante, Preila et Nida. Des vall&amp;eacute;es de dunes divisent la cr&amp;ecirc;te en massifs de dunes s&amp;eacute;par&amp;eacute;s avec, en r&amp;egrave;gle g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, des promontoires devant ces vall&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La formation de l'isthme a commenc&amp;eacute; voici environ 5&amp;nbsp;000 ans. C'est au m&amp;eacute;solithique que s'install&amp;egrave;rent ses premiers habitants, dont les principales sources de nourriture venaient de la mer, et qui travaillaient l'os et la pierre apport&amp;eacute;e de la terre ferme. Au I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;mill&amp;eacute;naire de notre &amp;egrave;re, des tribus baltiques occidentales (de Courlande et de Prusse) y &amp;eacute;tablirent des sites saisonniers pour s'y livrer &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che, et peut-&amp;ecirc;tre aussi pour y c&amp;eacute;l&amp;eacute;brer leurs rites. Le centre de Kaup est le dernier des grands sites proto-urbains de la p&amp;eacute;riode viking qui n'ait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; fouill&amp;eacute;. L'invasion de la Prusse par les chevaliers Teutoniques au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle fut progressivement repouss&amp;eacute;e, mais les conflits arm&amp;eacute;s se poursuivirent dans cette r&amp;eacute;gion jusqu'au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. L'isthme pr&amp;eacute;sentait alors une grande importance strat&amp;eacute;gique, si bien que les chevaliers y construisirent des ch&amp;acirc;teaux &amp;agrave; Memel (1252), Noihauz (1283) et Rossitten (1372). Ils &amp;eacute;tablirent aussi des fermiers allemands autour des ch&amp;acirc;teaux, construisirent des routes et d&amp;eacute;frich&amp;egrave;rent des for&amp;ecirc;ts pour d&amp;eacute;velopper l'agriculture.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les peuples baltiques cr&amp;eacute;&amp;egrave;rent des habitats sur l'isthme, dont la population augmenta, mais leur activit&amp;eacute; principale demeurait la p&amp;ecirc;che et l'apiculture. Au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, un nouveau processus de formation de dunes commen&amp;ccedil;a, et les villages s'ensabl&amp;egrave;rent progressivement. On construisit alors une protection form&amp;eacute;e par une rive de sable destin&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;eacute;viter la progression des dunes, ce qui prit presque tout le si&amp;egrave;cle, et on les stabilisa par la plantation de haies de broussaille, accompagn&amp;eacute;e d'une reforestation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les anciens villages de p&amp;ecirc;cheurs constituent le principal &amp;eacute;l&amp;eacute;ment du patrimoine culturel de l'isthme. Les plus anciens d'entre eux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enfouis sous le sable lors de la d&amp;eacute;forestation du site. Ceux qui ont subsist&amp;eacute; se trouvent tout le long de la c&amp;ocirc;te de la baie. &amp;Agrave; la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, on commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; construire beaucoup de grands &amp;eacute;difices - phares, &amp;eacute;glises, &amp;eacute;coles et villas - aux c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s des simples maisons d'architecture vernaculaire, notamment parce que l'isthme se transforma alors en un lieu de loisirs&amp;nbsp;: Juodkrante devint une c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre station de cure climatique d&amp;egrave;s 1840 et Nida, Preila et Pervalka furent class&amp;eacute;es officiellement dans cette cat&amp;eacute;gorie en 1933. Au centre, Nida, le plus grand village de l'isthme, pr&amp;eacute;sente un plan lin&amp;eacute;aire fond&amp;eacute; sur une seule rue principale parall&amp;egrave;le &amp;agrave; la baie, qui s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; spontan&amp;eacute;ment au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La partie nord de l'isthme, connue sous le nom de Smiltyne, ne fut occup&amp;eacute;e qu'au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, lorsqu'une station de cure y fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e. C'est l&amp;agrave; que les ferries de Klaipeda, sur la terre ferme, arrivent sur l'isthme. Les maisons de p&amp;ecirc;cheurs construites au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle &amp;eacute;taient &amp;agrave; l'origine en bois, et couvertes avec des joncs. Chaque maison comportait deux ou trois &amp;eacute;difices&amp;nbsp;: une maison d'habitation, une &amp;eacute;table et un fumoir pour le poisson. Ces &amp;eacute;difices se trouvaient sur un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d'une parcelle allong&amp;eacute;e, m&amp;eacute;nageant ainsi un espace pour un jardin potager et pour le s&amp;eacute;chage des filets. Les maisons &amp;eacute;taient construites orthogonalement par rapport &amp;agrave; la rue. Au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, les maisons de p&amp;ecirc;cheurs ont &amp;eacute;t&amp;eacute; agrandies et transform&amp;eacute;es avec leurs longs c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s sur la rue, ce qui alt&amp;eacute;ra consid&amp;eacute;rablement l'apparence des villages.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Parmi les autres &amp;eacute;difices, on notera en particulier le phare de Pervalka et les &amp;eacute;glises n&amp;eacute;ogothiques &amp;eacute;vang&amp;eacute;liques luth&amp;eacute;riennes de Juodkrante et Nida, toutes deux construites dans les ann&amp;eacute;es quatre-vingt du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les cimeti&amp;egrave;res de Nida, de Preila, de Pervalka, et de Juodkrante pr&amp;eacute;sentent &amp;eacute;galement un certain int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L'occupation humaine de cette &amp;eacute;troite p&amp;eacute;ninsule de dunes de sable, longue de 98 km et large de 0,4 &amp;agrave; 4 km, remonte aux temps pr&amp;eacute;historiques. Depuis cette p&amp;eacute;riode, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; sous la menace des forces naturelles du vent et des vagues. Elle ne doit sa pr&amp;eacute;servation actuelle qu'aux efforts incessants des habitants pour combattre l'&amp;eacute;rosion de l'isthme, efforts remarquablement illustr&amp;eacute;s par les projets continus de stabilisation et de reboisement.&lt;/p&gt;</short_description><site>Isthme de Courlande</site><states>Lituanie,Fédération de Russie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1158</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/769</http_url><id_number>769</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_769.jpg</image_url><iso_code>mn,ru</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ix)&lt;/em&gt; : Le syst&amp;egrave;me lacustre sal&amp;eacute; ferm&amp;eacute; de l&amp;rsquo;Ubs Nuur est d&amp;rsquo;importance scientifique internationale en raison de ses r&amp;eacute;gimes climatique et hydrologique. En raison de l&amp;rsquo;immuabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;utilisation pastorale nomade des p&amp;acirc;turages du bassin depuis des milliers d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, les programmes de recherche actuels devaient &amp;ecirc;tre en mesure de r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler le rythme auquel l&amp;rsquo;Ubs Nuur (ainsi que d&amp;rsquo;autres lacs plus petits se trouvant dans le bassin) est devenu salin (et eutrophe). Ces processus sont en cours et, en raison de ses caract&amp;eacute;ristiques g&amp;eacute;ophysiques et biologiques uniques, le bassin a &amp;eacute;t&amp;eacute; choisi par le Programme g&amp;eacute;ologique international pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude du r&amp;eacute;chauffement climatique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (x)&lt;/em&gt; : Le site d&amp;rsquo;Ubs Nuur comprend une vaste gamme d&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes qui repr&amp;eacute;sentent les principaux biomes de l&amp;rsquo;Eurasie orientale, avec un certain nombre d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces de plantes end&amp;eacute;miques. Bien que le bassin soit habit&amp;eacute; et qu&amp;rsquo;il ait servi au pastoralisme nomade depuis des milliers d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, les montagnes, les for&amp;ecirc;ts, les steppes et les d&amp;eacute;serts sont des habitats extr&amp;ecirc;mement importants pour toute une vari&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;animaux sauvages qui, dans bien des cas, sont menac&amp;eacute;s ou m&amp;ecirc;me en danger critique d&amp;rsquo;extinction. L&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me steppique entretient une riche diversit&amp;eacute; d&amp;rsquo;oiseaux et les d&amp;eacute;serts un certain nombre de gerbilles, gerboises et putois marbr&amp;eacute;s rares. Les montagnes de la partie occidentale du bassin sont d&amp;rsquo;importants refuges pour le l&amp;eacute;opard des neiges menac&amp;eacute; au plan mondial, l&amp;rsquo;argali et le bouquetin d&amp;rsquo;Asie. L&amp;rsquo;Ubs Nuur lui-m&amp;ecirc;me est un habitat important pour les oiseaux d&amp;rsquo;eau ainsi que pour les oiseaux qui migrent au sud de la Sib&amp;eacute;rie.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.2750000000</latitude><location>                        Ubs Aimag, Zavhan Aimag, Huvsgul Aimag (Mongolie) ; Mongun-Taiga Kojuun, Ovur Kojuun, Tes-Khem Kojuun, Ersin Kojuun (Touva)&#xd;
            &#xd;
            </location><longitude>92.7197222200</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le Bassin d&amp;rsquo;Ubs Nuur, qui couvre une surface de plus de un million d&amp;rsquo;hectares, est le bassin ferm&amp;eacute; le plus septentrional d&amp;rsquo;Asie centrale. Il tire son nom de l&amp;rsquo;Ubs Nuur, un grand lac peu profond et tr&amp;egrave;s sal&amp;eacute;, qui joue un r&amp;ocirc;le important dans la vie des oiseaux migrateurs, tant aquatiques que marins. Le site, divis&amp;eacute; en douze aires prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es, comprend une vaste gamme d&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes qui repr&amp;eacute;sentent les principaux biomes de l&amp;rsquo;Eurasie orientale. L&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me steppique entretient une riche diversit&amp;eacute; d&amp;rsquo;oiseaux et le d&amp;eacute;sert un certain nombre de gerbilles, gerboises et putois marbr&amp;eacute;s rares. Les montagnes sont d&amp;rsquo;importants refuges pour le l&amp;eacute;opard des neiges (une esp&amp;egrave;ce menac&amp;eacute;e), l&amp;rsquo;argali et le bouquetin d&amp;rsquo;Asie.&lt;/p&gt;</short_description><site>Bassin d’Ubs Nuur</site><states>Mongolie,Fédération de Russie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>909</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2009</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1314</http_url><id_number>1314</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1314.jpg</image_url><iso_code>nl,de</iso_code><justification></justification><latitude>53.5286111111</latitude><location></location><longitude>8.5561111111</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La mer des Wadden comprend l'Aire de conservation de la mer des Wadden n&amp;eacute;erlandaise et les Parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein. Cet &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me temp&amp;eacute;r&amp;eacute; de zones humides c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res est le fruit d'interactions particuli&amp;egrave;rement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d'habitats de transition : chenaux &amp;agrave; mar&amp;eacute;e, bancs de sable, prairies d'herbe marines, mouli&amp;egrave;res, barres de sable, vasi&amp;egrave;res, marais sal&amp;eacute;s, estuaires, plages et dunes. Le site repr&amp;eacute;sente 66% de l'ensemble de la mer des Wadden et il h&amp;eacute;berge de nombreuses esp&amp;egrave;ces de plantes et d'animaux, dont des mammif&amp;egrave;res marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Il s'agit aussi d'un site de reproduction et d'hivernage pour plus de 12 millions d'oiseaux par an. Pour 29 esp&amp;egrave;ces d'oiseaux, la mer des Wadden accueille plus de 10% de la population migratrice. Le site est un des derniers &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes intertidaux naturels &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle o&amp;ugrave; les processus naturels se poursuivent de mani&amp;egrave;re quasi non perturb&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</short_description><site>La mer des Wadden</site><states>Pays-Bas,Allemagne</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1866</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1979</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/33</http_url><id_number>33</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_33.jpg</image_url><iso_code>pl,by</iso_code><justification></justification><latitude>52.5000000000</latitude><location></location><longitude>23.5833333300</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>-627</revision_extension><secondary_dates>1992</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute; sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce vaste massif de for&amp;ecirc;t ancienne, comprenant &amp;agrave; la fois des conif&amp;egrave;res et des feuillus, abrite une faune remarquable et, en particulier, des mammif&amp;egrave;res rares tels que le loup, le lynx et la loutre, ainsi que quelque trois cents bisons d&amp;rsquo;Europe, esp&amp;egrave;ce r&amp;eacute;introduite dans le site.&lt;/p&gt;</short_description><site>Fôret Belovezhskaya Pushcha / Białowieża</site><states>Pologne,Bélarus</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>36</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res traces d'occupation humaine de la r&amp;eacute;gion du Haut-Douro datent de la p&amp;eacute;riode du Pal&amp;eacute;olithique inf&amp;eacute;rieur (voici 90 000 ans environ). Aucun site du Pal&amp;eacute;olithique moyen n'a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvert, mais il est clair que les hommes privil&amp;eacute;gient cette r&amp;eacute;gion durant le Pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur. Une concentration d'art rupestre et de sites d'&amp;eacute;tablissements humains borde les principaux fleuves : le Douro et ses affluents, le C&amp;ocirc;a et l'Aguiar.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans la vall&amp;eacute;e du C&amp;ocirc;a, les &amp;eacute;tablissements connus s'&amp;eacute;chelonnent sur la courte section s&amp;eacute;parant Quinta da Barca de Salto do Boi, ce qui ne refl&amp;egrave;te pourtant pas la situation du d&amp;eacute;but de la Pr&amp;eacute;histoire, au vu des diff&amp;eacute;rences lithologiques entre cette zone et celle situ&amp;eacute;e plus loin en aval. Du fait de la culture plus intensive de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, de nombreux sites d'&amp;eacute;tablissements ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truits sans laisser de traces.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'analyse des t&amp;eacute;moignages arch&amp;eacute;ologiques laisse &amp;agrave; penser que la vall&amp;eacute;e fut occup&amp;eacute;e p&amp;eacute;riodiquement, peut-&amp;ecirc;tre de fa&amp;ccedil;on saisonni&amp;egrave;re, par de petits groupes d'hommes, au cours du Pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur. Leurs &amp;eacute;tablissements se caract&amp;eacute;risent par des dallages compos&amp;eacute;s de galets de rivi&amp;egrave;re et de larges plaques schisteuses sur lesquelles on a d&amp;eacute;couvert d'&amp;eacute;pais d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts de r&amp;eacute;sidus issus de la fabrication et de la taille d'outils en pierre. La teneur acide du sol interdit toute subsistance de mati&amp;egrave;res organiques telles que le bois ou les os. Les activit&amp;eacute;s pratiqu&amp;eacute;es en ces lieux concernent le traitement de carcasses animales et le travail des peaux, des os, du bois et de la pierre. Les origines des pierres utilis&amp;eacute;es indiquent que ces groupes se d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;aient sur un large territoire couvrant plus de 200 kilom&amp;egrave;tres.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette forme d'&amp;eacute;conomie de chasse-cueillette commence 22 000 ans environ avant J.-C. pour durer 10 000 &amp;agrave; 12 000 ann&amp;eacute;es, &amp;agrave; la fin du Magdal&amp;eacute;nien du Pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion semble n'avoir fait l'objet d'aucune occupation humaine jusqu'au VIe mill&amp;eacute;naire avant J.- C., p&amp;eacute;riode o&amp;ugrave; de nouveaux groupes implantent une agriculture N&amp;eacute;olithique s&amp;eacute;dentaire au nord-ouest de la p&amp;eacute;ninsule ib&amp;eacute;rique. A partir de ce moment-l&amp;agrave;, la r&amp;eacute;gion sera en permanence habit&amp;eacute;e jusqu'&amp;agrave; ce jour.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/866</http_url><id_number>866</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_866.jpg</image_url><iso_code>pt,es</iso_code><justification></justification><latitude>40.6975000000</latitude><location>                                                                                                &#xd;
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            </location><longitude>-6.6611111111</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2010</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les sites d'art rupestre pr&amp;eacute;historique de la vall&amp;eacute;e de C&amp;ocirc;a (Portugal) et de Siega Verde (Espagne) se trouvent sur les berges escarp&amp;eacute;es des rivi&amp;egrave;res C&amp;ocirc;a et Agueda, deux affluents du Douro, documentant une occupation humaine continue depuis la fin du Pal&amp;eacute;olithique. Des centaines de parois ont &amp;eacute;t&amp;eacute; grav&amp;eacute;es de&amp;nbsp; milliers de figures animales par l'homme durant plusieurs mill&amp;eacute;naires (5 000 &amp;agrave; C&amp;ocirc;a, environ 440 &amp;agrave; Siega Verde) repr&amp;eacute;sentant l'ensemble d'art pal&amp;eacute;olithique en plein air le plus remarquable de la P&amp;eacute;ninsule Ib&amp;eacute;rique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les Vall&amp;eacute;es de C&amp;ocirc;a et de Siega Verde offrent la meilleure illustration des th&amp;egrave;mes iconographiques et de l'organisation de l'art rupestre Pal&amp;eacute;olithique, qui adopta les m&amp;ecirc;mes modes d'expression dans les grottes et en plein air. Elles contribuent ainsi &amp;agrave; une meilleure compr&amp;eacute;hension de ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne artistique, formant ensemble un lieu unique de l'&amp;egrave;re pr&amp;eacute;historique, riche en t&amp;eacute;moignages mat&amp;eacute;riels d'occupation au pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur.&lt;/p&gt;</short_description><site>Sites d’art rupestre préhistorique de la vallée de Côa et de Siega Verde</site><states>Portugal,Espagne</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1642</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1987</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Allemagne &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; son apog&amp;eacute;e, l'Empire romain s'&amp;eacute;tendait sur trois continents. Ses fronti&amp;egrave;res refl&amp;egrave;tent les al&amp;eacute;as d'un empire puissant sur plus de mille ans. Dans ce qui est aujourd'hui l'Allemagne, il y eut plusieurs campagnes militaires au nord des Alpes et &amp;agrave; l'est du Rhin, de 55/53 av. J.-C. &amp;agrave; l'an 15-16 apr. J.-C., mais la r&amp;eacute;gion ne fut pas sous le contr&amp;ocirc;le direct des Romains avant 85 apr. J.-C., lorsque la plus ancienne partie du limes fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e entre le Rhin et les monts du Taunus. La fronti&amp;egrave;re &amp;eacute;pousait les contours du paysage. Par la suite, elle fut beaucoup plus rectiligne et les premiers forts furent &amp;eacute;tablis.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De m&amp;ecirc;me, dans la zone du limes de Rh&amp;eacute;tie, la fronti&amp;egrave;re fut d'abord &amp;eacute;tablie sous l'empereur Claude (41-54 apr. J.-C.), probablement d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e vers le nord au-del&amp;agrave; de la rivi&amp;egrave;re sous l'empereur Domitien, puis des forts furent &amp;eacute;tablis sous l'empereur Trajan.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res fronti&amp;egrave;res du limes semblent avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; de simples zones d&amp;eacute;frich&amp;eacute;es dans la for&amp;ecirc;t contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par des tours en bois. Sous l'empereur Hadrien (117-138 apr. J.- C.), le limes fut doubl&amp;eacute; d'une palissade en bois. Au IIe si&amp;egrave;cle apr. J.-C. le limes fut en partie retrac&amp;eacute; en une ligne droite et renforc&amp;eacute; par des talus ou des murs de pierre et par de nombreux forts et fortins.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La proposition d'inscription reconna&amp;icirc;t que la chronologie de la cr&amp;eacute;ation et de l'extension du limes est en cours d'&amp;eacute;tude et que des travaux suppl&amp;eacute;mentaires sont n&amp;eacute;cessaires afin de d&amp;eacute;finir des dates et des phases d'&amp;eacute;volution du limes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le limes de Germanie sup&amp;eacute;rieure et de Rh&amp;eacute;tie a &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute; pendant la deuxi&amp;egrave;me moiti&amp;eacute; du IIIe si&amp;egrave;cle apr. J.-C., probablement aux environ de l'an 260 apr. J.-C. Apr&amp;egrave;s la fin de l'Empire romain, de nombreux peuples celtes et germains romanis&amp;eacute;s s'&amp;eacute;loign&amp;egrave;rent des territoires du limes et furent remplac&amp;eacute;s par d'autres colonies germaniques. Bien que les murs marquant le paysage aient subsist&amp;eacute; pendant de nombreux si&amp;egrave;cles, les faits et la raison de leur implantation firent progressivement place &amp;agrave; des mythes et des l&amp;eacute;gendes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La &amp;laquo; re-d&amp;eacute;couverte &amp;raquo; du limes de Germanie sup&amp;eacute;rieure et de Rh&amp;eacute;tie est li&amp;eacute;e &amp;agrave; l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t que le XIXe si&amp;egrave;cle porta &amp;agrave; la recherche humaniste. Une institution centrale pour l'&amp;eacute;tude du limes de Germanie sup&amp;eacute;rieure et de Rh&amp;eacute;tie, appel&amp;eacute;e Reichs Limeskomision et pr&amp;eacute;sid&amp;eacute;e par le prix Nobel de litt&amp;eacute;rature Theodor Mommsen, fut fond&amp;eacute;e en 1892. Les travaux de cette commission s'appuyaient surtout sur les pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dentes &amp;eacute;tudes r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par le royaume du Wurtemberg, les grands duch&amp;eacute;s de Bade et de Hesse et le royaume de Bavi&amp;egrave;re. D'autres recherches ant&amp;eacute;rieures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par diff&amp;eacute;rentes associations ax&amp;eacute;es sur l'&amp;eacute;tude des vestiges romains, comme la Commission d'&amp;eacute;tude du limes imp&amp;eacute;rial romain, active pendant la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XIXe si&amp;egrave;cle, ou par des personnes comme Wilhelm Conrady de Hanau, Friedrich Kofler de Hesse, Friedrich Ohlenschlager et Karl Popp de Bavi&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le dernier des 14 volumes de l'&amp;eacute;tude du limes r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par la Commission imp&amp;eacute;riale fut publi&amp;eacute; en 1937. Plus de 90 forts et quelque 1000 tours de guet, ainsi que des segments de tous les segments lin&amp;eacute;aires, furent identifi&amp;eacute;s et r&amp;eacute;pertori&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'apr&amp;egrave;s la Seconde Guerre mondiale et la fondation de la R&amp;eacute;publique f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale d'Allemagne que les recherches sur le limes connurent un nouvel essor. La Commission germano-romaine se pencha &amp;agrave; partir de 1959 sur des questions rest&amp;eacute;es sans r&amp;eacute;ponse et de nouveaux probl&amp;egrave;mes, en publiant r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement ses r&amp;eacute;sultats sous la forme de la s&amp;eacute;rie Limesforschungen. Le d&amp;eacute;bat s'&amp;eacute;largit progressivement, traitant non seulement des questions militaires mais aussi d'autres th&amp;egrave;mes comme les &amp;eacute;tablissements civils et les relations avec les provinces frontali&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'expansion des ann&amp;eacute;es 1950 et 1960 provoqua la perte de bon nombre de sites et des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du limes, tout en contribuant consid&amp;eacute;rablement &amp;agrave; la connaissance et &amp;agrave; la recherche. De nouvelles techniques de recherche, ainsi que la photographie a&amp;eacute;rienne, permirent d'avoir une id&amp;eacute;e plus compl&amp;egrave;te de l'&amp;eacute;tendue et des caract&amp;eacute;ristiques du limes romain en Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Royaume-Uni&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis le IIe si&amp;egrave;cle av. J.-C., Rome a commenc&amp;eacute; son expansion territoriale au-del&amp;agrave; des Alpes, vers la Gaule et la Germanie. C&amp;eacute;sar fut le premier g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral romain &amp;agrave; franchir la Manche et &amp;agrave; s&amp;eacute;journer provisoirement dans le sud-est de l'Angleterre actuelle (55-54 av. J.-C.). Plusieurs de ses successeurs envisag&amp;egrave;rent de s'implanter outre-Manche, mais sans y parvenir.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce fut Claude qui r&amp;eacute;ussit &amp;agrave; conqu&amp;eacute;rir la Bretagne (Britannia). Le processus commen&amp;ccedil;a en 43 apr. J.-C., mais il fallut quelques d&amp;eacute;cennies avant que le pouvoir romain ne se stabilise. Bien qu'Agricola ait remport&amp;eacute; la victoire contre les Cal&amp;eacute;doniens en &amp;Eacute;cosse en 85 apr. J.-C., l'offensive fut arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e et une l&amp;eacute;gion ainsi que quelques forces auxiliaires furent envoy&amp;eacute;es sur le Danube. Apr&amp;egrave;s le retrait des troupes, la fronti&amp;egrave;re fut fix&amp;eacute;e sur la ligne de la route appel&amp;eacute;e Stanegate.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Malgr&amp;eacute; de multiples offensives, Rome ne parvint pas &amp;agrave; occuper le nord des &amp;icirc;les Britanniques. Hadrien fit construire le premier mur massif pour marquer le limes, la plus impressionnante des lignes de d&amp;eacute;fense romaines jamais &amp;eacute;rig&amp;eacute;e. Ce mur en pierre fut construit l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement plus au nord sur la ligne de d&amp;eacute;fense Tyne-Solway entre 130 et 140 apr. J.-C. Son successeur, l'empereur Antonin le Pieux (138- 161 apr. J.-C.) d&amp;eacute;cida de d&amp;eacute;placer la fronti&amp;egrave;re sur un trac&amp;eacute; qui relie le Firth of Forth et l'estuaire de la Clyde. Le nouveau mur fut construit &amp;agrave; partir de 142 apr. J.-C. Il fut occup&amp;eacute; pendant une g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration, puis abandonn&amp;eacute; dans les ann&amp;eacute;es 160 apr. J.-C. La d&amp;eacute;cision du retrait pourrait avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; prise d&amp;egrave;s 158 apr. J.-C.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Par la suite, un limes similaire &amp;agrave; celui-ci fut command&amp;eacute; par lui en Germanie. Tous deux peuvent &amp;ecirc;tre interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;s comme une occupation de nouveaux territoires et une r&amp;eacute;duction de la longueur de la ligne de d&amp;eacute;fense.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En ses moins de deux d&amp;eacute;cennies d'existence furent construits un haut mur de terre &amp;eacute;difi&amp;eacute; sur une base en pierre, ainsi que des fortins et des fortifications. Le mur d'Antonin cr&amp;eacute;ait une ligne fronti&amp;egrave;re de l'Empire romain. Il avait pour but d'emp&amp;ecirc;cher toute infiltration ou invasion des tribus du Nord dans la province de Bretagne, et pareillement &amp;agrave; d'autres fronti&amp;egrave;res romaines, sa fonction &amp;eacute;tait aussi de renforcer les liens &amp;eacute;conomiques et commerciaux avec les peuples ext&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; l'Empire. On suppose qu'en certains endroits il y avait une circulation contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e vers et hors de la province romaine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le mur d'Antonin fut la derni&amp;egrave;re barri&amp;egrave;re lin&amp;eacute;aire construite de l'Empire romain. Apr&amp;egrave;s son abandon, les troupes romaines n'occup&amp;egrave;rent que quelques postes au nord du mur d'Hadrien, mais aucun sur le mur d'Antonin. Le dernier effort pour r&amp;eacute;occuper la r&amp;eacute;gion fut engag&amp;eacute; par Septime S&amp;eacute;v&amp;egrave;re (193-211 apr. J.-C.), mais il mourut pendant la campagne, et le projet fut abandonn&amp;eacute; pour toujours. L'Empire s'affaiblit au milieu du IIIe si&amp;egrave;cle, puis connut un regain de puissance et surv&amp;eacute;cut jusqu'&amp;agrave; la seconde moiti&amp;eacute; du Ve si&amp;egrave;cle apr. J.-C.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours de son histoire, apr&amp;egrave;s son abandon militaire par les troupes romaines dans les ann&amp;eacute;es 160, le mur a rapidement subi des d&amp;eacute;gradations naturelles, &amp;agrave; commencer par ses nombreuses parties en bois. Les forts ma&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s ont fait l'objet de r&amp;eacute;emplois par les populations locales, alors que le mur et son foss&amp;eacute; subissaient des enfouissements et des destructions en fonction des besoins.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au Moyen &amp;Acirc;ge, une grande partie des pierres des forts servit &amp;agrave; la construction de fermes et autres b&amp;acirc;timents. La r&amp;eacute;volution agraire et ses labours intensifs affect&amp;egrave;rent s&amp;eacute;v&amp;egrave;rement les vestiges en terre. Au XIXe si&amp;egrave;cle, l'exploitation mini&amp;egrave;re s'intensifia et laissa sa marque sur le site propos&amp;eacute; pour inscription et sur sa zone tampon. L'activit&amp;eacute; industrielle provoqua un afflux de population dans la r&amp;eacute;gion et des villages s'install&amp;egrave;rent &amp;agrave; proximit&amp;eacute; ou le long du mur, &amp;agrave; l'exception de certains domaines comme Callendar House ou Bantaskine House. La construction continua et l'habitat des ann&amp;eacute;es 1960 occupe la plus grande partie de la zone entre les forts de Bearsden et de Castlehill. En raison de l'accroissement de l'activit&amp;eacute; dans les carri&amp;egrave;res, certains vestiges du mur furent endommag&amp;eacute;s et un fort entier (Cadder) disparut.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le mur d'Antonin fut mentionn&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois par B&amp;egrave;de le V&amp;eacute;n&amp;eacute;rable vers 730, mais il n'est pas certain qu'il l'ait vu. La premi&amp;egrave;re repr&amp;eacute;sentation du mur d'Antonin se trouve sur la carte de Grande-Bretagne de Matthew Paris au XIIIe si&amp;egrave;cle. En 1755, William Roy le dessina d'une extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; &amp;agrave; l'autre avec le chemin militaire. Le mur a toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; connu. Son ancien nom, Grymisdyke ou Grahamsdyke, a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute; jusqu'au XXe si&amp;egrave;cle. La premi&amp;egrave;re inscription de Lollius Urbicus, le gouverneur d'Antonin le Pieux &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la construction du mur, fut d&amp;eacute;couverte en 1699, et fournit la cl&amp;eacute; pour comprendre l'origine de l'ouvrage en terre. Les premi&amp;egrave;res descriptions d&amp;eacute;taill&amp;eacute;es du mur remontent au XVIIIe si&amp;egrave;cle et les fouilles arch&amp;eacute;ologiques au XIXe si&amp;egrave;cle. La publication la plus compl&amp;egrave;te sur le mur d'Antonin est la monographie de sir George Macdonald dans la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XXe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/430</http_url><id_number>430</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_430.jpg</image_url><iso_code>gb,de</iso_code><justification></justification><latitude>54.9926111111</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>-2.6010000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Ter</revision_extension><secondary_dates>2005,2008</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le &amp;laquo; limes romain &amp;raquo; repr&amp;eacute;sente la ligne fronti&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Empire romain &amp;agrave; son apog&amp;eacute;e au IIe si&amp;egrave;cle apr. J.-C. Le limes s&amp;rsquo;&amp;eacute;tendait sur 5 000 km depuis la c&amp;ocirc;te atlantique au nord de la Grande-Bretagne, traversant l&amp;rsquo;Europe jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la mer Noire et, de l&amp;agrave;, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la mer Rouge et l&amp;rsquo;Afrique du Nord, pour revenir &amp;agrave; la c&amp;ocirc;te atlantique. Il s&amp;rsquo;agit de vestiges de murs b&amp;acirc;tis, de foss&amp;eacute;s, de forts, de forteresses, de tours de guet et d&amp;rsquo;habitations civiles. Certains &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de la ligne ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts lors de fouilles, d&amp;rsquo;autres reconstruits et quelques-uns d&amp;eacute;truits. Les deux tron&amp;ccedil;ons du limes en Allemagne couvrent une distance de 550 km depuis le nord-ouest de l&amp;rsquo;Allemagne jusqu&amp;rsquo;au Danube au sud-est du pays. Le mur d&amp;rsquo;Hadrien (Royaume Uni), long de 118 km, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit sous les ordres de l&amp;rsquo;empereur Hadrien en 122 apr. J.-C., &amp;agrave; l&amp;rsquo;extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; nord des fronti&amp;egrave;res de la province romaine Britannia. C&amp;rsquo;est un exemple remarquable d&amp;rsquo;organisation d&amp;rsquo;une zone militaire qui illustre les techniques d&amp;eacute;fensives et les strat&amp;eacute;gies g&amp;eacute;opolitiques de la Rome ancienne. Le mur d&amp;rsquo;Antonin, une fortification de 60 km de long situ&amp;eacute;e en Ecosse, fut commenc&amp;eacute; sous l&amp;rsquo;empereur Antonius Pius en 142 apr. J.-C. comme une d&amp;eacute;fense contre les &amp;laquo;&amp;nbsp;barbares&amp;nbsp;&amp;raquo; venus du Nord. Il repr&amp;eacute;sente le tron&amp;ccedil;on situ&amp;eacute; le plus au nord-ouest du &amp;laquo;&amp;nbsp;limes romain&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Frontières de l’Empire romain</site><states>Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord,Allemagne</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1539</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1980</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/91</http_url><id_number>91</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_91.jpg</image_url><iso_code>va,it</iso_code><justification></justification><latitude>41.8902222200</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>12.4923055600</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les biens du Saint-Si&amp;egrave;ge b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant des droits d'extraterritorialit&amp;eacute; qui composent ce bien inscrit sur le Liste du patrimoine mondial rassemblent une s&amp;eacute;rie de monuments uniques - Sainte-Marie-Majeure, Saint-Jean-de-Latran et Saint-Paul-hors-les-Murs. Tous ont exerc&amp;eacute; une influence consid&amp;eacute;rable et durable sur le d&amp;eacute;veloppement de l'architecture et des arts monumentaux, dans une grande partie du monde chr&amp;eacute;tien.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le trait&amp;eacute; du Latran conclu en 1929 entre l'Italie et le Saint-Si&amp;egrave;ge stipulait qu'un certain nombre de biens qualifi&amp;eacute;s d'&amp;laquo;&amp;nbsp;extraterritoriaux&amp;nbsp;&amp;raquo; et situ&amp;eacute;s sur le sol italien demeuraient propri&amp;eacute;t&amp;eacute; exclusive du Saint-Si&amp;egrave;ge. En plus des trois grandes &amp;eacute;glises, le bien compte un certain nombre de palais remarquables&amp;nbsp;: la Chancellerie (1483-1517), le palais Maffei, le palais de San Callisto, enfin, le palais de la Propagation de la Foi, r&amp;eacute;nov&amp;eacute; par le Bernin et par Borromini.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La basilique Sainte-Marie-Majeure est l'une des quatre grandes basiliques de Rome, et pr&amp;eacute;sente une importance artistique, religieuse et urbanistique consid&amp;eacute;rable. Dans la Rome des papes, elle devint en effet l'un des principaux points de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence du plan urbain mis en &amp;oelig;uvre par Sixte Quint. Avec son clocher typique et ses coupoles, la basilique est caract&amp;eacute;ristique du panorama urbain. La qualit&amp;eacute; et l'abondance de ses mosa&amp;iuml;ques m&amp;eacute;ritent particuli&amp;egrave;rement d'&amp;ecirc;tre soulign&amp;eacute;es&amp;nbsp;: celles de la nef (36 panneaux) et celles de l'arc triomphal remontent au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, tandis que celles de l'abside ont &amp;eacute;t&amp;eacute; achev&amp;eacute;es en 1295. La magnifique fa&amp;ccedil;ade, due &amp;agrave; Carlo Rainaldi (1673), est l'une des r&amp;eacute;alisations les plus solennelles de l'architecture baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Saint-Jean-de-Latran fut la premi&amp;egrave;re cath&amp;eacute;drale de Rome. L'empereur Constantin permit au pape d'y cr&amp;eacute;er sa chaire &amp;eacute;piscopale apr&amp;egrave;s 312. Les papes v&amp;eacute;curent dans le palais du Latran jusqu'au transfert du si&amp;egrave;ge de la papaut&amp;eacute; &amp;agrave; Avignon par Cl&amp;eacute;ment&amp;nbsp;V (1305-1314). Son nom actuel souligne l'importance du baptist&amp;egrave;re dans l'&amp;eacute;glise, et celle de la pr&amp;eacute;sence d'un monast&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin consacr&amp;eacute; aux saints Jean-Baptiste et Jean l'&amp;Eacute;vang&amp;eacute;liste. Elle poss&amp;eacute;dait cinq nefs&amp;nbsp;; l'ext&amp;eacute;rieur &amp;eacute;tait simple, mais l'int&amp;eacute;rieur luxueusement d&amp;eacute;cor&amp;eacute;. Sa premi&amp;egrave;re grande restauration a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par le pape saint Serge (687-701). Le pape Serge&amp;nbsp;III (904-911) fit reconstruire compl&amp;egrave;tement la basilique au lendemain d'un tremblement de terre. On utilisa &amp;agrave; cet effet les anciennes fondations, et l'&amp;eacute;glise fut reconstruite selon son ancien p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre. C'est apr&amp;egrave;s cette reconstruction qu'elle fut consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; Jean-Baptiste, et le pape Lucius&amp;nbsp;II (1444-1445) la d&amp;eacute;dia ensuite &amp;eacute;galement &amp;agrave; saint Jean l'&amp;Eacute;vang&amp;eacute;liste. En 1646, la basilique mena&amp;ccedil;ait de s'effondrer. Le pape Innocent&amp;nbsp;X confia le travail de restauration &amp;agrave; Borromini, en pr&amp;eacute;paration de l'ann&amp;eacute;e sainte de 1650. C'est au cours de la restauration de Borromini que l'&amp;eacute;glise prit sa physionomie baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Saint-Paul-hors-les-Murs, construite sur l'ordre de Constantin en 314 et agrandie par la suite, est l'une des quatre basiliques majeures de Rome. En 1823, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; presque enti&amp;egrave;rement d&amp;eacute;vast&amp;eacute;e par un incendie, elle fut reconstruite par l'architecte Poletti, et termin&amp;eacute;e en 1854. L'int&amp;eacute;rieur de la basilique actuelle, divis&amp;eacute; en cinq nefs, pr&amp;eacute;sente 80 colonnes monolithes en granit de Montorfano. Dans la partie sup&amp;eacute;rieure des murs, entre de grandes baies ferm&amp;eacute;es par des dalles d'alb&amp;acirc;tre &amp;eacute;gyptien, 36 fresques figurent des sc&amp;egrave;nes de la vie de saint Paul. Dans la partie inf&amp;eacute;rieure du mur, la frise s'&amp;eacute;tend sur toute l'aile moyenne. Contre le mur interne de la fa&amp;ccedil;ade, six grandes colonnes d'alb&amp;acirc;tre ont &amp;eacute;t&amp;eacute; offertes par le vice-roi d'&amp;Eacute;gypte &amp;agrave; Gr&amp;eacute;goire&amp;nbsp;XVI.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>bis</revision_extension><secondary_dates>1990</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Fond&amp;eacute;e selon la l&amp;eacute;gende par Romulus et Remus en 753 av. J.-C., la ville de Rome a d&amp;rsquo;abord &amp;eacute;t&amp;eacute; le centre de la R&amp;eacute;publique romaine, puis de l&amp;rsquo;Empire romain, et enfin la capitale du monde chr&amp;eacute;tien au IVe si&amp;egrave;cle. Le site du patrimoine mondial, &amp;eacute;tendu en 1990 jusqu&amp;rsquo;aux murs d&amp;rsquo;Urbain VIII, comporte quelques-uns des principaux monuments de l&amp;rsquo;Antiquit&amp;eacute; tels que les forums et le mausol&amp;eacute;e d&amp;rsquo;Auguste, les colonnes de Trajan et de Marc Aur&amp;egrave;le, le mausol&amp;eacute;e d&amp;rsquo;Hadrien, le Panth&amp;eacute;on, ainsi que les &amp;eacute;difices religieux et publics de la Rome papale.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs</site><states>Saint-Siège,Italie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>98</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2006</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Bien que les cercles de pierres aient fait l'objet de recherches depuis plus de 100 ans et que les sites propos&amp;eacute;s pour inscription aient &amp;eacute;t&amp;eacute; fouill&amp;eacute;s en plusieurs endroits, de plus amples informations pourraient expliquer l'ensemble de la zone m&amp;eacute;galithique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les mat&amp;eacute;riels trouv&amp;eacute;s lors des fouilles arch&amp;eacute;ologiques sugg&amp;egrave;rent que les s&amp;eacute;pultures datent essentiellement du premier et du d&amp;eacute;but du second mill&amp;eacute;naire apr&amp;egrave;s J.-C. Toutefois, la relation entre les tumuli et les cercles de pierres n'est pas encore enti&amp;egrave;rement &amp;eacute;tablie. Il reste &amp;agrave; d&amp;eacute;terminer si les s&amp;eacute;pultures sont ant&amp;eacute;rieures aux cercles, si elles sont contemporaines ou si m&amp;ecirc;me les cercles ont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; les s&amp;eacute;pultures.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les fouilles r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par Tholmans et son &amp;eacute;quipe ont &amp;eacute;t&amp;eacute; publi&amp;eacute;es en 1980 et celles de Galley et de son &amp;eacute;quipe, en 1982. Les fouilles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reprises par Lawson en Gambie en 2002 et par Hall et Bocoum en 2001-2004 au S&amp;eacute;n&amp;eacute;gal.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Certaines carri&amp;egrave;res ont &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute;es, bien qu'aucune ne soit int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans la zone propos&amp;eacute;e pour inscription. N&amp;eacute;anmoins, seul un tr&amp;egrave;s faible nombre de m&amp;eacute;galithes peut &amp;ecirc;tre reli&amp;eacute; &amp;agrave; une source.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les fouilles arch&amp;eacute;ologiques des s&amp;eacute;pultures semblent r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler un ordre moins rigoureux. Elles mettent au jour des s&amp;eacute;pultures de masse, avec des corps jet&amp;eacute;s au hasard dans les tombes, sugg&amp;eacute;rant soit une &amp;eacute;pid&amp;eacute;mie soit une sorte de sacrifice.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le peuple Manding qui vit actuellement dans une grande partie de la zone m&amp;eacute;galithique semblent avoir investi la r&amp;eacute;gion au XVIe si&amp;egrave;cle, apr&amp;egrave;s la construction des m&amp;eacute;galithes, et ne semble donc pas &amp;ecirc;tre li&amp;eacute; aux b&amp;acirc;tisseurs m&amp;eacute;galithiques.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1226</http_url><id_number>1226</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1226.jpg</image_url><iso_code>sn,gm</iso_code><justification></justification><latitude>13.6911111111</latitude><location>Région « Central River » - Gambie, Région de Kaolack  - Sénégal</location><longitude>-15.5225000000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ces quatre grands groupes de cercles m&amp;eacute;galithiques constituent une concentration extraordinaire - plus de 1 000 monuments - sur une bande de 100 km de large qui longe sur 350 km le fleuve Gambie. Les quatre groupes, Sine Ngay&amp;egrave;ne, Wanar, Wassu et Kerbatch rassemblent 93 cercles et de nombreux tumuli, monticules fun&amp;eacute;raires. Certains ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fouill&amp;eacute;s et ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; un mat&amp;eacute;riel arch&amp;eacute;ologique que l&amp;rsquo;on peut dater entre le IIIe si&amp;egrave;cle av. J.-C et le XVIe si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re. Les cercles de pierres de lat&amp;eacute;rite soigneusement taill&amp;eacute;es et leurs tumuli associ&amp;eacute;s pr&amp;eacute;sentent un vaste paysage sacr&amp;eacute; qui s&amp;rsquo;est constitu&amp;eacute; sur plus de 1 500 ans et rendent compte d&amp;rsquo;une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; prosp&amp;egrave;re, p&amp;eacute;renne et hautement organis&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cercles mégalithiques de Sénégambie</site><states>Sénégal,Gambie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1403</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1995</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/725</http_url><id_number>725</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_725.jpg</image_url><iso_code>sk,hu</iso_code><justification></justification><latitude>48.4757300000</latitude><location></location><longitude>20.4868700000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Ter</revision_extension><secondary_dates>2000</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La vari&amp;eacute;t&amp;eacute; de leurs formes et leur concentration dans une aire restreinte font des 712 grottes actuellement identifi&amp;eacute;es un syst&amp;egrave;me karstique typique de la zone temp&amp;eacute;r&amp;eacute;e. Pr&amp;eacute;sentant une combinaison extr&amp;ecirc;mement rare d'effets climatiques tropicaux et glaciaires, elles permettent d'&amp;eacute;tudier l'histoire g&amp;eacute;ologique sur plusieurs dizaines de millions d'ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</short_description><site>Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie</site><states>Slovaquie,Hongrie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1624</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2012</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1313</http_url><id_number>1313</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1313.jpg</image_url><iso_code>si,es</iso_code><justification></justification><latitude>38.7752777778</latitude><location></location><longitude>-4.8388888889</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le bien inclut les sites miniers d'Almad&amp;eacute;n (Espagne), o&amp;ugrave; le mercure (vif-argent) a &amp;eacute;t&amp;eacute; extrait depuis l'Antiquit&amp;eacute;, et d&amp;rsquo;Idrija (Slov&amp;eacute;nie), o&amp;ugrave; du mercure a &amp;eacute;t&amp;eacute; trouv&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois en 1490 apr&amp;egrave;s J.-C. La partie espagnole du bien comprend des b&amp;acirc;timents li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'histoire mini&amp;egrave;re du site, notamment le ch&amp;acirc;teau Retamar, des &amp;eacute;difices religieux et des puits traditionnels. Le site d'Idrija pr&amp;eacute;sente notamment des entrep&amp;ocirc;ts de mercure et des infrastructures, ainsi que des cit&amp;eacute;s de mineurs et un th&amp;eacute;&amp;acirc;tre des mineurs. Le site t&amp;eacute;moigne du commerce intercontinental du mercure qui a g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute; d'importants &amp;eacute;changes entre l'Europe et l'Am&amp;eacute;rique pendant des si&amp;egrave;cles. Les deux sites sont les deux plus grandes mines de mercure au monde et sont rest&amp;eacute;s en fonctionnement jusqu'&amp;agrave; une p&amp;eacute;riode r&amp;eacute;cente.&lt;/p&gt;</short_description><site>Patrimoine du mercure. Almadén et Idrija</site><states>Slovénie,Espagne</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1841</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/898</http_url><id_number>898</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_898.jpg</image_url><iso_code>se,fi</iso_code><justification></justification><latitude>63.3000000000</latitude><location></location><longitude>21.3000000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2006</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;archipel de Kvarken (Finlande) et la Haute c&amp;ocirc;te (Su&amp;egrave;de) sont situ&amp;eacute;s dans le golfe de Botnie, qui prolonge la mer Baltique vers le nord. Les 5 600 &amp;icirc;les et &amp;icirc;lots se singularisent principalement par les curieuses moraines &amp;agrave; cr&amp;ecirc;te bossel&amp;eacute;es, ou moraines de Geer, form&amp;eacute;es par la fonte de la nappe de glace continentale compos&amp;eacute;es il y a entre 10 000 et 24 000 ans. L&amp;rsquo;archipel de Kvarken s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve de mani&amp;egrave;re continue du niveau de la mer du fait d&amp;rsquo;un rel&amp;egrave;vement glacio-isostatique rapide, lorsqu&amp;rsquo;une terre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment comprim&amp;eacute;e par le poids d&amp;rsquo;un glacier se rel&amp;egrave;ve apr&amp;egrave;s la disparition de ce dernier, fait de ce taux de rel&amp;egrave;vement dans la r&amp;eacute;gion l&amp;rsquo;un des plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s au monde. Du fait de l&amp;rsquo;avanc&amp;eacute;e du littoral, des &amp;icirc;les apparaissent et s&amp;rsquo;unissent, des p&amp;eacute;ninsules grandissent, des lacs se forment depuis les baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses. La Haute c&amp;ocirc;te a aussi &amp;eacute;t&amp;eacute; largement fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;association de processus de glaciation, de recul des glaciers et d''&amp;eacute;mergence de nouvelles terres. Depuis le retrait final des glaces de la Haute c&amp;ocirc;te, il y a 9 600 ans, le rel&amp;egrave;vement est de l''ordre de 285 m, ce qui correspond au &amp;laquo; rebond &amp;raquo; manifeste le plus important jamais observ&amp;eacute;. La Haute c&amp;ocirc;te est un site exceptionnel pour la compr&amp;eacute;hension des processus importants qui ont form&amp;eacute; les glaciers et les zones de rel&amp;egrave;vement de la surface de la Terre.&lt;/p&gt;</short_description><site>Haute Côte / Archipel de Kvarken</site><states>Suède,Finlande</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1050</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2008</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L'implantation humaine dans cette r&amp;eacute;gion des Alpes remonte certainement au n&amp;eacute;olithique. L'&amp;acirc;ge du Bronze repr&amp;eacute;sente une &amp;eacute;tape de peuplement importante, en lien avec la pr&amp;eacute;sence de mines. Des communaut&amp;eacute;s sont alors pr&amp;eacute;sentes dans le Haut Engadine. Les routes transalpines existent, pour des &amp;eacute;changes commerciaux qui se poursuivent &amp;agrave; l'&amp;acirc;ge du fer, entre les Etrusques et les Celtes, puis apr&amp;egrave;s la conqu&amp;ecirc;te romaine (15 av. J.-C.).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Durant le Moyen &amp;Acirc;ge, la route transalpine est un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment important d'identit&amp;eacute; pour les communaut&amp;eacute;s montagnardes, qui participent au transport dans les cols et qui sont en charge de l'entretien, contre des redevances de p&amp;eacute;age.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVe et au d&amp;eacute;but du XVIe si&amp;egrave;cle, le contr&amp;ocirc;le du futur canton des Grisons (Dre&amp;iuml; Buden) s'&amp;eacute;tend sur l'ensemble des deux cols de l'Albula et de la Bernina, notamment du val Veltin au sud-est du col de la Bernina.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Toutefois, la route de l'Albula/Bernina ne figure pas dans les grandes routes romaines et sa premi&amp;egrave;re mention remonte au haut Moyen &amp;Acirc;ge, en lien avec les mines. D'autres routes transalpines existent alors pour relier le Haut Engadine aux basses vall&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La route de l'Albula/Bernina n'existe vraiment qu'&amp;agrave; compter du XVIe si&amp;egrave;cle, dans le cadre de la poste fran&amp;ccedil;aise, pour le maintien d'une route s&amp;ucirc;re entre Paris et Venise.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction de routes de franchissement des Alpes, au sens moderne de voies charreti&amp;egrave;res &amp;agrave; pentes r&amp;eacute;guli&amp;egrave;res et de passages s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s par des travaux de g&amp;eacute;nie civil, appara&amp;icirc;t au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, dans la suite des campagnes italiennes de Napol&amp;eacute;on Bonaparte, notamment le col du Saint-Bernard en Suisse (achev&amp;eacute; en 1820). La route du col de la Bernina est achev&amp;eacute;e en 1842 et celle de l'Albula en 1866. Un v&amp;eacute;ritable relais d'&amp;eacute;tape est construit en 1871 (Hospice de la Bernina).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier h&amp;ocirc;tel est construit &amp;agrave; Saint-Moritz en 1857 et la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e au lac de Poschiavo, en lien direct avec la route. Le tourisme d'&amp;eacute;t&amp;eacute; se d&amp;eacute;veloppe alors, apportant de nouveaux loisirs &amp;agrave; l'aristocratie et &amp;agrave; la haute bourgeoisie, notamment sous l'influence des &amp;eacute;lites britanniques. On compte quatre &amp;laquo; Grands h&amp;ocirc;tels &amp;raquo; &amp;agrave; Saint-Moritz en 1900. Le besoin de transports accrus et plus r&amp;eacute;guliers, en hiver notamment, devient une n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; qui conditionne tant l'avenir &amp;eacute;conomique des populations de montagne que le d&amp;eacute;veloppement d'une activit&amp;eacute; touristique prometteuse.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cr&amp;eacute;ation d'un embranchement, &amp;agrave; traction vapeur, pour relier le r&amp;eacute;seau m&amp;eacute;trique d&amp;eacute;j&amp;agrave; existant dans le canton des Grisons au Haut Engadine est &amp;eacute;tudi&amp;eacute; au cours des ann&amp;eacute;es 1890, au d&amp;eacute;part de Thusis via un tunnel sous le col de l'Albula. D'importants enjeux &amp;eacute;conomiques et culturels sont pr&amp;eacute;sents, pour l'avenir de cette r&amp;eacute;gion d'altitude et pour la coh&amp;eacute;sion culturelle et linguistique du canton des Grisons. Le chemin de fer est construit &amp;agrave; compter de 1898 et il ouvre en 1904, sous la responsabilit&amp;eacute; de la Compagnie des chemins de fer rh&amp;eacute;tiques, sous le contr&amp;ocirc;le du canton. Les hautes vall&amp;eacute;es sont alors reli&amp;eacute;es entre elles par un v&amp;eacute;ritable r&amp;eacute;seau m&amp;eacute;trique r&amp;eacute;gional, dont le bien propos&amp;eacute; pour inscription forme la partie la plus spectaculaire. Il rejoint la capitale cantonale, Coire (Chur), o&amp;ugrave; il est connect&amp;eacute; au r&amp;eacute;seau g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral helv&amp;eacute;tique &amp;agrave; voie normale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le trafic rapidement croissant est assur&amp;eacute; dans un premier temps par la traction vapeur, notamment gr&amp;acirc;ce aux excellentes machines de montagne du constructeur suisse Anatole Mallet, mondialement connu. L'efficacit&amp;eacute; de la traction &amp;eacute;lectrique a cependant fait ses preuves en montagne, d&amp;egrave;s les ann&amp;eacute;es 1900-1910, en Suisse et ailleurs. Un programme d'&amp;eacute;lectrification en alternatif monophas&amp;eacute; est envisag&amp;eacute; pour la ligne de l'Albula en 1913, et il est r&amp;eacute;alis&amp;eacute; en 1919.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le chemin de fer du col de la Bernina est envisag&amp;eacute; un peu apr&amp;egrave;s celui de l'Albula, mais il est bas&amp;eacute; sur d'autres conceptions techniques (voir description du bien) et il est construit par une autre compagnie. Ils seront toutefois de m&amp;ecirc;me &amp;eacute;cartement, mais les motrices et les convois ne sont pas alors compatibles : courant continu pour l'un mais vapeur puis courant alternatif pour l'autre, rayons de courbure et gabarit du passage moindres sur la ligne de la Bernina.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Suite aux difficult&amp;eacute;s &amp;eacute;conomiques li&amp;eacute;es &amp;agrave; la Seconde Guerre mondiale, la ligne de la Bernina passa sous le contr&amp;ocirc;le des Chemins de fer rh&amp;eacute;tiques en 1944. La tension continue est alors port&amp;eacute;e de 750 V &amp;agrave; 1000 V ; le gabarit est &amp;eacute;largi ; puis, r&amp;eacute;cemment, des motrices et des rames aptes &amp;agrave; fonctionner sur les deux syst&amp;egrave;mes &amp;eacute;lectriques sont mises en place, apportant tardivement une fonction transalpine r&amp;eacute;elle aux deux lignes historiques. De nouveaux &amp;eacute;largissements de gabarit sont en cours, entra&amp;icirc;nant des modifications des ouvrages d'art (voir 3, authenticit&amp;eacute;).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ouverture des lignes ferroviaires a accompagn&amp;eacute; et soutenu une activit&amp;eacute; touristique exceptionnelle, notamment dans le d&amp;eacute;veloppement des sports d'hiver, dont Saint-Moritz peut &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme l'un des grands sites fondateurs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Il s'ensuit un second boom h&amp;ocirc;telier dans la p&amp;eacute;riode pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dant la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le r&amp;ocirc;le remarquable jou&amp;eacute; par la r&amp;eacute;gion de Saint-Moritz dans la cr&amp;eacute;ation et le d&amp;eacute;veloppement des sports d'hiver est consacr&amp;eacute; par l'organisation des premiers jeux olympiques d'hiver en 1928 et &amp;agrave; nouveau en 1948.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1276</http_url><id_number>1276</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1276.jpg</image_url><iso_code>ch,it</iso_code><justification></justification><latitude>46.4983333333</latitude><location></location><longitude>9.8463888889</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le chemin de fer rh&amp;eacute;tique dans le paysage de l&amp;rsquo;Albula et de la Bernina&amp;nbsp;rassemble deux lignes ferroviaires historiques qui traversent les Alpes suisses par deux cols. Ouverte en 1904, la ligne de l&amp;rsquo;Albula, dans le nord de la partie nord-ouest du site, fait 67 km de long. Elle comporte un ensemble impressionnant d&amp;rsquo;ouvrages avec 42 tunnels et galeries couvertes et 144 viaducs et ponts. Les 61 km de la ligne de la Bernina totalisent 13 tunnels et galeries ainsi que 52 viaducs et ponts. Le bien montre une utilisation exemplaire du chemin de fer pour d&amp;eacute;senclaver les Alpes centrales au d&amp;eacute;but du XX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle; ces deux lignes ferroviaires ont eu un impact socio-&amp;eacute;conomique durable sur la vie en montagne. Les deux lignes pr&amp;eacute;sentent un ensemble technique, architectural et environnemental exceptionnel. Elles incarnent des r&amp;eacute;alisations architecturales et de g&amp;eacute;nie civil en harmonie avec les paysages qu&amp;rsquo;elles traversent.&lt;/p&gt;</short_description><site>Chemin de fer rhétique dans les paysages de l’Albula et de la Bernina</site><states>Suisse,Italie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1503</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1090</http_url><id_number>1090</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1090.jpg</image_url><iso_code>ch,it</iso_code><justification></justification><latitude>45.8888888889</latitude><location>                                                                        &#xd;
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            </location><longitude>8.9138888889</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2010</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La montagne bois&amp;eacute;e, de forme pyramidale, du Monte San Giorgio, pr&amp;egrave;s du lac de Lugano, est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme le meilleur t&amp;eacute;moin de la vie marine du Trias (il y a 245 &amp;agrave; 230 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es). La s&amp;eacute;quence t&amp;eacute;moigne de la vie dans un lagon tropical abrit&amp;eacute; et en partie s&amp;eacute;par&amp;eacute; de la haute mer par un r&amp;eacute;cif. Des formes de vie marine diverses ont prosp&amp;eacute;r&amp;eacute; dans ce lagon, notamment des reptiles, des poissons, des bivalves, des ammonites, des &amp;eacute;chinodermes et des crustac&amp;eacute;s. Comme le lagon &amp;eacute;tait proche de la terre, on trouve aussi quelques fossiles terrestres de reptiles, d&amp;rsquo;insectes et de plantes, notamment. Il en r&amp;eacute;sulte une ressource fossilif&amp;egrave;re tr&amp;egrave;s riche.&lt;/p&gt;</short_description><site>Monte San Giorgio</site><states>Suisse,Italie</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1643</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2005</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1187</http_url><id_number>1187</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1187.jpg</image_url><iso_code>ua,se,ru,md,no,lt,lv,fi,ee,by</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii) : &lt;/em&gt;La premi&amp;egrave;re mesure pr&amp;eacute;cise d&amp;rsquo;un long segment d&amp;rsquo;un m&amp;eacute;ridien qui a permis d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir la taille et la forme exacte de la Terre illustre une phase importante du d&amp;eacute;veloppement des sciences de la Terre. C&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement un exemple remarquable d&amp;rsquo;un &amp;eacute;change de valeurs humaines sous la forme d&amp;rsquo;une collaboration entre des scientifiques de diff&amp;eacute;rents pays. C&amp;rsquo;est aussi une illustration de la participation de monarques de diff&amp;eacute;rentes puissances &amp;agrave; une cause scientifique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) : &lt;/em&gt;L&amp;rsquo;arc g&amp;eacute;od&amp;eacute;sique de Struve est sans aucun doute un exemple exceptionnel d&amp;rsquo;un ensemble technologique illustrant les points de triangulation de la mesure d&amp;rsquo;un m&amp;eacute;ridien et constituant la partie fixe et immat&amp;eacute;rielle des techniques de mesure.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vi) : &lt;/em&gt;La mesure de l&amp;rsquo;arc et ses r&amp;eacute;sultats sont directement associ&amp;eacute;s aux questionnements de l&amp;rsquo;homme sur la taille et la forme de la Terre. Elle est li&amp;eacute;e &amp;agrave; la th&amp;eacute;orie d&amp;rsquo;Isaac Newton qui d&amp;eacute;clarait que la Terre n&amp;rsquo;est pas une sph&amp;egrave;re parfaite.&lt;/p&gt;</justification><latitude>59.0577777778</latitude><location></location><longitude>26.3377777777</longitude><long_description>&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re mesure pr&amp;eacute;cise d'un long segment de m&amp;eacute;ridien, qui permit d'&amp;eacute;tablir la taille exacte et la forme de notre plan&amp;egrave;te, a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; un pas important dans le d&amp;eacute;veloppement des sciences de la terre. On savait depuis 500 av.&amp;nbsp;J.-C., environ que la Terre n'&amp;eacute;tait pas plate, mais de forme &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s sph&amp;eacute;rique. Au III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., &amp;Eacute;ratosth&amp;egrave;ne d&amp;eacute;veloppa des techniques de relev&amp;eacute; et une th&amp;eacute;orie permettant de d&amp;eacute;terminer les dimensions de la Terre, demeur&amp;eacute;e en usage jusqu'&amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la g&amp;eacute;od&amp;eacute;sie satellitaire. La th&amp;eacute;orie d'&amp;Eacute;ratosth&amp;egrave;ne, qui utilisait des mesures de distances et d'angles d&amp;eacute;termin&amp;eacute;es &amp;agrave; partir de l'observation des &amp;eacute;toiles, permit d'&amp;eacute;valuer la taille de la Terre, mais ces mesures n'&amp;eacute;taient pas encore pr&amp;eacute;cises, compte tenu notamment du degr&amp;eacute; insuffisant d'avancement des m&amp;eacute;thodes et de l'appareillage technique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, on d&amp;eacute;veloppa des instruments plus fiables, ainsi qu'une nouvelle m&amp;eacute;thode fond&amp;eacute;e sur les triangulations. On mesurait gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; elle, avec beaucoup plus de pr&amp;eacute;cision, des distances bien plus courtes, tandis que les longues distances &amp;eacute;taient couvertes par des cha&amp;icirc;nes de triangles de plusieurs centaines de kilom&amp;egrave;tres. Chacun de leurs c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s (lignes de base) &amp;eacute;tait long de 100&amp;nbsp;km, et chaque triangle de la cha&amp;icirc;ne avait au moins une ligne de base en commun avec un autre triangle, et deux angles communs (points de station) avec un autre triangle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette m&amp;eacute;thode de triangulation permit, autour de 1730 et de 1740, d'&amp;eacute;tablir la v&amp;eacute;ritable forme de la Terre &amp;agrave; partir de longs arcs de cercle construits au P&amp;eacute;rou et en Laponie. Le probl&amp;egrave;me de ses dimensions demeurait cependant, et s'&amp;eacute;tait m&amp;ecirc;me compliqu&amp;eacute; d&amp;egrave;s lors que l'on s'&amp;eacute;tait aper&amp;ccedil;u que la Terre n'&amp;eacute;tait pas une sph&amp;egrave;re parfaite. Les premiers arcs de cercle construits en France, au P&amp;eacute;rou, en Laponie, en Italie, dans le sud de l'Afrique et en Autriche pr&amp;eacute;sentaient diff&amp;eacute;rentes imperfections qui emp&amp;ecirc;chaient d'apporter une r&amp;eacute;ponse d&amp;eacute;finitive &amp;agrave; cette question. La d&amp;eacute;faite de Napol&amp;eacute;on, suivie par le congr&amp;egrave;s de Vienne et par la d&amp;eacute;cision prise, en 1815, d'&amp;eacute;tablir des fronti&amp;egrave;res reconnues internationalement en Europe, exigeait un effort accru dans la r&amp;eacute;alisation des plans. Ce besoin &amp;eacute;tait particuli&amp;egrave;rement ressenti en Russie, o&amp;ugrave; le tsar Alexandre&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; offrit &amp;agrave; l'astronome Wilhelm Struve tous les moyens n&amp;eacute;cessaires &amp;agrave; son nouveau projet d'arc g&amp;eacute;od&amp;eacute;sique &amp;agrave; longue distance, qui repr&amp;eacute;sente un premier pas dans le d&amp;eacute;veloppement du r&amp;eacute;seau g&amp;eacute;od&amp;eacute;sique moderne et de la planim&amp;eacute;trie topographique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un arc tr&amp;egrave;s long, termin&amp;eacute; en 1840, avait &amp;eacute;t&amp;eacute; mesur&amp;eacute; en Inde par Lambton et Everest, et un plus petit en Lituanie par Carl Tenner. Struve, qui travaillait &amp;agrave; l'universit&amp;eacute; de Dorpat, dans l'Estonie actuelle, d&amp;eacute;cida que son arc suivrait une ligne de longitude (m&amp;eacute;ridien) passant par l'observatoire de son universit&amp;eacute;. Ce nouvel arc, connu sous le nom d'arc de Struve, fut finalement r&amp;eacute;alis&amp;eacute; en reliant des arcs ant&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; celui qu'avait mesur&amp;eacute; Tenner plus au sud, et &amp;agrave; leurs extensions vers le nord et vers le sud. L'arc couvrait ainsi une ligne de 2&amp;nbsp;800&amp;nbsp;km reliant Fuglen&amp;aelig;s, pr&amp;egrave;s de Hammerfest, &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; nord, &amp;agrave; Staro-Nekrasowka, pr&amp;egrave;s d'Ismail, sur les rives de la mer Noire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site inscrit au patrimoine de l'humanit&amp;eacute; consiste en 34 des points de station install&amp;eacute;s par Struve et par ses coll&amp;egrave;gues entre&amp;nbsp;1816 et&amp;nbsp;1851&amp;nbsp;: 4 points en Norv&amp;egrave;ge, 4 en Su&amp;egrave;de, 6 en Finlande, 1 en Russie, 3 en Estonie, 2 en Lettonie, 3 en Lituanie, 5 en B&amp;eacute;larus, 1 en R&amp;eacute;publique de Moldova et 4 en Ukraine. Ces rep&amp;egrave;res pr&amp;eacute;sentent diff&amp;eacute;rentes formes&amp;nbsp;: petits trous creus&amp;eacute;s dans la roche, parfois remplis de plomb&amp;nbsp;; marques cruciformes grav&amp;eacute;es &amp;agrave; la surface de la roche&amp;nbsp;; pierre ou brique comportant un rep&amp;egrave;re&amp;nbsp;; amoncellements de rochers avec une pierre ou une brique perc&amp;eacute;e d'un trou en son centre&amp;nbsp;; simples briques&amp;nbsp;; enfin, monuments sp&amp;eacute;cialement construits &amp;agrave; cet effet pour rappeler le souvenir du point, et celui de l'arc.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'arc g&amp;eacute;od&amp;eacute;sique de Struve constitue un formidable t&amp;eacute;moignage de collaboration scientifique entre des savants de diff&amp;eacute;rents pays, et offre un remarquable exemple d'ensemble technologique.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;arc de Struve est un r&amp;eacute;seau de triangulations qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tend de Hammerfest en Norv&amp;egrave;ge jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la mer Noire et traverse 10 pays sur plus de 2 820 km. L&amp;rsquo;arc est form&amp;eacute; par les points d&amp;rsquo;une triangulation r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e entre 1816 et 1855 par l&amp;rsquo;astronome Friedrich Georg Wilhelm Struve et repr&amp;eacute;sentant la premi&amp;egrave;re mesure exacte d&amp;rsquo;un long segment de m&amp;eacute;ridien. Cette triangulation a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; d&amp;eacute;finir et mesurer la taille et la forme exactes de la Terre ; elle a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le essentiel dans le d&amp;eacute;veloppement des sciences de la Terre et l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement de cartes topographiques pr&amp;eacute;cises. C&amp;rsquo;est un formidable exemple de collaboration scientifique entre chercheurs de diff&amp;eacute;rents pays et de coop&amp;eacute;ration entre des monarques pour une cause scientifique. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;origine, l&amp;rsquo;arc &amp;eacute;tait constitu&amp;eacute; de 258 triangles principaux et de 265 points fixes principaux. Le site inscrit sur la liste comprend 34 des points fixes d&amp;rsquo;origine, avec diff&amp;eacute;rents marquages &amp;ndash; trous perc&amp;eacute;s dans la roche, croix en fer, cairns ou ob&amp;eacute;lisques.&lt;/p&gt;</short_description><site>Arc géodésique de Struve</site><states>Ukraine,Suède,Fédération de Russie,République de Moldova,Norvège,Lituanie,Lettonie,Finlande,Estonie,Bélarus</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>1364</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1989</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/509</http_url><id_number>509</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_509.jpg</image_url><iso_code>zm,zw</iso_code><justification></justification><latitude>-17.9245300000</latitude><location>                    &#xd;
          &#xd;
          </location><longitude>25.8553900000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Elles figurent parmi les chutes d'eau les plus spectaculaires du monde. Le Zamb&amp;egrave;ze, large de plus de 2 km &amp;agrave; cet endroit, s'engouffre bruyamment dans une s&amp;eacute;rie de gorges de basalte, provoquant une brume iris&amp;eacute;e visible &amp;agrave; plus de 20 km de distance.&lt;/p&gt;</short_description><site>Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria</site><states>Zambie,Zimbabwe</states><transboundary>1</transboundary><unique_number>593</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger>Y 2003</danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Afghanistan &amp;eacute;tait jadis la Bactriane, l&amp;rsquo;une des provinces de l&amp;rsquo;empire perse &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque des Ach&amp;eacute;m&amp;eacute;nides. Alexandre le Grand, la dynastie s&amp;eacute;leucide et la dynastie Maurya d&amp;rsquo;Inde du Nord r&amp;eacute;gn&amp;egrave;rent ensuite sur la r&amp;eacute;gion. Les Kouchanes, groupe de tribus nomades, r&amp;eacute;gn&amp;egrave;rent &amp;agrave; partir du IIe si&amp;egrave;cle avant notre &amp;egrave;re, pour atteindre une apog&amp;eacute;e au IIe si&amp;egrave;cle apr&amp;egrave;s notre &amp;egrave;re. Les Sassanides contr&amp;ocirc;l&amp;egrave;rent l&amp;rsquo;Afghanistan &amp;agrave; partir du milieu du IIIe si&amp;egrave;cle, les nomades d&amp;rsquo;Asie centrale r&amp;eacute;gn&amp;egrave;rent au Ve si&amp;egrave;cle, une coalition entre les Sassanides et les Turcs de l&amp;rsquo;ouest prit le pouvoir au milieu du VIe si&amp;egrave;cle. La Route de la Soie, qui traversait l&amp;rsquo;Afghanistan, contribua &amp;agrave; la diffusion du bouddhisme venu d&amp;rsquo;Inde dans la r&amp;eacute;gion au Ier si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re. Les Kouchanes &amp;eacute;taient des m&amp;eacute;c&amp;egrave;nes des arts et de la religion, et furent responsables de l&amp;rsquo;introduction de l&amp;rsquo;art bouddhique dans le style bactrien, qui fut aussi influenc&amp;eacute; par l&amp;rsquo;art hell&amp;eacute;nistique et sassanide.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;art et l&amp;rsquo;architecture islamique furent introduits &amp;agrave; Bamyan au XIe si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re, alors que la r&amp;eacute;gion centrale d&amp;rsquo;Afghanistan &amp;eacute;tait sous le joug du sultan Mahmoud de Chazna (998-1030). La ville de Bamyan fut con&amp;ccedil;ue sur le mod&amp;egrave;le de la r&amp;eacute;gion de Khorasan, en Iran. Sous le r&amp;egrave;gne des Ghorides (1155-1212), le d&amp;eacute;veloppement incluait les peuplements fortifi&amp;eacute;s de Shahr-i Bamyan (plus tard Ghulghulah), de Shahr-i Zuhak et de Shahr-i Khoshak. Au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e de Genghis Khan ruina les villes de Bamyan et pilla les monast&amp;egrave;res bouddhistes. L&amp;rsquo;empereur moghol Aurangzeb (1618-1707) ordonna &amp;agrave; son arm&amp;eacute;e de d&amp;eacute;truire les jambes du grand Bouddha. La vall&amp;eacute;e fut abandonn&amp;eacute;e pour une longue p&amp;eacute;riode mais, &amp;agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle, les grottes furent &amp;agrave; nouveau habit&amp;eacute;es et utilis&amp;eacute;es comme abris pour des animaux domestiques. En 1979, la ville de Bamyan comptait plus de 7 000 habitants. Dans les ann&amp;eacute;es 1970, la r&amp;eacute;gion fut utilis&amp;eacute;e par les militaires. Dans les ann&amp;eacute;es 1990, elle fut expos&amp;eacute;e &amp;agrave; des conflits arm&amp;eacute;s. En 2001, les grands Bouddha furent d&amp;eacute;truits par les Talibans.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/208</http_url><id_number>208</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_208.jpg</image_url><iso_code>af</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (i):&lt;/em&gt; Les statues de Bouddha et l&amp;rsquo;art rupestre de la vall&amp;eacute;e de Bamyan sont une repr&amp;eacute;sentation exceptionnelle de l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole du Gandhara dans l&amp;rsquo;art bouddhique de la r&amp;eacute;gion d&amp;rsquo;Asie centrale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; Les vestiges artistiques et architecturaux de la vall&amp;eacute;e de Bamyan, important centre bouddhiste sur la Route de la Soie, sont un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de l&amp;rsquo;&amp;eacute;change des influences indiennes, hell&amp;eacute;nistiques, romaines et sassanides qui ont servi de fondations &amp;agrave; une expression artistique particuli&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole du Gandhara. &amp;Agrave; cela s&amp;rsquo;ajoute une influence islamique ult&amp;eacute;rieure.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii):&lt;/em&gt; La vall&amp;eacute;e de Bamyan est un t&amp;eacute;moignage exceptionnel d&amp;rsquo;une tradition culturelle d&amp;rsquo;Asie centrale aujourd&amp;rsquo;hui disparue.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv):&lt;/em&gt; La vall&amp;eacute;e de Bamyan est un exemple exceptionnel de paysage culturel illustrant une p&amp;eacute;riode significative du bouddhisme.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vi):&lt;/em&gt; La vall&amp;eacute;e de Bamyan est l&amp;rsquo;expression monumentale la plus importante du Bouddhisme occidental. Ce fut un centre de p&amp;egrave;lerinage essentiel sur plusieurs si&amp;egrave;cles. Les monuments, en raison de leurs valeurs symboliques, ont souffert &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes p&amp;eacute;riodes de leur histoire, notamment lors de la destruction d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;e de 2001, qui secoua le monde entier.&lt;/p&gt;</justification><latitude>34.8469400000</latitude><location>                                    Province de Bamyan, district de Bamyan&#xd;
            &#xd;
            &#xd;
            </location><longitude>67.8252500000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e de Bamiyan se trouve &amp;agrave; 264&amp;nbsp;km, par la route, &amp;agrave; l'ouest de Kaboul. Situ&amp;eacute;e &amp;agrave; une altitude de 2&amp;nbsp;500&amp;nbsp;m, le long de la rivi&amp;egrave;re Bamiyan, elle est enferm&amp;eacute;e dans les hautes montagnes de l'Hindu Kush, dans la partie centrale de l'Afghanistan. Elle &amp;eacute;tait l'un des itin&amp;eacute;raires de la route de la soie, et son magnifique paysage est associ&amp;eacute; &amp;agrave; des figures l&amp;eacute;gendaires. Ces deux aspects ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; son d&amp;eacute;veloppement comme centre religieux et culturel de toute premi&amp;egrave;re importance, habit&amp;eacute; et en partie urbanis&amp;eacute; &amp;agrave; partir du III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site se compose de huit zones majeures distinctes, s&amp;eacute;par&amp;eacute;es par des zones tampons&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;ul type="disc"&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Les &lt;em&gt;falaises de Bamiyan&lt;/em&gt; , au nord de la vall&amp;eacute;e, o&amp;ugrave; se trouvent les deux niches colossales qui contenaient les grandes statues de Bouddha debout.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Les &lt;em&gt;carri&amp;egrave;res de la vall&amp;eacute;e du Kakrak&lt;/em&gt; , 3&amp;nbsp;km environ au sud-est des falaises de Bamiyan, dat&amp;eacute;es entre le VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Les deux principaux groupes des &lt;em&gt;grottes de la vall&amp;eacute;e de la Fuladi&lt;/em&gt; sont ceux de Qoul-i Akram et de Kalai Ghamai, o&amp;ugrave; sont conserv&amp;eacute;s d'importants d&amp;eacute;cors.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Shahr-i Zuhak&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Qallai? Kalai (ci-dessus) Kaphari&lt;/em&gt; pr&amp;eacute;sentent des murs de fortification, des tours et des citadelles construits en terre, dat&amp;eacute;s entre le VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Shahr-i Ghulghulah&lt;/em&gt; est une citadelle fortifi&amp;eacute;e &amp;eacute;difi&amp;eacute;e sur une colline, au centre de la vall&amp;eacute;e&amp;nbsp;; elle est dat&amp;eacute;e entre le VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;/ul&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le paysage culturel et les vestiges arch&amp;eacute;ologiques de la vall&amp;eacute;e de Bamiyan illustrent les mouvements artistiques et religieux qui, du I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, ont caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; l'ancienne Bactriane, en int&amp;eacute;grant diff&amp;eacute;rentes influences culturelles de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; former l'&amp;eacute;cole d'art bouddhique du Gandhara. Le site contient plusieurs ensembles monastiques et sanctuaires bouddhistes, ainsi que des &amp;eacute;difices fortifi&amp;eacute;s de la p&amp;eacute;riode islamique. Il t&amp;eacute;moigne &amp;eacute;galement de la tragique destruction des deux bouddhas debout par les talibans, qui &amp;eacute;branla le monde en mars&amp;nbsp;2001.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le paysage culturel et les vestiges arch&amp;eacute;ologiques de la vall&amp;eacute;e de Bamiyan illustrent les d&amp;eacute;veloppements artistiques et religieux qui, du Ier au XIIIe si&amp;egrave;cle, ont caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; l&amp;rsquo;ancienne Bactriane, int&amp;eacute;grant diverses influences culturelles pour former l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole d&amp;rsquo;art bouddhique du Gandhara. Le site contient plusieurs ensembles monastiques et sanctuaires bouddhistes, ainsi que des &amp;eacute;difices fortifi&amp;eacute;s de la p&amp;eacute;riode islamique. Il t&amp;eacute;moigne &amp;eacute;galement de la tragique destruction des deux bouddhas debout par les taliban, qui &amp;eacute;branla le monde en mars 2001.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan</site><states>Afghanistan</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>230</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger>Y 2002</danger><date_inscribed>2002</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le minaret de Jam marque probablement le site de l&amp;rsquo;ancienne ville de Firuzkoh, la capitale de la dynastie ghoride qui r&amp;eacute;gna sur l&amp;rsquo;Afghanistan et certaines r&amp;eacute;gions de l&amp;rsquo;Inde du Nord, de Chaghcharan au golfe Persique, aux XIIe et XIIIe si&amp;egrave;cles. Une inscription donne la date de construction de 1194, une autre indique le nom d&amp;rsquo;un puissant empereur ghoride, le Sultan Ghiyas ud-Din (1157-1202). Il est probable que le minaret a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;difi&amp;eacute; pour comm&amp;eacute;morer sa victoire &amp;agrave; Delhi en 1192 sur l&amp;rsquo;empire Ghaznavide, d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; le nom parfois utilis&amp;eacute; de tour de la Victoire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site de Jam est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; celui de la r&amp;eacute;sidence d&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; des empereurs ghorides. Il semble que la mosqu&amp;eacute;e &amp;agrave; laquelle &amp;eacute;tait rattach&amp;eacute; le minaret &amp;eacute;tait de taille modeste, hors de proportion avec les dimensions du minaret, contrairement aux r&amp;egrave;gles de base de l&amp;rsquo;architecture islamique. Apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;c&amp;egrave;s de Ghiyas ud-Din, son fr&amp;egrave;re Muiz ud-Din lui succ&amp;eacute;da. L&amp;rsquo;empire ghouride fut l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;intenses pressions de la part de ses voisins, les Kharizm, au sud de la mer d&amp;rsquo;Aral, et abandonna progressivement des territoires. La dynastie ne surv&amp;eacute;cue qu&amp;rsquo;au prix d&amp;rsquo;une retraite dans les territoires montagneux de Bamiyan, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la capture et la mise &amp;agrave; mort de son dernier roi r&amp;eacute;gnant en 1215. La ville de Firuzkoh fut d&amp;eacute;truite par le Mongol Og&amp;ouml;dei en 1222.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/211</http_url><id_number>211</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_211.jpg</image_url><iso_code>af</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii)&lt;/em&gt; : L'architecture et la d&amp;eacute;coration innovatrices du Minaret de Djam ont jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le significatif dans le d&amp;eacute;veloppement des arts et de l'architecture du sous-continent indien et au-del&amp;agrave;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii)&lt;/em&gt; : Le minaret de Djam et ses vestiges arch&amp;eacute;ologiques associ&amp;eacute;s constituent un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de la puissance et de la qualit&amp;eacute; de la civilisation ghoride qui domina cette r&amp;eacute;gion aux XIIe et XIIIe si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv)&lt;/em&gt; : Le minaret de Djam est un exemple exceptionnel de l&amp;rsquo;architecture et de l&amp;rsquo;ornementation islamiques dans la r&amp;eacute;gion et joua un r&amp;ocirc;le dans leur diffusion.&lt;/p&gt;</justification><latitude>34.3965555600</latitude><location>                      District de Shahrak, province du Ghor&#xd;
          &#xd;
            </location><longitude>64.5160555600</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'architecture et le d&amp;eacute;cor de ce minaret sont remarquables du point de vue de l'histoire de l'art. Ils repr&amp;eacute;sentent la fusion de tendances artistiques attest&amp;eacute;es auparavant dans la r&amp;eacute;gion sous la forme d'un tout exceptionnellement homog&amp;egrave;ne, qui &amp;eacute;tait ainsi appel&amp;eacute; &amp;agrave; exercer une influence importante sur l'architecture de cette zone. Ce remarquable exemple d'architecture et de d&amp;eacute;cor islamiques joua un r&amp;ocirc;le important dans leur diffusion. d&amp;eacute;j&amp;agrave; dit supra&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; une altitude de 1&amp;nbsp;900&amp;nbsp;m au-dessus du niveau de la mer, et &amp;eacute;loign&amp;eacute; de toute ville importante, le minaret s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve dans une vall&amp;eacute;e accident&amp;eacute;e au c&amp;oelig;ur de la province du Ghor. C'est un &amp;eacute;difice gracieux, &amp;eacute;lanc&amp;eacute;, remontant au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, dont on pense qu'il a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit pour comm&amp;eacute;morer une importante victoire des sultans de la dynastie ghoride. Une inscription permet de le dater, plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment, de 1194. Djam &amp;eacute;tait probablement la r&amp;eacute;sidence d'&amp;eacute;t&amp;eacute; des empereurs ghorides&amp;nbsp;; c'est sans doute le site de l'ancienne ville de Firuzkuh, capitale de leur dynastie.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le minaret est l'un des monuments les mieux conserv&amp;eacute;s. Il t&amp;eacute;moigne de la cr&amp;eacute;ativit&amp;eacute; artistique et de la ma&amp;icirc;trise des questions techniques exceptionnelle atteinte au cours de cette p&amp;eacute;riode. Construit sur la rive sud de la Hari, &amp;agrave; l'intersection de deux vall&amp;eacute;es encaiss&amp;eacute;es, il pr&amp;eacute;sente une base octogonale dont le diam&amp;egrave;tre est de 9&amp;nbsp;m&amp;nbsp;; haut de 65&amp;nbsp;m, il est form&amp;eacute; de quatre f&amp;ucirc;ts cylindriques qui s'effilent progressivement. L'ext&amp;eacute;rieur est enti&amp;egrave;rement rev&amp;ecirc;tu d'un d&amp;eacute;cor g&amp;eacute;om&amp;eacute;trique en relief appliqu&amp;eacute; directement sur l'appareil de briques cuites li&amp;eacute;es au mortier de chaux. Le premier cylindre est le plus d&amp;eacute;cor&amp;eacute;&amp;nbsp;: il se divise en huit panneaux verticaux, correspondant aux huit c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s de la base. Chacun d'entre eux pr&amp;eacute;sente un &amp;eacute;troit bandeau inscrit formant une ligne continue.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un groupe de blocs de pierre portant des inscriptions en h&amp;eacute;breu, provenant de la colline de Kushkak, entre le minaret et le village de Djam, appartenait probablement &amp;agrave; un cimeti&amp;egrave;re juif install&amp;eacute; dans cette zone&amp;nbsp;; on les date des XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles. Les restes de forteresses et de tours de l'agglom&amp;eacute;ration ghoride se trouvent sur la rive oppos&amp;eacute;e de la Hari, au nord du minaret, au sommet de la colline. Les vestiges de fortifications conserv&amp;eacute;s &amp;agrave; l'est du minaret invitent &amp;agrave; penser que celui-ci n'&amp;eacute;tait pas entour&amp;eacute; par un centre habit&amp;eacute;, mais par un camp militaire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis sa construction, le minaret n'a fait l'objet d'aucune reconstruction ou restauration importante, &amp;agrave; l'exception de la consolidation r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e autour de sa base. Les vestiges arch&amp;eacute;ologiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; visit&amp;eacute;s et document&amp;eacute;s au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais les seules fouilles effectu&amp;eacute;es &amp;agrave; ce jour ont &amp;eacute;t&amp;eacute; des fouilles clandestines, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es sans aucun contr&amp;ocirc;le.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Haut de 65m, le minaret de Djam est une construction gracieuse et &amp;eacute;lanc&amp;eacute;e datant du XIIe si&amp;egrave;cle. Recouvert d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;coration complexe en briques et portant une inscription de tuiles bleues au sommet, il est remarquable par la qualit&amp;eacute; de son architecture et de ses motifs d&amp;eacute;coratifs, qui repr&amp;eacute;sentent l&amp;rsquo;apog&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une tradition artistique propre &amp;agrave; cette r&amp;eacute;gion. Son impact est renforc&amp;eacute; par un environnement spectaculaire : une vall&amp;eacute;e profonde qui s&amp;rsquo;ouvre entre d&amp;rsquo;imposantes montagnes au c&amp;oelig;ur de la province du Ghor.&lt;/p&gt;</short_description><site>Minaret et vestiges archéologiques de Djam</site><states>Afghanistan</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>234</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/914</http_url><id_number>914</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_914.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le site de Sainte-Lucie est constitu&amp;eacute; de treize aires prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es contigu&amp;euml;s d&amp;rsquo;une superficie totale de 234,566 hectares. Le site constitue le syst&amp;egrave;me estuarien le plus vaste d&amp;rsquo;Afrique. Il comprend la limite m&amp;eacute;ridionale des r&amp;eacute;cifs coralliens sur le continent. Le site est une combinaison des processus marins, fluviaux et &amp;eacute;oliens qui ont abouti &amp;agrave; une grande vari&amp;eacute;t&amp;eacute; de formes terrestres et d&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes. Ses caract&amp;eacute;ristiques comprennent de larges canyons sous-marins, des plages de sable, un cordon dunaire bois&amp;eacute; et une mosa&amp;iuml;que de zones humides, de plaines herbeuses, de for&amp;ecirc;ts, de lacs et de savane. La vari&amp;eacute;t&amp;eacute; de la morphologie ainsi que les crues importantes et les temp&amp;ecirc;tes c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res contribuent &amp;agrave; des processus &amp;eacute;volutifs en cours dans la r&amp;eacute;gion. Les ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes naturels incluent une salinit&amp;eacute; variable de faiblement salin &amp;agrave; hypersalin dans les lacs du parc; un grand nombre de tortues qui viennent pondre sur les plages; la migration des baleines, des dauphins et des requins-baleines au large; et un nombre impressionnant d&amp;rsquo;oiseaux d&amp;rsquo;eau avec d&amp;rsquo;importantes colonies reproductrices de p&amp;eacute;licans, de cigognes, de h&amp;eacute;rons et de sternes. La situation du parc entre l&amp;rsquo;Afrique sub-tropicale et tropicale explique sa biodiversit&amp;eacute; exceptionnelle qui comprend quelque 521 esp&amp;egrave;ces d&amp;rsquo;oiseaux.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-27.8388900000</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>32.5500000000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les processus fluviaux, marins et &amp;eacute;oliens permanents sur ce site ont cr&amp;eacute;&amp;eacute; un relief tr&amp;egrave;s vari&amp;eacute; avec des r&amp;eacute;cifs coralliens, de longues plages de sable, des dunes c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res, des syst&amp;egrave;mes lacustres, des marais et des zones humides &amp;agrave; papyrus et roseaux. L&amp;rsquo;h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;eacute;n&amp;eacute;it&amp;eacute; environnementale du parc &amp;ndash; encore accentu&amp;eacute;e par des crues importantes et des temp&amp;ecirc;tes c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res &amp;ndash; et sa localisation dans une zone de transition entre l&amp;rsquo;Afrique subtropicale et l&amp;rsquo;Afrique tropicale expliquent sa diversit&amp;eacute; sp&amp;eacute;cifique exceptionnelle et la sp&amp;eacute;ciation qui continue. La mosa&amp;iuml;que de reliefs et de types d&amp;rsquo;habitat cr&amp;eacute;e des panoramas uniques au monde. Le site constitue un habitat d&amp;rsquo;importance essentielle pour une multitude d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces des milieux marins, d&amp;eacute;pendant des zones humides et de savane d&amp;rsquo;Afrique.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc de la zone humide d’iSimangaliso</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1067</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les fossiles des grottes de la vall&amp;eacute;e de Sterkfontein d&amp;eacute;peignent le paysage et la faune de l'Afrique du Sud tels qu'ils &amp;eacute;taient il y a 3,5 millions d'ann&amp;eacute;es. Quelques-uns des plus importants sp&amp;eacute;cimens d'australopith&amp;eacute;cid&amp;eacute;s (Australopithecus (Paranthropus) robustus et Australopithecus (Plesianthropus) africanus), anc&amp;ecirc;tres collat&amp;eacute;raux de l'homme moderne, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts dans la r&amp;eacute;gion. Les couches g&amp;eacute;ologiques de Sterkfontein ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; les premi&amp;egrave;res traces d'hominid&amp;eacute;s dans le sud de l'Afrique (environ 3,5 millions d'ann&amp;eacute;es). Historiquement, c'est aussi la d&amp;eacute;couverte du premier australopith&amp;egrave;que adulte en 1936, par Robert Broom, de la source la plus riche en fossiles de cette esp&amp;egrave;ce et des plus anciens outils en pierre (2 &amp;agrave; 1,5 millions d'ann&amp;eacute;es). Des sp&amp;eacute;cimens de l'Homo habilis ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts dans les br&amp;egrave;ches des grottes de Sterkfontein. Ces &amp;eacute;l&amp;eacute;ments cl&amp;eacute;s d&amp;eacute;finissent l'origine et l'&amp;eacute;volution de l'humanit&amp;eacute;. L'appartenance des hominid&amp;eacute;s &amp;agrave; la lign&amp;eacute;e d'Homo sapiens sapiens (l'homme moderne) est prouv&amp;eacute;e par la capacit&amp;eacute; de leur bo&amp;icirc;te cr&amp;acirc;nienne, leur alimentation et leur stature &amp;eacute;rig&amp;eacute;e debout, tous &amp;eacute;l&amp;eacute;ments qui indiquent une parent&amp;eacute; avec l'homme moderne. Des outils en pierre et en os, dat&amp;eacute;s de 2 &amp;agrave; 1,5 millions d'ann&amp;eacute;es, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis au jour &amp;agrave; Sterkfontein, Kromdraai et Swartkrans, et corroborent cette hypoth&amp;egrave;se.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Des preuves de la domestication du feu ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mises en &amp;eacute;vidence dans la grotte de Swartkrans (1,8 &amp;agrave; 1 millions d'ann&amp;eacute;es), autre trait sp&amp;eacute;cifique du comportement humain. L'anciennet&amp;eacute; de ces primates fossiles ayant indiscutablement des traits d'hominid&amp;eacute;s font de l'Afrique le berceau de l'humanit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/915</http_url><id_number>915</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_915.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification></justification><latitude>-24.1586100000</latitude><location>Provinces du Gauteng, du Limpopo et du Nord-Ouest&#xd;
            </location><longitude>29.1769400000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2005</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est sur ce site que le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre cr&amp;acirc;ne fossile de Taung &amp;ndash; un sp&amp;eacute;cimen de l&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ce Australopithecus africanus &amp;ndash; fut d&amp;eacute;couvert en 1924. La vall&amp;eacute;e de Makapan, elle aussi sur ce site, abrite dans ses nombreuses grottes arch&amp;eacute;ologiques des traces d&amp;rsquo;occupation et d&amp;rsquo;&amp;eacute;volution humaines remontant &amp;agrave; quelque 3,3 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es. L&amp;rsquo;ensemble de la r&amp;eacute;gion contient des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments essentiels d&amp;eacute;finissant l&amp;rsquo;origine et l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. Les fossiles trouv&amp;eacute;s ont permis l&amp;rsquo;identification de plusieurs sp&amp;eacute;cimens des premiers hominid&amp;eacute;s, plus particuli&amp;egrave;rement du Paranthropus, vieux de 2,5 &amp;agrave; 4,5 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, ainsi que des preuves de la domestication du feu il y a 1,8 million &amp;agrave; 1 million d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une extension du site inscrit en 1999.&lt;/p&gt;</short_description><site>Sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et les environs</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1069</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Robben Island, qu'on appelle souvent simplement l'&amp;icirc;le, a pu &amp;ecirc;tre occup&amp;eacute;e par des hommes avant l'arriv&amp;eacute;e des Europ&amp;eacute;ens, car c'est le sommet d'une montagne submerg&amp;eacute;e reli&amp;eacute;e par une dorsale sous-marine &amp;agrave; la baie de la Table.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La p&amp;eacute;ninsule du Cap, avec Robben Island, se trouvait &amp;agrave; mi-chemin sur la route maritime entre l'Europe et l'Orient. Les premiers europ&amp;eacute;ens &amp;agrave; d&amp;eacute;barquer ici furent probablement les membres de l'&amp;eacute;quipage de Vasco de Gama, en 1498, &amp;agrave; la recherche d'un abri et de ravitaillement. Au cours des deux si&amp;egrave;cles suivants, un nombre croissant de vaisseaux europ&amp;eacute;ens mouill&amp;egrave;rent l&amp;agrave; car cette halte leur offrait &amp;agrave; la fois de la nourriture, de l'eau potable et une protection contre les attaques des populations indig&amp;egrave;nes du Cap.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La Compagnie n&amp;eacute;erlandaise des Indes orientales fut la premi&amp;egrave;re &amp;agrave; prendre conscience du potentiel du Cap de Bonne Esp&amp;eacute;rance au milieu du XVIIe si&amp;egrave;cle, et en 1657 Jan van Riebeeck y fonda une colonie, constitu&amp;eacute;e de membres de la Compagnie des Indes et de citoyens libres (free burghers). Ils furent rejoints en 1688 par des Huguenots fran&amp;ccedil;ais chass&amp;eacute;s par la r&amp;eacute;vocation de l'Edit de Nantes sign&amp;eacute;e par Louis XIV. Les colons r&amp;eacute;duisirent &amp;agrave; l'esclavage les peuples indig&amp;egrave;nes et d'autres Africains venus d'autres parties d'Afrique ; la population des esclaves fut compl&amp;eacute;t&amp;eacute;e par la d&amp;eacute;portation de musulmans de l'Inde Orientale et d'autres pays d'Orient.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Van Riebeeck donna rapidement &amp;agrave; l'&amp;icirc;le sa destin&amp;eacute;e p&amp;eacute;nitentiaire. Ce sont d'abord les esclaves et les prisonniers de guerre qui y furent envoy&amp;eacute;s pour casser des pierres et br&amp;ucirc;ler des coquillages pour produire la chaux qui servait &amp;agrave; la construction de la ville du Cap. Ils furent bient&amp;ocirc;t rejoints par d'autres - marins et soldats de la Compagnie condamn&amp;eacute;s, indig&amp;egrave;nes Khoisan r&amp;eacute;volt&amp;eacute;s, chefs politiques et religieux musulmans des Indes orientales.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsque le Cap fut pris aux N&amp;eacute;erlandais par les Britanniques en 1795 et &amp;agrave; nouveau en 1806, l'&amp;icirc;le continua de recevoir des prisonniers militaires (des Blancs essentiellement), politiques et de droit commun (surtout des Noirs). La prison des femmes (un dixi&amp;egrave;me de la population carc&amp;eacute;rale) fut transf&amp;eacute;r&amp;eacute;e au Cap en 1835. La prison de l'&amp;icirc;le fut ferm&amp;eacute;e en 1846 et une infirmerie g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale install&amp;eacute;e &amp;agrave; la place pour recevoir les malades chroniques, les malades mentaux, les l&amp;eacute;preux et ainsi, all&amp;eacute;ger la pression sur les h&amp;ocirc;pitaux du continent. (L'&amp;icirc;le fut cependant utilis&amp;eacute;e occasionnellement par les Britanniques comme un lieu d'exil pour les prisonniers politiques importants). La gestion de l'infirmerie g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale et les soins apport&amp;eacute;s aux patients (qui subirent la s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation raciale &amp;agrave; partir de 1860) &amp;eacute;taient m&amp;eacute;diocres. Avec l'installation sur le continent d'h&amp;ocirc;pitaux sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s pour les malades mentaux et les malades chroniques, et la prise en charge des patients appartenant aux classes moyennes, il ne resta plus sur l'&amp;icirc;le que les l&amp;eacute;preux. Robben Island devint la principale l&amp;eacute;proserie du Cap, avec plus de mille pensionnaires. Cet &amp;eacute;tablissement finit par fermer en 1931.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le projet de transformation de l'&amp;icirc;le en un lieu de vill&amp;eacute;giature ne vit pas le jour et &amp;agrave; l'approche de la Seconde Guerre mondiale, elle fut d&amp;eacute;clar&amp;eacute;e &amp;laquo; r&amp;eacute;serve militaire &amp;raquo; en 1936. Elle devint un avant-poste de d&amp;eacute;fense de la baie de la Table, &amp;eacute;quip&amp;eacute;e d'un port et d'une artillerie lourde. Apr&amp;egrave;s la guerre, elle continua d'&amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;e comme camp d'entra&amp;icirc;nement et, en 1951, elle fut r&amp;eacute;quisitionn&amp;eacute;e par les fusiliers marins puis par la Marine d'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1959 l'&amp;icirc;le fut reprise par l'administration p&amp;eacute;nitentiaire pour servir de prison de haute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; pour les prisonniers politiques condamn&amp;eacute;s par le r&amp;eacute;gime de l'Apartheid, ainsi que pour les condamn&amp;eacute;s de droit commun, tous des Noirs. Les premiers prisonniers de droit commun sont arriv&amp;eacute;s en 1961, suivis par les prisonniers politiques l'ann&amp;eacute;e d'apr&amp;egrave;s. Beaucoup y furent envoy&amp;eacute;s par la suite, surtout des dirigeants du Congr&amp;egrave;s national africain et du Congr&amp;egrave;s Pan Africain ; Le plus c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre des prisonniers de Robben Island fut Nelson Mandela, incarc&amp;eacute;r&amp;eacute; dans cette prison pendant pr&amp;egrave;s de vingt ans. Pendant les ann&amp;eacute;es 1960 et le d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 1970, l'isolement de l'&amp;icirc;le et le r&amp;eacute;gime notoirement cruel instaur&amp;eacute; par le personnel en fit la prison la plus redout&amp;eacute;e d'Afrique du Sud. Le dernier prisonnier politique quitta l'&amp;icirc;le en 1991 et la prison ferma enfin en 1996. Depuis lors, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; transform&amp;eacute;e en mus&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/916</http_url><id_number>916</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_916.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re iii Les b&amp;acirc;timents de Robben Island t&amp;eacute;moignent de mani&amp;egrave;re &amp;eacute;loquente des heures sombres de son histoire. Crit&amp;egrave;re vi Robben Island et sa prison symbolisent le triomphe de l&amp;rsquo;esprit humain, de la libert&amp;eacute; et de la d&amp;eacute;mocratie sur l&amp;rsquo;oppression.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-33.8000000000</latitude><location>                              Province du Cap ouest&#xd;
          &#xd;
          &#xd;
          </location><longitude>18.3666666700</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Robben Island a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;e &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes &amp;eacute;poques entre le XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle comme prison, h&amp;ocirc;pital pour les malades socialement ind&amp;eacute;sirables et base militaire. Ses b&amp;acirc;timents, et en particulier ceux du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, la prison &amp;agrave; haute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; pour les prisonniers politiques, t&amp;eacute;moignent de l'oppression et du racisme qui r&amp;eacute;gnaient avant le triomphe de la d&amp;eacute;mocratie et de la libert&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Robben Island</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1070</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(i)(iii)(vii)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion du Drakensberg est l'une des plus importantes, du point de vue arch&amp;eacute;ologique, en Afrique du sud. Des sites arch&amp;eacute;ologiques datant du d&amp;eacute;but, du milieu et de la fin de l'&amp;acirc;ge de la pierre, ainsi que de la fin de l'&amp;acirc;ge du fer, indiquent que l'occupation humaine dans cette r&amp;eacute;gion montagneuse pourrait bien s'&amp;eacute;tendre sur tout le dernier million d'ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re occupation enregistr&amp;eacute;e du parc du Drakensberg remonte au M&amp;eacute;solithique, c'est-&amp;agrave;-dire au moins &amp;agrave; 20 000 ans BP (Note : les dates anciennes calcul&amp;eacute;es d'apr&amp;egrave;s les techniques de datation scientifique sont exprim&amp;eacute;es en ann&amp;eacute;es &amp;laquo; BP &amp;raquo;, c'est-&amp;agrave;-dire en ann&amp;eacute;es avant la date conventionnelle de 1950, sur laquelle se fonde la datation au radiocarbone). Ce sont toutefois des peuples du N&amp;eacute;olithique qui arriv&amp;egrave;rent l&amp;agrave; aux alentours de 8000 ans BP que descendent les San. C'&amp;eacute;taient des chasseurs-cueilleurs, vivant souvent dans des abris-sous-roche et des grottes. La population vivant dans la zone qui constitue actuellement le parc ne d&amp;eacute;passa probablement jamais un millier de personnes, ce qui explique qu'elle ne laissa aucune trace sur le paysage en dehors de l'art rupestre.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fermiers de l'&amp;acirc;ge du fer s'install&amp;egrave;rent au pied des collines &amp;agrave; l'est du principal escarpement au XIIIe si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re, voire un peu avant, amenant avec eux du b&amp;eacute;tail domestique et des moutons. &amp;Agrave; la fin du XVIe si&amp;egrave;cle, la r&amp;eacute;gion comptait &amp;eacute;galement des peuples de pasteurs, les Zizi au nord et les Tholo au sud, peuples s&amp;eacute;dentaires vivant dans des r&amp;eacute;gions adjacentes au nord et au centre du Drakensberg. Leurs relations avec les San &amp;eacute;taient tout d'abord paisibles mais, au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, avec l'essor du pouvoir zoulou au sud, sous l'&amp;eacute;gide de Shaka, des migrations se firent par vagues successives vers le nord, dans le Drakensberg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1837, les Voortrekkers s'installent dans les vastes &amp;eacute;tendues au pied des collines du Drakensberg. Ils &amp;eacute;l&amp;egrave;vent du b&amp;eacute;tail, puis des moutons, sur ces terres de p&amp;acirc;turage parfaites, jusque dans les ann&amp;eacute;es 1930, et chassent &amp;eacute;galement sans remords le gibier de la r&amp;eacute;gion, ce qui provoque un conflit avec les San. Afin de prot&amp;eacute;ger les troupeaux contre les raids San, le gouvernement du Natal installe des fermiers Bantous pour y faire obstruction. Dans les ann&amp;eacute;es 1860 et 1870, des exp&amp;eacute;ditions punitives conduisent &amp;agrave; la destruction d&amp;eacute;finitive des communaut&amp;eacute;s San, d&amp;eacute;truisant l'&amp;eacute;quilibre qui avait perdur&amp;eacute; pendant des milliers d'ann&amp;eacute;es entre les peuples indig&amp;egrave;nes et leur usage raisonn&amp;eacute; des ressources naturelles de la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/985</http_url><id_number>985</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_985.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (i) :&lt;/em&gt; &amp;nbsp;L&amp;rsquo;art rupestre du Drakensberg constitue le groupe le plus important et le plus dense de peintures rupestres au sud du Sahara ; il est remarquable tant par sa qualit&amp;eacute; que par la diversit&amp;eacute; de ses sujets.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii) :&lt;/em&gt; &amp;nbsp;Le peuple San a v&amp;eacute;cu dans la r&amp;eacute;gion montagneuse du Drakensberg pendant plus de quatre mill&amp;eacute;naires, laissant derri&amp;egrave;re lui un corpus exceptionnel d&amp;rsquo;art rupestre qui met en exergue son mode de vie et ses croyances.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;res naturels (vii) et (x) :&lt;/em&gt; La beaut&amp;eacute; naturelle exceptionnelle du site s'exprime dans ses contreforts de basalte vertigineux, ses arri&amp;egrave;re-plans incisifs et spectaculaires et ses remparts de gr&amp;egrave;s dor&amp;eacute;s. Elle est renforc&amp;eacute;e par les prairies de haute altitude, les vall&amp;eacute;es fluviales vierges encaiss&amp;eacute;es et les gorges rocheuses. Les habitats tr&amp;egrave;s divers prot&amp;egrave;gent de nombreuses esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques et des esp&amp;egrave;ces menac&amp;eacute;es &amp;agrave; l'&amp;eacute;chelle mondiale, en particulier des oiseaux et des plantes.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-29.3833300000</latitude><location>          Kwazulu-Natal&#xd;
          </location><longitude>29.5405600000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le site d&amp;rsquo;uKhahlamba / Parc du Drakensberg est d&amp;rsquo;une beaut&amp;eacute; naturelle exceptionnelle avec ses contreforts basaltiques qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;lancent vers le ciel, ses &amp;agrave;-pic vertigineux et ses parois de gr&amp;egrave;s mordor&amp;eacute;. Les alpages onduleux, les vall&amp;eacute;es fluviales aux versants abrupts et les gorges escarp&amp;eacute;es ajoutent aussi &amp;agrave; la beaut&amp;eacute; du site dont les habitats diversifi&amp;eacute;s abritent un grand nombre d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques et menac&amp;eacute;es dans le monde, en particulier des oiseaux et des plantes. Ce paysage naturel spectaculaire contient de nombreux abris sous roche et des grottes pr&amp;eacute;sentant la plus vaste concentration de peintures rupestres de l&amp;rsquo;Afrique subsaharienne, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par les San sur 4 000 ans. Ces peintures sont remarquables par leur qualit&amp;eacute;, par la diversit&amp;eacute; des sujets trait&amp;eacute;s et la repr&amp;eacute;sentation de la faune et des &amp;ecirc;tres humains. Elles illustrent la vie spirituelle de ce peuple d&amp;eacute;sormais disparu.&lt;/p&gt;</short_description><site>uKhahlamba  / Parc du Drakensberg</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1149</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2004</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1007</http_url><id_number>1007</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1007.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ix) :&lt;/em&gt; La R&amp;eacute;gion florale du Cap est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme une r&amp;eacute;gion de valeur universelle exceptionnelle car elle repr&amp;eacute;sente des processus biologiques et &amp;eacute;cologiques en cours associ&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du biome du fynbos qui est unique. Ces processus sont g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s au sein de la R&amp;eacute;gion florale du Cap et pr&amp;eacute;sents dans les huit zones prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es. Les strat&amp;eacute;gies de reproduction des plantes, y compris leur capacit&amp;eacute; d&amp;rsquo;adaptation au feu et les structures de dispersion des graines par les insectes sont particuli&amp;egrave;rement int&amp;eacute;ressantes sur le plan scientifique. La biologie de la pollinisation et le cycle des mati&amp;egrave;res nutritives sont d&amp;rsquo;autres processus &amp;eacute;cologiques distinctifs du site. La R&amp;eacute;gion florale du Cap est un centre de sp&amp;eacute;ciation actif o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on trouve, dans la flore, des structures int&amp;eacute;ressantes d&amp;rsquo;end&amp;eacute;misme et de rayonnement adaptatif.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (x) :&lt;/em&gt; La R&amp;eacute;gion florale du Cap est une des r&amp;eacute;gions les plus riches pour les plantes compar&amp;eacute;e &amp;agrave; des r&amp;eacute;gions de taille semblable dans le monde. Le nombre d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces par genre dans la r&amp;eacute;gion (9:1) et par famille (52) est parmi les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s en comparaison avec les autres r&amp;eacute;gions du monde riches en esp&amp;egrave;ces. La densit&amp;eacute; des esp&amp;egrave;ces est aussi parmi les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;es du monde. On y trouve le taux d&amp;rsquo;end&amp;eacute;misme le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; (31,9 %) et c&amp;rsquo;est un des 18 centres (points chauds) de la diversit&amp;eacute; biologique au monde.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-34.1666666700</latitude><location>Province de Cap occidental, Province de Cap oriental</location><longitude>18.3750000000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce site s&amp;eacute;riel situ&amp;eacute; dans la province du Cap, Afrique du Sud, est compos&amp;eacute; de huit aires prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es couvrant un total de 553 000 ha. La r&amp;eacute;gion florale du Cap est l&amp;rsquo;une des zones les plus riches de la plan&amp;egrave;te du point de vue v&amp;eacute;g&amp;eacute;tal. Bien que repr&amp;eacute;sentant moins de 0,5 % de la superficie de l&amp;rsquo;Afrique, elle abrite presque 20 % de la flore du continent. Le site pr&amp;eacute;sente des processus &amp;eacute;cologiques et biologiques extraordinaires associ&amp;eacute;s &amp;agrave; la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation du fynbos (brousse fine), v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation propre &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion florale du Cap. La densit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;end&amp;eacute;misme de la flore, ainsi que sa remarquable diversit&amp;eacute;, sont parmi les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s de la plan&amp;egrave;te. Des ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes uniques au monde notamment en mati&amp;egrave;re de strat&amp;eacute;gie de reproduction v&amp;eacute;g&amp;eacute;tale, de r&amp;eacute;action des plantes au feu, de pollinisation des plantes par les insectes, ainsi que des structures int&amp;eacute;ressantes d&amp;rsquo;end&amp;eacute;misme et de rayonnement adaptatif conf&amp;egrave;rent &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion une valeur exceptionnelle pour la science.&lt;/p&gt;</short_description><site>Aires protégées de la Région florale du Cap</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1177</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Mapungubwe &amp;eacute;tait le plus grand peuplement du souscontinent au XIIIe si&amp;egrave;cle apr&amp;egrave;s J.-C. jusqu'&amp;agrave; son abandon. Diverses communaut&amp;eacute;s s'install&amp;egrave;rent dans le voisinage sur les 600 ans qui suivirent. Les l&amp;eacute;gendes et rumeurs concernant le lieu se transmettaient d'une g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration &amp;agrave; l'autre. Karel Moerschell, un fermier allemand de la r&amp;eacute;gion, entendit parler de l'or en 1911, mais ce n'est que dans les ann&amp;eacute;es 30 que la valeur de Mapungubwe devint plus largement connue.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le 31 d&amp;eacute;cembre 1932, un informateur local, Mowena, conduisit E.S.J. van Graan et quatre compagnons &amp;agrave; la ferme Greefswald, sur la colline de Mapungubwe, o&amp;ugrave; ils d&amp;eacute;couvrirent des murs de pierre et des objets recouverts d'or et de fer, de la poterie et des perles de verre. Leurs trouvailles, qui firent l'objet d'une vaste couverture m&amp;eacute;diatique, furent signal&amp;eacute;es au directeur du d&amp;eacute;partement d'histoire de l'universit&amp;eacute; de Pretoria, le professeur Leo Fouch&amp;eacute;. Suite &amp;agrave; cette intervention, l'universit&amp;eacute; n&amp;eacute;gocia avec E.E. Collins, propri&amp;eacute;taire du bien.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Par contrat l&amp;eacute;gal, l'universit&amp;eacute; devint propri&amp;eacute;taire des objets en or et autres, et prit une option et un contrat sur les droits de fouilles. L'universit&amp;eacute; demanda et obtint &amp;eacute;galement que soient diff&amp;eacute;r&amp;eacute;es la prospection, l'extraction mini&amp;egrave;re et autres activit&amp;eacute;s associ&amp;eacute;es &amp;agrave; Greefswald. En juin 1933, le gouvernement racheta Greefswald et les droits de fouilles furent accord&amp;eacute;s &amp;agrave; l'universit&amp;eacute; de Pretoria.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'universit&amp;eacute; mit en place un comit&amp;eacute; arch&amp;eacute;ologique qui supervisa de 1933 &amp;agrave; 1947 les recherches et les fouilles. Le r&amp;eacute;v&amp;eacute;rend Neville Jones du Zimbabwe et J.F. Schofield furent nomm&amp;eacute;s pour entreprendre les premiers travaux sur le terrain en 1934 et 1935, sur les conseils du professeur C. van Riet Lowe, directeur du bureau d'arch&amp;eacute;ologie. Ils ax&amp;egrave;rent leur travail sur la colline de Mapungubwe, la terrasse m&amp;eacute;ridionale et le tertre, avant d'&amp;eacute;tudier bri&amp;egrave;vement d'autres sites dans le voisinage.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De 1935 &amp;agrave; 1940, Guy &amp;Agrave;. Gardner dirigea six saisons de fouilles &amp;agrave; K2 et &amp;agrave; la colline de Mapungubwe. Les r&amp;eacute;sultats de son travail furent publi&amp;eacute;s presque 25 ans plus tard.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Meyer (1998) d&amp;eacute;crit les fouilles &amp;agrave; Greefswald entre 1933 et 1940 comme des &amp;laquo; fouilles rapides, &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle, aboutissant &amp;agrave; la r&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration d'objets pr&amp;eacute;cieux &amp;raquo;. Les recherches furent entrav&amp;eacute;es par &amp;laquo; le manque d'arch&amp;eacute;ologues professionnels en Afrique du Sud, l'absence de supervision des fouilles &amp;agrave; plein temps par un personnel comp&amp;eacute;tent et qualifi&amp;eacute;, le fait que les m&amp;eacute;thodes scientifiques ad&amp;eacute;quates en mati&amp;egrave;re de recherche sur l'&amp;acirc;ge du fer n'avaient pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; mises au point et que l'&amp;acirc;ge du fer en Afrique du Sud &amp;eacute;tait quasiment inconnu des arch&amp;eacute;ologues. Par cons&amp;eacute;quent, nombre des d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts des sites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis au jour sans les fouilles et enregistrements m&amp;eacute;ticuleux requis. Des probl&amp;egrave;mes qui ont in&amp;eacute;vitablement entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la perte de d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts irrempla&amp;ccedil;ables, et, au final, de certains des mat&amp;eacute;riels mis au jour, [et] un manque de donn&amp;eacute;es scientifiques &amp;raquo;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La phase suivante des investigations arch&amp;eacute;ologiques, en 1953-1954 et en 1968-1970, sous la direction tout d'abord du d&amp;eacute;partement d'anthropologie, puis du Professeur J.F. Eloff, nomm&amp;eacute; directeur du nouveau d&amp;eacute;partement d'arch&amp;eacute;ologie de l'universit&amp;eacute; de Pretoria en 1970, &amp;eacute;tait plus syst&amp;eacute;matique et se concentrait essentiellement sur la terrasse du sud.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Sur les 25 ann&amp;eacute;es suivantes, de 1970 &amp;agrave; 1995, le d&amp;eacute;partement d'arch&amp;eacute;ologie de l'universit&amp;eacute; de Pretoria reconnut que la priorit&amp;eacute; premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tait d'&amp;eacute;tablir une solide base de donn&amp;eacute;es en testant, corrigeant, compl&amp;eacute;tant les recherches ant&amp;eacute;rieures, et en se concentrant sur la reconstitution du mode de vie des habitants du site. Entre 1979 et 2002, des rapports furent publi&amp;eacute;s sur les restes humains et animaux, la porcelaine de Chine, les objets en or, les perles de verre et la datation au carbone 14. En outre, des &amp;eacute;tudiants de l'universit&amp;eacute; de Pretoria &amp;eacute;tudi&amp;egrave;rent les sites situ&amp;eacute;s sur les fermes voisines dans les ann&amp;eacute;es 1970 et 1980.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Greefswald est demeur&amp;eacute; propri&amp;eacute;t&amp;eacute; de l'&amp;Eacute;tat depuis les ann&amp;eacute;es 1930. La gestion de la ferme a &amp;eacute;t&amp;eacute; reprise par le d&amp;eacute;partement provincial de conservation de la nature en 1992, et le contr&amp;ocirc;le transf&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; SANParks en 1999. Les limites propos&amp;eacute;es pour le site du patrimoine mondial co&amp;iuml;ncident avec celles du parc national de Vhembe- Dongola envisag&amp;eacute;, encore en cours d'&amp;eacute;laboration. Il est inscrit de fa&amp;ccedil;on s&amp;eacute;quentielle - trois zones de propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s ayant d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; publi&amp;eacute;es au journal officiel. Il s'agit de Den Staat, Greefswald et Reidel, qui sont des zones de paysage &amp;laquo; naturel &amp;raquo; o&amp;ugrave; se trouvent bon nombre des principaux sites arch&amp;eacute;ologiques.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'objectif final est l'acquisition par SANParks de toutes les terres comprises dans le parc envisag&amp;eacute;, ou la conclusion d'un accord contractuel avec les propri&amp;eacute;taires, ce qui permettra de r&amp;eacute;cup&amp;eacute;rer les terres sur l'agriculture et de revenir &amp;agrave; un paysage &amp;laquo; naturel &amp;raquo;. Le diagramme des progr&amp;egrave;s actuels concernant les n&amp;eacute;gociations de terres accompagne le dossier de proposition d'inscription. Actuellement, 11 des 29 unit&amp;eacute;s restantes ont fait l'objet d'accords de principe, mais le calendrier n'est pas fourni. Celles-ci sont actuellement utilis&amp;eacute;es &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes fins : certaines sont cultiv&amp;eacute;es au moyen de techniques agricoles d'irrigation fond&amp;eacute;es sur l'extraction d'eau du Limpopo, d'autres sont administr&amp;eacute;es en qualit&amp;eacute; de r&amp;eacute;serves de chasse et d'autres appartiennent &amp;agrave; la De Beers Corporation et servent &amp;agrave; assurer l'extraction, le stockage et l'approvisionnement en eau des activit&amp;eacute;s d'extraction de diamants de cette soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, activit&amp;eacute;s dont la dur&amp;eacute;e de vie maximum est estim&amp;eacute;e &amp;agrave; vingt ans.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1099</http_url><id_number>1099</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1099.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii) :&lt;/em&gt; Le paysage culturel de Mapungubwe abrite des preuves d&amp;rsquo;importants &amp;eacute;changes de valeurs humaines qui ont conduit &amp;agrave; des changements culturels et sociaux aux influences &amp;eacute;normes dans le sud de l&amp;rsquo;Afrique entre 900 et 1300 apr&amp;egrave;s J.-C..&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii) :&lt;/em&gt; Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe offrent un t&amp;eacute;moignage remarquablement complet de l&amp;rsquo;essor puis du d&amp;eacute;clin de l&amp;rsquo;Etat de Mapungubwe qui fut, &amp;agrave; son apog&amp;eacute;e, le plus grand royaume du sous-continent africain.&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) :&lt;/em&gt; La fondation du royaume de Mapungubwe qui devait sa puissance au commerce des ports d&amp;rsquo;Afrique de l&amp;rsquo;Est avec l&amp;rsquo;Arabie et l&amp;rsquo;Inde fut une p&amp;eacute;riode marquante de l&amp;rsquo;Histoire du sous-continent africain.&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (v) :&lt;/em&gt; Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe illustrent de mani&amp;egrave;re vivante l&amp;rsquo;impact du changement climatique et t&amp;eacute;moignent de l&amp;rsquo;essor puis du d&amp;eacute;clin du royaume de Mapungubwe, illustrant clairement l&amp;rsquo;histoire d&amp;rsquo;une culture devenue vuln&amp;eacute;rable &amp;agrave; un changement irr&amp;eacute;versible.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-22.1925000000</latitude><location>Province du nord</location><longitude>29.2388900000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Mapungubwe est adoss&amp;eacute; &amp;agrave; la fronti&amp;egrave;re nord qui s&amp;eacute;pare l&amp;rsquo;Afrique du Sud du Zimbabwe et du Botswana. C&amp;rsquo;est un vaste paysage de savane parsem&amp;eacute; d&amp;rsquo;arbres, de quelques &amp;eacute;pineux, de baobabs colossaux, autour de terrasses de gr&amp;egrave;s s&amp;rsquo;&amp;eacute;levant au-dessus de la plaine. Au confluent du Limpopo et de la Shashe et enjambant les routes nord/sud et est/ouest dans le sud de Afrique, Mapungubwe fut le plus grand royaume du sous-continent avant son abandon au XIVe&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Il en survit des vestiges quasi intacts des sites des palais, avec toute la zone de peuplement qui en d&amp;eacute;pend, et deux capitales ant&amp;eacute;rieures. L&amp;rsquo;ensemble offre un panorama in&amp;eacute;gal&amp;eacute; du d&amp;eacute;veloppement de structures sociales et politiques sur quelque 400 ans.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel de Mapungubwe</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1277</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2005</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1162</http_url><id_number>1162</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1162.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (viii) : &lt;/em&gt;Le d&amp;ocirc;me de Vredefort est la structure d&amp;rsquo;impact de m&amp;eacute;t&amp;eacute;orite la plus ancienne, la plus grande et la plus profond&amp;eacute;ment &amp;eacute;rod&amp;eacute;e du monde. Il s&amp;rsquo;agit du ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne de lib&amp;eacute;ration d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie le plus important du monde. Il contient des sites g&amp;eacute;ologiques accessibles et de haute qualit&amp;eacute; qui apportent une gamme de preuves g&amp;eacute;ologiques attestant une structure d&amp;rsquo;impact m&amp;eacute;t&amp;eacute;oritique complexe. Les paysages rural et naturel du bien en s&amp;eacute;rie permettent de concevoir l&amp;rsquo;ampleur des structures en couronne qui r&amp;eacute;sultent de l&amp;rsquo;impact. La proposition en s&amp;eacute;rie est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme un exemple repr&amp;eacute;sentatif de cette structure d&amp;rsquo;impact m&amp;eacute;t&amp;eacute;oritique. Une analyse comparative compl&amp;egrave;te avec d&amp;rsquo;autres structures d&amp;rsquo;impact m&amp;eacute;t&amp;eacute;oritique complexes a d&amp;eacute;montr&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit du seul exemple sur la Terre fournissant un profil g&amp;eacute;ologique complet d&amp;rsquo;un astrobl&amp;egrave;me en dessous du fond du crat&amp;egrave;re permettant ainsi des travaux de recherche sur la gen&amp;egrave;se et le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;un astrobl&amp;egrave;me imm&amp;eacute;diatement apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;impact.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-26.8600000000</latitude><location>Provinces du Nord-Ouest et de l'Etat libre</location><longitude>27.2600000000</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le d&amp;ocirc;me de Vredefort, &amp;agrave; environ 120 km au sud-ouest de Johannesburg, est une partie repr&amp;eacute;sentative de la structure d&amp;rsquo;impact d&amp;rsquo;une m&amp;eacute;t&amp;eacute;orite de tr&amp;egrave;s grande taille, ou astrobl&amp;egrave;me. Datant de 2 023 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, c&amp;rsquo;est le plus ancien astrobl&amp;egrave;me d&amp;eacute;couvert sur Terre &amp;agrave; ce jour. Avec un rayon de 190 km, c&amp;rsquo;est aussi le plus grand et le plus profond&amp;eacute;ment &amp;eacute;rod&amp;eacute;. Le d&amp;ocirc;me de Vredefort est le t&amp;eacute;moin de la plus grande lib&amp;eacute;ration d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie jamais connue sur la plan&amp;egrave;te ; elle a caus&amp;eacute; des changements plan&amp;eacute;taires d&amp;eacute;vastateurs, parmi lesquels, selon certains scientifiques, des modifications majeures en termes d&amp;rsquo;&amp;eacute;volution. Le d&amp;ocirc;me constitue un t&amp;eacute;moignage tr&amp;egrave;s important de l&amp;rsquo;histoire g&amp;eacute;ologique de la plan&amp;egrave;te et tient une place fondamentale dans notre compr&amp;eacute;hension de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la plan&amp;egrave;te. Les impacts de m&amp;eacute;t&amp;eacute;orites ont jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le important dans l&amp;rsquo;histoire de la Terre, mais l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; g&amp;eacute;ologique &amp;agrave; la surface de la plan&amp;egrave;te a conduit &amp;agrave; la disparition des traces de la plupart des sites d&amp;rsquo;impact. Et le d&amp;ocirc;me de Vredefort est le seul exemple sur Terre qui fournisse un profil g&amp;eacute;ologique complet d&amp;rsquo;un astrobl&amp;egrave;me au-dessous du fond du crat&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;</short_description><site>Dôme de Vredefort</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1342</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2007</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml;, anc&amp;ecirc;tres des Nama, occupaient autrefois un territoire s'&amp;eacute;tendant &amp;agrave; travers le sud de la Namibie et la plus grande partie des provinces actuelles du Cap-Nord et du Cap-Ouest d'Afrique du Sud. Pendant plus d'un si&amp;egrave;cle, les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; du Sud furent repouss&amp;eacute;s vers le nord par l'extension des fermes europ&amp;eacute;ennes du Cap dans cette direction. L'afflux de r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s vers le fleuve Orange au XVIIIe si&amp;egrave;cle conduisit &amp;agrave; un &amp;eacute;tat de crise dans la r&amp;eacute;gion soumise &amp;agrave; des bandes de brigands. Au XIXe si&amp;egrave;cle, des missionnaires s'install&amp;egrave;rent dans la r&amp;eacute;gion. Le m&amp;eacute;lange des peuples et les influences ext&amp;eacute;rieures conduisirent &amp;agrave; une rapide dilution de la culture traditionnelle Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml;. Dans les ann&amp;eacute;es 1940, les Boslius-Basters, un autre groupe, furent d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s dans le Richtersveld par le r&amp;eacute;gime de l'Apartheid. Ils rejoignirent les Nama et, apr&amp;egrave;s un premier contact difficile, form&amp;egrave;rent une alliance pour le partage des terres dans le cadre de la zone de conservation. Depuis 2003, les fermiers poss&amp;egrave;dent un titre de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; sur leurs terres.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; et les San sont consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme les peuples indig&amp;egrave;nes originels d'Afrique australe et par cons&amp;eacute;quent les gardiens des cultures anciennes. Les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; migraient avec leurs troupeaux de ch&amp;egrave;vres et de b&amp;eacute;tail au gr&amp;eacute; des saisons et vivaient dans leurs maisons transportables. Leur legs est, comme celui des San, manifeste dans l'art rupestre. Les premi&amp;egrave;res mentions &amp;eacute;crites des Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; remontent aux r&amp;eacute;cits d'explorateurs europ&amp;eacute;ens de la fin du XVe si&amp;egrave;cle et, de la fin du XVIIe si&amp;egrave;cle &amp;agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle, de nombreux missionnaires et fonctionnaires ajout&amp;egrave;rent leurs comptes rendus. Au cours du XXe si&amp;egrave;cle, les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; ont fait l'objet de nombreux &amp;eacute;crits.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Quand ils furent l'objet des premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tudes, les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; vivaient en clans, chacun avec son propre territoire. Les premiers colons n&amp;eacute;erlandais du Cap commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; leur acheter du b&amp;eacute;tail afin de fournir de la viande &amp;agrave; la flotte n&amp;eacute;erlandaise. Cela entra&amp;icirc;na des p&amp;eacute;nuries de b&amp;eacute;tail chez les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; et des conflits entre les Europ&amp;eacute;ens et les communaut&amp;eacute;s locales. Quelques ann&amp;eacute;es apr&amp;egrave;s la fondation de la ville du Cap, les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; migrer vers le nord et, afin de combler le manque de b&amp;eacute;tail, les colons cr&amp;eacute;&amp;egrave;rent un syst&amp;egrave;me de propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s fonci&amp;egrave;res libres et perp&amp;eacute;tuelles. Les conditions environnementales ne permettaient pas la pratique d'une agriculture intensive et l'agriculture extensive signifia que de vastes espaces furent investis par les colons tandis que les limites de la colonie se d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;aient rapidement vers l'est et le nord, souvent sans contr&amp;ocirc;le officiel. Les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; furent enr&amp;ocirc;l&amp;eacute;s de force pour le service militaire ou de mission, ou devinrent ouvriers agricoles dans les fermes des colons. Nombre d'entre eux succomb&amp;egrave;rent aux maladies nouvellement introduites. En quelques g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations, les Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; avaient disparu de bien des r&amp;eacute;gions de leur territoire ancestral.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XXe si&amp;egrave;cle, l'existence des Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; fut ni&amp;eacute;e par la politique de l'Apartheid et ils furent subsum&amp;eacute;s sous la cat&amp;eacute;gorie raciale des gens de couleur. Depuis 1994 et la lib&amp;eacute;ration, une r&amp;eacute;surgence de l'identit&amp;eacute; Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; et l'&amp;eacute;mergence des Nama, les derniers Kho&amp;iuml;Kho&amp;iuml; &amp;agrave; pratiquer encore le pastoralisme traditionnel, se sont produites. En raison de son isolement, le Richtersveld demeure le seul lieu qui t&amp;eacute;moigne de ce mode de vie. Ailleurs, par exemple en Namibie et dans d'autres parties d'Afrique du Sud, les Nama ont en grande partie abandonn&amp;eacute; la transhumance et le savoir-faire qu'implique la construction des maisons traditionnelles a quasiment disparu.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La zone de conservation de la communaut&amp;eacute; du Richtersveld a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute;e en 2002, &amp;eacute;manant de la Richtersveld Community Heritage Area, qui fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e en 2000 pour prot&amp;eacute;ger l'environnement et la culture de cette r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1265</http_url><id_number>1265</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1265.jpg</image_url><iso_code>za</iso_code><justification></justification><latitude>-28.6000000000</latitude><location>Province du Cap-Nord</location><longitude>17.2038888888</longitude><long_description></long_description><region>Afrique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La zone de conservation de la communaut&amp;eacute; du Richtersveld couvre une superficie de 160 000 ha de d&amp;eacute;serts montagneux spectaculaires dans le nord-ouest de l&amp;rsquo;Afrique du Sud. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un paysage culturel dont la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; et la gestion sont communales. Le peuple nama y m&amp;egrave;ne un mode de vie pastoral semi-nomade, t&amp;eacute;moignant de sch&amp;eacute;mas saisonniers qui peuvent avoir persist&amp;eacute; pas moins de deux mill&amp;eacute;naires en Afrique australe. C&amp;rsquo;est le seul endroit o&amp;ugrave; les Nama construisent encore leurs maisons portables couvertes de jonc (haru oms): la zone inclut les migrations saisonni&amp;egrave;res et zones de p&amp;acirc;turage et les sites de campement temporaire. Les pasteurs collectent des plantes m&amp;eacute;dicinales et autres et il semble qu&amp;rsquo;il existe une forte tradition orale associ&amp;eacute;e aux diff&amp;eacute;rents lieux et attributs du paysage.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel et botanique du Richtersveld</site><states>Afrique du Sud</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1442</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1992</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le site, sur une colline au bord d&amp;rsquo;un lac relie &amp;agrave; la mer par un canal, est habit&amp;eacute; depuis la pr&amp;eacute;histoire. Une colonie grecque y fut fond&amp;eacute;e a la fin du 7&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle avant notre &amp;egrave;re quand la cit&amp;eacute; (appel&amp;eacute;e Buthros) est ceintur&amp;eacute;e de fortifications. L'occupation romaine ne fait qu'accentuer Ie d&amp;eacute;veloppement de la ville et, &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque chr&amp;eacute;tienne elle devient Ie si&amp;egrave;ge d'un &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;. De nombreux lieux de culte sont construits par les chr&amp;eacute;tiens. Depuis l'arriv&amp;eacute;e des Slaves dans les Balkans (7&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle) et jusqu'&amp;agrave; la fondation du despotat d'Epire (suite &amp;agrave; la prise de Constantinople par les croises ?"en 1204) la ville est mise a rudes &amp;eacute;preuves. L'administration byzantine (Epire) apporte une derni&amp;egrave;re &amp;eacute;poque de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; &amp;agrave; la ville. En effet, apr&amp;egrave;s une courte occupation v&amp;eacute;nitienne (fin du 14eme si&amp;egrave;cle)' sous l'administration ottomane la ville se voit menac&amp;eacute;e par les mar&amp;eacute;cages qui se forment autour du lac et elle sera abandonn&amp;eacute;e par la population. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; Ce site arch&amp;eacute;ologique est un v&amp;eacute;ritable conservatoire d'importants monuments en ruine de chacune des p&amp;eacute;riodes du d&amp;eacute;veloppement de la ville. Ainsi, les fortifications t&amp;eacute;moignent des diverses &amp;eacute;tapes de leur construction depuis la colonie grecque jusqu'au Moyen Age. Le plus int&amp;eacute;ressant monument antique grec est Ie th&amp;eacute;&amp;acirc;tre assez bien conserv&amp;eacute;. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'&amp;eacute;poque pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tienne, la ruine la plus importante est celle du baptist&amp;egrave;re, construit &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur des bains publics romains. Son sol est d&amp;eacute;core de belles mosa&amp;iuml;ques. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; La basilique pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tienne a &amp;eacute;t&amp;eacute; reconstruite au 9&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle et ses ruines sont suffisamment bien conserv&amp;eacute;es pour permettre l'analyse de sa structure (trois nefs avec transept, abside polygonale &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur).&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/570</http_url><id_number>570</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_570.jpg</image_url><iso_code>al</iso_code><justification></justification><latitude>39.7511111100</latitude><location>          Region de Saranda&#xd;
          </location><longitude>20.0261111100</longitude><long_description>&lt;p&gt;La ville de Butrint est l'une des pi&amp;egrave;ces formant la mosa&amp;iuml;que du paysage culturel de l'Albanie antique. Situ&amp;eacute;e dans les hauteurs, &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; sud du pays, et environn&amp;eacute;e par une v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation touffue, la ville &amp;eacute;tait rattach&amp;eacute;e &amp;agrave; la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e par le canal de Vivari, qui relie le lac de Butrint &amp;agrave; la mer Ionienne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Eacute;tape importante sur les routes commerciales, le site connut son apog&amp;eacute;e au IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., durant lequel il compte au nombre des principaux centres maritimes et commerciaux du monde antique. La vue de son enceinte, qui remonte au VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., suffit &amp;agrave; &amp;eacute;voquer la puissance &amp;eacute;conomique et commerciale de la ville au cours de cette p&amp;eacute;riode. La colline occup&amp;eacute;e par l'acropole est entour&amp;eacute;e par un mur construit en &amp;eacute;normes blocs de pierre. L'amphith&amp;eacute;&amp;acirc;tre t&amp;eacute;moigne des int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des habitants de la ville&amp;nbsp;: les si&amp;egrave;ges de pierre, dont 23 rang&amp;eacute;es sont conserv&amp;eacute;es, pouvaient accueillir 1&amp;nbsp;500 spectateurs. Le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre se trouve au pied de l'acropole, pr&amp;egrave;s de deux temples&amp;nbsp;; l'un d'entre eux est consacr&amp;eacute; &amp;agrave; Ascl&amp;eacute;pios, le dieu grec de la m&amp;eacute;decine, qui faisait l'objet d'un culte de la part des habitants de la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fouilles men&amp;eacute;es sur le site ont mis au jour de nombreux objets - plats, vases, chandeliers en terre cuite -, ainsi que des sculptures, parmi lesquelles une remarquable &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;esse de Butrint&amp;nbsp;&amp;raquo; qui semble personnifier parfaitement, compte tenu de la perfection de ses traits, l'id&amp;eacute;al grec de la beaut&amp;eacute; physique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sous la domination romaine, la ville perdit progressivement de son importance. Cependant, trois fontaines monumentales, trois thermes publics, un gymnase d&amp;eacute;cor&amp;eacute; de mosa&amp;iuml;ques et, tout particuli&amp;egrave;rement, l'aqueduc construit dans le courant du r&amp;egrave;gne d'Auguste prouvent que le site &amp;eacute;tait alors loin d'&amp;ecirc;tre abandonn&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deux basiliques et un baptist&amp;egrave;re y furent construits au cours de la p&amp;eacute;riode pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tienne. Plus tard, la ville connut une histoire agit&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale&amp;nbsp;: elle fut prise dans les luttes de pouvoir entre Byzance et les &amp;Eacute;tats successivement normand, angevin et v&amp;eacute;nitien, puis dans le conflit entre Venise et les Turcs ottomans. Des infiltrations d'eau souterraine contraignirent ses habitants &amp;agrave; la quitter, et la ville abandonn&amp;eacute;e se recouvrit peu &amp;agrave; peu de boue et de v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Il fallut attendre le d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&amp;nbsp;&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle pour que des arch&amp;eacute;ologues italiens y commencent des fouilles syst&amp;eacute;matiques. Au lendemain de la lib&amp;eacute;ration de l'Albanie, en 1944, des arch&amp;eacute;ologues albanais entreprirent des travaux plus ambitieux. La boue et la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation qui recouvraient Butrint l'avaient prot&amp;eacute;g&amp;eacute;e des ravages du temps, que ceux-ci soient dus &amp;agrave; des causes humaines ou naturelles, et toute la ville se r&amp;eacute;v&amp;eacute;la alors, pour ainsi dire, intacte.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les principaux &amp;eacute;difices du site sont un complexe palatial de la fin de l'Antiquit&amp;eacute; connu sous le nom de palais du Triconque, l'impressionnant baptist&amp;egrave;re de la fin de l'Antiquit&amp;eacute; et, &amp;agrave; Diaporit, une villa romaine, associ&amp;eacute;e &amp;agrave; une &amp;eacute;glise de la fin de l'Antiquit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>ter</revision_extension><secondary_dates>1999</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Habit&amp;eacute; depuis les temps pr&amp;eacute;historiques, le site de Butrint fut successivement le si&amp;egrave;ge d&amp;rsquo;une colonie grecque, d&amp;rsquo;une ville romaine, puis d&amp;rsquo;un &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;. Apr&amp;egrave;s une &amp;eacute;poque de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; sous l&amp;rsquo;administration de Byzance, puis une br&amp;egrave;ve occupation v&amp;eacute;nitienne, la ville fut abandonn&amp;eacute;e par sa population &amp;agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge &amp;agrave; cause de la pr&amp;eacute;sence de mar&amp;eacute;cages voisins. Le site arch&amp;eacute;ologique actuel est un conservatoire des ruines repr&amp;eacute;sentatives de chaque p&amp;eacute;riode du d&amp;eacute;veloppement de la ville.&lt;/p&gt;</short_description><site>Butrint</site><states>Albanie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1563</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2005</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Berat est l&amp;rsquo;une des plus anciennes villes d&amp;rsquo;Albanie. Les premi&amp;egrave;res traces d&amp;rsquo;occupation sont dat&amp;eacute;es de 2600 &amp;agrave; 1800 av. J.-C. On a retrouv&amp;eacute; des c&amp;eacute;ramiques datant des VIIe ou VIe si&amp;egrave;cles av. J.-C. Les habitants de Berat furent d&amp;rsquo;abord appel&amp;eacute;s Illyriens, puis Arb&amp;euml;r et enfin Albanais. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le ch&amp;acirc;teau avec un premier syst&amp;egrave;me de fortifications est &amp;eacute;difi&amp;eacute; d&amp;egrave;s le milieu du IVe si&amp;egrave;cle av. J.-C. Une cit&amp;eacute; illyrienne se d&amp;eacute;veloppa sous sa protection. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans l&amp;rsquo;Antiquit&amp;eacute;, Berat est nomm&amp;eacute;e Antipatreia, et c&amp;rsquo;est un centre fortifi&amp;eacute; capable de r&amp;eacute;sister un temps aux l&amp;eacute;gions romaines. La cit&amp;eacute; est mentionn&amp;eacute;e par Polybe et Tite-Live. Elle est nomm&amp;eacute;e sur la liste des places fortifi&amp;eacute;es de l&amp;rsquo;empereur Justinien. Pendant la p&amp;eacute;riode byzantine, en 533, Berat prend le nom de Pulcheriopolis, d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;ratrice byzantine du Ve si&amp;egrave;cle, Pulch&amp;eacute;rie. Elle se d&amp;eacute;veloppe au sommet de la colline. Le ch&amp;acirc;teau et les fortifications sont reconstruits. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au Moyen &amp;Acirc;ge, la ville passe sous la domination bulgare (860-1018) et prend de l&amp;rsquo;importance. Le nom de Berat est mentionn&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois en 1018. &amp;Agrave; partir de la p&amp;eacute;riode des croisades, Berat conna&amp;icirc;t diverses puissances tut&amp;eacute;laires, notamment celles des Angevins, des Serbes et des princes Muzakaj. Le syst&amp;egrave;me fortifi&amp;eacute; est en grande partie reconstruit, au XIIIe si&amp;egrave;cle, dans sa forme g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale actuelle dont de nombreux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments sont conserv&amp;eacute;s. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Aux XIIIe et XIVe si&amp;egrave;cles trois &amp;eacute;glises importantes sont &amp;eacute;difi&amp;eacute;es : Sainte-Marie Vllaherna, la Sainte-Trinit&amp;eacute; et Saint-Michel. La ville comporte alors un syst&amp;egrave;me de citerne remarquable. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Berat est occup&amp;eacute;e par les Ottomans au d&amp;eacute;but du XVe si&amp;egrave;cle. La ville conna&amp;icirc;t alors des modifications importantes : ses fortifications sont r&amp;eacute;par&amp;eacute;es et de nouvelles tours sont &amp;eacute;difi&amp;eacute;es pour les renforcer. Elle fait durablement partie de l&amp;rsquo;Empire ottoman et conna&amp;icirc;t alors une longue p&amp;eacute;riode de paix et de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Plac&amp;eacute;e sur une importante voie de communication, entre la capitale et la mer Adriatique, elle se d&amp;eacute;veloppe au-del&amp;agrave; des fortifications. Ses quartiers se fixent dans leur forme actuelle : Kala (le ch&amp;acirc;teau), Mangalem et Gorica sur la rive oppos&amp;eacute;e. Les communaut&amp;eacute;s d&amp;rsquo;habitants construisent de nombreuses mosqu&amp;eacute;es, dont plusieurs sont remarquables par leur architecture (mosqu&amp;eacute;e au d&amp;ocirc;me de plomb, mosqu&amp;eacute;e Teqeja Helvetive). &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La p&amp;eacute;riode est marqu&amp;eacute;e par une tol&amp;eacute;rance religieuse remarquable et une conservation de l&amp;rsquo;h&amp;eacute;ritage chr&amp;eacute;tien orthodoxe au sein d&amp;rsquo;une importante population musulmane. Les arts chr&amp;eacute;tiens comme l&amp;rsquo;enluminure et l&amp;rsquo;iconographie se d&amp;eacute;veloppent (&amp;eacute;cole d&amp;rsquo;Onufri, XVIe si&amp;egrave;cle), la cath&amp;eacute;drale orthodoxe est restaur&amp;eacute;e (XVIIIe si&amp;egrave;cle). &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s le soul&amp;egrave;vement contre les Turcs en 1834, le ch&amp;acirc;teau de Berat fut endommag&amp;eacute; et perdit ses fonctions d&amp;eacute;fensives. N&amp;eacute;anmoins, il a conserv&amp;eacute; une part importante de sa structure historique. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Jusqu&amp;rsquo;en 1961, Berat resta pratiquement inchang&amp;eacute;e. La ville historique fut alors reconnue comme un patrimoine important par le gouvernement albanais. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; de protection du gouvernement albanais remonte au 16 octobre 1948 (Acad&amp;eacute;mie des sciences, d&amp;eacute;cret n&amp;deg; 93), sous forme d&amp;rsquo;une liste de monuments de valeur nationale. Pour Berat, elle comprenait : le ch&amp;acirc;teau, le pont sur la rivi&amp;egrave;re Osum, quatre &amp;eacute;glises et une&amp;nbsp; mosqu&amp;eacute;e. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1961, le d&amp;eacute;cret du 2 juin (n&amp;deg; 172) a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Berat centre historique national et ville-mus&amp;eacute;e. La liste des monuments de premi&amp;egrave;re cat&amp;eacute;gorie de la ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; augment&amp;eacute;e et port&amp;eacute;e &amp;agrave; 50 biens, y compris de nombreuses habitations priv&amp;eacute;es. Des monuments et maisons ont par la suite &amp;eacute;t&amp;eacute; ajout&amp;eacute;s &amp;agrave; cette liste : deux en 1963, un en 1973, en 1977 et en 1983. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1965, la cr&amp;eacute;ation de l&amp;rsquo;Institut des monuments culturels d&amp;rsquo;Albanie a permis la mise en place d&amp;rsquo;un programme annuel d&amp;rsquo;entretien et de restauration des monuments de premi&amp;egrave;re cat&amp;eacute;gorie. Il est sous la responsabilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;architectes et il est bas&amp;eacute; sur le respect des directives de la Charte de Venise. Dans ce cadre, la consolidation et la restauration de nombreux monuments de Berat ont &amp;eacute;t&amp;eacute; effectu&amp;eacute;es, incluant le ch&amp;acirc;teau, les monuments religieux, la conservation des fresques. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La pr&amp;eacute;servation et la conservation des monuments de Berat a cependant connu un passage &amp;agrave; vide durant les ann&amp;eacute;es 1990 de la transition politique. Un v&amp;eacute;ritable projet patrimonial pour la ville n&amp;rsquo;a vraiment &amp;eacute;t&amp;eacute; repris que depuis deux &amp;agrave; trois ans. Un plan &amp;agrave; cinq ans a &amp;eacute;t&amp;eacute; mis en place pour 2007-2011, par l&amp;rsquo;Institut des monuments culturels.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/569</http_url><id_number>569</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_569.jpg</image_url><iso_code>al</iso_code><justification></justification><latitude>40.0694444400</latitude><location>                      &#xd;
          &#xd;
            </location><longitude>20.1333333300</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2008</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Berat et Gjirokastra sont inscrites en tant que rares exemples d'un style architectural typique de la p&amp;eacute;riode ottomane. Situ&amp;eacute;e dans le centre de l'Albanie, Berat porte le t&amp;eacute;moignage de la coexistence de diff&amp;eacute;rentes communaut&amp;eacute;s religieuses et culturelles au fil des si&amp;egrave;cles. Elle comprend un ch&amp;acirc;teau, localement appel&amp;eacute; le Kala, dont la majeure partie fut construite au XIIIe si&amp;egrave;cle, bien que ses origines remontent au IVe si&amp;egrave;cle avant JC. Le quartier de la citadelle compte de nombreuses &amp;eacute;glises byzantines, dont plusieurs du XIII&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, ainsi que plusieurs mosqu&amp;eacute;es construites sous l'&amp;egrave;re ottomane qui d&amp;eacute;buta en 1417. Gjirokastra, dans la vall&amp;eacute;e de la rivi&amp;egrave;re Drinos au sud de l'Albanie, comprend une s&amp;eacute;rie de remarquables maisons &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages, qui se d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent au XVIIe si&amp;egrave;cle. La ville comprend &amp;eacute;galement un bazar, une mosqu&amp;eacute;e du XVIIIe si&amp;egrave;cle ainsi que deux &amp;eacute;glises de la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centres historiques de Berat et de Gjirokastra </site><states>Albanie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1590</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1980</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/102</http_url><id_number>102</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_102.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>35.8184400000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>4.7868400000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le complexe de ruines connu sous le nom de Kal&amp;acirc;a des Beni Hammad se trouve sur le versant sud du djebel Ma&amp;acirc;did, dans un site montagneux d'une saisissante beaut&amp;eacute;. Il constitue le t&amp;eacute;moignage exceptionnel d'une tradition culturelle&amp;nbsp;: c'est le plus int&amp;eacute;ressant et le mieux dat&amp;eacute; des complexes monumentaux de la civilisation islamique. Il nous restitue l'image authentique d'une ville musulmane fortifi&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les ruines de la premi&amp;egrave;re capitale des &amp;eacute;mirs hammadides, fond&amp;eacute;e en 1007 par Hammad, le fils de Bologhine, fondateur d'Alger, occupent un site montagneux, 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;m au-dessus du niveau de la mer. Abandonn&amp;eacute;e en 1090 sous la menace d'une invasion hilalienne, la ville fut d&amp;eacute;finitivement d&amp;eacute;truite en 1152 par les Almohades. Elle connut une grande splendeur au cours du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La Kal&amp;acirc;a compte un grand nombre de vestiges monumentaux, dont la grande mosqu&amp;eacute;e et son minaret, ainsi qu'une s&amp;eacute;rie de palais dont, parmi les plus remarquables, celui de Kanar et celui du Lac.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La mosqu&amp;eacute;e, avec sa salle de pri&amp;egrave;re de 13 nefs et 8 trav&amp;eacute;es, est l'une des plus grandes d'Alg&amp;eacute;rie, apr&amp;egrave;s celle de Mansourah. Son minaret, haut de 25&amp;nbsp;m, est le prototype du plan &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages dont le meilleur exemple est offert par la Giralda de S&amp;eacute;ville. Les ruines du palais t&amp;eacute;moignent du grand raffinement de la civilisation hammadide.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le plan du fort du Fanal, install&amp;eacute; sur un piton rocheux qui domine toute la zone environnante, s'inspire de celui de palais orientaux. Le palais des &amp;eacute;mirs hammadides est un complexe form&amp;eacute; de trois r&amp;eacute;sidences s&amp;eacute;par&amp;eacute;es par des jardins, des pavillons ou des citernes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fouilles ont mis au jour d'autres palais, ainsi qu'une grande quantit&amp;eacute; de mobilier qui est expos&amp;eacute; dans les mus&amp;eacute;es de S&amp;eacute;tif, de Constantine et d'Alger.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dans un site montagneux d&amp;rsquo;une saisissante beaut&amp;eacute;, les ruines de la premi&amp;egrave;re capitale des &amp;eacute;mirs hammadides, fond&amp;eacute;e en 1007 et d&amp;eacute;mantel&amp;eacute;e en 1152, nous restituent l&amp;rsquo;image authentique d&amp;rsquo;une ville musulmane fortifi&amp;eacute;e. Sa mosqu&amp;eacute;e, avec sa salle de pri&amp;egrave;re de 13 nefs &amp;agrave; 8 trav&amp;eacute;es, est l&amp;rsquo;une des plus grandes d&amp;rsquo;Alg&amp;eacute;rie.&lt;/p&gt;</short_description><site>La Kalâa des Béni Hammad</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>111</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(i)(iii)(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/179</http_url><id_number>179</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_179.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>25.5000000000</latitude><location></location><longitude>9.0000000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le Tassili, r&amp;eacute;gion montagneuse situ&amp;eacute;e au centre du Sahara, occupe la partie sud-est du Sahara alg&amp;eacute;rien, aux fronti&amp;egrave;res de la Libye, du Niger et du Mali. Cet &amp;eacute;trange paysage lunaire se caract&amp;eacute;rise par de profondes gorges, par des lits de rivi&amp;egrave;re ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;s et par des &amp;laquo;&amp;nbsp;for&amp;ecirc;ts de rochers&amp;nbsp;&amp;raquo;. Au cours de l'&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;historique, le Tassili a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de conditions climatiques beaucoup plus favorables &amp;agrave; l'occupation humaine qu'elles ne le sont aujourd'hui&amp;nbsp;: l'abondance de gibier, les possibilit&amp;eacute;s de pratiquer l'&amp;eacute;levage et la vie pastorale &amp;agrave; proximit&amp;eacute; imm&amp;eacute;diate de sites inexpugnables, naturellement d&amp;eacute;fendus, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; les moteurs essentiels du d&amp;eacute;veloppement de sa population.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les formations rocheuses tout &amp;agrave; fait uniques et le r&amp;eacute;seau de vall&amp;eacute;es encaiss&amp;eacute;es du plateau sont le produit d'une alternance de p&amp;eacute;riodes s&amp;egrave;ches et humides. &amp;Agrave; la fin du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne sup&amp;eacute;rieur, par exemple, la r&amp;eacute;gion comportait d'immenses lacs, dans la zone aujourd'hui occup&amp;eacute;e par les Grands Ergs. Ces lacs &amp;eacute;taient aliment&amp;eacute;s par des cours d'eau qui descendaient du Tassili, dont les lits ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;s sont encore visibles aujourd'hui. &amp;Agrave; la surface du plateau, les rivi&amp;egrave;res ont creus&amp;eacute; de profondes gorges, et form&amp;eacute; ainsi des plateaux s&amp;eacute;par&amp;eacute;s. Depuis 10&amp;nbsp;000 ans, la r&amp;eacute;gion s'est ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;e progressivement, m&amp;ecirc;me si ce processus s'est invers&amp;eacute; entre 4000 et 2000 av.&amp;nbsp;J.-C., au cours d'une p&amp;eacute;riode plus humide. Durant les p&amp;eacute;riodes s&amp;egrave;ches, l'&amp;eacute;rosion &amp;eacute;olienne a cr&amp;eacute;&amp;eacute; des formations rocheuses qui ressemblent &amp;agrave; des ruines, connues sous le nom de &amp;laquo;&amp;nbsp;for&amp;ecirc;ts de rochers&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les plantes et les animaux encore pr&amp;eacute;sents sur le plateau t&amp;eacute;moignent de p&amp;eacute;riodes ant&amp;eacute;rieures plus humides. Parmi les esp&amp;egrave;ces r&amp;eacute;siduelles qui ont r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; survivre au sein de microclimats humides, outre le poisson et la crevette, il existait, jusqu'en 1940, un crocodile nain du Sahara qui vivait &amp;agrave; des milliers de kilom&amp;egrave;tres de ses cong&amp;eacute;n&amp;egrave;res les plus proches, en &amp;Eacute;gypte.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis 6000 av.&amp;nbsp;J.-C. environ, jusqu'aux premiers si&amp;egrave;cles de l'&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tienne, les diff&amp;eacute;rents peuples qui habitaient le plateau ont laiss&amp;eacute; de nombreuses traces arch&amp;eacute;ologiques de leur pr&amp;eacute;sence&amp;nbsp;: habitats, tumulus et enclos qui ont livr&amp;eacute; un grand nombre d'objets en terre cuite. Toutefois, le Tassili est c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre dans le monde entier pour les peintures et les gravures rupestres qui y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes depuis 1933. Son art se partage entre diff&amp;eacute;rentes p&amp;eacute;riodes dont chacune correspond &amp;agrave; une faune bien sp&amp;eacute;cifique, mais peut &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre distingu&amp;eacute;e &amp;agrave; partir de caract&amp;eacute;ristiques stylistiques, ind&amp;eacute;pendamment de toute r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence &amp;agrave; l'&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On peut en identifier cinq&amp;nbsp;: la &lt;em&gt;p&amp;eacute;riode naturaliste&lt;/em&gt;, qui peint la faune de la savane&amp;nbsp;; la &lt;em&gt;p&amp;eacute;riode archa&amp;iuml;que&lt;/em&gt;, au cours de laquelle les repr&amp;eacute;sentations, qu'elles soient petites ou colossales, prennent la forme de pictogrammes &amp;eacute;videmment charg&amp;eacute;s d'une signification magique&amp;nbsp;; la &lt;em&gt;p&amp;eacute;riode bovidienne&lt;/em&gt; (4000-1500 av.&amp;nbsp;J.-C.), la plus importante sur le plan quantitatif, au cours de laquelle les repr&amp;eacute;sentations de troupeaux de bovid&amp;eacute;s et de sc&amp;egrave;nes de la vie quotidienne, figur&amp;eacute;es en fonction d'une nouvelle esth&amp;eacute;tique naturaliste, comptent parmi les meilleurs exemples de l'art pari&amp;eacute;tal pr&amp;eacute;historique&amp;nbsp;; la &lt;em&gt;p&amp;eacute;riode du cheval&lt;/em&gt;, couvrant la fin du n&amp;eacute;olithique et la protohistoire, marqu&amp;eacute;e par la disparition de nombreuses esp&amp;egrave;ces en raison de la d&amp;eacute;sertification progressive de la r&amp;eacute;gion, et par l'apparition du cheval&amp;nbsp;; la &lt;em&gt;p&amp;eacute;riode du chameau&lt;/em&gt;, au cours des premiers si&amp;egrave;cles de l'&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tienne, qui co&amp;iuml;ncide avec l'installation d'un climat d&amp;eacute;sertique extr&amp;ecirc;mement aride, et avec l'apparition du dromadaire. Le groupe de peintures le plus important se trouve &amp;agrave; l'est de Djanet, &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur du parc national, mais d'autres &amp;oelig;uvres d'art rupestre remarquables sont conserv&amp;eacute;es plus au nord, dans la r&amp;eacute;gion du &lt;em&gt;wadi&lt;/em&gt; Djerat, pr&amp;egrave;s d'Illizi.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Cet &amp;eacute;trange paysage lunaire de grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t g&amp;eacute;ologique abrite l&amp;rsquo;un des plus importants ensembles d&amp;rsquo;art rupestre pr&amp;eacute;historique du monde. Plus de 15 000 dessins et gravures permettent d&amp;rsquo;y suivre, depuis 6000 av. J.-C. jusqu&amp;rsquo;aux premiers si&amp;egrave;cles de notre &amp;egrave;re, les changements du climat, les migrations de la faune et l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la vie humaine aux confins du Sahara. Le panorama de formations g&amp;eacute;ologiques pr&amp;eacute;sente un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t exceptionnel avec ses &amp;laquo; for&amp;ecirc;ts de rochers &amp;raquo; de gr&amp;egrave;s &amp;eacute;rod&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Tassili n'Ajjer</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>198</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/188</http_url><id_number>188</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_188.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>32.4833300000</latitude><location>Wilaya de Ghardaïa      &#xd;
          </location><longitude>3.6833300000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e du M'Zab, qui se trouve dans le d&amp;eacute;sert du Sahara, 600&amp;nbsp;km au sud d'Alger, a &amp;eacute;t&amp;eacute; occup&amp;eacute;e par un peuple bien sp&amp;eacute;cifique, et ceci dans une zone tr&amp;egrave;s petite. Le plateau et les pentes rocheuses bordant cette vall&amp;eacute;e, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; ravag&amp;eacute;e par de rares mais d&amp;eacute;vastatrices crues de son &lt;em&gt;wadi&lt;/em&gt;, pr&amp;eacute;sentent les traces d'une occupation humaine tr&amp;egrave;s ancienne. Toutefois, l'occupation capillaire du territoire et l'adaptation d'une architecture profond&amp;eacute;ment originale &amp;agrave; un site semi-d&amp;eacute;sertique remontent au d&amp;eacute;but du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et sont le fait d'un groupe humain clairement d&amp;eacute;fini par ses id&amp;eacute;aux religieux, sociaux et moraux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les Ibadites, dont la doctrine proc&amp;eacute;dait du purisme intransigeant du kharidjisme, ont domin&amp;eacute; une partie du Maghreb au cours du X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Ils fond&amp;egrave;rent un &amp;Eacute;tat dont la capitale, Tahert, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truite par un incendie en 909&amp;nbsp;; ils recherch&amp;egrave;rent alors de nouvelles bases territoriales, d'abord Sedrata, puis la vall&amp;eacute;e du M'Zab. Le site t&amp;eacute;moigne, de mani&amp;egrave;re tout &amp;agrave; fait exceptionnelle, de l'apog&amp;eacute;e de la culture ibadite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re raison qui les poussa &amp;agrave; choisir cette vall&amp;eacute;e, qui n'avait jusqu'alors &amp;eacute;t&amp;eacute; habit&amp;eacute;e que par des groupes nomades, fut certainement qu'elle offrait des possibilit&amp;eacute;s d&amp;eacute;fensives importantes pour une communaut&amp;eacute; pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e au premier chef par sa protection, et profond&amp;eacute;ment soucieuse de la conservation de son identit&amp;eacute;, f&amp;ucirc;t-ce au prix de l'isolement. L'occupation du territoire et l'organisation de l'espace ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;gies par des principes extr&amp;ecirc;mement stricts, remarquables tant par leur pr&amp;eacute;cision que par leur d&amp;eacute;tail. Un groupe de cinq &lt;em&gt;ksour &lt;/em&gt;(villages fortifi&amp;eacute;s) - El-Atteuf, Bou Noura, Beni Isguen, Melika et Ghardia - construits sur des affleurements rocheux regroupait une population s&amp;eacute;dentaire, et fondamentalement urbaine. Chacune de ces citadelles en miniature, enferm&amp;eacute;e dans une muraille, est domin&amp;eacute;e par une mosqu&amp;eacute;e dont le minaret fonctionnait comme une tour de guet. Trois &amp;eacute;l&amp;eacute;ments r&amp;eacute;currents - le &lt;em&gt;ksar&lt;/em&gt;, le cimeti&amp;egrave;re, la palmeraie avec sa citadelle d'&amp;eacute;t&amp;eacute; - se retrouvent dans ces cinq villages. Ils illustrent ainsi un exemple d'habitat humain traditionnel tout &amp;agrave; fait repr&amp;eacute;sentatif d'une culture qui a surv&amp;eacute;cu jusqu'au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La mosqu&amp;eacute;e, avec son arsenal et ses greniers, &amp;eacute;tait con&amp;ccedil;ue comme une forteresse, le dernier bastion de r&amp;eacute;sistance en cas de si&amp;egrave;ge. Autour de cet &amp;eacute;difice, essentiel pour la vie communautaire, les maisons sont implant&amp;eacute;es en cercles concentriques jusqu'au mur d'enceinte. Chaque maison, form&amp;eacute;e d'un espace cubique standardis&amp;eacute;, illustre un id&amp;eacute;al &amp;eacute;galitaire&amp;nbsp;; de m&amp;ecirc;me, dans le cimeti&amp;egrave;re, l'attention n'est attir&amp;eacute;e que par les tombes des sages et par de petites mosqu&amp;eacute;es. La vie dans la vall&amp;eacute;e du M'Zab impliquait une migration saisonni&amp;egrave;re&amp;nbsp;: chaque &amp;eacute;t&amp;eacute;, la population se d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;ait dans les palmeraies, o&amp;ugrave; les &amp;laquo;&amp;nbsp;villes d'&amp;eacute;t&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;eacute;taient organis&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re plus l&amp;acirc;che, avec des maisons soigneusement d&amp;eacute;fendues, des tours de guet et une mosqu&amp;eacute;e sans minaret, comparable &amp;agrave; celles des cimeti&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e du M'Zab a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; une source d'inspiration fondamentale pour les architectes et les urbanistes du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, de Le&amp;nbsp;Corbusier &amp;agrave; Pouillon.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le paysage de la vall&amp;eacute;e du M&amp;rsquo;Zab, cr&amp;eacute;&amp;eacute; au Xe si&amp;egrave;cle par les Ibadites autour de leurs cinq &lt;em&gt;ksour&lt;/em&gt;, ou villages fortifi&amp;eacute;s, semble &amp;ecirc;tre rest&amp;eacute; intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adapt&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;environnement, l&amp;rsquo;architecture du M&amp;rsquo;Zab a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;ue pour la vie en communaut&amp;eacute;, tout en respectant les structures familiales. C&amp;rsquo;est une source d&amp;rsquo;inspiration pour les urbanistes d&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui.&lt;/p&gt;</short_description><site>Vallée du M'Zab</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>209</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/191</http_url><id_number>191</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_191.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>36.3205600000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>5.7366700000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Djemila constitue un t&amp;eacute;moignage tout &amp;agrave; fait exceptionnel de la civilisation romaine, dont elle pr&amp;eacute;sente un ensemble architectural remarquablement repr&amp;eacute;sentatif avec son forum, ses temples, ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons. C'est &amp;eacute;galement un int&amp;eacute;ressant exemple de planification urbaine adapt&amp;eacute;e &amp;agrave; un site montagneux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La colonie romaine de Cuicul a probablement &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;e sur le site actuel de Djemila durant le court r&amp;egrave;gne de l'empereur Nerva (96-98 apr.&amp;nbsp;J.-C.). La ville la plus ancienne, dont le nom est d'origine berb&amp;egrave;re, occupe une position remarquablement bien d&amp;eacute;fendue sur un &amp;eacute;peron rocheux qui culmine &amp;agrave; 900&amp;nbsp;m d'altitude, et que d&amp;eacute;limitent deux cours d'eau, le &lt;em&gt;wadi&lt;/em&gt; Guergour et le &lt;em&gt;wadi&lt;/em&gt; Betame.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La formule classique d'urbanisation romaine a d&amp;ucirc; &amp;ecirc;tre adapt&amp;eacute;e aux contraintes impos&amp;eacute;es par ce site&amp;nbsp;: les deux extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;s du &lt;em&gt;cardo maximus&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;v&amp;eacute;ritable colonne vert&amp;eacute;brale de la ville, sont ferm&amp;eacute;es par deux portes. Le centre est occup&amp;eacute; par le forum, espace clos entour&amp;eacute; par les &amp;eacute;difices essentiels au fonctionnement de la vie civique&amp;nbsp;: le &lt;em&gt;capitolium&lt;/em&gt; au nord, la &lt;em&gt;curia&lt;/em&gt; &amp;agrave; l'est, une basilique civile (la &lt;em&gt;basilica Iulia&lt;/em&gt;) &amp;agrave; l'ouest. Au cours du II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C., les maisons aristocratiques pr&amp;eacute;sentant de riches mosa&amp;iuml;ques, qui leur ont valu leur nom actuel (maison d'Amphitrite, d'Europe, etc.), se sont multipli&amp;eacute;es dans ce secteur central, o&amp;ugrave; se trouvaient aussi le temple de V&amp;eacute;nus Genitrix et le &lt;em&gt;macellum&lt;/em&gt;. Toutefois, cette situation &amp;eacute;triqu&amp;eacute;e, bloqu&amp;eacute;e &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de ses murs, g&amp;ecirc;nait le d&amp;eacute;veloppement de la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, vers le milieu du II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, Djemila se d&amp;eacute;veloppa en direction du sud o&amp;ugrave; fut cr&amp;eacute;&amp;eacute; un nouveau quartier occup&amp;eacute; par de nombreux b&amp;acirc;timents, publics ou priv&amp;eacute;s. C'est l&amp;agrave; que fut construit l'arc de Caracalla, le temple de la famille des S&amp;eacute;v&amp;egrave;res, un nouveau forum, un th&amp;eacute;&amp;acirc;tre (achev&amp;eacute; d&amp;egrave;s le r&amp;egrave;gne d'Antonin le Pieux) et, au-del&amp;agrave;, des thermes construits sous le r&amp;egrave;gne de Commode. Parmi les &amp;eacute;difices de la p&amp;eacute;riode classique, on notera en particulier la&lt;em&gt; basilica Vestiaria&lt;/em&gt; (le march&amp;eacute; aux v&amp;ecirc;tements) et une fontaine qui est un mod&amp;egrave;le r&amp;eacute;duit de la &lt;em&gt;meta Sudans&lt;/em&gt; de Rome. Le christianisme s'implanta dans le quartier sud d&amp;egrave;s une haute &amp;eacute;poque. On y a en effet localis&amp;eacute; les vestiges d'un groupe de b&amp;acirc;timents &amp;eacute;piscopaux&amp;nbsp;: deux basiliques, un baptist&amp;egrave;re, une chapelle et diff&amp;eacute;rentes maisons, dont la r&amp;eacute;sidence de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que et celle du pr&amp;ecirc;tre.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les Vandales n'occup&amp;egrave;rent Djemila que peu de temps&amp;nbsp;: la ville fut reprise par les Byzantins en 553. Les fouilles du site abandonn&amp;eacute;, qui offre l'un des exemples les plus profond&amp;eacute;ment suggestifs de ruines romaines, n'ont commenc&amp;eacute; qu'en 1909.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dj&amp;eacute;mila, ou Cuicul, avec son forum, ses temples et ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons, &amp;agrave; 900 m d&amp;rsquo;altitude, est un exemple remarquable d&amp;rsquo;urbanisme romain adapt&amp;eacute; &amp;agrave; un site montagneux.&lt;/p&gt;</short_description><site>Djémila</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>212</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger>P 2002-2006</danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/193</http_url><id_number>193</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_193.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>36.5500000000</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>2.3833333330</longitude><long_description>&lt;p&gt;Tipasa comporte un groupe unique de vestiges ph&amp;eacute;niciens, romains, pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiens et byzantins, ainsi que des monuments indig&amp;egrave;nes comme le Kbor er Roumia, le grand mausol&amp;eacute;e de Mauritanie.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site se trouve sur la c&amp;ocirc;te m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne, 70&amp;nbsp;km &amp;agrave; l'ouest d'Alger, et regroupe les structures arch&amp;eacute;ologiques les plus extraordinaires du Maghreb. C'est probablement l'un des plus significatifs sur le plan des contacts entre les civilisations indig&amp;egrave;nes et les diff&amp;eacute;rentes vagues de colonisation qui se sont succ&amp;eacute;d&amp;eacute; du VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C. au VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C. Cette ville c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;re fut d'abord un port de commerce carthaginois, dont le cimeti&amp;egrave;re est l'un des plus vastes du monde ph&amp;eacute;nicien (VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C.).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le plus ancien &amp;eacute;tablissement romain, prot&amp;eacute;g&amp;eacute; par des falaises et par un mur d&amp;eacute;fensif rudimentaire, occupe une pente abrupte au centre de la ville. En 147 apr.&amp;nbsp;J.-C., &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la guerre entreprise par l'empereur Antonin le Pieux contre les Mauritaniens, cette modeste agglom&amp;eacute;ration fut entour&amp;eacute;e par un mur de 2&amp;nbsp;300&amp;nbsp;m de longueur. Ce rempart, qui est flanqu&amp;eacute; par des tours carr&amp;eacute;es ou rondes, comporte trois entr&amp;eacute;es principales, dont deux sont prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es par des bastions semi-circulaires comparables &amp;agrave; ceux connus en Gaule et en Germanie. D'importants monuments, situ&amp;eacute;s aussi bien au centre de la premi&amp;egrave;re ville que dans ses nouveaux quartiers, s'&amp;eacute;l&amp;egrave;vent &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de cette enceinte&amp;nbsp;: le forum, la &lt;em&gt;curia&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;capitolium&lt;/em&gt;, deux temples, un amphith&amp;eacute;&amp;acirc;tre, un &lt;em&gt;nymphaeum&lt;/em&gt;, un th&amp;eacute;&amp;acirc;tre et des thermes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les ruines impressionnantes des b&amp;acirc;timents publics se dressent dans un r&amp;eacute;seau dense de maisons priv&amp;eacute;es (dont beaucoup sont d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es de peintures et de mosa&amp;iuml;ques), d'entrep&amp;ocirc;ts commerciaux et d'ateliers artisanaux des II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Le christianisme est attest&amp;eacute; dans la ville au cours de la seconde moiti&amp;eacute; du III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle (Tipasa devint ensuite un &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;), et de nombreux &amp;eacute;difices chr&amp;eacute;tiens y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits. L'immense basilique du IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, qui comporte sept nefs, dont celle du centre fut plus tard subdivis&amp;eacute;e, et un baptist&amp;egrave;re de plan circulaire, se trouvait intra-muros, &amp;agrave; l'ouest de la colline de Ras Knissia.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; l'ext&amp;eacute;rieur de l'enceinte, un vaste cimeti&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tien s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; autour d'une chapelle fun&amp;eacute;raire construite par l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Alexandre comme tombeau pour son pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseur. En face, &amp;agrave; l'est, se trouvait la basilique des saints Pierre et Paul, tandis que la colline de Saint-Salsa conserve la tombe de ce martyr et l'&amp;eacute;glise qui lui fut consacr&amp;eacute;e, qui devinrent un but de p&amp;egrave;lerinage, et autour desquelles se d&amp;eacute;veloppa un autre cimeti&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'invasion barbare de 430 ne marqua pas la fin d&amp;eacute;finitive de la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de Tipasa. Conquise par les Byzantins en 534, elle commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; d&amp;eacute;cliner irr&amp;eacute;m&amp;eacute;diablement &amp;agrave; partir du VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Sur les rives de la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e, Tipasa, ancien comptoir punique, fut occup&amp;eacute; par Rome, qui en fit une base strat&amp;eacute;gique pour la conqu&amp;ecirc;te des royaumes mauritaniens. Il comprend un ensemble unique de vestiges ph&amp;eacute;niciens, romains, pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiens et byzantins, voisinant avec des monuments autochtones, tel le Kbor er Roumia, grand mausol&amp;eacute;e royal de Maur&amp;eacute;tanie.&lt;/p&gt;</short_description><site>Tipasa</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>214</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/194</http_url><id_number>194</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_194.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>35.4500000000</latitude><location>Wilaya de Batna, Daira de Batna, Commune de Timgad</location><longitude>6.6333300000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Sur les pentes septentrionales du massif montagneux des Aur&amp;egrave;s, dans un site d'une grande beaut&amp;eacute; naturelle, Timgad offre un parfait exemple de colonie militaire romaine&amp;nbsp;; elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute;e &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt; par l'empereur Trajan en 100 apr.&amp;nbsp;J.-C., sous le nom de Thamugadis. Avec son p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre carr&amp;eacute; et son plan orthogonal fond&amp;eacute; sur le &lt;em&gt;cardo&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;decumanus&lt;/em&gt;, les deux rues perpendiculaires qui parcourent la ville de bout en bout, c'est un excellent t&amp;eacute;moignage d'urbanisme romain &amp;agrave; son apog&amp;eacute;e, qui visait &amp;agrave; illustrer de mani&amp;egrave;re frappante la grandeur de Rome en terre numide.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Inscrit dans une enceinte carr&amp;eacute;e mesurant 355&amp;nbsp;m de chaque c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, le plan de Timgad se fonde sur une grille orthogonale rigoureuse, centr&amp;eacute;e sur le &lt;em&gt;decumanus&lt;/em&gt;, implant&amp;eacute; dans l'axe de la route qui relie Theveste &amp;agrave; Lamb&amp;egrave;se, et sur l'axe nord/sud du &lt;em&gt;cardo&lt;/em&gt;. Il en r&amp;eacute;sulte un r&amp;eacute;seau d'&lt;em&gt;insulae&lt;/em&gt; de dimensions r&amp;eacute;guli&amp;egrave;res, qui ne s'interrompt qu'au sud pour faire place &amp;agrave; de grands monuments publics&amp;nbsp;: le forum et ses annexes (la &lt;em&gt;basilica&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;curia&lt;/em&gt;), des temples, un th&amp;eacute;&amp;acirc;tre pouvant accueillir 3&amp;nbsp;500 spectateurs, un march&amp;eacute; et des thermes. Dans la partie nord-est de la ville se trouvent d'autres thermes et une biblioth&amp;egrave;que publique qui s'inscrivent dans le r&amp;eacute;seau d'&amp;icirc;lots, et ouvrent sur le &lt;em&gt;cardo&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vers le milieu du II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, la croissance rapide de la ville ne pouvait plus &amp;ecirc;tre contenue dans les limites &amp;eacute;troites de sa fondation d'origine. Timgad s'&amp;eacute;tendit donc alors au-del&amp;agrave; du p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre de sa muraille, et plusieurs importants monuments publics furent construits dans de nouveaux quartiers, &amp;agrave; l'ouest et au sud&amp;nbsp;: le &lt;em&gt;capitolium&lt;/em&gt;, des temples, des march&amp;eacute;s et des thermes. La plupart de ces &amp;eacute;difices remontent &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode s&amp;eacute;v&amp;eacute;rienne, au cours de laquelle Timgad connut un &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;acirc;ge d'or&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;eacute;galement attest&amp;eacute; par d'immenses demeures priv&amp;eacute;es, comme la maison de Sertius ou celle de l'Hermaphrodite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au d&amp;eacute;but de l'Empire, les &amp;eacute;difices faisaient l'objet de restaurations fr&amp;eacute;quentes, les rues &amp;eacute;taient pav&amp;eacute;es de grandes dalles rectangulaires de calcaire, et une attention particuli&amp;egrave;re &amp;eacute;tait apport&amp;eacute;e au r&amp;eacute;seau des latrines publiques. Les maisons resplendissaient de somptueuses mosa&amp;iuml;ques polychromes, destin&amp;eacute;es &amp;agrave; pallier l'absence de marbres pr&amp;eacute;cieux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours de la p&amp;eacute;riode chr&amp;eacute;tienne, &amp;agrave; la fin du IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, Timgad, alors &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;, devint c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre lorsque son &amp;eacute;v&amp;ecirc;que Optatus se fit le porte-parole de l'h&amp;eacute;r&amp;eacute;sie donatiste. Apr&amp;egrave;s l'invasion vandale de 430, des tribus descendues du massif des Aur&amp;egrave;s d&amp;eacute;truisirent la ville &amp;agrave; la fin du V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Elle connut un sursaut d'activit&amp;eacute; dans le courant du VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, apr&amp;egrave;s la reconqu&amp;ecirc;te byzantine, mais l'invasion arabe conduisit &amp;agrave; sa destruction d&amp;eacute;finitive, et elle fut tout &amp;agrave; fait d&amp;eacute;sert&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s le VIIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Sur le versant nord des Aur&amp;egrave;s, Timgad fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt;, en 100 apr. J.-C., par l&amp;rsquo;empereur Trajan comme colonie militaire. Avec son enceinte carr&amp;eacute;e et son plan orthogonal command&amp;eacute; par le &lt;em&gt;cardo&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;decumanus&lt;/em&gt;, les deux voies perpendiculaires qui traversaient la ville, c&amp;rsquo;est un exemple parfait d&amp;rsquo;urbanisme romain.&lt;/p&gt;</short_description><site>Timgad</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>215</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1992</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/565</http_url><id_number>565</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_565.jpg</image_url><iso_code>dz</iso_code><justification></justification><latitude>36.7833300000</latitude><location></location><longitude>3.0602800000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La Casbah d'Alger est un exemple unique de &lt;em&gt;medina&lt;/em&gt; , c'est-&amp;agrave;-dire de ville islamique. Elle offre un remarquable exemple de cit&amp;eacute; historique du Maghreb, mais pr&amp;eacute;sente des caract&amp;egrave;res sp&amp;eacute;cifiques dus &amp;agrave; son site naturel et &amp;agrave; son histoire, en d&amp;eacute;pit des mauvaises conditions de conservation de certaines parties de l'ancien noyau urbain. La Casbah conserve d'importants exemples de maisons traditionnelles arabo-m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;ennes, qui t&amp;eacute;moignent d'une fusion entre le style de vie arabe ancestral, les coutumes musulmanes et diff&amp;eacute;rentes traditions architecturales.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Tourn&amp;eacute;e vers des &amp;icirc;les qui &amp;eacute;taient occup&amp;eacute;es, &amp;agrave; partir du IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., par un comptoir commercial carthaginois, elle occupe l'une des plus belles positions c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res de M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e. La Casbah renferme les vestiges de la citadelle, d'anciennes mosqu&amp;eacute;es et de palais de style ottoman, ainsi que les t&amp;eacute;moignages d'une organisation urbaine traditionnelle qui refl&amp;egrave;tent un sens de la communaut&amp;eacute; profond&amp;eacute;ment ancr&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'histoire d'Alger est plus complexe et mouvement&amp;eacute;e encore que celle du pays lui-m&amp;ecirc;me. Situ&amp;eacute; sur le littoral, le site fut habit&amp;eacute; au moins d&amp;egrave;s le VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., lorsqu'un comptoir commercial ph&amp;eacute;nicien s'y installa. Carthaginois, tribus berb&amp;egrave;res, Romains, Byzantins et Arabes (&amp;agrave; partir du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle) convoit&amp;egrave;rent le site et, tour &amp;agrave; tour, s'en empar&amp;egrave;rent. L'Espagne, dans le cadre de sa politique expansionniste, s'int&amp;eacute;ressa &amp;eacute;galement &amp;agrave; l'Alg&amp;eacute;rie, en profitant de la faiblesse des pouvoirs locaux due aux rivalit&amp;eacute;s qui opposaient les petits &amp;Eacute;tats maghr&amp;eacute;bins qui s'&amp;eacute;taient form&amp;eacute;s apr&amp;egrave;s les invasions berb&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un corsaire turc, Khair al-Din, fonda sa capitale &amp;agrave; Alger (1516) et pla&amp;ccedil;a une grande partie de la c&amp;ocirc;te alg&amp;eacute;rienne moderne sous l'autorit&amp;eacute; du sultan ottoman. Le pouvoir central d'Istanbul intervint relativement peu dans l'administration de la r&amp;eacute;gion, et le bey r&amp;eacute;gnait en ma&amp;icirc;tre dans cette ville o&amp;ugrave; puissance militaire et commerce contribuaient &amp;agrave; cr&amp;eacute;er une grande prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction de la ville commen&amp;ccedil;a en 1516 et se poursuivit dans le courant du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Bien que l'organisation administrative et militaire y e&amp;ucirc;t entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la pr&amp;eacute;sence de nombreux Turcs, Alger n'&amp;eacute;tait pas une ville ottomane. La ville combinait la science de l'architecture militaire turque &amp;agrave; la tradition architecturale arabo-m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne. L'&amp;eacute;tat florissant du commerce se refl&amp;egrave;te dans la richesse extr&amp;ecirc;me du d&amp;eacute;cor interne des maisons d'Alger. La position naturelle exceptionnelle du site explique ses rues sinueuses, v&amp;eacute;ritables m&amp;eacute;andres caract&amp;eacute;ristiques de la ville ancienne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'incompr&amp;eacute;hension des Europ&amp;eacute;ens vis-&amp;agrave;-vis du style de vie arabe, et le d&amp;eacute;sir des nouveaux colons d'imposer leurs propres usages et leurs conceptions esth&amp;eacute;tiques de l'architecture et de l'urbanisme engendr&amp;egrave;rent d'importantes destructions. Une partie de la ville put heureusement &amp;ecirc;tre sauv&amp;eacute;e. Au cours des ann&amp;eacute;es vingt du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, on note un v&amp;eacute;ritable int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour la sauvegarde de la ville ancienne. Cependant, ce n'est qu'au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es soixante-dix de ce m&amp;ecirc;me si&amp;egrave;cle que les autorit&amp;eacute;s alg&amp;eacute;riennes commandit&amp;egrave;rent les premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tudes visant &amp;agrave; la sauvegarde de la Casbah d'Alger. Elle fut alors class&amp;eacute;e site historique, et une vaste campagne de restauration, dans le cadre d'une am&amp;eacute;lioration de la planification, fut mise en &amp;oelig;uvre dans la ville ancienne. Un plan tr&amp;egrave;s m&amp;eacute;dit&amp;eacute; de red&amp;eacute;veloppement est actuellement appliqu&amp;eacute; &amp;agrave; la Casbah, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; y introduire le confort moderne sans bouleverser l'urbanisme et l'architecture traditionnels, et &amp;agrave; restaurer les fonctions originelles de la Casbah, avec ses quartiers r&amp;eacute;sidentiels, commerciaux et culturels.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dans l&amp;rsquo;un des plus beaux sites maritimes de la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e, surplombant les &amp;icirc;lots o&amp;ugrave; un comptoir carthaginois fut install&amp;eacute; d&amp;egrave;s le IVe si&amp;egrave;cle av. J.-C., la Casbah constitue un type unique de &lt;em&gt;m&amp;eacute;dina&lt;/em&gt; , ou ville islamique. Lieu de m&amp;eacute;moire autant que d&amp;rsquo;histoire, elle comprend des vestiges de la citadelle, des mosqu&amp;eacute;es anciennes, des palais ottomans, ainsi qu&amp;rsquo;une structure urbaine traditionnelle associ&amp;eacute;e &amp;agrave; un grand sens de la communaut&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Casbah d'Alger</site><states>Algérie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>667</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1978</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/3</http_url><id_number>3</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_3.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>50.7744444400</latitude><location></location><longitude>6.0844444440</longitude><long_description>&lt;p&gt;D&amp;egrave;s l'origine, la chapelle palatine d'Aix, avec ses colonnes de marbre grec et italien, ses portes de bronze et l'immense mosa&amp;iuml;que de sa coupole (aujourd'hui d&amp;eacute;truite), a &amp;eacute;t&amp;eacute; per&amp;ccedil;ue comme une &amp;oelig;uvre d'art de toute premi&amp;egrave;re importance. Premier &amp;eacute;difice vo&amp;ucirc;t&amp;eacute; construit au nord des Alpes depuis l'Antiquit&amp;eacute;, elle demeura, au cours de la Renaissance carolingienne, et durant toute la p&amp;eacute;riode m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, l'une des sources d'inspiration de l'architecture religieuse, et fut souvent imit&amp;eacute;e (Mettlach, Nim&amp;egrave;gue). C'est un remarquable exemple de la cat&amp;eacute;gorie des chapelles princi&amp;egrave;res &amp;agrave; plan central, dot&amp;eacute; de tribunes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction de la chapelle imp&amp;eacute;riale &amp;agrave; Aix est le symbole de l'unification de l'Ouest et de sa r&amp;eacute;surrection spirituelle et politique sous l'&amp;eacute;gide de Charlemagne. En 814, cet empereur y fut enterr&amp;eacute;, et les empereurs germaniques continu&amp;egrave;rent &amp;agrave; l'&amp;ecirc;tre durant tout le Moyen &amp;Acirc;ge, jusqu'en 1531. Le tr&amp;eacute;sor de la cath&amp;eacute;drale pr&amp;eacute;sente un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t arch&amp;eacute;ologique, esth&amp;eacute;tique et historique inestimable.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;poque la plus importante pour Aix-la-Chapelle commence avec le d&amp;eacute;but du r&amp;egrave;gne de Charlemagne en 768 apr.&amp;nbsp;J.-C. Le palais imp&amp;eacute;rial, avec ses sources chaudes, devint bient&amp;ocirc;t sa r&amp;eacute;sidence permanente, et se transforma ainsi en un centre spirituel et culturel florissant. Deux cents ans plus tard, la canonisation de l'empereur attira une masse de p&amp;egrave;lerins qui voulaient voir sa tombe et les reliques qu'il avait rassembl&amp;eacute;es au cours de sa vie. Les liens de la ville avec Charlemagne se refl&amp;egrave;tent dans de nombreux &amp;oelig;uvres d'art et monuments.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsqu'il entreprit la construction de sa chapelle palatine en 786, le r&amp;ecirc;ve de Charlemagne &amp;eacute;tait de cr&amp;eacute;er une &amp;laquo;&amp;nbsp;nouvelle Rome&amp;nbsp;&amp;raquo;. &amp;Agrave; l'&amp;eacute;poque de sa construction, la coupole de la cath&amp;eacute;drale d'Aix &amp;eacute;tait la plus grande au nord des Alpes. Son architecture impressionnante, fusion d'&amp;eacute;l&amp;eacute;ments classiques, byzantins et franconiens, refl&amp;egrave;te son importance consid&amp;eacute;rable. Pendant 600 ans, de 936 &amp;agrave; 1531, la cath&amp;eacute;drale d'Aix a &amp;eacute;t&amp;eacute; le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre du couronnement de trente rois de Germanie, et elle conserve aujourd'hui, compte tenu de son pass&amp;eacute; historique, une importante force d'attraction.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Sa physionomie actuelle est le r&amp;eacute;sultat d'une &amp;eacute;volution de plus de mille ans. Deux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du complexe d'origine sont rest&amp;eacute;s les m&amp;ecirc;mes&amp;nbsp;: la salle du couronnement (&lt;em&gt;aula regia&lt;/em&gt;), qui se trouve aujourd'hui dans l'h&amp;ocirc;tel de ville, &amp;eacute;difi&amp;eacute; au XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et la chapelle palatine, autour de laquelle la cath&amp;eacute;drale fut construite dans un second temps.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La chapelle palatine, construite vers 790-800, est couverte par une coupole, et pr&amp;eacute;sente un plan octogonal entour&amp;eacute; par une galerie surmont&amp;eacute;e de tribunes&amp;nbsp;; la chapelle elle-m&amp;ecirc;me se distingue facilement des adjonctions plus r&amp;eacute;centes gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; sa structure bien caract&amp;eacute;ristique. &amp;Agrave; l'ouest, un atrium donnait dans un portique qui menait lui-m&amp;ecirc;me aux appartements imp&amp;eacute;riaux. Le ch&amp;oelig;ur gothique et une s&amp;eacute;rie de chapelles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ajout&amp;eacute;s dans le courant du Moyen &amp;Acirc;ge, contribuant ainsi &amp;agrave; former l'ensemble composite qui caract&amp;eacute;rise la cath&amp;eacute;drale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'int&amp;eacute;rieur est rythm&amp;eacute;, &amp;agrave; l'&amp;eacute;tage inf&amp;eacute;rieur, par les arcs reposant sur huit piliers cruciformes massifs, et &amp;agrave; l'&amp;eacute;tage sup&amp;eacute;rieur par le &lt;em&gt;matroneum&lt;/em&gt;, la galerie r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e aux femmes. Le peuple &amp;eacute;tait admis dans la partie inf&amp;eacute;rieure de la chapelle, tandis que l'empereur prenait place en haut, face &amp;agrave; l'autel, dans le tr&amp;ocirc;ne de pierre sur lequel &amp;eacute;taient couronn&amp;eacute;s les rois de Germanie. La coupole &amp;eacute;lanc&amp;eacute;e &amp;eacute;claire l'int&amp;eacute;rieur gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; huit fen&amp;ecirc;tres arqu&amp;eacute;es ouvertes au-dessus du tambour&amp;nbsp;; elle &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine enti&amp;egrave;rement rev&amp;ecirc;tue par une grande mosa&amp;iuml;que repr&amp;eacute;sentant le Christ en majest&amp;eacute;, v&amp;ecirc;tu d'une robe pourpre et entour&amp;eacute; par les Vieillards de l'Apocalypse. La mosa&amp;iuml;que actuelle remonte &amp;agrave; 1870-1873. L'int&amp;eacute;rieur de la chapelle est embelli par des marbres polychromes que Charlemagne fit probablement venir de Rome et de Ravenne. En d&amp;eacute;pit des adjonctions qui lui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; apport&amp;eacute;es, la chapelle palatine forme un ensemble extr&amp;ecirc;mement unitaire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le tr&amp;eacute;sor de la cath&amp;eacute;drale d'Aix est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme l'un des principaux tr&amp;eacute;sors eccl&amp;eacute;siastiques du nord de l'Europe. La crypte de la cath&amp;eacute;drale renferme la croix de Lothaire (990), faite d'or et incrust&amp;eacute;e de pierres pr&amp;eacute;cieuses, une chasuble en velours bleu sombre brod&amp;eacute;e de perles, un buste-reliquaire de Charlemagne en argent et en or, ainsi qu'un sarcophage en marbre d&amp;eacute;cor&amp;eacute; d'un relief repr&amp;eacute;sentant le rapt de Proserpine, qui contient le corps de Charlemagne.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;C'est de 790 &amp;agrave; 800 environ que l'empereur Charlemagne entreprit la construction de la chapelle Palatine, basilique octogonale &amp;agrave; coupole, imit&amp;eacute;e des &amp;eacute;glises de l'Empire romain d'Orient et orn&amp;eacute;e de pr&amp;eacute;cieuses adjonctions datant de l'&amp;eacute;poque m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cathédrale d'Aix-la-Chapelle</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>6</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/168</http_url><id_number>168</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_168.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.3166666700</latitude><location></location><longitude>8.4430555560</longitude><long_description>&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale de Spire a exerc&amp;eacute; une influence consid&amp;eacute;rable sur le d&amp;eacute;veloppement de l'architecture romane aux XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, mais aussi sur l'histoire des principes de restauration en Allemagne, en Europe et dans le monde entier, depuis le XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle jusqu'&amp;agrave; nos jours.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale, avec celles de Worms et de Mayence, est un monument majeur de l'art roman&amp;nbsp;: c'est le plus important par sa taille, et le plus significatif par son histoire, puisque c'&amp;eacute;tait le lieu de s&amp;eacute;pulture des empereurs saliens.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale, consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; sainte Marie et &amp;agrave; saint St&amp;eacute;phane, a &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;e par Conrad&amp;nbsp;II, et construite essentiellement entre 1030 et 1106. Elle reprend le plan g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de celle de Saint-Michel d'Hildesheim, et porte &amp;agrave; sa perfection un type d'&amp;eacute;difice fr&amp;eacute;quent dans la vall&amp;eacute;e du Rhin, qui se caract&amp;eacute;rise par l'&amp;eacute;quilibre entre blocs oriental et occidental, et par l'emplacement sym&amp;eacute;trique et singulier de ses tours, qui encadrent la masse form&amp;eacute;e par la nef et le transept. L'&amp;eacute;difice a subi une r&amp;eacute;novation et une extension sous Henri&amp;nbsp;IV.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale de Spire est le premier &amp;eacute;difice connu de ce type qui soit enti&amp;egrave;rement entour&amp;eacute; par une galerie. Le syst&amp;egrave;me d'arcades ajout&amp;eacute; au moment de sa r&amp;eacute;novation fut aussi le premier de toute l'histoire de l'architecture.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale fut gravement endommag&amp;eacute;e par un incendie en 1689. Apr&amp;egrave;s cette catastrophe, l'architecte I.&amp;nbsp;M.&amp;nbsp;Neumann tenta de la reconstruire en style roman, au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais non sans inventer &amp;agrave; cette occasion un &lt;em&gt;Westwerk&lt;/em&gt; baroque (1772-1778). Le roi Louis&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; de Bavi&amp;egrave;re commissionna les peintures de l'int&amp;eacute;rieur&amp;nbsp;; de&amp;nbsp;1846 &amp;agrave;&amp;nbsp;1853, des peintres de l'&amp;eacute;cole de Johannes Schraudolph et de Josef Schwarzmann compl&amp;eacute;t&amp;egrave;rent le d&amp;eacute;cor en style nazar&amp;eacute;en tardif.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La partie construite sous Henri&amp;nbsp;IV a &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;e en 1854-1858 par un bloc occidental, pastiche de style roman adapt&amp;eacute; au go&amp;ucirc;t du jour. Au cours de cette m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode, tout l'int&amp;eacute;rieur fut lourdement d&amp;eacute;cor&amp;eacute; de grands panneaux historiques et de peintures d&amp;eacute;coratives de style n&amp;eacute;oroman, attribu&amp;eacute;es &amp;agrave; Schraudolph et &amp;agrave; son atelier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1857, on entreprit de d&amp;eacute;poser les peintures et les couches de stuc peint pour restaurer la cath&amp;eacute;drale dans son &amp;eacute;tat du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La crypte, qui a conserv&amp;eacute; sa physionomie d'origine jusqu'&amp;agrave; nos jours, est particuli&amp;egrave;rement int&amp;eacute;ressante&amp;nbsp;: elle abrite des tombeaux, dont ceux de non moins de huit empereurs et rois germains du Moyen &amp;Acirc;ge, qui y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enterr&amp;eacute;s entre&amp;nbsp;1039 et&amp;nbsp;1309. On y trouve notamment celui de l'empereur Conrad&amp;nbsp;II, qui dut &amp;ecirc;tre enterr&amp;eacute; ailleurs pendant deux ans, apr&amp;egrave;s sa mort, survenue alors que la crypte n'&amp;eacute;tait pas encore achev&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un grand bassin en pierre, d'une capacit&amp;eacute; de 1&amp;nbsp;560 litres, se trouve sur la place qui fait face au principal portail de la cath&amp;eacute;drale. Cette fontaine symbolisait autrefois la limite entre le dioc&amp;egrave;se et la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale de Spire est l'un des plus importants monuments romans de l'&amp;eacute;poque du Saint Empire romain, et son imposante basilique vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;e &amp;agrave; trois nefs repr&amp;eacute;sente le sommet d'un style architectural qui &amp;eacute;tait appel&amp;eacute; &amp;agrave; exercer une tr&amp;egrave;s grande influence sur l'architecture romane, au cours des XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Fond&amp;eacute;e par Conrad II en 1030 et transform&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, la cath&amp;eacute;drale de Spire, basilique &amp;agrave; quatre tours et deux d&amp;ocirc;mes, est l'un des monuments majeurs de l'art du Saint Empire romain. La cath&amp;eacute;drale a &amp;eacute;t&amp;eacute;, pendant pr&amp;egrave;s de 300 ans, le lieu de s&amp;eacute;pulture des empereurs allemands.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cathédrale de Spire</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>186</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1984</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/288</http_url><id_number>288</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_288.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>50.8250277800</latitude><location></location><longitude>6.9097777780</longitude><long_description>&lt;p&gt;Augustusburg et Falkenlust sont les premi&amp;egrave;res r&amp;eacute;alisations importantes du style rococo en Allemagne. Pendant plus d'un si&amp;egrave;cle, ces deux ch&amp;acirc;teaux ont servi de mod&amp;egrave;les pour la plupart des cours princi&amp;egrave;res. Comme la r&amp;eacute;sidence de Wurtzbourg, ils sont, avec leurs jardins, des exemples remarquables de grandes r&amp;eacute;sidences princi&amp;egrave;res du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plac&amp;eacute; au c&amp;oelig;ur d'un jardin idyllique, le ch&amp;acirc;teau d'Augustusburg, la somptueuse r&amp;eacute;sidence du prince-archev&amp;ecirc;que de Cologne, et le pavillon de chasse de Falkenlust, une petite folie champ&amp;ecirc;tre, sont parmi les plus anciens exemples d'architecture rococo du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle en Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Chef-d'&amp;oelig;uvre du rococo, le ch&amp;acirc;teau d'Augustusburg se rattache directement &amp;agrave; la grande architecture europ&amp;eacute;enne de la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. En 1715, Josef-Clemens de Bavi&amp;egrave;re, prince &amp;eacute;lecteur de Cologne, projeta la construction d'une grande r&amp;eacute;sidence &amp;agrave; Br&amp;uuml;hl, sur les fondations d'un ch&amp;acirc;teau m&amp;eacute;di&amp;eacute;val. Il consulta un architecte fran&amp;ccedil;ais, Robert de Cotte, qui envoya des plans. Toutefois, ce projet ne fut pas imm&amp;eacute;diatement retenu, et le prince &amp;eacute;lecteur Clemens-August, qui &amp;eacute;tait moins francophile que son p&amp;egrave;re, rejeta les propositions de De Cotte et fit appel, en 1725, &amp;agrave; un architecte westphalien, Johann Conrad Schlaun, pour construire le ch&amp;acirc;teau qui devait porter son nom.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Schlaun travailla trois ans au ch&amp;acirc;teau. Avant son d&amp;eacute;part, en 1728, il construisit, avec moins de g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;atif que de sens de l'&amp;eacute;conomie, un &amp;eacute;difice form&amp;eacute; de trois corps de b&amp;acirc;timent qui incorpore les ruines m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales et la tour nord du ch&amp;acirc;teau ant&amp;eacute;rieur. Sous l'influence de son successeur, le style fran&amp;ccedil;ais connut un regain de faveur&amp;nbsp;; cependant, Fran&amp;ccedil;ois de Cuvillies, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;ecirc;t&amp;eacute; &amp;agrave; son parent par l'&amp;eacute;lecteur de Bavi&amp;egrave;re, repr&amp;eacute;sentait un courant du classicisme distinct de celui de De Cotte. Architecte &amp;agrave; la cour de Munich depuis 1724, il prisait avant tout un type d'ornement fond&amp;eacute; sur un syst&amp;egrave;me d'asym&amp;eacute;trie et sur l'invention, inspir&amp;eacute; de Meissonnier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La tendance baroque engendr&amp;eacute;e par le style rococo des ann&amp;eacute;es de la R&amp;eacute;gence trouva un terrain fertile dans l'Empire allemand, o&amp;ugrave; le rococo s'imposa &amp;agrave; Vienne comme &amp;agrave; Munich, en faisant se c&amp;ocirc;toyer dans les m&amp;ecirc;mes travaux artistes autrichiens, bavarois, italiens et fran&amp;ccedil;ais. Le ch&amp;acirc;teau d'Augustusburg, audacieuse r&amp;eacute;ussite architecturale qui rempla&amp;ccedil;a le terne &amp;eacute;difice construit par Schlaun, et le pavillon de chasse de Falkenlust, &amp;eacute;blouissante cr&amp;eacute;ation r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt;, sont parmi les meilleurs exemples de cet art international d'un faste sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; Augustusburg, dans le corps de b&amp;acirc;timent central, l'escalier de Balthasar Neumann unit en une extraordinaire structure, par la magie d'un mouvement anim&amp;eacute;, marbre et stucs, colonnes de jaspe et caryatides, qui culminent dans l'&amp;eacute;tonnant plafond &amp;agrave; fresque peint par Carlo Carlone. Ce chef-d'&amp;oelig;uvre de g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;atif dessert les ailes de la galerie et les appartements priv&amp;eacute;s, qui sont organis&amp;eacute;s selon une hi&amp;eacute;rarchie d'effets remarquablement agenc&amp;eacute;e. Le d&amp;eacute;cor bon enfant du nouveau grand appartement d'&amp;eacute;t&amp;eacute;, avec ses rev&amp;ecirc;tements de fa&amp;iuml;ence des Pays-Bas, est en opposition manifeste avec le programme &amp;laquo;&amp;nbsp;officiel&amp;nbsp;&amp;raquo; du ch&amp;acirc;teau.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Falkenlust est une maison de campagne pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e par des avant-corps sym&amp;eacute;triques. Au rez-de-chauss&amp;eacute;e, un salon ovale est con&amp;ccedil;u selon la m&amp;ecirc;me inspiration architecturale, pleine d'improvisation, de charme et de libert&amp;eacute;. Dans la chapelle, le Bordelais Laporterie a cr&amp;eacute;&amp;eacute; une &amp;eacute;tonnante grotte marine en tapissant les murs de coquillages et de concr&amp;eacute;tions. Les vastes jardins, dessin&amp;eacute;s en une seule campagne, s'opposent et se compl&amp;egrave;tent &amp;agrave; la fois. &amp;Agrave; Augustusburg, Dominique Girard, &amp;eacute;l&amp;egrave;ve de Le N&amp;ocirc;tre, s'est montr&amp;eacute; tr&amp;egrave;s sensible au d&amp;eacute;corum, en multipliant les rampes monumentales et les parterres de fleurs sym&amp;eacute;triques, comme ceux des jardins de Nymphenburg, de Schleissheim et du Belv&amp;eacute;d&amp;egrave;re &amp;agrave; Vienne, dont il fut aussi l'architecte. &amp;Agrave; Falkenlust le paysage, bien que soigneusement planifi&amp;eacute;, r&amp;eacute;ussit cependant &amp;agrave; donner l'illusion d'un site naturel.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dans le cadre id&amp;eacute;al d'un paysage de jardins, le ch&amp;acirc;teau d'Augustusburg, somptueuse r&amp;eacute;sidence des princes-archev&amp;ecirc;ques de Cologne, et le pavillon de Falkenlust, petite &amp;laquo; folie &amp;raquo; champ&amp;ecirc;tre, sont parmi les premi&amp;egrave;res manifestations du style rococo dans l'Allemagne du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</short_description><site>Châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust à Brühl</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>322</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1986</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/367</http_url><id_number>367</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_367.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.7500000000</latitude><location></location><longitude>6.6333333330</longitude><long_description>&lt;p&gt;Tr&amp;egrave;ves est un exemple de grande capitale romaine post&amp;eacute;rieure &amp;agrave; la partition de l'Empire. Les vestiges du palais imp&amp;eacute;rial, ainsi que l'&lt;em&gt;aula Palatina&lt;/em&gt; et les thermes imp&amp;eacute;riaux, pr&amp;eacute;sentent des dimensions impressionnantes. Cette ville constitue un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de la civilisation romaine, du fait de la densit&amp;eacute; et de la qualit&amp;eacute; des monuments qui y sont conserv&amp;eacute;s, notamment de son pont, de ses thermes, de son amphith&amp;eacute;&amp;acirc;tre et de ses entrep&amp;ocirc;ts. L'art fun&amp;eacute;raire y a connu un important d&amp;eacute;veloppement, et les ateliers de potiers, de verriers et de changeurs y &amp;eacute;taient nombreux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Parfois mentionn&amp;eacute; comme la &amp;laquo;&amp;nbsp;seconde Rome&amp;nbsp;&amp;raquo;, Tr&amp;egrave;ves ne put cependant pr&amp;eacute;tendre &amp;agrave; ce titre avant la partition de l'Empire par Diocl&amp;eacute;tien et l'institution de la T&amp;eacute;trarchie, sept ans plus tard. Pourtant, m&amp;ecirc;me auparavant, la ville romaine &amp;eacute;tait florissante. Le premier centre de la ville coloniale, form&amp;eacute; d'&lt;em&gt;insulae&lt;/em&gt; r&amp;eacute;guli&amp;egrave;res, pour la plupart construites durant le r&amp;egrave;gne de Claude (41-54 apr.&amp;nbsp;J.-C.), s'&amp;eacute;tait &amp;eacute;tendu si loin vers le milieu du II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C. que l'on construisit un nouveau mur englobant les quartiers industriels et les thermes qui le jouxtaient au sud, l'amphith&amp;eacute;&amp;acirc;tre, qui se trouvait au-del&amp;agrave; du &lt;em&gt;decumanus maximus&lt;/em&gt; &amp;agrave; l'est et, tr&amp;egrave;s vraisemblablement, un hippodrome. Au cours de la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode, un pont en gr&amp;egrave;s et en basalte fut construit sur la Moselle, &amp;agrave; l'ouest du &lt;em&gt;decumanus&lt;/em&gt;, pour en remplacer un plus ancien, dont les fondations ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mises au jour.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;C'est entre 258 et 268, lorsque Postumus y &amp;eacute;lut r&amp;eacute;sidence pour repousser les Francs et les Alamans sur la fronti&amp;egrave;re (le &lt;em&gt;limes&lt;/em&gt;), que Tr&amp;egrave;ves devint capitale pour la premi&amp;egrave;re fois. Lorsque Constance&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; Chlore, qui r&amp;eacute;gnait sur la Bretagne et la Gaule depuis la partition de 293, s'y installa, ce choix prit un caract&amp;egrave;re permanent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La reconstruction de la ville, dont le nom fut alors chang&amp;eacute; en &lt;em&gt;Treveris&lt;/em&gt;, fut entreprise sur une &amp;eacute;chelle plus ambitieuse par Constantin le Grand apr&amp;egrave;s 306. L'amphith&amp;eacute;&amp;acirc;tre restaur&amp;eacute;, les thermes, le &lt;em&gt;circus maximus&lt;/em&gt; et ce qui reste de l'immense palais imp&amp;eacute;rial, construction qui entra&amp;icirc;na la destruction de diff&amp;eacute;rentes &lt;em&gt;insulae&lt;/em&gt;, refl&amp;egrave;tent un choix politique d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; issu du nouvel &amp;eacute;quilibre mis en place par la T&amp;eacute;trarchie. Tr&amp;egrave;ves est associ&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re directe et tangible &amp;agrave; l'un des principaux &amp;eacute;v&amp;eacute;nements de l'histoire, la marche de Constantin contre Maxence en 312, qui pr&amp;eacute;luda &amp;agrave; l'&amp;eacute;dit de Milan (313), par lequel le christianisme fut reconnu comme religion officielle de l'Empire romain.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;C'est &amp;agrave; Tr&amp;egrave;ves, en 326, que Constantin fonda les basiliques jumelles qui comm&amp;eacute;morent ses vingt ans de r&amp;egrave;gne, et qui ont surv&amp;eacute;cu en tant que cath&amp;eacute;drale et &amp;eacute;glise Notre-Dame. Apr&amp;egrave;s la mort du grand empereur, en 337, Tr&amp;egrave;ves fut le lieu de r&amp;eacute;sidence de son fils, Constantin&amp;nbsp;II, puis de Valentinien et de Gratien. Capitale de l'Empire, la ville fut &amp;eacute;galement le si&amp;egrave;ge de la pr&amp;eacute;fecture de la Gaule, un immense district administratif qui s'&amp;eacute;tendait du &lt;em&gt;limes germanicus&lt;/em&gt; &amp;agrave; l'oc&amp;eacute;an Atlantique, et du Mur d'Hadrien &amp;agrave; la Maur&amp;eacute;tanie Tingitane.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours du r&amp;egrave;gne de Constantin le Grand, Tr&amp;egrave;ves joua un r&amp;ocirc;le de tout premier plan dans la diffusion du christianisme, mais les invasions des Goths amorc&amp;egrave;rent son d&amp;eacute;clin. La capitale imp&amp;eacute;riale fut alors transf&amp;eacute;r&amp;eacute;e &amp;agrave; Milan, qui &amp;eacute;tait la capitale de la pr&amp;eacute;fecture gauloise d'Arles. L'&amp;eacute;volution de Tr&amp;egrave;ves a cependant &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute;e par une impressionnante continuit&amp;eacute; historique. Le plan de la ville refl&amp;egrave;te encore aujourd'hui sa physionomie du II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C., avec les principaux axes du &lt;em&gt;cardo&lt;/em&gt; (la &lt;em&gt;Simeonstrasse&lt;/em&gt;) et du &lt;em&gt;decumanus&lt;/em&gt; (en correspondance du pont). Longtemps, les principaux monuments furent utilis&amp;eacute;s conform&amp;eacute;ment &amp;agrave; leur destination d'origine&amp;nbsp;: ainsi, l'&lt;em&gt;aula Palatina&lt;/em&gt;, o&amp;ugrave; Constantin donnait audience, devint le &lt;em&gt;palatium&lt;/em&gt; des comtes francs avant de tomber, autour de 1200, aux mains des &amp;eacute;v&amp;ecirc;ques de Tr&amp;egrave;ves qui, &amp;eacute;tant &amp;eacute;galement princes &amp;eacute;lecteurs, firent de cette vaste salle une partie de leur palais entre 1615 et 1647. La fonction de la seule porte romaine conserv&amp;eacute;e, connue sous le nom de &lt;em&gt;Porta Nigra&lt;/em&gt;, a &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;e &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes reprises.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D'autres &amp;eacute;difices ont vu leur forme changer, mais non leur fonction, comme les deux basiliques de Constantin qui furent presque enti&amp;egrave;rement reconstruites entre le XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et qui fossilisent ainsi, tels quels, des lieux de culte primitifs dont la position a &amp;eacute;t&amp;eacute; conserv&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Colonie romaine d&amp;egrave;s le Ier si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re, puis grande m&amp;eacute;tropole marchande &amp;agrave; partir du si&amp;egrave;cle suivant, Tr&amp;egrave;ves, au bord de la Moselle, devenue l&amp;rsquo;une des capitales de la T&amp;eacute;trarchie &amp;agrave; la fin du IIIe si&amp;egrave;cle, fut qualifi&amp;eacute;e de &amp;laquo; seconde Rome &amp;raquo;. Elle apporte un t&amp;eacute;moignage exceptionnel sur la civilisation romaine par la densit&amp;eacute; et la qualit&amp;eacute; des monuments conserv&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;</short_description><site>Trèves – monuments romains, cathédrale Saint-Pierre et église Notre-Dame</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>420</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1990</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le domaine de Sacrow comprend une r&amp;eacute;sidences seigneuriale du 18&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle (ch&amp;acirc;teau du 14&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle converti), l'&amp;eacute;glise Saint-Sauveur construite par l'architecte Ludwig Persius entre 1841 et 1844 et le parc, cr&amp;eacute;e pour Frederic Guillaume IV de Prusse par Persius et le jardinier Pierre-Joseph Lenne. Cela fut int&amp;eacute;gr&amp;eacute; &amp;agrave; l'ensemble de ch&amp;acirc;teaux et jardins de Potsdam et Babelsberg, dont le majeure partie est rest&amp;eacute;e relativement intacte.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Jusqu'&amp;agrave; une &amp;eacute;poque r&amp;eacute;cente, le domaine se trouvait sur la limite entre la feu R&amp;eacute;publique D&amp;eacute;mocratique Allemande et le territoire de Berlin-Ouest et &amp;eacute;tait donc tr&amp;egrave;s n&amp;eacute;glig&amp;eacute;. L'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'&amp;eacute;glise &amp;eacute;tait interdit et le b&amp;acirc;timent laiss&amp;eacute; &amp;agrave; l'abandon. Ce n'&amp;eacute;tait qu'&amp;agrave; la suite d'une intervention de la part des responsables de Berlin- Ouest qui, fortement appuy&amp;eacute;s par la presse, demand&amp;egrave;rent la restauration et fournirent l'argent n&amp;eacute;cessaire, que l'on se mit &amp;agrave; remettre en bon &amp;eacute;tat au moins les toits de l'&amp;eacute;glise, dans les ann&amp;eacute;es 198 l-82. Ces travaux sont maintenant en tours sur le ch&amp;acirc;teau et dans les jardins, sous la direction de l'administration des ch&amp;acirc;teaux et parts de Berlin-Potsdam.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/532</http_url><id_number>532</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_532.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>52.4000000000</latitude><location>Lander de Brandebourg et Berlin&lt;br&gt;&#xd;
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&lt;a href=../532-loc.htm&gt;Multiple locations&lt;/a&gt;</location><longitude>13.0333333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'ensemble de ch&amp;acirc;teaux et de parcs de Potsdam constitue une entit&amp;eacute; artistique exceptionnelle, dont le caract&amp;egrave;re &amp;eacute;clectique renforce l'unicit&amp;eacute;. De Knobelsdorff &amp;agrave; Schinkel et de Eyserbeck &amp;agrave; Lenn&amp;eacute;, toute une s&amp;eacute;rie de chefs-d'&amp;oelig;uvre d'architecture du b&amp;acirc;ti et du paysage y sont n&amp;eacute;s dans un m&amp;ecirc;me espace, illustrant des styles oppos&amp;eacute;s et g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme inconciliables, sans porter pourtant nul pr&amp;eacute;judice &amp;agrave; l'harmonie de la composition g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, qui s'est constitu&amp;eacute;e progressivement, au fil du temps.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Potsdam, mentionn&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois au X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, prit de l'importance lorsque le grand &amp;eacute;lecteur de Brandebourg, Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric-Guillaume (1620-1688), y &amp;eacute;tablit sa r&amp;eacute;sidence. La ville re&amp;ccedil;ut une petite garnison &amp;agrave; partir de 1640, et sa fonction militaire fut renforc&amp;eacute;e par la jeune monarchie prussienne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Sous Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;II le Grand (1712-1786), Potsdam connut un changement radical. Le nouveau roi d&amp;eacute;cida d'&amp;eacute;difier pr&amp;egrave;s de la ville de garnison et de la colonie du &amp;laquo;&amp;nbsp;roi-sergent&amp;nbsp;&amp;raquo; un &amp;laquo;&amp;nbsp;Versailles prussien&amp;nbsp;&amp;raquo;, pour en faire sa r&amp;eacute;sidence principale. En 1744, Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;II fit planter un vignoble sur six terrasses occupant les pentes m&amp;eacute;ridionales d'une colline, la Montagne chauve. Sans-Souci, nom qui refl&amp;egrave;te son aspiration &amp;agrave; l'intimit&amp;eacute; et &amp;agrave; la simplicit&amp;eacute;, transforme le mod&amp;egrave;le d'une villa rustique en un palais tout en marbres, en miroirs et en ors, de style rococo.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le palais de Sans-Souci offre une synth&amp;egrave;se de courants stylistiques venus d'Italie, d'Angleterre, des Flandres, de Paris et de Dresde. Au confluent des diff&amp;eacute;rentes influences artistiques des villes et des cours europ&amp;eacute;ennes du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le ch&amp;acirc;teau et le parc constituent de nouveaux mod&amp;egrave;les qui influenc&amp;egrave;rent profond&amp;eacute;ment le d&amp;eacute;veloppement des arts monumentaux et l'organisation de l'espace &amp;agrave; l'est de l'Oder. Le palais &amp;agrave; un seul &amp;eacute;tage comportait une rotonde prolong&amp;eacute;e vers l'avant par un corps de b&amp;acirc;timent comportant, de part et d'autre, une suite de cinq salles. La suite orientale &amp;eacute;tait l'appartement royal, tandis que la suite occidentale &amp;eacute;tait occup&amp;eacute;e par les chambres des h&amp;ocirc;tes. L'architecte Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff, dont le roi &amp;eacute;tait &amp;agrave; la fois l'ami et le patron, devait &amp;agrave; Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;II ses ann&amp;eacute;es de formation &amp;agrave; Rome, Venise, Florence, Dresde et Paris. Le programme iconographique &amp;eacute;voque la maison d'un vigneron&amp;nbsp;; la fa&amp;ccedil;ade sud est rythm&amp;eacute;e par 36 bacchantes du sculpteur Christian Glume, plac&amp;eacute;es comme des caryatides, pour soutenir la corniche qui court sous les toits des ailes du b&amp;acirc;timent, et sous la coupole de la rotonde axiale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le parc de 290&amp;nbsp;ha a &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute; autour de plusieurs &amp;eacute;difices. Plac&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re sym&amp;eacute;trique &amp;agrave; l'est et &amp;agrave; l'ouest, on trouvait d'abord la galerie de peinture et l'ancienne orangerie, qui fut redessin&amp;eacute;e pour servir de pavillon aux h&amp;ocirc;tes du roi en 1771-1774. Parmi les nombreuses r&amp;eacute;alisations de cette premi&amp;egrave;re p&amp;eacute;riode, les plus remarquables sont la grotte de Neptune, la derni&amp;egrave;re &amp;oelig;uvre de Knobelsdorff, commenc&amp;eacute;e de son vivant, mais achev&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s sa mort, et le salon de th&amp;eacute; chinois, construit sous la direction de l'architecte Bering.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s la guerre de Sept Ans (1756-1763), Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric le Grand ordonna la construction du nouveau palais, une &amp;eacute;norme construction rococo comportant plus de 200 salles, y compris le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre salon &amp;agrave; d&amp;eacute;cor de coquillages. On construisit alors dans le parc d'autres &amp;eacute;difices, dont le temple antique, le temple de l'Amiti&amp;eacute;, le Belv&amp;eacute;d&amp;egrave;re et le pavillon du Dragon. Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric-Guillaume&amp;nbsp;IV (1795-1861) se consacra &amp;agrave; l'agrandissement du parc de Sans-Souci et fit l'acquisition, en tant que prince de la Couronne, d'un domaine situ&amp;eacute; plus au sud. Il chargea Karl-Friedrich Schinkel de construire le petit ch&amp;acirc;teau n&amp;eacute;oclassique de Charlottenhof, et Peter Josef Lenn&amp;eacute; de dessiner un parc romantique&amp;nbsp;; ce dernier est &amp;eacute;galement le cr&amp;eacute;ateur du jardin sicilien et du jardin nordique, au nord de l'all&amp;eacute;e principale. De nouvelles constructions vinrent enrichir le parc jusqu'en 1860. L'orangerie est une transposition de la villa M&amp;eacute;dicis &amp;agrave; Rome, et la Friedenskirche s'inspire de la basilique San Clemente.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial englobe deux autres ensembles qui comportent des parcs, des ch&amp;acirc;teaux et diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;difices, au centre desquels s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve le palais de marbre, la r&amp;eacute;sidence d'&amp;eacute;t&amp;eacute; du roi construite par C.&amp;nbsp;von Gontard et am&amp;eacute;nag&amp;eacute;e par K.&amp;nbsp;G.&amp;nbsp;Langhaus. &amp;Agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; nord du parc, le ch&amp;acirc;teau de Cecilienhof, pastiche d'un cottage anglais, a &amp;eacute;t&amp;eacute; le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, en ao&amp;ucirc;t&amp;nbsp;1945, de la signature des accords de Potsdam.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Ter</revision_extension><secondary_dates>1992, 1999</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Avec ses 500 ha de parcs, ses 150 constructions &amp;eacute;difi&amp;eacute;es entre 1730 et 1916, l'ensemble des ch&amp;acirc;teaux et parcs de Potsdam constitue une entit&amp;eacute; artistique exceptionnelle dont le caract&amp;egrave;re &amp;eacute;clectique renforce l'unicit&amp;eacute;. Cet ensemble est prolong&amp;eacute;, dans le district de Berlin-Zehlendorf, par les ch&amp;acirc;teaux et les parcs qui s'&amp;eacute;tendent sur les rives de la Havel et du lac de Glienicke. Voltaire s&amp;eacute;journa dans le palais de Sans-Souci, construit sous Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric II entre 1745 et 1757.&lt;/p&gt;</short_description><site>Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>624</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion situ&amp;eacute;e entre Dessau et W&amp;ouml;rlitz a &amp;eacute;t&amp;eacute; peupl&amp;eacute;e depuis la pr&amp;eacute;histoire. Dessau devient plus tard l'un des premiers centres de la r&amp;eacute;forme luth&amp;eacute;rienne. En 1658, un mariage dynastique instaure des liens culturels et commerciaux &amp;eacute;troits entre Anhalt-Dessau et les Pays-Bas, et des ing&amp;eacute;nieurs n&amp;eacute;erlandais construisent des digues le long de l'Elbe pour r&amp;eacute;duire les inondations p&amp;eacute;riodiques. La culture du tabac et la fabrication de verre s'&amp;eacute;tablissent dans la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res tentatives de conception paysag&amp;egrave;re voient le jour avec la fondation d'Oranienbaum, &amp;agrave; partir de 1683, avec sa ville au plan unifi&amp;eacute;, son palais et son parc. L'ensemble baroque complet qui en r&amp;eacute;sulte, d'influence visiblement n&amp;eacute;erlandaise de par son concepteur, Cornelis Ryckwaert, subsiste &amp;agrave; ce jour. D'autres d&amp;eacute;veloppements similaires ont lieu aux alentours de 1700 ; des zones mar&amp;eacute;cageuses le long de l'Elbe sont ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;es, des villages et des exploitations agricoles planifi&amp;eacute;s et b&amp;acirc;tis.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Sous le r&amp;egrave;gne du prince L&amp;eacute;opold III Friedrich Franz d'Anhalt-Dessau (1740-1817), un vaste projet de conception paysag&amp;egrave;re commence, aux alentours de 1765, pour s'&amp;eacute;tendre &amp;agrave; toute la principaut&amp;eacute;. Le souverain se rend en plusieurs occasions en Angleterre, aux Pays-Bas et en Italie, et lance son ambitieux programme en &amp;eacute;troite collaboration avec l'architecte et th&amp;eacute;oricien de l'art Friedrich Willhelm von Erdmannsdorff (1736-1800). Son projet int&amp;egrave;gre le paysagisme, l'&amp;eacute;ducation du public et l'encouragement des arts.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;W&amp;ouml;rlitz devient le point de d&amp;eacute;part d'importantes am&amp;eacute;liorations, bas&amp;eacute;es sur les jardins paysagers anglais et l'architecture n&amp;eacute;o-classique. &amp;Agrave; partir de 1764 et pendant quarante ans, 112,5 hectares de jardins paysagers, les premiers d'Europe continentale, sont cr&amp;eacute;&amp;eacute;s. Ils rassemblent &amp;eacute;difices, jardins et oeuvres d'art, avec un th&amp;egrave;me didactique omnipr&amp;eacute;sent (influenc&amp;eacute; par Jean-Jacques Rousseau et Johann Bernhard Basedow) et des pratiques de travail mod&amp;egrave;les. Il devient l'expression m&amp;ecirc;me du si&amp;egrave;cle des Lumi&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Schloss W&amp;ouml;rlitz, construit en 1769-1773, est d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;part ouvert au public. C'est le premier &amp;eacute;difice n&amp;eacute;o-classique d'Allemagne, deux g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations avant Karl Friedrich Schinkel. Quant &amp;agrave; la maison gothique (1774), elle lance la vogue du renouveau gothique aux quatre coins de l'Europe. L'influence des b&amp;acirc;timents de W&amp;ouml;rlitz se fait sentir dans l'architecture et le paysage de Weimar, de Berlin, de Postdam, de Braunschweig et de Gotha, pour ne citer qu'eux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plusieurs autres projets paysagers, dans la principaut&amp;eacute;, datent de la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque. Parmi les plus novateurs, citons le jardin chinois d'Oranienbaum (1790), qui repose sur les th&amp;eacute;ories de l'architecte anglais Sir William Chambers. Un dense r&amp;eacute;seau de chemins panoramiques et d'avenues relie peu &amp;agrave; peu les divers jardins et leurs &amp;eacute;difices. Parall&amp;egrave;lement, l'usage agricole de la campagne est int&amp;eacute;gr&amp;eacute; aux jardins, faisant ainsi des aspects esth&amp;eacute;tiques, &amp;eacute;ducatifs et &amp;eacute;conomiques de l'ensemble du paysage un tout coh&amp;eacute;rent. Le long des routes et des digues, essentielles au d&amp;eacute;veloppement des infrastructures, sont plant&amp;eacute;s des arbres fruitiers, qui leur donnent un aspect ornemental.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au moment du d&amp;eacute;c&amp;egrave;s du prince Franz, en 1817, la quasi totalit&amp;eacute; de la principaut&amp;eacute; n'est plus qu'un seul et m&amp;ecirc;me jardin. Ses successeurs pr&amp;eacute;servent cette qualit&amp;eacute; intacte pendant tout le XIXe si&amp;egrave;cle. Dans la seconde moiti&amp;eacute; du si&amp;egrave;cle, le syst&amp;egrave;me routier local est r&amp;eacute;nov&amp;eacute;, mais aucune nouvelle route ne traversa le royaume des jardins ; par ailleurs, les bordures caract&amp;eacute;ristiques d'arbres fruitiers sont conserv&amp;eacute;es au moment de l'&amp;eacute;largissement des voies. En d&amp;eacute;pit de l'industrialisation et de l'expansion de Dessau qui s'ensuit &amp;agrave; partir de 1900, les traits caract&amp;eacute;ristiques du paysage ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;s. On d&amp;eacute;plore cependant la construction de l'Autobahn, en 1937-1938, et du chemin de fer desservant la centrale &amp;agrave; charbon de Vockerode, en 1937-1942, qui divise le royaume des jardins en quatre secteurs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dessau p&amp;acirc;tit de la Seconde Guerre mondiale, mais le royaume des jardins s'en tire avec relativement peu de d&amp;eacute;g&amp;acirc;ts. Par la suite, le paysage agricole est endommag&amp;eacute; par la suppression des limites entre les champs et la construction de grands b&amp;acirc;timents destin&amp;eacute;s au b&amp;eacute;tail. Cependant, la fermeture de la centrale et de la fabrique de verre des ann&amp;eacute;es 70 &amp;agrave; Vockerode, en 1994-1995, entra&amp;icirc;ne une certaine stabilisation &amp;eacute;cologique, favorable au parc.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/534</http_url><id_number>534</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_534.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re ii Le royaume des jardins de Dessau-W&amp;ouml;rlitz est un exemple exceptionnel de l&amp;rsquo;application des principes philosophiques du si&amp;egrave;cle des Lumi&amp;egrave;res &amp;agrave; la conception d&amp;rsquo;un paysage int&amp;eacute;grant harmonieusement art, &amp;eacute;ducation et &amp;eacute;conomie. Crit&amp;egrave;re iv Le XVIIIe si&amp;egrave;cle fut une &amp;eacute;poque d&amp;eacute;terminante pour la conception paysag&amp;egrave;re, et le royaume des jardins de Dessau-W&amp;ouml;rlitz en est une illustration exceptionnelle et majeure.&lt;/p&gt;</justification><latitude>51.8425000000</latitude><location>État fédéral (Land) de Sachsen-Anhalt, comtés d’Anhalt-Zerbst et de Bitterfeld, ville de Dessau</location><longitude>12.4208300000</longitude><long_description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le royaume des jardins de Dessau-W&amp;ouml;rlitz est un exemple exceptionnel d'application des principes philosophiques de l'&amp;acirc;ge des Lumi&amp;egrave;res au dessin d'un paysage qui remplit de mani&amp;egrave;re exemplaire, comme un tout harmonieux, des fonctions esth&amp;eacute;tiques, &amp;eacute;ducatives et &amp;eacute;conomiques.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premiers essais de dessin paysager commenc&amp;egrave;rent avec la fondation d'Oranienbaum, avec son plan unifi&amp;eacute; de ville, de palais et de parc, &amp;agrave; partir de 1683. L'ensemble enti&amp;egrave;rement baroque qui en r&amp;eacute;sulta, &amp;eacute;troitement li&amp;eacute; aux Pays-Bas d'o&amp;ugrave; provenait son architecte, Cornelis Ryckwaert, a surv&amp;eacute;cu jusqu'&amp;agrave; nos jours. Vers 1700, on proc&amp;eacute;da &amp;agrave; d'autres am&amp;eacute;nagements dans le m&amp;ecirc;me esprit, avec l'ass&amp;egrave;chement de zones mar&amp;eacute;cageuses le long de l'Elbe et la cr&amp;eacute;ation de villages et de fermes implant&amp;eacute;s selon un plan concert&amp;eacute;. Le r&amp;egrave;gne du prince L&amp;eacute;opold&amp;nbsp;III Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric-Fran&amp;ccedil;ois d'Anhalt-Dessau (1740-1817) vit na&amp;icirc;tre, vers 1765, un vaste projet de dessin paysager concernant toute la principaut&amp;eacute;. Cet ambitieux programme fut lanc&amp;eacute; en &amp;eacute;troite collaboration avec l'architecte et th&amp;eacute;oricien de l'art Friedrich Wilhelm von Erdmannsdorff (1736-1800). Le dessin paysager, l'&amp;eacute;ducation publique et l'encouragement des arts &amp;eacute;taient &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;s au sein de ce projet. W&amp;ouml;rlitz devint ainsi le point de d&amp;eacute;part d'importants progr&amp;egrave;s sur une vaste &amp;eacute;chelle, fond&amp;eacute;s sur les jardins paysagers anglais et sur l'architecture n&amp;eacute;oclassique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce sch&amp;eacute;ma unifi&amp;eacute; de constructions, de jardins et d'&amp;oelig;uvres d'art, r&amp;eacute;pondant &amp;agrave; un souci didactique profond, devint ainsi l'expression m&amp;ecirc;me des Lumi&amp;egrave;res. Le Schloss W&amp;ouml;rlitz, construit en 1769-1773, fut le premier &amp;eacute;difice n&amp;eacute;oclassique d'Allemagne, et la maison gothique (1774) lan&amp;ccedil;a la mode des &amp;eacute;difices d'inspiration gothique dans toute l'Europe. Un grand nombre de projets con&amp;ccedil;us dans la principaut&amp;eacute; remontent &amp;agrave; cette p&amp;eacute;riode. L'un des plus novateurs &amp;eacute;tait le jardin chinois d'Oranienbaum (1790), dont le dessin est inspir&amp;eacute; des th&amp;eacute;ories de l'architecte anglais sir William Chambers.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les routes et les digues, qui &amp;eacute;taient essentielles pour le d&amp;eacute;veloppement des infrastructures furent plant&amp;eacute;es de files d'arbres fruitiers qui leur conf&amp;eacute;raient un aspect ornemental. &amp;Agrave; la mort du prince Fran&amp;ccedil;ois, en 1817, toute la principaut&amp;eacute; &amp;eacute;tait devenue, pour ainsi dire, un seul jardin. En d&amp;eacute;pit de l'industrialisation de Dessau, qui provoqua l'expansion de la ville &amp;agrave; partir de 1900, les traits essentiels du paysage ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le royaume des jardins se situe dans le paysage de prairies de l'Elbe et de la Mulde, dont les plaines d'alluvions atteignent parfois les parcs. Le c&amp;oelig;ur de cet ensemble est form&amp;eacute; par ses jardins historiques, avec leurs &amp;eacute;difices et leurs sculptures. En plus des jardins historiques, des &amp;eacute;difices n&amp;eacute;oclassiques et n&amp;eacute;ogothiques, comme des tours de guet, des digues, des auberges, des statues et des ponts ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s un peu partout, et contribuent &amp;agrave; structurer le paysage. Les zones agricoles, comme les champs, les prairies et les vergers, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; embellies par des arbres ornementaux, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; relever encore la valeur esth&amp;eacute;tique du paysage.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le groupe occidental est form&amp;eacute; par le K&amp;uuml;hnauer Park, le Georgium et le Beckerbruch. Le K&amp;uuml;hnauer Park, sur la rive sud de la K&amp;uuml;hnauersee, est un jardin &amp;eacute;troit et allong&amp;eacute;, dessin&amp;eacute; en 1805, qui offre des vues sur le lac et sur ses &amp;icirc;les. Ses vergers et ses vignobles ont fait l'objet d'une restauration partielle. Le principal point de vue de ce jardin est la maison du vigneron, un &amp;eacute;difice classique &amp;agrave; l'italienne, construit en 1818-1820. Le jardin renferme aussi un &amp;eacute;difice n&amp;eacute;oclassique, le Schloss K&amp;uuml;hnau (vers 1780), et une &amp;eacute;glise romano-byzantine (1828-1830). Le Georgium du Georgengarten est une petite maison de campagne de style n&amp;eacute;oclassique, entour&amp;eacute;e par un jardin de 21,30&amp;nbsp;ha, am&amp;eacute;nag&amp;eacute; dans le style anglais.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le jardin contient un grand nombre de constructions et de monuments, y compris une &amp;laquo;&amp;nbsp;ruine romaine&amp;nbsp;&amp;raquo; et un temple en rotonde ouverte. La zone adjacente de Beckenbruch est demeur&amp;eacute;e relativement intacte, avec son paysage de marais et de prairies, o&amp;ugrave; ne se trouvent que quelques statues et de petites constructions&amp;nbsp;; elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; se d&amp;eacute;tacher graduellement du Georgengarten. Le groupe central est compos&amp;eacute; du Luisium, du Sieglitzer Berg, du Tiergarten (en partie), et des villages de Mildensee et de Waldersee&amp;nbsp;; la zone humide au nord-est de Dessau est une part de cet ensemble. Les prairies qui se trouvent dans l'anse de la Mulde faisaient &amp;agrave; l'origine partie du syst&amp;egrave;me de digues entourant Dessau, dessin&amp;eacute;es comme un d&amp;eacute;cor de jardin&amp;nbsp;; c'est aujourd'hui le Schillerpark.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le royaume des jardins de Dessau-W&amp;ouml;rlitz est un exemple exceptionnel de conception paysag&amp;egrave;re et d'urbanisme du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, le Si&amp;egrave;cle des Lumi&amp;egrave;res. Ses divers composants &amp;ndash; &amp;eacute;difices remarquables, parcs paysagers, jardins &amp;agrave; l'anglaise et pans de terres agricoles subtilement modifi&amp;eacute;s &amp;ndash; remplissent de mani&amp;egrave;re exemplaire des fonctions esth&amp;eacute;tiques, &amp;eacute;ducatives et &amp;eacute;conomiques.&lt;/p&gt;</short_description><site>Le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>627</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1994</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute;e dans une r&amp;eacute;gion vallonn&amp;eacute;e au nord des montagnes de la Harz, la villa Quitilingaburg, est mentionn&amp;eacute;e pour la premi&amp;egrave;re fois en 922 dans un document officiel d'Henri Ier (l'Oiseleur) &amp;eacute;lu roi de Germanie en 919. n construisit le &amp;quot;ch&amp;acirc;teau de la Colline&amp;quot; (Burgberg) sur l'une des deux collines de gr&amp;egrave;s qui surplombent la vall&amp;eacute;e de la Harz, ce ch&amp;acirc;teau devint l'une de ses r&amp;eacute;sidences favorites. La petite ville devint capitale de l'Empire Germanique de Franconie orientale et il s'y tint de nombreuses assembl&amp;eacute;es religieuses ou politiques ainsi que nombre de festivals. Au moyen &amp;acirc;ge, la ville doit sa prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; et son importance &amp;agrave; Henri Ier et &amp;agrave; ses successeurs. On sait que les rois germains ont s&amp;eacute;journ&amp;eacute; &amp;agrave; Quedlinburg &amp;agrave; 69 occasions entre 922 et 1207.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;A la mort d'Henri Ier en 936, sa veuve Mathilde resta &amp;agrave; Quedlinburg, &amp;agrave; la coll&amp;eacute;giale Saint-Servais du &amp;quot;ch&amp;acirc;teau de la Colline&amp;quot;, fond&amp;eacute;e par Otton Ier, fils et successeur d'Henri 1er, pour servir de coll&amp;egrave;ge aux jeunes filles c&amp;eacute;libataires de la noblesse. Ce coll&amp;egrave;ge allait devenir l'un des &amp;eacute;tablissements les plus influents de ce type dans tout le Saint-Empire romain germanique. A partir de 944, les abbesses, dont la plupart appartenaient &amp;agrave; la famille imp&amp;eacute;riale et, &amp;agrave; ce titre, furent enterr&amp;eacute;es dans la crypte de l'&amp;eacute;glise, re&amp;ccedil;urent l'autorisation de frapper la monnaie &amp;agrave; Quedlinburg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Westendorf, la r&amp;eacute;gion autour du Burgberg, attira vite marchands et artisans qui s'y install&amp;egrave;rent, la communaut&amp;eacute; re&amp;ccedil;ut le droit de tenir un march&amp;eacute;, droit qui lui fut renouvel&amp;eacute; en 1040 puis en 1134. D'autres hameaux se form&amp;egrave;rent &amp;agrave; l'emplacement de ce qui devait devenir le tout premier centre-ville. Aux H&amp;egrave;me et 12&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles, ce groupe de hameaux re&amp;ccedil;ut de Henri III et Lothaire N des privil&amp;egrave;ges particuliers. Un monast&amp;egrave;re B&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin fut fond&amp;eacute; en 946 sur la seconde colline, le M&amp;uuml;nzenberg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les marchands de Quedlinburg re&amp;ccedil;urent le droit de faire commerce sans restriction et sans redevances dans une r&amp;eacute;gion qui s'&amp;eacute;tendait de la Mer du Nord jusqu'aux Alpes ; ils n'&amp;eacute;taient soumis qu'&amp;agrave; leur propre juridiction. Une nouvelle ville (Neustadt) fut fond&amp;eacute;e au 12&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle sur la rive est de la rivi&amp;egrave;re Bode selon un plan r&amp;eacute;gulier, disposition courante au moyen &amp;acirc;ge en Europe. Les deux villes se regroup&amp;egrave;rent en 1330 et elles se dot&amp;egrave;rent d'un mur d'enceinte commun. Les villages de la p&amp;eacute;riph&amp;eacute;rie tels &amp;quot;Am neuen Weg&amp;quot; et &amp;quot;In den Gr&amp;ocirc;pem&amp;quot; se d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent rapidement hors des murs de la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La nouvelle ville agrandie entra dans l'Alliance des villes de Basse-Saxe (Stadtebund) en 1384 puis, en 1426, elle devint membre de la Hanse. Elle semblait destin&amp;eacute;e &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le important au 15&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle en Allemagne mais, dans l'un des nombreux conflits &amp;eacute;conomiques et politiques qui caract&amp;eacute;risent cette p&amp;eacute;riode, elle choisit le mauvais camp et, en cons&amp;eacute;quence, elle se vit retirer sa franchise et ses privil&amp;egrave;ges en 1477. Cependant, en d&amp;eacute;pit de ce revers, Quedlinburg conserva son importance &amp;eacute;conomique comme en attestent les nombreuses maisons en bois tr&amp;egrave;s &amp;eacute;labor&amp;eacute;es des 16&amp;egrave;me et 17&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le protectorat (Vogtez) de la ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; vendu par ses titulaires, les Grands Electeurs de Saxe, &amp;agrave; la maison de Brandenbourg-Prusse en 1698 et en 1802, son statut sp&amp;eacute;cial de fondation imp&amp;eacute;riale s'&amp;eacute;teignit quand il fut incorpor&amp;eacute; au Royaume de Prusse. Aux 19&amp;egrave;me et 20&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles, la ville se d&amp;eacute;veloppa r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement avec l'installation de zones industrielles et r&amp;eacute;sidentielles ainsi que d'importants b&amp;acirc;timents adm&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/535</http_url><id_number>535</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_535.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>51.7833300000</latitude><location></location><longitude>11.1500000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'importance de Quedlinburg repose sur trois &amp;eacute;l&amp;eacute;ments principaux&amp;nbsp;: la conservation de son r&amp;eacute;seau de rues m&amp;eacute;di&amp;eacute;val&amp;nbsp;; la richesse de l'architecture vernaculaire de la ville, notamment de ses maisons &amp;agrave; colombage des XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles&amp;nbsp;; l'importante &amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale romane Saint-Servais. Le plan originaire de la ville, extr&amp;ecirc;mement bien conserv&amp;eacute;, offre un exemple classique de croissance d'une agglom&amp;eacute;ration europ&amp;eacute;enne &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale. L'histoire de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale et du d&amp;eacute;but de l'&amp;eacute;poque moderne est parfaitement illustr&amp;eacute;e, encore aujourd'hui, par son r&amp;eacute;seau viaire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Situ&amp;eacute;e dans une zone de collines au nord des montagnes du Harz, &lt;em&gt;villa Quitilingaburg&lt;/em&gt; est mentionn&amp;eacute;e pour la premi&amp;egrave;re fois en 922, dans un document officiel de Henri&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; (l'Oiseleur), qui fut &amp;eacute;lu roi de Germanie en 919. La ville lui doit, ainsi qu'&amp;agrave; ses successeurs, sa richesse et son importance dans le courant du Moyen &amp;Acirc;ge. &amp;Agrave; la mort d'Henri&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; , en 936, sa veuve Mathilde demeura &amp;agrave; Quedlinburg, dans l'&amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale Saint-Servais, sur la colline du ch&amp;acirc;teau&amp;nbsp;; celle-ci avait &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;e par le fils d'Henri&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et par son successeur, Othon&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; , comme &amp;eacute;tablissement coll&amp;eacute;gial destin&amp;eacute; aux filles de la noblesse demeur&amp;eacute;es c&amp;eacute;libataires.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Westendorf, la zone situ&amp;eacute;e autour du Burberg, attira tr&amp;egrave;s t&amp;ocirc;t un groupe de marchands et d'artisans qui re&amp;ccedil;urent la garantie de leurs droits commerciaux en 994. Plusieurs autres &amp;eacute;tablissements se d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent aussi dans ce qui allait devenir le centre de la ville la plus ancienne, qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia de privil&amp;egrave;ges sp&amp;eacute;ciaux de la part des empereurs Henri&amp;nbsp;III et Lothaire&amp;nbsp;IV, aux XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Un monast&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin fut fond&amp;eacute; en 946 sur une seconde colline, le M&amp;uuml;nzenberg. Les marchands de Quedlinburg re&amp;ccedil;urent le droit de commercer sans restriction ni paiement de droits depuis la mer du Nord jusqu'aux Alpes. La prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; qui en r&amp;eacute;sulta suscita l'expansion rapide de la ville. Une ville nouvelle, la Neustadt, fut fond&amp;eacute;e au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, selon un plan r&amp;eacute;gulier, sur la rive orientale de la Bode.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces deux villes furent r&amp;eacute;unies en 1330, et entour&amp;eacute;es par un mur d&amp;eacute;fensif commun. La nouvelle ville, agrandie, rejoignit l'alliance des villes de Basse-Saxe (&lt;em&gt;St&amp;auml;dtebund&lt;/em&gt; ) en 1384, et devint membre de la Ligue hans&amp;eacute;atique en 1426. Quedlinburg conserva un r&amp;ocirc;le &amp;eacute;conomique important, comme le montrent les nombreuses maisons &amp;agrave; colombage remontant aux XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Le protectorat (&lt;em&gt;Vogtei&lt;/em&gt; ) de la ville fut c&amp;eacute;d&amp;eacute; par son propri&amp;eacute;taire h&amp;eacute;r&amp;eacute;ditaire, l'&amp;eacute;lecteur de Saxe, &amp;agrave; la maison de Brandebourg-Prusse en 1698. Son statut libre privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;, en tant que ville de fondation imp&amp;eacute;riale, prit fin en 1802, lorsqu'elle fut officiellement incorpor&amp;eacute;e au royaume de Prusse.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site class&amp;eacute; comprend la ville historique enferm&amp;eacute;e dans ses murailles, form&amp;eacute;e par la vieille (X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle) et la nouvelle (XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle) villes, le district de Westendorf avec l'&amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale et les constructions de fondation imp&amp;eacute;riale, l'&amp;eacute;glise Saint-Wipert et le M&amp;uuml;nzenberg. Le c&amp;oelig;ur de la ville est form&amp;eacute; par la colline du ch&amp;acirc;teau, avec ses b&amp;acirc;timents administratifs et religieux, autour de laquelle des quartiers d'artisans et de marchands se sont rapidement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s pour r&amp;eacute;pondre aux besoins des dirigeants et de leur maisonn&amp;eacute;e. Comme ce fut souvent le cas dans le centre de l'Europe, un comptoir commercial ind&amp;eacute;pendant, dot&amp;eacute; de droits civiques, fut fond&amp;eacute; sur la rive oppos&amp;eacute;e de la rivi&amp;egrave;re. Peu de temps apr&amp;egrave;s, il fut r&amp;eacute;uni &amp;agrave; la ville de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; cr&amp;eacute;er une nouvelle unit&amp;eacute; administrative dont le caract&amp;egrave;re organique fut soulign&amp;eacute; par la construction d'un nouveau mur d'enceinte qui l'englobait. D&amp;egrave;s lors, de nouveaux quartiers extra-urbains se d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur de la muraille.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re coll&amp;eacute;giale Saint-Servais a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite lorsque Henri&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; l'Oiseleur &amp;eacute;tablit sa r&amp;eacute;sidence sur la colline du ch&amp;acirc;teau. La premi&amp;egrave;re basilique, dans laquelle Henri et sa femme Mathilde ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enterr&amp;eacute;s, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truite par un d&amp;eacute;sastreux incendie en 1070. La crypte fut alors incorpor&amp;eacute;e dans le nouveau b&amp;acirc;timent, &amp;eacute;galement de plan basilical, construit entre&amp;nbsp;1070 et&amp;nbsp;1129. Les deux baies externes de la crypte &amp;agrave; trois nefs sont conserv&amp;eacute;es, avec leurs remarquables chapiteaux othoniens en forme de champignon. La vo&amp;ucirc;te d'ar&amp;ecirc;te de la nouvelle crypte, sur&amp;eacute;lev&amp;eacute;e, les chapiteaux de stuc, les tombes, notamment imp&amp;eacute;riales, et les peintures murales font de ce monument l'une des principales &amp;oelig;uvres d'art des X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles. La fa&amp;ccedil;ade occidentale dot&amp;eacute;e de deux tours a &amp;eacute;t&amp;eacute; ajout&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la reconstruction. Du fait des origines imp&amp;eacute;riales de l'&amp;eacute;glise, une grande partie de son d&amp;eacute;cor refl&amp;egrave;te le style de l'Italie du Nord.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Quedlinburg, dans le Land de Saxe-Anhalt, fut une capitale du Saint Empire romain germanique &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la dynastie des Saxons-Ottoniens. Elle devint une ville commer&amp;ccedil;ante et prosp&amp;egrave;re d&amp;egrave;s le Moyen &amp;Acirc;ge. Par le nombre et la qualit&amp;eacute; de ses b&amp;acirc;timents &amp;agrave; colombage, Quedlinburg est un exemple exceptionnel de ville europ&amp;eacute;enne m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale. Sa coll&amp;eacute;giale Saint-Servais est un chef-d'&amp;oelig;uvre d'architecture romane.&lt;/p&gt;</short_description><site>Collégiale, château et vielle ville de Quedlinburg</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>629</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1993</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/546</http_url><id_number>546</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_546.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.0008300000</latitude><location></location><longitude>8.8130600000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re cistercien de Maulbronn est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme le complexe monastique m&amp;eacute;di&amp;eacute;val le plus complet et le mieux pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; au nord des Alpes. L'&amp;eacute;glise du monast&amp;egrave;re, construite pour l'essentiel dans le style de transition du gothique, a exerc&amp;eacute; une influence d&amp;eacute;terminante dans la diffusion de l'architecture gothique en direction de la plus grande partie de l'Europe septentrionale et centrale. Le syst&amp;egrave;me de gestion des eaux de Maulbronn, avec son r&amp;eacute;seau &amp;eacute;labor&amp;eacute; de drainage, de canaux d'irrigation et de r&amp;eacute;servoirs, est d'un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t exceptionnel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s l'&amp;eacute;chec de la construction d'un monast&amp;egrave;re &amp;agrave; Eckenweiher, l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Spire donna un terrain qui lui appartenait, situ&amp;eacute; dans la vall&amp;eacute;e de la Salzach, &amp;agrave; une petite communaut&amp;eacute; de douze moines conduits par l'abb&amp;eacute; Dieter, de l'abbaye cistercienne de Neubourg (Alsace). En 1147, ceux-ci entreprirent la construction de leur monast&amp;egrave;re &amp;agrave; Maulbronn, sous la protection de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;. Neuf ans plus tard, celui-ci passa sous la protection directe du Saint Empire romain germanique, &amp;agrave; l'initiative de l'empereur Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Barberousse. L'&amp;eacute;glise fut compl&amp;eacute;t&amp;eacute;e en 1178 et consacr&amp;eacute;e par Arnold, &amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Spire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours du si&amp;egrave;cle suivant, les b&amp;acirc;timents temporaires de la communaut&amp;eacute;, construits en bois, furent progressivement remplac&amp;eacute;s par des &amp;eacute;difices en pierre. La R&amp;eacute;forme marqua une p&amp;eacute;riode de troubles importants, qui n'&amp;eacute;pargna pas le monast&amp;egrave;re de Maulbronn. Ulrich, duc de Wurtemberg, s'en empara en 1504, et le r&amp;eacute;forma et le la&amp;iuml;cisa trente ans plus tard, apr&amp;egrave;s qu'il eut &amp;eacute;t&amp;eacute; deux fois pill&amp;eacute;. L'empereur Charles&amp;nbsp;V le rendit aux Cisterciens en 1547, mais il devait &amp;ecirc;tre &amp;agrave; nouveau r&amp;eacute;form&amp;eacute; quelques ann&amp;eacute;es plus tard, en 1556, par Christoph, duc de Wurtemberg, qui y &amp;eacute;tablit un monast&amp;egrave;re-&amp;eacute;cole protestant et autorisa des priv&amp;eacute;s &amp;agrave; acheter diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;difices. Au cours de la guerre de Trente Ans, l'empereur Maximilien, en 1630, le restitua &amp;agrave; nouveau aux Cisterciens, mais ceux-ci n'y rest&amp;egrave;rent que trois ans&amp;nbsp;; il devint finalement un &amp;eacute;tablissement protestant avec la paix de Westphalie, en 1648. La totalit&amp;eacute; du domaine eccl&amp;eacute;siastique fut la&amp;iuml;cis&amp;eacute;e par le roi Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; de Wurtemberg en 1806, et il devint l'ann&amp;eacute;e suivante un s&amp;eacute;minaire th&amp;eacute;ologique protestant, ce qu'il est encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ensemble architectural refl&amp;egrave;te les progr&amp;egrave;s de l'ordre cistercien entre le XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et l'effet de sa la&amp;iuml;cisation et de sa conversion &amp;agrave; l'usage des protestants. Il est clairement d&amp;eacute;limit&amp;eacute;, et s&amp;eacute;par&amp;eacute; de la ville par ses fortifications et par sa position dans les faubourgs de la ville. L'&amp;eacute;glise est typique de la premi&amp;egrave;re g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration d'architecture cistercienne&amp;nbsp;: une nef romane &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages et un chevet bas menant &amp;agrave; un transept dot&amp;eacute; de trois chapelles rectangulaires au terme de chaque nef. Une division en pierre s&amp;eacute;parait les moines des fr&amp;egrave;res convers. La vo&amp;ucirc;te gothique de 1424 qui a remplac&amp;eacute; les poutres en bois d'origine a modifi&amp;eacute; la division rigoureuse de l'espace d&amp;eacute;finie au cours de la vie de saint Bernard de Clairvaux, en incorporant les traditions romanes de la r&amp;eacute;gion d'Hirsau aux exigences cisterciennes d'aust&amp;eacute;rit&amp;eacute; et de renoncement au monde.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fortifications consistent en une muraille et un mur interne, s&amp;eacute;par&amp;eacute;s par une salle de garde, qui ont pris leur physionomie actuelle entre le XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les constructions externes du plus ancien monast&amp;egrave;re &amp;eacute;taient en pierre ou &amp;agrave; colombage&amp;nbsp;; les b&amp;acirc;timents construits selon cette derni&amp;egrave;re technique sont plus fr&amp;eacute;quents entre le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais ils incorporent souvent des vestiges importants des constructions m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales qui les ont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le plan fondamentalement m&amp;eacute;di&amp;eacute;val et l'organisation du complexe principal, typique de la tradition cistercienne, sont presque enti&amp;egrave;rement d'origine. Les &amp;eacute;difices du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, dans le style de transition du Ma&amp;icirc;tre du Paradis, ont exerc&amp;eacute; une influence d&amp;eacute;cisive sur le d&amp;eacute;veloppement de l'architecture gothique en Allemagne. Seuls le r&amp;eacute;fectoire des moines et les dortoirs des fr&amp;egrave;res convers ont subi des transformations depuis la R&amp;eacute;forme, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; les adapter &amp;agrave; leur nouvelle fonction de s&amp;eacute;minaire protestant. Diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;difices, pour la plupart en pierre enduite, sont post&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; la phase monastique - notamment l'ancien pavillon de chasse de Ludwig, duc de Wurtemberg, et les &amp;eacute;curies ducales, dont le dessin et le d&amp;eacute;cor comportent des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de la Renaissance.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ordre cistercien &amp;eacute;tait connu pour ses innovations dans le domaine des techniques hydrauliques, ce que le complexe du monast&amp;egrave;re de Maulbronn illustre &amp;agrave; la perfection. Il comporte un syst&amp;egrave;me &amp;eacute;labor&amp;eacute; de citernes, de canaux d'irrigation et de drainage cr&amp;eacute;&amp;eacute; pour fournir l'eau &amp;agrave; la communaut&amp;eacute;, pour &amp;eacute;lever des poissons et pour irriguer les vastes champs cultiv&amp;eacute;s du monast&amp;egrave;re. Ce ne fut qu'apr&amp;egrave;s la la&amp;iuml;cisation des domaines du monast&amp;egrave;re, au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, que cette situation changea profond&amp;eacute;ment, avec le drainage de plusieurs r&amp;eacute;servoirs, et l'expansion de la ville de Maulbronn.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Fond&amp;eacute;e en 1147, l'abbaye cistercienne de Maulbronn est l'ensemble monastique m&amp;eacute;di&amp;eacute;val le plus complet et le mieux pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; au nord des Alpes. Entour&amp;eacute;s d'un mur d'enceinte, les principaux b&amp;acirc;timents furent construits du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle. Le monast&amp;egrave;re, en grande partie construit &amp;agrave; la charni&amp;egrave;re des styles roman et gothique, a eu une influence d&amp;eacute;terminante sur la diffusion de l'architecture gothique dans le centre et le nord de l'Europe. En outre, le monast&amp;egrave;re a conserv&amp;eacute; un remarquable syst&amp;egrave;me de gestion hydraulique par canaux et r&amp;eacute;servoirs.&lt;/p&gt;</short_description><site>Monastère de Maulbronn</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>642</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1993</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/624</http_url><id_number>624</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_624.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.8916666700</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>10.8888888900</longitude><long_description>&lt;p&gt;D&amp;egrave;s le XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'urbanisme et l'architecture de la ville de Bamberg ont exerc&amp;eacute; une influence importante sur l'Europe centrale, qui perdura jusqu'&amp;agrave; la Renaissance. Bamberg offre un remarquable exemple, pleinement repr&amp;eacute;sentatif, de ville du d&amp;eacute;but du Moyen &amp;Acirc;ge en Europe centrale, aussi bien par son plan que par les nombreux &amp;eacute;difices religieux ou s&amp;eacute;culiers qui y sont conserv&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les comtes de Babenberg poss&amp;eacute;daient un ch&amp;acirc;teau sur la colline autour de laquelle Bamberg se d&amp;eacute;veloppa d&amp;egrave;s la fin de la p&amp;eacute;riode carolingienne. Il devint propri&amp;eacute;t&amp;eacute; du roi en 906, puis passa aux ducs de Bavi&amp;egrave;re. Lorsque Henri&amp;nbsp;II, duc de Bavi&amp;egrave;re, devint roi de Germanie en 1007, il fit de Bamberg le si&amp;egrave;ge d'un &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;, appel&amp;eacute; &amp;agrave; devenir une &amp;laquo;&amp;nbsp;seconde Rome&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le important en tant que trait d'union avec les peuples slaves d'Europe de l'Est, sp&amp;eacute;cialement ceux de la Pologne et de la Pom&amp;eacute;ranie modernes. Elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;ue, en fonction des r&amp;egrave;gles m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales, selon un plan cruciforme, avec les quatre points cardinaux occup&amp;eacute;s par les &amp;eacute;glises Saint-Michel, Saint-St&amp;eacute;phane, Saint-Gingolf et Saint-Jacob. &amp;Agrave; l'av&amp;egrave;nement de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Othon&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, au d&amp;eacute;but du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, la ville devint le si&amp;egrave;ge d'un important &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute; princier, ce qui marqua pour elle le d&amp;eacute;but d'une longue p&amp;eacute;riode de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, comme le montre la magnifique restauration de la cath&amp;eacute;drale effectu&amp;eacute;e au d&amp;eacute;but du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; se poursuivit jusqu'&amp;agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge, notamment parce que la ville &amp;eacute;tait le point de d&amp;eacute;part de la navigation sur le Main, et un centre culturel c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre. La fin du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et le d&amp;eacute;but du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle co&amp;iuml;ncident avec un remarquable &amp;eacute;panouissement culturel, illustr&amp;eacute; par des artistes tels que Dientzenhofer et Balthasar Neumann. Ce r&amp;ocirc;le culturel gagna encore en importance &amp;agrave; la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, lorsque Bamberg devint le centre des Lumi&amp;egrave;res du sud de l'Allemagne, sous le r&amp;egrave;gne du prince-&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Franz-Ludwig von Erthal.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette supr&amp;eacute;matie culturelle se poursuivit apr&amp;egrave;s que Bamberg eut &amp;eacute;t&amp;eacute; c&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;lecteur de Bavi&amp;egrave;re, en 1803, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; d'&amp;eacute;minents philosophes et &amp;eacute;crivains, comme Hegel et Hoffmann. Bamberg ne fut nullement affect&amp;eacute; par la grande phase d'industrialisation du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;: son syst&amp;egrave;me &amp;eacute;conomique traditionnel demeura fond&amp;eacute; sur le commerce, notamment en houblon. La ville fut le berceau de la premi&amp;egrave;re constitution d&amp;eacute;mocratique allemande au lendemain de la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site class&amp;eacute; au patrimoine de l'humanit&amp;eacute; couvre les trois noyaux d'habitations r&amp;eacute;unis lors de la fondation de la ville&amp;nbsp;: le Bergstadt, avec la cath&amp;eacute;drale et ses abords&amp;nbsp;; l'ancienne r&amp;eacute;sidence du prince-&amp;eacute;v&amp;ecirc;que&amp;nbsp;; le quartier bourgeois, avec l'&amp;eacute;glise paroissiale Notre-Dame et les anciens locaux des premiers n&amp;eacute;gociants en vins&amp;nbsp;; l'Inselstadt, d&amp;eacute;limit&amp;eacute;e par les deux bras de la Regnitz, fond&amp;eacute;e au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle avec un march&amp;eacute; et un habitat pr&amp;eacute;urbain&amp;nbsp;; la Theuerstadt, une aire de jardins potagers de la fin du Moyen &amp;Acirc;ge avec des maisons clairsem&amp;eacute;es et de grands espaces ouverts, qui ont conserv&amp;eacute; leur caract&amp;egrave;re jusqu'&amp;agrave; nos jours.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Bamberg offre un bon exemple de ville d'Europe centrale urbanis&amp;eacute;e selon un plan du d&amp;eacute;but du Moyen &amp;Acirc;ge, et qui a conserv&amp;eacute; de nombreux &amp;eacute;difices historiques. La ville actuelle illustre particuli&amp;egrave;rement bien le lien entre agriculture (vignobles, champs de houblon, jardins potagers) et l'urbanisme du centre.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville a nou&amp;eacute; tr&amp;egrave;s t&amp;ocirc;t des liens culturels avec l'Europe de l'Est. Au cours de la p&amp;eacute;riode gothique, son architecture a fortement influenc&amp;eacute; le nord de l'Allemagne et la Hongrie, tandis que sa phase baroque pr&amp;eacute;sente un lien &amp;eacute;troit avec celle de la Boh&amp;ecirc;me. Les rues des trois secteurs historiques du centre-ville conservent leur plan et leur aspect m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Depuis le X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, cette ville est devenue un lien important avec les peuples slaves d'Europe de l'Est, sp&amp;eacute;cialement ceux de Pologne et de Pom&amp;eacute;ranie. Durant sa p&amp;eacute;riode de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, &amp;agrave; partir du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, l'architecture de Bamberg a fortement influenc&amp;eacute; l'Allemagne du Nord et la Hongrie. &amp;Agrave; la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, c'&amp;eacute;tait le centre des Lumi&amp;egrave;res pour le sud de l'Allemagne, avec des philosophes et &amp;eacute;crivains &amp;eacute;minents comme Hegel et E.T.A. Hoffmann.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ville de Bamberg</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>742</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1994</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res installations &amp;eacute;difi&amp;eacute;es en 1873 sur ce site sont dues &amp;agrave; l'ing&amp;eacute;nieur de Cologne Julius Buch.&lt;br /&gt; Elles &amp;eacute;taient destin&amp;eacute;es &amp;agrave; la production de poutres en fer et des traverses de chemin de fer par le proc&amp;eacute;d&amp;eacute; du&lt;br /&gt; puddlage &amp;agrave; partir de minerai extrait des mines luxembourgeoises. Elle vit son activit&amp;eacute; interrompue en 1879 puis&lt;br /&gt; Karl R&amp;ocirc;chling la racheta deux ans plus tard. Le premier haut fourneau (aujourd'hui n&amp;deg;3) fut construit en&lt;br /&gt; 1882/83 tandis qu'entre 1885 et 1893 furent ajout&amp;eacute;s quatre autres fourneaux. Une unit&amp;eacute; de cok&amp;eacute;faction fut&lt;br /&gt; ensuite r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e en 1897 et trois ans apr&amp;egrave;s apparut la premi&amp;egrave;re soufflante &amp;agrave; gaz. V&amp;ocirc;lklingen fut la premi&amp;egrave;re usine&lt;br /&gt; sid&amp;eacute;rurgique au monde &amp;agrave; utiliser, &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle, des fourneaux &amp;agrave; gaz pour alimenter les &amp;eacute;normes soufflantes&lt;br /&gt; produisant l'air chaud pour les fourneaux. Les deux moteurs initiaux sont rapidement au nombre de neuf. A&lt;br /&gt; la fin du si&amp;egrave;cle, V&amp;ocirc;lklingen est devenue l'une des usines les plus productives d'Europe et le premier centre de&lt;br /&gt; production de poutres d'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un sixi&amp;egrave;me haut fourneau est construit en 1903 puis en 1911, il est install&amp;eacute; une nouvelle plate-forme&lt;br /&gt; de chargement aliment&amp;eacute;e par un syst&amp;egrave;me &amp;eacute;lectrique d'acheminement suspendu pour le coke et le minerai. Au&lt;br /&gt; moment de la construction, ces &amp;eacute;quipements sont les plus grands de ce type. V&amp;ocirc;lklingen fut la premi&amp;egrave;re usine&lt;br /&gt; du monde &amp;agrave; appliquer la m&amp;eacute;thode de purification au gaz sec et ce, juste apr&amp;egrave;s la phase d'exp&amp;eacute;rimentation, en&lt;br /&gt; mettant en place l'installation en 1911. Le dernier grand ajout &amp;agrave; l'ensemble a &amp;eacute;t&amp;eacute; l'unit&amp;eacute; de frittage du minerai.&lt;br /&gt; Apr&amp;egrave;s avoir test&amp;eacute; un type de frittage en poche, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;quipe l'usine d'un syst&amp;egrave;me &amp;agrave; courroie de grande&lt;br /&gt; dimension entre 1928 et 1930. Cette usine pilote est devenue un mod&amp;egrave;le pour beaucoup d'installations de cette&lt;br /&gt; nature dans toute l'Europe. En 1935, l'unit&amp;eacute; de cok&amp;eacute;faction fut reconstruite et agrandie. A partir de la fin de&lt;br /&gt; la seconde guerre mondiale et jusqu'&amp;agrave; la fin de la production de saumon de fonte en 1986, seules quelques&lt;br /&gt; petites modifications de modernisation et d'entretien furent r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La salle de soufflantes &amp;agrave; gaz avec son ensemble unique de machines, l'unit&amp;eacute; de purification &amp;agrave; gaz sec,&lt;br /&gt; le syst&amp;egrave;me d'acheminement suspendu &amp;eacute;taient tous des &amp;eacute;quipements tout &amp;agrave; fait nouveaux au moment de leur&lt;br /&gt; installation. Ces proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s influenc&amp;egrave;rent la production de saumon de fonte &amp;agrave; travers le monde.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/687</http_url><id_number>687</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_687.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.2444400000</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>6.8500000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Bien que l'usine sid&amp;eacute;rurgique de V&amp;ouml;lklingen n'ait cess&amp;eacute; sa production que r&amp;eacute;cemment, elle offre le seul exemple intact, dans toute l'Europe de l'Est et le nord de l'Am&amp;eacute;rique, d'usine sid&amp;eacute;rurgique construite et &amp;eacute;quip&amp;eacute;e aux XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Sur le plan historique, cette usine fut le mod&amp;egrave;le de nombreuses autres similaires, dans le monde entier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res machines y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;es par l'ing&amp;eacute;nieur de Cologne Julius Buch en 1873, pour produire des poutrelles m&amp;eacute;talliques et des traverses de chemin de fer par le proc&amp;eacute;d&amp;eacute; du brassage, &amp;agrave; partir de minerai du Luxembourg. Cette activit&amp;eacute;, qui cessa en 1879, fut rachet&amp;eacute;e par Karl R&amp;uuml;chling deux ans plus tard. Le premier haut fourneau (aujourd'hui n&amp;deg;&amp;nbsp;3) a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en 1882-1883, et quatre autres vinrent s'y ajouter entre&amp;nbsp;1885 et&amp;nbsp;1893. Une usine d'armement y fut implant&amp;eacute;e en 1897 et, trois ans plus tard, les premiers moteurs de soufflement de gaz. V&amp;ouml;lklingen fut la premi&amp;egrave;re usine sid&amp;eacute;rurgique du monde &amp;agrave; utiliser des fourneaux &amp;agrave; gaz sur une large &amp;eacute;chelle pour faire fonctionner d'&amp;eacute;normes souffleuses. Le nombre de machines, deux &amp;agrave; l'origine, fut plus tard port&amp;eacute; &amp;agrave; neuf. &amp;Agrave; la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, V&amp;ouml;lklingen &amp;eacute;tait devenu l'un des principaux centres de production m&amp;eacute;tallurgique d'Europe, et le plus important producteur de poutres d'acier d'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un sixi&amp;egrave;me haut fourneau fut construit en 1903, et la nouvelle plate-forme de charge, install&amp;eacute;e en 1911, fonctionnait avec un syst&amp;egrave;me de convoiement suspendu du charbon et du minerai command&amp;eacute; &amp;eacute;lectriquement&amp;nbsp;; &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de sa construction, c'&amp;eacute;tait le plus grand dispositif de ce type. V&amp;ouml;lklingen fut la premi&amp;egrave;re usine sid&amp;eacute;rurgique au monde &amp;agrave; adopter, au-del&amp;agrave; d'un stade exp&amp;eacute;rimental, la technologie de la purification du gaz sec, pour laquelle une usine fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e en 1911. La derni&amp;egrave;re adjonction importante apport&amp;eacute;e au complexe fut la grande usine d'agglom&amp;eacute;ration du minerai&amp;nbsp;; apr&amp;egrave;s avoir exp&amp;eacute;riment&amp;eacute; l'agglom&amp;eacute;ration par m&amp;eacute;tallurgie de poche, la compagnie installa un grand syst&amp;egrave;me de ceinture type en 1928-1930. Cette usine d'avant-garde fut le mod&amp;egrave;le de nombreuses autres de par le monde. En 1935, l'usine d'armement fut reconstruite et agrandie.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la derni&amp;egrave;re production de fonte, en 1986, l'usine ne fit plus l'objet que d'interventions limit&amp;eacute;es de modernisation et d'entretien. La salle de soufflement du gaz, avec sa batterie de machines unique, l'usine de purification du gaz sec, le syst&amp;egrave;me de convoyeur suspendu et l'usine d'agglom&amp;eacute;ration &amp;eacute;taient des installations d'avant-garde de leur temps, et exerc&amp;egrave;rent une influence consid&amp;eacute;rable sur les techniques de production de la fonte dans le monde entier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le complexe sid&amp;eacute;rurgique, qui couvre environ 6&amp;nbsp;ha, domine le paysage de V&amp;ouml;lklingen. Il contient des installations relatives aux diff&amp;eacute;rents stades du processus de fabrication de la fonte, des machines acheminant et traitant les mat&amp;eacute;riaux bruts, le charbon et le fer, jusqu'&amp;agrave; la production du fer dans les hauts fourneaux, avec toutes les machines annexes, comme les instruments de soufflement et de purification du gaz. Les installations sont rest&amp;eacute;es les m&amp;ecirc;mes depuis la fin de la production en 1986.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La physionomie g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du site est celle d'une usine sid&amp;eacute;rurgique des ann&amp;eacute;es trente du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, puisque aucune modification importante n'y a &amp;eacute;t&amp;eacute; apport&amp;eacute;e depuis la reconstruction de l'usine d'agglom&amp;eacute;ration. Les tr&amp;egrave;s nombreuses machines qui ont conserv&amp;eacute;, pour l'essentiel, leur forme premi&amp;egrave;re, t&amp;eacute;moignent de l'histoire de l'usine. De grandes parties des ch&amp;acirc;ssis et des plates-formes des hauts fourneaux, par exemple, n'ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute;es depuis leur installation au d&amp;eacute;but de ce si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Une bonne partie de l'usine d'armement d'origine est conserv&amp;eacute;e, en d&amp;eacute;pit de sa reconstruction en 1935, et notamment sa tour &amp;agrave; charbon, de 1898. Six des machines de soufflement du gaz, construites entre&amp;nbsp;1905 et&amp;nbsp;1914, sont pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;es, ainsi que le syst&amp;egrave;me de convoyeur suspendu de 1911 et l'usine de purification du gaz sec, de cette m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque. De plus, des vestiges des dispositifs de brassage de 1873 sont conserv&amp;eacute;s dans la salle des machines, sous les hauts fourneaux.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le complexe sid&amp;eacute;rurgique, qui couvre 6 hectares, surplombe la ville de V&amp;ouml;lklingen, dans la Sarre. C'est, dans tout le monde occidental europ&amp;eacute;en et nord-am&amp;eacute;ricain, la seule usine sid&amp;eacute;rurgique int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e construite et &amp;eacute;quip&amp;eacute;e aux XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles qui ait ferm&amp;eacute; ses portes r&amp;eacute;cemment et qui soit rest&amp;eacute;e intacte.&lt;/p&gt;</short_description><site>Usine sidérurgique de Völklingen</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>813</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;En 1919, l'Ecole d'art et l'Ecole d'arts appliqu&amp;eacute;s du grand-duch&amp;eacute; de Saxe &amp;eacute;taient regroup&amp;eacute;es pour former &amp;quot;le Bauhaus d'Etat&amp;quot; de Weimar. Le b&amp;acirc;timent de l'&amp;eacute;cole d'art avait &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en deux temps, en 1904 et en 1911 selon les plans de Henry van de Velde (1863-1957), alors directeur de l'&amp;eacute;cole d'arts appliqu&amp;eacute;s en remplacement de la structure d'origine datant de 1860, ann&amp;eacute;e de la fondation de l'&amp;eacute;cole. Le nouveau b&amp;acirc;timent est repr&amp;eacute;sentatif des concepts architecturaux progressistes du Jugendstil pendant la p&amp;eacute;riode de transition entre 1 'historicisme et le modernisme. Le b&amp;acirc;timent fut d&amp;eacute;cor&amp;eacute; d'une peinture murale d'Herbert Beyer en 1923 apr&amp;egrave;s la fameuse exposition du Bauhaus connue dans le monde entier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Van de Velde &amp;eacute;tait responsable des plans de l'ancienne &amp;eacute;cole d'arts appliqu&amp;eacute;s (1905-1906), elle aussi dans la tradition Jugendstil. Oskar Schlemmer ajouta en 1933 des sculptures murales ; celles-ci ont disparu et ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;es par des copies.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La Haus am Hom fut construite selon les plans de Georg Muche en 1923 comme b&amp;acirc;timent mod&amp;egrave;le et premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;alisation pratique du nouveau style de construction du Bauhaus. Les annexes (une maison de gardien, des d&amp;eacute;pendances, une v&amp;eacute;randa et une terrasse face au jardin) furent ajout&amp;eacute;es en 1925. Cependant, l'aspect d'origine tel qu'on le voit de la rue, est pratiquement inchang&amp;eacute;. C'est le seul b&amp;acirc;timent du Bauhaus d'&amp;eacute;poque qui a surv&amp;eacute;cu &amp;agrave; Weimar.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Bauhaus de Weimar fut oblig&amp;eacute; de fermer ses portes en 1925 pour des raisons politiques. Les id&amp;eacute;es politiques et culturelles de Walter Gropius trouv&amp;egrave;rent &amp;agrave; Dessau un soutien qui lui permit de cr&amp;eacute;er un grand nombre de nouveaux b&amp;acirc;timents de grande envergure. Ceux-ci &amp;eacute;taient situ&amp;eacute;s en p&amp;eacute;riph&amp;eacute;rie de la ville et comprenaient le Bauhaus lui-m&amp;ecirc;me et les maisons de ma&amp;icirc;tres (Meisterhiiuser), toutes command&amp;eacute;es par la municipalit&amp;eacute; de Dessau et construites entre 1925 et 1926. Ces maisons &amp;eacute;taient la r&amp;eacute;sidence des directeurs successifs du Bauhaus et de certains &amp;eacute;minents professeurs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Hannes Meyer rempla&amp;ccedil;a Gropius au poste de directeur en 1928. Mies van der Rohe lui succ&amp;eacute;da deux ans plus tard. Jusqu'en 1932, l'&amp;eacute;cole connut un rayonnement important, en particulier dans sa lutte pour le renouveau du design industriel et artistique. Elle attira comme enseignants des artistes internationaux tels Feininger, Kandinsky et Moholy-Nagy.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;cole du Bauhaus fut ferm&amp;eacute;e en 1933 et le b&amp;acirc;timent fut utilis&amp;eacute; &amp;agrave; d'autres fins. L'int&amp;eacute;rieur fut victime des bombardements a&amp;eacute;riens en 1943 et laiss&amp;eacute; en l'&amp;eacute;tat jusqu'en 1956. Les maisons des ma&amp;icirc;tres furent &amp;eacute;galement s&amp;eacute;rieusement touch&amp;eacute;es pendant cet assaut a&amp;eacute;rien et la maison du directeur fut compl&amp;egrave;tement d&amp;eacute;truite. Les travaux de restauration et de reconstruction furent entrepris dans les ann&amp;eacute;es 50.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/729</http_url><id_number>729</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_729.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le bien propos&amp;eacute; sur la base   des crit&amp;egrave;res culturels (ii), (iv) et (vi), consid&amp;eacute;rant que   le site poss&amp;egrave;de une valeur universelle exceptionnelle &amp;eacute;tant   donn&amp;eacute; que ses b&amp;acirc;timents sont les oeuvres fondatrices de   l'&amp;eacute;cole d'architecture du Bauhaus, &amp;agrave;  l'origine  du    Mouvement  Moderne qui allait r&amp;eacute;volutionner les conceptions et les productions   architecturales et artistiques du 20e si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.9747700000</latitude><location></location><longitude>11.3294900000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le Bauhaus repr&amp;eacute;sente pleinement le mouvement moderniste, qui a r&amp;eacute;volutionn&amp;eacute; la pratique et la th&amp;eacute;orie de l'architecture au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et notamment les conceptions architecturales d'avant-garde du &lt;em&gt;Jugendstil&lt;/em&gt; .&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1919 les &amp;eacute;coles d'art et d'arts appliqu&amp;eacute;s du grand duch&amp;eacute; de Saxe ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;unies entre elles pour former le Bauhaus d'&amp;Eacute;tat de Weimar&amp;nbsp;; elles avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; construites pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment en deux phases, en 1904 et en 1911, sur des dessins d'Henry Van de Velde (1863-1957), pour remplacer le b&amp;acirc;timent d'origine, lui-m&amp;ecirc;me construit en 1860.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le nouvel &amp;eacute;difice est repr&amp;eacute;sentatif des conceptions architecturales d'avant-garde du &lt;em&gt;Jugendstil&lt;/em&gt; , dans sa phase de transition entre l'historicisme et le modernisme. Il fut d&amp;eacute;cor&amp;eacute; de peintures murales par Herbert Beyer en 1923, au lendemain de la c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre exposition internationale du Bauhaus. Van de Velde &amp;eacute;tait l'architecte de l'ancienne &amp;eacute;cole des arts appliqu&amp;eacute;s (1905-1906), &amp;eacute;galement tributaire de la tradition du &lt;em&gt;Jugendstil&lt;/em&gt; . Les sculptures murales ajout&amp;eacute;es par Oskar Schlemmer en 1923 ont disparu, mais elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;es par des copies.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Haus am Horn&lt;/em&gt; , construit sur un dessin de Georg Muche en 1923 comme &amp;eacute;difice mod&amp;egrave;le et objet d'exposition, est le premier manifeste concret du nouveau style architectural du Bauhaus. Ses annexes (un pavillon d'entr&amp;eacute;e, de nouvelles salles, une v&amp;eacute;randa et une terrasse donnant sur le jardin) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construites en 1925, mais elles n'ont pas chang&amp;eacute; fondamentalement sa physionomie. C'est la seule construction d'origine du Bauhaus qui subsiste &amp;agrave; Weimar.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Bauhaus de Weimar dut fermer ses portes en 1925 pour des raisons politiques. Walther Gropius trouva cependant un soutien &amp;agrave; ses positions culturelles et politiques &amp;agrave; Dessau. Il eut ainsi l'opportunit&amp;eacute; de construire dans les faubourgs de cette ville, en 1925-1926, plusieurs &amp;eacute;difices importants, commissionn&amp;eacute;s par la municipalit&amp;eacute; de cette ville&amp;nbsp;: outre le Bauhaus lui-m&amp;ecirc;me, les maisons des Ma&amp;icirc;tres (&lt;em&gt;Meisterh&amp;auml;user&lt;/em&gt; ), qui &amp;eacute;taient la r&amp;eacute;sidence des directeurs successifs du Bauhaus, et de certains de ses enseignants les plus &amp;eacute;minents.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De 1928 &amp;agrave; 1932, l'institution connut sa p&amp;eacute;riode de plus grand rayonnement en luttant pour le renouvellement du dessin artistique et industriel. Elle s'attacha comme professeurs des artistes c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres dans le monde entier, tels Feininger, Kandinsky ou Moholy-Nagy. Le Bauhaus fut ferm&amp;eacute; en 1933, et l'&amp;eacute;difice affect&amp;eacute; &amp;agrave; d'autres usages. Compl&amp;egrave;tement d&amp;eacute;truit lors d'un raid a&amp;eacute;rien en 1943, il ne fit l'objet d'aucune r&amp;eacute;novation avant 1956.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ancienne &amp;eacute;cole d'art est un &amp;eacute;difice tripartite dot&amp;eacute; d'une aile orientale, construit sur quatre axes. La partie centrale est triaxiale, avec une aile occidentale irr&amp;eacute;guli&amp;egrave;re, elle-m&amp;ecirc;me triaxiale, tout comme l'extension vers le sud avec un hall &amp;eacute;clair&amp;eacute; par le haut. La couronne orient&amp;eacute;e vers le centre, dont le syst&amp;egrave;me de ventilation est coiff&amp;eacute; par un d&amp;ocirc;me, est configur&amp;eacute;e comme une tourelle de fa&amp;icirc;tage. L'&amp;eacute;difice Van de Velde, l'ancienne &amp;eacute;cole des arts appliqu&amp;eacute;s, est une structure angulaire divis&amp;eacute;e par des bandeaux plastiques au-dessous d'un attique traditionnel, scand&amp;eacute; par une s&amp;eacute;rie de lucarnes. Les arcs de pierre du pignon m&amp;eacute;ridional lui conf&amp;egrave;rent un aspect monumental, et ses fen&amp;ecirc;tres sont travers&amp;eacute;es par des poutres apparentes en acier. Le &lt;em&gt;Haus am Horn&lt;/em&gt; est un &amp;eacute;difice cubique dont le toit plat est surmont&amp;eacute; par une structure sur&amp;eacute;lev&amp;eacute;e qui couvre le haut salon central&amp;nbsp;; celui-ci ne pr&amp;eacute;sente que des lucarnes et une seule fen&amp;ecirc;tre &amp;agrave; hauteur d'homme, plac&amp;eacute;e dans une niche.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;cole proprement dite se compose de trois cubes dispos&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re asym&amp;eacute;trique, dont toutes les faces pr&amp;eacute;sentent la m&amp;ecirc;me importance. Celui du nord abrite les salles de classe technique et une &amp;eacute;cole de commerce municipale sans lien administratif avec le Bauhaus. Les deux blocs formant l'&amp;eacute;cole ont &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;us diff&amp;eacute;remment. Celui de l'est, reli&amp;eacute; au bloc d'ateliers par une aile de b&amp;acirc;timent cruciforme o&amp;ugrave; se trouvent une cantine et un auditorium, contient des ateliers sur cinq &amp;eacute;tages et des chambres pour les &amp;eacute;tudiants. Le groupe des &lt;em&gt;Meisterh&amp;auml;user&lt;/em&gt; consiste en une maison s&amp;eacute;par&amp;eacute;e et trois maisons semi-s&amp;eacute;par&amp;eacute;es, chacune form&amp;eacute;e de deux unit&amp;eacute;s. Leur forme externe est d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e par leur fonctionnement interne.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Entre 1919 et 1933, l'&amp;eacute;cole du Bauhaus, install&amp;eacute;e d'abord &amp;agrave; Weimar puis &amp;agrave; Dessau, a r&amp;eacute;volutionn&amp;eacute; l'ensemble des conceptions et des productions architecturales et esth&amp;eacute;tiques. Les b&amp;acirc;timents construits et d&amp;eacute;cor&amp;eacute;s par les professeurs de l'&amp;eacute;cole (Walter Gropius ou Hannes Meyer, Laszlo Moholy-Nagy ou Vassily Kandinsky) ont inaugur&amp;eacute; le &amp;laquo; mouvement moderne &amp;raquo; qui a model&amp;eacute; l'aspect architectural de notre si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</short_description><site>Le Bauhaus et ses sites à Weimar et Dessau</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>861</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Aux 15&amp;egrave;me et 16&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles, Eisleben devait sa grande prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; aux mines de cuivre et d'argent, ce qui incita Hans Luder, le p&amp;egrave;re du r&amp;eacute;formateur, &amp;agrave; s'installer dans le district de Petriviertel en 1483. Martin Luther naquit le 10 novembre 1483 dans un logement d'une maison de la Lange Gasse. La famille d&amp;eacute;m&amp;eacute;nagea l'ann&amp;eacute;e suivante &amp;agrave; Mansfeld, &amp;agrave; quelques 10 km de Eisleben.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;tudi&amp;eacute; la philosophie &amp;agrave; l'Universit&amp;eacute; d'Erfurt, Martin Luther rejoignit l'ordre des Augustins en 1505. Il resta dans cette ville jusqu'en 1510, puis, &amp;agrave; la suite d'une visite &amp;agrave; Rome, il fut assign&amp;eacute; au nouveau couvent des Augustins &amp;agrave; Wittenberg, o&amp;ugrave; il eut aussi une chaire d'&amp;eacute;tudes bibliques &amp;agrave; l'Universit&amp;eacute;. Il v&amp;eacute;cut dans une cellule dans la partie sud-ouest du monast&amp;egrave;re, dans une annexe en forme de tour au-dessus du mur d'enceinte de la ville et ce fut l&amp;agrave; qu'il commen&amp;ccedil;a ses &amp;eacute;tudes des Ep&amp;icirc;tres de Saint-Paul en 1515. Deux ans plus tard, le 31 octobre 1517, il lan&amp;ccedil;a la R&amp;eacute;forme en affichant ses &amp;quot;95 Th&amp;egrave;ses&amp;quot; au portail nord de l'&amp;eacute;glise de Wittenberg. Ces th&amp;egrave;ses &amp;eacute;taient un appel aux &amp;eacute;tudiants afin de lancer une discussion sur la question controvers&amp;eacute;e des indulgences; elles &amp;eacute;taient le fruit d'une longue r&amp;eacute;flexion sur la culpabilit&amp;eacute; de l'homme, le p&amp;eacute;ch&amp;eacute;, le repentir et l'absolution ; elles avaient servi de mati&amp;egrave;re &amp;agrave; de nombreux sermons prononc&amp;eacute;s durant deux ans de la chaire de 1' &amp;eacute;glise de la ville o&amp;ugrave; il avait &amp;eacute;t&amp;eacute; nomm&amp;eacute; pr&amp;eacute;dicateur en 1514, poste qu'il devait garder le restant de sa vie.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans les ann&amp;eacute;es qui suivirent, Luther d&amp;eacute;veloppa ses th&amp;egrave;ses sur l'autorit&amp;eacute; de l'Ecriture Sainte et sa doctrine du salut par la foi dans diverses publications. Il fut alors excommuni&amp;eacute; et mis au ban de 1 'Empire par la di&amp;egrave;te imp&amp;eacute;riale de Worms en 1521. Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric de Saxe lui accorda sa protection et l'accueillit dans son ch&amp;acirc;teau de Wartburg. Luther revint &amp;agrave; Wittenberg en mars 1522, o&amp;ugrave; sa mission de pr&amp;eacute;dicateur de l'&amp;eacute;glise de la ville avait &amp;eacute;t&amp;eacute; reprise par le r&amp;eacute;formateur radical Andreas Bodenstein von Karlstadt. Ce dernier, contrairement &amp;agrave; Luther, n'h&amp;eacute;sitait pas &amp;agrave; faire appel &amp;agrave; la violence et troublait le d&amp;eacute;roulement des services religieux. Philip Melanchthon, premier disciple de Luther, rappela le r&amp;eacute;formateur qui, par ses fameux sermons invocatoires, restaura l'ordre et la non-violence. Suivirent une longue s&amp;eacute;rie de sermons consacr&amp;eacute;s &amp;agrave; ses croyances. Ev&amp;eacute;nement crucial, Johannes Bugenhagen, l'un des fid&amp;egrave;les de Luther, s'installa comme pr&amp;ecirc;tre de la paroisse de Wittenberg en 1523, &amp;eacute;lu non pas par la Fondation du chapitre de Tous-les-Saints, comme cela se faisait d'habitude, mais par la paroisse et le conseil municipal, &amp;quot;selon 1' enseignement &amp;eacute;vang&amp;eacute;lique de saint Paul&amp;quot;. Luther entreprit de remplacer la messe en latin par une version en langue vernaculaire. Sa messe en allemand, dite pour la premi&amp;egrave;re fois en octobre 1525 dans l'&amp;eacute;glise de la ville, est encore en usage aujourd'hui.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;1525 fut aussi l'ann&amp;eacute;e d'un autre geste d&amp;eacute;cisif de Luther, celui de rompre d&amp;eacute;finitivement ses voeux monastiques en &amp;eacute;pousant Katharina von Bora qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; nonne. Ils v&amp;eacute;curent dans le monast&amp;egrave;re qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; dissous apr&amp;egrave;s l'assembl&amp;eacute;e des Augustins allemands en 1522 qui s'&amp;eacute;taient d&amp;eacute;clar&amp;eacute;s favorables aux principes de la libert&amp;eacute; &amp;eacute;vang&amp;eacute;lique. Le foyer de Luther devint le centre des r&amp;eacute;formistes de toute l'Europe, et la pi&amp;egrave;ce &amp;agrave; vivre de la famille, qu'il installa au premier &amp;eacute;tage du b&amp;acirc;timent (maintenant connue comme la Chambre de Luther), fut le lieu de r&amp;eacute;daction des &amp;quot;Propos de table&amp;quot; publi&amp;eacute;s ult&amp;eacute;rieurement.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D&amp;egrave;s lors, Luther se consacra &amp;agrave; l'organisation des paroisses &amp;eacute;vang&amp;eacute;liques et &amp;agrave; leur administration, le mod&amp;egrave;le de Wittenberg ayant surv&amp;eacute;cu jusqu'&amp;agrave; nos jours. Des visites furent organis&amp;eacute;es pour d&amp;eacute;terminer la taille, le nombre des paroisses et leurs revenus. Avec l'abolition de la cons&amp;eacute;cration des pr&amp;ecirc;tres, d'autres m&amp;eacute;thodes de formation et d'ordination des hommes du clerg&amp;eacute; furent con&amp;ccedil;ues. La premi&amp;egrave;re ordination fut faite par Luther dans l'&amp;eacute;glise de la ville en octobre 1535. Il &amp;eacute;tait infatigable dans la mission qu'il s'&amp;eacute;tait fix&amp;eacute;e d'instituer un nouveau culte et une nouvelle liturgie. Les statuts de l'Eglise luth&amp;eacute;rienne, ladite Confession d'Augsbourg, furent publi&amp;eacute;s en 1530 par Melanchthon.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Luther revint dans sa ville natale d'Eisleben le 28 janvier 1546 pour assister &amp;agrave; un arbitrage et il trouva &amp;agrave; se loger dans la maison de son ami, le Dr.Drachstedt. Sa sant&amp;eacute; se d&amp;eacute;t&amp;eacute;riora de mani&amp;egrave;re alarmante durant son s&amp;eacute;jour, mais il resta actif jusqu'&amp;agrave; la fin; trois jours seulement avant sa mort, le 18 f&amp;eacute;vrier, il pr&amp;ecirc;cha &amp;agrave; l'&amp;eacute;glise saint Andr&amp;eacute; et ordonna deux eccl&amp;eacute;siastiques. Sa d&amp;eacute;pouille mortelle fut expos&amp;eacute;e solennellement dans l'&amp;eacute;glise pendant toute la journ&amp;eacute;e qui suivit sa mort, puis ramen&amp;eacute;e en procession &amp;agrave; Wittenberg o&amp;ugrave; elle fut inhum&amp;eacute;e le 22 f&amp;eacute;vrier.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/783</http_url><id_number>783</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_783.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le bien propos&amp;eacute; sur la base   des crit&amp;egrave;res culturels (iv) et (vi), consid&amp;eacute;rant la valeur   universelle exceptionnelle du site qui est un t&amp;eacute;moignage   unique de la R&amp;eacute;forme protestante qui fut l'un des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements   les plus importants du monde dans l'histoire religieuse et   politique. Les monuments comm&amp;eacute;moratifs constituent aussi des   exemples exceptionnels de l'historicisme du 19&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</justification><latitude>51.8647200000</latitude><location></location><longitude>12.6527800000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Ces monuments comm&amp;eacute;moratifs pr&amp;eacute;sentent une valeur exceptionnelle en tant que t&amp;eacute;moignage unique de la R&amp;eacute;forme protestante, qui fut l'un des moments les plus significatifs de l'histoire religieuse et politique du monde&amp;nbsp;; ils t&amp;eacute;moignent aussi remarquablement de l'historicisme du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Tous sont associ&amp;eacute;s &amp;agrave; la vie de Martin Luther et &amp;agrave; celle de son collaborateur Melanchthon.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Eisleben jouissait aux XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles d'une prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; importante, due &amp;agrave; ses mines de cuivre et d'argent. Martin Luther y naquit le 10&amp;nbsp;novembre 1483, dans une maison de la rue connue alors sous le nom de Lange Gasse. Sa famille d&amp;eacute;m&amp;eacute;nagea l'ann&amp;eacute;e suivante pour Mansfeld, &amp;agrave; 10&amp;nbsp;km environ d'Eisleben. Apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;tudi&amp;eacute; la philosophie &amp;agrave; l'universit&amp;eacute; d'Erfurt, Martin Luther entra dans l'ordre des Augustins en 1505. Il y demeura jusqu'en 1510, ann&amp;eacute;e o&amp;ugrave; il se transf&amp;eacute;ra dans le monast&amp;egrave;re que cet ordre venait de construire &amp;agrave; Wittenberg, o&amp;ugrave; il occupa &amp;eacute;galement la chaire d'&amp;eacute;tudes bibliques de l'universit&amp;eacute;. Deux ans plus tard, le 31&amp;nbsp;octobre 1571, il lan&amp;ccedil;a la R&amp;eacute;forme en affichant ses &amp;laquo;&amp;nbsp;95 Th&amp;egrave;ses&amp;nbsp;&amp;raquo; sur le portail nord de l'&amp;eacute;glise du ch&amp;acirc;teau de Wittenberg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Luther d&amp;eacute;veloppa sa conception de l'autorit&amp;eacute; des Saintes &amp;Eacute;critures et de la doctrine du salut par la foi dans des textes publi&amp;eacute;s au cours des ann&amp;eacute;es suivantes, qui lui valurent d'&amp;ecirc;tre excommuni&amp;eacute; et mis au ban de l'Empire par la di&amp;egrave;te imp&amp;eacute;riale de Worms, en 1521. Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric de Saxe le prit sous sa protection et l'accueillit dans son ch&amp;acirc;teau de la Wartburg, ce qui lui permit de commencer sa traduction de la Bible en allemand. Il revint &amp;agrave; Wittenberg en mars&amp;nbsp;1522 et rompit avec ses v&amp;oelig;ux monastiques en 1525 pour &amp;eacute;pouser une ancienne religieuse, Katharina von Bora. Sa maison devint le point de ralliement des r&amp;eacute;form&amp;eacute;s de toute l'Europe, et la salle qui se trouvait au premier &amp;eacute;tage fut le cadre de ses &amp;laquo;&amp;nbsp;propos de table&amp;nbsp;&amp;raquo;, qui devaient &amp;ecirc;tre publi&amp;eacute;s par la suite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le bien comporte les sites et monuments suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le lieu de naissance de Luther (1483), Eisleben. Bien que lourdement restaur&amp;eacute;e, cette maison, l'une des plus anciennes de la ville, est importante en raison de sa port&amp;eacute;e historique, et comme t&amp;eacute;moignage de l'historicisme du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La maison dans laquelle il mourut (1546), &amp;agrave; Meben. Elle est actuellement utilis&amp;eacute;e comme mus&amp;eacute;e et pour les bureaux de l'organisation qui g&amp;egrave;re les monuments comm&amp;eacute;moratifs de Luther.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Hall de Luther, &amp;agrave; Wittenberg. Un &amp;eacute;difice &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages englobe le Hall de Luther, qui faisait autrefois partie d'un monast&amp;egrave;re du d&amp;eacute;but du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La maison de Melanchthon, &amp;agrave; Wittenberg. Construit en 1536, cet &amp;eacute;difice &amp;eacute;troit, &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages, typique du style de la Renaissance, est surmont&amp;eacute; de combles sur pignons &amp;agrave; triple arche. L'arrangement interne des salles est d'origine&amp;nbsp;; &amp;agrave; la diff&amp;eacute;rence de celui des maisons pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dentes, celle-ci a bien conserv&amp;eacute; sa physionomie du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise de la ville &amp;agrave; Wittenberg. Situ&amp;eacute; pr&amp;egrave;s de la place du march&amp;eacute; de la vieille ville, cet &amp;eacute;difice de style gothique tardif comporte deux tours massives. Il renferme notamment un ma&amp;icirc;tre-autel d&amp;ucirc; aux deux Lucas Cranach, l'Ancien et le Jeune, dont l'iconographie t&amp;eacute;moigne d'une profonde influence de Luther et de Melanchthon.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise du ch&amp;acirc;teau de Wittenberg. Le ch&amp;acirc;teau domine la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, &amp;agrave; l'est, et la fl&amp;egrave;che de son &amp;eacute;glise couronne son angle nord-ouest. Le ch&amp;acirc;teau a perdu une bonne partie de son caract&amp;egrave;re d'origine du fait de sa r&amp;eacute;utilisation comme caserne au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, mais l'&amp;eacute;glise est en grande partie semblable &amp;agrave; celle de l'&amp;eacute;poque de Luther. C'est un long &amp;eacute;difice basilical dont l'abside se trouve &amp;agrave; l'est, un exemple typique de &lt;em&gt;Hallenkirche&lt;/em&gt; allemande en style gothique tr&amp;egrave;s tardif. On y acc&amp;egrave;de par le portail ouest. Du fait de son importance symbolique, le second portail, situ&amp;eacute; au nord, le portail des c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres Th&amp;egrave;ses, n'est utilis&amp;eacute; que pour des occasions sp&amp;eacute;ciales. Son arc en ogive est contemporain de la construction de l'&amp;eacute;glise en 1499, comme en t&amp;eacute;moigne une inscription. Le d&amp;eacute;cor qui entoure la porte figure Luther et Melanchthon, tandis que les portes de bronze portent le texte latin des 95Th&amp;egrave;ses. L'&amp;eacute;glise renferme les tombes des deux hommes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;ul class="unIndentedList"&gt;&#xd;
&lt;/ul&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Cet ensemble regroupe, en Saxe-Anhalt, les lieux li&amp;eacute;s &amp;agrave; la vie de Martin Luther et &amp;agrave; celle de son collaborateur Melanchthon : la maison de Melanchthon &amp;agrave; Wittenberg ; celle o&amp;ugrave; Luther est n&amp;eacute; en 1483 et celle o&amp;ugrave; il est mort en 1546, toutes deux &amp;agrave; Eisleben ; la chambre de Luther &amp;agrave; Wittenberg ; l'&amp;eacute;glise de cette m&amp;ecirc;me ville et l'&amp;eacute;glise du ch&amp;acirc;teau o&amp;ugrave;, le 31 octobre 1517, il afficha ses fameuses &lt;em&gt;Quatre-vingt-quinze th&amp;egrave;ses&lt;/em&gt; , inaugurant ainsi, avec la R&amp;eacute;forme, une nouvelle &amp;egrave;re dans l'histoire religieuse et politique du monde.&lt;/p&gt;</short_description><site>Monuments commémoratifs de Luther à Eisleben et Wittenberg</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>926</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le premier &amp;eacute;crit mentionnant Weimar remonte &amp;agrave; 899, lorsque la ville &amp;eacute;tait le si&amp;egrave;ge du duch&amp;eacute; de Weimar- Orlam&amp;uuml;nde. Au XIVe si&amp;egrave;cle, elle passe aux mains d'une branche de la maison royale de Saxe et devient, en 1572, la capitale du duch&amp;eacute; de Saxe-Weimar- Eisenach. La cour ducale soutenait Martin Luther, qui visitera la ville &amp;agrave; plusieurs reprises. Le peintre Lucas Cranach l'Ancien travaillera de nombreuses ann&amp;eacute;es &amp;agrave; Weimar, o&amp;ugrave; il meurt en 1553. Cette &amp;eacute;poque marque l'ouverture d'une longue p&amp;eacute;riode de rayonnement culturel croissant. En 1709, le duc Wilhelm Ernst invite Johann Sebastian Bach &amp;agrave; y s&amp;eacute;journer ; celui-ci y passera neuf ann&amp;eacute;es parmi les plus formatrices de son d&amp;eacute;veloppement artistique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;C'est &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de la duchesse Anna Amalia (1739- 1809) que s'ouvre la p&amp;eacute;riode classique de Weimar. En 1772, la duchesse d&amp;eacute;signe le po&amp;egrave;te Christoph Martin Wieland (1733-1813) comme pr&amp;eacute;cepteur pour ses fils. Johann Wolfgang Goethe (1749-1832) s'installe &amp;agrave; Weimar en 1775, une fois Charles Auguste (1757- 1828) devenu duc. Johann Gottfried Herder (1744- 1803) arrive &amp;agrave; Weimar l'ann&amp;eacute;e suivante. L'influence culturelle de la ville atteint son apog&amp;eacute;e avec la cr&amp;eacute;ativit&amp;eacute; de la relation entre Goethe et Friedrich Schiller (1759-1805), entam&amp;eacute;e en 1794 et intensifi&amp;eacute;e &amp;agrave; partir de l'installation de Schiller &amp;agrave; Weimar en 1799.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Toutefois, l'importance culturelle de Weimar ne s'&amp;eacute;vanouit pas avec la disparition de Goethe en 1832. La ville avait les faveurs de Franz Liszt, qui y composera plusieurs oeuvres majeures. Par la suite, elle devient un centre f&amp;eacute;cond pour le d&amp;eacute;veloppement de nouveaux courants dans les domaines des beaux arts et de l'architecture. Henry van de Velde (1863- 1957), l'un des principaux repr&amp;eacute;sentants de l'Art Nouveau, dirigera l'&amp;eacute;cole des arts d&amp;eacute;coratifs et c'est sur sa recommandation que Walter Gropius (1883- 1969) sera d&amp;eacute;sign&amp;eacute; pour lui succ&amp;eacute;der en 1919, avant de donner &amp;agrave; l'&amp;eacute;cole le nom de Bauhaus.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/846</http_url><id_number>846</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_846.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re iii : La grande qualit&amp;eacute; artistique des b&amp;acirc;tisses publiques et priv&amp;eacute;es et des parcs, dans la ville comme autour de cette derni&amp;egrave;re, attestent du remarquable &amp;eacute;panouissement culturel du classicisme de Weimar. Crit&amp;egrave;re vi : Un m&amp;eacute;c&amp;eacute;nat ducal &amp;eacute;clair&amp;eacute; a attir&amp;eacute; une grande partie des plus fameux &amp;eacute;crivains et penseurs d&amp;rsquo;Allemagne &amp;agrave; Weimar &amp;agrave; la fin du XVIIIe et au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, parmi lesquels Goethe, Schiller et Herder, faisant de la ville le centre culturel de l&amp;rsquo;Europe de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.9775000000</latitude><location>Ville de Weimar, Etat libre de Thuringe</location><longitude>11.3286100000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La ville de Weimar, au cours de la p&amp;eacute;riode classique, connut un remarquable &amp;eacute;panouissement culturel dont t&amp;eacute;moignent la grande qualit&amp;eacute; artistique et le nombre &amp;eacute;lev&amp;eacute; des &amp;eacute;difices publics ou priv&amp;eacute;s et des parcs situ&amp;eacute;s en ville et dans ses environs. Vers la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le patronage &amp;eacute;clair&amp;eacute; du duc attira beaucoup des &amp;eacute;crivains et penseurs majeurs d'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Weimar devint la capitale du duch&amp;eacute; de Saxe-Weimar-Eisenach en 1572. Pendant de nombreuses ann&amp;eacute;es, le peintre Lucas Cranach l'Ancien y travailla, et y mourut en 1553. Cette p&amp;eacute;riode marque le d&amp;eacute;but d'une longue &amp;eacute;poque d'influence culturelle croissante, au cours de laquelle beaucoup de musiciens, de peintres, d'&amp;eacute;crivains, de po&amp;egrave;tes et de philosophes v&amp;eacute;curent dans la ville&amp;nbsp;: Jean-S&amp;eacute;bastien Bach, Christoph Martin Wieland, Johann Wolfgang Goethe, Johann Gottfried Herder, Friedrich Schiller, Franz Liszt, Henry Van de Velde et Walter Gropius.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le bien class&amp;eacute; au patrimoine de l'humanit&amp;eacute; comporte onze &amp;eacute;difices ou ensembles distincts&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Maison de Goethe.&lt;/em&gt; Maison baroque construite en 1707-1709, elle a connu plusieurs transformations tandis que Goethe y s&amp;eacute;journait. L'ameublement d'origine est conserv&amp;eacute; dans de nombreuses salles. &lt;em&gt;Maison de Schiller. &lt;/em&gt;Simple maison de la fin de l'&amp;eacute;poque baroque, construite en 1777 en englobant une partie d'un &amp;eacute;difice du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle (la Monnaie)&amp;nbsp;; de nombreuses salles sont meubl&amp;eacute;es comme elles l'&amp;eacute;taient du temps du po&amp;egrave;te.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;Eacute;glise de la ville, maison de Herder et ancien coll&amp;egrave;ge&lt;/em&gt; . L'&amp;eacute;glise &amp;agrave; trois nefs dot&amp;eacute;e de cinq trav&amp;eacute;es et d'un ch&amp;oelig;ur pentagonal, dont la tour occidentale est surmont&amp;eacute;e par une fl&amp;egrave;che octogonale, contient un triptyque d'autel de Lucas Cranach l'Ancien. La maison de Herder, &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite au milieu du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle sur les fondations d'un &amp;eacute;difice de la Renaissance. L'ancien coll&amp;egrave;ge, construit par le duc Wilhelm Ernst, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit dans un sobre style baroque. &lt;em&gt;Ch&amp;acirc;teau de la ville. &lt;/em&gt;Dans son &amp;eacute;tat actuel, il s'agit d'un imposant complexe l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement irr&amp;eacute;gulier, compos&amp;eacute; de quatre corps de b&amp;acirc;timent dispos&amp;eacute;s autour d'une vaste cour. Le d&amp;eacute;cor et l'ameublement de l'int&amp;eacute;rieur sont de style classique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le palais de Dowager&lt;/em&gt; . Le centre de la vie intellectuelle &amp;agrave; l'apog&amp;eacute;e de Weimar classique consiste en un groupe relativement sobre d'&amp;eacute;difices &amp;agrave; deux ou trois &amp;eacute;tages dispos&amp;eacute;s autour d'une cour. &lt;em&gt;Biblioth&amp;egrave;que de la duchesse Anna Amalia&lt;/em&gt; . En 1761, la duchesse Anna Amalia demanda &amp;agrave; l'architecte d'&amp;Eacute;tat de transformer le &amp;laquo;&amp;nbsp;petit ch&amp;acirc;teau fran&amp;ccedil;ais&amp;nbsp;&amp;raquo; en une biblioth&amp;egrave;que&amp;nbsp;; sa partie centrale est form&amp;eacute;e par un &amp;eacute;difice &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages de plan rectangulaire, en style baroque. &lt;em&gt;La tombe du prince et le cimeti&amp;egrave;re historique&lt;/em&gt; . En 1823, le grand-duc Charles-Auguste fit construire une tombe de famille par Clemens Wenzeslaus Coundray&amp;nbsp;; outre les membres de la famille, Schiller et Goethe y furent &amp;eacute;galement enterr&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le parc sur l'Ilm avec la maison romaine, le jardin de Goethe et la maison-jardin&lt;/em&gt; . Au sud de la ville, la vall&amp;eacute;e de l'Ilm est domin&amp;eacute;e au nord par la maison-jardin de Goethe, au sud par la maison romaine. &lt;em&gt;Ch&amp;acirc;teau, orangerie et parc du Belv&amp;eacute;d&amp;egrave;re&lt;/em&gt; . Le ch&amp;acirc;teau est un &amp;eacute;difice baroque &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages dont la partie centrale, de plan carr&amp;eacute;, pr&amp;eacute;sente une petite tour surmont&amp;eacute;e par une coupole. De part et d'autre, des constructions adjacentes m&amp;egrave;nent &amp;agrave; des pavillons ovales aux coupoles pointues. L'orangerie pr&amp;eacute;sente un plan en U dont le centre est occup&amp;eacute; par la maison du jardinier. &lt;em&gt;Ch&amp;acirc;teau et parc de Tiefurt&lt;/em&gt; . Modeste &amp;eacute;difice baroque &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages reli&amp;eacute; par une structure en bois &amp;agrave; l'ancien b&amp;acirc;timent de ferme&amp;nbsp;; le parc contient diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;difices et monuments comm&amp;eacute;moratifs. &lt;em&gt;Ch&amp;acirc;teau et parc d'Ettersburg&lt;/em&gt; . Le vieux ch&amp;acirc;teau est form&amp;eacute; de trois corps de b&amp;acirc;timent group&amp;eacute;s autour d'une vaste cour&amp;nbsp;; l'aile orientale, plus courte, porte &amp;agrave; la chapelle du ch&amp;acirc;teau. Le parc, relativement petit, se prolonge par une for&amp;ecirc;t.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;&amp;Agrave; la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, la petite ville de Weimar en Thuringe connut un remarquable &amp;eacute;panouissement culturel, attirant nombre d'&amp;eacute;crivains et d'&amp;eacute;rudits, notamment Goethe et Schiller, comme en t&amp;eacute;moigne la grande qualit&amp;eacute; de nombre de ses b&amp;acirc;timents et des parcs dans les environs.&lt;/p&gt;</short_description><site>Weimar classique</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>997</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le d&amp;eacute;veloppement de la partie de la Spreeinsel aujourd'hui connue sous le nom de Museumsinsel a commenc&amp;eacute; avec le jardin d'agr&amp;eacute;ment (Lustgarten) pour le Stadtschlo&amp;szlig; (palais) au XVIe si&amp;egrave;cle. Toutefois, elle n'a pris son importance actuelle qu'avec la construction de l'Altes Museum d'apr&amp;egrave;s les dessins de Karl Friedrich Schinkel en 1824-1828.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un plan de d&amp;eacute;veloppement de la partie de l'&amp;icirc;le situ&amp;eacute;e derri&amp;egrave;re ce mus&amp;eacute;e, jusque-l&amp;agrave; utilis&amp;eacute;e &amp;agrave; des fins commerciales, comme un &amp;laquo; sanctuaire des arts et des sciences &amp;raquo;, fut &amp;eacute;labor&amp;eacute; en 1841 par l'architecte de la cour, Friedrich August St&amp;uuml;ler, sur les ordres de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric- Guillaume IV. Le premier &amp;eacute;l&amp;eacute;ment de ce plan &amp;agrave; &amp;ecirc;tre construit fut le Neues Museum (1843-1847). L'&amp;eacute;tape suivante n'eut pas lieu avant 1866, quand la Nationalgalerie, oeuvre de Johann Heinrich Strack, fut construite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vingt ans encore pass&amp;egrave;rent avant que le Kaiser- Friedrich Museum (aujourd'hui Bodemuseum) ne soit construit en 1897-1904 selon les plans d'Ernst von Ihne, et le plan de St&amp;uuml;ler fut achev&amp;eacute; en 1909-1930 avec la construction du Pergamonmuseum d'Alfred Messel.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/896</http_url><id_number>896</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_896.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re ii La Museumsinsel de Berlin est un ensemble unique de mus&amp;eacute;es illustrant l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la conception des mus&amp;eacute;es modernes sur plus d&amp;rsquo;un si&amp;egrave;cle. Crit&amp;egrave;re iv Le mus&amp;eacute;e d&amp;rsquo;art est un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne social qui doit ses origines &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque des Lumi&amp;egrave;res et son extension universelle &amp;agrave; la R&amp;eacute;volution fran&amp;ccedil;aise. La Museumsinsel est l&amp;rsquo;exemple le plus remarquable de ce concept ayant pris forme mat&amp;eacute;rielle dans un cadre urbain central symbolique.&lt;/p&gt;</justification><latitude>52.5197222200</latitude><location>Land de Berlin</location><longitude>13.3986111100</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le mus&amp;eacute;e d'art en tant que ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne social tire ses origines de l'&amp;eacute;poque des Lumi&amp;egrave;res, et sa diffusion aupr&amp;egrave;s de tous les peuples est une cons&amp;eacute;quence de la R&amp;eacute;volution fran&amp;ccedil;aise. L'&amp;icirc;le des Mus&amp;eacute;es en offre le plus extraordinaire exemple en raison de son organisation et de sa position symbolique au c&amp;oelig;ur de la ville, mais aussi parce qu'il illustre, sur plus d'un si&amp;egrave;cle, l'&amp;eacute;volution de la conception moderne du mus&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La vocation de l'&amp;icirc;le des Mus&amp;eacute;es remonte &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; l'Ancien Mus&amp;eacute;e fut construit sur les plans de Karl Friedrich Schinkel en 1824-1828. Un projet de d&amp;eacute;veloppement de la partie de l'&amp;icirc;le, situ&amp;eacute;e derri&amp;egrave;re ce mus&amp;eacute;e, fut &amp;eacute;labor&amp;eacute; d&amp;egrave;s 1841 par l'architecte de la Cour Friedrich August St&amp;uuml;ler, &amp;agrave; la demande de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric-Guillaume&amp;nbsp;IV. La premi&amp;egrave;re op&amp;eacute;ration de ce projet d'ensemble consista &amp;agrave; construire le Nouveau Mus&amp;eacute;e (1843-1847). La Galerie nationale, dessin&amp;eacute;e par Johann Heinrich Strack, fut &amp;eacute;difi&amp;eacute;e en 1866. Deux d&amp;eacute;cennies pass&amp;egrave;rent ensuite avant la construction du Kaiser-Friedrich Museum (actuellement Bodemuseum) en 1897-1904, sur des dessins d'Ernst von Ihne. Le projet de St&amp;uuml;ler fut compl&amp;eacute;t&amp;eacute; en 1909-1930 par la construction du Pergamonmuseum d'Alfred Messel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le complexe de l'&amp;icirc;le des Mus&amp;eacute;es comporte cinq &amp;eacute;difices&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- L'&lt;em&gt;Ancien Mus&amp;eacute;e&lt;/em&gt; est un b&amp;acirc;timent &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages de plan rectangulaire plac&amp;eacute; sur un soubassement &amp;eacute;lev&amp;eacute;, avec des salles d'exposition dispos&amp;eacute;es autour de deux cours internes et une rotonde centrale &amp;agrave; deux niveaux dot&amp;eacute;e d'un lanternon. Les &amp;eacute;l&amp;eacute;vations lat&amp;eacute;rales et post&amp;eacute;rieure sont relativement d&amp;eacute;pouill&amp;eacute;es, mais celle qui regarde vers le site de l'ancien ch&amp;acirc;teau comporte un portique &amp;eacute;lev&amp;eacute; form&amp;eacute; de 18 colonnes ioniques de gr&amp;egrave;s, avec deux pilastres d'angle. L'acc&amp;egrave;s se fait par un escalier de la largeur de sept trav&amp;eacute;es, dot&amp;eacute; de larges limons.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Le plan du &lt;em&gt;Nouveau Mus&amp;eacute;e&lt;/em&gt; est comparable &amp;agrave; celui de l'Ancien Mus&amp;eacute;e, mais sa rotonde a &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;e par l'escalier monumental principal. Contrairement &amp;agrave; l'Ancien Mus&amp;eacute;e, auquel il &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine reli&amp;eacute; par un passage, c'est un &amp;eacute;difice relativement sobre, davantage dans le style de l'&amp;eacute;cole de Schinkel. L'int&amp;eacute;rieur richement d&amp;eacute;cor&amp;eacute; contraste avec un ext&amp;eacute;rieur d&amp;eacute;pouill&amp;eacute;. Sa structure pr&amp;eacute;sente une innovation int&amp;eacute;ressante&amp;nbsp;: les plafonds &amp;agrave; vo&amp;ucirc;te surbaiss&amp;eacute;e traditionnelle, &amp;agrave; charpente de bois et ma&amp;ccedil;onnerie, sont remplac&amp;eacute;s, au troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;tage, par une structure dot&amp;eacute;e d'arcs de fonte et de membrures en fer forg&amp;eacute;. Cette construction l&amp;eacute;g&amp;egrave;re &amp;eacute;tait rendue n&amp;eacute;cessaire par des fondations m&amp;eacute;diocres.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- La &lt;em&gt;Galerie nationale&lt;/em&gt; est form&amp;eacute;e d'un soubassement massif en pierre de taille, aux fen&amp;ecirc;tres rectangulaires, surmont&amp;eacute; par un temple corinthien pseudo-dipt&amp;egrave;re du type &lt;em&gt;in antis&lt;/em&gt; , avec un portique ouvert. L'arri&amp;egrave;re pr&amp;eacute;sente une forme de conque semi-circulaire. Un escalier ouvert &amp;agrave; deux rampes, dot&amp;eacute; de cinq vol&amp;eacute;es de marches, conduit au portique de la fa&amp;ccedil;ade, avec ses colonnes corinthiennes. L'&amp;eacute;difice, rev&amp;ecirc;tu de gr&amp;egrave;s Nebra, poss&amp;egrave;de quatre &amp;eacute;tages et pr&amp;eacute;sente un plan rectangulaire aux extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;s absid&amp;eacute;es. Le soubassement comporte une r&amp;eacute;serve et un niveau d'exposition, la superstructure deux salles d'exposition. Son d&amp;eacute;cor se compose d'une multitude d'images symboliques, sculptures, bas-reliefs et peintures. Le niveau d'exposition de l'&amp;eacute;tage sup&amp;eacute;rieur &amp;eacute;tait con&amp;ccedil;u &amp;agrave; l'origine comme une vaste salle de banquet, mais il est actuellement utilis&amp;eacute; pour les expositions.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Le &lt;em&gt;Bodemuseum&lt;/em&gt; (mus&amp;eacute;e Bode) est une structure n&amp;eacute;obaroque qui occupe une position dominante &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; nord-ouest de l'&amp;icirc;le. Rev&amp;ecirc;tu de gr&amp;egrave;s, et dot&amp;eacute; d'un soubassement de pierre peu &amp;eacute;lev&amp;eacute;, il comporte deux &amp;eacute;tages reli&amp;eacute;s entre eux par des pilastres corinthiens, que couronne une balustrade. La fa&amp;ccedil;ade arrondie de l'entr&amp;eacute;e est d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e des m&amp;ecirc;mes colonnes et d'arcs ouverts en plein cintre. L'entr&amp;eacute;e, avec son impressionnant escalier, se trouve sous la plus petite des deux coupoles&amp;nbsp;; elle donne acc&amp;egrave;s aux deux ailes lat&amp;eacute;rales et &amp;agrave; une partie centrale, reli&amp;eacute;es entre elles par des sections transversales, formant ainsi cinq cours internes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Le &lt;em&gt;Pergamonmuseum &lt;/em&gt;(mus&amp;eacute;e de Pergame), form&amp;eacute; de trois ailes, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit pour exposer la collection d'antiques qui s'enrichissait rapidement &amp;agrave; partir du produit des fouilles allemandes de Pergame et d'autres sites grecs d'Asie Mineure, ainsi que de celles de M&amp;eacute;sopotamie, qui se trouvaient auparavant au &lt;em&gt;Vorderasiatisches Museum&lt;/em&gt; . Il s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve juste au-dessus de la Spree, tout comme le Bodemuseum, dont il pr&amp;eacute;sente les dimensions et les proportions. Le corps de b&amp;acirc;timent central et les ailes lat&amp;eacute;rales sont d&amp;eacute;pourvus de fen&amp;ecirc;tres, compte tenu de sa structure de gigantesques pilastres plats et de frontons abrupts.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le mus&amp;eacute;e d'art en tant que ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne social doit ses origines &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque des Lumi&amp;egrave;res, au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle. Les cinq mus&amp;eacute;es de la Museumsinsel &amp;agrave; Berlin, construits entre 1824 et 1930, repr&amp;eacute;sentent la r&amp;eacute;alisation d'un projet visionnaire et l'&amp;eacute;volution de la conception des mus&amp;eacute;es au cours de ce si&amp;egrave;cle. Chaque mus&amp;eacute;e ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; pens&amp;eacute; en rapport organique avec les collections qu'il abrite, l'importance des collections &amp;ndash; qui t&amp;eacute;moignent de l'&amp;eacute;volution de la civilisation &amp;ndash; se double d'une grande valeur urbanistique et architecturale.&lt;/p&gt;</short_description><site>Museumsinsel (Île des musées), Berlin</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1047</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La cr&amp;eacute;ation l&amp;eacute;gendaire de la Wartburg est attribu&amp;eacute;e au comte Ludwig der Springer. Le d&amp;eacute;but de sa construction en 1067 est cons&amp;eacute;cutif aux troubles g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;s par la "querelle des investitures." Ces troubles ont facilit&amp;eacute; la naissance de la f&amp;eacute;odalit&amp;eacute;. Ce ch&amp;acirc;teau est cit&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois en 1080 en tant que base strat&amp;eacute;gique, l'un des points importants des d&amp;eacute;buts de la souverainet&amp;eacute; des Ludovinges. Cette souverainet&amp;eacute; s'affirme dans le courant de la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XIIe si&amp;egrave;cle. Elev&amp;eacute;s au titre de Landgraves, les Ludovinges suivent la politique des empereurs Stauffen. La construction du palais dans la seconde moiti&amp;eacute; du XIIe si&amp;egrave;cle illustre leur condition de princes d'Empire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vers la fin du XIIe si&amp;egrave;cle, se d&amp;eacute;veloppe &amp;agrave; la Wartburg une cour de lettr&amp;eacute;s, attir&amp;eacute;s par le landgrave Hermann Ier qui s'entoure de po&amp;egrave;tes et de musiciens, les vers de Walther von der Vogelweide d&amp;eacute;crivent cette brillante vie de soci&amp;eacute;t&amp;eacute; dans laquelle se d&amp;eacute;veloppa l'&amp;eacute;pisode de la joute des chanteurs de la Wartburg dont le r&amp;eacute;cit romanc&amp;eacute; devait inspirer l'op&amp;eacute;ra de Richard Wagner Tannh&amp;auml;user.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1221 le landgrave Louis IV, fils de Hermann &amp;eacute;pouse Elisabeth de Hongrie. Devenue veuve en 1227 Elisabeth d&amp;eacute;veloppe une oeuvre de charit&amp;eacute; dont la famille du landgrave prit ombrage. Contrainte de quitter la Wartburg avec ses trois enfants, elle fonde &amp;agrave; Marburg un h&amp;ocirc;pital et v&amp;eacute;cut selon l'id&amp;eacute;al franciscain. Elle est canonis&amp;eacute;e en 1235 quatre ann&amp;eacute;es apr&amp;egrave;s sa mort.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Henri Raspe IV, fr&amp;egrave;re de Louis IV lui succ&amp;eacute;da, prenant le parti du pape, il fut &amp;eacute;lu roi d'Allemagne sur l'initiative d'Innocent IV. Sa mort en 1247 mit fin &amp;agrave; la dynastie des Ludovinges.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Margrave de Wettin Henri de Meissen prend possession de la Wartburg. Pendant un si&amp;egrave;cle le site s'enrichira de nouvelles constructions. Le transfert au d&amp;eacute;but du XVe si&amp;egrave;cle du si&amp;egrave;ge du pouvoir &amp;agrave; Gotha puis &amp;agrave; Weimar marque le d&amp;eacute;clin de la forteresse.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Prot&amp;eacute;g&amp;eacute; par le prince &amp;eacute;lecteur de Saxe, Martin Luther s&amp;eacute;journera clandestinement &amp;agrave; la Wartburg. Il s'y consacra &amp;agrave; une oeuvre litt&amp;eacute;raire consid&amp;eacute;rable cette activit&amp;eacute; est attest&amp;eacute;e par une correspondance dont de nombreuses lettres sont conserv&amp;eacute;es. C'est &amp;agrave; la Wartburg qu'il traduisit en allemand le Nouveau Testament. Son exil s'acheva en mars 1522. D&amp;egrave;s la fin du XVIe si&amp;egrave;cle, le souvenir de Luther attira de nombreux p&amp;egrave;lerins.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;A partir du XVIe si&amp;egrave;cle, la forteresse fut plus ou moins maintenue en &amp;eacute;tat, abandonn&amp;eacute;e comme lieu de pouvoir, son importance strat&amp;eacute;gique est cependant plusieurs fois soulign&amp;eacute;e. Les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements qui s'y sont produits en particulier le souvenir de sainte Elisabeth et de Luther incitent &amp;eacute;galement &amp;agrave; sa conservation, mais progressivement l'abandon entra&amp;icirc;ne la ruine in&amp;eacute;luctable qui est presque compl&amp;egrave;te &amp;agrave; la fin du XVIIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Goethe visite l'endroit en 1777 et r&amp;eacute;alise un dessin qui montre la ruine de l'ensemble o&amp;ugrave; seul subsiste partiellement le palais, le po&amp;egrave;te propose la cr&amp;eacute;ation d'un mus&amp;eacute;e que justifie le nombre de p&amp;egrave;lerins sans cesse croissant. Apr&amp;egrave;s les guerres de lib&amp;eacute;ration contre Napol&amp;eacute;on, se d&amp;eacute;veloppe un sentiment national qui s'exalte dans l'image de l'ancienne Allemagne que symbolise la Wartburg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1817, les associations d'&amp;eacute;tudiants organisent une manifestation qui concr&amp;eacute;tise cette tendance, confirm&amp;eacute;e par la r&amp;eacute;volution de mars 1848. La Wartburg restera le si&amp;egrave;ge des associations d'&amp;eacute;tudiants de toute l'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XIXe si&amp;egrave;cle, sur l'initiative du Grand duc de Saxe, l'ensemble fait l'objet d'une restauration compl&amp;egrave;te, ce qui subsistait du palais est relev&amp;eacute; de ses ruines, l'enceinte est restaur&amp;eacute;e, le reste des b&amp;acirc;timents est reconstruit sous la direction de l'architecte Hugo von Ritgen. La large part d'hypoth&amp;egrave;se dans cette reconstruction rattache plus son aspect &amp;agrave; l'imaginaire romantique qu'&amp;agrave; la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; historique. La participation d'artistes de renom tel Moritz von Shwind illustrant notamment la vie de sainte Elisabeth souligne le caract&amp;egrave;re symbolique du lieu.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce monument all&amp;eacute;gorique fut temporairement l'objet de l'attention du r&amp;eacute;gime national socialiste mais aucune manifestation d'importance ne s'y d&amp;eacute;roula durant cette p&amp;eacute;riode &amp;agrave; l'exception toutefois du rattachement des associations d'&amp;eacute;tudiants aux principes du r&amp;eacute;gime.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1945, les bombardements qui affect&amp;egrave;rent la ville d'Eisenach &amp;eacute;pargn&amp;egrave;rent la Wartburg. Le ch&amp;acirc;teau eut cependant &amp;agrave; souffrir du pillage sovi&amp;eacute;tique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La R&amp;eacute;publique D&amp;eacute;mocratique Allemande fit de la Wartburg un monument national, d'importants travaux de restauration y furent r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s et de nombreuses manifestations comm&amp;eacute;moratives s'y d&amp;eacute;roul&amp;egrave;rent en rapport avec la religion et la valeur symbolique du monument.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis la r&amp;eacute;unification de l'Allemagne, l'effort porte principalement sur les restaurations int&amp;eacute;rieures et sur les probl&amp;egrave;mes que pose la conservation de la pierre des fa&amp;ccedil;ades du palais.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/897</http_url><id_number>897</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_897.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re iii La Wartburg est un exceptionnel exemple de monument de la p&amp;eacute;riode f&amp;eacute;odale en Europe centrale. Crit&amp;egrave;re vi La Wartburg est riche en associations culturelles, notamment de par son r&amp;ocirc;le en tant que retraite de Martin Luther en exil, qui y composa sa traduction allemande du Nouveau Testament. C&amp;rsquo;est en outre un puissant symbole de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration et de l&amp;rsquo;unit&amp;eacute; allemande.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.9667777800</latitude><location>Eisenach, Etat libre de Thuringe</location><longitude>10.3070000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le ch&amp;acirc;teau de la Wartburg est un monument de la p&amp;eacute;riode f&amp;eacute;odale exceptionnel pour le centre de l'Europe. Il pr&amp;eacute;sente un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t culturel important, notamment parce qu'il fut le lieu d'exil de Martin Luther, qui y composa sa traduction allemande du Nouveau Testament. Il repr&amp;eacute;sente aussi un puissant symbole de l'int&amp;eacute;gration et de l'unit&amp;eacute; allemandes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Selon la l&amp;eacute;gende, le ch&amp;acirc;teau aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; construit par le comte Ludwig der Springer, &amp;agrave; partir de 1067. Il devint ensuite essentiel dans le dispositif strat&amp;eacute;gique des premi&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es du r&amp;egrave;gne des Ludovinges, et son importance s'accrut encore dans le courant de la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. &amp;Eacute;lev&amp;eacute;s &amp;agrave; la dignit&amp;eacute; de landgraves, les Ludovinges appuy&amp;egrave;rent la politique des empereurs Stauffen. La construction du palais dans la seconde moiti&amp;eacute; du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle t&amp;eacute;moigne de leur statut de princes de l'Empire. En 1227, Heinrich Raspe&amp;nbsp;IV, le fr&amp;egrave;re de Ludwig&amp;nbsp;IV, lui succ&amp;eacute;da&amp;nbsp;; &amp;eacute;pousant la cause du pape, il fut nomm&amp;eacute; roi de Germanie &amp;agrave; l'initiative d'Innocent&amp;nbsp;IV. Sa mort, en 1247, marqua la fin de la dynastie des Ludovinges.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le margrave de Wettin, Heinrich von Meissen, s'empara alors de la Wartburg. Le transfert du si&amp;egrave;ge du pouvoir &amp;agrave; Gotha, puis &amp;agrave; Weimar, au commencement du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, marqua le d&amp;eacute;but du d&amp;eacute;clin du ch&amp;acirc;teau. &amp;Agrave; partir du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, il demeura plus ou moins entretenu, bien qu'il e&amp;ucirc;t &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute; comme si&amp;egrave;ge du pouvoir&amp;nbsp;; mais l'importance strat&amp;eacute;gique qu'il avait conserv&amp;eacute;e fut d&amp;eacute;montr&amp;eacute;e &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes reprises. Apr&amp;egrave;s les guerres napol&amp;eacute;oniennes, la conscience croissante d'une identit&amp;eacute; nationale le consacra comme l'une des plus hautes expressions de l'ancienne Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours de la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, tout le site fut enti&amp;egrave;rement r&amp;eacute;nov&amp;eacute; &amp;agrave; l'initiative du grand-duc de Saxe&amp;nbsp;: les ruines du palais furent relev&amp;eacute;es, le mur d'enceinte restaur&amp;eacute; et le reste des &amp;eacute;difices reconstruit sous la direction de l'architecte Hugo von Ritgen. L'esprit de toute cette reconstruction est domin&amp;eacute; davantage par l'imagination romantique que par un r&amp;eacute;el souci de fid&amp;eacute;lit&amp;eacute; historique. En 1945, le bombardement d'Eisenach &amp;eacute;pargna la Wartburg, mais le ch&amp;acirc;teau fut pill&amp;eacute; un peu plus tard par les troupes sovi&amp;eacute;tiques. La R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique d'Allemagne classa la Wartburg monument historique&amp;nbsp;; depuis la r&amp;eacute;unification de l'Allemagne, les travaux de restauration se sont concentr&amp;eacute;s surtout sur l'int&amp;eacute;rieur, et sur le probl&amp;egrave;me de conservation de la fa&amp;ccedil;ade en pierre du palais.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le ch&amp;acirc;teau occupe un &amp;eacute;peron rocheux orient&amp;eacute; nord/sud, au milieu d'une for&amp;ecirc;t qui domine la ville d'Eisenach. Son aspect correspond pour l'essentiel &amp;agrave; celui de la forteresse primitive, avec notamment le palais, les remparts, la tour sud et les d&amp;eacute;pendances ext&amp;eacute;rieures, qui sont aujourd'hui partiellement enfouies ou en ruine. On atteint l'&amp;eacute;peron rocheux depuis le nord, o&amp;ugrave; s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve une tour dot&amp;eacute;e d'un pont-levis, derri&amp;egrave;re laquelle se trouvent diff&amp;eacute;rents b&amp;acirc;timents externes group&amp;eacute;s autour d'une cour. On trouve ensuite la cour inf&amp;eacute;rieure, le donjon et le palais, avec le bain des chevaliers. La tour sud marque le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; oppos&amp;eacute; de l'&amp;eacute;peron rocheux. Le centre de la cour basse est occup&amp;eacute; par une citerne. La forteresse comporte diff&amp;eacute;rentes constructions&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;ul&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Les &lt;em&gt;d&amp;eacute;pendances&lt;/em&gt; .&lt;em&gt; &lt;/em&gt; N'en sont conserv&amp;eacute;s que des vestiges arch&amp;eacute;ologiques, les restes des fondations et le foss&amp;eacute; de la Fischerturm, la rampe d'acc&amp;egrave;s escarp&amp;eacute;e et la route, creus&amp;eacute;e dans la roche, menant &amp;agrave; la forteresse, ainsi qu'une source d'eau pure.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Les &lt;em&gt;fortifications externes. &lt;/em&gt; Elles comportent la poterne et le pont-levis; le logement des chevaliers et les &amp;eacute;difices de l'intendance; les chemins de guet de Marguerite et de Sainte-&amp;Eacute;lisabeth; la partie sup&amp;eacute;rieure du puits du ch&amp;acirc;teau; des balustrades en pierre sculpt&amp;eacute;e; des escaliers, &amp;eacute;galement en pierre enduite; des sols pav&amp;eacute;s; enfin, les niveau de circulation des cours des &amp;eacute;difices externes.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Le &lt;em&gt;ch&amp;acirc;teau &lt;/em&gt; comporte les monuments suivants: beffroi; nouveaux appartements avec chemin&amp;eacute;e; nouvel escalier monumental; palais; bain des chevaliers; tour sud, muraille ouest et sud; citerne; cour du ch&amp;acirc;teau inf&amp;eacute;rieure; jardin du commandant.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;/ul&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La forteresse de Wartburg, superbement int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans un paysage de for&amp;ecirc;t, est en quelque sorte le &amp;laquo; ch&amp;acirc;teau id&amp;eacute;al &amp;raquo;. Tout en comportant des parties d'origine, datant de la p&amp;eacute;riode f&amp;eacute;odale, sa silhouette &amp;eacute;tablie lors des reconstitutions du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle est une tr&amp;egrave;s bonne &amp;eacute;vocation de ce que pouvait &amp;ecirc;tre cette forteresse &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque de sa puissance militaire et seigneuriale. C'est pendant son s&amp;eacute;jour clandestin &amp;agrave; la Wartburg que Martin Luther traduisit en allemand le Nouveau Testament.&lt;/p&gt;</short_description><site>La Wartburg</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1048</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Pendant plus d'un mill&amp;eacute;naire, l'histoire de l'&amp;icirc;le de Reichenau, situ&amp;eacute;e dans la partie septentrionale du lac de Constance, est intimement li&amp;eacute;e &amp;agrave; celle du monast&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'acte de fondation de l'abbaye b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictine de Reichenau date du 25 avril 724. Pirmin, son premier abb&amp;eacute;, venant probablement de Meaux, fut charg&amp;eacute; de construire un monast&amp;egrave;re en l'honneur de la Vierge et des saints ap&amp;ocirc;tres Pierre et Paul. L'abb&amp;eacute; Pirmin b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia sans doute des donations de princes Alamans bien que la tradition forg&amp;eacute;e au XIIe si&amp;egrave;cle fit remonter cette fondation au souverain carolingien Charles Martel (714-741). Il fit &amp;eacute;lever la premi&amp;egrave;re abbatiale de Mittelzell, un &amp;eacute;difice en bois, sur la rive nord de l'&amp;icirc;le de Reichenau mais &amp;eacute;galement un clo&amp;icirc;tre &amp;agrave; trois ailes accol&amp;eacute; au flanc nord de l'&amp;eacute;glise. L'ensemble fut reconstruit progressivement en pierre avant 746. L'&amp;eacute;glise connut alors un rallongement consid&amp;eacute;rable de sa nef unique pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e d'un porche et termin&amp;eacute;e par un choeur rectangulaire. Le choeur des moines et celui des la&amp;iuml;cs &amp;eacute;taient s&amp;eacute;par&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s des d&amp;eacute;buts modestes, l'abbaye prosp&amp;eacute;ra sous l'autorit&amp;eacute; des abb&amp;eacute;s qui se distingu&amp;egrave;rent en occupant des fonctions politiques, eccl&amp;eacute;siastiques et en tant que pr&amp;eacute;cepteurs notamment aupr&amp;egrave;s des empereurs carolingiens Charlemagne (768-814) et Louis le Pieux (814-840). Le monast&amp;egrave;re, &amp;eacute;tape privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;e entre l'Allemagne et l'Italie, b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia de la protection des souverains carolingiens et ottoniens. Il obtint de g&amp;eacute;n&amp;eacute;reuses donations en terres et l'&amp;icirc;le, partie int&amp;eacute;grante du domaine, se consacra &amp;agrave; l'agriculture. Le monast&amp;egrave;re devint un centre d'enseignement et de cr&amp;eacute;ation litt&amp;eacute;raire (le po&amp;egrave;te Walafrid Strabon y fut abb&amp;eacute; entre 838 et 849), scientifique (Hermann le Contrefait, 1013-1054) et artistique (&amp;eacute;cole d'enluminure des Xe-XIe si&amp;egrave;cles et de peinture murale notamment) de grand renom.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au retour d'un voyage &amp;agrave; Byzance, l'abb&amp;eacute; Heito fit reb&amp;acirc;tir l'&amp;eacute;glise abbatiale qui prit la forme d'une basilique cruciforme &amp;agrave; trois vaisseaux o&amp;ugrave; un module carr&amp;eacute; &amp;agrave; la crois&amp;eacute;e du transept se r&amp;eacute;percute sur l'ensemble. Le choeur principal &amp;eacute;tait constitu&amp;eacute; de deux h&amp;eacute;micycles absidaux et la nef re&amp;ccedil;ut un syst&amp;egrave;me de supports altern&amp;eacute;s. Ce nouvel &amp;eacute;difice fut consacr&amp;eacute; en 816. Les b&amp;acirc;timents monastiques furent remani&amp;eacute;s et leur nouvelle disposition servit de mod&amp;egrave;le au plan de Saint- Gall, plan id&amp;eacute;al d'une abbaye b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictine, &amp;eacute;labor&amp;eacute; &amp;agrave; Reichenau vers 830.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Son successeur, l'abb&amp;eacute; Erlebald (823-838) continua l'&amp;eacute;glise vers l'ouest. L'arriv&amp;eacute;e en 830 des reliques de l'&amp;eacute;vang&amp;eacute;liste saint Marc, apport&amp;eacute;es par l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Ratolf de V&amp;eacute;rone, inaugure l'acquisition d'autres reliques et la cr&amp;eacute;ation de nouveaux autels. L'abb&amp;eacute; Heito III (888-913) remplace l'ant&amp;eacute;glise par un choeur carr&amp;eacute; et un large transept occidental flanqu&amp;eacute; de deux tours. La nouvelle &amp;eacute;glise occidentale fut plac&amp;eacute;e sous le vocable de saint Marc. Une chapelle axiale ronde d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; la Sainte- Croix, fut &amp;eacute;rig&amp;eacute;e &amp;agrave; l'est du choeur principal qui abrita les reliques du Pr&amp;eacute;cieux Sang. L'&amp;eacute;glise de Heito fut transform&amp;eacute;e vers l'an 1000 et de nouveau au d&amp;eacute;but du XIe si&amp;egrave;cle lorsque l'abb&amp;eacute; Bernon (1008-1048) rempla&amp;ccedil;a les parties occidentales par l'actuel transept, ouvert sur une abside log&amp;eacute;e dans l'&amp;eacute;paisseur d'une tour rectangulaire. L'&amp;eacute;glise fut consacr&amp;eacute;e le 24 avril 1048, en pr&amp;eacute;sence de l'empereur Henri III. Une nouvelle nef fut &amp;eacute;lev&amp;eacute;e au XIIe si&amp;egrave;cle qui re&amp;ccedil;ut une nouvelle couverture &amp;agrave; la suite d'un incendie en 1235. &amp;Agrave; l'est, un choeur gothique polygonal et une nouvelle sacristie remplac&amp;egrave;rent la chapelle de la Sainte-Croix (1443- 1447). Par la suite, l'&amp;eacute;glise re&amp;ccedil;ut un nouveau jub&amp;eacute; (1742) et une deuxi&amp;egrave;me sacristie (1779).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&amp;egrave;cle, un mur s&amp;eacute;para Mittelzell de l'agglom&amp;eacute;ration d'agriculteurs, de vignerons, de p&amp;ecirc;cheurs et d'administrateurs du domaine qui se formait autour du monast&amp;egrave;re. Il passa sous l'autorit&amp;eacute; des &amp;eacute;v&amp;ecirc;ques de Constance en 1542 et de nouveaux b&amp;acirc;timents monastiques furent &amp;eacute;lev&amp;eacute;s au sud de l'&amp;eacute;glise (vers 1605-1610).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; la pointe occidentale de l'&amp;icirc;le de Reichenau, Egino, ancien &amp;eacute;v&amp;ecirc;que de V&amp;eacute;rone, &amp;eacute;leva la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;glise Saint-Pierre de Niederzell qui fut consacr&amp;eacute;e en 799. Cette &amp;eacute;glise fut reconstruite &amp;agrave; deux reprises et l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement modifi&amp;eacute;e au IXe-Xe si&amp;egrave;cle avec l'agrandissement de l'abside et l'adjonction d'un porche &amp;agrave; la nef. Les b&amp;acirc;timents monastiques se trouvaient au nord, assez pr&amp;egrave;s du lac. &amp;Agrave; la fin du XIed&amp;eacute;but XIIe si&amp;egrave;cle, l'&amp;eacute;glise &amp;agrave; trois vaisseaux d&amp;eacute;pourvue de transept fut reconstruite et les deux tours orientales achev&amp;eacute;es au XVe si&amp;egrave;cle. D&amp;eacute;di&amp;eacute;e aux saints Pierre et Paul, elle devint &amp;eacute;glise paroissiale et re&amp;ccedil;ut un d&amp;eacute;cor rococo au XVIIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'abb&amp;eacute; Heito III b&amp;acirc;tit l'&amp;eacute;glise Saint-Georges &amp;agrave; Oberzell, sur la partie orientale de l'&amp;icirc;le, pour honorer la relique du chef du saint qu'il ramena d'un voyage &amp;agrave; Rome en 896, ann&amp;eacute;e o&amp;ugrave; l'&amp;eacute;glise fut consacr&amp;eacute;e. Elle fut aussit&amp;ocirc;t reconstruite suivant un plan &amp;agrave; trois vaisseaux avec une crois&amp;eacute;e sur&amp;eacute;lev&amp;eacute;e, une crypte et un choeur carr&amp;eacute;. Un si&amp;egrave;cle plus tard, l'&amp;eacute;glise fut orn&amp;eacute;e de peintures murales puis, entre le Xe et le d&amp;eacute;but du XIe si&amp;egrave;cle, on &amp;eacute;leva une grande abside occidentale perc&amp;eacute;e d'un portail et pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e d'un porche. Plusieurs modifications intervinrent dans les si&amp;egrave;cles suivants : une tour fut &amp;eacute;lev&amp;eacute;e sur la crois&amp;eacute;e (1385) qui fut couverte d'une vo&amp;ucirc;te (vers 1435), les deux bras transversaux furent transform&amp;eacute;s en sacristies, l'abside ouest re&amp;ccedil;ut un nouveau d&amp;eacute;cor (1708) et les fen&amp;ecirc;tres hautes furent agrandies.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vingt-cinq &amp;eacute;glises et chapelles furent &amp;eacute;lev&amp;eacute;es dans toute l'&amp;icirc;le qui accueillit &amp;agrave; partir du XIVe-XVe si&amp;egrave;cle des communaut&amp;eacute;s de religieuses. La plupart de ces &amp;eacute;difices d&amp;eacute;molis au XIXe si&amp;egrave;cle &amp;agrave; la suite de la s&amp;eacute;cularisation des biens de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Constance (1803) subsistent sous la forme de vestiges arch&amp;eacute;ologiques. Les manuscrits et les archives de l'abbaye furent transf&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; Karlsruhe et &amp;agrave; la biblioth&amp;egrave;que de l'Universit&amp;eacute; de Heidelberg. Les vignobles et les fermes du monast&amp;egrave;re, divis&amp;eacute;s, furent vendus. Les activit&amp;eacute;s agricoles traditionnelles comme la culture de la vigne et la p&amp;ecirc;che se maintinrent tandis qu'une centaine de nouvelles maisons furent b&amp;acirc;ties entre la fin du XIXe et le d&amp;eacute;but du XXe si&amp;egrave;cle. En 1838-1839, une chauss&amp;eacute;e relia l'&amp;icirc;le de Reichenau &amp;agrave; la terre ferme et &amp;agrave; partir de la fin du si&amp;egrave;cle, l'&amp;icirc;le attira de nombreux artistes et intellectuels. De nos jours, la viticulture, l'horticulture et la culture des fruits repr&amp;eacute;sentent les activit&amp;eacute;s principales de quelques centvingt fermes.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/974</http_url><id_number>974</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_974.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re iii Les vestiges de l&amp;rsquo;ensemble de Reichenau attestent de mani&amp;egrave;re exceptionnelle de la fonction religieuse et culturelle d&amp;rsquo;un grand monast&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin au d&amp;eacute;but du moyen-&amp;acirc;ge. Crit&amp;egrave;re iv Les &amp;eacute;glises de l&amp;rsquo;&amp;icirc;le de Reichenau qui conservent des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments remarquables de plusieurs &amp;eacute;tapes de construction offrent des exemples &amp;eacute;minents de l&amp;rsquo;architecture monastique du IXe au XIe si&amp;egrave;cle en Europe centrale. Crit&amp;egrave;re vi Le monast&amp;egrave;re de Reichenau a constitu&amp;eacute; un foyer artistique extr&amp;ecirc;mement significatif pour l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;art en Europe au Xe et XIe si&amp;egrave;cle qui s&amp;rsquo;est brillamment illustr&amp;eacute; par sa peinture monumentale et ses enluminures.&lt;/p&gt;</justification><latitude>47.6987222200</latitude><location>Land de Bade-Wurtemberg, région administrative de Fribourg</location><longitude>9.0613055560</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les vestiges de l'&amp;eacute;tablissement de Reichenau t&amp;eacute;moignent de mani&amp;egrave;re exemplaire du r&amp;ocirc;le culturel et religieux d'un grand monast&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin du d&amp;eacute;but du Moyen &amp;Acirc;ge. Le monast&amp;egrave;re de Reichenau fut un centre artistique de toute premi&amp;egrave;re importance pour l'histoire de l'art europ&amp;eacute;en aux X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, comme l'illustrent magnifiquement ses peintures murales monumentales et les enluminures qui y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; peintes. Ses &amp;eacute;glises renferment de remarquables t&amp;eacute;moignages de diff&amp;eacute;rentes &amp;eacute;tapes de sa construction, tout en offrant d'importants exemples d'architecture de l'Europe centrale entre le IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pendant plus d'un mill&amp;eacute;naire, l'histoire de l'&amp;icirc;le de Reichenau, qui se trouve au nord du lac de Constance, a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;e &amp;agrave; celle du monast&amp;egrave;re. Son premier abb&amp;eacute;, Pirmin, re&amp;ccedil;ut pour mission de construire un monast&amp;egrave;re en l'honneur de la Vierge Marie et des saints Pierre et Paul. Il supervisa la construction de la premi&amp;egrave;re abbaye, qui &amp;eacute;tait un &amp;eacute;difice en bois, &amp;agrave; Mittelzell sur la rive nord de l'&amp;icirc;le, ainsi que celle d'un clo&amp;icirc;tre form&amp;eacute; de trois galeries contre le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord de l'&amp;eacute;glise. La totalit&amp;eacute; de l'&amp;eacute;difice fut peu &amp;agrave; peu reconstruite en pierre &amp;agrave; partir de 746. Le monast&amp;egrave;re re&amp;ccedil;ut de g&amp;eacute;n&amp;eacute;reuses donations en terrain et l'&amp;icirc;le, qui formait une partie int&amp;eacute;grante du domaine de l'abbaye, fut mise en culture. Le monast&amp;egrave;re devint un centre c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre d'enseignement et de cr&amp;eacute;ation dans les domaines de la litt&amp;eacute;rature, des sciences et des arts. L'&amp;eacute;glise fut consacr&amp;eacute;e en 1048, en pr&amp;eacute;sence de l'empereur Henri II.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Egino, un ancien &amp;eacute;v&amp;ecirc;que de V&amp;eacute;rone, b&amp;acirc;tit &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; occidentale de l'&amp;icirc;le la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;glise Saint-Pierre, consacr&amp;eacute;e en 799 &amp;agrave; Niederzell. L'&amp;eacute;glise fut reconstruite &amp;agrave; deux reprises, et l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement alt&amp;eacute;r&amp;eacute;e aux IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Les constructions du monast&amp;egrave;re se trouvent au nord, pr&amp;egrave;s du lac. Vers la fin du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'&amp;eacute;glise fut reb&amp;acirc;tie et ses deux tours orientales compl&amp;eacute;t&amp;eacute;es dans le courant du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Aujourd'hui consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Pierre et &amp;agrave; saint Paul, elle est devenue &amp;eacute;glise paroissiale et a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e en style rococo au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. L'abb&amp;eacute; Heito&amp;nbsp;III construisit l'&amp;eacute;glise Saint-Georges &amp;agrave; Oberzell, dans la partie orientale de l'&amp;icirc;le, en l'honneur de la relique de la t&amp;ecirc;te de ce saint qu'il rapporta d'un voyage &amp;agrave; Rome en 896, l'ann&amp;eacute;e de la cons&amp;eacute;cration de l'&amp;eacute;glise.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ancienne abbatiale Sainte-Marie &amp;agrave; Mittelzell comporte trois nefs, et des transepts oppos&amp;eacute;s. Elle a conserv&amp;eacute; son large transept oriental et sa tour rectangulaire occidentale, flanqu&amp;eacute;e par d'&amp;eacute;troits porches, sous laquelle se trouve l'abside. La nef du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle avec son plafond en bois donne dans le transept oriental, dont le croisement est marqu&amp;eacute; par quatre larges arcs identiques, et dans le ch&amp;oelig;ur de l'&amp;eacute;glise, consacr&amp;eacute; en 816, qui est sa partie la plus ancienne. Ce ch&amp;oelig;ur de style gothique flamboyant est flanqu&amp;eacute; par la sacristie et par le tr&amp;eacute;sor. Le monast&amp;egrave;re construit au sud dans le courant du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle abrite aujourd'hui la mairie et le presbyt&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise Saints-Pierre-et-Paul &amp;agrave; Niederzell est une structure romane &amp;agrave; trois nefs qui s'ach&amp;egrave;vent, &amp;agrave; leur extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; orientale, par trois absides h&amp;eacute;misph&amp;eacute;riques dissimul&amp;eacute;es dans le corps de b&amp;acirc;timent central, et flanqu&amp;eacute;e de deux impressionnants clochers. L'abside centrale a conserv&amp;eacute; de belles peintures murales datant de 1104-1134, dispos&amp;eacute;es sur trois registres. Une repr&amp;eacute;sentation du Christ en majest&amp;eacute;, figur&amp;eacute; dans une mandorle, est entour&amp;eacute;e par les symboles des &amp;Eacute;vang&amp;eacute;listes, des saints patrons de l'&amp;eacute;glise, et par des ch&amp;eacute;rubins. Ce d&amp;eacute;cor est surmont&amp;eacute; par une file d'ap&amp;ocirc;tres et, au-dessus encore, de proph&amp;egrave;tes. D'autres fragments de peintures murales du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle sont conserv&amp;eacute;s ailleurs, notamment dans la chapelle nord, avec une repr&amp;eacute;sentation du cycle de la Passion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans l'&amp;eacute;glise Saint-Georges &amp;agrave; Oberzell, un porche sur deux &amp;eacute;tages et l'abside occidentale datant du tout d&amp;eacute;but de la p&amp;eacute;riode romane donnent acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'&amp;eacute;glise carolingienne, form&amp;eacute;e de trois nefs et, &amp;agrave; l'est, d'un ch&amp;oelig;ur &amp;agrave; l'architecture complexe, surmont&amp;eacute; par une tour. Les murs de la nef sont d&amp;eacute;cor&amp;eacute;s de remarquables peintures m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales qui repr&amp;eacute;sentent les miracles du Christ. Chacune des sc&amp;egrave;nes est encadr&amp;eacute;e de bandeaux d&amp;eacute;coratifs, tandis que des bustes sont peints entre les arcs, et des figures d'ap&amp;ocirc;tres entre les fen&amp;ecirc;tres. La chapelle Saint-Michel, au premier &amp;eacute;tage du porche, est &amp;eacute;galement d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e de peintures repr&amp;eacute;sentant la C&amp;egrave;ne.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L'&amp;icirc;le de Reichenau, sur le lac de Constance, conserve les vestiges d'un monast&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictin, fond&amp;eacute; en 724, qui a connu un remarquable rayonnement spirituel, intellectuel et artistique. Les &amp;eacute;glises Sainte-Marie et Marcus, Saint-Pierre et Saint-Paul, et Saint-Georges, &amp;eacute;difi&amp;eacute;es en majeure partie entre le IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, offrent un panorama de l'architecture monastique du d&amp;eacute;but du Moyen Age en Europe centrale. Leurs peintures murales attestent d'une impressionnante activit&amp;eacute; artistique.&lt;/p&gt;</short_description><site>Île monastique de Reichenau</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1138</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2001</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La consolidation de la concession mini&amp;egrave;re fut achev&amp;eacute;e en d&amp;eacute;cembre 1847 : la zone concern&amp;eacute;e couvrait 13,2 km&amp;sup2;. &amp;Agrave; cette &amp;eacute;poque, c'&amp;eacute;tait la mine la plus au nord de la r&amp;eacute;gion. Elle appartient &amp;agrave; l'anticlinal de Gelsenkirchen dans lequel les couches de charbon, d'une &amp;eacute;paisseur moyenne de 1,17 m, sont profond&amp;eacute;ment stratifi&amp;eacute;es. Les op&amp;eacute;rations mini&amp;egrave;res ont commenc&amp;eacute; au milieu du XIXe si&amp;egrave;cle, &amp;agrave; une profondeur de 120 m environ, et se sont achev&amp;eacute;es au quatorzi&amp;egrave;me niveau (1200 m). &amp;Agrave; la fin des op&amp;eacute;rations mini&amp;egrave;res, les voies souterraines s'&amp;eacute;tendaient sur plus de 120 km ; on y acc&amp;eacute;dait via douze puits, progressivement ouverts entre 1847 et 1932. &amp;Agrave; l'&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; Zollverein XII fut ouverte, les premiers puits ne servaient qu'aux mouvements des hommes et des fournitures, tout le charbon extrait &amp;eacute;tant &amp;eacute;vacu&amp;eacute; par le nouveau puits jusqu'&amp;agrave; la fermeture de la mine, en 1986. Les m&amp;eacute;thodes d'exploitation mini&amp;egrave;re &amp;eacute;volu&amp;egrave;rent parall&amp;egrave;lement &amp;agrave; la technologie, de l'extraction manuelle &amp;agrave; la pioche jusqu'aux haveuses m&amp;eacute;caniques &amp;agrave; charbon.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les charbons extraits &amp;agrave; Zollverein &amp;eacute;taient particuli&amp;egrave;rement adapt&amp;eacute;s &amp;agrave; la cok&amp;eacute;faction. Par cons&amp;eacute;quent, c'est l&amp;agrave; que furent construits les premiers fours de grillage &amp;agrave; coke, en 1857. La cokerie s'&amp;eacute;tendit consid&amp;eacute;rablement au fil des d&amp;eacute;cennies qui suivirent. Toutefois, quand la mine de Zollverein fut reprise par l'aci&amp;eacute;rie Vereinigte Stahlwerke AG, en 1926, une nouvelle cokerie (le site de Nordstern) fut construite pour traiter tout le charbon extrait de ses mines dans la r&amp;eacute;gion. La production de coke retourna &amp;agrave; Zollverein &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 50, quand la compagnie de holding de l'&amp;eacute;poque pour les mines de la r&amp;eacute;gion, Gelsenkirchen Bergwerks AG, d&amp;eacute;cida de construire une nouvelle cokerie pour compl&amp;eacute;ter le site de Nordstern. La production commen&amp;ccedil;a en 1961 avec huit batteries, de 24 fours chacune, produisant 8600 tonnes par jour. Des installations permettaient &amp;eacute;galement le traitement des produits d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s tels le goudron, l'acide sulfurique, le benz&amp;egrave;ne, les compos&amp;eacute;s ammoniacaux et le gaz. Le site ferma en 1993 du fait de l'effondrement de la demande de coke.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction du tron&amp;ccedil;on de chemin de fer Cologne- Minden entre Oberhausen et Hamm, en 1847, fut d&amp;eacute;cisive pour l'implantation des premiers puits de Zollverein, qui furent creus&amp;eacute;s &amp;agrave; 500 m&amp;egrave;tres de la nouvelle ligne afin de faciliter le transport du charbon et de la coke. La premi&amp;egrave;re gare de passagers n'ouvrit que quarante ans plus tard. Il existait &amp;eacute;galement des liaisons avec la ligne de la vall&amp;eacute;e d'Emscher, elle aussi inaugur&amp;eacute;e en 1847, qui coupaient l'angle nord-ouest de la concession Zollverein. Au fil des quatre-vingt ann&amp;eacute;es qui suivirent, une s&amp;eacute;rie de lignes de liaison int&amp;eacute;rieure s'ajout&amp;egrave;rent. Elles furent reli&amp;eacute;es &amp;agrave; celles de la mine voisine de Bonifacius quand Zollverein fut repris par la Vereinigte Stahlwerke en 1926.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'exploitation mini&amp;egrave;re du charbon produisait d'&amp;eacute;normes quantit&amp;eacute;s de d&amp;eacute;chets, d&amp;eacute;pos&amp;eacute;s dans les caract&amp;eacute;ristiques terrils. Le plus ancien, &amp;agrave; l'est du puits 1/2, fut plant&amp;eacute; d'arbres en 1895 et devint une aire de loisirs destin&amp;eacute;e au personnel dirigeant de la mine. Un second se d&amp;eacute;veloppa &amp;agrave; partir de cette &amp;eacute;poque &amp;agrave; l'ouest du puits 1/2. Apr&amp;egrave;s 1932, il fut utilis&amp;eacute; pour ass&amp;eacute;cher les d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts boueux de chaudi&amp;egrave;re et le charbon limoneux issus de Zollverein XII. Un terril commenc&amp;eacute; en 1880 fut partiellement d&amp;eacute;blay&amp;eacute; en 1958 pour accueillir des logements de mineurs. D'autres terrils furent utilis&amp;eacute;s pour le remplissage de zones o&amp;ugrave; du charbon avait &amp;eacute;t&amp;eacute; extrait d'une couche en forte d&amp;eacute;clivit&amp;eacute; et sur un a&amp;eacute;rodrome d&amp;eacute;saffect&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'exploitation mini&amp;egrave;re intensive entra&amp;icirc;na l'apparition d'un certain nombre d'affaissements, atteignant parfois 25 m&amp;egrave;tres de profondeur. Ceci imposa la d&amp;eacute;molition des maisons et autres installations endommag&amp;eacute;es au point d'&amp;ecirc;tre irr&amp;eacute;parables. Ces affaissements n'ont fait qu'exacerber les probl&amp;egrave;mes d'eau dans la zone dite d'Emscher, o&amp;ugrave; l'exploitation mini&amp;egrave;re a eu un impact n&amp;eacute;faste sur le courant gravitationnel, cr&amp;eacute;ant de vastes mar&amp;eacute;cages. Les industries et municipalit&amp;eacute;s locales mirent sur pied l'association Emscher, qui mena &amp;agrave; bien plusieurs projets en faisant appel &amp;agrave; des stations de pompage et en cr&amp;eacute;ant des polders.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les effectifs connurent une progression r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re, jusqu'&amp;agrave; atteindre 5000, approximativement, &amp;agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle. Au XXe si&amp;egrave;cle, ce chiffre fluctua entre 5000 et 8000. &amp;Eacute;tant donn&amp;eacute; l'absence d'autres promoteurs immobiliers quand le travail commen&amp;ccedil;a, en 1847, Zollverein commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; construire des logements pour ses ouvriers. Les projets de construction furent int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s aux programmes d'exploitation de la mine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D'importants sites de construction furent achet&amp;eacute;s et, en 1860, 146 appartements &amp;eacute;taient pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; accueillir leurs locataires ; &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, la mine employait 710 travailleurs. Cette &amp;laquo; colonie Hegemannshof &amp;raquo; s'accrut r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement (&amp;agrave; la fin du si&amp;egrave;cle, elle couvrait environ 90 hectares) et, par la suite, deux autres, &amp;laquo; Ottekampshof &amp;raquo; et &amp;laquo; Beisen &amp;raquo;, lui furent adjointes. Quand la premi&amp;egrave;re guerre mondiale &amp;eacute;clata, les biens immobiliers appartenant &amp;agrave; la mine couvraient plus de 720 hectares. Toutefois, cela &amp;eacute;tait loin d'&amp;ecirc;tre suffisant pour une force de travail qui comptait &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque quelques 5000 hommes. &amp;Agrave; l'entre-deux guerres, de nouveaux logements furent construits, notamment le lotissement construit par le Trust pour le Logement des Mineurs. &amp;Agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 20, la mine pouvait fournir &amp;agrave; chacun de ses employ&amp;eacute;s et dirigeants salari&amp;eacute;s un appartement, mais il n'y en avait que 3000, environ, disponibles pour les 8000 ouvriers. Apr&amp;egrave;s la seconde guerre mondiale, de nouveaux lotissements compos&amp;eacute;s d'immeubles furent construits par l'association de logement fond&amp;eacute;e par la Vereinigte Stahlwerke AG, tels que les complexes Kaldekirche, Westerbruch et Kapitlacker, &amp;agrave; partir des ann&amp;eacute;es 50. Le lotissement Gl&amp;uuml;ckauf est l'oeuvre des mineurs eux-m&amp;ecirc;mes. Les maisons appartenaient &amp;agrave; des particuliers. Deux villes Pestalozzi furent &amp;eacute;galement b&amp;acirc;ties pour les apprentis. En 1958, 7061 logements &amp;eacute;taient mis &amp;agrave; la disposition d'une force de travail comptant 8000 hommes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D&amp;egrave;s le d&amp;eacute;part, la mine fournit des produits de consommation &amp;agrave; ses employ&amp;eacute;s, vendant de la nourriture et des produits finis &amp;agrave; bas prix. Ces services prirent au d&amp;eacute;but la forme d'une coop&amp;eacute;rative, les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices &amp;eacute;tant restitu&amp;eacute;s aux consommateurs sous forme de dividendes annuels. Vereinigte Stahlwerke reprit ce programme, avec ses six points de vente, en tant qu'entreprise. Le syst&amp;egrave;me connut un d&amp;eacute;clin progressif &amp;agrave; partir de la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale, du fait de la concurrence des magasins commerciaux, et les points de vente restants furent rachet&amp;eacute;s dans les ann&amp;eacute;es 70.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir du milieu des ann&amp;eacute;es 20, la mine fournit des services d'aide sociale &amp;agrave; ses employ&amp;eacute;s. Le premier centre d'aide sociale fut &amp;eacute;tabli en 1928 (et relog&amp;eacute; en 1938), le deuxi&amp;egrave;me en 1934. Un centre d'aide social grand et moderne, con&amp;ccedil;u par Fritz Schupp, vit le jour en 1953. Cependant, Zollverein ferma ses &amp;eacute;tablissements d'aide sociale au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 60, suivant la tendance de l'&amp;eacute;poque dans la Ruhr.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/975</http_url><id_number>975</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_975.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re (ii) :&amp;nbsp;Le complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein XII est un monument industriel remarquable car ses b&amp;acirc;timents sont des exemples exceptionnels de la mise en application des concepts de design du mouvement moderne en architecture dans un contexte purement industriel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re (iii) :&amp;nbsp;Les structures technologiques et associ&amp;eacute;es de Zollverein XII sont repr&amp;eacute;sentatives d&amp;rsquo;une p&amp;eacute;riode cruciale dans le d&amp;eacute;veloppement des industries lourdes traditionnelles en Europe o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on utilisait &amp;agrave; bon escient et de mani&amp;egrave;re harmonieuse des conceptions architecturales d&amp;rsquo;une qualit&amp;eacute; exceptionnelle.&lt;/p&gt;</justification><latitude>51.4913888900</latitude><location>          Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie&#xd;
          </location><longitude>7.0461111110</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les structures, technologiques ou non, du complexe industriel de mines de charbon de Zollverein&amp;nbsp;XII sont repr&amp;eacute;sentatives d'une phase cruciale de d&amp;eacute;veloppement des industries lourdes traditionnelles en Europe, et t&amp;eacute;moignent d'un recours intelligent et positif &amp;agrave; des mod&amp;egrave;les architecturaux de tr&amp;egrave;s grande qualit&amp;eacute;. Zollverein est un monument industriel tout &amp;agrave; fait exceptionnel&amp;nbsp;: ses constructions sont d'importants exemples d'application des conceptions du dessin architectural du mouvement moderne &amp;agrave; tout un ensemble industriel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'installation de la concession mini&amp;egrave;re de Zollverein fut achev&amp;eacute;e en 1847&amp;nbsp;; c'&amp;eacute;tait alors la mine la plus au nord de toute la r&amp;eacute;gion. Elle se trouve sur l'anticlinal de Gelsenkirchen, dans lequel les couches de charbon sont profond&amp;eacute;ment stratifi&amp;eacute;es. L'extraction d&amp;eacute;buta au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle &amp;agrave; une profondeur de 120&amp;nbsp;m environ, pour atteindre &amp;agrave; la fin 1&amp;nbsp;200&amp;nbsp;m. Vers la fin de son exploitation, ses voies souterraines s'&amp;eacute;tendaient sur plus de 120&amp;nbsp;km, et &amp;eacute;taient accessibles par 12 puits, progressivement ouverts entre&amp;nbsp;1847 et&amp;nbsp;1932. Lorsque Zollverein&amp;nbsp;XII ouvrit, les puits les plus anciens n'&amp;eacute;taient plus utilis&amp;eacute;s que pour le passage des hommes et du mat&amp;eacute;riel&amp;nbsp;; tout le charbon extrait fut d&amp;egrave;s lors remont&amp;eacute; par le nouveau puits jusqu'&amp;agrave; la fermeture de la mine en 1986. Les m&amp;eacute;thodes d'extraction chang&amp;egrave;rent, avec les progr&amp;egrave;s de la technologie, depuis le pic &amp;agrave; main jusqu'aux engins m&amp;eacute;caniques. Le charbon extrait &amp;agrave; Zollverein &amp;eacute;tait particuli&amp;egrave;rement indiqu&amp;eacute; pour la production du coke&amp;nbsp;; c'est la raison pour laquelle les premiers fours &amp;agrave; charbon &amp;agrave; empilement y furent construits en 1857. Le four &amp;agrave; coke connut un succ&amp;egrave;s consid&amp;eacute;rable au cours des ann&amp;eacute;es qui suivirent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cependant, lorsque la mine de Zollverein fut reprise par la compagnie sid&amp;eacute;rurgique Vereinigte Stahlwerke AG, en 1926, une nouvelle usine &amp;agrave; coke fut construite ailleurs pour traiter tout le charbon des mines de la r&amp;eacute;gion. La production de coke reprit &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es cinquante du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;: la compagnie qui d&amp;eacute;tenait alors la concession des mines de la r&amp;eacute;gion, la Gelsenkirchen Bergwerks AG, d&amp;eacute;cida de construire une nouvelle usine &amp;agrave; coke pour renforcer la capacit&amp;eacute; de production de l'usine de Nordstern. L'usine ferma en 1993 &amp;agrave; cause de la chute de la demande de coke. L'industrie mini&amp;egrave;re produit d'&amp;eacute;normes quantit&amp;eacute;s de d&amp;eacute;chets qui s'accumul&amp;egrave;rent en formant de caract&amp;eacute;ristiques terrils. Le plus ancien d'entre eux a &amp;eacute;t&amp;eacute; plant&amp;eacute; d'arbres en 1895, et utilis&amp;eacute; comme aire de loisirs pour le personnel dirigeant de la mine. L'exploitation mini&amp;egrave;re a caus&amp;eacute; un certain nombre d'affaissements qui ont n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; la destruction des maisons ou des &amp;eacute;difices endommag&amp;eacute;s, et ont &amp;eacute;galement aggrav&amp;eacute; consid&amp;eacute;rablement les probl&amp;egrave;mes d'eau dans la zone dite d'Emscher, o&amp;ugrave; l'activit&amp;eacute; mini&amp;egrave;re a profond&amp;eacute;ment affect&amp;eacute; la nappe phr&amp;eacute;atique et cr&amp;eacute;&amp;eacute; de vastes zones de mar&amp;eacute;cages.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les puits&lt;/em&gt; . Seules les fondations des tours Malakow, appartenant au premier puits, sont conserv&amp;eacute;es&amp;nbsp;; toutes deux dessin&amp;eacute;es par Fritz Schupp dans le style du Bauhaus, elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; recouvertes par l'actuel chevalement des molettes. Le principal &amp;eacute;tage, de 1922, est renforc&amp;eacute; en b&amp;eacute;ton. L'entrep&amp;ocirc;t principal, de 1922, pr&amp;eacute;sente une structure de b&amp;eacute;ton arm&amp;eacute;. Les douches du carreau de mine sont un hall de brique qui pouvait &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute; par 3&amp;nbsp;000 mineurs. L'ensemble est compl&amp;eacute;t&amp;eacute; par un impressionnant &amp;eacute;difice administratif (1906), par la villa du directeur (1898) et par la r&amp;eacute;sidence des dirigeants de la mine (1878).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les cokeries&lt;/em&gt; des diff&amp;eacute;rents puits de Zollverein ont toutes &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truites, mais l'usine centrale a &amp;eacute;t&amp;eacute; conserv&amp;eacute;e jusqu'&amp;agrave; la fermeture de la mine en 1993. Les fours sont align&amp;eacute;s sur pr&amp;egrave;s d'un kilom&amp;egrave;tre, parall&amp;egrave;les &amp;agrave; l'ancienne voie ferr&amp;eacute;e reliant Cologne &amp;agrave; Minden. Leur &amp;eacute;quipement (accrocheurs au puits, station de trempe, atelier de tamisage et stations de chargement) est conserv&amp;eacute; intact, de m&amp;ecirc;me que les installations de traitement du gaz et de produits d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s, ainsi que les annexes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les voies ferr&amp;eacute;es&lt;/em&gt; . Les lignes de voie ferr&amp;eacute;e d'origine (Cologne-Minden et Bergische-M&amp;auml;rkische) sont encore en usage, et font partie du r&amp;eacute;seau Bahn&amp;nbsp;AG. La liaison ferroviaire entre la ligne Cologne-Minden et le canal Rhein-Herne, qui passe par la mine, est &amp;eacute;galement conserv&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les terrils.&lt;/em&gt; De nombreux terrils form&amp;eacute;s par les d&amp;eacute;chets des mines sont encore visibles. Beaucoup d'entre eux, plant&amp;eacute;s d'arbres, sont utilis&amp;eacute;s comme aires de loisirs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Maisons de mineurs&lt;/em&gt; . Un nombre consid&amp;eacute;rable de maisons sont conserv&amp;eacute;es dans les anciens lotissements de Hegemannshof et d'Ottekampshof. Il s'agit dans la plupart des cas de b&amp;acirc;timents cruciformes form&amp;eacute;s de quatre logements, construits en brique et entour&amp;eacute;s de grands jardins.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Infrastructures de consommation et centre d'aide sociale&lt;/em&gt; . Deux des infrastructures de consommation subsistent, bien que l'une d'entre elles, endommag&amp;eacute;e pendant la guerre, ait d&amp;ucirc; &amp;ecirc;tre tr&amp;egrave;s largement reconstruite.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le complexe industriel de Zollverein, dans le Land de Rh&amp;eacute;nanie-du-Nord-Westphalie, comprend les installations compl&amp;egrave;tes d&amp;rsquo;un site historique d&amp;rsquo;extraction de charbon et plusieurs &amp;eacute;difices du XXe si&amp;egrave;cle d&amp;rsquo;une valeur architecturale inestimable. Il constitue une preuve mat&amp;eacute;rielle exceptionnelle de l&amp;rsquo;essor et du d&amp;eacute;clin de cette industrie fondamentale lors des 150 derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</short_description><site>Complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein à Essen</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1139</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2002</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les terrasses de la vall&amp;eacute;e du Rhin moyen abritent des peuplements humains depuis la derni&amp;egrave;re &amp;egrave;re glaciaire. La vall&amp;eacute;e tomba aux mains des Romains au 1er si&amp;egrave;cle avant notre &amp;egrave;re, devenant une province fronti&amp;egrave;re ; sur la rive gauche du fleuve fut construite une voie militaire reliant la forteresse aux camps. &amp;Agrave; l'&amp;eacute;poque, le Rhin &amp;eacute;tait aussi une voie de transport majeure ; il reliait le nord de l'Europe au massif alpin et aux terres m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;ennes, un r&amp;ocirc;le qui eut ensuite une influence immense sur l'histoire de la vall&amp;eacute;e du Rhin moyen.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les peuplements demeur&amp;egrave;rent apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;part des Romains, au Ve si&amp;egrave;cle. Les rois francs reprirent les peuplements romains ; la plupart de la r&amp;eacute;gion entre Bingen et Coblence demeura propri&amp;eacute;t&amp;eacute; de la couronne jusqu'&amp;agrave; une p&amp;eacute;riode avanc&amp;eacute;e de l'&amp;eacute;poque carolingienne. Cependant, le morcellement de ces terres devait commencer au VIIIe si&amp;egrave;cle, pour ne s'achever qu'au d&amp;eacute;but du XIVe si&amp;egrave;cle. Une grande partie d'entre elles furent donn&amp;eacute;es &amp;agrave; l'&amp;Eacute;glise et aux ordres monastiques. En leur qualit&amp;eacute; d'intendants de l'abbaye de Pr&amp;uuml;m, les comtes de Katzenelnbogen prirent le contr&amp;ocirc;le de la r&amp;eacute;gion aux alentours de Sankt-Goar et Rheinfels, qui devait passer aux Landgraves de Hesse en 1479.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Avec la partition de l'empire de Charlemagne en 842, la rive gauche du Rhin fut assign&amp;eacute;e au royaume du milieu. Quant &amp;agrave; la Lorraine, elle ne devait &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;unie au royaume franc de l'est qu'en 925. Elle resta le si&amp;egrave;ge du pouvoir royal jusqu'&amp;agrave; l'&amp;eacute;lection du roi Conrad III de Hohenstaufen, en 1138, qui marqua la fragmentation du pouvoir dans la r&amp;eacute;gion du Rhin moyen, les parcelles de terre &amp;eacute;tant distribu&amp;eacute;es aux &amp;Eacute;v&amp;ecirc;ques &amp;Eacute;lecteurs de Cologne, de Mayence et Tr&amp;egrave;ves et aux comtes palatins. Une quarantaine de ch&amp;acirc;teaux furent construits entre Bingen et Coblence, pour jouer le double r&amp;ocirc;le de symboles du pouvoir et de postes de douanes sur cet axe commer&amp;ccedil;ant prosp&amp;egrave;re. Les villes comme Boppard et Oberwesel luttaient pour conserver leur ind&amp;eacute;pendance de villes autonomes, comme en t&amp;eacute;moignent les vestiges de leurs remparts.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e du Rhin moyen &amp;eacute;tait au coeur du Saint-Empire romain germanique. Quatre des sept &amp;Eacute;lecteurs, les plus hauts dignitaires de l'Empire, poss&amp;eacute;daient des parties de la r&amp;eacute;gion, et c'est l&amp;agrave; qu'ils se rencontraient pour d&amp;eacute;cider de la succession.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge, Bacharach &amp;eacute;tait au centre du commerce du vin du Rhin. Depuis l'&amp;eacute;poque romaine, on cultivait la vigne sur le bas des pentes ; cette culture connut un vaste essor &amp;agrave; partir du Xe si&amp;egrave;cle. En 1600, on recensait quelques 3000 hectares de vignobles, soit cinq fois plus qu'aujourd'hui. La guerre de Trente Ans (1618-1648) fut le t&amp;eacute;moin d'un spectaculaire d&amp;eacute;clin de la viticulture, les terres &amp;eacute;tant en partie plant&amp;eacute;es de vergers et en partie de taillis.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Du XIVe au XVIe si&amp;egrave;cle, l'art du Rhin moyen connut un &amp;acirc;ge d'or, avec la convergence des influences artistiques du Haut- Rhin (Strasbourg) et du Bas-Rhin (Cologne). Des chefs d'oeuvre gothiques, comme la chapelle Werner en surplomb de Bacharach, l'&amp;eacute;glise Notre-Dame d'Oberwesel ou l'ancienne &amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale de Sankt-Goar, datent de cette &amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir du XVIIe si&amp;egrave;cle, le Rhin moyen a &amp;eacute;t&amp;eacute; le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de conflits entre l'Allemagne et la France. Pendant la guerre de succession palatine (1688-1692), les forteresses et remparts furent en grande partie d&amp;eacute;molis, ainsi qu'une grande partie de Coblence. &amp;Agrave; la fin du XVIIIe si&amp;egrave;cle, la rive gauche du Rhin fut annex&amp;eacute;e en premier lieu &amp;agrave; la R&amp;eacute;publique fran&amp;ccedil;aise, puis &amp;agrave; l'Empire fran&amp;ccedil;ais. Cette p&amp;eacute;riode prit fin en 1814, la r&amp;eacute;gion tombant alors sous la f&amp;eacute;rule prussienne. De grandes fortifications furent &amp;eacute;difi&amp;eacute;es, notamment la forteresse de Coblence, tandis que la construction de la grand route du Rhin de Bingen &amp;agrave; Coblence, l'&amp;eacute;largissement du canal, l'abolition des p&amp;eacute;ages sur de longs tron&amp;ccedil;ons du fleuve et l'introduction de la navigation &amp;agrave; vapeur favorisaient l'essor du commerce. Dans les ann&amp;eacute;es 1850 et 1860, des chemins de fer furent construits sur les rives gauche et droite.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;Eacute;tat prussien adopta une politique de promotion du Rhin comme paysage &amp;laquo; germanique &amp;raquo;. D'o&amp;ugrave; la r&amp;eacute;novation des ruines des forteresses dans le style romantique et la reconstruction de monuments historiques, mais aussi les pr&amp;eacute;mices du mouvement moderne de conservation des monuments.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le XXe si&amp;egrave;cle a &amp;eacute;t&amp;eacute; le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre d'une tr&amp;egrave;s nette &amp;eacute;volution structurelle, avec notamment le d&amp;eacute;clin du secteur vinicole traditionnel, des mines et des carri&amp;egrave;res. Le fret s'est concentr&amp;eacute; sur un petit nombre de ports de grande envergure. Aujourd'hui, le tourisme repr&amp;eacute;sente le premier secteur &amp;eacute;conomique. Les arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s de 1953 et 1978 se sont ax&amp;eacute;s sur la pr&amp;eacute;servation du paysage culturel, principal atout &amp;eacute;conomique du Rhin moyen.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1066</http_url><id_number>1066</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1066.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re (ii) :&amp;nbsp;En sa qualit&amp;eacute; de voie de transport parmi les plus importantes en Europe, la vall&amp;eacute;e du Rhin moyen a facilit&amp;eacute; depuis deux mill&amp;eacute;naires les &amp;eacute;changes culturels entre la r&amp;eacute;gion m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne et le Nord de l'Europe.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) :&amp;nbsp;La vall&amp;eacute;e du Rhin moyen est un paysage culturel organique exceptionnel, dont le caract&amp;egrave;re actuel est d&amp;eacute;termin&amp;eacute; &amp;agrave; la fois par son cadre g&amp;eacute;omorphologique et g&amp;eacute;ologique et par les interventions humaines, comme les peuplements, la mise en place d'infrastructures de transport et l'occupation des sols, qu'il a connues pendant deux mille ans.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re (v) :&amp;nbsp;La vall&amp;eacute;e du Rhin moyen est un exemple exceptionnel d'&amp;eacute;volution du mode de vie traditionnel et de mode de communication dans une &amp;eacute;troite vall&amp;eacute;e fluviale. Le creusement de terrasses sur ses flancs abrupts, en particulier, a fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute; bien des facettes du paysage pendant plus de deux mill&amp;eacute;naires. Cependant, les pressions socio-&amp;eacute;conomiques actuelles mettent en p&amp;eacute;ril cette forme d'occupation des sols.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.1736111100</latitude><location>          État fédéral (Land) de Rhénanie-Palatinat :&#xd;
&#xd;
Quartiers de la ville autonome (kreisfreie) de&#xd;
&#xd;
Coblence et comtés de Mainz-Bingen,&#xd;
&#xd;
Mayen-Koblenz, Rhin-Hünsrück et&#xd;
&#xd;
Rhin-Lahn&#xd;
&#xd;
État fédéral (Land) de Hesse :&#xd;
&#xd;
Parties du comté de Rheingau-Taunus&#xd;
          </location><longitude>7.6941666670</longitude><long_description>&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e du Haut-Rhin moyen est l'une des principales voies de communication de toute l'Europe&amp;nbsp;; pendant deux mill&amp;eacute;naires, elle a facilit&amp;eacute; les &amp;eacute;changes culturels entre le basin m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;en et le Nord. C'est un paysage culturel remarquablement homog&amp;egrave;ne, dont le caract&amp;egrave;re actuel est d&amp;eacute;termin&amp;eacute; &amp;agrave; la fois par sa conformation g&amp;eacute;omorphologique et g&amp;eacute;ologique, et par des interventions humaines - centres habit&amp;eacute;s, infrastructure de transports et exploitation de la terre. Il en r&amp;eacute;sulte aujourd'hui un remarquable exemple de mode de vie traditionnel et de moyens de communication &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur d'une &amp;eacute;troite vall&amp;eacute;e fluviale. Le paysage a notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute; par l'am&amp;eacute;nagement de terrasses sur ses pentes abruptes&amp;nbsp;; toutefois, cette forme d'exploitation du territoire est actuellement menac&amp;eacute;e par le d&amp;eacute;veloppement socio-&amp;eacute;conomique de toute cette zone.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La physionomie de la vall&amp;eacute;e du Haut-Rhin moyen se caract&amp;eacute;rise par l'interaction entre topographie naturelle, intervention humaine et image touristique. Les 65&amp;nbsp;km de la vall&amp;eacute;e traversent les montagnes schisteuses de Rh&amp;eacute;nanie, en reliant la vaste plaine fluviale de l'Oberrheingraben &amp;agrave; la cuvette du Bas-Rhin.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au niveau de la porte de Bingen (&lt;em&gt;Bingen Pforte&lt;/em&gt; ), longue de 5&amp;nbsp;km, et &amp;eacute;largie au cours des XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, le Rhin p&amp;eacute;n&amp;egrave;tre dans l'&amp;eacute;troite gorge sup&amp;eacute;rieure de la rivi&amp;egrave;re. Elle est pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e par les deux petites villes de Bingen, sur la rive gauche, connue pour son importance politique, et de R&amp;uuml;desheim, sur la rive droite, domin&amp;eacute;e par la forteresse de Br&amp;ouml;mserberg, du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les vignobles du R&amp;uuml;desheimer Berg sont parmi les plus renomm&amp;eacute;s du Rheingau. Apr&amp;egrave;s la porte de Bingen, la vall&amp;eacute;e de Bacharach, longue de 15&amp;nbsp;km, est ponctu&amp;eacute;e de petites vall&amp;eacute;es lat&amp;eacute;rales triangulaires. La petite ville de Lorch, perpendiculaire au Rhin, et long&amp;eacute;e de vignobles en terrasses, contient une belle &amp;eacute;glise paroissiale d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Martin. Bacharach, &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e de la vall&amp;eacute;e de la Steeger, a conserv&amp;eacute; son aspect m&amp;eacute;di&amp;eacute;val, avec de nombreuses maisons &amp;agrave; colombage. Kaub et ses environs comptent de nombreux monuments dont le ch&amp;acirc;teau de Pfalzgrafenstein, le mur d'enceinte de Kaub et les vignobles en terrasses cr&amp;eacute;&amp;eacute;s au Moyen &amp;Acirc;ge. Oberwesel a conserv&amp;eacute; un grand nombre de maisons anciennes, ainsi que deux &amp;eacute;glises gothiques, le ch&amp;acirc;teau m&amp;eacute;di&amp;eacute;val de Sch&amp;ouml;nburg, et son mur d'enceinte m&amp;eacute;di&amp;eacute;val.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le paysage de la vall&amp;eacute;e commence &amp;agrave; changer &amp;agrave; Oberwesel, o&amp;ugrave; se fait le passage du schiste argileux au gr&amp;egrave;s dur. Il en r&amp;eacute;sulte une s&amp;eacute;rie de d&amp;eacute;fil&amp;eacute;s, dont le plus c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre est celui de la Lorelei. Cette partie de la rivi&amp;egrave;re &amp;eacute;tait jadis dangereuse pour la navigation, et c'est l&amp;agrave; que, selon la l&amp;eacute;gende, serait cach&amp;eacute; le fabuleux tr&amp;eacute;sor des Nibelungen. Sur la rive gauche de la rivi&amp;egrave;re se trouve Sankt Goarshausen, avec le ch&amp;acirc;teau de Neu-Katzenelnbogen. La troisi&amp;egrave;me forteresse de Katzenelnbogen est le Burg Reichenberg, dont le plan para&amp;icirc;t avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; inspir&amp;eacute; par les forteresses des crois&amp;eacute;s en Syrie et en Palestine. Bad Salzig, sur la rive gauche, marque le d&amp;eacute;but d'une partie du fleuve connue sous le nom de &amp;laquo;&amp;nbsp;boucles de Boppard&amp;nbsp;&amp;raquo; (&lt;em&gt;Bopparder Schlingen&lt;/em&gt; )&amp;nbsp;; la rive droite est occup&amp;eacute;e par la ville jumelle de Kamp Bornhofen.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plac&amp;eacute;e &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e d'un m&amp;eacute;andre du fleuve en forme de fer &amp;agrave; cheval, Boppard &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine un relais de poste romain, qui fut remplac&amp;eacute; au IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle par une forteresse militaire. Apr&amp;egrave;s Boppard, Osterspai poss&amp;egrave;de des maisons &amp;agrave; colombage des XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles et un ch&amp;acirc;teau en ruine, entour&amp;eacute; de douves. Oberspay&lt;em&gt; &lt;/em&gt;et Niederspay&lt;em&gt; &lt;/em&gt;ont fusionn&amp;eacute; en une seule ville, et renferment plus de maisons &amp;agrave; colombage que toute autre ville du Rhin moyen&amp;nbsp;; il en existe une s&amp;eacute;rie particuli&amp;egrave;rement remarquable le long de la rive du fleuve. Sur la rive gauche, Rhens est la ville o&amp;ugrave; les empereurs de Germanie montaient sur le tr&amp;ocirc;ne apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;lus &amp;agrave; Francfort et couronn&amp;eacute;s &amp;agrave; la cath&amp;eacute;drale d'Aix-la-Chapelle. La forteresse de Marksburg, qui est avec le Pfalzgrafenstein la seule forteresse m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale conserv&amp;eacute;e du Rhin moyen, domine Braubach. Bien que tr&amp;egrave;s alt&amp;eacute;r&amp;eacute; par la construction du chemin de fer en 1860, Lahnstein a conserv&amp;eacute; son imposante &amp;eacute;glise paroissiale, d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Jean-Baptiste. Le ch&amp;acirc;teau de Stolzenfels, qui appartenait &amp;agrave; l'&amp;eacute;lecteur de Tr&amp;egrave;ves, a &amp;eacute;t&amp;eacute; restaur&amp;eacute; en 1835 par les Prussiens. Plusieurs &amp;eacute;difices de Coblence ont surv&amp;eacute;cu aux pesants bombardements a&amp;eacute;riens de la Seconde Guerre mondiale&amp;nbsp;: les basiliques romanes Saint-Castor, Notre-Dame et Saint-Florin, ainsi que le Ch&amp;acirc;teau neuf, le premier et le plus important des &amp;eacute;difices de style classique pr&amp;eacute;coce conserv&amp;eacute;s dans la vall&amp;eacute;e du Rhin.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les 65 km de la vall&amp;eacute;e du Rhin moyen, avec ses ch&amp;acirc;teaux, ses villes historiques et ses vignobles, illustrent de mani&amp;egrave;re vivante la p&amp;eacute;rennit&amp;eacute; de l'implication humaine dans un paysage naturel spectaculaire et bigarr&amp;eacute;. Ce paysage est intimement li&amp;eacute; &amp;agrave; l'histoire et &amp;agrave; la l&amp;eacute;gende et exerce, depuis des si&amp;egrave;cles, une puissante influence sur les &amp;eacute;crivains, les peintres et les compositeurs.&lt;/p&gt;</short_description><site>Vallée du Haut-Rhin moyen</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1243</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2002</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les villes historiques de Wismar et Stralsund sont situ&amp;eacute;es dans le nord-est de l'Allemagne, sur la c&amp;ocirc;te de la mer Baltique. Elles furent fond&amp;eacute;es au cours de la colonisation allemande des territoires slaves qui eut lieu &amp;agrave; la fin du XIIe si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle. Toutes deux devinrent d'importants centres commerciaux au XIVe si&amp;egrave;cle dans ladite ligue hans&amp;eacute;atique. Apr&amp;egrave;s la guerre de Trente Ans, du XVIIe au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, elles pass&amp;egrave;rent sous la domination su&amp;eacute;doise. Elles connurent une p&amp;eacute;riode de stagnation en raison des bouleversements politiques, mais &amp;agrave; partir de la seconde moiti&amp;eacute; du XIXe si&amp;egrave;cle elles retrouv&amp;egrave;rent le chemin du d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique. Les centres historiques ont surv&amp;eacute;cu aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale et ont &amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s &amp;agrave; la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique allemande jusqu'&amp;agrave; la r&amp;eacute;unification allemande.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Fondation &lt;br /&gt; Wismar et Stralsund furent toutes les deux fond&amp;eacute;es sur des sites propices au mouillage des bateaux. Wismar appara&amp;icirc;t au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle, &amp;agrave; 5 km de Mecklembourg, un ancien lieu d'&amp;eacute;tablissement des Slaves obodrites. La ville fut cr&amp;eacute;&amp;eacute;e &amp;agrave; proximit&amp;eacute; d'un village de p&amp;ecirc;cheurs wendes, sur une ancienne voie, la Via Regia. Au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle, elle connut un d&amp;eacute;veloppement rapide gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; son emplacement favorable et son excellent port. L'implantation de Stralsund, &amp;agrave; l'est de Wismar, fut aussi choisie pour le potentiel de son port et l'avantage que pr&amp;eacute;sentait l'&amp;icirc;le de Strela (plus tard rebaptis&amp;eacute;e D&amp;auml;nholm). Wismar est mentionn&amp;eacute;e pour la premi&amp;egrave;re fois en 1229 et Stralsund en 1234, d&amp;eacute;j&amp;agrave; bien &amp;eacute;tablies, &amp;agrave; une &amp;eacute;poque o&amp;ugrave; elles re&amp;ccedil;urent probablement leur charte. &amp;Eacute;galement appel&amp;eacute;e loi de L&amp;uuml;beck, cette charte r&amp;eacute;gissait les villes de la Baltique et couvrait tous les aspects juridiques n&amp;eacute;cessaires, notamment le droit coutumier, le droit commercial et le droit de la construction. Munies de leur charte, les deux villes construisirent leur propre syst&amp;egrave;me de d&amp;eacute;fense, achev&amp;eacute; &amp;agrave; la fin du XIIIe si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XIVe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- P&amp;eacute;riode hans&amp;eacute;atique &lt;br /&gt; La ligue hans&amp;eacute;atique prit naissance au XIIIe si&amp;egrave;cle, d'abord sous la forme d'une association de marchands allemands du nord r&amp;eacute;sidant dans des pays &amp;eacute;trangers. &amp;Agrave; partir de la fin du XIIIe si&amp;egrave;cle, cette association se transforma en ligue des villes hans&amp;eacute;atiques. Elle prit rapidement le pouvoir dans la r&amp;eacute;gion de la mer du Nord et de la mer Baltique. &amp;Agrave; l'&amp;eacute;poque de son apog&amp;eacute;e, la ligue comprenait quelque 200 villes. Centr&amp;eacute;e sur la ville de L&amp;uuml;beck, la ligue &amp;eacute;tait organis&amp;eacute;e en quatre r&amp;eacute;gions : wende, westphalienne, saxonne et prussienne. La plus importante d'entre elles &amp;eacute;tait la r&amp;eacute;gion wende, qui comprenait Wismar et Stralsund. &amp;Agrave; partir des ann&amp;eacute;es 1470, le pouvoir de la Hanse commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; diminuer, alors que le trafic maritime se d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;ait de la Baltique &amp;agrave; l'Atlantique avec la mont&amp;eacute;e en puissance des Pays-Bas et de l'Angleterre. Wismar et Stralsund rejoignirent la Hanse en 1293, avec L&amp;uuml;beck, Rostock et Greifswald. D&amp;egrave;s le XIIIe si&amp;egrave;cle, Wismar et Stralsund ont d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; leurs activit&amp;eacute;s autour du commerce de gros du drap de Flandres, de la laine d'Angleterre, des articles en m&amp;eacute;tal de Westphalie, du bois, du goudron, du fr&amp;ecirc;ne, du miel, des fourrures et de la cire de Lettonie et de Rus, du sel, d'abord en provenance de L&amp;uuml;neburg, puis de la baie de Bourgneuf, du vin du Rhin, de France, d'Espagne et du Portugal et du poisson de Norv&amp;egrave;ge et de Schonen. La brasserie prit une importance particuli&amp;egrave;re &amp;agrave; Wismar. La bi&amp;egrave;re fut un produit roi, utilis&amp;eacute; non seulement comme boisson mais comme ingr&amp;eacute;dient de base dans la cuisine et en m&amp;eacute;decine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au d&amp;eacute;but du XIVe si&amp;egrave;cle, des conflits entre Wismar et Mecklembourg firent &amp;eacute;clater une guerre entre la coalition des princes allemands du nord et du roi du Danemark, et les villes puissantes de L&amp;uuml;beck, Wismar, Rostock, Stralsund et Greifswald, qui luttaient pour leur ind&amp;eacute;pendance. Wismar essuya une d&amp;eacute;faite tandis que Stralsund devint &amp;agrave; partir de 1316 la ville la plus puissante de Pom&amp;eacute;ranie et la capitale de la r&amp;eacute;gion. &amp;Agrave; partir de cette &amp;eacute;poque, la Hanse connut une p&amp;eacute;riode florissante qui se traduisit par des activit&amp;eacute;s de construction, surtout entre 1330 et 1380. Cette forte activit&amp;eacute; de construction donna naissance au Sundische Gotik, une forme particuli&amp;egrave;re d'architecture en briques et une expression de la croissance &amp;eacute;conomique et de la puissance politique de Stralsund. Sign&amp;eacute; le 24 mars 1370, le trait&amp;eacute; de paix de Stralsund r&amp;eacute;sulta des n&amp;eacute;gociations men&amp;eacute;es entre la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration de Cologne (1367) comprenant les villes hans&amp;eacute;atiques et n&amp;eacute;erlandaises d'une part et le conseil imp&amp;eacute;rial du Royaume du Danemark de l'autre. Ce trait&amp;eacute; renfor&amp;ccedil;a le pouvoir de la Hanse qui devint un acteur important au niveau europ&amp;eacute;en.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- P&amp;eacute;riode su&amp;eacute;doise &lt;br /&gt; &amp;Agrave; partir de la fin du XVe si&amp;egrave;cle, avec le d&amp;eacute;clin du pouvoir de la Hanse, l'importance politique et commerciale de Wismar et Stralsund s'affaiblit consid&amp;eacute;rablement. &amp;Agrave; la suite de la guerre de Trente Ans (1618-1648), les deux villes pass&amp;egrave;rent sous la domination su&amp;eacute;doise et jou&amp;egrave;rent par la suite un r&amp;ocirc;le d&amp;eacute;cisif en tant que centres administratifs du syst&amp;egrave;me politique su&amp;eacute;dois. En tant que cour supr&amp;ecirc;me de toutes les possessions allemandes du Royaume de Su&amp;egrave;de, le tribunal royal su&amp;eacute;dois fut cr&amp;eacute;&amp;eacute; &amp;agrave; la cour princi&amp;egrave;re de Wismar (F&amp;uuml;rstenhof). Sous l'autorit&amp;eacute; su&amp;eacute;doise, les fortifications des villes furent reconstruites pour satisfaire aux nouvelles exigences de l'art de la guerre. Bien que les activit&amp;eacute;s commerciales aient &amp;eacute;t&amp;eacute; limit&amp;eacute;es en raison du manque d'arri&amp;egrave;re-pays, il y eut une br&amp;egrave;ve embellie &amp;agrave; partir de 1651 gr&amp;acirc;ce aux exon&amp;eacute;rations des droits de douane sur les denr&amp;eacute;es. Avec la d&amp;eacute;faite des Su&amp;eacute;dois dans la Guerre du Nord de 1700-1721, Wismar fut occup&amp;eacute;e par les troupes danoises, prussiennes et hanovriennes et l'infrastructure de d&amp;eacute;fense fut d&amp;eacute;molie. Wismar demeura sous la domination su&amp;eacute;doise apr&amp;egrave;s le trait&amp;eacute; de paix de 1720, mais elle avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; amorc&amp;eacute; son d&amp;eacute;clin. Inversement, Stralsund devint la capitale politique de la Pom&amp;eacute;ranie occidentale su&amp;eacute;doise. De cette &amp;eacute;poque, il reste de nombreuses maisons baroques &amp;agrave; pignons ainsi qu'un ensemble de b&amp;acirc;timents industriels.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- XIXe et XXe si&amp;egrave;cles &lt;br /&gt; L'&amp;eacute;poque su&amp;eacute;doise des deux villes prit fin dans les faits au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle et la situation politique changea. Wismar retourna d'abord au duch&amp;eacute; de Mecklembourg, mais sa situation demeura ambigu&amp;euml; et la ville conserva des liens avec la Su&amp;egrave;de jusqu'en 1903. Apr&amp;egrave;s le Congr&amp;egrave;s de Vienne en 1815, Stralsund fut int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e &amp;agrave; la Prusse, mais la situation &amp;eacute;conomique &amp;eacute;tait encore peu florissante. En 1848, Wismar acquit une ligne de chemin de fer qui conduisait au b&amp;acirc;timent d'un nouveau port et favorisa son d&amp;eacute;veloppement, sans toucher la partie m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale. Stralsund eut une gare en 1863, ce qui permit d'amorcer le d&amp;eacute;veloppement industriel. Elle devint aussi le premier port de la marine prussienne. Entre le d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle et le d&amp;eacute;but du XXe si&amp;egrave;cle, les populations des deux villes doubl&amp;egrave;rent (celle de Stralsund passa de 15 000 &amp;agrave; 32 000, et celle de Wismar de 10 000 &amp;agrave; 19 000). Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes souffrirent de bombardements a&amp;eacute;riens mais les centres historiques &amp;eacute;chapp&amp;egrave;rent &amp;agrave; la destruction. &amp;Agrave; partir de 1945, les deux villes firent partie de la zone sovi&amp;eacute;tique puis furent int&amp;eacute;gr&amp;eacute;es &amp;agrave; la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique Allemande. Durant cette p&amp;eacute;riode, les deux villes connurent un fort d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique avec la cr&amp;eacute;ation de petites entreprises industrielles, la construction navale et l'expansion des activit&amp;eacute;s portuaires.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1067</http_url><id_number>1067</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1067.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Crit&amp;egrave;re ii Wismar et Stralsund, au premier plan des villes de la partie wende de la ligue hans&amp;eacute;atique du XIIIe au XVe si&amp;egrave;cle, et grands centres administratifs et de d&amp;eacute;fense du royaume de Su&amp;egrave;de aux XVIIe et XVIIIe si&amp;egrave;cles, contribu&amp;egrave;rent au d&amp;eacute;veloppement et &amp;agrave; la diffusion des techniques de construction en brique et des types de b&amp;acirc;timents, caract&amp;eacute;ristiques des villes hans&amp;eacute;atiques de la r&amp;eacute;gion de la Baltique, ainsi qu&amp;rsquo;au d&amp;eacute;veloppement des syst&amp;egrave;mes de d&amp;eacute;fense &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque su&amp;eacute;doise. Crit&amp;egrave;re iv Stralsund et Wismar ont une importance fondamentale dans le d&amp;eacute;veloppement des techniques de construction et de l&amp;rsquo;urbanisme qui devint typique des villes commerciales hans&amp;eacute;atiques, abondamment illustr&amp;eacute;s par les principales grandes &amp;eacute;glises, l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville de Stralsund et les types de b&amp;acirc;timents commerciaux, tels que la Dielenhaus.&lt;/p&gt;</justification><latitude>54.3025000000</latitude><location>Land de Mecklembourg-Poméranie-Antérieure</location><longitude>13.0852777800</longitude><long_description>&lt;p&gt;Wismar et Stralsund ont &amp;eacute;t&amp;eacute; les principaux centres de la r&amp;eacute;gion wende de la Ligue hans&amp;eacute;atique du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et les principaux sites d'administration et de d&amp;eacute;fense du royaume de Su&amp;egrave;de aux XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Ils ont contribu&amp;eacute; au d&amp;eacute;veloppement et &amp;agrave; la diffusion des techniques de construction en brique et de diff&amp;eacute;rents types de b&amp;acirc;timents caract&amp;eacute;ristiques des villes hans&amp;eacute;atiques dans la r&amp;eacute;gion balte, ainsi qu'au d&amp;eacute;veloppement de l'ing&amp;eacute;nierie militaire au cours de l'&amp;eacute;poque de domination su&amp;eacute;doise.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les villes historiques de Wismar et de Stralsund se trouvent au nord-est de l'Allemagne, sur la c&amp;ocirc;te de la mer Baltique. Ces villes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;es lors de la colonisation allemande des territoires slaves, &amp;agrave; la fin du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et au d&amp;eacute;but du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Toutes deux se sont impos&amp;eacute;es comme centres de commerce importants au cours du XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, alors qu'elles faisaient partie de la Ligue hans&amp;eacute;atique. Apr&amp;egrave;s la guerre de Trente Ans, elles pass&amp;egrave;rent sous la domination su&amp;eacute;doise du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; jusqu'au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Compte tenu de la situation politique changeante qui s'ensuivit, elles connurent ensuite une p&amp;eacute;riode de stagnation, mais commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; reprendre peu &amp;agrave; peu une importance &amp;eacute;conomique accrue &amp;agrave; partir de la seconde moiti&amp;eacute; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Leurs centres historiques ont surv&amp;eacute;cu aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, et elles font d&amp;eacute;sormais partie, apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;unification, de la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique &lt;strong&gt;OK? f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale?&lt;/strong&gt; d'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les deux villes pr&amp;eacute;sentent des traits similaires, mais il existe entre elles des diff&amp;eacute;rences qui les rendent compl&amp;eacute;mentaires. La ville de Wismar &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine entour&amp;eacute;e de douves, mais celles-ci ont &amp;eacute;t&amp;eacute; combl&amp;eacute;es du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la terre. Le port m&amp;eacute;di&amp;eacute;val, au nord, est conserv&amp;eacute; pour une bonne part. L'ancien chenal artificiel reliant le secteur du port aux &amp;eacute;tangs situ&amp;eacute;s au sud-est est connu sous le nom de Grube. La vieille ville, dont la forme g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale est presque circulaire, est aujourd'hui int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans la ville moderne, qui a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; se d&amp;eacute;velopper dans la seconde moiti&amp;eacute; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les rues de la vieille ville ont conserv&amp;eacute; leur physionomie m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale&amp;nbsp;; la principale rue est/ouest est la L&amp;uuml;bsche Strasse, qui reproduit le trac&amp;eacute; de l'ancienne voie commerciale connue sous le nom de via Regia&amp;nbsp;; elle traverse la place du march&amp;eacute;, au centre de la ville, avec son h&amp;ocirc;tel de ville. La ville a conserv&amp;eacute; son aspect historique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de Stralsund a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite sur une &amp;icirc;le de forme l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement ovale, ce qui explique qu'elle ait parfaitement conserv&amp;eacute; sa physionomie d'origine. Ses deux p&amp;ocirc;les principaux sont le vieux march&amp;eacute;, au nord, et le nouveau march&amp;eacute;, au sud. Le vieux march&amp;eacute; est d&amp;eacute;limit&amp;eacute; par l'ensemble tout &amp;agrave; fait exceptionnel form&amp;eacute; par l'&amp;eacute;glise Saint-Nicolas et par l'h&amp;ocirc;tel de ville. Les deux villes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; planifi&amp;eacute;es selon le code de construction de L&amp;uuml;beck, qui a d&amp;eacute;termin&amp;eacute; la hauteur et la forme de chaque lot, mais leur assise &amp;eacute;conomique diff&amp;egrave;re sensiblement. Stralsund s'int&amp;eacute;ressait au commerce de la Ligue hans&amp;eacute;atique &amp;agrave; distance moyenne ou longue, tandis que Wismar mettait l'accent sur la production, et comptait ainsi de nombreux commer&amp;ccedil;ants et agriculteurs. Les maisons de Stralsund sont donc plus grandes que celles de Wismar, o&amp;ugrave; le nombre total de maisons &amp;agrave; pignon est plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le mat&amp;eacute;riau de construction le plus r&amp;eacute;pandu dans cette r&amp;eacute;gion est la brique cuite, qui a permis d'y d&amp;eacute;velopper la technique caract&amp;eacute;ristique du &amp;laquo;&amp;nbsp;gothique brique&amp;nbsp;&amp;raquo; typique des pays de la mer du Nord et de la Baltique. Dans les &amp;eacute;l&amp;eacute;vations principales, les briques pouvaient &amp;ecirc;tre moul&amp;eacute;es selon diff&amp;eacute;rentes formes d&amp;eacute;coratives, permettant ainsi de r&amp;eacute;aliser des architectures extr&amp;ecirc;mement &amp;eacute;labor&amp;eacute;es. Compte tenu de sa position &amp;eacute;conomique &amp;eacute;minente au sein de la Ligue hans&amp;eacute;atique, Stralsund a favoris&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement d'une forme de construction particuli&amp;egrave;re, dont le langage architectural sp&amp;eacute;cifique est connu sous le nom de Sundische Gothik (gothique de la r&amp;eacute;gion de Sund). L'h&amp;ocirc;tel de ville de Stralsund, du XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, se trouve vis-&amp;agrave;-vis de la fa&amp;ccedil;ade ouest de l'&amp;eacute;glise Saint-Nicolas, et constitue une synth&amp;egrave;se unique r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e &amp;agrave; partir d'&amp;eacute;l&amp;eacute;ments d'une grande diversit&amp;eacute;. L'h&amp;ocirc;tel de ville, avec sa remarquable &amp;eacute;l&amp;eacute;vation en brique d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e, qui s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve face au vieux march&amp;eacute;, est le meilleur exemple du Sundische Gothik. Cet &amp;eacute;difice pr&amp;eacute;sente aussi d'importantes adjonctions baroques, comme la colonnade sur deux &amp;eacute;tages de sa cour, construite &amp;agrave; la fin du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. L'activit&amp;eacute; &amp;eacute;dilitaire se poursuivit au cours de la Renaissance, et diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;difices publics furent construits plus tard, au cours de l'&amp;eacute;poque de domination su&amp;eacute;doise. Ils refl&amp;egrave;tent les styles architecturaux de la Renaissance, du baroque et du n&amp;eacute;oclassicisme, qui donnent son charme au paysage, tout en respectant la structure m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale &amp;eacute;tablie sur la base de la loi de construction de L&amp;uuml;beck. Le magnifique F&amp;uuml;rstenhof de Wismar offre un exemple de ce type de construction&amp;nbsp;: ce nouvel h&amp;ocirc;tel de ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en style classiciste en 1817-1819, en englobant diff&amp;eacute;rentes parties de l'h&amp;ocirc;tel de ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;val.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les villes m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales de Wismar et Stralsund, sur la c&amp;ocirc;te de la Baltique de l'Allemagne du Nord, &amp;eacute;taient d'importants centres commerciaux de la ligue hans&amp;eacute;atique aux XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles. Pass&amp;eacute;es sous l'autorit&amp;eacute; su&amp;eacute;doise et devenues des postes de d&amp;eacute;fense de la Su&amp;egrave;de sur les territoires allemands aux XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles, elles contribu&amp;egrave;rent au d&amp;eacute;veloppement des types de b&amp;acirc;timents caract&amp;eacute;ristiques et des techniques de construction du &amp;laquo; Gothique brique &amp;raquo; de la r&amp;eacute;gion de la Baltique. On en trouve des exemples dans plusieurs grandes cath&amp;eacute;drales en brique, l'h&amp;ocirc;tel de ville de Stralsund et une s&amp;eacute;rie de b&amp;acirc;timents &amp;agrave; usages r&amp;eacute;sidentiel, commercial et artisanal, repr&amp;eacute;sentant son &amp;eacute;volution sur plusieurs si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centres historiques de Stralsund et Wismar</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1244</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2004</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les origines de Br&amp;ecirc;me remontent aux VIIIe et IXe si&amp;egrave;cles, lorsque la ville devint un si&amp;egrave;ge &amp;eacute;piscopal. Sa fondation est associ&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Willehad et &amp;agrave; l'empereur Charlemagne qui est cens&amp;eacute; avoir accord&amp;eacute; les premiers privil&amp;egrave;ges. En 965, Br&amp;ecirc;me obtint le privil&amp;egrave;ge de lever des droits de douane et de battre monnaie. La communaut&amp;eacute; fut unifi&amp;eacute;e en un corps administratif, appel&amp;eacute; universitas civium, et reconnu par un dipl&amp;ocirc;me en 1186. On trouve une r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence faite au conseil municipal dont les membres sont appel&amp;eacute;s consules en 1225. Le conseil municipal pr&amp;eacute;para un code civil con&amp;ccedil;u comme loi du peuple dont la version de 1303-1304 devint la r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence principale. En 1358, la ville devint membre de la Ligue hans&amp;eacute;atique. Bien qu'ayant d&amp;eacute;j&amp;agrave; obtenu des privil&amp;egrave;ges li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'autonomie civile, elle fut officiellement reconnue comme Freie Reichstadt (ville libre imp&amp;eacute;riale) en 1646. &amp;Agrave; partir de 1947, elle devint l'un des L&amp;auml;nder de la R&amp;eacute;publique f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale d'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La statue en pierre de Roland fut &amp;eacute;rig&amp;eacute;e en 1404, pour remplacer une statue de bois plus ancienne. Elle est aujourd'hui consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme la repr&amp;eacute;sentation de Roland la plus ancienne en Allemagne. Avant 1885, elle &amp;eacute;tait entour&amp;eacute;e d'une barri&amp;egrave;re de protection. Elle fut restaur&amp;eacute;e successivement en 1938, en 1959 et en 1969. En 1983- 1984, la statue de Roland fut de nouveau pourvue d'une barri&amp;egrave;re de protection, comme &amp;agrave; l'origine ; la t&amp;ecirc;te fut remplac&amp;eacute;e par une copie. Au fil des ans, la statue fut repeinte de diverses couleurs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier Rathaus de Br&amp;ecirc;me fut fond&amp;eacute; au XIVe si&amp;egrave;cle. L'actuel ancien h&amp;ocirc;tel de ville fut construit en 1405-1409, et r&amp;eacute;nov&amp;eacute; en 1595-1612. Le ma&amp;icirc;tre b&amp;acirc;tisseur, L&amp;uuml;der von Bentheim (vers 1555-1612), avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; r&amp;eacute;alis&amp;eacute; d'autres projets dans Br&amp;ecirc;me, ainsi que la reconstruction de la fa&amp;ccedil;ade ext&amp;eacute;rieure de l'h&amp;ocirc;tel de ville gothique de Leiden (Pays- Bas) &amp;agrave; partir de 1585. Les nouveaux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments architecturaux suivaient les plans de Hans Vredeman de Vries, Hendrik Goltzius, Jacob Floris et d'autres ma&amp;icirc;tres de la Renaissance n&amp;eacute;erlandaise. Le nouvel h&amp;ocirc;tel de ville fut ajout&amp;eacute; en 1909-1913.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de Br&amp;ecirc;me subit de graves bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale et perdit 62% de ses b&amp;acirc;timents. Toutefois, la zone de l'h&amp;ocirc;tel de ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; relativement &amp;eacute;pargn&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1087</http_url><id_number>1087</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1087.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii) :&lt;/em&gt; L&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville de Br&amp;ecirc;me et la statue de Roland sont un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de l&amp;rsquo;autonomie civique et de la souverainet&amp;eacute; qui se sont d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;es dans le Saint Empire romain germanique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) :&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville et la statue de Roland de Br&amp;ecirc;me constituent un ensemble exceptionnel symbolisant l&amp;rsquo;autonomie civique et la libert&amp;eacute; de march&amp;eacute;. L&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville illustre le type halle m&amp;eacute;di&amp;eacute;val de construction dit Saalgeschossbau, mais c&amp;rsquo;est aussi un remarquable exemple du style Renaissance de la Weser du nord de l&amp;rsquo;Allemagne. Le Roland de Br&amp;ecirc;me est la plus repr&amp;eacute;sentative et l&amp;rsquo;une des plus anciennes des statues de Roland, embl&amp;eacute;matiques des droits et de la libert&amp;eacute; de march&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vi) :&lt;/em&gt; L'ensemble de l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville et de la statue de Roland de Br&amp;ecirc;me, et son symbolisme, sont directement li&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement des concepts d&amp;rsquo;autonomie civique et de libert&amp;eacute; de march&amp;eacute; dans le Saint Empire romain germanique. Le Roland de Br&amp;ecirc;me fait r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence &amp;agrave; une figure historique, le paladin de Charlemagne inspirateur de la chanson de geste fran&amp;ccedil;aise et d&amp;rsquo;autres types de po&amp;eacute;sie &amp;eacute;pique du Moyen &amp;Acirc;ge et de la Renaissance.&lt;/p&gt;</justification><latitude>53.0759722200</latitude><location>Ville de Brême</location><longitude>8.8074722220</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'h&amp;ocirc;tel de ville et la statue de Roland constituent des t&amp;eacute;moignages exceptionnels de l'autonomie et de la souverainet&amp;eacute; municipales qui caract&amp;eacute;ris&amp;egrave;rent le Saint Empire romain germanique. L'h&amp;ocirc;tel de ville, qui est du type &lt;em&gt;Saalgeschossbau&lt;/em&gt; , ou construction en halle, est un remarquable exemple du mouvement d&amp;eacute;sign&amp;eacute;, dans le nord de l'Allemagne, sous le nom de Renaissance de la Weser. Le Roland de Br&amp;ecirc;me est la plus repr&amp;eacute;sentative, et l'une des plus anciennes statues de Roland &amp;eacute;rig&amp;eacute;es comme symbole de la libert&amp;eacute; et des droits commerciaux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de Br&amp;ecirc;me se trouve au nord-ouest de l'Allemagne, sur la Weser. Le site de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale pr&amp;eacute;sente une forme oblongue, d&amp;eacute;limit&amp;eacute;e au sud par la rivi&amp;egrave;re, au nord par le &lt;em&gt;Stadtgraben, &lt;/em&gt; les douves de l'ancien dispositif d&amp;eacute;fensif. L'h&amp;ocirc;tel de ville se trouve au centre de la partie est de la vieille ville, s&amp;eacute;parant le march&amp;eacute;, au sud, du &lt;em&gt;Domshof&lt;/em&gt; , la place de la cath&amp;eacute;drale, au nord. La statue de Roland occupe le centre de la place du march&amp;eacute;. L'h&amp;ocirc;tel de ville se trouve entre deux &amp;eacute;glises, le &lt;em&gt;Dom&lt;/em&gt; (&amp;eacute;glise-cath&amp;eacute;drale Saint-Pierre) &amp;agrave; l'est, et la &lt;em&gt;Liebfrauenkirche &lt;/em&gt; (&amp;eacute;glise Notre-Dame) &amp;agrave; l'ouest. Face au march&amp;eacute; se trouve le &lt;em&gt;Sch&amp;uuml;tting&lt;/em&gt; , o&amp;ugrave; si&amp;eacute;geaient autrefois les guildes de marchands. L'&amp;eacute;difice moderniste construit pour abriter les services municipaux, le &lt;em&gt;Haus der B&amp;uuml;rgerschaft&lt;/em&gt; , b&amp;acirc;ti dans les ann&amp;eacute;es soixante du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, se trouve &amp;agrave; l'est du march&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site class&amp;eacute; au patrimoine de l'humanit&amp;eacute; a pour centre l'h&amp;ocirc;tel de ville et la statue de Roland&amp;nbsp;; la zone tampon est form&amp;eacute;e par le march&amp;eacute; et la cath&amp;eacute;drale. L'h&amp;ocirc;tel de ville se compose de deux parties&amp;nbsp;: l'ancien h&amp;ocirc;tel de ville, au nord de la place du march&amp;eacute;, construit en 1405-1409, et transform&amp;eacute; en 1595-1612, et le nouvel h&amp;ocirc;tel de ville, construit en annexe au d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, face &amp;agrave; la place de la cath&amp;eacute;drale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ancien h&amp;ocirc;tel de ville est une halle &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages de plan rectangulaire, aux murs de brique et aux sols en bois. L'ext&amp;eacute;rieur est en brique apparente avec une alternance d'assises sombres et claires&amp;nbsp;; le toit est couvert en cuivre vert. Le rez-de-chauss&amp;eacute;e servait aux marchands et aux repr&amp;eacute;sentations th&amp;eacute;&amp;acirc;trales, tandis que l'&amp;eacute;tage sup&amp;eacute;rieur, de m&amp;ecirc;mes dimensions, &amp;eacute;tait la principale salle des f&amp;ecirc;tes. Les espaces entre les fen&amp;ecirc;tres sont occup&amp;eacute;s par des statues en pierre remontant &amp;agrave; la phase gothique d'origine, qui repr&amp;eacute;sentent l'empereur et les princes &amp;eacute;lecteurs, et sont int&amp;eacute;gr&amp;eacute;es &amp;agrave; un d&amp;eacute;cor sculpt&amp;eacute; de la fin de la Renaissance qui symbolise l'autonomie municipale. Au cours du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'h&amp;ocirc;tel de ville fut restaur&amp;eacute;, et trois des onze espaces centraux formant la colonnade furent surmont&amp;eacute;s d'une construction en baie dot&amp;eacute;e de larges fen&amp;ecirc;tres rectangulaires et d'un pignon &amp;eacute;lev&amp;eacute;, typique de la Renaissance de la Weser.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le nouvel h&amp;ocirc;tel de ville est le produit d'un concours d'architecture remport&amp;eacute; par Gabriel von Seidl, de Munich&amp;nbsp;; il a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit entre&amp;nbsp;1909 et&amp;nbsp;1913. L'&amp;eacute;difice pr&amp;eacute;sente trois &amp;eacute;tages principaux, et &amp;eacute;tait destin&amp;eacute; &amp;agrave; la repr&amp;eacute;sentation et &amp;agrave; la chancellerie. Le parement de l'&amp;eacute;difice est fait de briques vitrifi&amp;eacute;es, tandis que les fen&amp;ecirc;tres et les d&amp;eacute;tails de la d&amp;eacute;coration sont en calcaire du sud de l'Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La statue en pierre de Roland (margrave de Bretagne, et paladin de Charlemagne), haute de 5,50&amp;nbsp;m environ, a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;rig&amp;eacute;e en 1404 &amp;agrave; l'emplacement d'une statue en bois plus ancienne, pour symboliser les droits et les privil&amp;egrave;ges de la ville imp&amp;eacute;riale libre de Br&amp;ecirc;me. Ce type de statue, celle du h&amp;eacute;ros martyr, tomb&amp;eacute; en combattant les pa&amp;iuml;ens, &amp;eacute;tait fr&amp;eacute;quent dans les villes et dans les communes. La statue de Br&amp;ecirc;me est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme la plus ancienne statue de Roland encore en place en Allemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les origines de Br&amp;ecirc;me remontent aux VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles, lorsque la ville devint le si&amp;egrave;ge d'un &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;. En 965, Br&amp;ecirc;me re&amp;ccedil;ut l'autorisation de pr&amp;eacute;lever des droits de douane et de frapper monnaie. On a mention, en 1225, d'un conseil de la ville dont les membres portent le nom de &lt;em&gt;consules&lt;/em&gt; &amp;nbsp;; ses membres r&amp;eacute;dig&amp;egrave;rent un code civil qui faisait loi pour ses habitants. La ville rejoignit la Ligue hans&amp;eacute;atique en 1358. Bien qu'elle e&amp;ucirc;t d&amp;eacute;j&amp;agrave; obtenu le privil&amp;egrave;ge de l'autonomie municipale, elle fut formellement reconnue comme une &lt;em&gt;Freie Reichstadt &lt;/em&gt; (ville imp&amp;eacute;riale libre) en 1646. Depuis 1947, elle est l'un des L&amp;auml;nder de la R&amp;eacute;publique f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale d'Allemagne.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville et la statue de Roland sur la place du march&amp;eacute; de Br&amp;ecirc;me au nord-ouest de l&amp;rsquo;Allemagne constituent des t&amp;eacute;moignages exceptionnels de l&amp;rsquo;autonomie civique et de la souverainet&amp;eacute; qui caract&amp;eacute;ris&amp;egrave;rent le Saint Empire romain germanique. L&amp;rsquo;ancien b&amp;acirc;timent de l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel de ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en style gothique au d&amp;eacute;but du XVe si&amp;egrave;cle, apr&amp;egrave;s que Br&amp;ecirc;me fut devenu membre de la Ligue hans&amp;eacute;atique. Le b&amp;acirc;timent a &amp;eacute;t&amp;eacute; remani&amp;eacute; au d&amp;eacute;but du XVIIe si&amp;egrave;cle dans le style appel&amp;eacute; Renaissance de la Weser. Un nouvel h&amp;ocirc;tel de ville, construit &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ancien au d&amp;eacute;but du XXe si&amp;egrave;cle, fait partie d&amp;rsquo;un ensemble &amp;eacute;pargn&amp;eacute; par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La statue, haute de 5,5 m, remonte &amp;agrave; 1404.&lt;/p&gt;</short_description><site>Hôtel de ville et la statue de Roland sur la place du marché de Brême</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1265</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2006</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L'histoire de Ratisbonne est complexe et s'&amp;eacute;tend de l'empire romain jusqu'&amp;agrave; nos jours. Voici les principales p&amp;eacute;riodes : &amp;bull; Antiquit&amp;eacute; : &amp;Agrave; partir de l'an 179 apr. J.-C., le site devint une place forte militaire (Castra Regina), construite en pierre. Elle se d&amp;eacute;veloppa en un poste commercial de grande ampleur avec des ateliers et un grand temple. Le fort d&amp;ucirc; r&amp;eacute;sister &amp;agrave; des attaques continues, de 230 jusqu'&amp;agrave; la chute de l'empire romain en 476, lorsqu'il tomba finalement entre les mains des tribus teutoniques.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; Haut Moyen &amp;Acirc;ge : Les &amp;eacute;difices romains ne furent pas d&amp;eacute;truits mais furent r&amp;eacute;utilis&amp;eacute;s et progressivement adapt&amp;eacute;s, selon les besoins. Le site devint le principal centre des Bavarois. &amp;Agrave; partir du VIe si&amp;egrave;cle, la place fut gouvern&amp;eacute;e par les ducs de la dynastie des Agilolfinger, dont le palais s'&amp;eacute;levait dans l'angle nord-est du fort romain (Alter Kornmarkt). En 739, Ratisbonne devint le si&amp;egrave;ge permanent de l'un des quatre anciens &amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute;s de Bavi&amp;egrave;re. Le dernier roi carolingien, Louis IV l'Enfant, si&amp;eacute;gea &amp;agrave; la derni&amp;egrave;re Di&amp;egrave;te imp&amp;eacute;riale dans la ville en 901.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; Bas Moyen &amp;Acirc;ge : Il s'ensuivit une p&amp;eacute;riode de lutte pour le pouvoir, mais l'importance de Ratisbonne continua de cro&amp;icirc;tre. Entre le Xe et le XIIIe si&amp;egrave;cles, la ville accueillit des h&amp;ocirc;tes royaux, notamment le duc Miesko Ier de Pologne en 966, marquant ainsi le d&amp;eacute;but de l'histoire de la Pologne. Au XIe si&amp;egrave;cle, la Bavi&amp;egrave;re demeura propri&amp;eacute;t&amp;eacute; royale et, &amp;agrave; partir de 1096, elle revint &amp;agrave; la couronne ducale de la dynastie Welf. En 1139, le duc L&amp;eacute;opold IV prit le duch&amp;eacute; de Bavi&amp;egrave;re mais ne parvint pas &amp;agrave; s'assurer le soutien des citoyens de Ratisbonne qui prirent une part de plus en plus importante dans les d&amp;eacute;cisions de gouvernement.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; Ville libre imp&amp;eacute;riale : Au XIIe si&amp;egrave;cle, Ratisbonne fut administr&amp;eacute;e par des dirigeants ext&amp;eacute;rieurs et marqu&amp;eacute;e par des luttes entre l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que et le duc. Avec l'aide du roi Philippe de Souabe (1198-1208), les citoyens de Ratisbonne parvinrent &amp;agrave; renforcer leur position de ville libre. En 1245, l'empereur Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric II jette les bases l&amp;eacute;gales de la r&amp;eacute;glementation municipale, l'&amp;eacute;lection du Conseil, du maire et des officiers municipaux. Au carrefour de routes commerciales importantes, Ratisbonne joua un r&amp;ocirc;le essentiel dans le commerce avec l'est de l'Europe centrale et les Balkans. La ville d&amp;eacute;veloppa ses relations avec ses voisins, en particulier avec l'Italie du Nord et surtout Venise. Au XVe si&amp;egrave;cle, Ratisbonne connut une p&amp;eacute;riode de repli par rapport &amp;agrave; des villes en expansion comme Nuremberg, Augsbourg et Ulm.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; XVe si&amp;egrave;cle : Apr&amp;egrave;s de longues n&amp;eacute;gociations, un gouvernement royal fut d&amp;eacute;sign&amp;eacute; par l'Empereur pour diriger Ratisbonne, en 1499. Le premier gouverneur pr&amp;eacute;para les lois du gouvernement imp&amp;eacute;rial qui devaient r&amp;eacute;gir toutes les questions administratives importantes. En 1514, conform&amp;eacute;ment &amp;agrave; la constitution de la ville, un conseil int&amp;eacute;rieur et un conseil ext&amp;eacute;rieur furent &amp;eacute;tablis. Hormis quelques modifications, la constitution demeura en vigueur jusqu'en 1802.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; XVIe au XVIIIe si&amp;egrave;cles : Le protestantisme trouve son origine officielle &amp;agrave; Ratisbonne, avec un sermon prononc&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;glise des Dominicains les 14-15 octobre 1542. Rapidement, les citoyens embrass&amp;egrave;rent la nouvelle foi alors m&amp;ecirc;me que le conseil de la ville tentait de contrer la tendance. Pendant la Guerre de Trente Ans, Ratisbonne devint une ville de garnison. Il y eut un conflit acerbe entre Ratisbonne et la Bavi&amp;egrave;re, et la ville fut pill&amp;eacute;e. En 1633, elle fut soumise au si&amp;egrave;ge des Su&amp;eacute;dois, mais fut sauv&amp;eacute;e du pire. Toutefois, son &amp;eacute;conomie souffrit consid&amp;eacute;rablement. Apr&amp;egrave;s la guerre, en 1663, Ratisbonne h&amp;eacute;bergea la Di&amp;egrave;te imp&amp;eacute;riale, avec quelques interruptions, jusqu'&amp;agrave; la dissolution du Saint Empire romain germanique en 1806.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull;XIXe si&amp;egrave;cle : Pendant les guerres napol&amp;eacute;oniennes, Ratisbonne subit quelques bombardements. Apr&amp;egrave;s le trait&amp;eacute; de paix sign&amp;eacute; entre la France et l'Autriche en 1809, la Bavi&amp;egrave;re eut la possibilit&amp;eacute; de r&amp;eacute;clamer Ratisbonne, qui lui fut remise en 1810, et devint une ville provinciale. Les b&amp;acirc;timents d&amp;eacute;truits furent alors reconstruits. Apr&amp;egrave;s l'inauguration du Walhalla en 1842, il fut d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de transformer la Cath&amp;eacute;drale, dont l'int&amp;eacute;rieur &amp;eacute;tait baroque, de lui redonner sa forme gothique et de terminer les tours par des fl&amp;egrave;ches gothiques. La ville reprit son essor et, en 1878, la plupart de ses murs m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truits.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;bull; XXe si&amp;egrave;cle : dans les ann&amp;eacute;es 1930, quelques industries s'install&amp;egrave;rent dans la ville, mais en dehors de la cit&amp;eacute; m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit des bombardements, mais la vieille ville demeura la seule ville historique intacte d'Allemagne. La population passa de 29 000 habitants en 1871 &amp;agrave; 53 000 en 1914. Apr&amp;egrave;s la Seconde Guerre mondiale, en raison d'un flux d'immigration, la population atteignit 147 000 habitants. Dans les ann&amp;eacute;es 1950, Ratisbonne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia d'une campagne de restauration et de travaux d'am&amp;eacute;lioration. La protection de la zone historique fut inscrite dans les r&amp;egrave;gles d'urbanismes &amp;eacute;tablies en 1973-1975&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1155</http_url><id_number>1155</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1155.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.0205555600</latitude><location>Bavière</location><longitude>12.0991666700</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute;e sur le Danube, cette cit&amp;eacute; m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale de Bavi&amp;egrave;re offre de nombreux b&amp;acirc;timents d&amp;rsquo;une qualit&amp;eacute; exceptionnelle qui t&amp;eacute;moignent de son pass&amp;eacute; de centre marchand et de son influence dans la r&amp;eacute;gion d&amp;egrave;s le IXe si&amp;egrave;cle. Elle a conserv&amp;eacute; une quantit&amp;eacute; notable de structures historiques couvrant deux mill&amp;eacute;naires, dont la p&amp;eacute;riode de la Rome antique ainsi que des &amp;eacute;difices romans et gothiques. L&amp;rsquo;architecture des XI-XIIIe si&amp;egrave;cles - le March&amp;eacute;, l&amp;rsquo;H&amp;ocirc;tel de ville, la Cath&amp;eacute;drale &amp;ndash; conf&amp;egrave;re &amp;agrave; Ratisbonne un caract&amp;egrave;re particulier : hauts &amp;eacute;difices, ruelles &amp;eacute;troites et sombres, murs d&amp;rsquo;enceinte tr&amp;egrave;s &amp;eacute;pais. Parmi les b&amp;acirc;timents, on trouve des tours patriciennes, un grand nombre d&amp;rsquo;&amp;eacute;glises et d&amp;rsquo;ensembles monastiques, ainsi que le Pont de pierre du XIIe si&amp;egrave;cle. La ville est aussi remarquable pour ses vestiges qui t&amp;eacute;moignent de sa riche histoire en tant qu&amp;rsquo;un des centres du Saint Empire romain germanique qui bascula vers le Protestantisme.&lt;/p&gt;</short_description><site>Vieille ville de Ratisbonne et Stadtamhof</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1335</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2008</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les constructeurs des cit&amp;eacute;s jardins et grands ensembles d'habitations de Berlin trouv&amp;egrave;rent dans les districts ruraux situ&amp;eacute;s &amp;agrave; la p&amp;eacute;riph&amp;eacute;rie de Berlin les terrains n&amp;eacute;cessaires &amp;agrave; la mise en &amp;oelig;uvre de la politique de construction de logements ayant la qualit&amp;eacute; souhait&amp;eacute;e. Cet intense d&amp;eacute;veloppement dans cette partie de la ville n'a pu &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;alis&amp;eacute; que gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l'existence de la ville elle-m&amp;ecirc;me, avec son &amp;eacute;conomie et son infrastructure solide. Les nouvelles cit&amp;eacute;s furent implant&amp;eacute;es pr&amp;egrave;s des gares du r&amp;eacute;seau ferroviaire, d&amp;eacute;j&amp;agrave; tr&amp;egrave;s dense et en pleine expansion dans la banlieue de Berlin. Tous les biens propos&amp;eacute;s pour inscription furent construits par des coop&amp;eacute;ratives et des organisations &amp;agrave; but non lucratif. Les anciens immeubles ferm&amp;eacute;s sur eux-m&amp;ecirc;mes avec leurs structures compactes firent place au nouveau concept de logements ouverts, cr&amp;eacute;&amp;eacute;s sous forme de cit&amp;eacute;s jardins ou de cit&amp;eacute;s. Cette nouvelle conception constitue une rupture radicale avec le d&amp;eacute;veloppement urbain du XIXe si&amp;egrave;cle, caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; par ses rues en couloir et les espaces r&amp;eacute;serv&amp;eacute;s aux squares.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les effets de la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale sur la politique sociale et la cr&amp;eacute;ation de la r&amp;eacute;publique de Weimar ont fortement marqu&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement de la ville de Berlin. S'agissant du plan d'urbanisation, l'av&amp;egrave;nement de la r&amp;eacute;publique en 1918/1919 a profond&amp;eacute;ment modifi&amp;eacute; les conditions de travail. La loi r&amp;eacute;gissant l'&amp;eacute;lection des parlements locaux et r&amp;eacute;gionaux d'une mani&amp;egrave;re d&amp;eacute;mocratique a ouvert la voie &amp;agrave; une politique de d&amp;eacute;veloppement et de planification prenant mieux en compte les aspects sociaux. Cet ordre nouveau a &amp;eacute;galement permis d'apporter des changements dans la structure administrative, qui auraient d&amp;ucirc; intervenir depuis longtemps. La condition pr&amp;eacute;alable, n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; l'application uniforme des principes de construction &amp;agrave; l'ensemble de la zone, s'est ainsi trouv&amp;eacute;e remplie. L'essor &amp;eacute;conomique de Berlin, essentiellement d&amp;ucirc; &amp;agrave; l'&amp;eacute;lectrotechnique et soutenu par les investissements de la municipalit&amp;eacute;, a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;eacute;lever Berlin au rang de m&amp;eacute;tropole reconnue.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le gouvernement central de Berlin a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rant dans les travaux de planification. Les directives sur la politique du logement et d'urbanisation furent essentiellement d&amp;eacute;termin&amp;eacute;es par deux conseillers municipaux, Ludwig Hoffman et Martin Wagner. Wagner, membre du parti social-d&amp;eacute;mocrate et architecte, s'engagea fortement pour la construction de cit&amp;eacute;s r&amp;eacute;formatrices. Ce programme politique rev&amp;ecirc;tait une grande importance en raison de la p&amp;eacute;nurie de logements &amp;agrave; Berlin, que la guerre avait encore aggrav&amp;eacute;e. Les cons&amp;eacute;quences politiques et &amp;eacute;conomiques de la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale se conjuguant &amp;agrave; la nouvelle l&amp;eacute;gislation de la r&amp;eacute;publique de Weimar sur la construction mirent fin &amp;agrave; la construction exclusivement priv&amp;eacute;e de logements. Il fallait r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; une demande de 100 000 &amp;agrave; 130 000 petits appartements. La construction de logements finit par &amp;ecirc;tre relanc&amp;eacute;e, apr&amp;egrave;s la p&amp;eacute;riode d'inflation et la r&amp;eacute;forme mon&amp;eacute;taire, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l'introduction d'une taxe pour la gestion des cr&amp;eacute;ances hypoth&amp;eacute;caires en 1924.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;forme de la r&amp;eacute;glementation sur la construction, entr&amp;eacute;e en vigueur en 1925, constitua la base du nouveau logement social. Elle visait &amp;agrave; r&amp;eacute;duire la densit&amp;eacute; des b&amp;acirc;timents dans les cit&amp;eacute;s r&amp;eacute;sidentielles et &amp;agrave; s&amp;eacute;parer les fonctions des diff&amp;eacute;rentes zones. Elle divisait la superficie totale de la ville en diff&amp;eacute;rentes zones de d&amp;eacute;veloppement - la densit&amp;eacute; maximale &amp;eacute;tait pr&amp;eacute;vue au centre de la ville avec des immeubles de cinq &amp;eacute;tages, puis elle d&amp;eacute;croissait vers la p&amp;eacute;riph&amp;eacute;rie o&amp;ugrave; des cit&amp;eacute;s plus &amp;eacute;tendues furent construites, avec des hauteurs de b&amp;acirc;timents limit&amp;eacute;es &amp;agrave; deux ou trois &amp;eacute;tages. La densit&amp;eacute; de l'habitat &amp;eacute;tait tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;duite dans ces zones, o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait interdit de construire dans le sens transversal ou de pr&amp;eacute;voir des ailes sur les b&amp;acirc;timents.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Berlin avait d&amp;eacute;sormais la possibilit&amp;eacute; de r&amp;eacute;aliser des lotissements conform&amp;eacute;ment aux mod&amp;egrave;les du Neues Bauen. En l'espace de onze ann&amp;eacute;es seulement (1924- 1931), plus de 146 000 appartements furent construits. Un tel volume de travaux ne fut jamais atteint par la suite, ni m&amp;ecirc;me dans la p&amp;eacute;riode d'apr&amp;egrave;s-guerre des ann&amp;eacute;es 1950. Durant la r&amp;eacute;publique de Weimar, Wagner a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rant dans la construction &amp;agrave; Berlin de logement sociaux &amp;agrave; but non lucratif. Afin de d&amp;eacute;velopper la ville, il cr&amp;eacute;a un mod&amp;egrave;le polycentrique, estompant la fronti&amp;egrave;re entre la ville et la campagne. &amp;Agrave; l'int&amp;eacute;rieur du r&amp;eacute;seau tr&amp;egrave;s dense de voies ferr&amp;eacute;es entourant la zone centrale de Berlin &amp;agrave; forte densit&amp;eacute; de logements, il fut construit des quartiers r&amp;eacute;sidentiels selon un concept ouvert et &amp;agrave; plusieurs &amp;eacute;tages, au milieu de la verdure afin de combler les espaces vides subsistant dans la structure urbaine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Durant la premi&amp;egrave;re phase d'application de la taxe pour la gestion des cr&amp;eacute;ances hypoth&amp;eacute;caires, l'accent a &amp;eacute;t&amp;eacute; mis sur le d&amp;eacute;veloppement de cit&amp;eacute;s compos&amp;eacute;es de petites maisons individuelles et situ&amp;eacute;es en banlieue. Les politiciens concern&amp;eacute;s souhaitaient contrecarrer ainsi les effets des logements de masse destin&amp;eacute;s au prol&amp;eacute;tariat, en recr&amp;eacute;ant le lien &amp;eacute;motionnel rattachant les personnes &amp;agrave; leurs maisons et &amp;agrave; la nature, un lien qui avait disparu. Ils d&amp;eacute;siraient &amp;eacute;galement offrir aux habitants des cit&amp;eacute;s la possibilit&amp;eacute; d'&amp;ecirc;tre autosuffisants en produisant eux-m&amp;ecirc;mes leur nourriture. Lorsque les revenus issus de cette taxe diminu&amp;egrave;rent &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 1920, la ville de Berlin mobilisa ses propres ressources pour soulager la crise du logement toujours actuelle et fit construire d'autres cit&amp;eacute;s, suivant le mod&amp;egrave;le des longs rubans de b&amp;acirc;timents &amp;agrave; plusieurs &amp;eacute;tages. Bien que les crises &amp;eacute;conomiques de 1928-1929 aient eu un impact sur la construction immobili&amp;egrave;re, le gouvernement de Berlin est n&amp;eacute;anmoins parvenu &amp;agrave; faire &amp;eacute;difier deux grandes cit&amp;eacute;s sur des terrains lui appartenant, en 1929-1931. Lors de la prise du pouvoir par les Nazis en 1933, les structures organisationnelles et le personnel de l'administration municipale chang&amp;egrave;rent totalement, ce qui mit fin &amp;agrave; la construction de lotissements selon des crit&amp;egrave;res d&amp;eacute;mocratiques, largement influenc&amp;eacute;e par la socialed&amp;eacute;mocratie, les syndicats de gauche et les coop&amp;eacute;ratives. Martin Wagner dut d&amp;eacute;missionner. La politique de logement des Nazis s'inspirait d'une autre id&amp;eacute;e des arts. La modernit&amp;eacute; et le Neues Bauen n'&amp;eacute;taient plus recherch&amp;eacute;s. Bruno Taut, Martin Wagner, Walter Gropius et maints autres concepteurs de l'habitat moderne furent contraints d'&amp;eacute;migrer.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans les ann&amp;eacute;es 1930 et 1940, les cit&amp;eacute;s ne subirent pas de modifications importantes et les destructions provoqu&amp;eacute;es par la guerre furent minimes. Leur aspect a parfois chang&amp;eacute; par suite des premi&amp;egrave;res r&amp;eacute;parations faites apr&amp;egrave;s la guerre, les travaux n'ayant pas toujours r&amp;eacute;tabli le concept original. &amp;Agrave; partir des ann&amp;eacute;es 1980, de nouveaux travaux permirent de r&amp;eacute;habiliter les monuments dans leur &amp;eacute;tat d'origine. Les programmes de r&amp;eacute;novation et de modernisation furent lanc&amp;eacute;s &amp;agrave; partir des ann&amp;eacute;es 1950 afin de conserver la configuration fondamentale des cit&amp;eacute;s de Britz, du Schillerpark, de la Weisse Stadt et de la Siemensstadt &amp;agrave; Berlin-Ouest. Ils n'ont pas pris en compte les principes de la restauration et de la conservation. S'agissant des cit&amp;eacute;s situ&amp;eacute;es sur le territoire de Berlin-Est (Gartenstadt Falkenberg et Wohnstadt Carl Legien), seules quelques rares r&amp;eacute;parations furent effectu&amp;eacute;es. Dans la partie occidentale de la ville, les travaux de restauration compl&amp;egrave;te d&amp;eacute;but&amp;egrave;rent dans les ann&amp;eacute;es 1980. Ils furent ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;s en &amp;eacute;troite coop&amp;eacute;ration entre les autorit&amp;eacute;s, les experts en mati&amp;egrave;re de conservation, les communaut&amp;eacute;s de r&amp;eacute;sidents et les architectes sollicit&amp;eacute;s pour ces projets. Le m&amp;ecirc;me processus fut entam&amp;eacute; dans la partie est de la ville dans les ann&amp;eacute;es 1990, apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;unification de l'Allemagne.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1239</http_url><id_number>1239</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1239.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>52.4483333333</latitude><location></location><longitude>13.4500000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les Cit&amp;eacute;s du style moderne de Berlin, en Allemagne, comprennent six ensembles de logements qui t&amp;eacute;moignent de la politique de l&amp;rsquo;habitat innovante de 1910 &amp;agrave; 1933, sp&amp;eacute;cialement durant la R&amp;eacute;publique de Weimar, lorsque la ville de Berlin &amp;eacute;tait &amp;agrave; l&amp;rsquo;avant-garde sur le plan social, politique et culturel. Ces cit&amp;eacute;s constituent un exemple exceptionnel de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des logements sociaux qui a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer l&amp;rsquo;habitat et les conditions de vie des personnes &amp;agrave; faibles revenus, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des approches novatrices en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;urbanisme, d&amp;rsquo;architecture et de conception des jardins. Le site offre des exemples remarquables de nouveaux types urbains et architecturaux avec des solutions in&amp;eacute;dites en mati&amp;egrave;re de design et des innovations techniques et esth&amp;eacute;tiques. Bruno Taut, Martin Wagner et Walter Gropius ont &amp;eacute;t&amp;eacute; parmi les principaux architectes de ces projets qui ont exerc&amp;eacute; une influence consid&amp;eacute;rable sur le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;habitat partout dans le monde.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cités du modernisme de Berlin</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1416</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1992</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Tant &amp;agrave; Rammelsberg que dans le Haut-Harz, les filons m&amp;eacute;tallif&amp;egrave;res de surface sont connus et exploit&amp;eacute;s d&amp;egrave;s l'&amp;acirc;ge du bronze. Ils le sont &amp;agrave; nouveau durant le haut Moyen &amp;Acirc;ge, faisant la richesse des princes qui les contr&amp;ocirc;lent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'histoire m&amp;eacute;tallurgique du Harz renait avec la construction de l'abbaye de Walkenried, entreprise en 1127 par des moines cisterciens venus de France. L'ordre de C&amp;icirc;teaux est r&amp;eacute;put&amp;eacute; pour son int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pr&amp;eacute;coce pour l'exploitation mini&amp;egrave;re et son r&amp;ocirc;le dans le d&amp;eacute;veloppement de la m&amp;eacute;tallurgie de l'Europe m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale. L'usage des roues hydrauliques pour am&amp;eacute;liorer la production des fours &amp;agrave; r&amp;eacute;duction des minerais para&amp;icirc;t introduit au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle, par les moines dans le Harz. Parmi les vestiges hydrauliques restant de cette p&amp;eacute;riode figure l'ensemble des quatre petits &amp;eacute;tangs de la vall&amp;eacute;e de Pandelbach, &amp;agrave; l'ouest du bien. Un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment hydraulique souterrain m&amp;eacute;di&amp;eacute;val est mentionn&amp;eacute;, le drain d'Aghetucht, qui remonterait au XIIe si&amp;egrave;cle. L'&amp;eacute;tang de Banedik, dans le Clausthal, est &amp;eacute;galement indiqu&amp;eacute; comme remontant &amp;agrave; la fin du XIIIe si&amp;egrave;cle. Le drainage par galerie et l'usage des roues hydrauliques pour l'exhaure paraissent avoir &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; introduits par les moines &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'apog&amp;eacute;e du monast&amp;egrave;re se situe &amp;agrave; la fin du XIIIe si&amp;egrave;cle. Il est alors habit&amp;eacute; par 80 moines et 180 fr&amp;egrave;res convers. Ils contr&amp;ocirc;lent et dirigent les exploitations mini&amp;egrave;res de la r&amp;eacute;gion, jusqu'&amp;agrave; la crise du monde m&amp;eacute;di&amp;eacute;val, au milieu du XIVe si&amp;egrave;cle. Elle paralysa durablement l'activit&amp;eacute; mini&amp;egrave;re du Harz, entrainant un d&amp;eacute;clin irr&amp;eacute;versible de la pr&amp;eacute;sence cistercienne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Initi&amp;eacute; par le besoin d'argent m&amp;eacute;tallique, le renouveau minier du Harz se produit au d&amp;eacute;but du XVIe si&amp;egrave;cle. Il se traduit par l'ouverture de nouvelles mines et leur &amp;eacute;quipement hydraulique progressif, comme &amp;agrave; Grube Samson &amp;agrave; partir de 1521, dans le Clausthal en 1554, etc. Pour cela, des privil&amp;egrave;ges d'exploitation sont alors accord&amp;eacute;s par les diff&amp;eacute;rents princes souverains de la r&amp;eacute;gion aux habitants mineurs de la montagne (Bergfreiheiten). Ils sont confirm&amp;eacute;s au XVIIe si&amp;egrave;cle par leurs successeurs. Le d&amp;eacute;veloppement minier r&amp;eacute;gional prend alors une grande ampleur. Le syst&amp;egrave;me hydraulique et le creusement de puits profonds sont syst&amp;eacute;matiquement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s. Par exemple, entre 1524 et 1561, dix-sept galeries de drainage sont entreprises.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Harz devient la r&amp;eacute;gion de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence en Europe pour l'exploitation des m&amp;eacute;taux non ferreux. Elle est l'une des bases majeures du d&amp;eacute;veloppement et du contr&amp;ocirc;le du march&amp;eacute; europ&amp;eacute;en du cuivre, notamment par la dynastie marchande et financi&amp;egrave;re des Fugger. Elle fournit de nombreux exemples &amp;agrave; Agricola et l'inspire pour sa somme De re metallica, l'ouvrage de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence sur les connaissances m&amp;eacute;tallurgiques et mini&amp;egrave;re de la Renaissance (1556).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De nombreuses am&amp;eacute;liorations sont r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement apport&amp;eacute;es &amp;agrave; l'ensemble minier et &amp;agrave; son syst&amp;egrave;me hydraulique. Par exemple, d&amp;egrave;s le XVIIe si&amp;egrave;cle, la ma&amp;icirc;trise acquise permet l'abandon de l'usage des chevaux pour les besoins &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques de la mine. L'innovation technique permet d'am&amp;eacute;liorer empiriquement les proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s m&amp;eacute;tallurgiques et d'exploiter de nouveaux minerais, participant &amp;agrave; une augmentation significative des productions.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les r&amp;egrave;gles sociales et administratives mises en place, notamment par les princes de la famille von Braunschweig, Herzog Julius et Herzog Heinrich, ont apport&amp;eacute; une stabilit&amp;eacute; aux exploitants mineurs et elles ont permis l'investissement de longue dur&amp;eacute;e n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; l'&amp;eacute;dification, parfois tr&amp;egrave;s laborieuse, du syst&amp;egrave;me hydraulique et minier du Haut-Harz. Par exemple, le drain principal du plateau du Clausthal, aux XVIe-XVIIe si&amp;egrave;cles, vers la vall&amp;eacute;e de l'Innerste, a n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; 120 ann&amp;eacute;es de travaux. L'investissement fait appel &amp;agrave; des parts financi&amp;egrave;res (Kuxen) d'un type tr&amp;egrave;s moderne, acquises tant par l'aristocratie, les grands n&amp;eacute;gociants, que par les villes &amp;agrave; l'exemple de la Ligue hans&amp;eacute;atique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le d&amp;eacute;veloppement minier r&amp;eacute;gional atteint son apog&amp;eacute;e au XVIIe et XVIIIe si&amp;egrave;cle, alors que l'extension du syst&amp;egrave;me hydraulique et l'approfondissement des puits se poursuivent m&amp;eacute;thodiquement. Les principales innovations sont le moteur &amp;agrave; eau de G. Winterschmidt (vers 1750) et le grand syst&amp;egrave;me de drainage souterrain de Tiefer-Georg-Stollen. R&amp;eacute;alis&amp;eacute; durant la seconde moiti&amp;eacute; du XVIIIe si&amp;egrave;cle par le bureau de coordination administrative des mines (Berghauptmann), c'est alors le plus vaste au monde (18,5 km).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XIXe si&amp;egrave;cle, le Haut-Harz est en pleine activit&amp;eacute; et il reste l'une des principales sources de savoir-faire minier en Europe, alors qu'apparaissent les grandes innovations techniques de la r&amp;eacute;volution industrielle en Angleterre. L'excellence acquise dans le domaine de l'hydraulique et la sp&amp;eacute;cificit&amp;eacute; des filons tr&amp;egrave;s profonds du Harz ne rendent pas imm&amp;eacute;diatement n&amp;eacute;cessaire l'adoption des techniques &amp;eacute;trang&amp;egrave;res. La machine &amp;agrave; vapeur ne joue par exemple qu'un r&amp;ocirc;le tardif et longtemps secondaire, parce que le compresseur hydraulique lui est jug&amp;eacute; pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plusieurs innovations importantes accompagnent cette p&amp;eacute;riode : un ascenseur vertical, &amp;agrave; paliers et m&amp;ucirc; par la force hydraulique pour atteindre des profondeurs de 5 &amp;agrave; 700 m (G.L.W. D&amp;ouml;rell, 1833) ; le perfectionnement du c&amp;acirc;ble de fil de fer par le principe des torons (W.A.J. Albert, 1834) ; une version pr&amp;eacute;coce de la cartouche d'explosif (F. Schell, 1866).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; nouveau un gigantesque syst&amp;egrave;me de drain souterrain, &amp;agrave; 400 m sous le Clausthal, est envisag&amp;eacute;, &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 1840, pour accompagner l'approfondissement minier. L'Ernst-August-Stollen est achev&amp;eacute; en 1864 (32,7 km).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De nouveaux puits sont mis en exploitation au milieu du XIXe si&amp;egrave;cle, d'autres sont r&amp;eacute;nov&amp;eacute;s comme le Knesebeck, en usage jusqu'en 1974. Les puits Ottiliae et Kaiser Wilhelm II sont dot&amp;eacute;s des premiers chevalements en acier construits en Allemagne, dans les ann&amp;eacute;es 1880. Les premiers grands compresseurs hydrauliques industriels allemands sont mis au point dans le Harz, dans les ann&amp;eacute;es 1900.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Toutefois, &amp;agrave; partir de cette p&amp;eacute;riode et alors que les besoins en m&amp;eacute;taux non ferreux d&amp;eacute;cuplent sur les march&amp;eacute;s, les gisements minier du Harz, d&amp;eacute;j&amp;agrave; largement exploit&amp;eacute;s, entrent en concurrence avec les productions &amp;eacute;mergentes des autres continents. La mine embl&amp;eacute;matique de Grube Samson ferme en 1910. Les mines du Clausthal ferment en nombre avec la crise des ann&amp;eacute;es 1930. Une reconversion du syst&amp;egrave;me hydraulique du Harz &amp;agrave; la production d'&amp;eacute;nergie &amp;eacute;lectrique est alors entreprise, par l'&amp;eacute;quipement en turbines des puits Ottiliae et Kaiser Wilhelm II.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Une &amp;eacute;volution majeure du syst&amp;egrave;me de gestion hydraulique et de ses objectifs intervient en parall&amp;egrave;le de l'arr&amp;ecirc;t des derni&amp;egrave;res mines en activit&amp;eacute;s, dans les ann&amp;eacute;es 1960-1970, l'ultime s'arr&amp;ecirc;te en 1992 (Hilfe Gottes). Les &amp;eacute;quipements &amp;eacute;lectriques sont poursuivis, notamment en dehors de la zone mini&amp;egrave;re historique, mais le Haut-Harz appara&amp;icirc;t surtout comme une r&amp;eacute;serve majeure d'eau potable de qualit&amp;eacute; au coeur de l'Allemagne. Ses paysages auxquels participent les &amp;eacute;tangs et les lacs artificiels sont reconnus d'une grande valeur, et il devient une destination touristique populaire. L'&amp;Eacute;tat de Basse- Saxe acquiert progressivement la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; du syst&amp;egrave;me hydraulique, entre 1972 et 1981 ; et un syst&amp;egrave;me de gestion publique est mis en place. La protection contre les inondations est &amp;eacute;galement un objectif important de la gestion du syst&amp;egrave;me hydraulique pr&amp;eacute;sent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La documentation compl&amp;eacute;mentaire du 19 novembre 2009 met en &amp;eacute;vidence les r&amp;eacute;sultats des recherches historiques et  rch&amp;eacute;ologiques r&amp;eacute;centes qui montrent le r&amp;ocirc;le minier majeur jou&amp;eacute; par l'ordre cistercien dans l'ensemble de la r&amp;eacute;gion du Harz, et sa dimension pionni&amp;egrave;re en Europe. Ces travaux montrent &amp;eacute;galement les liens entre les diff&amp;eacute;rents sites miniers du Harz entre eux dans leur influence internationale aux &amp;eacute;poques moderne et contemporaine.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/623</http_url><id_number>623</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_623.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>51.8200000000</latitude><location>                                                                                                                                                                  &#xd;
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            </location><longitude>10.3400000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Rammelsberg-Goslar est le plus grand complexe minier et m&amp;eacute;tallurgique de la zone de production de m&amp;eacute;taux du centre de l'Europe dont le r&amp;ocirc;le fut capital, et celui qui a connu la plus longue activit&amp;eacute;. Le type de paysage &amp;agrave; la fois urbain et industriel typique de cette r&amp;eacute;gion y trouve son expression la plus accomplie, et la mieux pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e en Europe.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Rammelsberg se trouve &amp;agrave; un kilom&amp;egrave;tre au sud-est de Goslar, dans le massif du Harz. Sur ce site minier, d&amp;egrave;s le III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., les gisements m&amp;eacute;tallif&amp;egrave;res &amp;eacute;taient exploit&amp;eacute;s, et l'on y fabriquait des m&amp;eacute;taux (argent, cuivre, plomb, zinc et or). La premi&amp;egrave;re mention de Rammelsberg remonte au d&amp;eacute;but du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. C'est la richesse des filons d'argent qui poussa principalement l'empereur Henri&amp;nbsp;II &amp;agrave; construire une r&amp;eacute;sidence imp&amp;eacute;riale au pied de la montagne du Rammelsberg&amp;nbsp;; il y tint sa premi&amp;egrave;re assembl&amp;eacute;e imp&amp;eacute;riale, en 1009. La ville de Goslar, qui s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e autour de cette r&amp;eacute;sidence imp&amp;eacute;riale, &amp;eacute;tait appel&amp;eacute;e &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le important dans la politique &amp;eacute;conomique de la Ligue hans&amp;eacute;atique, et connut une grande prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, qui culmina autour de 1450. Les revenus de l'activit&amp;eacute; mini&amp;egrave;re, de la production du m&amp;eacute;tal et du commerce contribu&amp;egrave;rent, &amp;agrave; partir du Moyen &amp;Acirc;ge, &amp;agrave; la cr&amp;eacute;ation d'un paysage form&amp;eacute; de fortifications, d'&amp;eacute;glises, d'&amp;eacute;difices publics, ainsi que des maisons richement d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es des propri&amp;eacute;taires des mines, typiques de la ville actuelle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1552, Rammelsberg fut s&amp;eacute;par&amp;eacute; de la ville de Goslar par le duch&amp;eacute; de Brandebourg qui l'administra jusqu'en 1866, lorsque le royaume de Prusse s'empara &amp;agrave; son tour de ses richesses mini&amp;egrave;res. Les travaux d'exploitation et de m&amp;eacute;tallurgie se poursuivirent jusqu'&amp;agrave; la fermeture de la derni&amp;egrave;re mine, en 1988.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les vestiges de l'industrie mini&amp;egrave;re comportent des accumulations de d&amp;eacute;chets remontant au X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et les vestiges des installations qui ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; les produire&amp;nbsp;: la Sankt Johanniskirche (vers 970)&amp;nbsp;; des voies de transport du minerai remontant au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; la galerie du Rathstiefster (vers 1150)&amp;nbsp;; des structures mini&amp;egrave;res du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; le tunnel Tiefer-Julius-Fortunatus (1585)&amp;nbsp;; la maison de l'intendant, datable vers 1700&amp;nbsp;; la carri&amp;egrave;re de la Communion (1768)&amp;nbsp;; le syst&amp;egrave;me de tunnels du Roeder, qui comporte deux roues &amp;agrave; eau souterraines bien conserv&amp;eacute;es (1805)&amp;nbsp;; l'ancien b&amp;acirc;timent administratif (1902)&amp;nbsp;; la voie de tra&amp;icirc;nage et le puits vertical avec son &amp;eacute;quipement technique (1905)&amp;nbsp;; le tunnel de Gelenbeeker (1927)&amp;nbsp;; le puits de ventilation Winkler (1936)&amp;nbsp;; le complexe industriel de surface (1935-1942)&amp;nbsp;; enfin, les maisons des mineurs (1878-1950).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de Goslar pr&amp;eacute;sente, pour sa part, les t&amp;eacute;moignages de sa croissance et de son lien durable avec l'industrie mini&amp;egrave;re, sensible &amp;agrave; toutes les &amp;eacute;poques. Cette influence est manifeste partout&amp;nbsp;: palais imp&amp;eacute;rial et chapelle palatine Saint-Ulrich (vers 1100)&amp;nbsp;; &amp;eacute;glise de Frankenburger (1130)&amp;nbsp;; avant-corps de l'ancienne Stiftskapelle (1160), qui contient le tr&amp;ocirc;ne imp&amp;eacute;rial du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; fontaine de la place du march&amp;eacute; (vers 1200)&amp;nbsp;: habitat de mineurs de Frankenburg (vers 1500)&amp;nbsp;; nombreuses maisons de propri&amp;eacute;taires de mines construites entre le XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; enfin, infirmerie des mineurs (1537).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville ne fut pas gravement endommag&amp;eacute;e au cours de la Seconde Guerre mondiale, si bien que son centre historique nous est parvenu intact, avec son plan m&amp;eacute;di&amp;eacute;val et de nombreux &amp;eacute;difices d'un grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t remontant &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque gothique, &amp;agrave; la Renaissance ou &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode baroque.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>ter</revision_extension><secondary_dates>2010</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le syst&amp;egrave;me de gestion hydraulique minier du Haut-Harz, au sud des mines de Rammelsberg et de la ville de Golsar, accompagne l'exploitation de minerais pour la production de m&amp;eacute;taux non ferreux, depuis pr&amp;egrave;s de 800 ans. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; entrepris au Moyen &amp;Acirc;ge par les moines cisterciens et fut ensuite d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle de la fin du 16e au 19e si&amp;egrave;cle. Il est constitu&amp;eacute; d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me tr&amp;egrave;s complexe mais parfaitement coh&amp;eacute;rent d'&amp;eacute;tangs artificiels, de petits canaux, de tunnels et de drains souterrains. Il a permis le d&amp;eacute;veloppement de l'&amp;eacute;nergie hydraulique au profit de la mine et des proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s m&amp;eacute;tallurgiques. C'est un lieu majeur de l'innovation mini&amp;egrave;re dans le monde occidental.&lt;/p&gt;</short_description><site>Mines de Rammelsberg, ville historique de Goslar et système de gestion hydraulique du Haut-Harz</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1576</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1985</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/187</http_url><id_number>187</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_187.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>52.1527800000</latitude><location>                    &#xd;
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          </location><longitude>9.9438900000</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise Saint-Michel a exerc&amp;eacute; une influence importante sur l'histoire de l'architecture. Ce complexe constitue un t&amp;eacute;moignage exceptionnel d'une civilisation disparue, avec ses deux &amp;eacute;difices et leurs tr&amp;eacute;sors artistiques qui permettent d'appr&amp;eacute;hender d'une fa&amp;ccedil;on extr&amp;ecirc;mement globale et imm&amp;eacute;diate ce qu'&amp;eacute;tait une &amp;eacute;glise romane dans l'Occident chr&amp;eacute;tien.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ancienne &amp;eacute;glise de l'abbaye b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictine Saint-Michel, construite entre&amp;nbsp;1010 et&amp;nbsp;1022 par Bernward, &amp;eacute;v&amp;ecirc;que d'Hildesheim, est l'un des principaux monuments de l'art m&amp;eacute;di&amp;eacute;val. De plan basilical &amp;agrave; absides oppos&amp;eacute;es, l'&amp;eacute;glise se caract&amp;eacute;rise par son dessin sym&amp;eacute;trique&amp;nbsp;; ses ch&amp;oelig;urs est et ouest sont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s chacun par un transept qui saille tr&amp;egrave;s largement des nefs lat&amp;eacute;rales, et ses &amp;eacute;l&amp;eacute;gantes tourelles circulaires dans l'axe des pignons des bras des deux transepts contrastent avec la silhouette des tours-lanternes massives qui se trouvent &amp;agrave; leur crois&amp;eacute;e. Dans la nef, la pr&amp;eacute;sence de piliers d'imposte carr&amp;eacute;s alternant selon un rythme original avec des colonnes aux chapiteaux cubiques cr&amp;eacute;e un type d'&amp;eacute;l&amp;eacute;vation qui &amp;eacute;tait appel&amp;eacute; &amp;agrave; rencontrer un grand succ&amp;egrave;s dans l'art othonien et roman.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale Sainte-Marie, reconstruite apr&amp;egrave;s l'incendie de 1046, a conserv&amp;eacute; sa crypte d'origine. La disposition de la nef, avec une alternance de deux colonnes cons&amp;eacute;cutives par pilier, a &amp;eacute;t&amp;eacute; calqu&amp;eacute;e sur celle de Saint-Michel, mais ses proportions sont beaucoup plus &amp;eacute;lanc&amp;eacute;es. L'&amp;eacute;glise Saint-Michel et la cath&amp;eacute;drale contiennent une s&amp;eacute;rie exceptionnelle d'&amp;eacute;l&amp;eacute;ments de d&amp;eacute;cor int&amp;eacute;rieur qui forme un ensemble tout &amp;agrave; fait unique, repr&amp;eacute;sentatif des id&amp;eacute;aux de l'&amp;eacute;poque romane. C'est notamment le cas de portes de bronze, dat&amp;eacute;es de 1015, qui figurent des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du livre de la Gen&amp;egrave;se et de la vie du Christ, et de la colonne de bronze dat&amp;eacute;e de 1020 environ, dont le d&amp;eacute;cor en spirale, inspir&amp;eacute; par la colonne de Trajan, figure des sc&amp;egrave;nes du Nouveau Testament.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces deux bronzes fondus, les premiers de cette dimension depuis l'Antiquit&amp;eacute;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commissionn&amp;eacute;s par l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Bernward pour l'&amp;eacute;glise Saint-Michel&amp;nbsp;; ils sont actuellement conserv&amp;eacute;s dans la cath&amp;eacute;drale. La couronne de lumi&amp;egrave;re de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Hezilon et les fonts baptismaux de bronze plaqu&amp;eacute; d'or de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Conrad, &amp;agrave; la cath&amp;eacute;drale, pr&amp;eacute;sentent &amp;eacute;galement un important int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise Saint-Michel a &amp;eacute;t&amp;eacute; b&amp;acirc;tie de 1010 &amp;agrave; 1020 selon un plan sym&amp;eacute;trique &amp;agrave; deux absides, caract&amp;eacute;ristique de l'art roman ottonien en Vieille Saxe. Son d&amp;eacute;cor int&amp;eacute;rieur, notamment son plafond de bois et ses stucs peints, de m&amp;ecirc;me que les tr&amp;eacute;sors de la cath&amp;eacute;drale Sainte-Marie, c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre pour ses portes et sa colonne de bronze de Bernward, sont autant de t&amp;eacute;moignages du plus haut int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t sur ce que furent les &amp;eacute;glises romanes du Saint Empire romain.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cathédrale Sainte-Marie et église Saint-Michel d'Hildesheim</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1627</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(iv)</criteria_txt><danger>P 2004-2006</danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les chr&amp;eacute;tiens avaient l'habitude de se rencontrer pour prier dans une maison priv&amp;eacute;e dans le quartier nord-est de la Cologne romaine &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du mur d'enceinte. Apr&amp;egrave;s la publication de l'Edit de Milan en 313, quand l'empereur Constantin d&amp;eacute;clara la libert&amp;eacute; de culte, ce b&amp;acirc;timent fut agrandi et transform&amp;eacute; en une &amp;eacute;glise. A proximit&amp;eacute;, se trouvait un atrium, un baptist&amp;egrave;re, et une maison d'habitation sans doute pour l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que. Cet ensemble modeste fut agrandi au cours des si&amp;egrave;cles suivants.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On attribue &amp;agrave; l'archev&amp;ecirc;que Hildebold, ami et conseiller de Charlemagne, l'id&amp;eacute;e de construire la premi&amp;egrave;re grande cath&amp;eacute;drale romane sur le site. Cet immense b&amp;acirc;timent reconnu d&amp;egrave;s le 13&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle comme la "m&amp;egrave;re et protectrice de toutes les &amp;eacute;glises qui sont en Allemagne " fut consacr&amp;eacute; en septembre 870 par l'archev&amp;ecirc;que Willibert. Les fouilles qui suivirent la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale et les documents de l'&amp;eacute;poque donnent des informations quant &amp;agrave; sa forme et sa d&amp;eacute;coration. Elle fut d'abord une basilique avec une nef flanqu&amp;eacute;e de deux collat&amp;eacute;raux ; elle mesurait environ 95 m de longueur (deux vaisseaux suppl&amp;eacute;mentaires furent ajout&amp;eacute;s au milieu du l0&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, cr&amp;eacute;ant ainsi la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;glise &amp;agrave; cinq vaisseaux situ&amp;eacute;e hors de Rome) avec un atrium devant la fa&amp;ccedil;ade ouest. La chapelle du Palatinat, &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages, semblable &amp;agrave; la Chapelle de Charlemagne &amp;agrave; Aix vint compl&amp;eacute;ter le transept sud au d&amp;eacute;but du 11&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle. Au cours de la seconde moiti&amp;eacute; de ce m&amp;ecirc;me si&amp;egrave;cle, la basilique fut reli&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale SainteMarie ad Gradus par deux arcades &amp;eacute;lev&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En d&amp;eacute;pit de ses imposantes dimensions, cette cath&amp;eacute;drale fut consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme trop petite pour recevoir le grand nombre de p&amp;egrave;lerins qui venaient visiter les reliques des Rois Mages que l'archev&amp;ecirc;que Reinald von Dassel avait fait transporter depuis Milan en 1164. L'ambition d'Engelbert de transformer sa cath&amp;eacute;drale archi&amp;eacute;piscopale en l'une des plus importantes du Saint Empire romain, l'incita &amp;agrave; d&amp;eacute;cider la construction d'un b&amp;acirc;timent compl&amp;egrave;tement nouveau. Les travaux furent retard&amp;eacute;s en raison de son assassinat en 1225 pour ne commencer qu'en 1248.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'id&amp;eacute;e originelle avait &amp;eacute;t&amp;eacute; de ne d&amp;eacute;molir que le transept ouest du b&amp;acirc;timent existant de fa&amp;ccedil;on &amp;agrave; ce que le reste serve d'&amp;eacute;glise archi&amp;eacute;piscopale mais, faute de pr&amp;eacute;cautions au moment de la d&amp;eacute;molition, un incendie d&amp;eacute;truisit totalement l'&amp;eacute;difice. Une cath&amp;eacute;drale compl&amp;egrave;tement nouvelle pouvait donc &amp;ecirc;tre construite sous la responsabilit&amp;eacute; de Ma&amp;icirc;tre Gerhard. Il semble que ce dernier connaissait bien les grandes cath&amp;eacute;drales fran&amp;ccedil;aises, en particulier, Amiens &amp;agrave; laquelle il n'avait vraisemblablement pas travaill&amp;eacute; car s'il emprunta &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re quelques-uns de ses &amp;eacute;l&amp;eacute;ments artistiques, il ne reprit aucune des innovations techniques dont elle avait b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute;. Gerhard mourut vers 1260 et le chantier se poursuivit jusqu'en 1299, sous la direction de son assistant Arnold. Les travaux progress&amp;egrave;rent r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement sur le chevet (face est) o&amp;ugrave; furent install&amp;eacute;es les fen&amp;ecirc;tres peintes vers 1310. En 1322, au terme de 74 ans de construction, le chapitre de la cath&amp;eacute;drale fut en mesure de prendre possession des lieux ; c'est lui qui consacra le ma&amp;icirc;tre-autel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les travaux sur la partie ouest de la cath&amp;eacute;drale se poursuivirent sous la direction de plusieurs ma&amp;icirc;tres jusqu'&amp;agrave; ce qu'en 1560, le chapitre ordonne leur interruption sans que jamais la raison n'en soit donn&amp;eacute;e. A cette &amp;eacute;poque, une grande partie de la nef et des collat&amp;eacute;raux (selon les plans de la cath&amp;eacute;drale romane) &amp;eacute;tait termin&amp;eacute;e, de m&amp;ecirc;me que la structure principale de la haute tour sud de la partie ouest. En d&amp;eacute;pit de nombreux efforts, la cath&amp;eacute;drale resta ainsi inachev&amp;eacute;e pendant les si&amp;egrave;cles qui suivirent, seuls quelques ajouts de d&amp;eacute;coration et de mobilier furent apport&amp;eacute;s. Quand les Fran&amp;ccedil;ais s'empar&amp;egrave;rent de Cologne en 1794, l'archev&amp;ecirc;que et le chapitre s'enfuirent vers Aix. Le b&amp;acirc;timent fut utilis&amp;eacute; comme grenier pour le grain et le foin puis elle devint une &amp;eacute;glise paroissiale. Cependant, elle suscita &amp;agrave; nouveau de l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et un grand mouvement apparut en faveur de la fin de la construction. Cologne passa aux mains de la Prusse en 1815 et les travaux reprirent. Karl Friedrich Schinkel visita la cath&amp;eacute;drale en 1816 et envoya son talentueux &amp;eacute;l&amp;egrave;ve Ernst Friedrich Zwimer comme nouvel architecte de la cath&amp;eacute;drale. Les travaux ne reprirent pas avant 1840, financ&amp;eacute;s par le roi de Prusse Fran&amp;ccedil;ois-Guillaume IV et par l'Association ind&amp;eacute;pendante des Amis de la Cath&amp;eacute;drale (qui rassembla d'&amp;eacute;normes fonds en organisant des loteries). En 1880, l'&amp;eacute;difice &amp;eacute;tait termin&amp;eacute;, 632 ans et 2 mois apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; commenc&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours des raids a&amp;eacute;riens de la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale, la cath&amp;eacute;drale fut s&amp;eacute;v&amp;egrave;rement endommag&amp;eacute;e : elle fut touch&amp;eacute;e par 14 bombes lourdes qui la laiss&amp;egrave;rent en piteux &amp;eacute;tat. Le chevet b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia de travaux de restauration et de reconstruction qui furent termin&amp;eacute;s &amp;agrave; temps pour les c&amp;eacute;r&amp;eacute;monies du centenaire en 1948. Les autres parties de la cath&amp;eacute;drale ne furent compl&amp;egrave;tement restaur&amp;eacute;es qu'en 1956.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/292</http_url><id_number>292</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_292.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le bien propos&amp;eacute; sur la base des crit&amp;egrave;res culturels (i), (ii) et (iv), consid&amp;eacute;rant que le monument poss&amp;egrave;de une valeur universelle exceptionnelle car c'est un exemple exceptionnel du g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;ateur de l'homme. Construit sur une p&amp;eacute;riode qui couvre plus de six si&amp;egrave;cles, il constitue un puissant t&amp;eacute;moignage de la force et de la persistance de la foi chr&amp;eacute;tienne en Europe depuis le Moyen Age jusqu'&amp;agrave; la p&amp;eacute;riode contemporaine.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.9411111100</latitude><location></location><longitude>6.9572222220</longitude><long_description>&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale de Cologne, construite sur plus de six si&amp;egrave;cles, pr&amp;eacute;sente une valeur intrins&amp;egrave;que exceptionnelle, et contient de nombreux chefs-d'&amp;oelig;uvre. Elle constitue un t&amp;eacute;moignage capital de la vitalit&amp;eacute; et de la vigueur de la foi chr&amp;eacute;tienne dans l'Europe m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale et moderne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les chr&amp;eacute;tiens se r&amp;eacute;unissaient pour c&amp;eacute;l&amp;eacute;brer leur culte dans une maison priv&amp;eacute;e de la Cologne romaine, pr&amp;egrave;s de la muraille de la ville. &amp;Agrave; la suite de l'&amp;eacute;dit de Milan, en 313, lorsque Constantin proclama la libert&amp;eacute; de culte, cette construction fut transform&amp;eacute;e en &amp;eacute;glise, flanqu&amp;eacute;e d'un atrium, d'un baptist&amp;egrave;re et d'une habitation, peut-&amp;ecirc;tre destin&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que. Ce modeste ensemble fut &amp;eacute;tendu et agrandi au cours des si&amp;egrave;cles suivants. L'immense construction, connue depuis le XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle comme &amp;laquo;&amp;nbsp;m&amp;egrave;re et ma&amp;icirc;tresse de toutes les &amp;eacute;glises d'Allemagne&amp;nbsp;&amp;raquo;, fut consacr&amp;eacute;e en septembre&amp;nbsp;1322.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fouilles r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es apr&amp;egrave;s la Seconde Guerre mondiale, ainsi que diff&amp;eacute;rents documents du Moyen &amp;Acirc;ge, nous renseignent sur son plan et sur son d&amp;eacute;cor&amp;nbsp;: il s'agissait d'une basilique &amp;agrave; trois nefs, dot&amp;eacute;e d'un vaste atrium sur sa fa&amp;ccedil;ade ouest. Une chapelle palatine &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages, dans le style de la chapelle de Charlemagne &amp;agrave; Aix-la-Chapelle, fut ajout&amp;eacute;e au sud du transept au d&amp;eacute;but du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; elle fut &amp;agrave; son tour r&amp;eacute;unie par deux hautes arcades, &amp;agrave; l'est, avec l'&amp;eacute;glise coll&amp;eacute;giale Sainte-Marie &lt;em&gt;ad Gradus&lt;/em&gt; .&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En d&amp;eacute;pit de ses dimensions importantes, cette cath&amp;eacute;drale fut jug&amp;eacute;e trop petite pour accueillir les foules de p&amp;egrave;lerins qui s'y pressaient pour adorer les reliques que Magi avait rapport&amp;eacute;es de Milan en 1164. Englebert, voulant transformer la cath&amp;eacute;drale de son archev&amp;ecirc;ch&amp;eacute; en l'une des plus importantes du Saint Empire romain, d&amp;eacute;cida de construire un &amp;eacute;difice enti&amp;egrave;rement nouveau, mais ces travaux, retard&amp;eacute;s par son meurtre, en 1225, ne commenc&amp;egrave;rent qu'en 1248. En 1569, une grande partie de la nef centrale et des quatre nefs lat&amp;eacute;rales &amp;eacute;tait termin&amp;eacute;e, ainsi que l'essentiel de la haute tour m&amp;eacute;ridionale, du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; est. En d&amp;eacute;pit de nombreuses tentatives, la cath&amp;eacute;drale demeura cependant inachev&amp;eacute;e au cours des si&amp;egrave;cles suivants.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsque les Fran&amp;ccedil;ais s'empar&amp;egrave;rent de Cologne en 1794, l'archev&amp;ecirc;que et le chapitre se d&amp;eacute;plac&amp;egrave;rent &amp;agrave; Aix-la-Chapelle, et l'&amp;eacute;difice fut d'abord utilis&amp;eacute; comme entrep&amp;ocirc;t de bl&amp;eacute; et de fourrage, puis comme &amp;eacute;glise paroissiale. Les travaux reprirent lorsque Cologne passa &amp;agrave; la Prusse en 1815. Karl Friedrich Schinkel visita le monument en 1816, et y envoya son brillant &amp;eacute;l&amp;egrave;ve Ernst Friedrich Zwirner comme architecte de la cath&amp;eacute;drale, mais les travaux ne reprirent pas avant 1840. En 1880, l'&amp;eacute;difice &amp;eacute;tait achev&amp;eacute;, apr&amp;egrave;s 632 ans et 2 mois.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale de Cologne est une basilique &amp;agrave; cinq nefs du haut gothique, avec un transept saillant et une fa&amp;ccedil;ade flanqu&amp;eacute;e de deux tours, qui pr&amp;eacute;sente aujourd'hui un aspect parfaitement homog&amp;egrave;ne. La partie ouest a &amp;eacute;t&amp;eacute; commenc&amp;eacute;e en 1330 selon un style diff&amp;eacute;rent, sans que cela soit perceptible dans la physionomie g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l'&amp;eacute;difice. Les travaux du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle se sont fid&amp;egrave;lement conform&amp;eacute;s au style et aux techniques de construction m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux. L'am&amp;eacute;nagement d'origine du ch&amp;oelig;ur est encore tr&amp;egrave;s bien conserv&amp;eacute;&amp;nbsp;: il comporte notamment un autel &amp;eacute;lev&amp;eacute;, plac&amp;eacute; sur un &amp;eacute;norme monolithe de marbre blanc, des stalles en ch&amp;ecirc;ne sculpt&amp;eacute; (1308-1311), des &amp;eacute;crans peints (1332-1340), 14 statues sur des piliers (1270-1290), et les vitraux en verre polychrome qui forment le plus important cycle de ce type de t&amp;eacute;moignage dans toute l'Europe du XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La cath&amp;eacute;drale contient &amp;eacute;galement une remarquable s&amp;eacute;rie de tombes de douze archev&amp;ecirc;ques, datable entre 976 et 1612.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Commenc&amp;eacute;e en 1248, la construction de ce chef-d'&amp;oelig;uvre de l'art gothique se fit par &amp;eacute;tapes et s'acheva en 1880. Au cours de ces sept si&amp;egrave;cles, ses b&amp;acirc;tisseurs successifs furent anim&amp;eacute;s de la m&amp;ecirc;me foi et d'un esprit de fid&amp;eacute;lit&amp;eacute; absolue aux plans d'origine. Outre son exceptionnelle valeur intrins&amp;egrave;que et les chefs-d'&amp;oelig;uvre qu'elle rec&amp;egrave;le, la cath&amp;eacute;drale de Cologne t&amp;eacute;moigne de la force et de la persistance de la foi chr&amp;eacute;tienne en Europe.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cathédrale de Cologne</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1628</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1987</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/272</http_url><id_number>272</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_272.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>53.8666700000</latitude><location>          &#xd;
          </location><longitude>10.6916700000</longitude><long_description>&lt;p&gt;L&amp;uuml;beck, mieux que toute autre ville, symbolise le pouvoir et le r&amp;ocirc;le historique de la Ligue hans&amp;eacute;atique. Fond&amp;eacute;e en 1143 par Heinrich der L&amp;ouml;we (Henry le Lion) sur une petite &amp;icirc;le de la c&amp;ocirc;te balte, la ville fut la premi&amp;egrave;re capitale et la reine de la Ligue hans&amp;eacute;atique entre&amp;nbsp;1230 et&amp;nbsp;1535. Elle &amp;eacute;tait donc l'une des principales villes de cette ligue de cit&amp;eacute;s qui monopolisaient le commerce en Baltique et dans la mer du Nord, de m&amp;ecirc;me que Venise et G&amp;ecirc;nes exer&amp;ccedil;aient leur contr&amp;ocirc;le sur la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le plan de L&amp;uuml;beck, avec sa forme en lame de couteau, est d&amp;eacute;termin&amp;eacute; par deux voies principales parall&amp;egrave;les qui courent de part et d'autre de la cr&amp;ecirc;te de l'&amp;icirc;le&amp;nbsp;; remontant &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re occupation du site, elles t&amp;eacute;moignent de l'expansion de cette ville commer&amp;ccedil;ante du nord de l'Europe. Les quartiers les plus riches, avec les maisons de commerce et les r&amp;eacute;sidences des marchands se trouvaient &amp;agrave; l'ouest, tandis que les petits commer&amp;ccedil;ants et les artisans &amp;eacute;taient &amp;agrave; l'est. L'organisation socio-&amp;eacute;conomique extr&amp;ecirc;mement stricte de la ville se refl&amp;egrave;te dans la disposition singuli&amp;egrave;re des &lt;em&gt;Buden &lt;/em&gt;(petits ateliers) qui se trouvent dans les arri&amp;egrave;re-cours des maisons riches, auxquelles on acc&amp;eacute;dait par un r&amp;eacute;seau &amp;eacute;troit de venelles (&lt;em&gt;G&amp;auml;nge&lt;/em&gt;)&amp;nbsp;; d'autres lots donnant sur la cour (&lt;em&gt;Stiftungsh&amp;ouml;fe&lt;/em&gt;) t&amp;eacute;moignent de la charit&amp;eacute; des marchands qui y logeaient les veuves d&amp;eacute;sargent&amp;eacute;es de leurs anciens coll&amp;egrave;gues.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Bien qu'elle ait conserv&amp;eacute; une structure urbaine d'un grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t historique, la ville fut s&amp;eacute;v&amp;egrave;rement endommag&amp;eacute;e au cours de la Seconde Guerre mondiale, qui aboutit &amp;agrave; la destruction de pr&amp;egrave;s de 20&amp;nbsp;% de ses &amp;eacute;difices - dont ses plus c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres complexes monumentaux, la cath&amp;eacute;drale, les &amp;eacute;glises Saint-Pierre et Sainte-Marie, et tout particuli&amp;egrave;rement le &lt;em&gt;Gr&amp;uuml;ndungsviertel&lt;/em&gt;, le quartier situ&amp;eacute; au sommet de la colline, qu'occupaient les maisons &amp;agrave; pignon des riches marchands. Une reconstruction s&amp;eacute;lective a permis de remonter les principales &amp;eacute;glises et monuments.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Mis &amp;agrave; part les parties de la ville enti&amp;egrave;rement reconstruites, le site class&amp;eacute; sur la Liste du patrimoine mondial de l'humanit&amp;eacute; comporte diff&amp;eacute;rentes zones importantes pour l'histoire de L&amp;uuml;beck&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;ul&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Zone 1. Le site du Burgkloster, un couvent dominicain construit &amp;agrave; la suite d'un v&amp;oelig;u prononc&amp;eacute; &amp;agrave; la bataille de Bornh&amp;ouml;ved (1227), contient les fondations du ch&amp;acirc;teau d'origine &amp;eacute;difi&amp;eacute; par le comte Adolf von Schauenburg sur l'isthme de Buku. Le site de Koberg conserve tout un quartier de la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle b&amp;acirc;ti autour d'une place publique bord&amp;eacute;e par deux importants monuments, la Jakobikirche et le Heilig-Geist-Hospital. Le quartier conserv&amp;eacute; entre la Glockengiesserstrasse et la Aegidienstrasse conserve son plan d'origine, et un grand nombre de remarquables &amp;eacute;difices m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Zone 2&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Entre les deux grandes &amp;eacute;glises qui d&amp;eacute;finissent ses limites - la Petrikirche au nord et la cath&amp;eacute;drale au sud -, cette zone inclut des files de superbes r&amp;eacute;sidences patriciennes des XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Cette enclave sur la rive gauche de la Trave, avec ses greniers &amp;agrave; sel et la Holstentor, renforce le caract&amp;egrave;re monumental d'une zone qui fut enti&amp;egrave;rement r&amp;eacute;nov&amp;eacute;e &amp;agrave; l'apog&amp;eacute;e de l'&amp;eacute;poque de la Hanse, lorsque L&amp;uuml;beck exer&amp;ccedil;ait son contr&amp;ocirc;le sur le commerce dans le nord de l'Europe.&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;li&gt;Zone 3. Plac&amp;eacute;s au c&amp;oelig;ur de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, la Marienkirche, le Rathaus et la Marktplatz conservent les stigmates tragiques des terribles bombardements de la Seconde Guerre mondiale&lt;/li&gt;&#xd;
&lt;/ul&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ancienne capitale de la Ligue hans&amp;eacute;atique et reine de la Hanse, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;e au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle et fut jusqu'au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle la m&amp;eacute;tropole du n&amp;eacute;goce pour toute l'Europe du Nord. Elle reste encore aujourd'hui un centre de commerce maritime, sp&amp;eacute;cialement avec les pays nordiques. Malgr&amp;eacute; les dommages qu'elle a subis durant la Seconde Guerre mondiale, la structure de la vieille ville est conserv&amp;eacute;e avec ses r&amp;eacute;sidences patriciennes des XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles, ses monuments publics (notamment la c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre porte fortifi&amp;eacute;e en brique de la Holstentor), ses &amp;eacute;glises et ses greniers &amp;agrave; sel.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ville hanséatique de Lübeck</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1706</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1995</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/720</http_url><id_number>720</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_720.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.9166700000</latitude><location>                                                &#xd;
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            </location><longitude>8.7538900000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Messel est le site le plus riche au monde pour la compr&amp;eacute;hension du milieu vivant de l'&amp;eacute;oc&amp;egrave;ne, p&amp;eacute;riode g&amp;eacute;ologique situ&amp;eacute;e entre &amp;ndash; 57 et &amp;ndash; 36 millions d'ann&amp;eacute;es. Il fournit notamment des informations uniques sur les premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tapes de l'&amp;eacute;volution des mammif&amp;egrave;res, dont il livre des fossiles exceptionnellement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;s, allant de squelettes totalement articul&amp;eacute;s jusqu'au contenu de l'estomac d'animaux de cette &amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;</short_description><site>Site fossilifère de Messel</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1733</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/169</http_url><id_number>169</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_169.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.7927800000</latitude><location>                                    &#xd;
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            </location><longitude>9.9388900000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Fruit du m&amp;eacute;c&amp;eacute;nat de deux princes-&amp;eacute;v&amp;ecirc;ques successifs, Lothar Franz et Friedrich Carl von Sch&amp;ouml;nborn, ce somptueux palais baroque, l'un des plus vastes et des plus beaux d'Allemagne, entour&amp;eacute; de magnifiques jardins, fut construit et d&amp;eacute;cor&amp;eacute; au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle par une &amp;eacute;quipe internationale d'architectes, de peintres (parmi lesquels Tiepolo), de sculpteurs et de stucateurs sous la direction de Balthasar Neumann.&lt;/p&gt;</short_description><site>Résidence de Wurtzbourg avec les jardins de la Cour et la place de la Résidence</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1735</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2011</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1368</http_url><id_number>1368</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1368.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>51.9836111111</latitude><location>                        &#xd;
            &#xd;
            </location><longitude>9.8111111111</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce complexe de 10 b&amp;acirc;timents, con&amp;ccedil;u au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 1910 par Walter Gropius, t&amp;eacute;moigne du d&amp;eacute;veloppement de l'architecture moderne et du design industriel. La succession des b&amp;acirc;timents est organis&amp;eacute;e pour accompagner le processus industriel, depuis les mat&amp;eacute;riaux bruts jusqu'&amp;agrave; la fabrication et le stockage des chaussures. Situ&amp;eacute; &amp;agrave; Alfeld an der Leine, en Basse-Saxe, l'ensemble est encore en activit&amp;eacute;. Avec ses verri&amp;egrave;res r&amp;eacute;volutionnaires et son esth&amp;eacute;tique fonctionnaliste, l'usine annonce le mouvement moderniste et l'&amp;eacute;cole du Bauhaus. Il s'agit d'un jalon important de l'histoire de l'architecture en Europe et en Am&amp;eacute;rique du Nord.&lt;/p&gt;</short_description><site>Usine Fagus à Alfeld</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1778</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2012</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1379</http_url><id_number>1379</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1379.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.9444444444</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>11.5786111111</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce chef-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre de l&amp;rsquo;architecture th&amp;eacute;&amp;acirc;trale baroque, construit entre&amp;nbsp;1745 et&amp;nbsp;1750, est le seul exemple enti&amp;egrave;rement conserv&amp;eacute; de l&amp;rsquo;architecture de l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra de cour. Cinq cents personnes peuvent y appr&amp;eacute;cier de fa&amp;ccedil;on authentique la culture et l&amp;rsquo;acoustique des op&amp;eacute;ras baroques, dans un d&amp;eacute;cor o&amp;ugrave; subsistent des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments en bois et des toiles peintes d&amp;rsquo;origine. Command&amp;eacute; par la margravine Wilhelmine, &amp;eacute;pouse de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric, margrave de Brandebourg-Bayreuth, l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u par Giuseppe Galli Bibiena, architecte r&amp;eacute;put&amp;eacute;. En tant qu&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra de cour &amp;eacute;rig&amp;eacute; dans un espace public (et non dans un palais), il annonce les grands op&amp;eacute;ras publics du XIXe si&amp;egrave;cle. La loge de la Cour, avec ses deux niveaux, marie le bois et les toiles peintes&amp;nbsp;; cette structure &amp;agrave; colombage tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e est un exemple de l&amp;rsquo;architecture &amp;eacute;ph&amp;eacute;m&amp;egrave;re qui joua un r&amp;ocirc;le exceptionnel dans les c&amp;eacute;r&amp;eacute;monies et les parades d&amp;rsquo;auto-repr&amp;eacute;sentation de la Cour.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</short_description><site>Opéra margravial de Bayreuth</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1799</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1983</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/271</http_url><id_number>271</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_271.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>47.6812777800</latitude><location></location><longitude>10.9001388900</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le sanctuaire de Wies est une &amp;eacute;glise de p&amp;egrave;lerinage miraculeusement pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e dans le magnifique &amp;eacute;crin d'une vall&amp;eacute;e des Alpes. C'est un chef-d'&amp;oelig;uvre accompli d'art rococo et de g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;atif, et le t&amp;eacute;moignage exceptionnel d'une civilisation disparue.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le hameau de Wies, pr&amp;egrave;s de Steingaden, en Bavi&amp;egrave;re, fut le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre d'un miracle survenu en 1738&amp;nbsp;: une simple image en bois du Christ plac&amp;eacute;e sur une colonne, qui n'&amp;eacute;tait plus depuis longtemps v&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e par les Pr&amp;eacute;montr&amp;eacute;s, versa des larmes devant diff&amp;eacute;rents fid&amp;egrave;les. La statue miraculeuse fut abrit&amp;eacute;e pendant quelque temps dans une chapelle en bois, construite dans la campagne. Toutefois, les p&amp;egrave;lerins venus d'Allemagne, d'Autriche, de Boh&amp;ecirc;me, et m&amp;ecirc;me d'Italie, devinrent si nombreux que le sup&amp;eacute;rieur des Pr&amp;eacute;montr&amp;eacute;s de Steingaden d&amp;eacute;cida de lui construire un splendide sanctuaire. Les travaux commenc&amp;egrave;rent en 1745 sous la direction du c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre architecte Dominikus Zimmermann, qui r&amp;eacute;alisa dans ce site pastoral, au pied des Alpes, l'une des plus pures cr&amp;eacute;ations du baroque rococo. Le ch&amp;oelig;ur fut consacr&amp;eacute; en 1749, et le reste de l'&amp;eacute;glise &amp;eacute;tait achev&amp;eacute; en 1754. Cette ann&amp;eacute;e-l&amp;agrave;, Dominikus Zimmermann quitta la ville de Landsberg o&amp;ugrave; il r&amp;eacute;sidait pour s'&amp;eacute;tablir &amp;agrave; Wies pr&amp;egrave;s de son chef-d'&amp;oelig;uvre, dans une nouvelle maison o&amp;ugrave; il mourut en 1766.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise, de plan ovale, est pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e &amp;agrave; l'ouest par un narthex semi-circulaire. &amp;Agrave; l'int&amp;eacute;rieur, la vo&amp;ucirc;te surbaiss&amp;eacute;e, avec sa corniche capricieuse, en haut relief, repose sur des doubles colonnes plac&amp;eacute;es contre les murs, d&amp;eacute;finissant ainsi un second volume int&amp;eacute;rieur o&amp;ugrave; la lumi&amp;egrave;re des fen&amp;ecirc;tres et des oculi est habilement diffus&amp;eacute;e, aussi bien directement qu'indirectement. Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; est, le ch&amp;oelig;ur allong&amp;eacute; et profond est entour&amp;eacute; par une galerie sup&amp;eacute;rieure et inf&amp;eacute;rieure.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le prodigieux d&amp;eacute;cor de stuc est d&amp;ucirc; &amp;agrave; Dominikus Zimmermann, assist&amp;eacute; par son fr&amp;egrave;re Johann Baptist, qui &amp;eacute;tait le peintre de l'&amp;eacute;lecteur de Bavi&amp;egrave;re, Max-Emmanuel, depuis 1720. Les couleurs vives des peintures soulignent le d&amp;eacute;cor sculpt&amp;eacute; et, au registre sup&amp;eacute;rieur, fresques et stucs se m&amp;ecirc;lent pour cr&amp;eacute;er un d&amp;eacute;cor l&amp;eacute;ger et joyeux, d'une richesse et d'un raffinement extr&amp;ecirc;mes. L'abondance de motifs et de figures, la fluidit&amp;eacute; des lignes, l'habilet&amp;eacute; du traitement des surfaces et les jeux de lumi&amp;egrave;re cr&amp;eacute;ent constamment de nouvelles surprises. Les plafonds, peints en trompe l'&amp;oelig;il, s'ouvrent comme un ciel chatoyant, travers&amp;eacute; par des anges en vol, qui contribuent &amp;eacute;galement &amp;agrave; la l&amp;eacute;g&amp;egrave;ret&amp;eacute; de l'ensemble.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;De surcro&amp;icirc;t, l'&amp;eacute;tat de conservation du monument est parfait&amp;nbsp;: les couleurs ont conserv&amp;eacute; toute leur fra&amp;icirc;cheur, et rien ne fait d&amp;eacute;faut &amp;agrave; l'ensemble rococo de Wies&amp;nbsp;: le splendide travail de ferronnerie asym&amp;eacute;trique du ch&amp;oelig;ur, les bancs en bois sculpt&amp;eacute; destin&amp;eacute;s aux fid&amp;egrave;les, le pupitre, et les saints model&amp;eacute;s avec ampleur et &amp;eacute;l&amp;eacute;gance qui animent l'architecture.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Miraculeusement conserv&amp;eacute;e dans l'&amp;eacute;crin d'une vall&amp;eacute;e des Alpes, l'&amp;eacute;glise de Wies (1745-1754), chef-d'&amp;oelig;uvre de l'architecte Dominikus Zimmermann, est probablement l'expression la plus parfaite du rococo bavarois, exub&amp;eacute;rant, all&amp;egrave;gre et color&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Église de pèlerinage de Wies</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1864</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1991</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/515</http_url><id_number>515</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_515.jpg</image_url><iso_code>de</iso_code><justification></justification><latitude>49.6536900000</latitude><location></location><longitude>8.5685800000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le complexe religieux form&amp;eacute; par l'ancienne abbaye de Lorsch, avec l'&amp;eacute;difice tout &amp;agrave; fait unique, et tr&amp;egrave;s bien conserv&amp;eacute;, qui y donnait acc&amp;egrave;s, vieux de 1&amp;nbsp;200 ans, est un t&amp;eacute;moignage architectural tr&amp;egrave;s rare de l'&amp;eacute;poque carolingienne, avec ses sculptures &amp;eacute;tonnamment bien conserv&amp;eacute;es, et ses peintures remontant &amp;agrave; cette p&amp;eacute;riode. Le site atteste l'&amp;eacute;veil de l'Occident &amp;agrave; l'esprit du haut Moyen &amp;Acirc;ge sous le premier roi et empereur, Charlemagne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans la petite ville de Lorsch, entre Worms et Darmstadt, se trouve la c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre &amp;laquo;&amp;nbsp;Torhalle&amp;nbsp;&amp;raquo;, l'un des rares &amp;eacute;difices de l'&amp;eacute;poque carolingienne &amp;agrave; avoir conserv&amp;eacute; son apparence d'origine. C'est un souvenir de la grandeur pass&amp;eacute;e de l'abbaye fond&amp;eacute;e vers 760-764. Son premier abb&amp;eacute; fut l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Metz, Chrodegang (mort en 766). Peu avant 764, il conduisit sur le site des moines venu de Gorze, et fit don en 765 des reliques de saint Nazaire, qu'il s'&amp;eacute;tait procur&amp;eacute;es &amp;agrave; Rome.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 767, Thurincbert, l'un des fr&amp;egrave;res du fondateur, donna un nouveau terrain et des dunes de sable situ&amp;eacute;es &amp;agrave; l'abri des eaux, &amp;agrave; 500&amp;nbsp;m environ du premier site. Le monast&amp;egrave;re fut plac&amp;eacute; sous la protection de l'empereur en 772. En 774, sous le r&amp;egrave;gne de Charlemagne, l'archev&amp;ecirc;que de Mayence consacra la nouvelle &amp;eacute;glise, d&amp;eacute;di&amp;eacute;e aux saints Pierre, Paul et Nazaire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Codex&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Laureshamensis&lt;/em&gt;, une chronique de l'abbaye, fait la liste des am&amp;eacute;liorations apport&amp;eacute;es par trois des principaux abb&amp;eacute;s du monast&amp;egrave;re, Helmerich, Richbod et Adelog, entre 778 et 837. Il connut probablement son heure de gloire en 876, lorsqu'il devint le lieu de s&amp;eacute;pulture des rois carolingiens de Germanie, &amp;agrave; la mort de Louis&amp;nbsp;II le Germain (876). Louis&amp;nbsp;III le Jeune (876-882), pour en faire un lieu digne d'accueillir les restes de son p&amp;egrave;re, y fit construire une crypte, une &lt;em&gt;ecclesia varia&lt;/em&gt;, o&amp;ugrave; il fut &amp;eacute;galement enterr&amp;eacute;, tout comme son fils Hugo et Cun&amp;eacute;gonde, la femme de Conrad&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er &lt;/sup&gt;(le duc de Franconie &amp;eacute;lu roi de Germanie apr&amp;egrave;s la mort du dernier des Carolingiens de Germanie, Louis&amp;nbsp;IV l'Enfant).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re demeura prosp&amp;egrave;re jusqu'au X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais il fut d&amp;eacute;truit par un incendie en 1090. Une premi&amp;egrave;re reconstruction fut entreprise au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Au cours du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, apr&amp;egrave;s que Lorsch eut &amp;eacute;t&amp;eacute; incorpor&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;lectorat de Mayence (1232), l'abbaye perdit la plupart de ses privil&amp;egrave;ges.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les B&amp;eacute;n&amp;eacute;dictins furent remplac&amp;eacute;s d'abord par des Cisterciens, puis par des Pr&amp;eacute;montr&amp;eacute;s. L'&amp;eacute;glise dut alors &amp;ecirc;tre restaur&amp;eacute;e et reconstruite apr&amp;egrave;s un nouvel incendie. Le glorieux &amp;eacute;tablissement carolingien se d&amp;eacute;t&amp;eacute;riora lentement du fait des vicissitudes de la politique et de la guerre&amp;nbsp;: Lorsch, rattach&amp;eacute; au Palatinat en 1461, revint &amp;agrave; l'&amp;eacute;lectorat de Mayence en 1623, et fut enfin incorpor&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;lectorat de Hesse en 1803. Au cours de la guerre de Trente Ans, en 1620-1621, les arm&amp;eacute;es espagnoles pill&amp;egrave;rent les b&amp;acirc;timents monastiques qui avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute;s depuis la R&amp;eacute;forme.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Seule la &amp;laquo;&amp;nbsp;Torhalle&amp;nbsp;&amp;raquo;, une partie de l'&amp;eacute;glise romane, de modestes vestiges du monast&amp;egrave;re m&amp;eacute;di&amp;eacute;val, ainsi que des constructions de style classique remontant &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; les &amp;eacute;lecteurs de Mayence administraient la ville, sont encore conserv&amp;eacute;s &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de ses murs.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L'ensemble form&amp;eacute; par l'abbaye et son entr&amp;eacute;e monumentale, la c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre &amp;laquo; Torhalle &amp;raquo;, est un rare t&amp;eacute;moignage architectural de l'&amp;eacute;poque carolingienne, avec des sculptures et des peintures de cette p&amp;eacute;riode remarquablement bien conserv&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</short_description><site>Abbaye et Altenmünster de Lorsch</site><states>Allemagne</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1865</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2004</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Selon la tradition, en reconnaissance du soutien apport&amp;eacute; par son peuple contre les Sarrasins, Charlemagne a fond&amp;eacute; l&amp;rsquo;Andorre en 805 et d&amp;eacute;sign&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;ecirc;que d&amp;rsquo;Urgell comme suzerain ; les comtes fran&amp;ccedil;ais de Foix contest&amp;egrave;rent cette seigneurie, et en 1278, on parvint &amp;agrave; un accord, stipulant la suzerainet&amp;eacute; conjointe et l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement de la principaut&amp;eacute; d&amp;rsquo;Andorre. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1419, l&amp;rsquo;Andorre fut gouvern&amp;eacute;e par un conseil, le &lt;em&gt;Consell de la Terra&lt;/em&gt; , avec des repr&amp;eacute;sentants de toutes les communes. En 1981, le &lt;em&gt;Consell Executiu&lt;/em&gt; , le gouvernement d&amp;rsquo;Andorre, a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tabli, et en 1993, l&amp;rsquo;Andorre a rejoint les Nations Unies. Le pr&amp;eacute;sident fran&amp;ccedil;ais et l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;ecirc;que d&amp;rsquo;Urgell demeurent co-princes de l&amp;rsquo;Andorre. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pendant sept cent quinze ans, de 1277 &amp;agrave; 1993, les Andorrans ont donc v&amp;eacute;cu dans une co-principaut&amp;eacute; unique, d&amp;rsquo;une grande stabilit&amp;eacute;. De par cette longue p&amp;eacute;riode de stabilit&amp;eacute; (les maisons fortifi&amp;eacute;es ont apparemment &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;molies au XIIIe si&amp;egrave;cle, dans le cadre des sentences arbitrales) et le relatif isolement de ce terrain montagneux, l&amp;rsquo;Andorre est rest&amp;eacute;e un &amp;Eacute;tat rural, dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une &amp;eacute;conomie largement fond&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;levage. Ces facteurs ont &amp;eacute;galement encourag&amp;eacute; la persistance de traditions culturelles fortes, associ&amp;eacute;es &amp;agrave; la vie montagnarde. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le changement est venu rapidement &amp;agrave; partir du milieu du XXe si&amp;egrave;cle, avec le d&amp;eacute;veloppement de boutiques d&amp;eacute;tax&amp;eacute;es dans la ville principale d&amp;rsquo;Andorra la Vella. Entre 1960 et 2000, la population est pass&amp;eacute;e de 8 000 &amp;agrave; 70 000, dont 33 % d&amp;rsquo;Andorrans aujourd&amp;rsquo;hui. Ces vingt derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, de grandes stations de ski sont apparues. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e du Madriu-Perafita-Claror repr&amp;eacute;sente les derniers vestiges subsistants du mode de vie rural andorran. Elle semble avoir surv&amp;eacute;cu plus par chance que gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une quelconque planification, du fait de l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;une route d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s. Le gouvernement est d&amp;eacute;sormais d&amp;eacute;sireux de conserver ce caract&amp;egrave;re particulier, en interdisant le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;une route tout en mettant des mesures en place pour permettre &amp;agrave; la vall&amp;eacute;e de s&amp;rsquo;int&amp;eacute;grer &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie agricole de l&amp;rsquo;Andorre, en encourageant un &amp;eacute;levage de haute qualit&amp;eacute; reposant sur des r&amp;eacute;gimes durables.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1160</http_url><id_number>1160</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1160.jpg</image_url><iso_code>ad</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (v)&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; La Vall&amp;eacute;e du Madriu-Perafita-Claror est un microcosme de la mani&amp;egrave;re dont ses habitants ont recueilli les rares ressources des hautes Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es au cours des derniers mill&amp;eacute;naires pour cr&amp;eacute;er un environnement vivant durable, en harmonie avec le paysage de montagne. La Vall&amp;eacute;e rappelle un ancien syst&amp;egrave;me communal de gestion des terres qui subsiste depuis plus de 700 ans.&lt;/p&gt;</justification><latitude>42.4947222200</latitude><location>          Partie des communes d’Encamp, d’Andorra la Vella, de Saint Julia de Loria et d’Escaldes-Engordany&#xd;
          </location><longitude>1.5955555560</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;!--    &amp;nbsp; --&gt;La vall&amp;eacute;e de Madriu-Perafita-Claror offre en microcosme un aper&amp;ccedil;u de la mani&amp;egrave;re dont l'homme a exploit&amp;eacute; les ressources des hauteurs des Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es tout au long des mill&amp;eacute;naires. Ses impressionnants paysages glaciaires form&amp;eacute;s de falaises escarp&amp;eacute;es et de glaciers, avec ses hauts p&amp;acirc;turages ouverts et ses vall&amp;eacute;es encaiss&amp;eacute;es bois&amp;eacute;es, occupent 4&amp;nbsp;247 hectares, soit 9&amp;nbsp;% de la superficie totale d'Andorre. La vall&amp;eacute;e refl&amp;egrave;te les changements advenus dans le climat, la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique et les syst&amp;egrave;mes sociaux, ainsi que la persistance des pratiques pastorales et d'une culture montagnarde profond&amp;eacute;ment enracin&amp;eacute;e. Le site est occup&amp;eacute; par des maisons, notamment des r&amp;eacute;sidences d'&amp;eacute;t&amp;eacute;, par des champs am&amp;eacute;nag&amp;eacute;s en terrasses, par des sentiers pierreux, et pr&amp;eacute;sente des t&amp;eacute;moignages du travail du fer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La vall&amp;eacute;e a maintenu intact son type d'organisation et de gestion de l'espace depuis le Moyen &amp;Acirc;ge. Elle n'a connu depuis aucune alt&amp;eacute;ration substantielle de son mod&amp;egrave;le g&amp;eacute;opolitique et territorial. C'est la raison pour laquelle elle est aujourd'hui un t&amp;eacute;moignage vivant de l'histoire d'Andorre et de la coexistence entre les montagnards et leur extraordinaire environnement naturel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le patrimoine naturel le plus impressionnant est offert par la g&amp;eacute;omorphologie glaciaire (vall&amp;eacute;e en U, cirques de glace, syst&amp;egrave;me de lacs de Gargantillar-Els Estanys, Estany de la Nou, glaciers rocheux, vall&amp;eacute;e suspendue d'Estany Blau, etc.), par les plateaux postalpins de Calm de Claror, par le syst&amp;egrave;me des avalanches, par la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation associ&amp;eacute;e &amp;agrave; l'eau (landes humides et tourbi&amp;egrave;res, zones bois&amp;eacute;es en bordure de fleuves, etc.), ainsi que par diff&amp;eacute;rentes esp&amp;egrave;ces de vert&amp;eacute;br&amp;eacute;s menac&amp;eacute;s de disparition (vautour barbu, capercaillie, ptarmigan, chouette de Tengmal, dotterel, desman des Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es, etc.). Les lichens du cirque d'Estanyons ont permis de dater pour la premi&amp;egrave;re fois le petit &amp;acirc;ge glaciaire dans les Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es orientales, en montrant ainsi l'importance de cette p&amp;eacute;riode froide pour l'histoire de l'Europe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme la plupart du territoire de l'Europe, la vall&amp;eacute;e n'est par une terre vierge. L'homme l'a utilis&amp;eacute;e, travers&amp;eacute;e et exploit&amp;eacute;e durant des si&amp;egrave;cles, en modelant un paysage o&amp;ugrave; son empreinte est toujours pr&amp;eacute;sente. L'utilisation principale de cette zone, au cours de l'histoire, a consist&amp;eacute; en agriculture (labourage, &amp;eacute;levage et exploitation foresti&amp;egrave;re), travail du fer et exploitation de l'&amp;eacute;nergie hydraulique. De nombreuses interventions humaines, aujourd'hui encore bien sensibles, ont donc contribu&amp;eacute; &amp;agrave; former le paysage culturel de la vall&amp;eacute;e. La v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;e par toutes ces activit&amp;eacute;s, comme en t&amp;eacute;moignent indirectement les clairi&amp;egrave;res situ&amp;eacute;es en for&amp;ecirc;t, les terrassements cr&amp;eacute;&amp;eacute;s sur des pentes abruptes, ou les bois de bouleaux rempla&amp;ccedil;ant les vieux pins.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de patrimoine culturel li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'agriculture traditionnelle sont les mieux repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s&amp;nbsp;: granges (R&amp;agrave;mio, Entremesaig&amp;uuml;es), terrassements, huttes de bergers, enclos &amp;agrave; moutons, murs en pierres s&amp;egrave;ches, lieux de traite, etc., ainsi qu'un r&amp;eacute;seau de canaux d'irrigation dans les zones de labourage. Les restes de la forge d'Andorre (situ&amp;eacute;e &amp;agrave; 1&amp;nbsp;900&amp;nbsp;m d'altitude), les mines de La Maiana et de Claror, et les nombreux sites de production du charbon situ&amp;eacute;s dans les bois t&amp;eacute;moignent du travail du fer. L'exploitation des ressources hydro&amp;eacute;lectriques a d&amp;eacute;but&amp;eacute; dans les ann&amp;eacute;es trente du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et cr&amp;eacute;&amp;eacute; ses propres infrastructures avec deux barrages (L'Illa et R&amp;agrave;mio) et un conduit souterrain reliant R&amp;agrave;mio au lac d'Engolasters. Le sentier pav&amp;eacute; de pierres de Madriu relie entre eux ces diff&amp;eacute;rents sites, en offrant un t&amp;eacute;moignage symbolique tout &amp;agrave; fait unique de la pr&amp;eacute;sence de l'homme dans cette vall&amp;eacute;e. Il constitue l'un des traits les plus caract&amp;eacute;ristiques et les plus remarquables de son paysage culturel.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le paysage culturel de la vall&amp;eacute;e du Madriu-Perafita-Claror est un microcosme qui t&amp;eacute;moigne du g&amp;eacute;nie d&amp;eacute;ploy&amp;eacute; par les populations des Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es au cours du mill&amp;eacute;naire pour exploiter les ressources locales. Ses paysages spectaculaires de montagnes d&amp;eacute;chiquet&amp;eacute;es et de glaciers, avec ses alpages et ses profondes vall&amp;eacute;es bois&amp;eacute;es, couvrent une zone de 4 247 ha, soit 9% de la superficie totale de l&amp;rsquo;Andorre. La vall&amp;eacute;e refl&amp;egrave;te les mutations du climat, des conditions &amp;eacute;conomiques et des syst&amp;egrave;mes sociaux, ainsi que la permanence du pastoralisme et d&amp;rsquo;une forte culture montagnarde, illustr&amp;eacute;e notamment par la permanence d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me de gestion communale des terrains datant du XIIIe si&amp;egrave;cle. Le site, dernier endroit du pays &amp;agrave; ne pas disposer de route, comprend des habitations notamment des cabanes d&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; pour les bergers, des champs en terrasse, des sentiers empierr&amp;eacute;s et des vestiges de fonderie.&lt;/p&gt;</short_description><site>La Vallée du Madriu-Perafita-Claror</site><states>Andorre</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1487</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2008</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La plupart des monuments et des inscriptions du site arch&amp;eacute;ologique d'Al-Hijr datent du Ier si&amp;egrave;cle av. J.-C. et du Ier si&amp;egrave;cle apr. J.-C. Toutefois, les &amp;eacute;pigraphes en &amp;eacute;criture Lihyanite ainsi que certains vestiges arch&amp;eacute;ologiques d&amp;eacute;couverts r&amp;eacute;cemment tendent &amp;agrave; prouver une implantation humaine d&amp;egrave;s les IIIe et IIe si&amp;egrave;cles av. J.-C.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un tiers des tombes, parmi les plus importantes, est clairement dat&amp;eacute; entre 0 et 75 apr. J.-C.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; son apog&amp;eacute;e et pendant pr&amp;egrave;s de deux si&amp;egrave;cles, le royaume nabat&amp;eacute;en s'&amp;eacute;tend sur le sud de la Syrie, au N&amp;eacute;guev et au Hedjaz. &amp;Agrave; l'ouest, il se confronte aux ambitions du monde romain et il reste essentiellement une puissance continentale. Il contr&amp;ocirc;le de vastes espaces d&amp;eacute;sertiques et semi d&amp;eacute;sertiques et tire ses richesses du d&amp;eacute;veloppement de l'agriculture d'oasis et du commerce caravanier.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les Nabat&amp;eacute;ens sont bien connus pour leur r&amp;ocirc;le dans le commerce de l'encens, des &amp;eacute;pices et des plantes aromatiques durant l'Antiquit&amp;eacute; tardive et la p&amp;eacute;riode pr&amp;eacute;islamique. Ils contr&amp;ocirc;lent alors les routes terrestres reliant l'Oc&amp;eacute;an indien &amp;agrave; la Mer Rouge et &amp;agrave; la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e. Celles-ci sont importantes car la navigation reste difficile, en Mer Rouge notamment.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Hegra est une &amp;eacute;tape majeure de la principale route des caravanes reliant le nord et le sud. Une route secondaire la reliait au port d'Egra Kome, selon une source en langue grecque. Deux sites nabat&amp;eacute;ens r&amp;eacute;cemment retrouv&amp;eacute;s sur le rivage de la Mer Rouge pourraient correspondre &amp;agrave; cette mention.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion du Hedjaz a &amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e &amp;agrave; la province romaine d'Arabie en 106 apr. J.-C. Une &amp;eacute;pigraphe romaine monumentale de 175-177 apr. J.-C. a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;cemment d&amp;eacute;couverte &amp;agrave; Al-Hijr. La r&amp;eacute;gion s'inscrit alors dans l'histoire romaine puis byzantine jusqu'au VIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 356, la cit&amp;eacute; d'Hegra est encore mentionn&amp;eacute;e, dirig&amp;eacute;e par un maire d'origine locale, mais elle semble alors de bien modeste importance.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le voyageur arabe Al-Maqdasi indique, au Xe si&amp;egrave;cle, que Al-Hijr est une petite oasis active gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; ses puits et &amp;agrave; ses nombreux paysans. Toutefois, il n'y a pas d'autre t&amp;eacute;moignage d'une occupation durable du site entre le IVe si&amp;egrave;cle et le XIXe si&amp;egrave;cle. Il est permis de penser qu'il n'a &amp;eacute;t&amp;eacute; occup&amp;eacute; que de mani&amp;egrave;re sporadique et peu fr&amp;eacute;quente durant cette longue p&amp;eacute;riode, ce qui est confort&amp;eacute; par l'absence de d&amp;eacute;gradation des tombes jusqu'&amp;agrave; une p&amp;eacute;riode r&amp;eacute;cente. Des usages saisonniers par des bergers, des commer&amp;ccedil;ants ou des p&amp;egrave;lerins ont probablement eu lieu, mais sans conduire &amp;agrave; la transformation des tombes en abris comme &amp;agrave; P&amp;eacute;tra.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XIVe si&amp;egrave;cle, le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre voyageur Ibn Battuta d&amp;eacute;crit avec admiration les tombes nabat&amp;eacute;ennes d'Al-Hijr, taill&amp;eacute;es dans la pierre rouge. Il ne mentionne pas d'activit&amp;eacute; humaine contemporaine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Charles Doughty rapporte, en 1876-1877, dans son ouvrage, Travels in Arabia Deserta, que des paysans venus de Tayma ont remis en exploitation les puits et les anciennes terres agricoles de l'oasis. Des traces de plantation et de r&amp;eacute;utilisation des puits sont &amp;eacute;galement pr&amp;eacute;sentes pour le XXe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1293</http_url><id_number>1293</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1293.jpg</image_url><iso_code>sa</iso_code><justification></justification><latitude>26.7836111111</latitude><location></location><longitude>37.9550000000</longitude><long_description></long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le Site arch&amp;eacute;ologique de Al-Hijr (Madain Salih), est le premier site de ce pays inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Anciennement appel&amp;eacute; Hegra, il s&amp;rsquo;agit du plus important site conserv&amp;eacute; de la civilisation des Nabat&amp;eacute;ens au sud de P&amp;eacute;tra (Jordanie), il comporte notamment des tombes monumentales aux fa&amp;ccedil;ades d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es, datant principalement du 1er si&amp;egrave;cle avant J.C. au 1er si&amp;egrave;cle apr&amp;egrave;s J.C. Le site compte aussi une cinquantaine d&amp;rsquo;inscriptions de la p&amp;eacute;riode pr&amp;eacute;-nabat&amp;eacute;enne et des dessins rupestres. Al-Hijr est un t&amp;eacute;moignage unique de la civilisation nabat&amp;eacute;enne. Avec ses 111 tombes monumentales, dont 94 avec des fa&amp;ccedil;ades d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es, et ses puits, le site est un exemple exceptionnel de la qualit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;architecture des Nabat&amp;eacute;ens et de leur ma&amp;icirc;trise des techniques hydrauliques.&lt;/p&gt;</short_description><site>Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)</site><states>Arabie saoudite</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1524</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)(v)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2010</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re pr&amp;eacute;sence de l'homme dans la vall&amp;eacute;e de l'Hanifah remonte &amp;agrave; 80 000 ans environ, attest&amp;eacute;e par des vestiges acheul&amp;eacute;ens et moust&amp;eacute;riens. Les conditions du d&amp;eacute;veloppement, moins favorables que dans le Croissant fertile, ont d'abord attir&amp;eacute; des chasseurs puis des nomades. Des artefacts en pierres et des sculptures sur rochers ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts dans le Najd ouest.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au nord de Riyad, les vestiges d'un centre de peuplement aux murs de pierres s&amp;egrave;ches remontent au Ve mill&amp;eacute;naire av. J.-C. L'agriculture s'y d&amp;eacute;veloppa aux IIIe et IIe mill&amp;eacute;naires av. J.-C. La domestication du dromadaire date de la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Durant l'Antiquit&amp;eacute;, l'Arabie joue le r&amp;ocirc;le d'une route commerciale caravani&amp;egrave;re active entre l'oc&amp;eacute;an Indien, le Croissant fertile et la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e. Elle est notamment travers&amp;eacute;e par la route de l'encens. Les peuplements s&amp;eacute;dentaires se d&amp;eacute;veloppent au cours du Ier mill&amp;eacute;naire av. J.-C. L'oued Hanifah para&amp;icirc;t cultiv&amp;eacute;, mais les t&amp;eacute;moignages arch&amp;eacute;ologiques directs sont encore peu nombreux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La fin de l'Empire romain et la pouss&amp;eacute;e du christianisme entra&amp;icirc;nent le d&amp;eacute;clin des centres de commerce et de la s&amp;eacute;dentarisation en Arabie centrale. Les zones de puits et les anciennes oasis deviennent des refuges pour les nomades et leurs troupeaux. L'Arabie centrale est alors domin&amp;eacute;e par les tribus y&amp;eacute;m&amp;eacute;nites des Himyarites ; puis, au Ve si&amp;egrave;cle, la tribu chr&amp;eacute;tienne des Banu Hanifah reprend la colonisation agricole du centre de la p&amp;eacute;ninsule, dans la r&amp;eacute;gion de Tasm. Battus en 634 par l'arm&amp;eacute;e du calife Ibn al-Walid, ils se soumettent &amp;agrave; l'islam.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Aux VIIe et VIIIe si&amp;egrave;cles, les Banu Hanifah apparaissent toutefois comme une tribu rebelle &amp;agrave; l'&amp;Eacute;tat califal des Omeyades. Ils ne se soumettent au pouvoir central des Abbassides qu'au milieu du IXe si&amp;egrave;cle. Du IXe au XIVe si&amp;egrave;cle, un lent d&amp;eacute;veloppement agricole des oasis de la r&amp;eacute;gion centrale de l'Arabie se produit. Au XIVe si&amp;egrave;cle, le voyageur arabe Ibn Battuta t&amp;eacute;moigne de la pr&amp;eacute;sence des Banu Hanifah dans la vall&amp;eacute;e qui porte leur nom. Toutefois, &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, les populations stagnent ou d&amp;eacute;croissent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les conditions climatiques plus favorables du XVe si&amp;egrave;cle donnent un nouvel essor aux oasis et aux bourgades, par l'arriv&amp;eacute;e de nouveaux habitants venus des r&amp;eacute;gions c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res. Ad-Dir'iyah semble cr&amp;eacute;&amp;eacute; &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque et son d&amp;eacute;veloppement connait un premier apog&amp;eacute;e au XVIe si&amp;egrave;cle. Elle est un centre commercial et son pouvoir s'&amp;eacute;tend &amp;agrave; l'&amp;eacute;chelle de la r&amp;eacute;gion. Toutefois, au XVIIe si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du suivant, la ville pr&amp;eacute;&amp;eacute;minente du Najd est &amp;lsquo;Uyanynah.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au d&amp;eacute;but du XVIe si&amp;egrave;cle, le ch&amp;eacute;rif de La Mecque reconna&amp;icirc;t le califat ottoman, qui cherche &amp;agrave; prendre le contr&amp;ocirc;le de la p&amp;eacute;ninsule Arabique. Le contexte est &amp;agrave; une vive confrontation avec l'Occident, alors que les Portugais s'implantent dans l'oc&amp;eacute;an Indien. Le ch&amp;eacute;rif attaque une premi&amp;egrave;re fois les oasis et les nomades du Najd, en 1578.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le pouvoir des familles Banu Hanifah est lentement remis en cause par l'&amp;eacute;volution s&amp;eacute;culaire du peuplement des oasis de l'Arabie int&amp;eacute;rieure. Au d&amp;eacute;but du cet antagonisme, par des quartiers ou des villages s&amp;eacute;par&amp;eacute;s. &amp;Agrave; ad-Dir'iyah, les Al Watban l'emportent dans un premier temps, mais en 1720, Saoud ben Mohammed, de la communaut&amp;eacute; des Al Muqrin, impose son pouvoir et il expulse ses rivaux de la ville. C'est l'acte fondateur de la maison des Saoud.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&amp;egrave;cle, les imams successifs (chefs de la Maison des Saoud) fortifient l'oasis, le long des hauteurs de chaque c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l'oued Hanifah. C'est une p&amp;eacute;riode de d&amp;eacute;veloppement urbain et de la constitution de la citadelle d'at-Turaif.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Originaire du Najd, o&amp;ugrave; une forme de paganisme impr&amp;eacute;gnait la vie sociale, le cheik Mohammad ben Abdul Wahhab se fait le promoteur d'une r&amp;eacute;forme de la sunna, la tradition orthodoxe musulmane. L'unicit&amp;eacute; de Dieu, son impossible comparaison et l'h&amp;eacute;r&amp;eacute;sie de toute m&amp;eacute;diation sont r&amp;eacute;affirm&amp;eacute;es. Ce mouvement religieux est pleinement reconnu par le second imam, Mohammed ben Saoud, qui en fait, en 1745, la base morale et juridique de son &amp;Eacute;tat. Ad-Dir'iyah devient alors le centre de propagation de la R&amp;eacute;forme. La ville est un centre d'&amp;eacute;ducation important par la pr&amp;eacute;sence de nombreuses &amp;eacute;coles coraniques qui attirent des &amp;eacute;tudiants de toute la p&amp;eacute;ninsule.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La dynastie des Saoud entreprend parall&amp;egrave;lement une conqu&amp;ecirc;te des autres villes et oasis du Najd, qu'elle contr&amp;ocirc;le enti&amp;egrave;rement en 1785. Dans les ann&amp;eacute;es 1790, elle domine l'est de la p&amp;eacute;ninsule Arabique et son influence s'&amp;eacute;tend &amp;agrave; l'ouest jusqu'aux pieds des monts du Hedjaz.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans la seconde moiti&amp;eacute; du XVIIIe si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XIXe, ad-Dir'iyah est le quartier g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral d'une puissante administration islamique. Elle dispose de juges, d'imams r&amp;eacute;put&amp;eacute;s. Les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gations et les groupes d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts se pressent devant ses salles d'audiences. Elle dispose d'une trentaine d'&amp;eacute;coles coraniques. C'est aussi le centre politique et militaire du pouvoir des Saoud. &amp;Agrave; son apog&amp;eacute;e, l'arm&amp;eacute;e pouvait r&amp;eacute;unir jusqu'&amp;agrave; 100 000 hommes. L'ensemble urbain associ&amp;eacute; &amp;agrave; l'oasis se d&amp;eacute;veloppe, tout particuli&amp;egrave;rement les palais de Salwa dans la citadelle d'at-Turaif, coeur du pouvoir. Toutefois, aux dires de voyageurs occidentaux, la population d'ad- Dir'iyah ne d&amp;eacute;passait pas 13 000 &amp;acirc;mes au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le succ&amp;egrave;s de la r&amp;eacute;forme de la sunna et la puissance militaire en expansion des Saoud ne pouvaient manquer d'inqui&amp;eacute;ter le califat ottoman. Les tensions et les affrontements se multiplient, durant une trentaine d'ann&amp;eacute;es. Les Saoud sont tout d'abord vainqueurs, imposant notamment leur influence sur le Hedjaz central et sur La Mecque (1803) contr&amp;ocirc;lant ainsi le p&amp;egrave;lerinage. C'est l'apog&amp;eacute;e de la premi&amp;egrave;re dynastie des Saoud.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La contre-attaque des Ottomans s'organise depuis l'&amp;Eacute;gypte. Ils reconqui&amp;egrave;rent le Hedjaz (1813), puis ils entrent en campagne dans le coeur de la p&amp;eacute;ninsule Arabique. &amp;Agrave; la t&amp;ecirc;te d'une puissante arm&amp;eacute;e cosmopolite, Ibrahim Pacha envahit le Najd (1816-1818). La campagne se termine par le si&amp;egrave;ge et la conqu&amp;ecirc;te d'ad- Dir'iyah. La ville est alors saccag&amp;eacute;e &amp;agrave; deux reprises, en 1818-19 et en 1821. Une r&amp;eacute;pression s'abat sur les Saoud et sur les partisans du wahhabisme.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'imam Turki r&amp;eacute;tablit le pouvoir des Saoud en 1824, obtenant le d&amp;eacute;part des Ottomans. Il fonde une seconde dynastie, choisissant Ryad comme nouvelle capitale. Le quartier du pouvoir, at-Turaif, en grande partie ruin&amp;eacute; par la guerre, est abandonn&amp;eacute;. Les rares visiteurs occidentaux du milieu du XIXe si&amp;egrave;cle t&amp;eacute;moignent d'une cit&amp;eacute; en ruine. La population locale est retourn&amp;eacute;e vivre dans l'oasis, dont l'exploitation agricole se poursuit.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;At-Turaif est rest&amp;eacute;e abandonn&amp;eacute;e jusqu'au milieu du XXe si&amp;egrave;cle, quand 200 familles r&amp;eacute;investissent le quartier oriental, &amp;agrave; proximit&amp;eacute; de l'oasis, construisant des maisons d'adobe sur les vestiges de la ville ancienne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1982, le D&amp;eacute;partement des antiquit&amp;eacute;s a rachet&amp;eacute; l'ensemble du site et a expropri&amp;eacute; ses habitants. Par ailleurs, la cit&amp;eacute; de Ryad s'est fortement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e, jusqu'aux portes de l'oasis d'ad-Dir'iyah. La r&amp;eacute;gion a &amp;eacute;galement vu le d&amp;eacute;veloppement d'infrastructures routi&amp;egrave;res. Ad-Dir'iyah comprend aujourd'hui trois bourgs principaux. Le d&amp;eacute;veloppement urbain se fait presque enti&amp;egrave;rement en dehors de la zone tampon. XVIIe si&amp;egrave;cle, il n'y a plus que trois oasis sous leur r&amp;egrave;gle, dont celle d'ad-Dir'iyah. Deux groupes tribaux rivaux &amp;eacute;mergent alors et pr&amp;eacute;tendent au pouvoir : les Al Muqrin et les Al Watban. L'organisation des oasis refl&amp;egrave;te alors&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1329</http_url><id_number>1329</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1329.jpg</image_url><iso_code>sa</iso_code><justification></justification><latitude>24.7341333333</latitude><location>                                                                                    &#xd;
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            </location><longitude>46.5724666667</longitude><long_description></long_description><region>États arabes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce site fut la premi&amp;egrave;re capitale de la dynastie saoudienne, dans le centre de la p&amp;eacute;ninsule arabique, au nord-ouest de Ryad. Fond&amp;eacute;e au 15e si&amp;egrave;cle, elle t&amp;eacute;moigne du style architectural Nadji, propre au c&amp;oelig;ur de la p&amp;eacute;ninsule arabique. Au 15e et au d&amp;eacute;but du 19e si&amp;egrave;cle, son r&amp;ocirc;le politique et religieux s'est accru et la citadelle d'at-Turaif est devenue le centre du pouvoir temporel des Saoud et de la diffusion de la r&amp;eacute;forme wahhabite au sein de la religion musulmane. Le bien comprend des vestiges de nombreux palais et d'un ensemble urbain &amp;eacute;rig&amp;eacute; en bordure de l'oasis ad-Dir'iyah.&lt;/p&gt;</short_description><site>District d’at-Turaif à ad-Dir’iyah</site><states>Arabie saoudite</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1659</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/145</http_url><id_number>145</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_145.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification></justification><latitude>-50.0000000000</latitude><location></location><longitude>-73.2494400000</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le parc national de Los Glaciares est un domaine d&amp;rsquo;une beaut&amp;eacute; naturelle exceptionnelle avec ses imposants sommets d&amp;eacute;coup&amp;eacute;s et ses nombreux lacs glaciaires, dont le lac Argentino, long de 160 km. &amp;Agrave; son extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;, trois glaciers se rejoignent et d&amp;eacute;versent leurs effluents dans les eaux glaciales d&amp;rsquo;un gris laiteux, sous forme d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes icebergs qui tombent dans le lac avec un bruit de tonnerre.&lt;/p&gt;</short_description><site>Park national de Los Glaciares</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>160</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1984</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/303</http_url><id_number>303</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_303.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification></justification><latitude>-25.5180555600</latitude><location>Province: Misiones - Region: Nord-Est</location><longitude>-54.1333333300</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Haute de 80 m et longue de 2 700 m sur un front basaltique enjambant la fronti&amp;egrave;re entre l&amp;rsquo;Argentine et le Br&amp;eacute;sil, la cataracte en semi-cercle au c&amp;oelig;ur de ce site est l&amp;rsquo;une des plus spectaculaires du monde. Divis&amp;eacute;e en cascades multiples produisant d&amp;rsquo;immenses embruns, elle est entour&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une for&amp;ecirc;t subtropicale humide renfermant plus de 2 000 esp&amp;egrave;ces de plantes vasculaires et abritant une faune typique de la r&amp;eacute;gion : tapirs, fourmiliers g&amp;eacute;ants, singes hurleurs, ocelots, jaguars et ca&amp;iuml;mans.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc national de l'Iguazu</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>340</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;avanc&amp;eacute;e des incursions humaines en Am&amp;eacute;rique du Sud fait actuellement l&amp;rsquo;objet de d&amp;eacute;bats passionn&amp;eacute;s au sein de la communaut&amp;eacute; scientifique. Certaines datations au carbone 14 effectu&amp;eacute;es au Br&amp;eacute;sil, dans le Nordeste, remettent en effet en question l&amp;rsquo;opinion g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement r&amp;eacute;pandue jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, selon laquelle ces incursions auraient commenc&amp;eacute; aux alentours de 12000 ans. Toutefois, cela n&amp;rsquo;affecte pas la datation de l&amp;rsquo;occupation de l&amp;rsquo;abri-sous-roche R&amp;iacute;o Pinturas, qui, d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les fouilles et l&amp;rsquo;analyse au carbone 14, remonte &amp;agrave; 9300 ans, environ. Le premier groupe humain (dont les peintures constituent le groupe stylistique A) chassait sur de longues distances et principalement le guanaco. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On peut identifier aux environs de 7000 ans un second niveau culturel, baptis&amp;eacute; groupe stylistique B. Les sc&amp;egrave;nes de chasse disparaissent, l&amp;rsquo;art rupestre est domin&amp;eacute; par des repr&amp;eacute;sentations en n&amp;eacute;gatif de mains, parfois m&amp;ecirc;me d&amp;rsquo;empreintes d&amp;rsquo;autruche am&amp;eacute;ricaine (le nandou, &amp;ntilde;and&amp;uacute;). Cette culture a dur&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;en 3300 ans, environ, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle l&amp;rsquo;art devient plus sch&amp;eacute;matique, int&amp;eacute;grant des figures zoomorphiques et anthropomorphiques tr&amp;egrave;s stylis&amp;eacute;es. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est aux alentours de 1300 ans que fut entam&amp;eacute;e la derni&amp;egrave;re phase culturelle de R&amp;iacute;o Pinturas. Les peintures de cette p&amp;eacute;riode (groupe stylistique C), r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es avec des pigments rouges vifs, se concentraient sur des figures g&amp;eacute;om&amp;eacute;triques abstraites et des repr&amp;eacute;sentations tr&amp;egrave;s sch&amp;eacute;matiques d&amp;rsquo;animaux et d&amp;rsquo;humains. On pense qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit l&amp;agrave; de l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre des anciens chasseurs-cueilleurs Tehuelche, qui habitaient cette vaste r&amp;eacute;gion qu&amp;rsquo;est la Patagonie avant l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e des premiers marchands et colons espagnols. La cr&amp;eacute;ation de grands &amp;eacute;levages de b&amp;eacute;tail (&lt;em&gt;estancias&lt;/em&gt; ) a mis fin &amp;agrave; leur mode de vie. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Area Arqueol&amp;oacute;gica y Natural R&amp;iacute;o Pinturas - Santa Cruz est situ&amp;eacute;e dans la pampa de la r&amp;eacute;gion du fleuve Pinturas. Ses plateaux peu &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, culminant &amp;agrave; 800-1000 m, sont entrecoup&amp;eacute;s de profonds canyons bord&amp;eacute;s de falaises abruptes, dont le principal est celui du Pinturas lui-m&amp;ecirc;me. Ces falaises comptent nombre d&amp;rsquo;abris-sous-roche naturels. Le sol est rocheux et pauvre, mais la r&amp;eacute;gion abrite une faune naturelle vari&amp;eacute;e, au sein de laquelle le guanaco (&lt;em&gt;Lama guanicoe&lt;/em&gt; ) tient une place pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rante. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le climat des canyons, abrit&amp;eacute;s des vents qui balaient la &lt;em&gt;pampa&lt;/em&gt; , est temp&amp;eacute;r&amp;eacute;. Ainsi, gr&amp;acirc;ce aux temp&amp;eacute;ratures hivernales relativement douces et &amp;agrave; l&amp;rsquo;humidit&amp;eacute; &amp;eacute;lev&amp;eacute;e par rapport &amp;agrave; la &lt;em&gt;pampa&lt;/em&gt; , le b&amp;eacute;tail des &lt;em&gt;estancias&lt;/em&gt; peut y pa&amp;icirc;tre de fa&amp;ccedil;on saisonni&amp;egrave;re. Des &amp;eacute;tudes pal&amp;eacute;oclimatologiques bas&amp;eacute;es sur les s&amp;eacute;diments de la Cueva de los Manos sugg&amp;egrave;rent que les conditions actuelles &amp;eacute;taient d&amp;eacute;j&amp;agrave; pr&amp;eacute;sentes d&amp;egrave;s 11000 ans. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e de la Cueva de los Manos est masqu&amp;eacute;e par un mur de roche couvert de nombreuses mains n&amp;eacute;gatives. Dans l&amp;rsquo;abri lui-m&amp;ecirc;me, on compte cinq concentrations d&amp;rsquo;art rupestre, les figures et les motifs les plus r&amp;eacute;cents se superposant fr&amp;eacute;quemment aux plus anciens. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces peintures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;aide de pigments min&amp;eacute;raux naturels, moulus et m&amp;eacute;lang&amp;eacute;s &amp;agrave; un quelconque liant, dont la nature est inconnue. Des traces de pigments ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes lors de fouilles arch&amp;eacute;ologiques conduites &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e de la grotte, &amp;eacute;tablissant ainsi un lien contextuel entre les peintures et les mat&amp;eacute;riaux culturels stratifi&amp;eacute;s. L&amp;rsquo;analyse par diffraction des rayons X montre que les min&amp;eacute;raux les plus commun&amp;eacute;ment utilis&amp;eacute;s &amp;eacute;taient les oxydes de fer (h&amp;eacute;matite et magh&amp;eacute;mite) pour le rouge et le violet, le kaolin pour le blanc, le natrojarosite pour le jaune, et l&amp;rsquo;oxyde de mangan&amp;egrave;se pour le noir ; du gypse &amp;eacute;tait parfois ajout&amp;eacute; au m&amp;eacute;lange.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/936</http_url><id_number>936</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_936.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re(iii):&lt;/em&gt; La Cueva de las Manos renferme un ensemble exceptionnel d&amp;rsquo;art rupestre pr&amp;eacute;historique qui t&amp;eacute;moigne de la culture des premi&amp;egrave;res soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s humaines en Am&amp;eacute;rique du Sud.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-47.1500000000</latitude><location>Patagonie, province de Santa Cruz</location><longitude>-70.6666666700</longitude><long_description>&lt;p&gt;La Cueva de las Manos (grotte des Mains) contient un ensemble exceptionnel d'&amp;oelig;uvres d'art rupestre, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es voici 13&amp;nbsp;000 &amp;agrave; 9&amp;nbsp;500 ans, qui t&amp;eacute;moignent de la culture des plus anciennes soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s du sud de l'Am&amp;eacute;rique. Elle tire son nom des contours au pochoir de mains humaines figurant dans la grotte, mais on y voit aussi de nombreuses repr&amp;eacute;sentations d'animaux, tels que les guanacos, qui encore pr&amp;eacute;sents aujourd'hui dans cette r&amp;eacute;gion, ainsi que des sc&amp;egrave;nes de chasse. Les auteurs de ces peintures &amp;eacute;taient peut-&amp;ecirc;tre les anc&amp;ecirc;tres des communaut&amp;eacute;s de chasseurs-cueilleurs de Patagonie qui s'y trouvaient &amp;agrave; l'arriv&amp;eacute;e des colons europ&amp;eacute;ens au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. L'&amp;eacute;volution artistique de cet ensemble, qui comporte trois principaux groupes stylistiques, a d&amp;eacute;but&amp;eacute; il y a 10&amp;nbsp;000 ans, et s'est poursuivie longtemps&amp;nbsp;: l'enqu&amp;ecirc;te arch&amp;eacute;ologique a montr&amp;eacute; que le site a &amp;eacute;t&amp;eacute; habit&amp;eacute; en dernier lieu vers 700 apr.&amp;nbsp;J.-C. par ceux qui &amp;eacute;taient peut-&amp;ecirc;tre les anc&amp;ecirc;tres des premiers peuples Tehuelche de Patagonie. La Cueva est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e par la communaut&amp;eacute; scientifique internationale comme l'un des plus importants habitats des premiers groupes de chasseurs-cueilleurs d'Am&amp;eacute;rique du Sud.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les peintures dans les abris sous roche et les grottes se trouvent dans le paysage magnifique d'un profond canyon dont le fond est occup&amp;eacute; par une rivi&amp;egrave;re. Les sc&amp;egrave;nes de chasse repr&amp;eacute;sentent des animaux et des hommes confront&amp;eacute;s d'une mani&amp;egrave;re dynamique et naturaliste. Diff&amp;eacute;rentes strat&amp;eacute;gies de chasse y sont illustr&amp;eacute;es&amp;nbsp;: les animaux sont encercl&amp;eacute;s, pris au pi&amp;egrave;ge dans des embuscades, ou encore attaqu&amp;eacute;s par des chasseurs qui utilisent leurs armes de jet, des pierres rondes connues sous le nom de &lt;em&gt;bolas&lt;/em&gt; . Certaines sc&amp;egrave;nes repr&amp;eacute;sentent des chasseurs isol&amp;eacute;s, d'autres des groupes de dix hommes, voire plus.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'entr&amp;eacute;e de la Cueva est masqu&amp;eacute;e par un pan de roche couvert de nombreuses images de mains dessin&amp;eacute;es au pochoir. Dans l'abri sous roche lui-m&amp;ecirc;me, on distingue cinq concentrations distinctes d'art pari&amp;eacute;tal, avec des figures et des motifs plus r&amp;eacute;cents fr&amp;eacute;quemment superpos&amp;eacute;s &amp;agrave; ceux de p&amp;eacute;riodes plus anciennes. Les peintures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es &amp;agrave; base de pigments min&amp;eacute;raux naturels - oxydes de fer (rouge et violet), kaolin (blanc), natrojarosite (jaune), oxyde de mangan&amp;egrave;se (noir) - m&amp;eacute;lang&amp;eacute;s avec une sorte de liant.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les voyageurs qui ont visit&amp;eacute; la Cueva de los Manos &amp;agrave; partir du milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle ont racont&amp;eacute; les impressions qu'ils ont &amp;eacute;prouv&amp;eacute;es devant ces peintures. Leurs premi&amp;egrave;res mentions dans la litt&amp;eacute;rature scientique remontent au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais ce n'est que dans les ann&amp;eacute;es soixante de ce si&amp;egrave;cle qu'elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; l'objet d'une &amp;eacute;tude s&amp;eacute;rieuse. L'ouvrage de Carlos J.&amp;nbsp;Gradin et de ses collaborateurs a permis d'&amp;eacute;tablir l'importance de la Cueva de los Manos comme site d'art rupestre pr&amp;eacute;historique d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t scientifique international. Les conditions favorables de l'abri sous roche (degr&amp;eacute; d'humidit&amp;eacute; tr&amp;egrave;s faible, absence d'infiltrations d'eau, stabilit&amp;eacute; de la roche) ont permis d'assurer un &amp;eacute;tat de conservation excellent de toutes les peintures, &amp;agrave; l'exception des plus expos&amp;eacute;es d'entre elles.&lt;/p&gt;</long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La Cueva de las Manos, R&amp;iacute;o Pinturas, renferme un ensemble exceptionnel d&amp;rsquo;art rupestre ex&amp;eacute;cut&amp;eacute; il y a de cela 13 000 &amp;agrave; 9 500 ans. Elle doit son nom (grotte aux mains) aux impressions de mains &amp;ndash; comme au pochoir &amp;ndash; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es sur ses parois, mais comprend aussi de nombreuses repr&amp;eacute;sentations d&amp;rsquo;animaux, notamment de guanacos (&lt;em&gt;Lama guanic&amp;oelig;&lt;/em&gt; ) qui sont toujours pr&amp;eacute;sents dans cette r&amp;eacute;gion, ainsi que des sc&amp;egrave;nes de chasse. Les auteurs de ces peintures pourraient avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; les anc&amp;ecirc;tres des communaut&amp;eacute;s historiques de chasseurs-cueilleurs de Patagonie rencontr&amp;eacute;es par les colons europ&amp;eacute;ens au XIXe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cueva de las Manos, Río Pinturas</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1091</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/937</http_url><id_number>937</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_937.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (x) :&lt;/em&gt; La presqu&amp;rsquo;&amp;icirc;le de Vald&amp;eacute;s contient des habitats naturels tr&amp;egrave;s importants et significatifs pour la conservation in situ de plusieurs esp&amp;egrave;ces menac&amp;eacute;es d&amp;rsquo;importance universelle exceptionnelle et notamment pour sa concentration mondialement importante de baleines franches, une esp&amp;egrave;ce menac&amp;eacute;e d&amp;rsquo;extinction qui se reproduit dans la r&amp;eacute;gion. Elle est &amp;eacute;galement importante pour les populations reproductrices d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;phants et de lions de mer. La r&amp;eacute;gion pr&amp;eacute;sente un exemple exceptionnel de techniques de chasse de l'orque adapt&amp;eacute;es aux conditions c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res locales.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-42.5000000000</latitude><location></location><longitude>-64.0000000000</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute;e en Patagonie, la presqu&amp;rsquo;&amp;icirc;le de Vald&amp;eacute;s est un site d&amp;rsquo;importance mondiale pour la pr&amp;eacute;servation des mammif&amp;egrave;res marins. Elle h&amp;eacute;berge d&amp;rsquo;importantes populations reproductrices de baleines franches menac&amp;eacute;es, ainsi que d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;phants et de lions de mer du Sud. Les orques de cette r&amp;eacute;gion ont d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; une strat&amp;eacute;gie de chasse unique en son genre, afin de s&amp;rsquo;adapter aux conditions c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res locales.&lt;/p&gt;</short_description><site>Presqu'île de Valdés</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1092</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/966</http_url><id_number>966</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_966.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (viii):&lt;/em&gt; Le site contient une s&amp;eacute;quence compl&amp;egrave;te de s&amp;eacute;diments continentaux fossilif&amp;egrave;res repr&amp;eacute;sentant l&amp;rsquo;histoire g&amp;eacute;ologique de la p&amp;eacute;riode du Trias dans son entit&amp;eacute; (45 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es). Aucun autre endroit sur Terre n&amp;rsquo;a de gisements fossilif&amp;egrave;res comparables &amp;agrave; ceux d&amp;rsquo;Ischigualasto-Talampaya qui t&amp;eacute;moignent de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la vie vert&amp;eacute;br&amp;eacute;e et de la nature des pal&amp;eacute;o-environnements du Trias.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-30.0000000000</latitude><location></location><longitude>-68.0000000000</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ces deux parcs contigus s'&amp;eacute;tendent sur plus de 275 300 ha dans la r&amp;eacute;gion d&amp;eacute;sertique jouxtant &amp;agrave; l'ouest les Sierras Pampeanas du centre de l'Argentine. Ils renferment l'ensemble continental le plus complet au monde de fossiles de la p&amp;eacute;riode du Trias (de -245 &amp;agrave; -208 millions d'ann&amp;eacute;es). On y trouve six formations g&amp;eacute;ologiques contenant des fossiles d'un large spectre d'anc&amp;ecirc;tres de mammif&amp;egrave;res, de dinosaures et de plantes, qui t&amp;eacute;moignent de l'&amp;eacute;volution des vert&amp;eacute;br&amp;eacute;s et de la nature des pal&amp;eacute;o-environnements de la p&amp;eacute;riode du Trias.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parcs naturels d’Ischigualasto / Talampaya</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1130</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La Compagnie de J&amp;eacute;sus est fond&amp;eacute;e en 1540 par saint Ignace de Loyola, dans le cadre de la Contre-R&amp;eacute;forme. Les missions &amp;eacute;tablies par cette organisation hi&amp;eacute;rarchique dans les pays non chr&amp;eacute;tiens sont principalement destin&amp;eacute;es &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le de guide spirituel au moyen de retraites et d&amp;rsquo;un enseignement. L&amp;rsquo;organisation est r&amp;eacute;gie par ses propres lois. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les j&amp;eacute;suites n&amp;rsquo;arriv&amp;egrave;rent que tardivement dans les colonies espagnoles des Am&amp;eacute;riques, pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s par d&amp;rsquo;autres ordres tels les franciscains et les dominicains. Mais &amp;agrave; la fin du XVIe si&amp;egrave;cle, la partie sud du continent n&amp;rsquo;a toujours pas d&amp;eacute;voil&amp;eacute; tous ses secrets ; l&amp;rsquo;exploration se poursuit et les j&amp;eacute;suites ont donc des opportunit&amp;eacute;s. En 1607, l&amp;rsquo;ordre envoie le moine espagnol Diego de Torres pour organiser la nouvelle province du Paraguay. Des missions itin&amp;eacute;rantes parcourent d&amp;eacute;j&amp;agrave; la r&amp;eacute;gion depuis 1588. Elles sont envoy&amp;eacute;es depuis C&amp;oacute;rdoba, centre de la nouvelle province, pour fonder des coll&amp;egrave;ges et pr&amp;ecirc;cher le message j&amp;eacute;suite. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de C&amp;oacute;rdoba est &amp;eacute;tablie par Jer&amp;oacute;nimo Luis de Cabrera en 1573 ; elle pr&amp;eacute;sente le plan traditionnel en &amp;eacute;chiquier caract&amp;eacute;ristique des villes coloniales espagnoles. Les j&amp;eacute;suites se voient allouer, comme les autres ordres, l&amp;rsquo;une des soixante-dix parcelles de la ville d&amp;rsquo;origine, mais ils n&amp;rsquo;en prennent possession qu&amp;rsquo;en 1599. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction du Col&amp;eacute;gio M&amp;aacute;ximo (qui devait devenir &amp;agrave; la d&amp;eacute;cennie suivante l&amp;rsquo;Universit&amp;eacute; royale et pontificale), en 1610, figure parmi les premi&amp;egrave;res initiatives prises par les j&amp;eacute;suites. L&amp;rsquo;enseignement y est conforme au programme d&amp;rsquo;enseignement &lt;em&gt;Ratio atque Instituto Studiorum Societatis Jesu&lt;/em&gt; (m&amp;eacute;thode et syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;&amp;eacute;tude de la Compagnie de J&amp;eacute;sus), cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 1599 et appliqu&amp;eacute; aux quatre coins du monde par l&amp;rsquo;ordre. D&amp;rsquo;autres &amp;eacute;difices monastiques s&amp;rsquo;ensuivent, dont l&amp;rsquo;universit&amp;eacute;, l&amp;rsquo;&amp;eacute;glise et la r&amp;eacute;sidence des p&amp;egrave;res. Ils subissent plusieurs transformations et reconstructions, &amp;agrave; la fois avant et apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;expulsion de l&amp;rsquo;ordre, en 1767. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les estancias qui associent &amp;agrave; leurs fonctions spirituelles, l&amp;rsquo;agriculture, la production textile et l&amp;rsquo;&amp;eacute;levage de mules, connaissent un &amp;eacute;norme succ&amp;egrave;s &amp;eacute;conomique. La Compagnie est entr&amp;eacute;e en possession des estancias de diverses mani&amp;egrave;res, parfois en les achetant, parfois dans le cadre d&amp;rsquo;un legs. Alta Gracia est un ranch &amp;agrave; b&amp;eacute;tail qui appartient &amp;agrave; Alonso Nieto de Herrera. Devenu membre de la Compagnie, il lui l&amp;egrave;gue son exploitation &amp;agrave; sa mort. La Candelaria, pour sa part, est construite sur des terres offertes par Francisco de Vera y Mujica en 1678. Caroya est achet&amp;eacute;e en 1616, Jes&amp;uacute;s Mar&amp;iacute;a en 1618, et Santa Catalina en 1616. Toutes seront revendues &amp;agrave; des particuliers lorsque le conseil des biens temporels met les biens de la Compagnie aux ench&amp;egrave;res apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;expulsion de l&amp;rsquo;ordre.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/995</http_url><id_number>995</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_995.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; Les &amp;eacute;difices et les ensembles j&amp;eacute;suites de C&amp;oacute;rdoba, et des estancias, sont des exemples exceptionnels de la fusion des valeurs et cultures europ&amp;eacute;ennes et indig&amp;egrave;nes en Am&amp;eacute;rique du sud &amp;agrave; une &amp;eacute;poque d&amp;eacute;terminante.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv): &lt;/em&gt;L&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience religieuse, sociale et &amp;eacute;conomique men&amp;eacute;e en Am&amp;eacute;rique du sud pendant plus de 150 ans par la Compagnie de J&amp;eacute;sus donna naissance &amp;agrave; une forme unique d&amp;rsquo;expression mat&amp;eacute;rielle qui se traduit dans les &amp;eacute;difices et ensembles j&amp;eacute;suites de C&amp;oacute;rdoba et dans les estancias.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-31.4205600000</latitude><location>Province de Córdoba</location><longitude>-64.1911100000</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les b&amp;acirc;timents et les ensembles j&amp;eacute;suites de&lt;/em&gt; C&amp;oacute;rdoba, ainsi que les &lt;em&gt;estancias&lt;/em&gt; , sont des exemples exceptionnels de fusion entre valeurs et cultures europ&amp;eacute;ennes et indig&amp;egrave;nes au cours d'une p&amp;eacute;riode d&amp;eacute;terminante pour le sud de l'Am&amp;eacute;rique. Les J&amp;eacute;suites arriv&amp;egrave;rent tardivement dans les colonies espagnoles d'Am&amp;eacute;rique, o&amp;ugrave; les avaient pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;s d'autres ordres, comme les Franciscains et les Dominicains. Cependant, &amp;agrave; la fin du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, la partie sud du continent devait encore &amp;ecirc;tre explor&amp;eacute;e, ce qui constitua pour eux une opportunit&amp;eacute;. Le moine espagnol Diego de Torres fut envoy&amp;eacute; par l'Ordre pour organiser la nouvelle province du Paraguay en 1607 (des missions itin&amp;eacute;rantes &amp;eacute;taient &amp;agrave; l'&amp;oelig;uvre dans cette r&amp;eacute;gion d&amp;egrave;s 1588). Des missions furent envoy&amp;eacute;es depuis C&amp;oacute;rdoba, le centre de la nouvelle province, pour &amp;eacute;tablir des coll&amp;egrave;ges et pr&amp;ecirc;cher le message j&amp;eacute;suite. C&amp;oacute;rdoba m&amp;ecirc;me, fond&amp;eacute;e par Jer&amp;oacute;nimo Luis de Cabrera en 1573, a &amp;eacute;t&amp;eacute; planifi&amp;eacute;e selon un mod&amp;egrave;le standard pour les colonies espagnoles. Comme les autres ordres, les J&amp;eacute;suites re&amp;ccedil;urent l'un des 70 &amp;icirc;lots d'habitation de la premi&amp;egrave;re ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ensemble j&amp;eacute;suite de C&amp;oacute;rdoba renferme les &amp;eacute;difices fondamentaux du syst&amp;egrave;me j&amp;eacute;suite&amp;nbsp;: l'universit&amp;eacute;, l'&amp;eacute;glise, la r&amp;eacute;sidence de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de J&amp;eacute;sus et le coll&amp;egrave;ge. l'&lt;em&gt;Universit&amp;eacute; nationale de C&amp;oacute;rdoba &lt;/em&gt;(pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment &lt;em&gt;Colegio M&amp;aacute;ximo&lt;/em&gt; de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de J&amp;eacute;sus) se dispose en rond autour d'un espace central ouvert (c'&amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine un jardin botanique)&amp;nbsp;; elle est construite en pierre et en brique, avec de vastes portiques autour de la cour. L'&lt;em&gt;&amp;eacute;glise de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de J&amp;eacute;sus&lt;/em&gt; est un &amp;eacute;difice massif, couvert par une coupole, avec deux tours trapues &amp;agrave; son extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; ouest&amp;nbsp;; construit essentiellement en pierre, avec des briques aux &amp;eacute;tages sup&amp;eacute;rieurs, c'est un b&amp;acirc;timent &amp;agrave; une seule nef dont l'int&amp;eacute;rieur est richement d&amp;eacute;cor&amp;eacute;&amp;nbsp;: le retable du ma&amp;icirc;tre-autel et le pupitre sont de remarquables exemples d'art baroque. Comme ceux de l'universit&amp;eacute;, les b&amp;acirc;timents du &lt;em&gt;Colegio Nacional de Nuestra Se&amp;ntilde;ora de Montserrat &lt;/em&gt;se disposent en cercle autour de deux espaces ouverts&amp;nbsp;; il est construit dans le m&amp;ecirc;me style que les autres &amp;eacute;difices de l'ensemble.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les cinq &lt;em&gt;estancias&lt;/em&gt; t&amp;eacute;moignent de l'exp&amp;eacute;rience religieuse, sociale et &amp;eacute;conomique unique au monde men&amp;eacute;e dans cette r&amp;eacute;gion durant plus de 150 ans, aux XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. L'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Alta Gracia &lt;/em&gt;comporte une &amp;eacute;glise, la r&amp;eacute;sidence du pr&amp;ecirc;tre, des quartiers pour les esclaves et les ouvriers (aujourd'hui d&amp;eacute;truits), des enclos pour le b&amp;eacute;tail, des jardins potagers (dont l'emplacement est perdu), des filatures, un r&amp;eacute;servoir et diff&amp;eacute;rentes fabriques. L'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; est au c&amp;oelig;ur de la ville, et comporte deux vastes patios. Les deux b&amp;acirc;timents de la r&amp;eacute;sidence et l'&amp;eacute;glise forment trois des c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s d'un patio carr&amp;eacute;, dont le quatri&amp;egrave;me est ferm&amp;eacute; par un mur &amp;eacute;lev&amp;eacute; dans lequel s'ouvre l'entr&amp;eacute;e principale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Santa Catalina &lt;/em&gt;est un &amp;eacute;tablissement rural situ&amp;eacute; dans le magnifique paysage des sierras de C&amp;oacute;rdoba&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; ; elle comporte une &amp;eacute;glise, la r&amp;eacute;sidence du pr&amp;ecirc;tre, les quartiers des ouvriers, la maison des novices (aujourd'hui en ruine), une fabrique et un r&amp;eacute;servoir. C'est la plus grande de toutes les &lt;em&gt;estancias&lt;/em&gt; . Son plan forme trois patios, dont celui du centre est le principal. L'&amp;eacute;glise, en croix latine, pr&amp;eacute;sente une imposante fa&amp;ccedil;ade baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les b&amp;acirc;timents qui forment l'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Jes&amp;uacute;s Mar&amp;iacute;a &lt;/em&gt;sont identiques &amp;agrave; ceux de Santa Catalina. Des clo&amp;icirc;tres entourent deux des c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s du patio central, les autres &amp;eacute;tant form&amp;eacute;s par un entrep&amp;ocirc;t et par un mur &amp;eacute;lev&amp;eacute;. L'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; agricole de &lt;em&gt;Candelaria&lt;/em&gt; se situe plus loin de C&amp;oacute;rdoba. &amp;Agrave; la diff&amp;eacute;rence des autres, elle se trouve dans une partie recul&amp;eacute;e de la r&amp;eacute;gion&amp;nbsp;; plus petite, elle se compose d'une chapelle, de la r&amp;eacute;sidence du pr&amp;ecirc;tre, des quartiers des ouvriers (aujourd'hui d&amp;eacute;truits) et de d'enclos &amp;agrave; b&amp;eacute;tail. Au contraire, l'&lt;em&gt;estancia&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Caroya &lt;/em&gt;forme un imposant ensemble, dans un paysage plus luxuriant&amp;nbsp;; sa fabrique et son r&amp;eacute;servoir sont aujourd'hui d&amp;eacute;truits, mais son patio, entour&amp;eacute; par des clo&amp;icirc;tres et par les quartiers des internes du Colegio Nacional de Nuestra Se&amp;ntilde;ora de Montserrat, pr&amp;eacute;sente des proportions et des dimensions remarquables.&lt;/p&gt;</long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L'ensemble de C&amp;oacute;rdoba, noyau de l'ancienne province j&amp;eacute;suite du Paraguay, comprend les principaux b&amp;acirc;timents du syst&amp;egrave;me j&amp;eacute;suite : l'universit&amp;eacute;, l'&amp;eacute;glise, la r&amp;eacute;sidence de la Compagnie de J&amp;eacute;sus et le coll&amp;egrave;ge. Avec les cinq &amp;laquo; estancias &amp;raquo;, ils abritent des &amp;eacute;difices religieux et s&amp;eacute;culiers illustrant l'exp&amp;eacute;rience religieuse, sociale et &amp;eacute;conomique sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent men&amp;eacute;e &amp;agrave; travers le monde pendant plus de 150 ans, aux XVIIe et XVIIIe si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ensemble et les estancias jésuites de Córdoba</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1159</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(v)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;histoire de la vall&amp;eacute;e commence avec les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s de chasseurs-cueilleurs install&amp;eacute;s dans des grottes et abris sous-roche vers 10 000 avant notre &amp;egrave;re, qui prirent probablement part &amp;agrave; des migrations saisonni&amp;egrave;res. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration du climat entre le VIe et le IIIe mill&amp;eacute;naire avant notre &amp;egrave;re, qui annon&amp;ccedil;ait une p&amp;eacute;riode de s&amp;eacute;cheresse, semble avoir d&amp;eacute;courag&amp;eacute; l&amp;rsquo;implantation de nouveaux peuplements, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;un accroissement des pr&amp;eacute;cipitations apr&amp;egrave;s 2 500 avant J.-C. incite d&amp;rsquo;autres groupes humains &amp;agrave; recoloniser certaines des grottes d&amp;rsquo;origine. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces nouveaux colons associaient la chasse &amp;agrave; l&amp;rsquo;agriculture, ce qui limitait leur mobilit&amp;eacute;. Apr&amp;egrave;s environ 100 apr&amp;egrave;s J.-C., des villages firent leur apparition, favorisant une circulation entre les peuplements et entre les diff&amp;eacute;rentes r&amp;eacute;gions &amp;eacute;cologiques. Des caravanes de lamas commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; acheminer des biens tels que l&amp;rsquo;obsidienne, la turquoise, les c&amp;eacute;ramiques et le &lt;em&gt;cebil&lt;/em&gt; , une drogue hallucinog&amp;egrave;ne provenant des for&amp;ecirc;ts de l&amp;rsquo;est. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s 700 environ, l&amp;rsquo;augmentation de la population, li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des techniques agricoles, conduisit au d&amp;eacute;veloppement de larges peuplements &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du fleuve. Les exc&amp;eacute;dents agricoles &amp;eacute;taient &amp;eacute;chang&amp;eacute;s avec les r&amp;eacute;gions voisines, et peut-&amp;ecirc;tre beaucoup plus loin. Ces peuplements refl&amp;eacute;taient certainement l&amp;rsquo;essor de la puissance de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat de Tiwanaku, autour du lac Titicaca ; le commerce entre les deux zones est d&amp;rsquo;ailleurs attest&amp;eacute;. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s 1000, et peut-&amp;ecirc;tre sous l&amp;rsquo;effet de l&amp;rsquo;effondrement de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat de Tiwanaku, commen&amp;ccedil;a une nouvelle p&amp;eacute;riode de mutations sociales, qui annon&amp;ccedil;ait l&amp;rsquo;&amp;eacute;panouissement final de la culture locale Quebrada. Les peuplements &amp;agrave; faible altitude furent abandonn&amp;eacute;s, et des villes furent b&amp;acirc;ties sur des affleurements rocheux plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s. Ces &lt;em&gt;pucaras&lt;/em&gt; (forteresses) &amp;eacute;taient caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;es par des groupes d&amp;rsquo;habitations denses abritant une population en plein d&amp;eacute;veloppement. Les &lt;em&gt;pucaras&lt;/em&gt; &amp;eacute;taient peut-&amp;ecirc;tre les si&amp;egrave;ges des chefs des diff&amp;eacute;rents groupes ethniques de la vall&amp;eacute;e. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;accroissement de la population et le d&amp;eacute;veloppement consid&amp;eacute;rable du commerce entra&amp;icirc;n&amp;egrave;rent la culture de vastes superficies dans la vall&amp;eacute;e et sur les pentes les moins &amp;eacute;lev&amp;eacute;es des montagnes. La circulation des caravanes s&amp;rsquo;intensifia en termes de volume et d&amp;rsquo;&amp;eacute;tendue ; la vall&amp;eacute;e fut reli&amp;eacute;e aux for&amp;ecirc;ts, &amp;agrave; la vall&amp;eacute;e de Jujuy, au sud de la Bolivie et aux r&amp;eacute;gions voisines du Chili. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Entre 1430 et 1480, l&amp;rsquo;expansion de l&amp;rsquo;Empire inca mit un frein &amp;agrave; ce d&amp;eacute;veloppement local. Il est presque certain que les conqu&amp;eacute;rants incas arriv&amp;egrave;rent pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment par les routes commerciales qu&amp;rsquo;ils cherchaient &amp;agrave; contr&amp;ocirc;ler. Les Incas souhaitaient exploiter des min&amp;eacute;raux et installer de vastes exploitations agricoles pour exporter des produits vers leurs deux capitales. Ils &amp;eacute;tablirent de nouveaux peuplements pour faciliter ce commerce et am&amp;eacute;lior&amp;egrave;rent les structures de transport par la construction d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;seau &amp;eacute;labor&amp;eacute; de routes de conception nouvelle, reliant la Quebrada au formidable syst&amp;egrave;me de transport qui traversait l&amp;rsquo;empire inca, de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;quateur au Chili et &amp;agrave; l&amp;rsquo;Argentine, sur une distance de quelque 8 000 kilom&amp;egrave;tres. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIe si&amp;egrave;cle, la vall&amp;eacute;e tomba progressivement aux mains de nouveaux envahisseurs, les Espagnols. Comme les Incas, les Espagnols souhaitaient contr&amp;ocirc;ler les voies commerciales strat&amp;eacute;giques et convoitaient les ressources de la vall&amp;eacute;e. Le commerce s&amp;rsquo;accrut sur le r&amp;eacute;seau routier existant, fond&amp;eacute; sur des exportations d&amp;rsquo;argent, de b&amp;eacute;tail et de coton et des importations de marchandises europ&amp;eacute;ennes. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Des mutations d&amp;eacute;mographiques consid&amp;eacute;rables eurent lieu : les autochtones succomb&amp;egrave;rent &amp;agrave; des maladies inconnues jusqu&amp;rsquo;alors, et des immigrants en provenance d&amp;rsquo;Espagne commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; s&amp;rsquo;installer dans de nouveaux peuplements de la vall&amp;eacute;e. Le commerce poursuivit son d&amp;eacute;veloppement ; au XVIIIe si&amp;egrave;cle, une ligne de malles-postes fut &amp;eacute;tablie sur la route principale le long de la vall&amp;eacute;e et au-del&amp;agrave;, dans le cadre de la liaison entre Buenos Aires et la r&amp;eacute;gion du Haut P&amp;eacute;rou. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pendant 14 ans, &amp;agrave; partir de 1810, la Quebrada joua un r&amp;ocirc;le crucial dans le transfert des troupes et de l&amp;rsquo;armement depuis et vers le Haut P&amp;eacute;rou, lors de la lutte pour l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance, obtenue en 1816, puis pendant les &amp;laquo; guerres civiles &amp;raquo; et les accrochages frontaliers entre les nouveaux &amp;Eacute;tats. Puis, lors des p&amp;eacute;riodes de paix au XIXe si&amp;egrave;cle, le commerce reprit son essor, en particulier apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;ouverture des mines de salp&amp;ecirc;tre du d&amp;eacute;sert andin. L&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e de la voie ferr&amp;eacute;e dans la vall&amp;eacute;e en 1900 modifia ensuite notablement les caract&amp;eacute;ristiques de ce commerce. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Enfin, au XXe si&amp;egrave;cle, la route principale de la vall&amp;eacute;e devint une composante de la route nord-sud panam&amp;eacute;ricaine ; la vall&amp;eacute;e continue donc &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le essentiel dans les liaisons entre l&amp;rsquo;Atlantique et le Pacifique.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1116</http_url><id_number>1116</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1116.jpg</image_url><iso_code>ar</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; La vall&amp;eacute;e Quebrada de Humahuaca a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;e sur plus de 10 000 ans en tant que passage essentiel pour le transport des populations et la transmission des id&amp;eacute;es depuis les hautes terres des Andes jusqu&amp;rsquo;aux plaines.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;res (iv) et (v): &lt;/em&gt;La vall&amp;eacute;e Quebrada de Humahuaca refl&amp;egrave;te la fa&amp;ccedil;on dont sa position strat&amp;eacute;gique a favoris&amp;eacute; les peuplements, l&amp;rsquo;agriculture et le commerce. Ses peuplements pr&amp;eacute;-hispaniques et pr&amp;eacute;-incas, en tant que groupe avec leurs syst&amp;egrave;mes de champs associ&amp;eacute;s, renforcent de fa&amp;ccedil;on spectaculaire le caract&amp;egrave;re du paysage que l&amp;rsquo;on peut qualifier de remarquable.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-23.1998611100</latitude><location>Province de Jujuy</location><longitude>-65.3488611100</longitude><long_description>&lt;p&gt;La Quebrada de Humahuaca suit un axe culturel majeur, le Camino Inca, le long de la spectaculaire vall&amp;eacute;e du R&amp;iacute;o Grande, depuis sa source dans les hauts plateaux d&amp;eacute;sertiques et froids des Hautes Andes jusqu'&amp;agrave; son confluent avec le R&amp;iacute;o Leone, quelque 150&amp;nbsp;km plus au sud. La vall&amp;eacute;e a manifestement &amp;eacute;t&amp;eacute; emprunt&amp;eacute;e comme voie commerciale majeure depuis 10&amp;nbsp;000 ans. On note tout au long d'importants restes d'&amp;eacute;tablissements humains remontant &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes &amp;eacute;poques, dont les habitants ont cr&amp;eacute;&amp;eacute; et utilis&amp;eacute; ces voies rectilignes&amp;nbsp;: les chasseurs-cueilleurs pr&amp;eacute;historiques et les premi&amp;egrave;res communaut&amp;eacute;s de fermiers s&amp;eacute;dentaires (de 9000 av.&amp;nbsp;J.-C. &amp;agrave; 400 apr.&amp;nbsp;J.-C.), de grandes soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s agraires bien structur&amp;eacute;es (400-900 apr.&amp;nbsp;J.-C.), de florissants villages et villes pr&amp;eacute;hispaniques (entre 900 et 1430-1480), l'Empire inca (entre 1430-1480 et 1535), des villes, des villages et des &amp;eacute;glises espagnols (entre1535-1593 et 1810), ainsi que les traces des luttes r&amp;eacute;publicaines pour l'ind&amp;eacute;pendance (de 1810 au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle). D'importants vestiges de champs am&amp;eacute;nag&amp;eacute;s sur des terrasses de pierre &amp;agrave; Coctaca remonteraient &amp;agrave; 1500 ans environ, et sont encore utilis&amp;eacute;s aujourd'hui&amp;nbsp;; ils sont associ&amp;eacute;s &amp;agrave; un r&amp;eacute;seau de villes fortifi&amp;eacute;es connues sous le nom de &lt;em&gt;pucaras&lt;/em&gt; . Le syst&amp;egrave;me de champs et les &lt;em&gt;pucaras&lt;/em&gt; ont ensemble un impressionnant impact sur le paysage, qui est tout &amp;agrave; fait unique en Am&amp;eacute;rique du Sud. La vall&amp;eacute;e conserve aussi plusieurs &amp;eacute;glises et chapelles, et t&amp;eacute;moigne d'une remarquable tradition d'architecture vernaculaire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La Quebrada de Humahuaca est une vall&amp;eacute;e longue et &amp;eacute;troite creus&amp;eacute;e par le R&amp;iacute;o Grande. Elle est flanqu&amp;eacute;e de hauts massifs montagneux, et s'&amp;eacute;tend du haut plateau d&amp;eacute;sertique et froid des Hautes Andes jusqu'&amp;agrave; la vall&amp;eacute;e humide et large de Jujuy, au sud-est. Elle a constitu&amp;eacute; une voie naturelle fondamentale pour le passage des hommes et des id&amp;eacute;es depuis le temps des chasseurs-cueilleurs jusqu'&amp;agrave; nos jours. Ses vall&amp;eacute;es secondaires relient &amp;agrave; la route principale les nombreux sentiers trac&amp;eacute;s dans les aires bois&amp;eacute;es, qui acheminent les biens des hauteurs en direction des plaines. L'aspect fondamental de ce site est le r&amp;eacute;seau d'axes viaires qui traversent la vall&amp;eacute;e&amp;nbsp;; il peut s'agir aussi bien des vestiges d'anciens sentiers, de routes empierr&amp;eacute;es, d'une ligne ferroviaire ou, en tout dernier lieu, de routes goudronn&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les 26 sites d'art rupestre de la vall&amp;eacute;e connus &amp;agrave; ce jour t&amp;eacute;moignent de la pr&amp;eacute;sence de grottes et d'abris depuis l'&amp;eacute;poque des chasseurs-cueilleurs jusqu'&amp;agrave; l'arriv&amp;eacute;e des Espagnols. Dans certaines grottes, on trouve d'anciens p&amp;eacute;troglyphes et pictogrammes de formes g&amp;eacute;om&amp;eacute;triques et zoomorphes, des repr&amp;eacute;sentations d'&amp;ecirc;tres humains, d'animaux, ainsi que celles d'Espagnols &amp;agrave; cheval affrontant des guerriers &amp;agrave; pied.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans son ensemble, la vall&amp;eacute;e t&amp;eacute;moigne de la mani&amp;egrave;re dont une position strat&amp;eacute;gique sp&amp;eacute;cifique a engendr&amp;eacute; une logique propre d'implantation humaine, d'agriculture et de commerce. Les habitats pr&amp;eacute;hispaniques et pr&amp;eacute;incas refl&amp;egrave;tent une strat&amp;eacute;gie territoriale complexe visant &amp;agrave; &amp;eacute;tablir ces sites de mani&amp;egrave;re avantageuse tout au long de la vall&amp;eacute;e, et &amp;agrave; permettre le d&amp;eacute;veloppement d'une agriculture intensive au travers de techniques d'irrigation sophistiqu&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Quebrada de Humahuaca suit un itin&amp;eacute;raire culturel important, le Camino Inca, le long de la spectaculaire vall&amp;eacute;e du Rio Grande, depuis sa source dans les hauts plateaux d&amp;eacute;sertiques et froids des Hautes Andes &amp;agrave; sa confluence avec le Rio Leone, quelque 150 kilom&amp;egrave;tres plus au sud. La vall&amp;eacute;e offre des indices importants de son utilisation comme grande voie commerciale depuis 10 000 ans, et notamment des traces de chasseurs-cueilleurs pr&amp;eacute;historiques, de l&amp;rsquo;Empire inca (XVe-XVIe si&amp;egrave;cle) et des combats pour l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance (XIXe-XXe si&amp;egrave;cle).&lt;/p&gt;</short_description><site>Quebrada de Humahuaca</site><states>Argentine</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1295</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La chr&amp;eacute;tient&amp;eacute; a exerc&amp;eacute; une influence fondamentale dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;art et de l&amp;rsquo;architecture arm&amp;eacute;niens. Le style &amp;ldquo;classique&amp;rdquo; s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; du 5eme au 7&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles, mais son &amp;eacute;volution s&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute;e brutalement interrompue par l&amp;rsquo;occupation arabe de la fin du 7eme si&amp;egrave;cle. L&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie retrouve son ind&amp;eacute;pendance &amp;agrave; la fin du 9eme si&amp;egrave;cle et, avec la consolidation du royaume et le r&amp;eacute;tablissement de l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; nationale, l&amp;rsquo;art arm&amp;eacute;nien rena &amp;icirc; t. Les deux monast&amp;egrave;res de Haghbat et de Sanahin datent de cette &amp;eacute;poque, &amp;agrave; savoir celle de la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la dynastie Kiurikian et des princes Zakarian. Ces monast&amp;egrave;res qui ont h&amp;eacute;berg&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; cinq cents moines, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; importants centres de culture. 11s restent aujourd&amp;rsquo;hui de tr&amp;egrave;s riches t&amp;eacute;moignages de l&amp;rsquo;architecture arm&amp;eacute;nienne. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Haghbat &amp;eacute;difi&amp;eacute; dans les ann&amp;eacute;es 1970, par la famille royale des Bagratouni dans la r&amp;eacute;gion de Lori situ&amp;eacute;e dans la partie nord de l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie, fut &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine connu sous le nom de Sourb Nshan (la Sainte Croix) de Haghbat. Sa construction, selon les plans de l&amp;rsquo;architecte Trdat, fut termin&amp;eacute;e en 991. Des tremblements de terre successifs l&amp;rsquo;endommag&amp;egrave;rent plusieurs reprises jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;en 1105, le prince seldjoukide Amir-Ghzil s&amp;rsquo;en empare et y mette le feu. L&amp;rsquo;importance spirituelle de ce monast&amp;egrave;re et de son voisin, Sanahin, &amp;eacute;tait telle qu&amp;rsquo;il fut decide que leur protection contre les envahisseurs mongols exigeait la construction de fortifications, ce qui fut fait avec la forteresse de Kiau en 1233. Cette forteresse fut cependant vaincue par surprise en 1241. Malgr&amp;eacute; la chute de la forteresse, la vie monastique s&amp;rsquo;est poursuivie &amp;agrave; Haghbat et, de nouveaux b&amp;acirc;timents vinrent compl&amp;eacute;ter l&amp;rsquo;ensemble au cours du 13&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle. Une p&amp;eacute;riode de restauration intensive intervint au 17eme si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/777</http_url><id_number>777</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_777.jpg</image_url><iso_code>am</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le monast&amp;egrave;re de Haghbat sur la base des&lt;em&gt; crit&amp;egrave;res culturels (ii) et (iv)&lt;/em&gt; , consid&amp;eacute;rant que ce bien est d'une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l'architecture religieuse qui s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e en Arm&amp;eacute;nie entre le 10&amp;egrave;me et le 13&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle. Cette architecture est unique dans la mesure o&amp;ugrave; elle associe des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments d'architecture religieuse byzantine et l'architecture vernaculaire typique de cette r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;</justification><latitude>41.0950000000</latitude><location>Région de Tumanian, villages de Haghbat et de Sanahin</location><longitude>44.7102800000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Ces deux monast&amp;egrave;res byzantins situ&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion de Tumanian, qui datent de la p&amp;eacute;riode de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la dynastie de Kiurikian (X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle), furent d'importants centres d'enseignement. Sanahin &amp;eacute;tait c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre, en particulier, pour son &amp;eacute;cole d'enluminure et de calligraphie. Les deux complexes monastiques repr&amp;eacute;sentent les plus remarquables exemples d'architecture religieuse &amp;agrave; coupole. Cette tradition, typique de l'Arm&amp;eacute;nie au cours de cette p&amp;eacute;riode, trouve son origine dans la fusion d'&amp;eacute;l&amp;eacute;ments de l'architecture religieuse byzantine et de l'architecture vernaculaire traditionnelle de cette r&amp;eacute;gion du Caucase.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction de l'&amp;eacute;glise principale et du grand complexe monastique fortifi&amp;eacute; de Haghpat, consacr&amp;eacute; &amp;agrave; la sainte Croix, commen&amp;ccedil;a entre 966 et 967, et s'acheva en 991. La coupole centrale repose sur quatre piliers massifs ins&amp;eacute;r&amp;eacute;s dans les murs p&amp;eacute;rim&amp;eacute;traux. Les murs externes sont presque compl&amp;egrave;tement occup&amp;eacute;s par des niches triangulaires. L'abside est d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e d'une fresque du Christ Pantocrator. L'&amp;eacute;difice est complet, et se pr&amp;eacute;sente encore aujourd'hui sous sa forme originelle, &amp;agrave; l'exception de quelques restaurations effectu&amp;eacute;es du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, dont le grand &lt;em&gt;gavit&lt;/em&gt; par lequel on acc&amp;egrave;de &amp;agrave; l'&amp;eacute;glise. Le plan de ce &lt;em&gt;gavit&lt;/em&gt; , construit dans le courant de la deuxi&amp;egrave;me d&amp;eacute;cennie du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, diff&amp;egrave;re sensiblement de celui de l'&amp;eacute;glise principale. Il s'agit d'une grande salle assimilable &amp;agrave; un narthex, utilis&amp;eacute;e pour les rassemblements, l'enseignement et les rites fun&amp;eacute;raires&amp;nbsp;; elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite en fonction des crit&amp;egrave;res de l'architecture vernaculaire en bois, avec un toit reposant sur quatre piliers au centre de la structure. La vo&amp;ucirc;te est subdivis&amp;eacute;e en neuf compartiments, dont celui du centre (le &lt;em&gt;yerdik&lt;/em&gt; ) est le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; et domine l'espace int&amp;eacute;rieur, qu'il &amp;eacute;claire. On gagne l'&amp;eacute;glise par un passage vo&amp;ucirc;t&amp;eacute; qui m&amp;egrave;ne &amp;agrave; un grand &lt;em&gt;jamatoun&lt;/em&gt; (le chapitre), de m&amp;ecirc;me style que le &lt;em&gt;gavit&lt;/em&gt; , construit au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les annexes de l'&amp;eacute;glise comportent aussi un &amp;eacute;difice carr&amp;eacute; trapu, datant du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, qui &amp;eacute;tait une biblioth&amp;egrave;que.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re de Sanahin, situ&amp;eacute; sur le plateau qui domine la gorge de Debet, se compose d'un groupe important de constructions et s'int&amp;egrave;gre harmonieusement &amp;agrave; l'impressionnant paysage montagneux qui l'entoure. Les &amp;eacute;difices sont implant&amp;eacute;s selon deux axes, leurs fa&amp;ccedil;ades tourn&amp;eacute;es vers l'est. L'&amp;eacute;glise principale, construite au X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, est la cath&amp;eacute;drale du R&amp;eacute;dempteur. L'architecture de l'int&amp;eacute;rieur, &amp;agrave; plan cruciforme, place l'accent sur le noyau central de la construction et sur le rapport harmonieux entre base carr&amp;eacute;e et coupole circulaire. La coupole centrale est ici entour&amp;eacute;e de quatre sacristies ou chapelles &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages. Le &lt;em&gt;gavit &lt;/em&gt;construit&lt;em&gt; &lt;/em&gt;en 1181, qui repose sur quatre colonnes, se trouve &amp;agrave; l'ouest&amp;nbsp;; son plan est celui d'une croix inscrite dans un carr&amp;eacute;. L'int&amp;eacute;rieur de l'&amp;eacute;difice est &amp;eacute;clair&amp;eacute; par une ouverture perc&amp;eacute;e au centre de la coupole. C'est l'exemple le plus ancien de ce type d'architecture, qui tire son origine des &amp;eacute;difices ruraux d'Arm&amp;eacute;nie form&amp;eacute;s de salles carr&amp;eacute;es reposant sur quatre piliers sur lesquels repose le toit, qui est &amp;eacute;quip&amp;eacute; d'une ouverture centrale pour que la fum&amp;eacute;e puisse s'&amp;eacute;chapper.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise de la M&amp;egrave;re de Dieu (&lt;em&gt;Astvatzatzin&lt;/em&gt; ), situ&amp;eacute;e au nord de la cath&amp;eacute;drale, &amp;agrave; laquelle la relie un passage vo&amp;ucirc;t&amp;eacute; ouvert &amp;agrave; ses deux extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;s, est le plus ancien &amp;eacute;difice du complexe, construit en 934 par des moines qui avaient fui Byzance. La grande biblioth&amp;egrave;que (&lt;em&gt;scriptorium&lt;/em&gt; ) vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;e,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;construite en 1063, pr&amp;eacute;sente un plan carr&amp;eacute;, avec dix niches de diff&amp;eacute;rentes dimensions dans lesquelles les codex et les livres &amp;eacute;taient conserv&amp;eacute;s. La petite &amp;eacute;glise d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Gr&amp;eacute;goire l'Illuminateur se trouve &amp;agrave; l'angle sud-est de la biblioth&amp;egrave;que, l'acad&amp;eacute;mie de Gr&amp;eacute;goire Magistros, du XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, entre les deux &amp;eacute;glises principales. Les profondes niches qui percent ses murs et la profusion de la lumi&amp;egrave;re conf&amp;egrave;rent &amp;agrave; ce dernier &amp;eacute;difice une qualit&amp;eacute; spatiale toute particuli&amp;egrave;re. Au sud-est des b&amp;acirc;timents principaux, le cimeti&amp;egrave;re renferme le mausol&amp;eacute;e des princes Zakarian, du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2000</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ces deux monast&amp;egrave;res byzantins situ&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion de Tumanian et datant de la p&amp;eacute;riode de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la dynastie de Kiurikian (Xe-XIIIe si&amp;egrave;cle) furent d&amp;rsquo;importants centres de diffusion de la culture. Sanahin &amp;eacute;tait c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre pour son &amp;eacute;cole d&amp;rsquo;enluminure et de calligraphie. Les deux complexes monastiques repr&amp;eacute;sentent la plus remarquable manifestation architecturale de l&amp;rsquo;art religieux arm&amp;eacute;nien, n&amp;eacute; de l&amp;rsquo;alliance d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ments de l&amp;rsquo;architecture religieuse byzantine et de l&amp;rsquo;architecture vernaculaire traditionnelle de cette r&amp;eacute;gion du Caucase.&lt;/p&gt;</short_description><site>Monastères de Haghbat et de Sanahin</site><states>Arménie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>920</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re, situ&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e de la vall&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;Azat, se dresse au milieu des escarpements. Il fut fond&amp;eacute; au IVe si&amp;egrave;cle, par saint Gr&amp;eacute;goire l&amp;rsquo;Illuminateur selon la tradition. Une source jaillit dans une grotte du site, qui &amp;eacute;tait, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;chr&amp;eacute;tienne, sacr&amp;eacute;e ; le site fut d&amp;rsquo;ailleurs connu, entre autres, sous le nom d&amp;rsquo;&lt;em&gt;A&amp;iuml;ravank&lt;/em&gt; , le monast&amp;egrave;re de la Grotte. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier monast&amp;egrave;re fut d&amp;eacute;truit par les Arabes au IXe si&amp;egrave;cle, mais fut reconstruit ; au XIIIe si&amp;egrave;cle, il connut une grande prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, due &amp;agrave; la protection des princes Prochian, qui y sont d&amp;rsquo;ailleurs enterr&amp;eacute;s. Ils y firent construire un syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;irrigation en 1200, et financ&amp;egrave;rent l&amp;rsquo;&amp;eacute;rection et la reconstruction de la majorit&amp;eacute; des &amp;eacute;glises du complexe. &amp;Agrave; cette &amp;eacute;poque, le site portait &amp;eacute;galement le nom de monast&amp;egrave;re aux Sept &amp;Eacute;glises et de monast&amp;egrave;re aux Quarante Autels. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re &amp;eacute;tait c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre pour les reliques qu&amp;rsquo;il abritait, dont la plus v&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e &amp;eacute;tait la lance qui aurait bless&amp;eacute; J&amp;eacute;sus sur la Croix, cens&amp;eacute;ment apport&amp;eacute;e l&amp;agrave; par l&amp;rsquo;ap&amp;ocirc;tre Thadd&amp;eacute;e, et qui lui a d&amp;rsquo;ailleurs donn&amp;eacute; son nom actuel, Gherartavank (le monast&amp;egrave;re de la Lance), apparaissant pour la premi&amp;egrave;re fois dans un document de 1250. Cela en fit un lieu de p&amp;egrave;lerinage tr&amp;egrave;s pris&amp;eacute; des chr&amp;eacute;tiens d&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie pendant de nombreux si&amp;egrave;cles. Des reliques des ap&amp;ocirc;tres saint Andr&amp;eacute; et saint Jean furent donn&amp;eacute;es au XIIe si&amp;egrave;cle, et les visiteurs pieux firent aussi de nombreux dons de terres, d&amp;rsquo;argent, de manuscrits, etc&amp;hellip; au fil des si&amp;egrave;cles.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/960</http_url><id_number>960</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_960.jpg</image_url><iso_code>am</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; Le monast&amp;egrave;re de Gherart et ses &amp;eacute;glises et tombes remarquables creus&amp;eacute;es &amp;agrave; m&amp;ecirc;me la roche, est un exemple exceptionnellement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; et complet de l&amp;rsquo;architecture monastique m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale arm&amp;eacute;nienne et de l&amp;rsquo;art ornemental associant de nombreuses caract&amp;eacute;ristiques novatrices qui eurent une profonde influence sur les d&amp;eacute;veloppements ult&amp;eacute;rieurs dans la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;</justification><latitude>40.1588900000</latitude><location>Région de Kotaik, près du village de Goght</location><longitude>44.7966700000</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le complexe de&lt;/em&gt; Gherart est un exemple remarquablement complet et bien conserv&amp;eacute; de fondation monastique situ&amp;eacute;e dans une r&amp;eacute;gion isol&amp;eacute;e, d'une grande beaut&amp;eacute; naturelle&amp;nbsp;: entour&amp;eacute; de falaises imposantes, il se trouve au d&amp;eacute;but de la vall&amp;eacute;e de l'Azat. Il renferme un grand nombre d'&amp;eacute;glises et de tombes dont la plupart sont creus&amp;eacute;es dans la roche. Elles illustrent l'apog&amp;eacute;e de l'architecture et de l'art d&amp;eacute;coratifs du Moyen &amp;Acirc;ge arm&amp;eacute;nien, et pr&amp;eacute;sentent de nombreuses innovations qui &amp;eacute;taient appel&amp;eacute;es &amp;agrave; exercer une influence profonde sur l'architecture de toute cette r&amp;eacute;gion. Le monast&amp;egrave;re aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute; au IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, selon la tradition, par saint Gr&amp;eacute;goire l'Illuminateur&amp;nbsp;; le premier complexe a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truit par les Arabes au IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais le monast&amp;egrave;re &amp;eacute;tait &amp;agrave; nouveau florissant au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Il devait sa c&amp;eacute;l&amp;eacute;brit&amp;eacute; &amp;agrave; ses reliques, dont la plus fameuse &amp;eacute;tait la lance qui blessa le Christ sur la croix. Des reliques des ap&amp;ocirc;tres Andr&amp;eacute; et Jean lui furent donn&amp;eacute;es au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et, au cours des si&amp;egrave;cles suivants, de pieux visiteurs y firent de nombreux legs, notamment en terrains, en argent et en manuscrits.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La plus ancienne partie du complexe monastique de Gherart est la petite chapelle de Saint-Gr&amp;eacute;goire, qui se trouve &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur du groupe principal de constructions, &amp;agrave; l'est. Elle est creus&amp;eacute;e directement dans la paroi de la falaise, et n'a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; achev&amp;eacute;e. La plus ancienne inscription port&amp;eacute;e sur le mur externe remonte &amp;agrave; 1177. Le d&amp;eacute;cor &amp;agrave; motif de croix de la fa&amp;ccedil;ade court aussi bien sur le mur construit que sur la paroi rocheuse, en contrebas.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Construite, selon une inscription, en 1215, la &lt;em&gt;Kathoghik&amp;egrave; &lt;/em&gt;(&amp;eacute;glise principale) est de type arm&amp;eacute;nien classique&amp;nbsp;: son plan est celui d'une croix grecque inscrite dans un plan carr&amp;eacute;, surmont&amp;eacute;e par une coupole reposant sur une base carr&amp;eacute;e, &amp;agrave; laquelle elle est reli&amp;eacute;e par un syst&amp;egrave;me de vo&amp;ucirc;tes. Le bras oriental de la croix se termine en abside, tandis que les autres pr&amp;eacute;sentent une extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; rectiligne. Les angles sont occup&amp;eacute;s par de petites chapelles &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;es en berceau. Les murs internes portent de nombreuses inscriptions comm&amp;eacute;morant des donations&amp;nbsp;; la ma&amp;ccedil;onnerie des murs externes a fait l'objet d'un soin particulier. Un &lt;em&gt;gavit &lt;/em&gt;(salle d'entr&amp;eacute;e) la relie &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;glise rupestre.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Comme c'est fr&amp;eacute;quemment le cas dans l'architecture m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale arm&amp;eacute;nienne, le plan du b&amp;acirc;timent reproduit celui d'une hutte paysanne, dans laquelle le toit, form&amp;eacute; de poutres de bois, reposait sur quatre massives colonnes, et pr&amp;eacute;sentait une ouverture qui permettait d'&amp;eacute;clairer l'int&amp;eacute;rieur et d'&amp;eacute;vacuer la fum&amp;eacute;e. L'adaptation de ce mod&amp;egrave;le par l'&amp;Eacute;glise lui conf&amp;egrave;re une dimension imposante. Les espaces p&amp;eacute;riph&amp;eacute;riques cr&amp;eacute;&amp;eacute;s par la position des colonnes pr&amp;eacute;sentent diff&amp;eacute;rentes solutions de couvrement, tandis que l'espace central est couronn&amp;eacute; par un d&amp;ocirc;me &amp;agrave; stalactites, qui constitue le plus bel exemple de cette technique en Arm&amp;eacute;nie. Le &lt;em&gt;gavit &lt;/em&gt;&amp;eacute;tait utilis&amp;eacute; pour l'enseignement et pour les rassemblements, ainsi que pour recevoir les p&amp;egrave;lerins et les visiteurs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La &lt;em&gt;premi&amp;egrave;re &amp;eacute;glise rupestre &lt;/em&gt;a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite avant 1250. Elle est enti&amp;egrave;rement creus&amp;eacute;e dans la roche selon un plan en croix grecque. &amp;Agrave; l'est, une chambre subcarr&amp;eacute;e creus&amp;eacute;e dans la roche &amp;eacute;tait l'une des tombes princi&amp;egrave;res (&lt;em&gt;zamatoun&lt;/em&gt; ) de la dynastie Proshyan. Elle donne acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la &lt;em&gt;seconde &amp;eacute;glise rupestre&lt;/em&gt; , construite en 1283. Le second &lt;em&gt;zamatoun&lt;/em&gt; , auquel on acc&amp;egrave;de par un escalier externe, renferme les tombes des princes Merik et Grigor. Le complexe monastique a &amp;eacute;t&amp;eacute; prot&amp;eacute;g&amp;eacute; par un mur d&amp;eacute;fensif aux XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles. La plupart des moines vivaient dans des cellules creus&amp;eacute;es dans la falaise rocheuse qui sont encore visibles aujourd'hui, avec quelques oratoires de plan tr&amp;egrave;s simple.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le monast&amp;egrave;re de Gherart abrite un certain nombre d'&amp;eacute;glises et de tombes &amp;ndash; pour la plupart troglodytes &amp;ndash; repr&amp;eacute;sentatives de l'apog&amp;eacute;e de l'architecture m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale arm&amp;eacute;nienne. Cet ensemble de b&amp;acirc;timents m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux situ&amp;eacute; au milieu des escarpements, &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e de la Vall&amp;eacute;e de l'Azat, s'int&amp;egrave;gre &amp;agrave; un paysage d'une grande beaut&amp;eacute; naturelle.&lt;/p&gt;</short_description><site>Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat</site><states>Arménie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1124</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Vagharchapat (ancien nom d&amp;rsquo;Etchmiadzine) &amp;eacute;tait un peuplement ancien ; les recherches ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; son apparition aux IIIe-IVe si&amp;egrave;cles avant notre &amp;egrave;re. Le site fut d&amp;eacute;truit et reconstruit d&amp;rsquo;innombrables fois, suite aux invasions venues de l&amp;rsquo;est comme de l&amp;rsquo;ouest. &amp;Agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle, la population avoisinait les 10 000 habitants. Pendant la p&amp;eacute;riode sovi&amp;eacute;tique, Etchmiadzine devint un centre r&amp;eacute;gional, avec quelques 61 000 habitants et un territoire de 2001 hectares. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale d&amp;rsquo;Etchmiadzine est le plus ancien temple chr&amp;eacute;tien d&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie. Elle fut en effet construite en 301-303 par Gregor Lousavorich (saint Gr&amp;eacute;goire l&amp;rsquo;Illuminateur), fondateur de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;glise apostolique d&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie, &amp;agrave; Vagharchapat (ancien nom d&amp;rsquo;Etchmiadzine), alors capitale et c&amp;oelig;ur religieux de l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale d&amp;rsquo;Etchmiadzine &amp;eacute;tait &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine une basilique vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;e. Mais elle fut gravement endommag&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de soul&amp;egrave;vements politiques, et prit son actuel plan cruciforme au cours des travaux de restauration ordonn&amp;eacute;s par Vahan Mamikonian, gouverneur d&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie en 480. En 618, le catholicos Komitas fit remplacer la coupole de bois par une autre identique, mais en pierre cette fois, soutenue par quatre &amp;eacute;normes piliers ind&amp;eacute;pendants reli&amp;eacute;s par des arcades &amp;eacute;lanc&amp;eacute;es aux parois ext&amp;eacute;rieures. Celles situ&amp;eacute;es du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord datent des IVe et Ve si&amp;egrave;cles. Cette structure subsiste quasiment intacte. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIIe si&amp;egrave;cle, un campanile de trois &amp;eacute;tages fut construit en face de l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e ouest. Les rotondes &amp;agrave; six colonnes, sur des bases &amp;agrave; quatre piliers, construites au d&amp;eacute;but du XVIIIe si&amp;egrave;cle sur les absides nord, est et sud, donnent &amp;agrave; la cath&amp;eacute;drale un aspect &amp;agrave; cinq coupoles. Les fresques int&amp;eacute;rieures, du peintre arm&amp;eacute;nien Hovnatanian en 1720, furent restaur&amp;eacute;es et retravaill&amp;eacute;es par son petit-fils entre 1782 et 1786. Les trois b&amp;acirc;timents ajout&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;aile est de la cath&amp;eacute;drale en 1869 abrit&amp;egrave;rent d&amp;egrave;s cette date les riches dons qui constitu&amp;egrave;rent le tr&amp;eacute;sor de d&amp;rsquo;&amp;eacute;glise et des oeuvres d&amp;rsquo;art de grande valeur ; c&amp;rsquo;est l&amp;agrave; que se trouve aujourd&amp;rsquo;hui le mus&amp;eacute;e du monast&amp;egrave;re. Encerclant la cour du monast&amp;egrave;re, les b&amp;acirc;timents du Catholicossat, une &amp;eacute;cole, les r&amp;eacute;fectoires d&amp;rsquo;hiver et d&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute;, un h&amp;ocirc;tel et la porte de Trdat furent construits entre le XVIIe et le XIXe si&amp;egrave;cle. Sur l&amp;rsquo;initiative du catholicos Vazgen Ier, des travaux de restauration scientifique ont r&amp;eacute;cemment &amp;eacute;t&amp;eacute; entrepris, au cours desquels les fouilles ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; des vestiges de l&amp;rsquo;&amp;egrave;re pa&amp;iuml;enne, avec entre autres un autel sacrificiel et une st&amp;egrave;le urartienne en granit. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;glise Sainte-Hripsim&amp;eacute; (618) est l&amp;rsquo;exemple m&amp;ecirc;me d&amp;rsquo;&amp;eacute;glise &amp;agrave; plan cruciforme et coupole centrale. Sa principale caract&amp;eacute;ristique est l&amp;rsquo;harmonie fondamentale du trac&amp;eacute; et des proportions, ainsi que la simplicit&amp;eacute; et la puret&amp;eacute; classique de ses fa&amp;ccedil;ades, traits propres &amp;agrave; l&amp;rsquo;architecture arm&amp;eacute;nienne du Haut Moyen &amp;Acirc;ge. Hormis une tour-clocher ajout&amp;eacute;e au XVIIe si&amp;egrave;cle, le monument n&amp;rsquo;a subi aucune 197 transformation importante. L&amp;rsquo;&amp;eacute;glise Sainte-Ga&amp;iuml;an&amp;eacute; fut construite &amp;agrave; Etchmiadzine par le catholicos Erz en 630. Elle se distingue par ses proportions &amp;eacute;lanc&amp;eacute;es et d&amp;eacute;licates. Un d&amp;ocirc;me et les plafonds furent reconstruits au XVIIe si&amp;egrave;cle, parall&amp;egrave;lement &amp;agrave; la construction d&amp;rsquo;un grand portique &amp;agrave; arcade le long de la fa&amp;ccedil;ade occidentale, destin&amp;eacute; &amp;agrave; accueillir les d&amp;eacute;pouilles des membres les plus &amp;eacute;minents du clerg&amp;eacute; arm&amp;eacute;nien. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site arch&amp;eacute;ologique de Zvarnotz est un exemple unique d&amp;rsquo;architecture arm&amp;eacute;nienne du d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tienne. Ce temple fut construit par le catholicos Ners&amp;egrave;s III, dit le Constructeur, au milieu du VIIe si&amp;egrave;cle. Apr&amp;egrave;s avoir abandonn&amp;eacute; le tr&amp;ocirc;ne de catholicos pour un temps, en 652, il reprit ses fonctions en 658, et acheva la construction du temple, de ses annexes s&amp;eacute;culi&amp;egrave;res et de ses remparts en 662. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Zvarnotz est une expression novatrice de l&amp;rsquo;architecture religieuse arm&amp;eacute;nienne du VIIe si&amp;egrave;cle et, &amp;agrave; ce titre, a exerc&amp;eacute; une influence majeure non seulement sur l&amp;rsquo;architecture de sa propre &amp;eacute;poque, mais aussi sur celle des si&amp;egrave;cles qui suivirent. De plan circulaire, avec ses trois tambours, elle ne fait qu&amp;rsquo;une concession aux &amp;eacute;glises ant&amp;eacute;rieures, de plan cruciforme et &amp;agrave; coupole centrale : le plan cruciforme int&amp;eacute;rieur, &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de murs circulaires en dedans mais poly&amp;eacute;driques en dehors. Des d&amp;eacute;tails d&amp;rsquo;une grande subtilit&amp;eacute; ornent les chapiteaux, d&amp;eacute;cor&amp;eacute;s de tresses ou d&amp;rsquo;aigles, tout aussi raffin&amp;eacute;s que l&amp;rsquo;extr&amp;ecirc;me vari&amp;eacute;t&amp;eacute; de sculptures sur les murs ext&amp;eacute;rieurs, dans les filets entourant les fen&amp;ecirc;tres, et m&amp;ecirc;me sur les surfaces les plus petites. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les vestiges de Zvarnotz et de ses &amp;eacute;difices annexes, d&amp;eacute;truits par un tremblement de terre au Xe si&amp;egrave;cle, furent mis au jour au d&amp;eacute;but du XXe si&amp;egrave;cle par l&amp;rsquo;architecte Thoros Thoramanian, charg&amp;eacute; du premier projet de reconstruction.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1011</http_url><id_number>1011</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1011.jpg</image_url><iso_code>am</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; L&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;architecture religieuse, repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e de fa&amp;ccedil;on exceptionnelle par les &amp;eacute;glises d&amp;rsquo;Etchmiadzine et le site arch&amp;eacute;ologique de Zvarnotz, a eu une profonde influence sur la conception des &amp;eacute;glises, et ce dans une vaste r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iii):&lt;/em&gt; Les &amp;eacute;glises d&amp;rsquo;Etchmiadzine et le site arch&amp;eacute;ologique de Zvarnotz d&amp;eacute;peignent avec force la spiritualit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;esprit d&amp;rsquo;innovation artistique qui furent l&amp;rsquo;apanage de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;glise arm&amp;eacute;nienne d&amp;egrave;s sa fondation.&lt;/p&gt;</justification><latitude>40.1593100000</latitude><location>Armavir Marz (région)</location><longitude>44.2951400000</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les &amp;eacute;difices religieux et les vestiges arch&amp;eacute;ologiques d'Etchmiadzine et de Zvartnotz t&amp;eacute;moignent de l'implantation du christianisme en Arm&amp;eacute;nie et de l'&amp;eacute;volution d'une architecture eccl&amp;eacute;siastique arm&amp;eacute;nienne tout &amp;agrave; fait sp&amp;eacute;cifique, caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par l'&amp;eacute;difice cruciforme &amp;agrave; coupole centrale, qui a profond&amp;eacute;ment influenc&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement architectural et artistique de toute cette r&amp;eacute;gion.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La &lt;em&gt;cath&amp;eacute;drale Saint-Etchmiadzine &lt;/em&gt;est le plus ancien lieu de culte chr&amp;eacute;tien en Arm&amp;eacute;nie. Elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite entre 301 et 303 par Grigor Lousavorich, le fondateur de l'&amp;Eacute;glise arm&amp;eacute;nienne apostolique &amp;agrave; Vagharshapat, qui &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque la capitale et le centre religieux de l'Arm&amp;eacute;nie. Il s'agissait &amp;agrave; l'origine d'une basilique vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;e, mais diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;v&amp;eacute;nements politiques port&amp;egrave;rent &amp;agrave; sa destruction partielle et &amp;agrave; sa reconstruction selon le plan cruciforme actuel, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e en 480. En 618, sa coupole en bois a &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;e par une coupole en pierre identique qui s'est conserv&amp;eacute;e, presque sans changement, jusqu'&amp;agrave; nos jours. Celle-ci repose sur quatre piliers massifs, reli&amp;eacute;s aux murs externes par des arcades &amp;eacute;lanc&amp;eacute;es&amp;nbsp;; celles du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord remontent aux IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Le campanile &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages construit face &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e occidentale date du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les rotondes &amp;agrave; six colonnes reposant sur des bases form&amp;eacute;es de quatre piliers, construites au d&amp;eacute;but du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle contre les absides nord, est et sud, conf&amp;egrave;rent &amp;agrave; la cath&amp;eacute;drale l'aspect d'une construction &amp;agrave; cinq coupoles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&lt;em&gt;&amp;eacute;glise Saint-Hripsimeh &lt;/em&gt;offre un exemple parfait de plan cruciforme &amp;agrave; coupole centrale. Ses caract&amp;eacute;ristiques essentielles sont l'harmonie fondamentale de son plan et de ses proportions, ainsi que la simplicit&amp;eacute; et la puret&amp;eacute; classique de ses fa&amp;ccedil;ades, qui sont les principales qualit&amp;eacute;s de l'architecture arm&amp;eacute;nienne du haut Moyen &amp;Acirc;ge. Hormis la construction d'un campanile au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le monument n'a subi aucune transformation fondamentale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&lt;em&gt;&amp;eacute;glise Saint-Gayaneh &lt;/em&gt;se caract&amp;eacute;rise par ses proportions &amp;eacute;lanc&amp;eacute;es et d&amp;eacute;licates. Au cours du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, on reconstruisit une coupole et diff&amp;eacute;rents plafonds, ainsi qu'un vaste portique utilis&amp;eacute; comme lieu de s&amp;eacute;pulture pour les membres les plus &amp;eacute;minents du clerg&amp;eacute; arm&amp;eacute;nien, &amp;eacute;difi&amp;eacute; le long de sa fa&amp;ccedil;ade occidentale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;site arch&amp;eacute;ologique de Zvartnotz &lt;/em&gt;repr&amp;eacute;sente un exemple unique d'architecture arm&amp;eacute;nienne du d&amp;eacute;but de l'&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tienne. La construction de l'&amp;eacute;difice sacr&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; commenc&amp;eacute;e par Catholicos Nerses&amp;nbsp;III, autour du milieu du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Apr&amp;egrave;s avoir renonc&amp;eacute; un temps, en 652, au tr&amp;ocirc;ne &amp;eacute;piscopal, il reprit ses fonctions en 658 et acheva en 662 la construction de l'&amp;eacute;glise avec ses annexes s&amp;eacute;culi&amp;egrave;res et ses murs d&amp;eacute;fensifs. Zvartnotz a exerc&amp;eacute; une influence consid&amp;eacute;rable sur l'architecture de cette &amp;eacute;poque, mais aussi sur celle des si&amp;egrave;cles suivants. De plan circulaire, et comportant trois &amp;eacute;tages, elle n'a emprunt&amp;eacute; aux &amp;eacute;glises ant&amp;eacute;rieures, cruciformes et &amp;agrave; coupole centrale, que son plan interne cruciforme, qui s'ins&amp;egrave;re dans un mur externe circulaire vers l'int&amp;eacute;rieur, mais polygonal vers l'ext&amp;eacute;rieur. L'&amp;eacute;glise de Zvartnotz et les &amp;eacute;difices qui en d&amp;eacute;pendaient, d&amp;eacute;truits par un tremblement de terre dans le courant du X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; red&amp;eacute;couverts au d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle par l'architecte Thoros Thoramanian, qui est l'auteur du premier projet de reconstruction.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La cath&amp;eacute;drale et les &amp;eacute;glises d'Etchmiadzine, ainsi que les vestiges arch&amp;eacute;ologiques de Zvarnotz illustrent de mani&amp;egrave;re vivante l'&amp;eacute;volution et l'&amp;eacute;panouissement de l'&amp;eacute;glise-halle arm&amp;eacute;nienne &amp;agrave; coupole centrale et plan cruciforme, qui ont profond&amp;eacute;ment influenc&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement architectural et artistique de cette r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cathédrale et les églises d’Etchmiadzine et le site archéologique de Zvarnotz</site><states>Arménie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1181</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/154</http_url><id_number>154</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_154.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-18.2861111100</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>147.7000000000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Au nord-est de la c&amp;ocirc;te australienne, le plus grand ensemble corallien du monde offre, avec ses 400 esp&amp;egrave;ces de coraux, ses 1 500 esp&amp;egrave;ces de poissons et ses 4 000 esp&amp;egrave;ces de mollusques, un spectacle d&amp;rsquo;une vari&amp;eacute;t&amp;eacute; et d&amp;rsquo;une beaut&amp;eacute; extraordinaires et d&amp;rsquo;un haut int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t scientifique. C&amp;rsquo;est aussi l&amp;rsquo;habitat d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces menac&amp;eacute;es d&amp;rsquo;extinction, comme le dugong et la grande tortue verte.&lt;/p&gt;</short_description><site>La Grande Barrière</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>172</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(iii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/167</http_url><id_number>167</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_167.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-34.0000000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>143.0000000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;On trouve dans cette r&amp;eacute;gion les vestiges fossilis&amp;eacute;s d'une s&amp;eacute;rie de lacs et de formations dunaires du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne, ainsi que les t&amp;eacute;moignages arch&amp;eacute;ologiques d'une occupation humaine vieille de 45&amp;nbsp;000 &amp;agrave; 60&amp;nbsp;000 ans. C'est un jalon unique dans l'histoire de l'&amp;eacute;volution humaine sur le continent australien. On y a &amp;eacute;galement d&amp;eacute;couvert plusieurs fossiles de marsupiaux g&amp;eacute;ants bien conserv&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion des lacs Willandra est avant tout un site g&amp;eacute;ologique, avec une faune et une flore d'un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t remarquable sur le plan arch&amp;eacute;ologique&amp;nbsp;: c'est probablement le meilleur site pour documenter le lien entre l'extinction des marsupiaux g&amp;eacute;ants et l'apparition de pr&amp;eacute;dateurs humains. L'environnement g&amp;eacute;ologique australien, avec ses reliefs topographiques bas et son r&amp;eacute;gime &amp;agrave; basse &amp;eacute;nergie, est unique par la long&amp;eacute;vit&amp;eacute; du paysage qu'il a conserv&amp;eacute;. Le site inclut la totalit&amp;eacute; du lac et du syst&amp;egrave;me de rivi&amp;egrave;res du lac Mulurulu, le dernier &amp;agrave; &amp;ecirc;tre rest&amp;eacute; en eau, jusqu'aux lacs Prungle, ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;s depuis plus de 15&amp;nbsp;000 ans. Cette r&amp;eacute;gion est unique au monde.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les lacs Willandra offrent des conditions id&amp;eacute;ales pour illustrer les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements survenus au cours du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne (&amp;eacute;poque au cours de laquelle l'&amp;eacute;volution de l'homme aboutit &amp;agrave; sa forme actuelle), en montrant de quelle mani&amp;egrave;re les zones non glaciaires ont r&amp;eacute;agi aux changements climatiques majeurs entre les p&amp;eacute;riodes de glaciation. Lorsque le Willandra Billabong se fut tari, cessant ainsi d'alimenter les lacs, ceux-ci s'ass&amp;eacute;ch&amp;egrave;rent progressivement depuis les lacs Prungle au sud jusqu'au lac Mulurulu au nord, au cours d'une p&amp;eacute;riode de plusieurs milliers d'ann&amp;eacute;es&amp;nbsp;; en s'&amp;eacute;vaporant, chacun d'entre eux forma un syst&amp;egrave;me ind&amp;eacute;pendant en traversant toute une s&amp;eacute;rie de transformations, de l'eau douce &amp;agrave; l'eau sal&amp;eacute;e, puis au lit ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Aussi longtemps que le lac conserva son eau, des dunes se form&amp;egrave;rent le long de sa rive orientale. C'est ce syst&amp;egrave;me de dunes transversales en demi-lunes, connues sous le nom de &amp;laquo;&amp;nbsp;lunettes&amp;nbsp;&amp;raquo;, qui conserve le t&amp;eacute;moignage du pass&amp;eacute; hydrog&amp;eacute;ologique et de l'environnement g&amp;eacute;ochimique. Les lacs d'eau douce concentraient les sables de quartz pur sur leurs plages orientales, mais avec l'augmentation de la salinit&amp;eacute; qui accompagna leur dess&amp;egrave;chement progressif, de petites mottes d'argile se d&amp;eacute;tach&amp;egrave;rent du fond du lac sous l'action des vents, formant ainsi ces lunettes d'argile caract&amp;eacute;ristiques. Ces dunes d'argile sont rares dans le monde, et les exemples fossiles bien conserv&amp;eacute;s des lacs Willandra constituent donc un bien g&amp;eacute;ologique important&amp;nbsp;; les lunettes d'argile de 30&amp;nbsp;m de hauteur du lac Chibnalwood sont parmi les plus importantes du monde.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion des lacs Willandra est un remarquable exemple de site permettant de restituer la vie &amp;eacute;conomique de l'&lt;em&gt;Homo sapiens&lt;/em&gt;, qui a su s'adapter aux ressources locales, et d'appr&amp;eacute;hender l'interaction passionnante entre la culture humaine et un environnement naturel changeant. Le paysage fossile est rest&amp;eacute; en grande partie intact depuis la fin du dernier &amp;acirc;ge glaciaire du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les d&amp;eacute;couvertes arch&amp;eacute;ologiques faites dans cette zone sont de la plus grande importance. On signalera notamment un site de cr&amp;eacute;mation vieux de 26&amp;nbsp;000 ans (c'est le plus ancien connu au monde), une tombe couverte d'ocre vieille de 30&amp;nbsp;000 ans, des restes de marsupiaux g&amp;eacute;ants extr&amp;ecirc;mement bien conserv&amp;eacute;s, ainsi que des meules remontant &amp;agrave; 18&amp;nbsp;000 ans, utilis&amp;eacute;es pour &amp;eacute;craser l'herbe sauvage dont on tirait de la farine, &amp;agrave; une &amp;eacute;poque correspondant &amp;agrave; celle des plus anciennes &amp;eacute;conomies utilisant cette technologie. On y trouve aussi des restes de foyers, dont certains sont vieux de 30&amp;nbsp;000 ans.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion offre aussi le t&amp;eacute;moignage du point le plus extr&amp;ecirc;me de dispersion atteint par l'&lt;em&gt;Homo sapiens&lt;/em&gt;, au cours de la derni&amp;egrave;re glaciation, et du plus ancien syst&amp;egrave;me &amp;eacute;conomique de d&amp;eacute;pendance de l'homme de l'eau douce connu au monde. Ce mod&amp;egrave;le &amp;eacute;tait encore en vigueur aupr&amp;egrave;s des Aborig&amp;egrave;nes, voici &amp;agrave; peine un si&amp;egrave;cle, sur la rivi&amp;egrave;re Darling.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;On trouve dans cette r&amp;eacute;gion les restes fossilis&amp;eacute;s d&amp;rsquo;une s&amp;eacute;rie de lacs et de formations dunaires du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne, ainsi que la preuve arch&amp;eacute;ologique d&amp;rsquo;une occupation humaine il y a de cela 60 000 &amp;agrave; 45 000 ans. C&amp;rsquo;est un jalon unique dans l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution humaine sur le continent australien. On a d&amp;eacute;couvert &amp;eacute;galement dans la r&amp;eacute;gion plusieurs fossiles de marsupiaux g&amp;eacute;ants bien conserv&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;</short_description><site>Région des lacs Willandra</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>185</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/186</http_url><id_number>186</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_186.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-31.5655555600</latitude><location>                                    &#xd;
            &#xd;
            &#xd;
            </location><longitude>159.0883333000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Remarquable exemple d&amp;rsquo;&amp;icirc;les oc&amp;eacute;aniques isol&amp;eacute;es, n&amp;eacute;es d&amp;rsquo;une activit&amp;eacute; volcanique sous-marine &amp;agrave; plus de 2 000 m de profondeur, ces &amp;icirc;les pr&amp;eacute;sentent une topographie spectaculaire et abritent de nombreuses esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques, en particulier d&amp;rsquo;oiseaux.&lt;/p&gt;</short_description><site>Îles Lord Howe</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>206</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1986</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/368</http_url><id_number>368</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_368.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-28.2500000000</latitude><location>                      &#xd;
          &#xd;
            </location><longitude>150.0500000000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>bis</revision_extension><secondary_dates>1994</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce site, qui comprend plusieurs aires prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es, se trouve principalement le long du Grand Escarpement sur la c&amp;ocirc;te est de l&amp;rsquo;Australie. Les caract&amp;eacute;ristiques g&amp;eacute;ologiques exceptionnelles pr&amp;eacute;sentes autour des crat&amp;egrave;res des volcans boucliers et le nombre &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces rares et menac&amp;eacute;es qu&amp;rsquo;abrite ce site sont d&amp;rsquo;une importance internationale pour la science et la conservation.&lt;/p&gt;</short_description><site>Forêts humides Gondwana de l’Australie</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>422</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(v)(vi)(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1987</date_inscribed><historical_description>&#xd;
&lt;p&gt;Des fouilles arch&amp;eacute;ologiques prouvent que certaines parties du centre de l'Australie sont occup&amp;eacute;es depuis au moins 30.000 ans (probablement de fa&amp;ccedil;on parfois temporaire pendant les p&amp;eacute;riodes les plus arides). Une phase &amp;quot;d'intensification&amp;quot; et d'&amp;eacute;volution sociale et culturelle des Anangu a commenc&amp;eacute; il y a environ 5000 ans; au cours de cette p&amp;eacute;riode de nouveaux outils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis au point, de nouvelles formes d'art rupestre cr&amp;eacute;&amp;eacute;es et de nouvelles structures de campement d&amp;eacute;finies. Une alimentation plus vari&amp;eacute;e a &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e par l'exploitation de semences de plusieurs esp&amp;egrave;ces d'herbes pour la nourriture. Une organisation sociale plus complexe a &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute;e avec l'apparition de plus grands camps et l'arriv&amp;eacute;e de formes contemporaines d'art rupestre. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;volution de la culture chasse et cueillette des Anangu s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e parall&amp;egrave;lement &amp;agrave; l'&amp;eacute;volution de l'agriculture mais selon un &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me diff&amp;eacute;rent. L'un et l'autre sont des r&amp;eacute;ponses culturelles humaines aux changements climatiques de l'&amp;egrave;re post-glaciaire. L'un des traits caract&amp;eacute;ristiques de l'adaptation Anangu est l'organisation g&amp;eacute;ographique des groupes sociaux dans le paysage de telle fa&amp;ccedil;on que chaque groupe soit dot&amp;eacute; de droits particuliers sur un camp d&amp;eacute;fini &amp;agrave; proximit&amp;eacute; d'une source d'eau semi-permanente. Le groupe &amp;eacute;tait responsable de la gestion des ressources alimentaires sur le territoire (&lt;em&gt;ngura&lt;/em&gt; ) autour du camp sans pour autant avoir de droit exclusif sur ces ressources. Des droits r&amp;eacute;ciproques &amp;eacute;taient accord&amp;eacute;s aux groupes voisins. Uluru et Kata Tjula sont l'un et l'autre des camps anciens. A peu pr&amp;egrave;s 20% des Anangu qui vivent aujourd'hui dans la communaut&amp;eacute; Mutitjulu sont des visiteurs appartenant &amp;agrave; d'autres communaut&amp;eacute;s de la r&amp;eacute;gion. L'efficacit&amp;eacute; de ce syst&amp;egrave;me a &amp;eacute;t&amp;eacute; prouv&amp;eacute;e par les d&amp;eacute;couvertes arch&amp;eacute;ologiques prouvant l'augmentation de la densit&amp;eacute; de la population dans cette r&amp;eacute;gion tout au long des 5000 derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier europ&amp;eacute;en &amp;agrave; voir Uluru a &amp;eacute;t&amp;eacute; l'explorateur Gosse qui baptisa Ayers Rock du nom du Chief Secretary de la Nouvelle-Galles du Sud. L'ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente, Ernest Giles avait donn&amp;eacute; au Kata Tjuta. le nom de Mont Olga en hommage &amp;agrave; la reine Olga de W&amp;uuml;rttemberg. Apr&amp;egrave;s que la ligne de t&amp;eacute;l&amp;eacute;graphe construite dans les ann&amp;eacute;es 1970 ait rendu la colonisation plus facile, une br&amp;egrave;ve p&amp;eacute;riode d'exploration concurrentielle envisagerait les possibilit&amp;eacute;s d'intensifier les p&amp;acirc;turages dans la r&amp;eacute;gion. Cependant, en moins de 20 ans, les financiers de ces explorations se retir&amp;egrave;rent apr&amp;egrave;s avoir conclu que l'endroit &amp;eacute;tait trop aride pour &amp;ecirc;tre occup&amp;eacute;. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours des premi&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies du 20&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, les gouvernements du Commonwealth, d'Australie-M&amp;eacute;ridionale et Occidentale d&amp;eacute;cid&amp;egrave;rent de constituer d'importantes r&amp;eacute;serves dans le centre du pays qui devaient ainsi servir de sanctuaires pour les Anangu ayant tous un dialecte proche ; ces sanctuaires devaient prot&amp;eacute;ger les aborig&amp;egrave;nes des mauvais contacts avec des blancs australiens pendant que ces m&amp;ecirc;mes aborig&amp;egrave;nes allaient &amp;ecirc;tre &amp;quot;convertis&amp;quot; &amp;agrave; la culture europ&amp;eacute;enne. Les Anangu r&amp;eacute;sist&amp;egrave;rent l'assimilation, laissant le plus souvent les missions et les villages gouvernementaux pour retourner &amp;agrave; leur mode de vie traditionnel et pouvoir ainsi transmettre le tjukurpa &amp;agrave; leurs enfants. Une piste fut r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e dans les ann&amp;eacute;es 1940, ce qui permit aux Anangu de tirer profit du tourisme et d'acqu&amp;eacute;rir une certaine ind&amp;eacute;pendance vis &amp;agrave; vis des rations distribu&amp;eacute;es par le gouvernement. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1958, Uluru et Kata Tjuta &amp;eacute;taient exclus de la R&amp;eacute;serve du Sud-Ouest ; ils devinrent le parc national de l' Ayers Rock-Mont Olga et pass&amp;egrave;rent sous le contr&amp;ocirc;le, la surveillance et la gestion du Conseil de la R&amp;eacute;serve du Territoire du Nord. Tr&amp;egrave;s vite, un grand nombre de motels de tourisme ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits &amp;agrave; proximit&amp;eacute; d'Uluru. Bien que le Conseil de la R&amp;eacute;serve ait &amp;eacute;t&amp;eacute; hostile &amp;agrave; un renforcement de la pr&amp;eacute;sence Anangu &amp;agrave; Uluru, le D&amp;eacute;partement des affaires sociales accepta que le magasin Ininti soit construit pour devenir une entreprise appartenant aux Anangu. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1973, une enqu&amp;ecirc;te parlementaire porta sur la gestion du parc ; elle conclut que, pour des raisons &amp;eacute;cologiques, l'h&amp;eacute;bergement des touristes devait &amp;ecirc;tre transf&amp;eacute;r&amp;eacute; hors des limites du parc. Elle recommanda &amp;eacute;galement que les sites sacr&amp;eacute;s Ayangu soient prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s &amp;agrave; Uluru et que des rangers Anangu soient form&amp;eacute;s. Selon les termes de la loi de 1975 pour la Conservation des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage, le parc national d'Uluru (Ayers Rock-Kata Tju,ta) fut cr&amp;eacute;&amp;eacute; le 24 mai 1977 sur une superficie de 1325 km&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; . Une gestion au jour le jour a &amp;eacute;t&amp;eacute; confi&amp;eacute;e &amp;agrave; la Commision de la Conservation pour les territoires du Nord, le financement et la politique g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale restant sous la responsabilit&amp;eacute; du Service australien des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage. Un petit nombre d' Anangu y travaillaient comme rangers mais aucun n'&amp;eacute;tait impliqu&amp;eacute; dans la gestion du parc. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En novembre 1983, le Premier ministre annon&amp;ccedil;a la d&amp;eacute;cision du gouvernement du Commonwealth de rendre le parc national d'Uluru &amp;agrave; ses propri&amp;eacute;taires traditionnels qui le donneraient en location au Directeur des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage et ce, en accord avec les aborig&amp;egrave;nes. Le 26 octobre 1985, le titre de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; donn&amp;eacute; au Land Trust aborig&amp;egrave;ne d'Uluru-Kata Tjuta et en avril1986 un Conseil de gestion a &amp;eacute;t&amp;eacute; institu&amp;eacute; pour g&amp;eacute;rer le parc en association avec le Directeur des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage. A la demande des Ayangu, le nom officiel a &amp;eacute;t&amp;eacute; chang&amp;eacute; en 1993 pour devenir parc national d'Uluru-Kata Tjuta de fa&amp;ccedil;on &amp;agrave; davantage manifester le caract&amp;egrave;re aborig&amp;egrave;ne du parc et de ses paysages culturels. &lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/447</http_url><id_number>447</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_447.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-25.3333333300</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>131.0000000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute; &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; nord du principal bassin s&amp;eacute;dimentaire Amadeus, ce parc renferme de vastes &amp;eacute;tendues de sable, des dunes et un d&amp;eacute;sert alluvial, au milieu desquels se dressent le monolithe d'Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u et le Kata Tju&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;t&lt;/span&gt; a.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le monolithe d'Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u est form&amp;eacute; de gr&amp;egrave;s dur qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; expos&amp;eacute; aux plissements et aux affaissements, ainsi qu'&amp;agrave; l'&amp;eacute;rosion des roches environnantes. Sa circonf&amp;eacute;rence &amp;agrave; la base est de 9,4&amp;nbsp;km, et il pr&amp;eacute;sente des pentes faiblement inclin&amp;eacute;es, jusqu'&amp;agrave; 80&amp;deg;, et un sommet relativement plat. Les principales surfaces expos&amp;eacute;es de la roche montrent une &amp;eacute;rosion en feuilles &amp;eacute;paisses de 1 &amp;agrave; 3&amp;nbsp;m, parall&amp;egrave;les &amp;agrave; la surface actuelle, en cours de d&amp;eacute;litement, de profondes fissures parall&amp;egrave;les, qui courent &amp;agrave; partir du sommet et le long des flancs du monolithe, ainsi que de nombreuses cavernes, rentrants et surplombs &amp;agrave; sa base, form&amp;eacute;s par la d&amp;eacute;gradation chimique et par l'&amp;eacute;rosion provoqu&amp;eacute;e par les vents de sable.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Kata Tju&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;t&lt;/span&gt; a se compose de 36 d&amp;ocirc;mes rocheux escarp&amp;eacute;s en faible pente, form&amp;eacute;s de conglom&amp;eacute;rat du mont Currie, compos&amp;eacute; de phenocrysts ? ph&amp;eacute;nocristaux, de granite et de gneiss. Les formations rocheuses du Kata Tju&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;t&lt;/span&gt; a pr&amp;eacute;sentent g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement, au milieu d'un paysage de vall&amp;eacute;es encaiss&amp;eacute;es, un sommet h&amp;eacute;misph&amp;eacute;rique, des parois presque verticales, et ont &amp;eacute;t&amp;eacute; expos&amp;eacute;es aux m&amp;ecirc;mes ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes g&amp;eacute;ologiques que celles d'Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation, diff&amp;eacute;rente selon la stabilit&amp;eacute; du substrat, le climat et les incendies, peut &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;partie en cinq cat&amp;eacute;gories principales, qui se d&amp;eacute;veloppent de mani&amp;egrave;re concentrique autour des formations lithiques&amp;nbsp;: &amp;agrave; Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u, une herbe robuste, vivace, nich&amp;eacute;e dans des poches de terrain, et carex sur un sol tr&amp;egrave;s superficiel&amp;nbsp;; au pi&amp;eacute;mont du Kata Tju&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;t&lt;/span&gt; a, une herbe annuelle&amp;nbsp;; les alluvions d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es autour des monolithes favorisent la croissance d'un ensemble de prairies ouvertes, d'arbres bas et d'arbustes, v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation qui peut &amp;ecirc;tre luxuriante au cours des saisons humides&amp;nbsp;; les plaines sont couvertes de buissons tr&amp;egrave;s denses de mulga, d'acacia et de fuchsia local&amp;nbsp;; enfin, les dunes de sable, les pentes et les plaines sont le domaine des plantes grasses &amp;eacute;pineuses.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vingt-deux esp&amp;egrave;ces de mammif&amp;egrave;res locaux sont attest&amp;eacute;es dans le parc, dont le dingo, le kangourou rouge, la taupe marsupiale commune, la souris sauteuse, diff&amp;eacute;rentes vari&amp;eacute;t&amp;eacute;s de chauves-souris, dont le faux-vampire australien, le bilby, l'echidna, ainsi que diff&amp;eacute;rents petits marsupiaux ou rongeurs locaux. Le renard rouge, le chat, la souris domestique et le lapin europ&amp;eacute;en, ainsi que le chien sauvage et le chameau, toutes esp&amp;egrave;ces d'introduction r&amp;eacute;cente, entrent d&amp;eacute;sormais en comp&amp;eacute;tition avec les esp&amp;egrave;ces indig&amp;egrave;nes. Plus de 150 esp&amp;egrave;ces d'oiseaux y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; recens&amp;eacute;es, et les cinq grandes familles de reptiles australiens y sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le parc, et notamment le monolithe d'Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u, est l'un des principaux centres religieux locaux reli&amp;eacute;s entre eux, tous d'&amp;eacute;gale importance, diss&amp;eacute;min&amp;eacute;s dans la partie ouest de l'Australie centrale occup&amp;eacute;e par les Aborig&amp;egrave;nes. Les peintures rupestres d'Ulu&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;r&lt;/span&gt; u, dont certaines sont consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es comme anciennes, t&amp;eacute;moignent que les Aborig&amp;egrave;nes &amp;eacute;taient pr&amp;eacute;sents dans cette zone depuis la plus haute &amp;eacute;poque. Leur philosophie religieuse traditionnelle, la &lt;em&gt;Tjukurpa&lt;/em&gt; , propose une interpr&amp;eacute;tation du paysage actuel, de sa flore, de sa faune et des ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes naturels qui l'affectent en fonction des voyages et des activit&amp;eacute;s des anc&amp;ecirc;tres, et relie ainsi les &amp;ecirc;tres humains sur les plans social, spirituel et historique, au paysage.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site est donc un remarquable exemple d'occupation humaine traditionnelle repr&amp;eacute;sentatif de la culture aborig&amp;egrave;ne, directement associ&amp;eacute; &amp;agrave; des traditions religieuses et culturelles.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates>1994</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Ce parc, qui s&amp;rsquo;appelait autrefois parc national d&amp;rsquo;Uluru (Ayers Rock-Mont Olga), pr&amp;eacute;sente des formations g&amp;eacute;ologiques spectaculaires qui dominent la vaste plaine sableuse du centre de l&amp;rsquo;Australie. L&amp;rsquo;immense monolithe d&amp;rsquo;Uluru et les d&amp;ocirc;mes rocheux de Kata Tjuta, &amp;agrave; l&amp;rsquo;ouest d&amp;rsquo;Uluru, font partie int&amp;eacute;grante du syst&amp;egrave;me de croyances traditionnelles de l&amp;rsquo;une des plus anciennes soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s humaines du monde. Les propri&amp;eacute;taires traditionnels d&amp;rsquo;Uluru-Kata Tjuta appartiennent au peuple aborig&amp;egrave;ne des Anangu.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc national d'Ulu&lt;U&gt;r&lt;/U&gt;u-Kata Tju&lt;U&gt;t&lt;/U&gt;a</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>519</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1988</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/486</http_url><id_number>486</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_486.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-15.6500000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>144.9666667000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Cette r&amp;eacute;gion, qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tend le long de la c&amp;ocirc;te nord-est de l&amp;rsquo;Australie, comprend principalement des for&amp;ecirc;ts tropicales humides. Ce biotope offre un &amp;eacute;chantillon particuli&amp;egrave;rement complet et vari&amp;eacute; de plantes, de marsupiaux et d&amp;rsquo;oiseaux chanteurs, ainsi que des esp&amp;egrave;ces v&amp;eacute;g&amp;eacute;tales et animales rares et menac&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</short_description><site>Tropiques humides de Queensland</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>565</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)(ix)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1997</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/577</http_url><id_number>577</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_577.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a inscrit ce bien au titre des &lt;em&gt;crit&amp;egrave;res (viii) &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;(ix)&lt;/em&gt;. Il a not&amp;eacute; que ce site &amp;eacute;tait la seule &amp;icirc;le volcanique subantarctique en activit&amp;eacute; et qu'elle illustrait des processus g&amp;eacute;omorphiques et la dynamique glaciaire en cours dans l'environnement c&amp;ocirc;tier et sous-marin ainsi que la flore et la faune subantarctiques, sans traces d'esp&amp;egrave;ces &amp;eacute;trang&amp;egrave;res. Le Comit&amp;eacute; a r&amp;eacute;it&amp;eacute;r&amp;eacute; sa demande exprim&amp;eacute;e &amp;agrave; sa seizi&amp;egrave;me session concernant un suppl&amp;eacute;ment d'information sur les ressources marines du site.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-53.1000000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>73.5000000000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les &amp;icirc;les Heard et McDonald sont situ&amp;eacute;es dans l&amp;rsquo;oc&amp;eacute;an Austral, &amp;agrave; environ 1 700 km du continent antarctique et &amp;agrave; 4 100 km au sud-ouest de Perth. En tant que seules &amp;icirc;les volcaniques subantarctiques en activit&amp;eacute;, elles constituent une v&amp;eacute;ritable &amp;laquo; fen&amp;ecirc;tre sur les profondeurs de la Terre &amp;raquo; et offrent des possibilit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;observer des processus g&amp;eacute;omorphiques en cours ainsi que la dynamique des glaces. Comptant parmi les rares &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes insulaires vierges du monde, les &amp;icirc;les Heard et McDonald pr&amp;eacute;sentent une valeur particuli&amp;egrave;re pour la conservation, du fait de l&amp;rsquo;absence totale de plantes et d&amp;rsquo;animaux exotiques comme d&amp;rsquo;impact humain.&lt;/p&gt;</short_description><site>Îles Heard et McDonald</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>683</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1991</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/578</http_url><id_number>578</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_578.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-25.4861111100</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>113.4361111000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Situ&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; ouest du continent australien, la baie Shark, avec ses &amp;icirc;les et les terres qui l&amp;rsquo;entourent, poss&amp;egrave;de trois caract&amp;eacute;ristiques naturelles exceptionnelles : ses vastes herbiers marins, les plus &amp;eacute;tendus (4 800 km&amp;sup2;) et les plus riches du monde, sa population de dugongs, ou &amp;laquo; vaches marines &amp;raquo;, et ses stromatolites, colonies d&amp;rsquo;algues qui &amp;eacute;difient des monticules et sont parmi les plus anciennes formes de vie sur terre. La baie Shark abrite en outre cinq esp&amp;egrave;ces de mammif&amp;egrave;res menac&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</short_description><site>Baie Shark, Australie occidentale</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>684</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1997</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/629</http_url><id_number>629</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_629.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; que le site offrait un exemple unique d&amp;rsquo;exposition de la cr&amp;ecirc;te oc&amp;eacute;anique au-dessus du niveau de la mer et constituait un t&amp;eacute;moignage g&amp;eacute;ologique d&amp;rsquo;une expansion des fonds oc&amp;eacute;aniques &amp;agrave; la limite de la plaque oc&amp;eacute;anique situ&amp;eacute;e entre les plaques du Pacifique et indo-australienne, pr&amp;eacute;sentant des failles actives et des mouvements tectoniques permanents.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-54.5947222200</latitude><location>                      &#xd;
          &#xd;
            </location><longitude>158.8955556000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Cette &amp;icirc;le de 34 km de long sur 5 km de large est situ&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;oc&amp;eacute;an Austral, &amp;agrave; 1 500 km au sud-est de la Tasmanie et &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s &amp;agrave; mi-chemin entre l&amp;rsquo;Australie et le continent antarctique. L&amp;rsquo;&amp;icirc;le constitue la partie expos&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;ar&amp;ecirc;te sous-marine Macquarie, soulev&amp;eacute;e en cet endroit o&amp;ugrave; la plaque tectonique indo-australienne rencontre celle du Pacifique. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un site dont la conservation g&amp;eacute;ologique pr&amp;eacute;sente une importance majeure car c&amp;rsquo;est le seul endroit de la plan&amp;egrave;te o&amp;ugrave; des roches en provenance du manteau terrestre (6 km au-dessous du fond de l&amp;rsquo;oc&amp;eacute;an) sont expos&amp;eacute;es de fa&amp;ccedil;on active au-dessus du niveau de la mer. On trouve parmi ces roches uniques de remarquables exemples de basalte en coussin et d&amp;rsquo;autres roches extrusives.&lt;/p&gt;</short_description><site>Île Macquarie</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>747</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)(ix)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1992</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/630</http_url><id_number>630</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_630.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-25.2166666700</latitude><location>                                                          &#xd;
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            </location><longitude>153.1333333000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Au large de la c&amp;ocirc;te orientale de l&amp;rsquo;Australie, l&amp;rsquo;&amp;icirc;le Fraser, longue de 122 km, est la plus grande &amp;icirc;le de sable du monde. En arri&amp;egrave;re de la plage se trouvent des vestiges majestueux de grandes for&amp;ecirc;ts pluviales poussant sur le sable et la moiti&amp;eacute; des lacs dunaires d&amp;rsquo;eau douce perch&amp;eacute;s du monde. Sa combinaison de dunes de sable encore en mouvement, de for&amp;ecirc;ts tropicales humides et de lacs en fait un site exceptionnel.&lt;/p&gt;</short_description><site>Île Fraser</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>748</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(viii)(ix)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1994</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/698</http_url><id_number>698</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_698.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-19.0833333300</latitude><location>                        &#xd;
            &#xd;
            </location><longitude>138.7166667000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Riversleigh et Naracoorte, respectivement au nord et au sud de l&amp;rsquo;Australie M&amp;eacute;ridionale, comptent parmi les dix sites fossilif&amp;egrave;res les plus importants du monde. Ils illustrent admirablement les &amp;eacute;tapes cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la faune australienne unique.&lt;/p&gt;</short_description><site>Sites fossilifères de mammifères d'Australie (Riversleigh / Naracoorte)</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>826</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/917</http_url><id_number>917</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_917.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;res (ii) et (iv) :&lt;/em&gt; La v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation d&amp;rsquo;eucalyptus d&amp;rsquo;Australie m&amp;eacute;rite d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre reconnue pour sa valeur universelle exceptionnelle en raison de ses facult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;adaptation et de son &amp;eacute;volution dans l&amp;rsquo;isolement post-Gondwana. Le site contient une repr&amp;eacute;sentation large et &amp;eacute;quilibr&amp;eacute;e d&amp;rsquo;habitats &amp;agrave; eucalyptus comprenant des formations scl&amp;eacute;rophylles humides et s&amp;egrave;ches, des landes &amp;agrave; mallee, ainsi que des marais, des zones humides et des prairies localis&amp;eacute;s. La r&amp;eacute;gion des montagnes Bleues compte 90 taxons d&amp;rsquo;eucalyptus (13 % du total mondial) et les quatre groupes d&amp;rsquo;eucalyptus y sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s. On rel&amp;egrave;ve &amp;eacute;galement un niveau d&amp;rsquo;end&amp;eacute;misme &amp;eacute;lev&amp;eacute; avec 114 taxons end&amp;eacute;miques recens&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion, ainsi que 120 taxons v&amp;eacute;g&amp;eacute;taux rares et menac&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelon national. Le site poss&amp;egrave;de plusieurs esp&amp;egrave;ces reliques en &amp;eacute;volution (Wollemia, Microstrobos, Acrophyllum) qui ont subsist&amp;eacute; dans des microsites extr&amp;ecirc;mement restreints.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-33.7000000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>150.0000000000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion des montagnes Bleues couvre 1,03 million d&amp;rsquo;hectares form&amp;eacute;s de plateaux calcaires, de gorges et d&amp;rsquo;escarpements domin&amp;eacute;s par des for&amp;ecirc;ts d&amp;rsquo;eucalyptus de zone temp&amp;eacute;r&amp;eacute;e. Le site, qui comprend huit aires prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es, se distingue par sa repr&amp;eacute;sentation de l&amp;rsquo;adaptation et de la diversification &amp;eacute;volutionnaires des eucalyptus sur le continent australien dans l&amp;rsquo;isolement post-Gondwana. La r&amp;eacute;gion des montagnes Bleues qui compte 91 taxons d&amp;rsquo;eucalyptus, est aussi remarquable par l&amp;rsquo;exceptionnelle diversit&amp;eacute; structurelle et &amp;eacute;cologique de ses eucalyptus associ&amp;eacute;e &amp;agrave; un large &amp;eacute;ventail d&amp;rsquo;habitats. Le site offre une bonne illustration de la diversit&amp;eacute; biologique de l&amp;rsquo;Australie avec 10 % de sa flore vasculaire et un grand nombre d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces rares ou menac&amp;eacute;es, y compris des esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques et reliques, comme le pin Wollemi (wollemia noblis), qui subsistent dans des microsites extr&amp;ecirc;mement restreints.&lt;/p&gt;</short_description><site>Région des montagnes Bleues</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1071</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(viii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2003</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; humaine dans la r&amp;eacute;gion existe depuis quelque 40 000 ans. Les datations au carbone 14 indiquent que la premi&amp;egrave;re occupation de la vall&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;Ord, en aval du parc, remonte &amp;agrave; quelques 20 000 ans. La grande richesse de vestiges arch&amp;eacute;ologiques, qui restent en partie &amp;agrave; d&amp;eacute;couvrir, sugg&amp;egrave;re que la r&amp;eacute;gion a &amp;eacute;t&amp;eacute; longuement habit&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res reconnaissances dans la zone eurent lieu en juillet 1879. Les premiers colons arriv&amp;egrave;rent dans la r&amp;eacute;gion du Middle Ord au milieu des ann&amp;eacute;es 1880. En d&amp;eacute;pit de la d&amp;eacute;couverte de gisements d&amp;rsquo;or en 1885, l&amp;rsquo;&amp;eacute;levage devint l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; principale. &amp;laquo; D&amp;egrave;s juin 1884, le premier troupeau de 4 000 b&amp;ecirc;tes fut convoy&amp;eacute; vers les prairies de l&amp;rsquo;Ord (&amp;hellip;) &amp;raquo; ; 6 000 t&amp;ecirc;tes de b&amp;eacute;tail s&amp;rsquo;y ajout&amp;egrave;rent l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante. En 1902, la r&amp;eacute;gion comptait quelque 47 000 b&amp;ecirc;tes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le b&amp;eacute;tail en surnombre entra&amp;icirc;na une surexploitation des p&amp;acirc;turages et &amp;laquo; initia un processus destructeur d&amp;rsquo;&amp;eacute;rosion intense du paysage &amp;raquo;, au cours duquel la population aborig&amp;egrave;ne effectua un travail saisonnier non r&amp;eacute;mun&amp;eacute;r&amp;eacute; dans les fermes, alors m&amp;ecirc;me que ses ressources alimentaires naturelles disparaissaient. On estime que la population autochtone a pu se r&amp;eacute;duire alors de 50 %.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1967, des proc&amp;eacute;dures furent lanc&amp;eacute;es pour inverser ce processus. Des programmes de contr&amp;ocirc;le des troupeaux et de restauration de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation furent mis en place et le Pastoral Award de 1968 mis fin aux abus en mati&amp;egrave;re de travail des Aborig&amp;egrave;nes. Toutefois, en d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;ant les personnes hors des fermes, ces mesures contribu&amp;egrave;rent &amp;agrave; cr&amp;eacute;er de nouveaux lieux de vie, les humpies [sortes de huttes], bient&amp;ocirc;t devenus synonymes de d&amp;eacute;possession sociale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1985 environ, un grand nombre de bovins et d&amp;rsquo;&amp;acirc;nes (respectivement 25 000 et 4 000) furent retir&amp;eacute;s pour r&amp;eacute;duire encore la surexploitation des p&amp;acirc;turages. Le parc national fut cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 1987, lorsque la r&amp;eacute;gion devint inhabit&amp;eacute;e. Cette m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e, un programme de feux de protection visant &amp;agrave; r&amp;eacute;duire les incendies de for&amp;ecirc;t accidentels et &amp;agrave; cr&amp;eacute;er des mosa&amp;iuml;ques de v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation fut lanc&amp;eacute;. Au milieu des ann&amp;eacute;es quatre-vingt-dix, le tourisme &amp;eacute;tait devenu une activit&amp;eacute; locale en d&amp;eacute;pit des difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s ; le nombre de visiteurs par voie terrestre avoisinait les 20 000 par an, avec peut-&amp;ecirc;tre le m&amp;ecirc;me nombre de visiteurs survolant le parc chaque ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En d&amp;eacute;pit de plus d&amp;rsquo;un si&amp;egrave;cle d&amp;rsquo;intervention ext&amp;eacute;rieure et des fortes modifications du paysage et des structures sociales qui en ont r&amp;eacute;sult&amp;eacute;, la proposition d&amp;rsquo;inscription soutient que les Aborig&amp;egrave;nes qui vivent pr&amp;egrave;s de Purnululu conservent des souvenirs communautaires des pratiques traditionnelles de gestion des terres et des associations ngarrangkarni, et continuent &amp;agrave; utiliser les terres pour r&amp;eacute;colter des aliments naturels et effectuer des rassemblements.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1094</http_url><id_number>1094</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1094.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (viii):&lt;/em&gt; histoire de la terre et processus g&amp;eacute;ologiques La valeur universelle g&amp;eacute;ologique exceptionnelle est attribu&amp;eacute;e au massif des Bungle Bungle. Les Bungle Bungle sont, de loin, l&amp;rsquo;exemple le plus exceptionnel de karst gr&amp;eacute;seux &amp;agrave; c&amp;ocirc;nes dans le monde et doivent leur existence et leur caract&amp;egrave;re unique &amp;agrave; plusieurs ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes g&amp;eacute;ologiques, biologiques, &amp;eacute;rosifs et climatiques interd&amp;eacute;pendants. Le karst gr&amp;eacute;seux du PNP a une grande importance scientifique car il d&amp;eacute;montre clairement le processus de formation de karst &amp;agrave; c&amp;ocirc;nes dans le gr&amp;egrave;s &amp;ndash; un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne qui n&amp;rsquo;est reconnu par les g&amp;eacute;omorphologistes que depuis 25 ans et qui n&amp;rsquo;est pas encore totalement compris malgr&amp;eacute; un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et des travaux de recherche r&amp;eacute;cemment renouvel&amp;eacute;s. Le massif des Bungle Bungle du PNP illustre aussi, &amp;agrave; un degr&amp;eacute; exceptionnel, les processus g&amp;eacute;omorphologiques de dissolution, alt&amp;eacute;ration et &amp;eacute;rosion dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution d&amp;rsquo;un relief soumis &amp;agrave; un r&amp;eacute;gime climatique de savane, dans un paysage ancien et stable du point de vue s&amp;eacute;dimentaire. L&amp;rsquo;UICN consid&amp;egrave;re que le site propos&amp;eacute; remplit ce crit&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ix):&lt;/em&gt; processus &amp;eacute;cologiques La valeur exceptionnelle du PNP pour la biodiversit&amp;eacute; est attribu&amp;eacute;e &amp;agrave; trois raisons principales: repr&amp;eacute;sentation de la diversit&amp;eacute; du biote australien ; association peu courante des biotes tropical et de d&amp;eacute;sert ; et illustration de l&amp;rsquo;adaptation et de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du biote australien. La r&amp;eacute;gion de Purnululu pr&amp;eacute;sente un exemple int&amp;eacute;ressant du biote de la zone de transition entre les domaines biog&amp;eacute;ographiques septentrional (de mousson) et central (aride) d&amp;rsquo;Australie. Toutefois, vu que les &amp;eacute;tudes biologiques du PNP (en particulier pour les reptiles et les invert&amp;eacute;br&amp;eacute;s) sont incompl&amp;egrave;tes et compte tenu de l&amp;rsquo;absence de toute analyse comparative nationale ou internationale rigoureuse, l&amp;rsquo;importance g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des esp&amp;egrave;ces et des &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes du PNP est difficile &amp;agrave; d&amp;eacute;terminer. Le biote semble &amp;ecirc;tre plut&amp;ocirc;t typique et repr&amp;eacute;sentatif d&amp;rsquo;une large zone de transition biog&amp;eacute;ographique entre l&amp;rsquo;Australie aride et l&amp;rsquo;Australie de la mousson &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle du continent plut&amp;ocirc;t que r&amp;eacute;ellement exceptionnel. Bien des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments cl&amp;eacute;s se trouvent probablement aussi dans des biens du patrimoine existants tels que le Parc national du Kakadu et le Parc national Uluru-Kata Tjuta. La valeur biologique d&amp;rsquo;importance universelle exceptionnelle ne peut donc, pour le moment, &amp;ecirc;tre confirm&amp;eacute;e. L&amp;rsquo;UICN consid&amp;egrave;re que le site propos&amp;eacute; ne remplit pas ce crit&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vii):&lt;/em&gt; ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes naturels &amp;eacute;minemment remarquables ou de beaut&amp;eacute; exceptionnelle Bien que le PNP ne soit largement connu en Australie que depuis 20 ans et reste relativement inaccessible, il est reconnu au niveau international pour sa beaut&amp;eacute; naturelle exceptionnelle. La principale attraction panoramique est la gamme extraordinaire de tourelles coniques en forme de ruches et regroup&amp;eacute;es qui se trouvent dans le massif des Bungle Bungle. Ces tourelles sont devenues l&amp;rsquo;embl&amp;egrave;me du parc et sont un des attraits naturels de l&amp;rsquo;Australie c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres au niveau international. Les structures sculpt&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re saisissante, sans &amp;eacute;gal &amp;agrave; cette &amp;eacute;chelle, dans cette &amp;eacute;tendue et dans la grandeur et la diversit&amp;eacute; des formes o&amp;ugrave; que ce soit dans le monde, subissent des variations saisonni&amp;egrave;res remarquables dans leur apparence, y compris des transitions de couleurs frappantes apr&amp;egrave;s la pluie. Le labyrinthe de tourelles est accentu&amp;eacute; par des gorges sinueuses, &amp;eacute;troites, aux pentes raides, ourl&amp;eacute;es de majestueux palmiers Livistona en &amp;eacute;ventail. Ces caract&amp;eacute;ristiques et les falaises abruptes qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;vent jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 250 m de haut sont coup&amp;eacute;es par des cascades et des mares saisonni&amp;egrave;res &amp;ndash; important attrait touristique pour le parc &amp;ndash; et r&amp;eacute;pondent &amp;agrave; des noms &amp;eacute;vocateurs tels que Echidna Chasm (le Chaos de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;chidn&amp;eacute;), Frog Hole (le Trou de la Grenouille), Piccaninny et les Gorges de la Cath&amp;eacute;drale. La diversit&amp;eacute; des reliefs et des &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes, ailleurs dans le parc, est repr&amp;eacute;sentative de toute la r&amp;eacute;gion et n&amp;rsquo;a pas de qualit&amp;eacute; esth&amp;eacute;tique particuli&amp;egrave;re mais constitue une toile de fond agr&amp;eacute;able pour le massif. L&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience esth&amp;eacute;tique puissante qu&amp;rsquo;offrent les Bungle Bungle a suscit&amp;eacute; un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t important du public et le massif est en bonne place dans la publicit&amp;eacute; vantant les attraits touristiques de l&amp;rsquo;Australie aux niveaux national et international, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gal du Parc national Uluru-Kata Tjuta. Photographes et &amp;eacute;crivains consid&amp;egrave;rent les Bungle Bungle comme l&amp;rsquo;une des merveilles naturelles du monde et certains les d&amp;eacute;crivent comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent australien du Grand Canyon. L&amp;rsquo;UICN consid&amp;egrave;re que le site propos&amp;eacute; remplit ce crit&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-17.5000000000</latitude><location>            Australie-Occidentale&#xd;
            </location><longitude>128.5000000000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le Parc national de Purnululu (239 723 ha), situ&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat d&amp;rsquo;Australie occidentale, contient le massif tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;coup&amp;eacute; des Bungle Bungle, compos&amp;eacute; de gr&amp;egrave;s quartzique du d&amp;eacute;vonien &amp;eacute;rod&amp;eacute; pendant 20 millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es. Il en reste un ensemble de tourelles et de c&amp;ocirc;nes en forme de ruches aux flancs abrupts, &amp;agrave; la surface stri&amp;eacute;e de bandes horizontales de cro&amp;ucirc;te gris fonc&amp;eacute; de cyanobact&amp;eacute;ries (organismes photosynth&amp;eacute;tiques unicellulaires). Ces exemples exceptionnels de karst &amp;agrave; c&amp;ocirc;nes de gr&amp;egrave;s doivent leur existence et leur caract&amp;egrave;re unique &amp;agrave; l&amp;rsquo;interaction de plusieurs ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes g&amp;eacute;ologiques, biologiques, climatiques et de l&amp;rsquo;&amp;eacute;rosion.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc national de Purnululu</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1272</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)</criteria_txt><danger>0</danger><date_inscribed>2007</date_inscribed><historical_description>&#xd;
&lt;p&gt;La cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un grand centre culturel pour Sydney implant&amp;eacute; &amp;agrave; Bennelong Point &amp;eacute;tait un projet discut&amp;eacute; depuis les ann&amp;eacute;es 1940. En 1956, le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud pr&amp;eacute;f&amp;eacute;ra lancer un concours international d&amp;rsquo;architecture et nommer un jury ind&amp;eacute;pendant, plut&amp;ocirc;t que de passer commande aupr&amp;egrave;s d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; locale. Les sp&amp;eacute;cifications du concours &amp;eacute;taient vastes, afin d&amp;rsquo;attirer les meilleurs architectes du monde ; elles ne pr&amp;eacute;cisaient pas de param&amp;egrave;tre de conception, ni de plafond des co&amp;ucirc;ts. L'exigence principale du dossier de concours &amp;eacute;tait la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un &amp;eacute;difice &amp;agrave; double fonction, avec deux salles de repr&amp;eacute;sentation.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le concours suscita un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t &amp;eacute;norme en Australie et &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger. La d&amp;eacute;cision du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud de d&amp;eacute;signer J&amp;oslash;rn Utzon comme unique architecte &amp;eacute;tait inattendue, audacieuse et visionnaire. Un certain scepticisme pr&amp;eacute;valait quant &amp;agrave; la faisabilit&amp;eacute; de la construction de la structure, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; l'exp&amp;eacute;rience limit&amp;eacute;e d'Utzon, le concept architectural rudimentaire et unique et l&amp;rsquo;absence de tout conseil en ing&amp;eacute;nierie. Les plans r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s pour le concours &amp;eacute;taient largement sch&amp;eacute;matiques, les co&amp;ucirc;ts de la conception n&amp;rsquo;avaient pas &amp;eacute;t&amp;eacute; pleinement estim&amp;eacute;s et ni Utzon ni le jury n&amp;rsquo;avaient consult&amp;eacute; d&amp;rsquo;ing&amp;eacute;nieur en construction. Le concept architectural d'Utzon comportait des formes architecturales in&amp;eacute;dites et exigeait des solutions faisant appel &amp;agrave; de nouvelles technologies et &amp;agrave; de nouveaux mat&amp;eacute;riaux. De surcro&amp;icirc;t, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud devait aussi faire face &amp;agrave; la pression du public, appelant au choix d'un architecte australien.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;On consid&amp;egrave;re souvent que l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en trois &amp;eacute;tapes, un angle d'approche utile pour comprendre l'histoire des trois principaux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de sa composition architecturale : le podium (phase 1 : 1958-1961), les coquilles vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;es (phase 2 : 1962-1967) puis les murs de verre et l&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement int&amp;eacute;rieur (phase 3 : 1967-1973). L&amp;rsquo;architecte J&amp;oslash;rn Utzon a con&amp;ccedil;u le plan g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral et a supervis&amp;eacute; la construction du podium et des coquilles vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;es. La conception des murs de verre et de l&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement int&amp;eacute;rieur, de m&amp;ecirc;me que la supervision de leur construction, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;architecte Peter Hall, avec l&amp;rsquo;aide de Lionel Todd et de David Littlemore, en collaboration avec l&amp;rsquo;architecte en chef du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, Ted Farmer. Apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;part d&amp;rsquo;Utzon, Peter Hall est rest&amp;eacute; en contact avec lui &amp;agrave; propos de divers aspects de la conception pendant au moins dix-huit mois. L&amp;rsquo;expertise en ing&amp;eacute;nierie a &amp;eacute;t&amp;eacute; fournie par Ove Arup &amp;amp; Partner pour chacune des trois &amp;eacute;tapes de construction.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La conception et la construction &amp;eacute;taient &amp;eacute;troitement associ&amp;eacute;es. Le projet unique d'Utzon et son approche radicale de la construction du b&amp;acirc;timent donn&amp;egrave;rent naissance &amp;agrave; un environnement exceptionnel de collaboration et d&amp;rsquo;innovation. Son mod&amp;egrave;le collaboratif &amp;eacute;tait en rupture totale avec la pratique architecturale conventionnelle de l'&amp;eacute;poque. La solution conceptuelle et la construction de la structure des coquilles prirent huit ans, et le d&amp;eacute;veloppement des tuiles en c&amp;eacute;ramique destin&amp;eacute;es sp&amp;eacute;cialement aux coquilles prit plus de trois ans. L&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney devint un laboratoire d&amp;rsquo;essais et une fabrique &amp;agrave; mat&amp;eacute;riaux pr&amp;eacute;fabriqu&amp;eacute;s, vaste et &amp;agrave; ciel ouvert.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Il fallut seize ans pour construire l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney, soit six de plus que pr&amp;eacute;vu, et dix fois le co&amp;ucirc;t estimatif de d&amp;eacute;part. Le 20 octobre 1973, l'Op&amp;eacute;ra de Sydney fut officiellement inaugur&amp;eacute; par la reine Elisabeth II. Apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;inauguration, on entreprit au fil du temps de nouveaux travaux. Entre 1986 et 1988, la voie d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s terrestre et l&amp;rsquo;avant-cour furent reconstruites, et la promenade inf&amp;eacute;rieure d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e sous la supervision de l&amp;rsquo;architecte en chef du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, Andrew Andersons, avec des contributions de Peter Hall.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Entre 1998 et 1999, la salle d&amp;rsquo;enregistrement et de r&amp;eacute;p&amp;eacute;tition fut divis&amp;eacute;e en deux : un espace de r&amp;eacute;union pour l&amp;rsquo;orchestre et le &lt;em&gt;Studio&lt;/em&gt; , un espace revivifi&amp;eacute; de repr&amp;eacute;sentation d&amp;eacute;di&amp;eacute; aux musiques et aux arts de la sc&amp;egrave;ne innovants. En 1998, &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la c&amp;eacute;l&amp;eacute;bration du 25e anniversaire de l&amp;rsquo;inauguration, l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney nomma l&amp;rsquo;architecte de Sydney Richard Johnson conseiller pour le d&amp;eacute;veloppement futur du site et l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement de principes d&amp;rsquo;urbanisme. Par l&amp;rsquo;entremise de Johnson, le Sydney Opera Trust commen&amp;ccedil;a des n&amp;eacute;gociations pour se r&amp;eacute;concilier avec Utzon et le r&amp;eacute;engager comme consultant pour l'&amp;eacute;difice. En 1999, Utzon accepta officiellement l&amp;rsquo;invitation de Bob Carr, Premier ministre de Nouvelle-Galles du sud, &amp;agrave; se r&amp;eacute;investir dans le projet, en &amp;eacute;non&amp;ccedil;ant les principes d&amp;eacute;finissant sa vision pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;difice et en expliquant les principes sous-tendant sa conception. Pendant trois ans, il travailla avec son fils Jan Utzon, architecte et associ&amp;eacute;, et avec Richard Johnson pour r&amp;eacute;diger ses principes de conception pour l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney, notamment concernant la r&amp;eacute;novation de la salle de r&amp;eacute;ception, la construction de la loggia occidentale, l'exploration des options d&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration de l&amp;rsquo;acoustique du &lt;em&gt;Concert Hall&lt;/em&gt; , l'am&amp;eacute;lioration des services de l&amp;rsquo;avant-cour pour les repr&amp;eacute;sentations, la modification de la fosse d'orchestre et de l'int&amp;eacute;rieur du Opera Theatre. En 2002, le &lt;em&gt;Sydney Opera House Trust&lt;/em&gt; publia les principes de conception d&amp;rsquo;Utzon. En 2004, la r&amp;eacute;novation de la &lt;em&gt;Utzon Room&lt;/em&gt; (anciennement connue sous le nom de &lt;em&gt;Reception Hall&lt;/em&gt; ) fut achev&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/166</http_url><id_number>166</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_166.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-33.8566666667</latitude><location>            Nouvelle-Galles du Sud&#xd;
            </location><longitude>151.2152777777</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Inaugur&amp;eacute; en 1973, l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney fait partie des &amp;oelig;uvres architecturales majeures du XXe si&amp;egrave;cle. Il associe divers courants innovants tant du point de vue de la forme architecturale que de la conception structurelle. Sculpture urbaine magnifique soigneusement int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans un remarquable paysage c&amp;ocirc;tier, &amp;agrave; la pointe d&amp;rsquo;une p&amp;eacute;ninsule qui s&amp;rsquo;avance dans le port de Sydney, cet &amp;eacute;difice exerce depuis sa construction une grande influence sur le monde de l&amp;rsquo;architecture. L&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney se compose de trois groupes de &amp;laquo; coquilles &amp;raquo; vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;es et entrelac&amp;eacute;es qui abritent les deux principaux lieux de repr&amp;eacute;sentation et un restaurant. Les &amp;laquo; coquilles &amp;raquo; dispos&amp;eacute;es sur une vaste plate-forme sont entour&amp;eacute;es de terrasses qui font office de promenades pi&amp;eacute;tonnes. En 1957, la d&amp;eacute;cision prise par un jury international de confier la r&amp;eacute;alisation de l&amp;rsquo;Op&amp;eacute;ra de Sydney &amp;agrave; l&amp;rsquo;architecte danois J&amp;oslash;rn Utzon, a symbolis&amp;eacute; la volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;adopter une d&amp;eacute;marche radicalement nouvelle en mati&amp;egrave;re de construction.&lt;/p&gt;</short_description><site>Opéra de Sydney</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1457</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2010</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La migration forc&amp;eacute;e de populations &amp;agrave; des fins de travail contraint est une donn&amp;eacute;e partag&amp;eacute;e par de nombreuses soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s humaines, &amp;agrave; des p&amp;eacute;riodes historiques tr&amp;egrave;s diverses et dans de multiples civilisations. Il s&amp;rsquo;agit le plus souvent de l&amp;rsquo;esclavage ou de la d&amp;eacute;portation de populations &amp;agrave; la suite de conflits, mais pas seulement : aux &amp;eacute;poques moderne et contemporaine, le bagne lie une condamnation p&amp;eacute;nale &amp;agrave; son application dans un territoire lointain, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement accompagn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;un travail forc&amp;eacute;. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le bagne est dans un premier temps une forme d&amp;rsquo;enfermement des criminels &amp;agrave; des fins de travaux forc&amp;eacute;s. En Europe, il se concentre dans les ports militaires, par exemple pour le service des gal&amp;egrave;res ou pour les travaux p&amp;eacute;nibles dans les arsenaux, l&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement des infrastructures, etc. En temps de guerre, les camps de prisonniers &amp;agrave; vocation de travail forc&amp;eacute; pr&amp;eacute;sentent des similitudes d&amp;rsquo;organisation et d&amp;rsquo;objectifs. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Associ&amp;eacute; au projet colonial, une nouvelle forme p&amp;eacute;nitentiaire appara&amp;icirc;t au d&amp;eacute;but du XVIIe si&amp;egrave;cle, dans les pays europ&amp;eacute;ens, par la transplantation durable de prisonniers vers les nouveaux territoires. Par le Transportation Act de 1718, l&amp;rsquo;Angleterre organise un tel syst&amp;egrave;me pour ses criminels dans ses colonies d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique du Nord. La France fait de m&amp;ecirc;me apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t des gal&amp;egrave;res, en 1748. La condamnation &amp;agrave; la colonie p&amp;eacute;nitentiaire est en principe une peine carc&amp;eacute;rale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, pour une faute criminelle grave. De fait, en raison des besoins coloniaux de main-d&amp;rsquo;oeuvre, toutes sortes de fautes, souvent relativement mineures, entra&amp;icirc;n&amp;egrave;rent l&amp;rsquo;envoi au bagne pour des dur&amp;eacute;es plus ou moins longues. Les d&amp;eacute;lits d&amp;rsquo;opinion ou d&amp;rsquo;appartenance &amp;agrave; des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s politiques interdites furent aussi sanctionn&amp;eacute;s de cette mani&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; compter de 1775, l&amp;rsquo;Angleterre cessa la d&amp;eacute;portation de ses criminels vers l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique, en raison des troubles qui conduisirent ces colonies &amp;agrave; l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance. L&amp;rsquo;Australie devint la destination de remplacement &amp;agrave; partir de 1778, avec l&amp;rsquo;organisation progressive de nombreuses colonies p&amp;eacute;nitentiaires. La baie de Sydney fut la premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;gion &amp;agrave; en accueillir. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;apog&amp;eacute;e des transports p&amp;eacute;nitentiaires vers l&amp;rsquo;Australie culmine entre 1787 et 1868, avec 166 000 condamn&amp;eacute;s envoy&amp;eacute;s dans ses nombreux bagnes. L&amp;rsquo;Australie est alors un espace consid&amp;eacute;rable, peupl&amp;eacute; d&amp;rsquo;Aborig&amp;egrave;nes que l&amp;rsquo;on repousse rapidement des espaces c&amp;ocirc;tiers les plus abrit&amp;eacute;s et les plus fertiles. Du point de vue du colonisateur, tout est &amp;agrave; construire, &amp;agrave; commencer par les ports, les habitations, les routes, les fermes coloniales, etc. Les condamn&amp;eacute;s sont le plus souvent issus des classes populaires ; les femmes repr&amp;eacute;sentent 16 % d&amp;rsquo;entre eux et les enfants, passibles du bagne &amp;agrave; compter de 9 ans, sont &amp;eacute;galement assez nombreux. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le syst&amp;egrave;me du bagne australien a pris des formes tr&amp;egrave;s vari&amp;eacute;es pour r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; des objectifs multiples. Il est pens&amp;eacute; au sein d&amp;rsquo;un vaste d&amp;eacute;bat en Europe, &amp;agrave; la charni&amp;egrave;re des XVIIIe et XIXe si&amp;egrave;cles, sur les modes de punition du crime et sur le r&amp;ocirc;le social &amp;agrave; attribuer &amp;agrave; la d&amp;eacute;portation des condamn&amp;eacute;s. Les termes sont d&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; la notion de punition et la recherche de la dissuasion du crime, d&amp;rsquo;un autre l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;formation des comportements individuels par le travail et la discipline. La d&amp;eacute;portation comme force de travail au service du d&amp;eacute;veloppement colonial, tout particuli&amp;egrave;rement pour les territoires les plus lointains, appara&amp;icirc;t comme une r&amp;eacute;ponse utile et efficace &amp;agrave; ces diff&amp;eacute;rentes questions sociales en Angleterre, mais aussi dans d&amp;rsquo;autres pays europ&amp;eacute;ens comme la France et la Russie. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En pratique, dans le cas australien, le bagne doit aussi contribuer &amp;agrave; faire des d&amp;eacute;tenus en fin de peine, &amp;agrave; leur lib&amp;eacute;ration, des colons &amp;agrave; part enti&amp;egrave;re. La distance consid&amp;eacute;rable entre l&amp;rsquo;Europe et l&amp;rsquo;Australie aboutit presque toujours &amp;agrave; l&amp;rsquo;implantation d&amp;eacute;finitive des bagnards lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le syst&amp;egrave;me du bagne australien comprenait une s&amp;eacute;rie diversifi&amp;eacute;e de lieux et de syst&amp;egrave;mes p&amp;eacute;nitentiaires, allant du travail &amp;agrave; l&amp;rsquo;ext&amp;eacute;rieur au travail enferm&amp;eacute;, du bagne de probation &amp;agrave; la prison pure et simple ; il comprenait des colonies p&amp;eacute;nitentiaires destin&amp;eacute;es aux femmes ou aux enfants (Cascades Female Factory, Point Puer). Dans certains des bagnes, les prisonniers c&amp;ocirc;toyaient des colons libres (Brickendon &amp;amp; Woolmers Estates). Les conditions de vie &amp;eacute;taient bien s&amp;ucirc;r tr&amp;egrave;s strictes, mais d&amp;rsquo;une duret&amp;eacute; variable suivant les sites et leurs fonctions. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;encadrement et le transport des bagnards n&amp;eacute;cessitaient aussi la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;une administration p&amp;eacute;nitentiaire importante, l&amp;rsquo;organisation d&amp;rsquo;une flotte sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e, la pr&amp;eacute;sence de nombreux gardiens, etc. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les centres les plus s&amp;eacute;v&amp;egrave;res, pour les prisonniers jug&amp;eacute;s les plus dangereux, comprenaient un dispositif carc&amp;eacute;ral, des travaux forc&amp;eacute;s p&amp;eacute;nibles et souvent dangereux, des punitions corporelles comme le fouet ou des privations, l&amp;rsquo;enfermement en cellules d&amp;rsquo;isolement. La plupart des sites poss&amp;eacute;daient une prison et un quartier d&amp;rsquo;isolement ; mais certains sont des bagnes de punition, comme le p&amp;eacute;nitencier de l&amp;rsquo;&amp;icirc;le de Norfolk, Port Arthur, les mines de charbon de la presqu&amp;rsquo;&amp;icirc;le de Tasman. Ces bagnes furent r&amp;eacute;put&amp;eacute;s dans tout l&amp;rsquo;Empire britannique pour leur duret&amp;eacute;, afin de maintenir la frayeur de la d&amp;eacute;portation dans la population et diminuer ainsi la criminalit&amp;eacute; en Grande- Bretagne et dans ses colonies. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le syst&amp;egrave;me des convicts gangs assurait les travaux publics, les routes et les ports en particulier. Le r&amp;eacute;gime y &amp;eacute;tait g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, les travaux tr&amp;egrave;s durs.  Il s&amp;rsquo;agit des sites d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Old Great North Road, Hyde Park Barracks, Port Arthur, Coal Mines, Kingston and Arthur&amp;rsquo;s Vale Historic Area &lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Fremantle Prison. &amp;nbsp; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pour les prisonniers jug&amp;eacute;s les moins dangereux, il existait des colonies de travail o&amp;ugrave; les bagnards sont mis &amp;agrave; disposition de projets priv&amp;eacute;s, souvent des fermes. Les entrepreneurs les utilisaient sous leur responsabilit&amp;eacute;. Il s&amp;rsquo;agit ici des fermes de Brickendon et Woolmers, du domaine de l&amp;rsquo;ancienne maison du gouvernement. Le travail destin&amp;eacute; aux femmes est d&amp;rsquo;un type manufacturier, comme &amp;agrave; Cascades Female Factory, un centre textile. Il s&amp;rsquo;agit toutefois bien d&amp;rsquo;un enfermement avec son syst&amp;egrave;me de punition et de r&amp;eacute;compenses. Certaines colonies p&amp;eacute;nitentiaires utilisaient les femmes comme servantes, par exemple dans les domaines agricoles, le palais du gouvernement. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pour les bagnards ayant une bonne conduite, il &amp;eacute;tait possible d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der &amp;agrave; un syst&amp;egrave;me de peine all&amp;eacute;g&amp;eacute;e, conduisant progressivement &amp;agrave; une lib&amp;eacute;ration anticip&amp;eacute;e. Dans l&amp;rsquo;esprit tr&amp;egrave;s pr&amp;eacute;gnant de la r&amp;eacute;formation sociale des condamn&amp;eacute;s, il s&amp;rsquo;agissait d&amp;rsquo;un parcours de probation permettant d&amp;rsquo;&amp;eacute;voluer progressivement vers une insertion sociale par le travail et, finalement, &amp;agrave; la condition de colon &amp;agrave; part enti&amp;egrave;re. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;installation des p&amp;eacute;nitenciers en Australie, au coeur du dispositif colonial en construction, a eu des cons&amp;eacute;quences particuli&amp;egrave;rement n&amp;eacute;fastes pour les Aborig&amp;egrave;nes. Cela impliqua des d&amp;eacute;sordres sociaux, des migrations forc&amp;eacute;es et la perte des terres fertiles, des &amp;eacute;pid&amp;eacute;mies d&amp;eacute;vastatrices en raison de l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;immunit&amp;eacute;. Des conflits et des r&amp;eacute;sistances ont &amp;eacute;maill&amp;eacute; l&amp;rsquo;implantation des colons comme des bagnards, souvent accompagn&amp;eacute;s de victimes. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les colonies p&amp;eacute;nitentiaires se perp&amp;eacute;tu&amp;egrave;rent assez longuement apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;abolition officielle du syst&amp;egrave;me de la d&amp;eacute;portation des condamn&amp;eacute;s, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la veille de la Seconde Guerre mondiale, par leur propre dynamique de gestion des condamn&amp;eacute;s pr&amp;eacute;sents et par des pratiques similaires, mais moins massivement appliqu&amp;eacute;es, comme l&amp;rsquo;exil. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le dernier bien a avoir eu une activit&amp;eacute; carc&amp;eacute;rale est la prison de Fremantle, ferm&amp;eacute;e au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 1990. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Actuellement, la plupart de ces sites sont devenus, enti&amp;egrave;rement ou pour partie, des lieux de m&amp;eacute;moire, des mus&amp;eacute;es ou des parcs. &lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1306</http_url><id_number>1306</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1306.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-33.3783333333</latitude><location>                                                                                                                                                            &#xd;
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            </location><longitude>150.9944444444</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le bien comprend une s&amp;eacute;lection de onze sites p&amp;eacute;nitentiaires, parmi les milliers &amp;eacute;tablis par l'Empire britannique sur le sol australien aux XVIIIe et XIXe si&amp;egrave;cles. Les sites sont diss&amp;eacute;min&amp;eacute;s &amp;agrave; travers le pays, de Fremantle en Australie occidentale, &amp;agrave; Kingston et Arthur's Vale sur l'&amp;icirc;le de Norfolk, &amp;agrave; l'est ; et des environs de Sidney, en Nouvelle-Galles du Sud, au nord, jusqu'aux sites de Tasmanie, au sud. Pr&amp;egrave;s de 166 000 hommes, femmes et enfants furent envoy&amp;eacute;s en Australie pendant plus de 80 ans, entre 1787 et 1868, condamn&amp;eacute;s par la justice britannique &amp;agrave; la d&amp;eacute;portation dans les colonies p&amp;eacute;nitentiaires. Chacun des sites avait une vocation propre, qu'il s'agisse d'enfermement punitif ou de r&amp;eacute;&amp;eacute;ducation par le travail forc&amp;eacute; au service du projet colonial. Le bien pr&amp;eacute;sente les meilleurs exemples survivants de la d&amp;eacute;portation &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle de condamn&amp;eacute;s et de l'expansion colonisatrice des puissances europ&amp;eacute;ennes par la pr&amp;eacute;sence et le travail des bagnards.&lt;/p&gt;</short_description><site>Sites de bagnes australiens</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1648</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2004</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;histoire des b&amp;acirc;timents et des jardins est &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;histoire et au d&amp;eacute;veloppement du mouvement des expositions internationales &amp;ndash; un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne qui s&amp;rsquo;est r&amp;eacute;pandu dans tous les continents. Quoique la premi&amp;egrave;re grande exposition ait eu lieu en 1851, au Crystal Palace de Londres, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e de c&amp;eacute;l&amp;eacute;brer les produits industriels &amp;eacute;tait dans l&amp;rsquo;air depuis presque un si&amp;egrave;cle, avec des expositions nationales en Angleterre puis en France et ailleurs en Europe. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La diff&amp;eacute;rence entre ces c&amp;eacute;l&amp;eacute;brations de moindre envergure et les grandes expositions qui suivirent r&amp;eacute;sidait dans leur &amp;eacute;chelle et dans des questions de classification. Le mouvement des grandes expositions, comme on l&amp;rsquo;appela ensuite, &amp;eacute;pousait la passion du XIXe si&amp;egrave;cle pour la d&amp;eacute;couverte et la cr&amp;eacute;ation, mais avant tout pour la classification. La classification &amp;ndash; comme l&amp;rsquo;illustraient les mus&amp;eacute;es et les collections botaniques &amp;ndash; d&amp;eacute;montraient le contr&amp;ocirc;le de l&amp;rsquo;homme sur son environnement. Les grandes expositions &amp;eacute;taient une forme d&amp;rsquo;ode &amp;agrave; l&amp;rsquo;industrie naissante, au sortir de la R&amp;eacute;volution industrielle, mais aussi un t&amp;eacute;moignage de la domination de l&amp;rsquo;homme sur celle-ci, dans un contexte international. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plus de 50 expositions se sont tenues entre 1851 et 1915, chacune diff&amp;eacute;rente et partageant pourtant toutes des th&amp;egrave;mes et des buts communs &amp;ndash; cartographier les progr&amp;egrave;s mat&amp;eacute;riels et moraux dans un contexte mondial, en pr&amp;eacute;sentant l&amp;rsquo;industrie de toutes les nations. Parmi les lieux d&amp;rsquo;exposition : Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston en Jama&amp;iuml;que et Santiago du Chili. La plupart des villes firent construire sp&amp;eacute;cialement des &amp;laquo; palais &amp;raquo; des expositions, souvent &amp;agrave; partir de composants m&amp;eacute;talliques poussant la technologie de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque dans ses derniers retranchements. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans les ann&amp;eacute;es 1870, la disposition g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale &amp;eacute;tait &amp;eacute;tablie avec ses ensembles de d&amp;ocirc;mes, de pavillons nationaux et de plates-formes panoramiques entourant un &amp;laquo; palais de l&amp;rsquo;Industrie &amp;raquo;, tous install&amp;eacute;s dans des jardins paysagers. Et un r&amp;eacute;seau de contacts a &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute; avec des &amp;laquo; commissaires &amp;raquo; observant et sugg&amp;eacute;rant des am&amp;eacute;liorations pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;eacute;nement suivant. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Vers les ann&amp;eacute;es 1900, le ralentissement des &amp;eacute;conomies nationales, alors m&amp;ecirc;me que, les peuples r&amp;eacute;alisaient que l&amp;rsquo;industrie n&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorait pas forc&amp;eacute;ment la qualit&amp;eacute; de la vie, a conduit &amp;agrave; une d&amp;eacute;saffection pour les expositions universelles en dehors des &amp;Eacute;tats-Unis. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le palais royal des expositions de Melbourne est donc un exemple du mouvement &amp;agrave; son apog&amp;eacute;e. Il n&amp;rsquo;est pas n&amp;eacute; de nulle part : un premier petit b&amp;acirc;timent d&amp;rsquo;exposition avait &amp;eacute;t&amp;eacute; construit en 1854, et d&amp;rsquo;autres avaient suivi, &amp;agrave; plus grande &amp;eacute;chelle, habituellement des pr&amp;eacute;curseurs des expositions internationales ailleurs. Les deux expositions internationales de 1880 et de 1888 ont eu lieu &amp;agrave; un moment o&amp;ugrave; Melbourne &amp;eacute;tait en plein essor. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Contrairement &amp;agrave; bon nombre de b&amp;acirc;timents d&amp;rsquo;expositions, le b&amp;acirc;timent de Melbourne a toujours surv&amp;eacute;cu sur sa parcelle d&amp;rsquo;origine et entour&amp;eacute; de jardins. Toutefois, le complexe et les jardins ont subi des changements non n&amp;eacute;gligeables. Les annexes est et ouest du b&amp;acirc;timent d&amp;rsquo;exposition ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;molies dans les ann&amp;eacute;es 1960 et 1970 (l&amp;rsquo;une des salles &amp;eacute;tant reconstruite hors site comme mus&amp;eacute;e du tramway). Le dernier changement majeur concerne le b&amp;acirc;timent du nouveau mus&amp;eacute;e de Melbourne, dans le jardin nord. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis sa construction, le b&amp;acirc;timent a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute; &amp;agrave; divers escients : pour les expositions jusqu&amp;rsquo;en 1901, comme aile du Parlement jusqu&amp;rsquo;en 1919, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle il a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute; comme h&amp;ocirc;pital pendant la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale. Entre cette date et 1975, il a servi d&amp;rsquo;entrep&amp;ocirc;ts, de bureaux, de logements pour les troupes et de salle de bal. Le b&amp;acirc;timent a pris sa nouvelle orientation en 1975, lorsqu&amp;rsquo;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; officiellement class&amp;eacute; au registre du Patrimoine national. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;adjectif Royal a &amp;eacute;t&amp;eacute; adjoint au b&amp;acirc;timent en 1980. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1131</http_url><id_number>1131</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1131.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii)&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton environnants, en tant que principaux vestiges d&amp;rsquo;un Palais de l&amp;rsquo;Industrie et de son cadre, refl&amp;egrave;tent ensemble l&amp;rsquo;influence mondiale du Mouvement des expositions internationales du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle et du d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle. Ce mouvement mettait en exergue l&amp;rsquo;innovation technologique et le changement, qui ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; favoriser un d&amp;eacute;veloppement rapide de l&amp;rsquo;industrialisation et du commerce international par l&amp;rsquo;&amp;eacute;change des connaissances et des id&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;</justification><latitude>-37.8061111100</latitude><location>                                                Melbourne, Victoria&#xd;
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            </location><longitude>144.9702778000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton qui l'entourent sont les principaux t&amp;eacute;moignages subsistant d'un Palais de l'industrie et de son site, et refl&amp;egrave;tent l'influence du grand mouvement d'expositions internationales du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et du d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Ce mouvement pr&amp;eacute;sentait les innovations et les changements technologiques, afin de promouvoir un d&amp;eacute;veloppement rapide de l'industrialisation et du commerce international au travers de l'&amp;eacute;change des connaissances et des id&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce complexe avait &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute; pour les grandes expositions internationales qui se sont tenues &amp;agrave; Melbourne en&amp;nbsp;1880 et&amp;nbsp;1888. L'&amp;eacute;difice, dessin&amp;eacute; par Joseph Reed, est construit en brique, en bois, en acier et en ardoise, et amalgame des traits stylistiques byzantins, romans, lombards et de la Renaissance italienne. Cet ensemble est repr&amp;eacute;sentatif du mouvement des expositions internationales. Entre&amp;nbsp;1851 et&amp;nbsp;1915, plus de cinquante d'entre elles furent organis&amp;eacute;es dans des villes comme Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston (Jama&amp;iuml;que) et Santiago du Chili, sur la base d'un principe commun&amp;nbsp;: dresser un &amp;eacute;tat des lieux du progr&amp;egrave;s en exposant les r&amp;eacute;alisations de tous les pays.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;chelle et le caract&amp;egrave;re imposant de l'&amp;eacute;difice refl&amp;egrave;tent les valeurs et les aspirations li&amp;eacute;es &amp;agrave; l'industrialisation et &amp;agrave; sa dimension internationale. Ce palais pr&amp;eacute;sente la plupart des caract&amp;eacute;ristiques qui ont rendu ces expositions si impressionnantes et si efficaces, notamment une coupole, un grand hall, des portes d'entr&amp;eacute;e g&amp;eacute;antes, des salles d'exposition polyvalentes, une planim&amp;eacute;trie axiale, des jardins annexes et des aires de panorama. &amp;Agrave; la diff&amp;eacute;rence de nombreuses expositions internationales, l'&amp;eacute;difice a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u ici comme une structure permanente, destin&amp;eacute;e &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le dans la vie culturelle future de la ville de Melbourne, qui &amp;eacute;tait alors en plein d&amp;eacute;veloppement.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En d&amp;eacute;pit de l'impact mondial du mouvement d'expositions internationales, et du caract&amp;egrave;re frappant de nombreux &amp;eacute;difices dessin&amp;eacute;s et construits pour les pr&amp;eacute;senter, nous en avons conserv&amp;eacute; peu de traces. Plus rares encore sont les constructions qui ont conserv&amp;eacute; leur physionomie et leur emplacement d'origine. Le Palais royal des expositions, qui occupe encore sa position dans les jardins Carlton, est l'une de ces rares exceptions. Il est d'autant plus remarquable qu'il est le seul exemple bien conserv&amp;eacute; au monde d'un grand hall con&amp;ccedil;u pour une exposition internationale majeure.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les jardins Carlton se composent de deux parties&amp;nbsp;: un jardin de plan axial au sud, et un jardin am&amp;eacute;nag&amp;eacute; au nord apr&amp;egrave;s la fermeture des deux grandes expositions du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. D&amp;eacute;limit&amp;eacute; par les rues Victoria, Rathdowne, Carlton et Nicholson, &amp;agrave; la marge du centre-ville de Melbourne, l'&amp;icirc;lot entier est pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; tel qu'il fut dessin&amp;eacute;, &amp;agrave; l'origine, par le parlement victorien, en 1878. Au cours des expositions internationales de&amp;nbsp;1880 et&amp;nbsp;1888, la partie sud du jardin a &amp;eacute;t&amp;eacute; transform&amp;eacute;e en un jardin d'agr&amp;eacute;ment, qui renferme de nombreuses attractions. Les jardins Carlton Sud, comme on les appelle aujourd'hui, ont continu&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;s comme parc d'attractions ou pour des expositions. L'entr&amp;eacute;e sud de l'&amp;eacute;difice, c&amp;ocirc;t&amp;eacute; ville, repr&amp;eacute;sente le point d'orgue du projet. Une promenade a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute;e le long de l'&amp;eacute;difice, avec un espace semi-circulaire dont le centre est occup&amp;eacute; par une fontaine d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e. Une avenue large de 24&amp;nbsp;m constitue l'acc&amp;egrave;s d'honneur au complexe, et deux sentiers dessinent un axe rayonnant &amp;agrave; partir de la fontaine. Une autre fontaine, la fontaine Westgarth, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite en 1888.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t esth&amp;eacute;tique des jardins Carlton vient de ce qu'ils offrent une image frappante de la conception du jardin au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Ils comportaient des parterres, des voies importantes incluant la route sud et la grande all&amp;eacute;e, tout un r&amp;eacute;seau de sentiers, diff&amp;eacute;rents sp&amp;eacute;cimens et &amp;eacute;chantillons d'arbres, deux petits lacs et trois fontaines. Le jardin ornemental du palais, dans lequel s'&amp;eacute;levait le grand hall du Palais de l'industrie, est demeur&amp;eacute; substantiellement intact.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton qui l&amp;rsquo;entourent ont &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;us pour les grandes expositions internationales de 1880 et 1888 &amp;agrave; Melbourne. Le b&amp;acirc;timent et le terrain ont &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute;s par Joseph Reed. Le b&amp;acirc;timent, construit en brique, bois, acier et ardoise, amalgame des traits byzantins, romans, lombards et de la Renaissance italienne. Cet ensemble est repr&amp;eacute;sentatif du mouvement des expositions internationales. Entre 1851 et 1915, plus de 50 d&amp;rsquo;entre elles furent organis&amp;eacute;es dans des villes comme Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston (Jama&amp;iuml;que) et Santiago du Chili, sur la base d&amp;rsquo;un principe et d&amp;rsquo;un objectif commun : dresser un &amp;eacute;tat des lieux du progr&amp;egrave;s en exposant les r&amp;eacute;alisations de tous les pays.&lt;/p&gt;</short_description><site>Palais royal des expositions et jardins Carlton</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1730</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(vii)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2011</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1369</http_url><id_number>1369</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1369.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-22.5625000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>113.8102777778</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;D'une superficie de 604 500 hectares avec des caract&amp;eacute;ristiques marines et terrestres, la C&amp;ocirc;te de Ningaloo, situ&amp;eacute;e sur le littoral recul&amp;eacute; d'Australie occidentale, comprend un des plus longs r&amp;eacute;cifs de bordure de rivage du monde. Sur terre, l'endroit propose un syst&amp;egrave;me karstique calcaire et un r&amp;eacute;seau de grottes et de cours d'eau souterrains. La C&amp;ocirc;te de Ningaloo voit se d&amp;eacute;rouler tous les ans des rassemblements de requins-baleines et elle h&amp;eacute;berge de nombreuses esp&amp;egrave;ces marines, dont une grande diversit&amp;eacute; de tortues marines. La partie terrestre du site abrite des masses d'eaux souterraines dans un r&amp;eacute;seau de grottes, de conduits et de cours d'eau. On y trouve toute une vari&amp;eacute;t&amp;eacute; d'esp&amp;egrave;ces rares qui contribuent &amp;agrave; l'exceptionnelle biodiversit&amp;eacute; de ce site marin et terrestre.&lt;/p&gt;</short_description><site>Côte de Ningaloo</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1763</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(i)(vi)(vii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1981</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le parc national de Kakadu est du plus grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t en tant que tr&amp;egrave;s grande r&amp;eacute;serve ethnologique et arch&amp;eacute;ologique. Les premiers vestiges d'occupation humaine en Australie, datant de 40.000 ans environ, y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute;s. Sur d'autres sites, les fouilles ont fait connaitre des ensembles d'outillage lithique qui comptent parmi les plus anciens du monde en ce qui concerne les haches en pierre polie; en fin, en relation avec les sites de peintures rupestres, des ateliers de pr&amp;eacute;paration de pigments remontant au moins a 18.000 ans ont pu &amp;ecirc;tre &amp;eacute;tudi&amp;eacute;s. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce sont, bien entendu, les peintures rupestres aborig&amp;egrave;nes du Kakadu qui ont constitu&amp;eacute; l'argument d&amp;eacute;cisif pour l'inscription de ce bien culturel sur la Liste du Patrimoine mondial en 1981, au titre des Crit&amp;egrave;res i, iii et iv. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces peintures, ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;es a l'air libre sur des parois rocheuses, couvrent une tr&amp;egrave;s longue s&amp;eacute;quence chronologique, puisque les plus anciennes remontent &amp;agrave; 20.000 ans environ et que les plus r&amp;eacute;centes sont d'&amp;eacute;poque contemporaine. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pour l'historien, elles constituent un fonds documentaire d'une importance primordiale, et une source unique. Elles nous renseignent en effet sur les ressources vivri&amp;egrave;res, les industries de la chasse et de la p&amp;egrave;che, l'organisation sociale et les c&amp;eacute;r&amp;eacute;monies rituelles des populations aborig&amp;egrave;nes qui se sont succ&amp;eacute;d&amp;eacute; sur Ie site de Kakadu. Elles portent t&amp;eacute;moignage d'esp&amp;egrave;ces disparues, comme Ie loup de Tasmanie, et permettent de suivre, jusque dans des d&amp;eacute;tails d'&amp;eacute;quipement ou de costume, les modifications apport&amp;eacute;es a la vie traditionnelle par les contacts qui s'&amp;eacute;tablirent avec les p&amp;eacute;cheurs Macassans d&amp;egrave;s Ie 16&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, puis avec les Europ&amp;eacute;ens. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pour l'historien de l'art, l'ensemble des peintures et pictogrammes du Kakadu est unique dans la mesure o&amp;ugrave; il combine des styles figuratifs et non-figuratifs multiples, en discordance de phase apparente avec les ensembles rep&amp;egrave;res &amp;agrave; ce jour en Afrique Australe et au Sahara. Une esth&amp;eacute;tique particuli&amp;egrave;re aux repr&amp;eacute;sentations animales et humaines du pays d'Arnhem a pu d'ail1eurs influer sur des recherches graphiques apparues post&amp;eacute;rieurement a 1930. &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Pour l'ethnologue, Ie Kakadu offre un champ d'exploration et d'observation privil&amp;eacute;gie, car les aborig&amp;egrave;nes qui continuent d'habiter ce site contribuent &amp;agrave; maintenir l'&amp;eacute;quilibre de l'&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me et assurent, par des techniques traditionnelles, la conservation ad&amp;eacute;quate des peintures rupestres les plus r&amp;eacute;centes. La fonction sociale - Sinon rituelle - de celles-ci se trouve pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e dans une certaine mesure. &lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/147</http_url><id_number>147</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_147.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-12.8333333300</latitude><location></location><longitude>132.8333333000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le parc constitue une r&amp;eacute;serve arch&amp;eacute;ologique et ethnologique unique au monde, car les terres sur lesquelles il s'&amp;eacute;tend ont &amp;eacute;t&amp;eacute; habit&amp;eacute;es en permanence depuis plus de 40&amp;nbsp;000 ans. Les peintures rupestres, les incisions dans la roche et les sites arch&amp;eacute;ologiques t&amp;eacute;moignent des techniques et du mode de vie des habitants de cette r&amp;eacute;gion, depuis les chasseurs-cueilleurs de l'&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;historique jusqu'aux Aborig&amp;egrave;nes qui y vivent encore aujourd'hui. C'est le meilleur exemple d'ensemble d'&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes, depuis les laisses intertidales jusqu'aux plateaux, en passant par les plaines inond&amp;eacute;es et les basses terres, qui abritent un grand nombre d'esp&amp;egrave;ces rares ou end&amp;eacute;miques de v&amp;eacute;g&amp;eacute;taux ou d'animaux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Il comporte quatre parties principales&amp;nbsp;: le plateau d'Arnhem et son groupe de falaises&amp;nbsp;; les collines et les retenues d'eau du Sud&amp;nbsp;; la zone de Koolpinyah&amp;nbsp;; les plaines c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res irrigu&amp;eacute;es. L'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; occidentale du plateau d'Arnhem pr&amp;eacute;sente des falaises dont la hauteur est comprise entre 30 et 330&amp;nbsp;m, sur une longueur de l'ordre de 500&amp;nbsp;km. En plus de ces quatre zones principales, plus de 500&amp;nbsp;km&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; d'aires intertidales et d'estuaire, ainsi que deux &amp;icirc;les, se trouvent &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur du parc. Le climat de mousson tropicale, avec ses saisons humide et s&amp;egrave;che bien marqu&amp;eacute;es, est le principal facteur de d&amp;eacute;termination du syst&amp;egrave;me hydrologique de surface, de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation et, avec le passage du temps, de la physionomie tout enti&amp;egrave;re de la r&amp;eacute;gion du parc.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation peut &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;partie en 13 cat&amp;eacute;gories principales, dont 7 sont domin&amp;eacute;es par une esp&amp;egrave;ce diff&amp;eacute;rente d'eucalyptus. On trouve &amp;eacute;galement la mangrove, la samphire, les basses terres de la for&amp;ecirc;t pluviale, le mar&amp;eacute;cage d'&amp;eacute;corce de papier, la plaine &amp;agrave; inondation saisonni&amp;egrave;re et la for&amp;ecirc;t pluviale de gr&amp;egrave;s. La flore offre une immense vari&amp;eacute;t&amp;eacute; d'esp&amp;egrave;ces, conserv&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat le plus naturel pour le nord de l'Australie, avec 46 esp&amp;egrave;ces diff&amp;eacute;rentes de plantes consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es comme rares ou menac&amp;eacute;es, dont 9 n'existent qu'&amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur du parc.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En raison de la diversit&amp;eacute; de paysage, depuis les habitats marins et c&amp;ocirc;tiers (qui abritent de nombreuses colonies de tortues et de dugongs) jusqu'aux falaises de gr&amp;egrave;s arides, le Kakadu est l'un des plus riches parcs naturels du monde entier. D'immenses rassemblements (2,5&amp;nbsp;millions) d'oiseaux aquatiques font une halte saisonni&amp;egrave;re dans les plaines inond&amp;eacute;es du parc, qui abrite &amp;eacute;galement une grande vari&amp;eacute;t&amp;eacute; d'invert&amp;eacute;br&amp;eacute;s, dont 55 esp&amp;egrave;ces diff&amp;eacute;rentes de termites et 200 de fourmis (soit 10&amp;nbsp;% de leur nombre total au niveau mondial), ainsi qu'un large &amp;eacute;ventail de petits mammif&amp;egrave;res. Il contient &amp;eacute;galement le plus important site de reproduction au monde du crocodile marin et de la torture &amp;agrave; nez de cochon, qui sont tous deux des reptiles menac&amp;eacute;s d'extinction.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Tous ces principaux paysages sont incorpor&amp;eacute;s dans le parc, qui pr&amp;eacute;sente ainsi un remarquable exemple des changements, aussi bien anciens que r&amp;eacute;cents, qui ont affect&amp;eacute; le continent australien. Le parc contient aussi de nombreux exemples d'esp&amp;egrave;ces r&amp;eacute;siduelles, et d'esp&amp;egrave;ces qui t&amp;eacute;moignent des diff&amp;eacute;rentes p&amp;eacute;riodes de l'&amp;eacute;volution biologique qui ont affect&amp;eacute; la faune australienne. Il offre ainsi une occasion pr&amp;eacute;cieuse d'&amp;eacute;tudier le processus d'&amp;eacute;volution sur une large &amp;eacute;chelle, &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur d'un paysage pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Par rapport au reste du continent, cette zone a &amp;eacute;t&amp;eacute; tr&amp;egrave;s peu affect&amp;eacute;e par l'arriv&amp;eacute;e des Europ&amp;eacute;ens. Sa v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation naturelle demeure donc luxuriante et relativement pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e, tandis que sa faune s'est conserv&amp;eacute;e, pour une bonne part, intacte. Le parc est occup&amp;eacute; par 300 Aborig&amp;egrave;nes environ, y compris ses propri&amp;eacute;taires traditionnels, et les Aborig&amp;egrave;nes rattach&amp;eacute;s par des liens sociaux et traditionnels &amp;agrave; cette zone. Il renferme de nombreux sites aborig&amp;egrave;nes, sacr&amp;eacute;s et artistiques.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Quater</revision_extension><secondary_dates>1987,1992</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le parc constitue une r&amp;eacute;serve arch&amp;eacute;ologique et ethnologique unique au monde car les terres sur lesquelles il s&amp;rsquo;&amp;eacute;tend ont &amp;eacute;t&amp;eacute; habit&amp;eacute;es en permanence depuis 40 000 ans. Des vestiges provenant des chasseurs et des p&amp;ecirc;cheurs du n&amp;eacute;olithique jusqu&amp;rsquo;aux aborig&amp;egrave;nes qui l&amp;rsquo;habitent encore au XXe si&amp;egrave;cle, il pr&amp;eacute;sente une histoire des techniques et des comportements illustr&amp;eacute;e par des peintures et des pictogrammes. C&amp;rsquo;est le meilleur exemple d&amp;rsquo;un ensemble d&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes, depuis les laisses intertidales jusqu&amp;rsquo;aux plateaux, en passant par les plaines inond&amp;eacute;es et les basses terres, habitats d&amp;rsquo;un grand nombre d&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ces rares ou end&amp;eacute;miques de la flore et de la faune.&lt;/p&gt;</short_description><site>Parc national de Kakadu</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1872</unique_number></row><row><category>Mixed</category><criteria_txt>(iii)(iv)(vi)(vii)(viii)(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1982</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/181</http_url><id_number>181</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_181.jpg</image_url><iso_code>au</iso_code><justification></justification><latitude>-41.5833333300</latitude><location></location><longitude>145.4166667000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Occupant une superficie de plus d'un million d'hectares, la zone de nature sauvage de Tasmanie est l'une des derni&amp;egrave;res &amp;eacute;tendues de for&amp;ecirc;t pluviale temp&amp;eacute;r&amp;eacute;e au monde. Elle se compose d'un r&amp;eacute;seau contigu de r&amp;eacute;serves territoriales qui occupe la plus grande partie sud-ouest de la Tasmanie, ainsi que plusieurs &amp;icirc;les c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; la diff&amp;eacute;rence du continent, l'&amp;icirc;le de Tasmanie est une r&amp;eacute;gion tourment&amp;eacute;e qui comporte aussi bien des plissements, dans sa moiti&amp;eacute; ouest, que des affaissements dans sa moiti&amp;eacute; est, toutes deux attest&amp;eacute;es dans cette zone sauvage. La province sud-ouest pr&amp;eacute;sente un paysage extr&amp;ecirc;mement accident&amp;eacute; et tr&amp;egrave;s arbor&amp;eacute;, avec ses cha&amp;icirc;nes de montagnes orient&amp;eacute;es nord/sud et ses vall&amp;eacute;es. Les changements climatiques ont &amp;eacute;galement influenc&amp;eacute; les mutations du paysage, profond&amp;eacute;ment marqu&amp;eacute; par les ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes glaciaires et p&amp;eacute;riglaciaires du cainozo&amp;iuml;que et du pl&amp;eacute;istoc&amp;egrave;ne. L'&amp;eacute;rosion glaciaire a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la formation d'un paysage spectaculaire, avec ses pitons, ses ar&amp;ecirc;tes, ses cirques, ses vall&amp;eacute;es en U et ses bassins rocheux. La ligne du rivage s'est d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e &amp;agrave; de multiples reprises au cours des p&amp;eacute;riodes de glaciation et pr&amp;eacute;sente aujourd'hui un exemple classique de paysage immerg&amp;eacute;, comme le montrent les discontinuit&amp;eacute;s de la ligne c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;re au sud de cette r&amp;eacute;gion. Des paysages sp&amp;eacute;cifiquement associ&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement du karst se sont form&amp;eacute;s par la dissolution des roches carbonat&amp;eacute;es telles que la dolomite (au pr&amp;eacute;cambrien) ou le calcaire (au cours de l'ordovicien)&amp;nbsp;: grottes et arches naturelles, clints et grikes, dolines, camions et vall&amp;eacute;es aveugles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation pr&amp;eacute;sente de nombreux traits communs avec celle des r&amp;eacute;gions temp&amp;eacute;r&amp;eacute;es et fra&amp;icirc;ches du sud de l'Am&amp;eacute;rique et de Nouvelle-Z&amp;eacute;lande, ainsi qu'avec le reste de l'Australie. En plus de facteurs climatiques et &amp;eacute;daphiques, elle s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e en r&amp;eacute;ponse aux risques d'incendies. L'occupation aborig&amp;egrave;ne, depuis 30&amp;nbsp;000 ans, a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; la principale cause de feu&amp;nbsp;; plus r&amp;eacute;cemment, de nombreux incendies ont &amp;eacute;t&amp;eacute; allum&amp;eacute;s par des p&amp;ecirc;cheurs, des b&amp;ucirc;cherons ou des prospecteurs. La faune locale pr&amp;eacute;sente un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t unique au niveau mondial&amp;nbsp;: elle comporte en effet une proportion extr&amp;ecirc;mement &amp;eacute;lev&amp;eacute;e d'esp&amp;egrave;ces end&amp;eacute;miques et de groupes r&amp;eacute;siduels remontant &amp;agrave; des temps tr&amp;egrave;s anciens. La diversit&amp;eacute; de la topographie, de la g&amp;eacute;ologie, des sols et de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation, associ&amp;eacute;e &amp;agrave; des conditions climatiques variables mais rudes, a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; cr&amp;eacute;er de multiples types d'habitat animalier, en favorisant ainsi la diversit&amp;eacute; des esp&amp;egrave;ces.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le caract&amp;egrave;re insulaire de la Tasmanie, et plus particuli&amp;egrave;rement de la zone de nature sauvage de Tasmanie, en a fait un territoire unique, et a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la prot&amp;eacute;ger de l'intrusion d'esp&amp;egrave;ces exotiques qui ont profond&amp;eacute;ment modifi&amp;eacute; la faune du continent australien. La Tasmanie a en effet &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;eacute;par&amp;eacute;e de ce dernier par la cr&amp;eacute;ation du d&amp;eacute;troit de Bass voici environ 8&amp;nbsp;000 ans, qui a isol&amp;eacute; ses habitants aborig&amp;egrave;nes. Jusqu'&amp;agrave; l'arriv&amp;eacute;e de l'explorateur europ&amp;eacute;en Abel Tasman, les Aborig&amp;egrave;nes de Tasmanie &amp;eacute;taient demeur&amp;eacute;s le groupe le plus isol&amp;eacute; au monde&amp;nbsp;: ils avaient surv&amp;eacute;cu durant 500 g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations environ sans aucune influence externe.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les prospections et les fouilles r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es dans les vall&amp;eacute;es de l'int&amp;eacute;rieur ont permis de localiser 37 sites de grottes, toutes occup&amp;eacute;es entre 30&amp;nbsp;000 et 11&amp;nbsp;500 ans, &amp;agrave; en juger par les objets qui y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis au jour. La d&amp;eacute;couverte r&amp;eacute;cente de t&amp;eacute;moignages d'art rupestre dans trois grottes a montr&amp;eacute; que ces peintures avaient une signification rituelle&amp;nbsp;; les pochoirs de mains y pr&amp;eacute;dominent. Les d&amp;eacute;chets de taille de la pierre, les carri&amp;egrave;res et les abris sous roche des hauteurs de la Tasmanie t&amp;eacute;moignent de l'adaptation humaine &amp;agrave; cet environnement subalpin, &amp;agrave; la fin de l'holoc&amp;egrave;ne. La c&amp;ocirc;te sud pr&amp;eacute;sente une s&amp;eacute;rie d'amas de coquillages&amp;nbsp;; on a pu &amp;eacute;tablir que les modes de p&amp;ecirc;che des coquillages se sont modifi&amp;eacute;s au cours des milliers d'ann&amp;eacute;es qui ont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; l'arriv&amp;eacute;e des Europ&amp;eacute;ens au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension>Quater</revision_extension><secondary_dates>1989</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Dans une r&amp;eacute;gion qui a subi de fortes glaciations, ces parcs et r&amp;eacute;serves, avec leurs gorges profondes, qui couvrent une superficie de plus d&amp;rsquo;un million d&amp;rsquo;hectares, constituent l&amp;rsquo;une des derni&amp;egrave;res &amp;eacute;tendues de for&amp;ecirc;t pluviale temp&amp;eacute;r&amp;eacute;e du monde. Les vestiges d&amp;eacute;couverts dans les grottes calcaires t&amp;eacute;moignent de l&amp;rsquo;occupation de la r&amp;eacute;gion depuis plus de 20 000 ans.&lt;/p&gt;</short_description><site>Zone de nature sauvage de Tasmanie</site><states>Australie</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1925</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Compte-tenu de sa situation au point le plus &amp;eacute;troit de la vall&amp;eacute;e de la Salzach, entour&amp;eacute;e de pentes montagneuses&lt;br /&gt; abruptes, il n'est pas &amp;eacute;tonnant que Salzbourg soit devenu un lieu de peuplement d&amp;egrave;s la pr&amp;eacute;histoire. Puis&lt;br /&gt; naturellement, les Romains y install&amp;egrave;rent le Municipium Claudium Juvavum, A la crois&amp;eacute;e de trois grandes voies.&lt;br /&gt; Ce qui en restait apr&amp;egrave;s les invasions barbares du 5&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, fut l&amp;eacute;gu&amp;eacute; en 696 par le duc de Bavi&amp;egrave;re Th&amp;eacute;odo&lt;br /&gt; &amp;agrave; l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que missionnaire Franc Hrodbert, dotant dans le m&amp;ecirc;me temps, l'abbaye Saint-Pierre, au pied du Monchsberg et le couvent de Nonnberg qu'il avait fond&amp;eacute;, de grandes parcelles de terre. Le P&amp;egrave;re sup&amp;eacute;rieur de&lt;br /&gt; Saint-Pierre fit fonction d'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que. Equivalent s&amp;eacute;culier, un palais ducal y fut construit entre le quartier&lt;br /&gt; eccl&amp;eacute;siastique et la rivi&amp;egrave;re. La ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale s'implanta entre le palais et la rivi&amp;egrave;re. Les eglises se multipli&amp;egrave;rent&lt;br /&gt; et les &amp;eacute;rudits afflu&amp;egrave;rent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Deux &amp;eacute;v&amp;egrave;nements significatifs eurent lieu &amp;agrave; la fin du 10&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle : la s&amp;eacute;paration en 987 de l'abbaye&lt;br /&gt; et de l'archev&amp;ecirc;ch&amp;eacute; et, en 996, le privil&amp;egrave;ge accord&amp;eacute; &amp;agrave; la ville de percevoir des taxes et d'organiser des march&amp;eacute;s.&lt;br /&gt; En 1077, l'archev&amp;ecirc;que Gebhard fit &amp;eacute;difier la forteresse de Hohensalzburg, symbole de son pouvoir. La ville&lt;br /&gt; continua &amp;agrave; s'agrandir, s'&amp;eacute;talant le long d'une rue nord-ouest, parall&amp;egrave;le &amp;agrave; la rivi&amp;egrave;re. Les anciennes palissades de&lt;br /&gt; bois furent remplac&amp;eacute;es par un imposant mur de pierres.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville fut ravag&amp;eacute;e par le feu en 1167 ; la cath&amp;eacute;drale b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia alors d'une p&amp;eacute;riode de reconstruction.&lt;br /&gt; Les nombreux incendies qui caract&amp;eacute;ris&amp;egrave;rent le moyen &amp;acirc;ge eurent pour cons&amp;eacute;quence le remplacement des maisons&lt;br /&gt; en bois par des b&amp;acirc;timents en pierres de style citadin Inn-Salzach. Avec l'arriv&amp;eacute;e, vers 1300, de la p&amp;eacute;riode&lt;br /&gt; gothique, les &amp;eacute;difices tant religieux que civils firent l'objet d'embellissements. L'art gothique tardif de Salzbourg&lt;br /&gt; acquit une renomm&amp;eacute;e qui d&amp;eacute;passa largement les limites de la ville. Aux 15&amp;egrave;me et 16&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles, de nombreux&lt;br /&gt; artistes vinrent y vivre et y travailler.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Wolf Dietrich von Raitenau, nomme archev&amp;ecirc;que en 1587, remodela l'ensemble de la ville portant plus&lt;br /&gt; particuli&amp;egrave;rement son attention vers sa r&amp;eacute;sidence, la cath&amp;eacute;drale et leurs d&amp;eacute;pendances. Salzbourg &amp;eacute;chappa aux&lt;br /&gt; ravages de la Guerre de Trente Ans au cours de la premi&amp;egrave;re moiti&amp;eacute; du si&amp;egrave;cle en partie gr&amp;acirc;ce aux d&amp;eacute;fenses qui&lt;br /&gt; lui avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; ajout&amp;eacute;es par l'archev&amp;ecirc;que Paris Lodron mais aussi gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la tr&amp;egrave;s fine politique de neutralit&amp;eacute;&lt;br /&gt; adopt&amp;eacute;e par l'archev&amp;ecirc;que. C'est &amp;agrave; lui que l'on doit en 1622, la cr&amp;eacute;ation de l'Universit&amp;eacute;. Pendant cette p&amp;eacute;riode&lt;br /&gt; de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, les bourgeois modifi&amp;egrave;rent leurs habitations en copiant le style des b&amp;acirc;timents princiers.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le paysage urbain fut encore am&amp;eacute;liore &amp;agrave; la fin du 17&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, avec l'arriv&amp;eacute;e du style baroque&lt;br /&gt; Appliqu&amp;eacute; &amp;agrave; de nombreuses constructions importantes et &amp;agrave; une s&amp;eacute;rie de fontaines destin&amp;eacute;es &amp;agrave; agr&amp;eacute;menter les places&lt;br /&gt; de Salzbourg. Cette p&amp;eacute;riode fut aussi celle de l'&amp;eacute;closion de la ville en tant que centre culturel des Lumi&amp;egrave;res.&lt;br /&gt; Wolfgang Amadeus Mozart naquit &amp;agrave; Salzbourg en 1756 et y v&amp;eacute;cut jusqu'&amp;agrave; ce que l'archev&amp;ecirc;que Hieronymus,&lt;br /&gt; comte de Colloredo l'en expulse.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le gouvernement eccl&amp;eacute;siastique prit fin avec les guerres napol&amp;eacute;oniennes en 1803. La ville devint un&lt;br /&gt; Electorat auquel &amp;eacute;taient int&amp;eacute;gr&amp;eacute;es Berchtesgaden, Passau et Eichstatt. Son premier dirigeant fut Ferdinand III&lt;br /&gt; de Toscane qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; expuls&amp;eacute; de son grand-duch&amp;eacute;. La guerre eut une incidence catastrophique sur l'&amp;eacute;conomie&lt;br /&gt; de la ville qui mit des d&amp;eacute;cennies &amp;agrave; se r&amp;eacute;tablir. Ce n'est qu'avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer entre&lt;br /&gt; Salzbourg et Linz puis Munich qu'elle red&amp;eacute;marra gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la venue d'investisseurs de Bavi&amp;egrave;re et de toute&lt;br /&gt; l'Autriche. Une nouvelle &amp;eacute;poque de construction massive eut lieu qui se poursuivit jusqu'au d&amp;eacute;but du 20&amp;egrave;me&lt;br /&gt; si&amp;egrave;cle avec, comme temps fort, la r&amp;eacute;alisation des b&amp;acirc;timents du Festspielhaus.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Salzbourg subit quelques bombardements au cours de la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale. La reconstruction&lt;br /&gt; prit place parall&amp;egrave;lement &amp;agrave; une p&amp;eacute;riode d'expansion ; un certain nombre d'&amp;eacute;difices modernes de qualit&amp;eacute; y furent&lt;br /&gt; &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, venant enrichir le patrimoine architectural, t&amp;eacute;moin de la longue histoire de la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/784</http_url><id_number>784</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_784.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le bien propos&amp;eacute; sur la base des &lt;em&gt;crit&amp;egrave;res culturels (ii), (iv) et (vi)&lt;/em&gt; et il a consid&amp;eacute;r&amp;eacute; que le site est d'une valeur universelle exceptionnelle car il constitue un exemple particuli&amp;egrave;rement important en Europe de ville eccl&amp;eacute;siastique-Etat qui conserve dans une tr&amp;egrave;s forte proportion la beaut&amp;eacute; de son paysage et de son tissu urbain riche d'histoire ainsi qu'un tr&amp;egrave;s grand nombre d'&amp;eacute;difices religieux et la&amp;iuml;cs datant de plusieurs si&amp;egrave;cles. Il est, en outre, remarquable pour ses liens avec les arts, la musique en particulier, et plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment avec son tr&amp;egrave;s c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre fils, Wolfgang Amadeus Mozart.&lt;/p&gt;</justification><latitude>47.8005555600</latitude><location>Salzburg</location><longitude>13.0433333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;Salzbourg est un important exemple, d'une port&amp;eacute;e universelle tout &amp;agrave; fait exceptionnelle, d'une cit&amp;eacute;-&amp;Eacute;tat eccl&amp;eacute;siastique europ&amp;eacute;enne qui a su conserver de mani&amp;egrave;re remarquable son tissu urbain, la signification historique de ses &amp;eacute;difices, et un grand nombre de b&amp;acirc;timents religieux et s&amp;eacute;culiers construits au cours de plusieurs si&amp;egrave;cles. Son centre historique s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; entre le Moyen &amp;Acirc;ge et le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, alors que la cit&amp;eacute;-&amp;Eacute;tat &amp;eacute;tait dirig&amp;eacute;e par un prince-&amp;eacute;v&amp;ecirc;que. L'art gothique flamboyant y attira de nombreux artistes et artisans, avant que la ville ne devienne plus c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre encore gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l'intervention d'architectes italiens comme Vincenzo Scamozzi et Santini Solari, auquel le centre de Salzbourg doit beaucoup de sa physionomie baroque actuelle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'image de la ville, qui se d&amp;eacute;tache sur un fond de montagnes, se caract&amp;eacute;rise par une profusion de fl&amp;egrave;ches et de coupoles, domin&amp;eacute;es par la forteresse de Hohensalzbourg. Il existe une s&amp;eacute;paration nette, visible au sol comme sur la carte, entre le domaine des princes-&amp;eacute;v&amp;ecirc;ques et celui de leurs bourgeois&amp;nbsp;: le premier se caract&amp;eacute;rise par des &amp;eacute;difices monumentaux et des espaces ouverts, le second par de petits lots de terrain ouvrant sur des rues &amp;eacute;troites, avec trois march&amp;eacute;s historiques pour seuls espaces ouverts.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Salzbourg a conserv&amp;eacute; de nombreuses constructions remontant &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode gothique, qui forment ensemble un paysage urbain unique, et d'une grande beaut&amp;eacute;. Le principal &amp;eacute;difice sacr&amp;eacute;, la cath&amp;eacute;drale consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Rupert et &amp;agrave; saint Virgile, est le centre spirituel de la ville. Les fouilles arch&amp;eacute;ologiques effectu&amp;eacute;es au cours de la reconstruction qui a suivi les importantes destructions dues aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale ont mis au jour de nombreux t&amp;eacute;moignages des phases ant&amp;eacute;rieures &amp;agrave; l'&amp;eacute;difice actuel, jusqu'&amp;agrave; sa fondation au VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle comme une basilique &amp;agrave; trois nefs. La seconde cath&amp;eacute;drale, bien plus grande, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construite en 1181 selon le m&amp;ecirc;me plan, mais elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truite par un incendie en 1598, et remplac&amp;eacute;e par l'&amp;eacute;difice actuel. Son plan original a &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute; par Vincenzo Scamozzi, qui fut l'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve d'Andrea Palladio&amp;nbsp;; l'&amp;eacute;difice actuel, d&amp;ucirc; &amp;agrave; Santini Solari, architecte en chef de la Cour, a conserv&amp;eacute; bien des aspects de celui de Scamozzi.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;glise de l'abbaye b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictine de Saint-Pierre, fond&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, est le seul &amp;eacute;difice remontant &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;poque romane de Salzbourg, et date pour l'essentiel du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; le cimeti&amp;egrave;re et la catacombe de l'abbaye sont particuli&amp;egrave;rement remarquables. Le couvent de religieuses de Nonnberg est le plus ancien couvent au nord des Alpes, fond&amp;eacute; vers la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque que l'abbaye de Saint-Pierre. Le complexe massif actuel, qui s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve sur le sommet oriental du M&amp;ouml;nchberg, marque profond&amp;eacute;ment le paysage, avec son &amp;eacute;glise plac&amp;eacute;e en position dominante et sa coupole baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La forteresse de Hohensalzbourg a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;difi&amp;eacute;e &amp;agrave; l'emplacement d'une construction d'&amp;eacute;poque romaine qui occupait une &amp;eacute;minence escarp&amp;eacute;e dominant la ville, remplac&amp;eacute;e au Moyen &amp;Acirc;ge par une forteresse en bois. La premi&amp;egrave;re construction en pierre, du d&amp;eacute;but du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, a &amp;eacute;t&amp;eacute; agrandie au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle par l'adjonction de tours, de bastions et de structures externes. La reconstruction compl&amp;egrave;te et les travaux d'agrandissement du complexe, commenc&amp;eacute;s au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, se sont poursuivis jusqu'&amp;agrave; la fin du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;sidence de l'archev&amp;ecirc;que, construite &amp;agrave; partir du d&amp;eacute;but du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, se trouve au c&amp;oelig;ur de la vieille ville. Son &amp;eacute;tat actuel remonte &amp;agrave; sa principale reconstruction, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par l'archev&amp;ecirc;que Wolf Dietrich von Raitenau au d&amp;eacute;but du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; ses b&amp;acirc;timents se disposent autour de deux cours.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En plus de son patrimoine architectural, Salzbourg est particuli&amp;egrave;rement connu pour son association avec les arts, et notamment avec la musique en la personne de son fils le plus c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre, Wolfgang Amadeus Mozart.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Salzbourg a su pr&amp;eacute;server un tissu urbain d&amp;rsquo;une richesse exceptionnelle &amp;eacute;labor&amp;eacute; entre le Moyen &amp;Acirc;ge et le XIXe si&amp;egrave;cle, alors qu&amp;rsquo;elle formait une ville-&amp;Eacute;tat gouvern&amp;eacute;e par son prince-archev&amp;ecirc;que. L&amp;rsquo;art gothique flamboyant qui s&amp;rsquo;y &amp;eacute;panouit attira dans la ville de nombreux artistes avant que son rayonnement ne s&amp;rsquo;affirme encore avec l&amp;rsquo;intervention d&amp;rsquo;architectes italiens, Vincenzo Scamozzi et Santini Solari, &amp;agrave; qui le centre de Salzbourg doit beaucoup de son caract&amp;egrave;re baroque. Cette rencontre du nord et du sud de l&amp;rsquo;Europe n&amp;rsquo;est peut-&amp;ecirc;tre pas &amp;eacute;trang&amp;egrave;re au g&amp;eacute;nie du plus illustre des fils de Salzbourg, Wolfgang Amadeus Mozart, dont la renomm&amp;eacute;e universelle rejaillit d&amp;eacute;sormais sur la ville.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centre historique de la ville de Salzbourg</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>927</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La route de la vall&amp;eacute;e de la M&amp;uuml;rz vers la d&amp;eacute;pression de Vienne est utilis&amp;eacute;e depuis les temps pr&amp;eacute;historiques. Au Moyen Age, elle &amp;eacute;tait consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme l'un des passages sur a travers les Alpes. Le transport se faisait ados d'animaux et par chars tires par des b&amp;oelig;ufs. Elle devint l'une des routes terrestres les plus importantes de Venise au XIIe si&amp;egrave;cle. Le Semmering perdit cependant beaucoup de son trafic au XVe si&amp;egrave;cle avec l'ouverture des routes du Brenner et de Radstatter Trauem plus au sud. En 1728, l'empereur Charles VI ordonna son am&amp;eacute;lioration pour favoriser les transports commerciaux et militaires entre l'Autriche et Trieste plut&amp;ocirc;t que Venise, d'o&amp;ugrave; son nom de &amp;quot;Route de Trieste&amp;quot;. En 1841, l'approche nord abrupte fut retrac&amp;eacute;e et sa pente r&amp;eacute;duite de quelques 5%. La nouvelle accessibilit&amp;eacute; de la r&amp;eacute;gion attira des artistes et des po&amp;egrave;tes pour admirer les paysages sauvages et attira aussi un encorne trafic commercial, &amp;agrave; mesure que la R&amp;eacute;volution industrielle d&amp;eacute;veloppait la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re ligne de chemin de fer (tire par des chevaux) de quelque importance sur le continent europ&amp;eacute;en fut ouverte en 1824-32 entre Linz et Budweis (Cesk&amp;eacute; Budejovice) et 1837 vit l'installation de la ligne &amp;agrave; locomotive entre Florisdorf et Deutsche Wagram. La ligne sud Vienne-Gloggnitz fut ouverte en 1841 et la section de Miirzzuschlag &amp;agrave; Graz fut ajout&amp;eacute;e en 1844, laissant un espace sans ligne sur le passage difficile du Semmering. La ligne fut par la suite &amp;eacute;tendue au sud jusqu'&amp;agrave; Cilli en 1846, Laibach (Ljubljana) en 1849 et enfin, &amp;agrave; travers le terrain difficile du Karst, jusqu'&amp;agrave; Trieste en 1857.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le premier projet de passage du Semmering, dont la pente &amp;eacute;tait de 1 :30, fut dessine en 1841 mais ne fut pas r&amp;eacute;alis&amp;eacute; pour des raisons techniques. Le projet fut repris en 1842, lorsque Carlo Ghega fut nomm&amp;eacute; Inspecteur en chef de la ligne sud reliant Vienne et Trieste. Il commen&amp;ccedil;a par visiter les Etats-Unis, o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tudia 39 lignes couvrant 2413 km. II fut convaincu que les difficult&amp;eacute;s techniques soulev&amp;eacute;es par le premier plan n'&amp;eacute;taient pas insurmontables et il se mit &amp;agrave; &amp;eacute;tudier les itin&amp;eacute;raires possibles pour passer le Semmering. Comme il n'existait aucune carte fiable de la r&amp;eacute;gion, il effectua une &amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te de la zone; le terrain difficile le conduisit &amp;agrave; mettre au point de nouveaux instruments de relev&amp;eacute;, notamment Ie &amp;quot;Stampfer'sche Nivellier-Hohen- und Langenmessinstrument&amp;quot;, utilise pour mesurer la hauteur et la distance, qui devint un instrument important en g&amp;eacute;od&amp;eacute;sique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Il fit plusieurs trac&amp;eacute;s avant d'en choisir un en 1846. II &amp;eacute;tait de 42 km de long et comportait 22 grands ponts et viaducs et un tunnel de 1200 m de long situe juste en dessous de la passe; bien que ce ne f&amp;ucirc;t pas le trace le plus simple, c'&amp;eacute;tait le plus r&amp;eacute;alisable au vu des limitations techniques de l'&amp;eacute;poque, en particulier le manque d'explosifs puissants pour le creusement des tunnels. Son projet fut arr&amp;ecirc;te en 1847, mais les travaux ne commenc&amp;egrave;rent pas imm&amp;eacute;diatement, car Ghega &amp;eacute;tait engag&amp;eacute; dans la construction de la ligne entre Cilli et Laibach.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Son projet rencontra une forte opposition, mais il fut accept&amp;eacute; en juin 1848 par le nouveau Ministre des Travaux Publics, Andreas Baumgartner, qui cherchait des projets offrant des perspectives d'emplois &amp;agrave; long terme. Malgr&amp;eacute; un d&amp;eacute;chainement de protestations, de la part des sp&amp;eacute;cialistes comme de la presse, les travaux commenc&amp;egrave;rent en juin 1848.  La ligne fut divis&amp;eacute;e en quatorze sections, chacune &amp;eacute;tant confi&amp;eacute;e a une entreprise diff&amp;eacute;rente. Au d&amp;eacute;but, 1007 hommes et 414 femmes furent employ&amp;eacute;s et le chantier employa jusqu'&amp;agrave; 20.000 personnes &amp;agrave; mesure qu'il progressait.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La pente maximum de 1:25 et les courbes d'un rayon exceptionnellement petit exigeaient une nouvelle locomotive et quatre firmes se lanc&amp;egrave;rent dans un concours public en 1850. Aucun des concurrents ne fut agr&amp;eacute;&amp;eacute; pour la production en s&amp;eacute;rie, bien qu'ils satisfassent aux conditions techniques et c'est ainsi que Wilhelm von Eggerth se vit confier la t&amp;acirc;che de rassembler les meilleures caract&amp;eacute;ristiques de chacun des projets dans une nouvelle conception. Le r&amp;eacute;sultat fut une grande r&amp;eacute;ussite et 26 locomotives furent command&amp;eacute;es imm&amp;eacute;diatement.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les travaux de la ligne et la construction des locomotives et du mat&amp;eacute;riel roulant progress&amp;egrave;rent correctement, de sorte que le transport des passagers et des marchandises put commencer comme pr&amp;eacute;vu le 17 juillet 1854.&lt;/p&gt;&#xd;
</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/785</http_url><id_number>785</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_785.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; La ligne de chemin de fer du Semmering repr&amp;eacute;sente une solution technologique exceptionnelle &amp;agrave; l&amp;rsquo;un des probl&amp;egrave;mes physiques majeurs de la construction des premiers chemins de fer.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv):&lt;/em&gt; Avec la construction du chemin de fer du Semmering, l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; des r&amp;eacute;gions d&amp;rsquo;une grande beaut&amp;eacute; naturelle a &amp;eacute;t&amp;eacute; facilit&amp;eacute; et en cons&amp;eacute;quence, ces r&amp;eacute;gions ont &amp;eacute;t&amp;eacute; am&amp;eacute;nag&amp;eacute;es pour des fonctions r&amp;eacute;sidentielles et de loisir, cr&amp;eacute;ant une nouvelle forme de paysage culturel.&lt;/p&gt;</justification><latitude>47.6487777800</latitude><location>          Provinces de Basse-Autriche et de Styrie&#xd;
          </location><longitude>15.8279722200</longitude><long_description>&lt;p&gt;La ligne de chemin de fer de Semmering offre un bon exemple de solution technologique ing&amp;eacute;nieuse con&amp;ccedil;ue pour r&amp;eacute;soudre un obstacle majeur pos&amp;eacute; lors de la cr&amp;eacute;ation des plus anciens chemins de fer. Construite entre&amp;nbsp;1848 et&amp;nbsp;1854 pour traverser 41&amp;nbsp;km de hautes montagnes, elle compte parmi les plus grandes prouesses du g&amp;eacute;nie civil aux premiers temps de la construction ferroviaire. Du fait de la qualit&amp;eacute; de ses tunnels, viaducs et autres ouvrages d'art, la ligne est demeur&amp;eacute;e en service de mani&amp;egrave;re ininterrompue jusqu'&amp;agrave; nos jours. Elle a rendu plus accessibles des zones d'une grande beaut&amp;eacute; naturelle, en leur permettant de se d&amp;eacute;velopper &amp;agrave; des fins r&amp;eacute;sidentielles et r&amp;eacute;cr&amp;eacute;atives, et contribu&amp;eacute; &amp;agrave; cr&amp;eacute;er ainsi une nouvelle forme de paysage culturel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La route qui relie la vall&amp;eacute;e de la M&amp;uuml;rz &amp;agrave; la d&amp;eacute;pression de Vienne a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;e depuis l'&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;historique&amp;nbsp;; au Moyen &amp;Acirc;ge, elle &amp;eacute;tait consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme l'un des rares couloirs de travers&amp;eacute;e des Alpes qui soit s&amp;ucirc;r. On transportait les marchandises &amp;agrave; dos d'animaux ou dans des wagonnets tra&amp;icirc;n&amp;eacute;s par des b&amp;oelig;ufs, et la route devint l'une des plus importantes voies du commerce international depuis Venise &amp;agrave; partir du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le Semmering perdit cependant la plus grande partie de son trafic &amp;agrave; partir du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, en raison de l'ouverture, plus au sud, du col du Brenner et du Radstatter Trauem. En 1728, l'empereur Charles&amp;nbsp;VI ordonna de la r&amp;eacute;nover &amp;agrave; des fins commerciales et militaires, en reliant l'Autriche avec Trieste, plut&amp;ocirc;t qu'avec Venise&amp;nbsp;; c'est l'origine de son nom de &amp;laquo;&amp;nbsp;route de Trieste&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re voie ferr&amp;eacute;e importante (la traction &amp;eacute;tait alors assur&amp;eacute;e par des chevaux) du continent europ&amp;eacute;en a &amp;eacute;t&amp;eacute; ouverte entre&amp;nbsp;1824 et&amp;nbsp;1832 entre Linz et Budweis, et la premi&amp;egrave;re ligne &amp;agrave; traction locomotrice fut inaugur&amp;eacute;e en 1837 entre Florisdorf et Deutsche Wagram. La ligne de jonction m&amp;eacute;ridionale, qui relie Vienne &amp;agrave; Gloggnitz, fut inaugur&amp;eacute;e en 1841, et le tron&amp;ccedil;on M&amp;uuml;rzzuschlag-Graz ajout&amp;eacute; en 1844, laissant ainsi un vide d&amp;ucirc; aux difficult&amp;eacute;s de franchissement du Semmering. La ligne fut ensuite &amp;eacute;tendue vers le sud jusqu'&amp;agrave; Cilli en 1846, jusqu'&amp;agrave; Laibach (Ljubljana) en 1849, et triompha finalement des obstacles pos&amp;eacute;s par les terrains karstiques en rejoignant Trieste en 1857.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La plupart des entr&amp;eacute;es de tunnels sont simples mais de dessin monumental, et pr&amp;eacute;sentent diff&amp;eacute;rents d&amp;eacute;cors. Les infrastructures sont en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral en pierre, mais la brique a &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;e pour construire les arches des viaducs et les parements des tunnels. Les 57 maisons &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages destin&amp;eacute;es au personnel de maintenance, approximativement situ&amp;eacute;es tous les 700&amp;nbsp;m, sont tout &amp;agrave; fait caract&amp;eacute;ristiques de la ligne de Semmering&amp;nbsp;; elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construites en ma&amp;ccedil;onnerie de r&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration aux parements de brique. Il reste peu de t&amp;eacute;moignages des gares de la ligne d'origine, con&amp;ccedil;ues comme de simples gares interm&amp;eacute;diaires et points d'eau, mais qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; par la suite transform&amp;eacute;es en &amp;eacute;difices plus importants, avec le d&amp;eacute;veloppement de l'activit&amp;eacute; touristique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La physionomie de toute cette ligne a &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re importante entre&amp;nbsp;1957 et&amp;nbsp;1959, lorsqu'on installa des poteaux pour faire passer les fils &amp;eacute;lectriques install&amp;eacute;s pour adapter la ligne aux locomotives &amp;eacute;lectriques. Le col de Semmering est bien connu, pour sa part, du fait de l'&amp;laquo;&amp;nbsp;architecture estivale&amp;nbsp;&amp;raquo; des villas et des h&amp;ocirc;tels construits dans des sites pittoresques pour la bonne soci&amp;eacute;t&amp;eacute; viennoise entre Gloggnitz et la petite ville-march&amp;eacute; de Schottwien. Il est devenu l'un des premiers lieux de vill&amp;eacute;giature artificiels des Alpes dans les d&amp;eacute;cennies qui ont suivi l'ouverture de la ligne ferroviaire. Cette mutation a commenc&amp;eacute; avant m&amp;ecirc;me le d&amp;eacute;but du projet, avec le d&amp;eacute;veloppement des sites touristiques de Reichenau an der Rax et de Payerbach, au nord-ouest de Gloggnitz, au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Une vision de l'histoire romantique a influenc&amp;eacute; l'architecture des villas et des h&amp;ocirc;tels de cette zone, dont beaucoup s'inspirent de mod&amp;egrave;les gothiques ou de la Renaissance. Les &amp;laquo;&amp;nbsp;chalets suisses&amp;nbsp;&amp;raquo; aux toits pentus et aux riches d&amp;eacute;cors ont eu &amp;eacute;galement la faveur de beaucoup de propri&amp;eacute;taires. Pourtant, le col de Semmering lui-m&amp;ecirc;me est demeur&amp;eacute; quelque temps &amp;agrave; l'abri de l'afflux touristique apr&amp;egrave;s l'ouverture de la ligne en 1854. La Compagnie ferroviaire du Sud, qui g&amp;eacute;rait alors cette ligne, ne commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; promouvoir son d&amp;eacute;veloppement qu'en 1880, &amp;agrave; l'incitation du sculpteur de la Cour Franz Sch&amp;ouml;nthaler, avec la construction de l'h&amp;ocirc;tel Semmering. Ce fut, toutefois, la propre villa de Sch&amp;ouml;nthaler, au sud de l'h&amp;ocirc;tel, qui exer&amp;ccedil;a l'influence la plus profonde sur l'architecture des &amp;eacute;difices construits le long de la ligne de Semmering. Le recours &amp;agrave; la construction en bois de tradition alpine par son architecte, Franz von Neumann, exer&amp;ccedil;a une influence profonde sur d'autres constructeurs, et le &amp;laquo;&amp;nbsp;style de Semmering&amp;nbsp;&amp;raquo; s'imposa pour les &amp;eacute;difices construits &amp;agrave; la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La ligne de chemin de fer de Semmering, construite entre 1848 et 1854 pour permettre de traverser 41 km de hautes montagnes, compte parmi les grandes prouesses de g&amp;eacute;nie civil dans les premiers temps de la construction ferroviaire. Du fait de la qualit&amp;eacute; de ses tunnels, viaducs et autres ouvrages, la ligne est demeur&amp;eacute;e en service de mani&amp;egrave;re ininterrompue jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; nos jours. Elle traverse un paysage montagneux spectaculaire, o&amp;ugrave; de nombreux &amp;eacute;difices de qualit&amp;eacute; destin&amp;eacute;s aux loisirs ont pu &amp;ecirc;tre construits gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l&amp;rsquo;ouverture de la r&amp;eacute;gion avec l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e du chemin de fer.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ligne de chemin de fer de Semmering</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>928</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1996</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Sch&amp;ouml;nbrunn est un exemple remarquable, et particuli&amp;egrave;rement bien conserv&amp;eacute;, de complexe r&amp;eacute;sidentiel princier de style baroque. Son palais et ses jardins pr&amp;eacute;sentent &amp;eacute;galement l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t exceptionnel de t&amp;eacute;moigner de modifications qui illustrent clairement, au cours de plusieurs si&amp;egrave;cles, les changements intervenus dans les go&amp;ucirc;ts, les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et les aspirations des souverains de la dynastie des Habsbourg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, Sch&amp;ouml;nbrunn &amp;eacute;tait le si&amp;egrave;ge d'un pavillon de chasse et d'une r&amp;eacute;sidence d'&amp;eacute;t&amp;eacute; de la famille des Habsbourg. Apr&amp;egrave;s sa destruction compl&amp;egrave;te au cours de la derni&amp;egrave;re invasion turque, en 1683, le palais fut reconstruit en 1695. L'empereur L&amp;eacute;opold&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; commandita &amp;agrave; l'origine un ch&amp;acirc;teau d'agr&amp;eacute;ment pour le grand-duc Joseph, l'h&amp;eacute;ritier au tr&amp;ocirc;ne, mais les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements survenus au sein de la dynastie, durant sa construction, port&amp;egrave;rent &amp;agrave; le transformer en r&amp;eacute;sidence imp&amp;eacute;riale d'&amp;eacute;t&amp;eacute;, et &amp;agrave; l'agrandir en cons&amp;eacute;quence. Il conserva cette fonction jusqu'&amp;agrave; la fin de l'Empire austro-hongrois.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; l'exception de quelques adjonctions apport&amp;eacute;es au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le palais et ses jardins prirent leur physionomie actuelle au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le complexe architectural pr&amp;eacute;sente de remarquables int&amp;eacute;rieurs remontant &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque&amp;nbsp;; les anciens appartements de l'empereur Fran&amp;ccedil;ois-Joseph, dans l'aile occidentale, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; transform&amp;eacute;s au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle avec un mobilier qui pr&amp;eacute;sente, lui aussi, un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t historique r&amp;eacute;el.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Sch&amp;ouml;nbrunn a &amp;eacute;t&amp;eacute; dessin&amp;eacute; par les architectes Johann Bernhard Fischer von Erlach et Nicolaus Pacassi, et regorge d'exemples importants d'art d&amp;eacute;coratif. Avec ses jardins, le site du premier parc zoologique du monde, cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 1752, est un remarquable ensemble baroque, et un exemple accompli de &lt;em&gt;Gesamtkunstwerk&lt;/em&gt; .&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La partie principale du palais, dans son aspect actuel, est pour une bonne part l'&amp;oelig;uvre de Pacassi, bien qu'elle conserve le plan d'ensemble dessin&amp;eacute; par Fischer von Erlach. L'acc&amp;egrave;s au &lt;em&gt;piano nobile&lt;/em&gt; se fait, &amp;agrave; partir de la cour, par un escalier monumental donnant sur la grande galerie, une salle impressionnante par ses proportions, richement d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e de stucs et dont le plafond porte des fresques qui c&amp;eacute;l&amp;egrave;brent l'Empire des Habsbourg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Derri&amp;egrave;re cette salle, la petite galerie est flanqu&amp;eacute;e de deux petites pi&amp;egrave;ces, la chambre chinoise ronde et la chambre chinoise ovale, toutes deux d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es de panneaux laqu&amp;eacute;s peints en noir et or, et regorgeant de meubles et de c&amp;eacute;ramiques japonaises. La chambre du carrousel donne acc&amp;egrave;s, depuis la grande galerie, au hall des c&amp;eacute;r&amp;eacute;monies, connu en particulier pour une s&amp;eacute;rie de peintures monumentales qui figurent des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements survenus au cours du long r&amp;egrave;gne de Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'une des salles les plus impressionnantes de l'aile orientale est le somptueux salon Vieux-Laque, avec ses panneaux de laque orientaux d'une valeur inestimable et son mobilier surabondamment d&amp;eacute;cor&amp;eacute;&amp;nbsp;; les murs de la salle Napol&amp;eacute;on sont rev&amp;ecirc;tus de gigantesques tapisseries de Bruxelles&amp;nbsp;; la salle des porcelaines est une petite pi&amp;egrave;ce dont le wainscoting; le lambrissage sculpt&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re d&amp;eacute;corative est peint en bleu et en blanc, et d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e de 213 croquis de Franz Stephan de Lorraine, le mari de l'imp&amp;eacute;ratrice Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se, et de ses enfants. Les salles de l'aile occidentale sont moins d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es et &amp;eacute;taient utilis&amp;eacute;es &amp;agrave; des fins domestiques par les membres de la famille imp&amp;eacute;riale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les vastes jardins baroques et les constructions qui s'y trouvent t&amp;eacute;moignent de la dimension imp&amp;eacute;riale et des fonctions de ce palais. La cour donne acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la chapelle et au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre. L'orangerie, &amp;agrave; l'est du corps principal du palais, est la plus longue au monde&amp;nbsp;; construite au milieu du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle, elle ne servit pas seulement &amp;agrave; assouvir la passion de Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se pour la culture des plantes exotiques, mais aussi pour des f&amp;ecirc;tes et des spectacles. La grande palmeraie, avec son impressionnante construction en fer, qui applique une technologie d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e en Angleterre, est divis&amp;eacute;e en trois sections. Le jardin zoologique de Sch&amp;ouml;nbrunn, fond&amp;eacute; par Franz Stephan de Lorraine en 1752, occupe une partie du parc.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/786</http_url><id_number>786</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_786.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire le bien propos&amp;eacute;, qui est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme un ensemble, sur la base des &lt;em&gt;crit&amp;egrave;res culturels (i) et (iv)&lt;/em&gt; , consid&amp;eacute;rant que le site est d'une valeur universelle exceptionnelle car c'est un ensemble particuli&amp;egrave;rement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; d'un ensemble r&amp;eacute;sidentiel princier baroque qui constitue un exemple exceptionnel d'un Gesamtkunstwerk. Les palais et les jardins sont exceptionnels du fait des marques qu'ils conservent des modifications effectu&amp;eacute;es au cours de plusieurs si&amp;egrave;cles, qui illustrent avec vivacit&amp;eacute; les go&amp;ucirc;ts, les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et les aspirations des monarques de la maison de Habsbourg.&lt;/p&gt;</justification><latitude>48.1866666700</latitude><location>Vienne</location><longitude>16.3133333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;Le domaine de Katterburg, le site de l'actuel palais de Schonbrunn, fut c&amp;eacute;d&amp;eacute; au milieu du l6&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle par le monast&amp;egrave;re de Klostemeuburg &amp;agrave; l'empereur Maximilien II, qui le transforma en pavillon de chasse et installa une m&amp;eacute;nagerie. Les b&amp;acirc;timents furent terriblement endommages par le sac de Vienne par les Hongrois en 1605 ; ce n'est qu' en 1622 qu' ils furent restaures par l' empereur Ferdinand II. A sa mort en 1637, le domaine de Katterburg &amp;eacute;chut en h&amp;eacute;ritage &amp;agrave; sa veuve, El&amp;eacute;onore de Gonzague. Le nom fut change en Schonbrunn (La Belle Fontaine) en 1642 lorsqu'un nouveau ch&amp;acirc;teau de plaisance fut &amp;eacute;rig&amp;eacute; sur trois niveaux &amp;agrave; cot&amp;eacute; de 1'ancien b&amp;acirc;timent.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; En 1683, Vienne fut assi&amp;eacute;g&amp;eacute;e par les Turcs, qui furent finalement &amp;eacute;cras&amp;eacute;s, mais non sans avoir eu le temps de causer de terribles ravages aux environs de la ville, y compris &amp;agrave; Schonbrunn. Pendant la grande reconstruction qui suivit le si&amp;egrave;ge, l'empereur L&amp;eacute;opold Ier commanda a l'architecte Johann Bernhard Fischer von Erlach, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; form&amp;eacute; en Italie, un nouvel &amp;eacute;difice destin&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre la r&amp;eacute;sidence de son h&amp;eacute;ritier, l'archiduc Joseph. L'architecte semble avoir pr&amp;eacute;par&amp;eacute; son premier projet dans 1'unique but de montrer ses capacit&amp;eacute;s. En cela il r&amp;eacute;ussit pleinement : son projet fut tr&amp;egrave;s admire et lui assura de nombreuses autres commandes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; Le mariage de L&amp;eacute;opold en 1699 entraina la modification du second projet, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; rehausser son statut. La construction commen&amp;ccedil;a en 1696 et Fischer von Erlach supervisa personnellement les travaux. Le corps principal fut achev&amp;eacute;e et habitable en 1700, mais les travaux furent interrompus par le d&amp;eacute;clenchement de la guerre de Succession d'Espagne en 1701 puis par le d&amp;eacute;c&amp;egrave;s soudain de l'empereur Joseph Ier en 1711. Le b&amp;acirc;timent inachev&amp;eacute; devint la r&amp;eacute;sidence de l'imp&amp;eacute;ratrice douairi&amp;egrave;re Amalia Wilhelmine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; Lorsqu'elle acc&amp;eacute;da au tr&amp;ocirc;ne imp&amp;eacute;rial en 1740, Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se choisit Schonbrunn comme r&amp;eacute;sidence permanente, et une nouvelle vie commen&amp;ccedil;a pour le palais. Des r&amp;eacute;parations urgentes furent effectu&amp;eacute;es sur les b&amp;acirc;timents d&amp;eacute;t&amp;eacute;rior&amp;eacute;s en 1742-43, suivies par des changements structurels majeurs qui furent r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es en trois phases: 1743-49, 1753-63 et 1764-80. La majeure partie des travaux des deux premi&amp;egrave;res phases furent r&amp;eacute;alises selon les plans et sous la direction de l'architecte Nicola Pacassi, qui devait devenir, comme Fischer von Erlach, architecte de la cour royale et imp&amp;eacute;riale. La troisi&amp;egrave;me phase concerna l'embellissement des jardins (la Gloriette, le fontaine de Neptune, la &amp;quot;ruine romaine&amp;quot;, l'obelisque), qui fut l'&amp;oelig;uvre de Johann Ferdinand Hetzendorf von Hohenberg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; Les successeurs imm&amp;eacute;diats de Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se, Joseph II et L&amp;eacute;opold II, montr&amp;egrave;rent peu d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour Schonbrunn, qui devint cependant la r&amp;eacute;sidence d'&amp;eacute;t&amp;eacute; de Fran&amp;ccedil;ois 1er (1792-1835), et Fran&amp;ccedil;ois-Joseph (1848-1916) passa une grande partie de sa vie dans ces lieux. Ce dernier entreprit la restauration du vieux d&amp;eacute;cor rococo et certaines autres modifications. L'histoire de 1'architecture du palais prit fin en 1870 et il n'y eut plus de changements notables depuis lors.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;R&amp;eacute;sidence imp&amp;eacute;riale des Habsbourg du XVIIIe si&amp;egrave;cle &amp;agrave; 1918, l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre des architectes Johann Bernhard Fischer von Erlach et Nicola Pacassi rec&amp;egrave;le quantit&amp;eacute; de chefs-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre des arts d&amp;eacute;coratifs. Elle constitue, avec ses jardins, o&amp;ugrave; fut ouvert en 1752 le premier parc zoologique au monde, un exceptionnel ensemble baroque et un parfait exemple de &lt;em&gt;Gesamtkunstwerk&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Palais et  jardins de Schönbrunn</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>929</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1997</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;De r&amp;eacute;centes recherches entreprises dans les profondeurs du Salzberg ont d&amp;eacute;montr&amp;eacute; que la production m&amp;eacute;thodique du sel avait d&amp;eacute;but&amp;eacute; dans cette r&amp;eacute;gion d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but de l'Age du bronze moyen (fin du 2&amp;egrave;me mill&amp;eacute;naire av. J.C. ). L'eau sal&amp;eacute;e naturelle &amp;eacute;tait r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;eacute;e dans de profonds r&amp;eacute;servoirs et l'on proc&amp;eacute;dait &amp;agrave; son &amp;eacute;vaporation dans des r&amp;eacute;cipients sp&amp;eacute;ciaux en c&amp;eacute;ramique. De grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t dans l'histoire de l'extraction du sel, ce d&amp;eacute;veloppement contribue de fa&amp;ccedil;on consid&amp;eacute;rable &amp;agrave; &amp;eacute;clairer les origines de la culture de Hallstatt &amp;agrave; l'Age du fer et &amp;agrave; mettre en exergue l'importance de cette zone en tant que &amp;laquo; r&amp;eacute;servoir scientifique &amp;raquo; pour des &amp;eacute;tudes ult&amp;eacute;rieures et une meilleure compr&amp;eacute;hension.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'exploitation mini&amp;egrave;re souterraine du sel commence &amp;agrave; la fin de l'Age du bronze et fait appel &amp;agrave; une technique de puits pratiqu&amp;eacute;e depuis l'exploitation du cuivre. La production est interrompue pendant un laps de temps relativement court, probablement en raison des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements politiques ayant suspendu les &amp;eacute;changes commerciaux. Elle reprend au S&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle av. J.-C., utilisant cette fois un syst&amp;egrave;me d'exploitation par des galeries chassantes. Des traces t&amp;eacute;moignant de ces deux techniques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute;es dans le Salzbergtal.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;D&amp;eacute;couvert dans les ann&amp;eacute;es 1S40, le cimeti&amp;egrave;re pr&amp;eacute;historique associ&amp;eacute; &amp;agrave; ces op&amp;eacute;rations industrielles est le site typique de cette premi&amp;egrave;re phase du d&amp;eacute;but de l'Age_ du fer en Europe baptis&amp;eacute;e par les arch&amp;eacute;ologues la culture de Hallstatt. n sera utilis&amp;eacute; pendant deux p&amp;eacute;riodes distinctes : les S&amp;egrave;me et 7&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles av. J.-C. et &amp;agrave; nouveau au 6&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle av. J.-C .. Les riches objets fun&amp;eacute;raires, &amp;agrave; la fois production locale et produits de luxe d'importation, attestent de l'existence d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; hautement organis&amp;eacute;e et hi&amp;eacute;rarchis&amp;eacute;e entretenant d'intenses relations commerciales avec l'Europe Centrale, les pays baltes et les pays de l'Adriatique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans cette r&amp;eacute;gion, l'extraction du sel va se poursuivre largement jusqu'&amp;agrave; l'&amp;eacute;poque romaine et un &amp;eacute;tablissement industriel romain a &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute; dans l'Echtemtal. Par la suite, on ne trouve plus aucune preuve de l'exploitation du sel jusqu'au d&amp;eacute;but du 14&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle. N&amp;eacute;anmoins, le nom de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale d&amp;eacute;riv&amp;eacute;e du Germanique Occidental hal (sel) et de l'Ancien Haut Germanique stat (&amp;eacute;tablissement), ayant fait l'objet d'un premier enregistrement par acte en 1305, t&amp;eacute;moigne de sa fonction premi&amp;egrave;re. Propri&amp;eacute;t&amp;eacute; du monast&amp;egrave;re de Trauenkirchen, les titres des mines de sel passent ensuite aux mains de. -la couronne d'Autriche et la ville est ainsi autoris&amp;eacute;e &amp;agrave; organiser des march&amp;eacute;s. Un statut unique est accord&amp;eacute; &amp;agrave; certains citoyens de Hallstatt, les Salzfertiger, qui sont responsables du s&amp;eacute;chage, de l'emballage et de la vente des charret&amp;eacute;es de sel qui leur sont attribu&amp;eacute;es. Ce statut &amp;eacute;lev&amp;eacute; se manifeste dans la qualit&amp;eacute; et le caract&amp;egrave;re particulier de leurs maisons, les Salzfertigerhiiuser, que l'on trouve &amp;agrave; Hallstatt et &amp;agrave; Bad Ischl.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La production du sel exigeant de grandes quantit&amp;eacute;s de bois de construction (pour &amp;eacute;tayer les galeries) et de combustible (pour l'&amp;eacute;vaporation), les op&amp;eacute;rations foresti&amp;egrave;res sont &amp;eacute;galement r&amp;eacute;glement&amp;eacute;es par les responsables de la couronne. Jusqu'au d&amp;eacute;but du 16&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, les licences d'exploitation mini&amp;egrave;re de sel sont g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement lou&amp;eacute;es &amp;agrave; des bourgeois ind&amp;eacute;pendants mais elles vont faire l'objet d'une &amp;eacute;limination syst&amp;eacute;matique et, en 1524, les op&amp;eacute;rations mini&amp;egrave;res et foresti&amp;egrave;res seront plac&amp;eacute;es sous la gestion directe de la couronne. n en r&amp;eacute;sulte la construction de bon nombre de caract&amp;eacute;ristiques techniques d'importance, telles que le pipeline d'eau sal&amp;eacute;e en bois dont l'&amp;eacute;laboration d&amp;eacute;bute en 1595. Pendant la R&amp;eacute;forme, le protestantisme gagne de nombreux adeptes parmi les mineurs et les gardes forestiers de la r&amp;eacute;gion de Hallstatt. lis n'auront pourtant pas le droit de manifester publiquement leur foi jusqu'&amp;agrave; l'Edit de Tol&amp;eacute;rance de 17Sl.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1750, un terrible incendie d&amp;eacute;truit la majeure partie du centre m&amp;eacute;di&amp;eacute;val de Hallstatt. De gigantesques travaux de reconstruction de style baroque tardif s'ensuivent et ceux-ci distinguent encore &amp;agrave; ce jour le centre ville. La production salini&amp;egrave;re conna&amp;icirc;t une phase extr&amp;ecirc;mement prosp&amp;egrave;re au d&amp;eacute;but du 19&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle pour financer la guerre contre la France, mais la restauration de la paix entra&amp;icirc;ne un d&amp;eacute;clin soudain. En d&amp;eacute;pit des innovations technologiques comme l'introduction de l'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et la construction d'une ligne de chemin de fer qui permettra l'importation de charbon (1877), les mines de sel ferment d&amp;eacute;finitivement en 1965. La production du sel maintient n&amp;eacute;anmoins le m&amp;ecirc;me niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; que pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment bien que l'eau sal&amp;eacute;e soit &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent achemin&amp;eacute;e vers la vall&amp;eacute;e via 1D1 pipeline pour &amp;ecirc;tre trait&amp;eacute;e dans l'usine moderne d'Ebersee. Aujourd'hui, seuls quelques soixante hommes sont encore engag&amp;eacute;s dans 1Dle exploitation mini&amp;egrave;re de grande efficacit&amp;eacute; caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par son haut degr&amp;eacute; de m&amp;eacute;canisation et d'informatisation. Certaines parties de la mine sont &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent accessibles aux visiteurs, notamment les zones s&amp;eacute;curis&amp;eacute;es pour y exposer les trouvailles issues du programme permanent de recherches arch&amp;eacute;ologiques.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Toutefois, le d&amp;eacute;clin de ce site industriel co&amp;iuml;ncide avec l'&amp;eacute;mergence d' 1D1 facteur nouveau : la reconnaissance des qualit&amp;eacute;s esth&amp;eacute;tique, culturelle et naturelle de la r&amp;eacute;gion par des &amp;eacute;crivains tels qu'Adalbert Stifter, romancier et premier Conservateur pour la Haute Autriche, ainsi que le po&amp;egrave;te dramaturge Franz Grillparzer et la plupart des peintres de renom de l'&amp;eacute;cole de Biedermeier. Le premier h&amp;ocirc;tel &amp;agrave; accueillir le nombre croissant de touristes sera construit en 1855, suivi dans les ann&amp;eacute;es 1860 par la construction des premiers thermes publics d'eau sal&amp;eacute;e. Depuis cette &amp;eacute;poque, la r&amp;eacute;gion n'a cess&amp;eacute; d'accro&amp;icirc;tre sa popularit&amp;eacute; en tant que station touristique de premier plan.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/806</http_url><id_number>806</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_806.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'inscrire ce site sur la base des &lt;em&gt;crit&amp;egrave;res (iii) et (iv)&lt;/em&gt; . La r&amp;eacute;gion alpine du Hallstatt-Dachstein/Salzkammergut est un exemple exceptionnel de paysage culturel caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; par une immense beaut&amp;eacute; et un grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t scientifique et renfermant &amp;eacute;galement les t&amp;eacute;moignages d'une activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique humaine fondamentale, le tout s'int&amp;eacute;grant sur un mode harmonieux et r&amp;eacute;ciproquement b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique.&lt;/p&gt;</justification><latitude>47.5594444400</latitude><location>Provinces de Haute Autriche, de Styrie et de Salzbourg</location><longitude>13.6463888900</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;La r&amp;eacute;gion alpine de&lt;/em&gt; Hallstatt-Dachstein/Salzkammergut offre un remarquable exemple de paysage naturel d'une grande beaut&amp;eacute;, mais pr&amp;eacute;sente aussi un important int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t scientifique en ce qu'il conserve des t&amp;eacute;moignages d'une activit&amp;eacute; humaine fondamentale&amp;nbsp;: l'extraction du sel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'occupation humaine dans le splendide paysage du Salzkammergut a d&amp;eacute;but&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;historique, et l'exploitation du sel d&amp;egrave;s le deuxi&amp;egrave;me mill&amp;eacute;naire av.&amp;nbsp;J.-C. Le nom de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, qui d&amp;eacute;rive du germain occidental &lt;em&gt;hal&lt;/em&gt; (sel) et du vieux haut germain &lt;em&gt;stat&lt;/em&gt; (site), mentionn&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois dans un acte remontant &amp;agrave; 1305, t&amp;eacute;moigne de sa fonction premi&amp;egrave;re. Cette ressource a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; la base &amp;eacute;conomique de la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la r&amp;eacute;gion jusqu'au milieu du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; qui se refl&amp;egrave;te dans l'architecture raffin&amp;eacute;e de la ville de Hallstatt.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Hallstatt s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; sur une langue de terre &amp;eacute;troite coinc&amp;eacute;e entre les pentes escarp&amp;eacute;es du Salzberg et le lac, et sur le M&amp;uuml;hlbach, un promontoire artificiel gagn&amp;eacute; sur le lac gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la d&amp;eacute;charge progressive des d&amp;eacute;chets d'exploitation mini&amp;egrave;re. &amp;Agrave; l'int&amp;eacute;rieur de la ville, les maisons, pour la plupart de la fin de l'&amp;eacute;poque gothique, se disposent en cercle autour de la place du march&amp;eacute;, qui est triangulaire. La maison typique de Hallstatt est basse et &amp;eacute;troite, exploitant au mieux l'espace restreint et la topographie accident&amp;eacute;e du site. Les &amp;eacute;tages inf&amp;eacute;rieurs sont construits en pierre avec des vo&amp;ucirc;tes en berceau sur lesquelles reposent les &amp;eacute;tages sup&amp;eacute;rieurs, comme c'est l'usage dans la r&amp;eacute;gion des Alpes. Peu d'entre elles ont conserv&amp;eacute; leur toit d'origine en selle plate, form&amp;eacute; de planches ou de bardeaux. La partie sud de la ville, connue sous le nom de &lt;em&gt;In der Lahn&lt;/em&gt; , &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e de l'Echterntal, remonte en partie au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et pour l'essentiel au lendemain de l'incendie de 1750.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les &amp;eacute;difices les plus remarquables sont l'&amp;eacute;glise paroissiale de rite catholique romain de Sainte-Marie, construite &amp;agrave; la fin du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle pour remplacer une construction romane dont quelques parties subsistent. N'ayant souffert que de l&amp;eacute;gers dommages au cours de l'incendie de 1750, elle pr&amp;eacute;sente pour seuls &amp;eacute;l&amp;eacute;ments baroques son toit et sa fl&amp;egrave;che &amp;agrave; plusieurs &amp;eacute;tages&amp;nbsp;; elle contient un grand nombre de remarquables &amp;oelig;uvres d'art, dont son ma&amp;icirc;tre-autel de la fin de l'&amp;eacute;poque gothique, d&amp;ucirc; &amp;agrave; l'atelier d'Astl.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La petite chapelle Saint-Michel est un &amp;eacute;difice gothique situ&amp;eacute; dans le petit cimeti&amp;egrave;re qui se trouve juste au nord de l'&amp;eacute;glise paroissiale. Son soubassement, que l'on peut visiter, contient un assemblage soigneux de cr&amp;acirc;nes humains et d'os longs&amp;nbsp;; les cr&amp;acirc;nes portent le nom des d&amp;eacute;funts, ainsi que diff&amp;eacute;rents d&amp;eacute;tails les concernant.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le bien inclut aussi le massif du Dachstein qui culmine &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;m d'altitude, et forme le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; des massifs karstiques des Alpes septentrionales. Elles renferment en particulier un grand nombre de grottes, dont la plus longue est le Hillatzh&amp;ouml;hle (81&amp;nbsp;km). Toutes pr&amp;eacute;sentent des caract&amp;eacute;ristiques g&amp;eacute;ologiques diff&amp;eacute;rentes, mais leur gestion commune permet de tirer profit d'un savoir et d'une exp&amp;eacute;rience partag&amp;eacute;e pour &amp;eacute;tablir un programme coh&amp;eacute;rent de conservation, d'accessibilit&amp;eacute; et d'interpr&amp;eacute;tation de ces lieux. Le Dachstein-Rieseneish&amp;ouml;hle est la plus impressionnante grotte glaciaire d'Autriche. Certaines parties de la mine sont aujourd'hui accessibles aux visiteurs, y compris diff&amp;eacute;rentes zones s&amp;eacute;curis&amp;eacute;es o&amp;ugrave; sont expos&amp;eacute;s les r&amp;eacute;sultats du programme de fouilles arch&amp;eacute;ologiques en cours.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le massif du Dachstein se diff&amp;eacute;rencie des autres aires karstiques alpines en ce qu'il a conserv&amp;eacute; sa glaciation. On distingue huit formes diff&amp;eacute;rentes dans son paysage, et chacune d'entre elles a son propre climat, et donc sa propre flore et sa propre faune.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; humaine dans le splendide paysage naturel du Salzkammergut a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque pr&amp;eacute;historique avec l&amp;rsquo;exploitation de ses d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts de sel d&amp;egrave;s le IIe mill&amp;eacute;naire av. J.-C. Cette ressource a constitu&amp;eacute; la base de la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la r&amp;eacute;gion jusqu&amp;rsquo;au milieu du XXe si&amp;egrave;cle, prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; que refl&amp;egrave;te la belle architecture de la ville de Hallstatt.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel de Hallstatt-Dachstein / Salzkammergut</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>952</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le d&amp;eacute;frichement des sous-bois de la for&amp;ecirc;t de la Wachau a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode N&amp;eacute;olithique, bien que le paysage n'ait pas connu d'&amp;eacute;volution radicale avant l'an 800 apr&amp;egrave;s J.-C., lorsque les monast&amp;egrave;res de Bavi&amp;egrave;re et de Salzburg ont commenc&amp;eacute; &amp;agrave; cultiver les pentes de la Wachau, cr&amp;eacute;ant le paysage actuel de vignobles en terrasses. Dans les si&amp;egrave;cles qui ont suivi, les superficies cultiv&amp;eacute;es ont vari&amp;eacute; pour diverses raisons : les changements climatiques, le commerce du vin, le manque cruel de main d'oeuvre provoquant l'envol&amp;eacute;e des salaires au XVIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La for&amp;ecirc;t reprit donc ses droits sur les hauteurs, au-dessus des vignobles, et la viticulture pratiqu&amp;eacute;e dans les vall&amp;eacute;es fut remplac&amp;eacute;e par d'autres activit&amp;eacute;s agricoles. Les sols des terres en jach&amp;egrave;re, d&amp;eacute;grad&amp;eacute;s par des tentatives malheureuses d'exploitation agricole, n'ont jamais retrouv&amp;eacute; leur qualit&amp;eacute; d'origine, ce qui explique les diff&amp;eacute;rents types de v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation particuli&amp;egrave;re pr&amp;eacute;sents dans ces habitats (herbages, buissons et bois).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&amp;egrave;cle, la culture de la vigne sur coteaux fut vivement encourag&amp;eacute;e dans les r&amp;eacute;gions qui s'y pr&amp;ecirc;taient le mieux d'un point de vue &amp;eacute;cologique. Les zones ainsi d&amp;eacute;laiss&amp;eacute;es furent transform&amp;eacute;es en p&amp;acirc;turages, avec les cons&amp;eacute;quences &amp;eacute;conomiques qui en d&amp;eacute;coul&amp;egrave;rent : certaines fermes durent cesser leur activit&amp;eacute; pendant que d'autres s'agrandissaient. C'est &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque que la viticulture fut d&amp;eacute;finitivement abandonn&amp;eacute;e dans les terres hautes de la Wachau.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les changements intervenus dans la campagne au XIXe si&amp;egrave;cle affect&amp;egrave;rent particuli&amp;egrave;rement la Wachau. L'apparition du phylloxera, les ravages de la guerre et la concurrence accrue du Burgenland et de l'Italie ont n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; la r&amp;eacute;organisation des activit&amp;eacute;s, des superficies cultiv&amp;eacute;es, des m&amp;eacute;thodes de viticulture et du travail de la terre. La culture de l'abricot, qui caract&amp;eacute;rise la Wachau depuis lors, s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e dans les vall&amp;eacute;es et les collines les plus basses. Le rapport des superficies de vignobles et de culture fruiti&amp;egrave;re continue d'&amp;ecirc;tre &amp;eacute;troitement li&amp;eacute; aux fluctuations r&amp;eacute;currentes des march&amp;eacute;s de ces produits et donne &amp;agrave; la Wachau son aspect caract&amp;eacute;ristique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La pr&amp;eacute;sence de l'homme dans la Wachau remonte au Pal&amp;eacute;olithique, comme l'attestent les statuettes de Galgenberg (environ 32 000 ans) et de Willendorf (26 000 ans). La r&amp;eacute;gion de Krems et de Melk avait une 35 forte densit&amp;eacute; de population au N&amp;eacute;olithique (4500-1800 av. J.-C.), et les trouvailles datant de l'&amp;acirc;ge du bronze (1800-800 avant J.-C.) sont nombreuses. Pendant l'&amp;acirc;ge du fer, la culture illyrienne de Hallstatt (800-400 avant notre &amp;egrave;re) laissa progressivement place &amp;agrave; celle de la T&amp;egrave;ne venue de l'ouest : &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, le royaume celte du Norique se d&amp;eacute;veloppa au sud du Danube.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsque les Romains annex&amp;egrave;rent le Norique en l'an 15 avant J.-C., le Danube devint la fronti&amp;egrave;re nord (limes) avec les peuples germaniques. Mautern (Favianis) &amp;eacute;tait une ville fronti&amp;egrave;re de garnison tr&amp;egrave;s importante o&amp;ugrave; stationnait l'une des flottes romaines du Danube. Le limes s'effondra &amp;agrave; la fin du IVe si&amp;egrave;cle et le Norique se retrouva sur l'une des principales routes d'invasion du nord. En 453, saint S&amp;eacute;verin, &amp;laquo; l'ap&amp;ocirc;tre du Norique &amp;raquo;, fonda la premi&amp;egrave;re communaut&amp;eacute; monastique de la province situ&amp;eacute;e hors des murs de Mautern, qui devint ainsi un centre spirituel et religieux tr&amp;egrave;s important, o&amp;ugrave; les p&amp;egrave;lerins se rassemblaient avant de partir pour l'Italie. La premi&amp;egrave;re mention du nom de &amp;laquo; Wachau &amp;raquo; date de 853, dans l'expression locus Wahowa. Krems est cit&amp;eacute;e pour la premi&amp;egrave;re fois en 995 sous le nom de Urbs Chremisa, c'est la plus ancienne ville autrichienne jamais mentionn&amp;eacute;e dans un document. La Wachau est le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de la chanson des Nibelungen, le grand po&amp;egrave;me &amp;eacute;pique allemand, &amp;eacute;crit peu apr&amp;egrave;s 1200, qui relate la situation politique de l'&amp;eacute;poque. Il mentionne des villes de la Wachau : P&amp;ouml;chlarn (Bechelaren), Melk (Medelike) et Mautern (Mutoren). En 976, L&amp;eacute;opold Ier fit passer la Wachau sous la domination des margraves de Babenberg. En 1156, la Marche autrichienne fut &amp;eacute;lev&amp;eacute;e en duch&amp;eacute; et accord&amp;eacute;e &amp;agrave; Henri II Jasomirgott de Babenberg qui renon&amp;ccedil;a &amp;agrave; ses pr&amp;eacute;tentions sur la Bavi&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La grande famille des chevaliers de la Wachau, les Kuenrings, s'installa dans la Marche des Babenberg au XIe si&amp;egrave;cle. Lorsque la lign&amp;eacute;e s'&amp;eacute;teignit, la majeure partie de leurs terres &amp;eacute;chut au duc Albert V (roi Albert II) en 1430. En raison du morcellement des propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s fonci&amp;egrave;res et de l'absence d'un cadre administratif unifi&amp;eacute;, les bourgeois de la Wachau ont joui d&amp;egrave;s le Moyen &amp;Acirc;ge d'une grande libert&amp;eacute;, renforc&amp;eacute;e par l'ius montanum de vinea. Les quatre villes de St Michael, W&amp;ouml;sendorf, Joching et Weissenkirchen form&amp;egrave;rent une communaut&amp;eacute; ind&amp;eacute;pendante de 1150 &amp;agrave; 1839 qui fut de nouveau r&amp;eacute;unie en 1972 sous le nom de la Wachau ou de Tal Wachau. Apr&amp;egrave;s la consolidation du pouvoir des Habsbourg, la Wachau fut encore &amp;agrave; plusieurs reprises la sc&amp;egrave;ne de conflits arm&amp;eacute;s. Lors des invasions hongroises de la fin du XVe si&amp;egrave;cle, Mathias Corvin assi&amp;eacute;gea Krems et Stein en 1477.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les effets de la Contre-R&amp;eacute;forme (1530-1620) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; importants dans la Wachau, le protestantisme ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; finalement r&amp;eacute;prim&amp;eacute; par l'abb&amp;eacute; de G&amp;ouml;ttweig, Georg II Falb (1612-1631). Le soutien que ce religieux apporta &amp;agrave; onze abbayes b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictines eut une influence d&amp;eacute;cisive sur le rayonnement du pouvoir des abbayes autrichiennes, notamment celle de G&amp;ouml;ttweig, pendant la p&amp;eacute;riode baroque. La victoire sur les protestants se traduisit par la construction d'&amp;eacute;glises, forte densit&amp;eacute; de population au N&amp;eacute;olithique (4500-1800 av. J.-C.), et les trouvailles datant de l'&amp;acirc;ge du bronze (1800-800 avant J.-C.) sont nombreuses. Pendant l'&amp;acirc;ge du fer, la culture illyrienne de Hallstatt (800-400 avant notre &amp;egrave;re) laissa progressivement place &amp;agrave; celle de la T&amp;egrave;ne venue de l'ouest : &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, le royaume celte du Norique se d&amp;eacute;veloppa au sud du Danube.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Lorsque les Romains annex&amp;egrave;rent le Norique en l'an 15 avant J.-C., le Danube devint la fronti&amp;egrave;re nord (limes) avec les peuples germaniques. Mautern (Favianis) &amp;eacute;tait une ville fronti&amp;egrave;re de garnison tr&amp;egrave;s importante o&amp;ugrave; stationnait l'une des flottes romaines du Danube. Le limes s'effondra &amp;agrave; la fin du IVe si&amp;egrave;cle et le Norique se retrouva sur l'une des principales routes d'invasion du nord. En 453, saint S&amp;eacute;verin, &amp;laquo; l'ap&amp;ocirc;tre du Norique &amp;raquo;, fonda la premi&amp;egrave;re communaut&amp;eacute; monastique de la province situ&amp;eacute;e hors des murs de Mautern, qui devint ainsi un centre spirituel et religieux tr&amp;egrave;s important, o&amp;ugrave; les p&amp;egrave;lerins se rassemblaient avant de partir pour l'Italie.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re mention du nom de &amp;laquo; Wachau &amp;raquo; date de 853, dans l'expression locus Wahowa. Krems est cit&amp;eacute;e pour la premi&amp;egrave;re fois en 995 sous le nom de Urbs Chremisa, c'est la plus ancienne ville autrichienne jamais mentionn&amp;eacute;e dans un document. La Wachau est le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de la chanson des Nibelungen, le grand po&amp;egrave;me &amp;eacute;pique allemand, &amp;eacute;crit peu apr&amp;egrave;s 1200, qui relate la situation politique de l'&amp;eacute;poque. Il mentionne des villes de la Wachau : P&amp;ouml;chlarn (Bechelaren), Melk (Medelike) et Mautern (Mutoren). En 976, L&amp;eacute;opold Ier fit passer la Wachau sous la domination des margraves de Babenberg. En 1156, la Marche autrichienne fut &amp;eacute;lev&amp;eacute;e en duch&amp;eacute; et accord&amp;eacute;e &amp;agrave; Henri II Jasomirgott de Babenberg qui renon&amp;ccedil;a &amp;agrave; ses pr&amp;eacute;tentions sur la Bavi&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La grande famille des chevaliers de la Wachau, les Kuenrings, s'installa dans la Marche des Babenberg au XIe si&amp;egrave;cle. Lorsque la lign&amp;eacute;e s'&amp;eacute;teignit, la majeure partie de leurs terres &amp;eacute;chut au duc Albert V (roi Albert II) en 1430. En raison du morcellement des propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s fonci&amp;egrave;res et de l'absence d'un cadre administratif unifi&amp;eacute;, les bourgeois de la Wachau ont joui d&amp;egrave;s le Moyen &amp;Acirc;ge d'une grande libert&amp;eacute;, renforc&amp;eacute;e par l'ius montanum de vinea. Les quatre villes de St Michael, W&amp;ouml;sendorf, Joching et Weissenkirchen form&amp;egrave;rent une communaut&amp;eacute; ind&amp;eacute;pendante de 1150 &amp;agrave; 1839 qui fut de nouveau r&amp;eacute;unie en 1972 sous le nom de la Wachau ou de Tal Wachau. Apr&amp;egrave;s la consolidation du pouvoir des Habsbourg, la Wachau fut encore &amp;agrave; plusieurs reprises la sc&amp;egrave;ne de conflits arm&amp;eacute;s. Lors des invasions hongroises de la fin du XVe si&amp;egrave;cle, Mathias Corvin assi&amp;eacute;gea Krems et Stein en 1477.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les effets de la Contre-R&amp;eacute;forme (1530-1620) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; importants dans la Wachau, le protestantisme ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; finalement r&amp;eacute;prim&amp;eacute; par l'abb&amp;eacute; de G&amp;ouml;ttweig, Georg II Falb (1612-1631). Le soutien que ce religieux apporta &amp;agrave; onze abbayes b&amp;eacute;n&amp;eacute;dictines eut une influence d&amp;eacute;cisive sur le rayonnement du pouvoir des abbayes autrichiennes, notamment celle de G&amp;ouml;ttweig, pendant la p&amp;eacute;riode baroque. La victoire sur les protestants se traduisit par la construction d'&amp;eacute;glises, de chapelles et de petits monuments votifs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir de 1700, les &amp;eacute;difices et les oeuvres artistiques qui comptent parmi les plus beaux exemples du baroque autrichien furent construits dans la Wachau. Il s'agit de la reconstruction de l'abbaye de Melk (commenc&amp;eacute;e en 1702), de la transformation de l'abbaye des Canons &amp;agrave; D&amp;uuml;rnstein (1715-1733) et des grands travaux de reconstruction de l'abbaye de G&amp;ouml;ttweig &amp;agrave; partir de 1719.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; la fin du XVIIIe si&amp;egrave;cle et au d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle, la Wachau vit d&amp;eacute;cliner son importance historique. La fermeture des monast&amp;egrave;res en Autriche et la s&amp;eacute;cularisation de la Bavi&amp;egrave;re sonna le glas des liens ancestraux. Le transport fluvial s'effa&amp;ccedil;a devant la concurrence des transports routiers et, &amp;agrave; partir de 1909, devant celle des transports ferroviaires. &amp;Agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle, la Wachau, fut per&amp;ccedil;ue diff&amp;eacute;remment, comme &amp;eacute;tant la &amp;laquo; Wachau dor&amp;eacute;e &amp;raquo; un m&amp;eacute;lange d'histoire et de l&amp;eacute;gende, d'art et de folklore, de vin et d'hospitalit&amp;eacute;. Un comit&amp;eacute; d'action fut form&amp;eacute; en 1904 pour promouvoir &amp;eacute;conomiquement la Wachau, avec la participation de toutes les communes situ&amp;eacute;es entre Krems et Melk. Plus r&amp;eacute;cemment, la volont&amp;eacute; d'un retour aux sources historiques de la r&amp;eacute;gion s'est traduit par la promotion d'un &amp;laquo; tourisme durable &amp;raquo;, et la protection des vignobles par la loi.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/970</http_url><id_number>970</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_970.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; La Wachau est un exemple exceptionnel de paysage fluvial bord&amp;eacute; de montagnes dans lequel les t&amp;eacute;moignages mat&amp;eacute;riels de sa longue &amp;eacute;volution historique ont remarquablement surv&amp;eacute;cu.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv):&lt;/em&gt; L&amp;rsquo;architecture, l&amp;rsquo;habitat humain et l&amp;rsquo;utilisation agricole des terres de la Wachau illustrent de fa&amp;ccedil;on vivante un paysage essentiellement m&amp;eacute;di&amp;eacute;val qui a &amp;eacute;volu&amp;eacute; naturellement et harmonieusement &amp;agrave; travers les &amp;acirc;ges.&lt;/p&gt;</justification><latitude>48.3644444400</latitude><location>Villes de Krems et Melk,  Basse-Autriche</location><longitude>15.4341666700</longitude><long_description>&lt;p&gt;La Wachau est une partie de la vall&amp;eacute;e du Danube, entre Melk et Krems, qui pr&amp;eacute;sente un remarquable paysage de rivi&amp;egrave;re bord&amp;eacute;e par des montagnes et conserve d'&amp;eacute;minents t&amp;eacute;moignages de sa longue histoire. L'architecture, l'occupation humaine et l'exploitation agricole de la vall&amp;eacute;e de la Wachau montrent de mani&amp;egrave;re frappante comment un paysage fondamentalement m&amp;eacute;di&amp;eacute;val a su &amp;eacute;voluer de mani&amp;egrave;re coh&amp;eacute;rente et harmonieuse au cours de sa longue histoire. La Wachau offre un paysage magnifique qui conserve bien des traces intactes de son &amp;eacute;volution depuis la pr&amp;eacute;histoire, que ce soit dans le domaine de l'architecture (monast&amp;egrave;res, ch&amp;acirc;teaux), du tissu urbain (villes et villages) ou de l'exploitation agricole (essentiellement pour la viticulture).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'homme commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; exploiter la for&amp;ecirc;t au cours de la p&amp;eacute;riode n&amp;eacute;olithique, mais on ne note de changements radicaux dans le paysage que vers 800, lorsque les monast&amp;egrave;res de Bavi&amp;egrave;re et de Salzbourg commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; cultiver les pentes de la Wachau, en cr&amp;eacute;ant le paysage actuel de terrasses cultiv&amp;eacute;es en vigne. Au cours des si&amp;egrave;cles qui suivirent, l'extension des surfaces cultivables varia en fonction des changements intervenus dans le climat, le march&amp;eacute; du vin et la disponibilit&amp;eacute; de la main-d'&amp;oelig;uvre, et de l'&amp;eacute;volution des salaires qui en r&amp;eacute;sulta au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, la viticulture de colline se d&amp;eacute;veloppa rapidement dans des r&amp;eacute;gions qui s'y pr&amp;ecirc;taient parfaitement sur le plan &amp;eacute;cologique. Les zones ainsi occup&amp;eacute;es ne purent plus &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;es pour le p&amp;acirc;turage, ce qui entra&amp;icirc;na des cons&amp;eacute;quences &amp;eacute;conomiques importantes&amp;nbsp;: certaines activit&amp;eacute;s durent cesser, tandis que d'autres se d&amp;eacute;veloppaient. La viticulture fut ensuite abandonn&amp;eacute;e dans les parties sup&amp;eacute;rieures de la Wachau. Le d&amp;eacute;veloppement de la campagne au cours du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle a eu des cons&amp;eacute;quences importantes sur celui de la vall&amp;eacute;e&amp;nbsp;: le pourcentage de terrains consacr&amp;eacute;s &amp;agrave; la viticulture et &amp;agrave; l'arboriculture demeura &amp;eacute;troitement li&amp;eacute; aux fluctuations des march&amp;eacute;s de ces deux produits, et contribua ainsi &amp;agrave; fa&amp;ccedil;onner sa physionomie caract&amp;eacute;ristique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les agglom&amp;eacute;rations de la Wachau remontent, pour la plupart, aux XI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;et XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Le d&amp;eacute;veloppement d'habitats pr&amp;eacute;sentant des caract&amp;eacute;ristiques sp&amp;eacute;cifiques homog&amp;egrave;nes est &amp;eacute;vident dans le tissu urbain, &amp;agrave; la fois par l'architecture et par la disposition des maisons sur des lots pour la plupart irr&amp;eacute;guliers, ainsi que dans le r&amp;eacute;seau viaire, qui n'a pratiquement pas chang&amp;eacute; depuis le Moyen &amp;Acirc;ge. Le centre de certaines villes, dont les maisons sont plus r&amp;eacute;centes que le tissu urbain, s'est &amp;eacute;tendu sur une certaine distance &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur de leurs limites d'origine par la construction de petits &amp;eacute;difices r&amp;eacute;sidentiels, pour la plupart post&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; 1950. Aux XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, la construction en pierre commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; remplacer les maisons en bois des paysans et des bourgeois.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les fermes des viticulteurs, form&amp;eacute;es de corps de b&amp;acirc;timent dispos&amp;eacute;s en U, en &amp;eacute;querre, ou de deux constructions parall&amp;egrave;les, remontent &amp;agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge et aux XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Fr&amp;eacute;quemment dot&amp;eacute;es de murs d'enceinte lat&amp;eacute;raux ou de passages vo&amp;ucirc;t&amp;eacute;s int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s et de b&amp;acirc;timents de service, elles pr&amp;eacute;sentent des fa&amp;ccedil;ades d&amp;eacute;pouill&amp;eacute;es, pour la plupart alt&amp;eacute;r&amp;eacute;es au cours des XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Les fa&amp;ccedil;ades sur la rue sont souvent d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es d'oriels plac&amp;eacute;s sur de solides supports, remontant &amp;agrave; la fin du Moyen &amp;Acirc;ge ou &amp;agrave; une &amp;eacute;poque plus r&amp;eacute;cente, de statues dans des niches, de peintures murales ou de d&amp;eacute;cors en &lt;em&gt;graffito&lt;/em&gt; , parfois dessin&amp;eacute;s dans un style richement baroque. Les toits &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, pr&amp;eacute;sentant une forte pente, sont si fr&amp;eacute;quents qu'ils peuvent &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; juste titre comme l'une des caract&amp;eacute;ristiques des maisons de la Wachau.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les constructions encore utilis&amp;eacute;es au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle pour le commerce et l'artisanat, et dont une partie est int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e au tissu urbain - tavernes, auberges, relais de poste, maisons de matelots ou de douaniers, moulins, forges ou entrep&amp;ocirc;ts de sel -, remontent fr&amp;eacute;quemment aux XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. De multiples ch&amp;acirc;teaux surplombent les villages et la vall&amp;eacute;e du Danube, et de nombreuses constructions eccl&amp;eacute;siastiques importantes sur le plan architectural ou artistique dominent la ville et le paysage environnant.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La Wachau est une partie de la vall&amp;eacute;e du Danube, entre Melk et Krems, dont le paysage, particuli&amp;egrave;rement beau, conserve intactes de nombreuses traces de son &amp;eacute;volution depuis les temps pr&amp;eacute;historiques : traces architecturales (monast&amp;egrave;res, ch&amp;acirc;teaux, ruines), urbanistiques (villes et villages) et enfin agricoles, notamment li&amp;eacute;es &amp;agrave; la culture de la vigne.&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel de la Wachau</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1134</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2001</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res occupations du site remontent au N&amp;eacute;olithique, puis l'histoire de Vienne conna&amp;icirc;t les phases suivantes :&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Antiquit&amp;eacute; et d&amp;eacute;but du Moyen &amp;Acirc;ge (jusqu'au XIe si&amp;egrave;cle). &lt;br /&gt; Des vestiges arch&amp;eacute;ologiques r&amp;eacute;v&amp;egrave;lent que le site de Vienne &amp;eacute;tait occup&amp;eacute; par les Celtes quand les Romains prirent le contr&amp;ocirc;le de la r&amp;eacute;gion du Danube au premier si&amp;egrave;cle avant J.- C., &amp;eacute;rigeant le castellum Vindobona sur la rive du fleuve pour y demeurer jusqu'en 488. Les limes de l'Empire romain suivaient les m&amp;eacute;andres du Danube, la fronti&amp;egrave;re avec Germania libera, laissant des traces dans le d&amp;eacute;veloppement urbain jusqu'&amp;agrave; nos jours. Le nom de Wenia en haut allemand fut pour la premi&amp;egrave;re fois mentionn&amp;eacute; en 881, pendant les guerres entre Allemands et Magyars.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Haut et Bas Moyen &amp;Acirc;ge (du XIIe au XVe si&amp;egrave;cle). &lt;br /&gt; Vienne regagna de l'importance &amp;agrave; la fin du XIIe et au XIIIe si&amp;egrave;cle, devenant la plus grande agglom&amp;eacute;ration de l'empire germanique, apr&amp;egrave;s Cologne. Plusieurs monast&amp;egrave;res furent construits, notamment la Minoritenkirche, ainsi que la r&amp;eacute;sidence ducale, aujourd'hui la Hofburg, reprise par les Habsbourg en 1276. Au XIVe et au XVe si&amp;egrave;cle, la ville s'&amp;eacute;panouit avec le d&amp;eacute;veloppement de son commerce et la fondation de la premi&amp;egrave;re universit&amp;eacute; allemande en 1365. L'&amp;eacute;glise Saint-&amp;Eacute;tienne de Vienne fut &amp;eacute;lev&amp;eacute;e au rang d'&amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute; en 1469 puis d'archev&amp;ecirc;ch&amp;eacute; en 1718. La communaut&amp;eacute; juive, pr&amp;eacute;sente depuis le XIIe si&amp;egrave;cle, fut d&amp;eacute;truite en 1420-1421. - Schisme et si&amp;egrave;ge des arm&amp;eacute;es ottomanes (du XVIe si&amp;egrave;cle jusqu'en 1683). L'Europe du XVIe si&amp;egrave;cle connut des conflits avec l'Empire ottoman, qui occupait la majeure partie de la Hongrie. Vienne devint une forteresse sur la fronti&amp;egrave;re et subit son premier si&amp;egrave;ge en 1529 en m&amp;ecirc;me temps que d&amp;eacute;clinait son activit&amp;eacute; commerciale. En 1533, Ferdinand Ier fit de Vienne sa r&amp;eacute;sidence et la capitale du Saint Empire romain germanique. Elle le demeura jusqu'en 1806, avec une interruption entre 1583 et 1612. En 1683, Vienne r&amp;eacute;sista avec succ&amp;egrave;s aux arm&amp;eacute;es ottomanes et cette victoire amena la Hongrie sous la domination des Habsbourg.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- La ville baroque (de 1683 &amp;agrave; la R&amp;eacute;volution fran&amp;ccedil;aise). &lt;br /&gt; L'&amp;eacute;volution de la situation politique apr&amp;egrave;s 1683 amena d'importants changements dans la ville de Vienne qui connut une phase importante de d&amp;eacute;veloppement. Une augmentation de la population conduisit &amp;agrave; la construction de banlieues qui furent prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es par leurs propres fortifications (Linienwall). Les grands architectes de l'&amp;eacute;poque, parmi lesquels J.B. Fischer von Erlach et L. von Hildebrandt, dessin&amp;egrave;rent des palais baroques au centre de la ville, et l'on vit la construction du ch&amp;acirc;teau de Sch&amp;ouml;nbrunn et du palais du Belv&amp;eacute;d&amp;egrave;re, l'extension de la Hofburg et l'&amp;eacute;dification d'un grand nombre d'ensembles eccl&amp;eacute;siastiques et civils. Vienne devint la capitale europ&amp;eacute;enne de la musique avec Haydn et Mozart. Apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;faite de Napol&amp;eacute;on, le congr&amp;egrave;s de Vienne (1814-1815) confirma la politique absolutiste (Vorm&amp;auml;rz, avant mars 1848). &amp;Agrave; cette &amp;eacute;poque, les classes moyennes nourrirent un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour les arts, le mobilier, la peinture, ce qu'on appela la culture Biedermeier, et tout particuli&amp;egrave;rement pour la musique (Beethoven, Schubert).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- L'&amp;egrave;re de Fran&amp;ccedil;ois-Joseph Ier (1848-1916). &lt;br /&gt; &amp;Agrave; la fin de 1848, le jeune empereur Fran&amp;ccedil;ois-Joseph Ier acc&amp;eacute;da au tr&amp;ocirc;ne de l'empire austro-hongrois. Le gouvernement d&amp;eacute;mocratique tant souhait&amp;eacute; demeura une aspiration, bien qu'un gouvernement constitutionnel fut instaur&amp;eacute; en 1860. Les murs de la ville furent d&amp;eacute;molis en 1857 afin de cr&amp;eacute;er la Ringstrasse, un remarquable exemple d'urbanisme du XIXe si&amp;egrave;cle. Avec l'&amp;eacute;mergence des ambitions de la haute bourgeoisie, le nouveau quartier de la Ringstrasse devint un chantier donnant naissance &amp;agrave; un nombre impressionnant de grands &amp;eacute;difices, parmi lesquels des th&amp;eacute;&amp;acirc;tres, des mus&amp;eacute;es, une universit&amp;eacute; et de grandes constructions priv&amp;eacute;es, dans le style Gr&amp;uuml;nderzeit, typique de la p&amp;eacute;riode. Vienne connut alors un &amp;eacute;panouissement culturel sans &amp;eacute;gal, avec les compositeurs Bruckner, Brahms, Wolf, Mahler et Schoenberg, des architectes et des peintres comme O. Wagner, A. Loos, G. Klimt, O. Kokoschka, et des philosophes comme L. Wittgenstein.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- &amp;Agrave; partir de la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale. &lt;br /&gt; La mort de l'empereur en 1916, entra&amp;icirc;na la fin de l'empire et l'Autriche fut proclam&amp;eacute;e r&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique en 1918. Entre les deux guerres mondiales, Vienne engagea de grands architectes pour la construction de maisons d'habitation sociales qui devinrent l'expression dominante de certains quartiers viennois. La Seconde Guerre mondiale causa d'importants dommages &amp;agrave; la ville et la phase de reconstruction dura jusque dans les ann&amp;eacute;es 1960. Simultan&amp;eacute;ment se d&amp;eacute;veloppa une nouvelle approche de la conservation et la vieille ville b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficia d'une protection juridique &amp;agrave; partir de 1972. En 1945, Vienne reprit son statut de r&amp;eacute;gion f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale (Land) et de capitale de l'Autriche.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1033</http_url><id_number>1033</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1033.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii):&lt;/em&gt; Les caract&amp;eacute;ristiques urbaines et architecturales du centre historique de Vienne sont autant de t&amp;eacute;moignages exceptionnels d&amp;rsquo;un &amp;eacute;change permanent de valeurs tout au long du deuxi&amp;egrave;me mill&amp;eacute;naire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv):&lt;/em&gt; Le patrimoine urbain et architectural du centre historique de Vienne atteste de fa&amp;ccedil;on unique de trois p&amp;eacute;riodes fondamentales pour le d&amp;eacute;veloppement culturel et politique de l&amp;rsquo;Europe : le Moyen &amp;Acirc;ge, la p&amp;eacute;riode baroque et le Gr&amp;uuml;nderzeit.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vi):&lt;/em&gt; Depuis le XVIe si&amp;egrave;cle, Vienne est universellement reconnue comme la capitale musicale de l&amp;rsquo;Europe.&lt;/p&gt;</justification><latitude>48.2166666700</latitude><location>Vienne</location><longitude>16.3833333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t urbain et architectural exceptionnel du centre historique de Vienne en fait un t&amp;eacute;moin remarquable du changement continuel de valeurs qui a marqu&amp;eacute; tout le dernier mill&amp;eacute;naire. Trois p&amp;eacute;riodes fondamentales de l'histoire culturelle et politique de l'Europe - le Moyen &amp;Acirc;ge, la p&amp;eacute;riode baroque et la &lt;em&gt;Gr&amp;uuml;nderzeit&lt;/em&gt; - y sont remarquablement bien illustr&amp;eacute;es par le patrimoine urbain et architectural de la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site comporte un centre m&amp;eacute;di&amp;eacute;val (d&amp;eacute;j&amp;agrave; occup&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque romaine), les principaux ensembles baroques avec leurs axes, et les constructions de la &lt;em&gt;Gr&amp;uuml;nderzeit &lt;/em&gt; &amp;agrave; partir du d&amp;eacute;but de l'&amp;eacute;poque moderne. L'ancien camp militaire romain, dont le plan se refl&amp;egrave;te encore dans celui de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale telle qu'elle est conserv&amp;eacute;e aujourd'hui, se trouvait en plaine, &amp;agrave; l'ouest d'un ancien bras du Danube.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; partir du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'agglom&amp;eacute;ration se d&amp;eacute;veloppa &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur du mur d&amp;eacute;fensif romain, qui fut alors d&amp;eacute;moli. La muraille de la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale englobait une aire beaucoup plus vaste&amp;nbsp;; elle fut reconstruite au cours des guerres contre les Ottomans aux XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, et dot&amp;eacute;e de bastions. Cette partie demeura le centre de Vienne jusqu'&amp;agrave; la d&amp;eacute;molition de sa muraille dans la seconde moiti&amp;eacute; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Elle renferme un grand nombre de b&amp;acirc;timents historiques remontant &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, dont le Schottenkloster, le plus ancien monast&amp;egrave;re d'Autriche, les &amp;eacute;glises Maria am Gestade&lt;em&gt; &lt;/em&gt; (l'un des principaux &amp;eacute;difices gothiques), la Michaelerkirche&lt;em&gt;, &lt;/em&gt; la Minoritenkirche et le Minoritenkloster, du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La cath&amp;eacute;drale Saint-St&amp;eacute;phaneOK?Saint-&amp;Eacute;tienne a &amp;eacute;t&amp;eacute; b&amp;acirc;tie aux XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles. Cette p&amp;eacute;riode vit aussi la construction d'ensembles municipaux, comme les premiers travaux de la Hofburg. Tandis que les b&amp;acirc;timents monastiques, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement &amp;eacute;difi&amp;eacute;s en pierre, devinrent partie int&amp;eacute;grante des d&amp;eacute;fenses de la ville, les quartiers r&amp;eacute;sidentiels &amp;eacute;taient construits en bois, et furent ravag&amp;eacute;s par de multiples incendies.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1683, Vienne se d&amp;eacute;veloppa rapidement comme capitale de l'Empire des Habsbourg, et devint une impressionnante ville baroque. Cet aspect se manifeste particuli&amp;egrave;rement au travers de l'ampleur des palais construits sous l'empereur Charles&amp;nbsp;VI (1711-1740) et sous l'imp&amp;eacute;ratrice Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se (1740-1780) dont le palais du Belv&amp;eacute;d&amp;egrave;re, avec ses jardins, offre un bon exemple. Beaucoup d'&amp;eacute;glises m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales, d'&amp;eacute;glises et de couvents qui &amp;eacute;taient demeur&amp;eacute;s intacts furent alors transform&amp;eacute;s sous une forme baroque, et diff&amp;eacute;rentes adjonctions furent apport&amp;eacute;es aux b&amp;acirc;timents officiels de repr&amp;eacute;sentation. Plusieurs &amp;eacute;difices historiques sont aujourd'hui associ&amp;eacute;s avec le s&amp;eacute;jour &amp;agrave; Vienne d'importantes personnalit&amp;eacute;s telles que Mozart, Beethoven, Schubert et d'autres&amp;nbsp;: la ville joua en effet un r&amp;ocirc;le essentiel en tant que centre majeur de la musique europ&amp;eacute;enne, depuis la grande p&amp;eacute;riode du classicisme viennois jusqu'au d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Une nouvelle phase de l'histoire de Vienne d&amp;eacute;buta lorsque 34 de ses faubourgs furent incorpor&amp;eacute;s &amp;agrave; la ville, et que l'empereur ordonna la d&amp;eacute;molition des fortifications qui en ceignaient encore le centre. Cette d&amp;eacute;cision permit la cr&amp;eacute;ation de l'un des ensembles les plus significatifs de l'histoire de la planification urbaine au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et devait influencer profond&amp;eacute;ment le reste de l'Europe au cours de cette p&amp;eacute;riode cruciale de d&amp;eacute;veloppement social et &amp;eacute;conomique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1874, le complexe de la Hofburg&lt;em&gt; &lt;/em&gt; fut agrandi avec la Neue Hofburg, un &amp;laquo;&amp;nbsp;forum imp&amp;eacute;rial&amp;nbsp;&amp;raquo;, et r&amp;eacute;uni en un seul ensemble avec un important groupe de mus&amp;eacute;es. Le Burgtheater, le Parlement, l'h&amp;ocirc;tel de ville et l'universit&amp;eacute; forment un autre ensemble, li&amp;eacute; au pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent. S'y ajoutent l'Op&amp;eacute;ra, ainsi qu'un grand nombre de constructions publiques ou priv&amp;eacute;es situ&amp;eacute;es le long de la Ringstrasse, qui se trouve &amp;agrave; l'emplacement qu'occupait autrefois la muraille de la ville. La fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et le d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle ont &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute;s par de nouvelles contributions apport&amp;eacute;es &amp;agrave; l'art par des cr&amp;eacute;ateurs, des artistes et des architectes de la p&amp;eacute;riode du &lt;em&gt;Jugendstil&lt;/em&gt; , &lt;em&gt;Secession&lt;/em&gt; , et par le premier mouvement moderne du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle en architecture.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Vienne s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e &amp;agrave; partir des premiers &amp;eacute;tablissements celtes et romains, en passant par la ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale puis baroque, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; devenir la capitale de l&amp;rsquo;Empire austro-hongrois. Elle a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le fondamental en tant que haut lieu de la musique europ&amp;eacute;enne et demeure associ&amp;eacute;e aux grands compositeurs, du classicisme viennois &amp;agrave; la musique moderne. Le centre historique de Vienne abrite une grande vari&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ments architecturaux, notamment des palais baroques et des jardins ainsi que l&amp;rsquo;ensemble de la Ringstrasse datant de la fin du XIXe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centre historique de Vienne</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1206</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1999</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res traces d'une occupation humaine continue du site datent du N&amp;eacute;olithique. Le site ne fut pas retenu pour un &amp;eacute;tablissement romain, quoique des chauss&amp;eacute;es s'y croisent. A la chute de l'Empire romain, se produisirent des invasions : d'abord des Slaves alpins, les Avars, peuple de chevaliers nomades qui fut soumis par Charlemagne ; ensuite les Hongrois, qui seront d&amp;eacute;faits &amp;agrave; la bataille de Lechfeld, en 955 ; enfin des colons germains qui permettront d'int&amp;eacute;grer Graz dans la Marche de Carinthie. La colline du Scholssberg voit s'&amp;eacute;riger une petite forteresse ("gradec" en slave, qui donnera l'appellation Graz), tandis que s'&amp;eacute;l&amp;egrave;vent quelques constructions domestiques et une &amp;eacute;glise et qu'un acte officiel mentionne pour la premi&amp;egrave;re fois le nom de Graz, en 1128-1129.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un march&amp;eacute; ouvert va d&amp;egrave;s lors se d&amp;eacute;velopper, qui entra&amp;icirc;nera un premier d&amp;eacute;veloppement urbain, avec l'immigration de colons bavarois. A c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la noblesse locale, il s'agit d'une population de commer&amp;ccedil;ants et d'artisans, avec une communaut&amp;eacute; juive qui se maintiendra jusqu'au XVe si&amp;egrave;cle. Graz est alors dirig&amp;eacute;e par les maisons Traungau et Babenberg et re&amp;ccedil;oit le statut de ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s le Trait&amp;eacute; de Neuberg, en 1379, et la premi&amp;egrave;re partition de l'h&amp;eacute;ritage des Habsbourg, la ville &amp;eacute;choit &amp;agrave; la lign&amp;eacute;e &amp;eacute;tablie par L&amp;eacute;opold III. Graz devient la capitale de l'Autriche Int&amp;eacute;rieure, comprenant la Styrie, la Carinthie, la Carniole, l'Istrie et Trieste. Graz devient surtout un lieu de r&amp;eacute;sidence de pr&amp;eacute;dilection, notamment de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric III (1453-93) qui lui octroie de nombreux privil&amp;egrave;ges, y fait &amp;eacute;lever de nombreux &amp;eacute;difices et fait reconstruire l'&amp;eacute;glise Saint-Gilles, l'actuelle cath&amp;eacute;drale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville et la r&amp;eacute;gion sont alors impliqu&amp;eacute;es dans de s&amp;eacute;rieux conflits arm&amp;eacute;s avec des envahisseurs hongrois et turcs. En 1480, les Turcs menacent m&amp;ecirc;me les portes de la ville : cet &amp;eacute;pisode a &amp;eacute;t&amp;eacute; repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; dans la fresque "Les fl&amp;eacute;aux de Dieu" dans la cath&amp;eacute;drale, chef d'oeuvre gothique, par le Ma&amp;icirc;tre Thomas von Villach. Le XVIe si&amp;egrave;cle sera ainsi marqu&amp;eacute; par la constante menace turque, de m&amp;ecirc;me que par des troubles religieux. Pour y faire face, le syst&amp;egrave;me de fortification m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale est compl&amp;egrave;tement remani&amp;eacute; et modernis&amp;eacute; selon les r&amp;egrave;gles en vigueur &amp;agrave; la Renaissance. En 1559, la Tour de l'Horloge re&amp;ccedil;oit sa configuration caract&amp;eacute;ristique, pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e jusqu'&amp;agrave; nos jours, qui en a fait le monument embl&amp;eacute;matique de Graz.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un nouveau partage des biens des Habsbourg, en 1564, rend &amp;agrave; Graz le r&amp;ocirc;le de capitale de l'Autriche Int&amp;eacute;rieure, malgr&amp;eacute; la menace turque et les avanc&amp;eacute;es de la R&amp;eacute;forme. Les trois quarts des habitants sont protestants et animent une rayonnante Fondation protestante o&amp;ugrave; vient enseigner Kepler, le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre astronome et math&amp;eacute;maticien. Mais bient&amp;ocirc;t la ville va conna&amp;icirc;tre la phase la plus importante de son d&amp;eacute;veloppement, avec l'arriv&amp;eacute;e des J&amp;eacute;suites en 1572. L'Archiduc Charles II appuie la Contre-R&amp;eacute;forme, installe une Universit&amp;eacute; j&amp;eacute;suite, et s'emploie &amp;agrave; miner la Fondation protestante, qui dispara&amp;icirc;tra en 1600. Son fils Ferdinand se fait construire un mausol&amp;eacute;e monumental par l'artiste Pietro de Pomis. Mais il est ensuite &amp;eacute;lu empereur en 1618 et transporte sa cour &amp;agrave; Vienne, ce qui va entra&amp;icirc;ner une relative r&amp;eacute;cession &amp;eacute;conomique pour Graz.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Durant le XVIIe si&amp;egrave;cle, plusieurs h&amp;ocirc;tels particuliers furent construits dans le style Renaissance ou baroque initial : palais Kollonitsch, palais des Effans d'Avernas, palais Stubenberg qui passera &amp;agrave; la famille Welsersheim. Des fa&amp;ccedil;ades furent remani&amp;eacute;es dans ces styles et des cours ferm&amp;eacute;es &amp;agrave; arcades furent ajout&amp;eacute;es aux &amp;eacute;difices existants. Dans la partie occidentale de la ville, le gouverneur de l'Autriche Int&amp;eacute;rieure, Hans Ulrich von Eggenberg, fit construire une r&amp;eacute;sidence ducale de grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t artistique, qui est le plus important palais baroque de Styrie. En 1656 naquit &amp;agrave; Graz le grand architecte Johann Bernhard Fisher von Erlach. Apr&amp;egrave;s l'&amp;eacute;loignement d&amp;eacute;finitif du p&amp;eacute;ril turc gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; deux victoires d&amp;eacute;cisives, saint Gothard en 1664 et Vienne en 1683, l'&amp;eacute;conomie redevient florissante. Aristocrates et bourgeois rivalisent dans leur aspiration aux honneurs et &amp;agrave; la culture.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Graz conna&amp;icirc;t ensuite une expansion vers le sud et le sud-ouest. Des manufactures et des banques se d&amp;eacute;veloppent. Mais le mouvement de centralisation du pouvoir autrichien, qui aboutira &amp;agrave; la suppression de l'Autriche Int&amp;eacute;rieure, a pour cons&amp;eacute;quence un affaiblissement des institutions de Graz. Parall&amp;egrave;lement, des lieux de p&amp;egrave;lerinage comme Maria Hilf et Maria Trost, deviennent des sanctuaires monumentaux. La suppression des couvents entreprise par Joseph II conduit &amp;agrave; la fermeture de 9 monast&amp;egrave;res sur 16, tandis que la Biblioth&amp;egrave;que universitaire s'enrichit des ouvrages provenant de 40 monast&amp;egrave;res de Styrie et de Carinthie. En 1786, l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Seckau transporte sa r&amp;eacute;sidence &amp;agrave; Graz et fait une cath&amp;eacute;drale de l'&amp;eacute;glise Saint-Gilles. L'ordre des J&amp;eacute;suites est dissous en 1773 et leur universit&amp;eacute; transform&amp;eacute;e en universit&amp;eacute; d'Etat.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'expansion &amp;eacute;conomique de la ville fut gravement affect&amp;eacute;e par les guerres entre la Coalition et la France. Les troupes fran&amp;ccedil;aises occup&amp;egrave;rent Graz &amp;agrave; trois reprises, en 1797, 1805 et 1809, lui imposant de lourdes contributions de guerre. Elles mirent le si&amp;egrave;ge devant le Schlossberg, qui r&amp;eacute;sista avec vaillance. Mais les dispositions du Trait&amp;eacute; de Sch&amp;ouml;nbrunn impos&amp;egrave;rent le d&amp;eacute;mant&amp;egrave;lement des fortifications. A partir de 1839, un parc public fut am&amp;eacute;nag&amp;eacute; sur le Schlossberg, qui lui donnera son aspect actuel.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La R&amp;eacute;volution de 1848 s'exprima avec mod&amp;eacute;ration. La classe moyenne pro-allemande gouverna la ville jusqu'en 1918. Ce fut une p&amp;eacute;riode d'ouverture &amp;agrave; l'urbanisme moderne. La ville acquis les domaines militaires pour cr&amp;eacute;er des espaces publics verts et les d&amp;eacute;cr&amp;eacute;ter zones non aedificandi. L'extension urbaine fut canalis&amp;eacute;e hors de cette ceinture verte, dans une expression marqu&amp;eacute;e par le style Biedermeier puis par le Jugendstil, tandis que le centre historique restait le centre social et commercial de l'agglom&amp;eacute;ration.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'assassinat de l'h&amp;eacute;ritier du tr&amp;ocirc;ne, l'archiduc Fran&amp;ccedil;ois- Ferdinand, qui &amp;eacute;tait n&amp;eacute; &amp;agrave; Graz dans le palais Khuenburg, d&amp;eacute;clencha les hostilit&amp;eacute;s de la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale. Avec le trac&amp;eacute; de nouvelles fronti&amp;egrave;res en 1818/19, Graz perdit son hinterland et fut quelque peu marginalis&amp;eacute;e au plan g&amp;eacute;ographique et &amp;eacute;conomique. Les 17 municipalit&amp;eacute;s alentour form&amp;egrave;rent en 1938 l'agglom&amp;eacute;ration int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e du Greater Graz. La Deuxi&amp;egrave;me Guerre mondiale fut suivie d'une p&amp;eacute;riode de lente normalisation, avant que Graz redevienne une cit&amp;eacute; moderne, centre culturel et industriel, ville universitaire et de jardins.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/931</http_url><id_number>931</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_931.jpg</image_url><iso_code>at</iso_code><justification></justification><latitude>47.0741666667</latitude><location>                                                                                                            &#xd;
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            </location><longitude>15.3916666667</longitude><long_description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le centre historique de la ville de Graz t&amp;eacute;moigne des mouvements artistiques et architecturaux de l'Allemagne, des Balkans et de la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e, qu'elle a mis en relation pendant des si&amp;egrave;cles. Les plus grands architectes et artistes de ces diff&amp;eacute;rentes r&amp;eacute;gions s'y sont exprim&amp;eacute;s avec vigueur, en cr&amp;eacute;ant de brillantes synth&amp;egrave;ses. Le tissu urbain formant le centre de la ville historique offre un exemple exceptionnel d'int&amp;eacute;gration harmonieuse entre des styles architecturaux de diff&amp;eacute;rentes p&amp;eacute;riodes. Chaque &amp;eacute;poque est repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e par des &amp;eacute;difices caract&amp;eacute;ristiques, qui sont souvent des chefs-d'&amp;oelig;uvre. La physionomie de la ville refl&amp;egrave;te fid&amp;egrave;lement les phases de son d&amp;eacute;veloppement historique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les premi&amp;egrave;res traces d'un habitat humain permanent sur le site remontent &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode n&amp;eacute;olithique. Bien que travers&amp;eacute; par diff&amp;eacute;rentes routes, il ne fut pas urbanis&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque romaine&amp;nbsp;; apr&amp;egrave;s la chute de l'Empire romain, on le trouve envahi tour &amp;agrave; tour par des colons avars, hongrois, et enfin allemands. Int&amp;eacute;gr&amp;eacute; &amp;agrave; la marche de Carinthie, Graz est mentionn&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois dans un acte officiel de 1128-1129. Vers cette date, un march&amp;eacute; ouvert commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; s'y d&amp;eacute;velopper, suscitant ainsi le d&amp;eacute;veloppement d'une ville auquel contribua &amp;eacute;galement l'installation de colons bavarois. Apr&amp;egrave;s le trait&amp;eacute; de&lt;/em&gt; Neuberg (1379) et la premi&amp;egrave;re partition de l'h&amp;eacute;ritage des Habsbourg, Graz passa sous l'autorit&amp;eacute; de la ligue cr&amp;eacute;&amp;eacute;e par L&amp;eacute;opold&amp;nbsp;III.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle a &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute; par la menace constante des incursions turques, ainsi que par des troubles religieux. Les fortifications m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales furent alors modernis&amp;eacute;es en fonction des nouveaux principes de la Renaissance. En 1564, Graz devint la capitale de l'Autriche de l'int&amp;eacute;rieur, en d&amp;eacute;pit du danger repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par les invasions turques et par les progr&amp;egrave;s de la R&amp;eacute;forme. &amp;Eacute;lu empereur en 1618, Ferdinand, fils de l'archiduc Charles&amp;nbsp;II, transf&amp;eacute;ra sa cour &amp;agrave; Vienne, et Graz connut alors une forme de r&amp;eacute;cession &amp;eacute;conomique. Lorsque le p&amp;eacute;ril turc fut finalement &amp;eacute;cart&amp;eacute;, l'&amp;eacute;conomie reprit avec vigueur. Aristocrates et bourgeois rivalis&amp;egrave;rent dans leurs aspirations aux honneurs et &amp;agrave; la culture, en construisant notamment diff&amp;eacute;rentes demeures en style renaissant ou baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Parmi des centaines d'&amp;eacute;difices pr&amp;eacute;sentant un grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t historique et architectural, certains m&amp;eacute;ritent d'&amp;ecirc;tre plus particuli&amp;egrave;rement mentionn&amp;eacute;s. Du ch&amp;acirc;teau o&amp;ugrave; demeura l'empereur Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;III ne susbsistent plus aujourd'hui que le salon gothique, une chapelle de la fin de l'&amp;eacute;poque gothique et un double escalier en spirale&lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt; un escalier &amp;agrave; double r&amp;eacute;volution qui remonte &amp;agrave; 1499. L'aile construite par l'archiduc Charles en 1570 est demeur&amp;eacute;e pour une bonne part intacte. Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric&amp;nbsp;III construisit la cath&amp;eacute;drale actuelle dans le style de la fin du gothique (1438-64), ainsi qu'une &amp;eacute;glise de style roman consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Aegidius. Elle contient d'admirables fresques, comme les &lt;em&gt;Fl&amp;eacute;aux de Dieu&lt;/em&gt; attribu&amp;eacute;s &amp;agrave; Thomas von Villach (1480). &amp;Agrave; la suite du transfert de l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;ch&amp;eacute; de Seckau &amp;agrave; Graz, l'&amp;eacute;glise Saint-Aegidius, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; pendant deux si&amp;egrave;cles l'un des foyers de la Contre-R&amp;eacute;forme, devint la cath&amp;eacute;drale du nouveau dioc&amp;egrave;se, en 1786.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le mausol&amp;eacute;e de l'empereur Ferdinand&amp;nbsp;II, commenc&amp;eacute; en 1614 par Giovanni de Ponis, ne fut consacr&amp;eacute; qu'en 1714, apr&amp;egrave;s l'ach&amp;egrave;vement de son d&amp;eacute;cor int&amp;eacute;rieur, confi&amp;eacute; &amp;agrave; Johann Bernhard Fischer von Ehrlach. Sa fa&amp;ccedil;ade, en particulier, refl&amp;egrave;te la transition du style de la Renaissance au style baroque, et repr&amp;eacute;sente une synth&amp;egrave;se originale entre une architecture puissante et les coupoles l&amp;eacute;g&amp;egrave;res qui la surmontent. Le S&amp;eacute;minaire (autrefois coll&amp;egrave;ge j&amp;eacute;suite), &amp;agrave; la diff&amp;eacute;rence des autres coll&amp;egrave;ges, est un complexe impressionnant commenc&amp;eacute; en 1572, et qui n'a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; remodel&amp;eacute; en fonction des canons du style baroque&amp;nbsp;; il offre ainsi une importante illustration de l'architecture s&amp;eacute;v&amp;egrave;re de la Renaissance adopt&amp;eacute;e par cet Ordre lorsqu'il s'&amp;eacute;tablit pour la premi&amp;egrave;re fois en terre allemande.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s la dissolution de l'Ordre en 1773, l'universit&amp;eacute; j&amp;eacute;suite passa sous tutelle publique. Pour pr&amp;eacute;server sa collection, la biblioth&amp;egrave;que fut install&amp;eacute;e dans l'ancienne magna aula et dans le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, sur l'ordre de l'imp&amp;eacute;ratrice Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se. Son d&amp;eacute;cor et son mobilier sont extr&amp;ecirc;mement r&amp;eacute;v&amp;eacute;lateurs de la transition du rococo au style classique, et il abrite aujourd'hui les archives de Styrie.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates>2010</secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La Ville de Graz &amp;ndash; Centre historique et le ch&amp;acirc;teau d&amp;rsquo;Eggenberg t&amp;eacute;moignent (ou&amp;nbsp;: La Ville de Graz &amp;ndash; Centre historique, ch&amp;acirc;teau d&amp;rsquo;Eggenberg t&amp;eacute;moigne) d&amp;rsquo;un mod&amp;egrave;le exemplaire de patrimoine vivant au sein d&amp;rsquo;un ensemble urbain historique d&amp;rsquo;Europe centrale, marqu&amp;eacute; par la pr&amp;eacute;sence s&amp;eacute;culaire des Habsbourg et le r&amp;ocirc;le culturel et artistique jou&amp;eacute; par les grandes familles aristocratiques. Ils int&amp;egrave;grent harmonieusement les styles architecturaux et les courants artistiques qui s&amp;rsquo;y sont succ&amp;eacute;d&amp;eacute;s, depuis le Moyen-&amp;Acirc;ge jusqu&amp;rsquo;au XVIIIe si&amp;egrave;cle, en provenance des nombreuses r&amp;eacute;gions voisines de l&amp;rsquo;Europe centrale et m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne. Ils offrent un ensemble diversifi&amp;eacute; et tr&amp;egrave;s complet d&amp;rsquo;exemples architecturaux, d&amp;eacute;coratifs et paysagers de ces rencontres d&amp;rsquo;influences.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ville de Graz – Centre historique et château d’Eggenberg</site><states>Autriche</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1724</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)</criteria_txt><danger>P 2003-2009</danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Bakou est situ&amp;eacute;e dans l'&amp;Eacute;tat de Chirvan, qui exista du IXe si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re jusqu'en 1538, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle il fut annex&amp;eacute; par l'Iran des Safavides. En 1585, la ville fut conquise par le sultan ottoman Murat III et, en 1723, occup&amp;eacute;e par le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral russe Matouchkine. Elle devint partie int&amp;eacute;grante de l'Empire russe en 1783.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- La cit&amp;eacute; fortifi&amp;eacute;e int&amp;eacute;rieure (Icheri Sheher) La cit&amp;eacute; fortifi&amp;eacute;e int&amp;eacute;rieure, qui forme le bien propos&amp;eacute; pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial, est l'une des rares villes m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales subsistant en Azerba&amp;iuml;djan Elle conserve les traits propres &amp;agrave; une ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale : labyrinthe de rues &amp;eacute;troites, b&amp;acirc;timents surpeupl&amp;eacute;s et cours minuscules.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les murailles de l'ancienne cit&amp;eacute;, qui demeurent sur les c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s ouest et nord, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construites par le Chah Menutsshochr au XIIe si&amp;egrave;cle, et r&amp;eacute;par&amp;eacute;es au XIXe si&amp;egrave;cle. Les ruelles &amp;eacute;troites sont bord&amp;eacute;es de maisons qui remontent pour les plus anciennes &amp;agrave; la fin du XVIIIe si&amp;egrave;cle, mais sont &amp;eacute;galement jalonn&amp;eacute;es de monuments plus anciens, concentr&amp;eacute;s pour la plupart dans la partie inf&amp;eacute;rieure de la ville, vers la mer. Parmi ceux-ci, le Mehmet Masjid de 1078-1079, deux medresses &amp;agrave; une seule cellule du XIIe si&amp;egrave;cle, le hammam Hadji-Gayiba du XVe si&amp;egrave;cle, au sud duquel se dressent deux temples zoroastriens du feu datant du XVIIe si&amp;egrave;cle, dont le plus ancien est dot&amp;eacute; d'une cour tronqu&amp;eacute;e par la route moderne. &amp;Agrave; proximit&amp;eacute; s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve le caravans&amp;eacute;rail Kasumbek, b&amp;acirc;timent du XVIe-XVIIe si&amp;egrave;cle sur deux &amp;eacute;tages, destin&amp;eacute; aux marchands arrivant par la mer, de m&amp;ecirc;me que la mosqu&amp;eacute;e Kasumbek, du XVIIe si&amp;egrave;cle. Plus &amp;agrave; l'est se trouve le caravans&amp;eacute;rail Multani, du XIVe- XVe si&amp;egrave;cle, o&amp;ugrave; se retrouvaient les marchands indiens, et face &amp;agrave; lui le caravans&amp;eacute;rail Bukhara, construit pour les marchands d'Asie centrale, derri&amp;egrave;re lequel se cache un petit hammam du XVIIe si&amp;egrave;cle, en ruines.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- La tour de la Vierge (Giz Galasy) Situ&amp;eacute; dans la partie sud-est d'Icheri Sheher, cet exemple unique de l'architecture azerba&amp;iuml;djanaise fut construit en deux temps. C'est une &amp;eacute;tonnante structure cylindrique, s'&amp;eacute;levant sur huit &amp;eacute;tages et de 29,5 m&amp;egrave;tres de haut, pour un diam&amp;egrave;tre de 16,5 m&amp;egrave;tres. Chaque &amp;eacute;tage est surmont&amp;eacute; d'une vo&amp;ucirc;te peu profonde dot&amp;eacute;e d'une ouverture centrale. Les murs font 5 m&amp;egrave;tres d'&amp;eacute;paisseur &amp;agrave; la base et 3,2 - 4 m&amp;egrave;tres au sommet. Les trois &amp;eacute;tages du bas remontent, d'apr&amp;egrave;s les estimations, au VIIe ou VIe si&amp;egrave;cle avant notre &amp;egrave;re ; on croit qu'il s'agissait d'un observatoire astronomique ou d'un temple du feu. Pour preuve l'existence d'un puits, visible &amp;agrave; l'arri&amp;egrave;re des niches du second et du troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;tage, dont il a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tabli qu'il descend &amp;agrave; 15 m&amp;egrave;tres sous terre. Il semble avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u pour canaliser du gaz naturel et alimenter une flamme &amp;eacute;ternelle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La principale partie de la tour est de plan circulaire, mais avec une projection longue et massive vers l'est, qui pointe vers le lever du soleil pendant les &amp;eacute;quinoxes. Les &amp;eacute;tages sont reli&amp;eacute;s par des escaliers, construits dans les murs, et &amp;eacute;clair&amp;eacute;s par des fen&amp;ecirc;tres &amp;eacute;troites. La partie sup&amp;eacute;rieure de la tour date du XIIe si&amp;egrave;cle et incorpore une inscription coufique de Kubey Mesud ibn Da'ud, comm&amp;eacute;morant une reconstruction au XIIe si&amp;egrave;cle. La ma&amp;ccedil;onnerie se distingue assez facilement de l'original, des bandes de pierre ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; creus&amp;eacute;es pour accueillir du pl&amp;acirc;tre de gypse, afin de cr&amp;eacute;er un effet de rayures noires et blanches. Une partie du pl&amp;acirc;tre d'origine subsiste du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord-ouest, plus prot&amp;eacute;g&amp;eacute;. En outre, la ma&amp;ccedil;onnerie &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; de la projection en forme de bec, est incurv&amp;eacute;e, tandis que celle des ouvrages ant&amp;eacute;rieurs sur lesquels elle s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve poss&amp;egrave;de des coins carr&amp;eacute;s. Dans la partie sup&amp;eacute;rieure de la tour m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, un escalier creus&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;paisseur du mur m&amp;egrave;ne du sol &amp;agrave; la zone situ&amp;eacute;e pr&amp;egrave;s de la projection.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- Le palais des Chahs de Chirvan Ce palais fut b&amp;acirc;ti au XVe si&amp;egrave;cle, lorsque la capitale Shamah fut finalement abandonn&amp;eacute;e au profit de Bakou. La construction se poursuivit sous le r&amp;egrave;gne du Chah de Chirvan Khalilulla Ier et sous celui de son fils, Farouk, jusqu'&amp;agrave; ce dernier p&amp;eacute;risse lors d'une bataille, en 1501. Le palais fut gravement endommag&amp;eacute; par un bombardement naval russe au XVIIIe si&amp;egrave;cle, et les parties sup&amp;eacute;rieures furent pour la plupart d&amp;eacute;truites. Des travaux de restauration eurent lieu aux XVIIIe-XXe si&amp;egrave;cles. Les tr&amp;eacute;sors du palais, initialement pris &amp;agrave; Tabriz, furent par la suite transf&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme butin au palais Topkapi, &amp;agrave; Istanbul.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le complexe se compose de plusieurs &amp;eacute;l&amp;eacute;ments distincts : la partie r&amp;eacute;sidentielle, le Divan-khan&amp;eacute;, le mausol&amp;eacute;e des Chahs de Chirvan, la mosqu&amp;eacute;e du palais, avec son minaret, le hammam, le mausol&amp;eacute;e de l'astrologue de la cour Seyid Iahia Bakouvi, la porte de l'Est, l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement plus r&amp;eacute;cente, et la mosqu&amp;eacute;e de Ke&amp;iuml;-Kobada. Le palais est &amp;eacute;rig&amp;eacute; au sommet de l'une des collines, dans Icheri Sheher. S'&amp;eacute;tendant sur trois terrasses superpos&amp;eacute;es, il est clairement visible depuis la mer et les hauteurs alentour de la ville. On y p&amp;eacute;n&amp;egrave;tre par une cour ouverte au niveau sup&amp;eacute;rieur, qui permet d'acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la fois au Divan-khan&amp;eacute; et &amp;agrave; la partie r&amp;eacute;sidentielle du palais.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Divan-khan&amp;eacute;, lieu des r&amp;eacute;unions d'&amp;Eacute;tat et des r&amp;eacute;ceptions, se compose d'une cour carr&amp;eacute;e, avec des arcades sur trois c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s, au centre de laquelle s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve le b&amp;acirc;timent octogonal du Divan-khan&amp;eacute; proprement dit. La fa&amp;ccedil;ade occidentale de la rotonde est embellie par le magnifique portail. Le souverain s'asseyait en hauteur ; en de&amp;ccedil;&amp;agrave; se trouve une cellule en soubassement, avec une grille de communication dans le sol. Une partie des sculptures des chapiteaux de l'arcade &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur de l'&amp;eacute;difice n'ont jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; achev&amp;eacute;es, peut-&amp;ecirc;tre &amp;agrave; cause de la mort de Farouk en 1501. Le b&amp;acirc;timent est couvert d'un d&amp;ocirc;me de pierre.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La section r&amp;eacute;sidentielle du palais, sur deux &amp;eacute;tages, s'ouvre sur un haut portail, dans un hall octogonal surmont&amp;eacute; d'une coupole jadis recouverte d'un carrelage de c&amp;eacute;ramique. Le petit vestibule octogonal qui se trouve apr&amp;egrave;s ce hall d'entr&amp;eacute;e le relie aux autres sections du palais : quatre entr&amp;eacute;es m&amp;egrave;nent &amp;agrave; diff&amp;eacute;rentes pi&amp;egrave;ces, deux &amp;agrave; un escalier. Les niches du hall octa&amp;eacute;drique &amp;eacute;taient destin&amp;eacute;es &amp;agrave; communiquer avec le rez-de-chauss&amp;eacute;e. Les halls du sud et de l'est se distinguent, tant par leur forme que par leur d&amp;eacute;coration, des salles de c&amp;eacute;r&amp;eacute;monie et des pi&amp;egrave;ces du premier &amp;eacute;tage.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette section du palais est bien moins compl&amp;egrave;te, en cons&amp;eacute;quence du bombardement russe qui d&amp;eacute;truisit les deux d&amp;ocirc;mes recouvrant les pi&amp;egrave;ces et les parties sup&amp;eacute;rieures des murs. Les pi&amp;egrave;ces offrent diff&amp;eacute;rentes vues sur la Mer Caspienne. Des sculptures de pierre de bonne qualit&amp;eacute; sont r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es pour remplacer les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments manquants, mais il s'est av&amp;eacute;r&amp;eacute; impossible de reproduire l'ouvrage finement cisel&amp;eacute; du XVe si&amp;egrave;cle. La face int&amp;eacute;rieure des murs de la salle &amp;agrave; manger du palais a &amp;eacute;t&amp;eacute; rev&amp;ecirc;tue de pierre, s'appuyant sur des colonnes en b&amp;eacute;ton arm&amp;eacute;. (Il a d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; prouv&amp;eacute; que l'introduction d'acier doux dans une structure ancienne est peu sage, et ces colonnes doivent &amp;ecirc;tre enlev&amp;eacute;es). Les r&amp;eacute;serves inf&amp;eacute;rieures de la partie domestique du palais s'ouvrent sur un jardin.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ce dernier abrite le mausol&amp;eacute;e de Seyid Iahia Bakouvi, astrologue de la cour. On y p&amp;eacute;n&amp;eacute;trait jadis via une mosqu&amp;eacute;e rectangulaire dont seules les fondations subsistent. La tombe est une structure &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages, surmont&amp;eacute;e d'un d&amp;ocirc;me. On trouve dans le jardin des fragments d'une grande inscription ; ceux-ci furent r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;eacute;s dans la mer et faisaient &amp;agrave; l'origine partie de la muraille de la forteresse de l'&amp;icirc;le de Sabail, du XIIe si&amp;egrave;cle, d&amp;eacute;truite par un tremblement de terre au XIIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La cour interm&amp;eacute;diaire du palais, sur un plan inf&amp;eacute;rieur, contient le mausol&amp;eacute;e des Chahs de Chirvan, construit en 1434-1435 par le Chah Khalilulla Ier pour sa m&amp;egrave;re et ses fils. De plan rectangulaire, il est surmont&amp;eacute; d'une coupole hexagonale, orn&amp;eacute;e d'&amp;eacute;toiles &amp;agrave; plusieurs branches. Quand il fut mis au jour en 1945-1946, le mausol&amp;eacute;e r&amp;eacute;v&amp;eacute;la sept tombes, accompagn&amp;eacute;es de riches biens fun&amp;eacute;raires, aujourd'hui conserv&amp;eacute;s au mus&amp;eacute;e d'histoire d'Azerba&amp;iuml;djan.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La mosqu&amp;eacute;e du palais, perpendiculaire, date de 1441. Son d&amp;ocirc;me est orn&amp;eacute; d'un simple ouvrage de pl&amp;acirc;tre, du XIXe si&amp;egrave;cle. Elle compte deux salles de pri&amp;egrave;re, ainsi que quelques pi&amp;egrave;ces annexes. Trois entr&amp;eacute;es donnent sur la mosqu&amp;eacute;e, la principale (au nord) &amp;eacute;tant dot&amp;eacute;e d'un portail, flanqu&amp;eacute; de chaque c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de niches semi-circulaires destin&amp;eacute;es aux chaussures des croyants. Comme dans certains autres lieux du palais, les infiltrations d'eau dans le toit de pierre de la mosqu&amp;eacute;e sont source d'inqui&amp;eacute;tudes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La partie inf&amp;eacute;rieure du palais accueille les ruines du hammam, d&amp;eacute;couvertes en 1939 pendant des fouilles dans un vignoble. Son plan se compose de deux grandes structures rectangulaires subdivis&amp;eacute;es par quatre colonnes, avec un b&amp;acirc;timent s&amp;eacute;par&amp;eacute; pour les chaudi&amp;egrave;res produisant la vapeur amen&amp;eacute;e jusqu'aux bains par des canaux sous le sol. Des sections du carrelage mural d'origine subsistent dans certaines des pi&amp;egrave;ces.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le portail oriental du palais des Chahs de Chirvan fut construit ult&amp;eacute;rieurement aux autres parties du complexe, au XVIe si&amp;egrave;cle. Sa partie sup&amp;eacute;rieure est orn&amp;eacute;e de l'inscription de construction, en arabe, citant la date de la construction (1585-1586) et le nom du Chah l'ayant ordonn&amp;eacute;e. De chaque c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, l'inscription pr&amp;eacute;sente des rosettes avec des motifs v&amp;eacute;g&amp;eacute;taux.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;- La ville de l'&amp;eacute;poque tsariste situ&amp;eacute;e dans la zone tampon Celle-ci s'&amp;eacute;tend en dehors des limites de la cit&amp;eacute; fortifi&amp;eacute;e propos&amp;eacute;e pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial, mais constitue une zone tampon qui prot&amp;egrave;ge cette derni&amp;egrave;re. Pendant les deux derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies du XIXe si&amp;egrave;cle et les deux premi&amp;egrave;res du XXe si&amp;egrave;cle, Bakou fut l'un des principaux centres de production p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re dans le monde. Ce statut g&amp;eacute;n&amp;eacute;ra une richesse substantielle, comme en atteste l'extr&amp;ecirc;me qualit&amp;eacute; des &amp;eacute;difices de cette p&amp;eacute;riode. Le probl&amp;egrave;me principal est la conservation des balcons, form&amp;eacute;s de dalles de pierre soutenues par de fines poutres de fer. La d&amp;eacute;gradation de la pierre et l'oxydation du fer ont conduit au remplacement de beaucoup d'entre eux par des substituts de b&amp;eacute;ton, entra&amp;icirc;nant g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement la perte des dalles de pierre.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/958</http_url><id_number>958</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_958.jpg</image_url><iso_code>az</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv):&lt;/em&gt; La ville fortifi&amp;eacute;e de Bakou est un exemple exceptionnel et rare d&amp;rsquo;ensemble urbain historique et architectural influenc&amp;eacute; par les cultures zoroastrienne, sassanide, arabe, perse, shirvani, ottomane et russe.&lt;/p&gt;</justification><latitude>40.3666666700</latitude><location>          Péninsule d’Apchéron&#xd;
          </location><longitude>49.8333333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;Construite sur un site habit&amp;eacute; depuis le pal&amp;eacute;olithique, la cit&amp;eacute; fortifi&amp;eacute;e de Bakou incarne une remarquable continuit&amp;eacute; culturelle&amp;nbsp;: elle pr&amp;eacute;sente des traces de pr&amp;eacute;sence zoroastrienne, sassanide, arabe, perse, chirvani, ottomane et russe. La ville interne (Icheri Sheher) a conserv&amp;eacute; une grande partie de ses remparts du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La tour de la Vierge (Giz Galasy) a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;difi&amp;eacute;e &amp;agrave; partir des VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; -VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cles, puis au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le palais des chahs de Chirvan, du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, est un autre chef-d'&amp;oelig;uvre de l'architecture azerba&amp;iuml;djanaise.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville interne fortifi&amp;eacute;e est l'une des rares villes m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales conserv&amp;eacute;es en Azerba&amp;iuml;djan. Elle garde les traits caract&amp;eacute;ristiques d'une ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, avec son labyrinthe de rues &amp;eacute;troites, ses &amp;eacute;difices mass&amp;eacute;s les uns contre les autres et ses petites cours. Les murs de la vieille ville, qui sont encore conserv&amp;eacute;s aujourd'hui &amp;agrave; l'ouest et au nord, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits par le chah Menutsshochr au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et restaur&amp;eacute;s au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les rues &amp;eacute;troites sont bord&amp;eacute;es de maisons remontant, pour les plus anciennes d'entre elles, au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais on y trouve aussi des monuments plus anciens, concentr&amp;eacute;s pour la plupart dans la partie inf&amp;eacute;rieure de la ville, pr&amp;egrave;s de la mer.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au sud-est d'Icheri Sheher, la tour de la Vierge est un monument unique de l'architecture azerba&amp;iuml;djanaise, construit en deux phases. Cette &amp;eacute;tonnante construction cylindrique comporte huit &amp;eacute;tages, dont chacun est couvert par une vo&amp;ucirc;te basse dot&amp;eacute;e d'une ouverture centrale. Les trois &amp;eacute;tages inf&amp;eacute;rieurs remonteraient au VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; voire au VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; un observatoire astronomique, ou un temple du feu. Cette derni&amp;egrave;re hypoth&amp;egrave;se se fonde sur la pr&amp;eacute;sence d'un conduit visible au revers des niches des deuxi&amp;egrave;me et troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;tages&amp;nbsp;: cet am&amp;eacute;nagement para&amp;icirc;t en effet avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; destin&amp;eacute; &amp;agrave; canaliser le gaz naturel pour alimenter une flamme p&amp;eacute;renne. La partie principale de la tour est de plan circulaire, mais elle pr&amp;eacute;sente une extension longue et massive vers l'est, en direction de la position du soleil aux &amp;eacute;quinoxes. Les diff&amp;eacute;rents niveaux sont reli&amp;eacute;s entre eux par des escaliers construits dans l'&amp;eacute;paisseur des murs, &amp;eacute;clair&amp;eacute;s par des meurtri&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le palais des chahs de Chirvan a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, lorsque la capitale de Shamaha fut d&amp;eacute;finitivement abandonn&amp;eacute;e au profit de Bakou. Sa construction progressa au cours des r&amp;egrave;gnes du chah Khalilulla&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et de son fils Farouk, jusqu'&amp;agrave; la mort de ce dernier au combat, en 1501. Le palais a &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;eacute;rieusement endommag&amp;eacute; par un bombardement naval russe au cours du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, qui abattit une grande partie de son &amp;eacute;l&amp;eacute;vation. Diff&amp;eacute;rents travaux de restauration y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s entre le XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Les tr&amp;eacute;sors du palais, d'abord transport&amp;eacute;s &amp;agrave; Tabriz, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; transf&amp;eacute;r&amp;eacute;s plus tard comme butin au palais de Topkapı, &amp;agrave; Istanbul. Le complexe architectural comporte diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;l&amp;eacute;ments&amp;nbsp;: la partie r&amp;eacute;sidentielle, le &lt;em&gt;divankhane&lt;/em&gt; , le mausol&amp;eacute;e des chahs de Chirvan, la mosqu&amp;eacute;e du palais avec son minaret, les bains (&lt;em&gt;hammam&lt;/em&gt; ), le mausol&amp;eacute;e de l'astrologue de la Cour Seyid Yahya Bakuvi, la porte orientale, l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement post&amp;eacute;rieure, et la mosqu&amp;eacute;e de Key-Gubad. Le palais est construit au sommet de l'une des collines comprises dans Icheri Sheher. Occupant trois terrasses superpos&amp;eacute;es, il est visible aussi bien de la mer que des hauteurs qui entourent la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La ville de la p&amp;eacute;riode tsariste se trouve &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur de la ville interne fortifi&amp;eacute;e, mais forme une zone tampon qui a prot&amp;eacute;g&amp;eacute; celle-ci. Au cours des deux derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle et des deux premi&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, Bakou a &amp;eacute;t&amp;eacute; l'un des principaux centres de production du p&amp;eacute;trole au monde. La ville en retira une prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; certaine, comme le montre la qualit&amp;eacute; de l'architecture des &amp;eacute;difices construits au cours de cette p&amp;eacute;riode, dont le principal probl&amp;egrave;me de conservation est pos&amp;eacute; par les balcons, qui sont faits de blocs de pierre maintenus en place par de fines poutrelles m&amp;eacute;talliques&amp;nbsp;; la d&amp;eacute;gradation de la pierre et la rouille qui a gagn&amp;eacute; les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments en fer ont conduit, dans de nombreux cas, &amp;agrave; les remplacer par des balcons en ciment, dont la pose a g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la disparition de la plupart des consoles qui les soutenaient.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;&amp;Eacute;difi&amp;eacute;e sur un site habit&amp;eacute; depuis l'&amp;egrave;re pal&amp;eacute;olithique, la cit&amp;eacute; fortifi&amp;eacute;e de Bakou incarne une remarquable continuit&amp;eacute; culturelle avec des traces de pr&amp;eacute;sence zoroastrienne, sassanide, arabe, perse, shirvani, ottomane et russe. La ville intra-muros (Icheri Sheher) a conserv&amp;eacute; une grande partie de ses remparts du XIIe si&amp;egrave;cle. La Tour de la Vierge (Giz Galasy), dont les structures d&amp;rsquo;origine remontent aux VIIe-VIe si&amp;egrave;cles avant notre &amp;egrave;re, a &amp;eacute;t&amp;eacute; restaur&amp;eacute;e au XIIe si&amp;egrave;cle. Le Palais des Chahs de Chirvan, du XVe si&amp;egrave;cle, est un autre chef-d'&amp;oelig;uvre de l'architecture azerba&amp;iuml;djanaise.&lt;/p&gt;</short_description><site>Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge</site><states>Azerbaïdjan</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1121</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2007</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Les premi&amp;egrave;res d&amp;eacute;couvertes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; faites dans les ann&amp;eacute;es 1939-1940 et des explorations syst&amp;eacute;matiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; conduites par I. M. Djafarsade &amp;agrave; partir de 1947. Il a enregistr&amp;eacute; et analys&amp;eacute; plus de 3 500 images sur 750 roches. Ce premier inventaire a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;largi par R. Djafarguly, qui a fait d'autres d&amp;eacute;couvertes et r&amp;eacute;alis&amp;eacute; des fouilles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Depuis 1965, des fouilles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es sur plus d'une vingtaine de sites pr&amp;eacute;historiques et de nombreuses structures de l'&amp;acirc;ge du Bronze ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes. Des fouilles r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es par D. Rustamov dans une grotte ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; une stratigraphie de 2 m, couvrant 10 000 ans. Ces mat&amp;eacute;riels incluaient un fragment grav&amp;eacute; tomb&amp;eacute;, donnant un terminus ante quem pour cette figure anthropomorphique. Il n'y a toutefois pas d'autre d&amp;eacute;tail fourni. &lt;br /&gt;Depuis 1966, le bien est prot&amp;eacute;g&amp;eacute; en tant que r&amp;eacute;serve historique et artistique d'&amp;Eacute;tat, dans le cadre de la r&amp;eacute;serve d'art rupestre de Gobustan.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1076</http_url><id_number>1076</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1076.jpg</image_url><iso_code>az</iso_code><justification></justification><latitude>40.1250000000</latitude><location>District de Garadagh et district d’Apchéron, territoire administratif de Bakou</location><longitude>49.3750000000</longitude><long_description></long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension>rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le site occupe trois zones d'un plateau rocheux qui s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve dans la r&amp;eacute;gion semi-d&amp;eacute;sertique du centre de l'Azerba&amp;iuml;djan. Il rec&amp;egrave;le une collection remarquable de plus de 6 000 gravures qui t&amp;eacute;moignent de 40 000 ans d'art rupestre. Le site comprend &amp;eacute;galement des vestiges de grottes habit&amp;eacute;es, de peuplements et de sites fun&amp;eacute;raires, qui refl&amp;egrave;tent une occupation humaine intensive des lieux durant une p&amp;eacute;riode humide apr&amp;egrave;s la derni&amp;egrave;re &amp;egrave;re glaciaire, depuis le pal&amp;eacute;olithique sup&amp;eacute;rieur jusqu'au Moyen &amp;Acirc;ge. Le site occupe un total de 537 ha et s'inscrit dans la r&amp;eacute;serve prot&amp;eacute;g&amp;eacute;e de Gobustan qui est beaucoup plus grande.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</short_description><site>Paysage culturel d’art rupestre de Gobustan</site><states>Azerbaïdjan</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1474</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2005</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1192</http_url><id_number>1192</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1192.jpg</image_url><iso_code>bh</iso_code><justification></justification><latitude>26.2330600000</latitude><location>            Région du nord&#xd;
            </location><longitude>50.5222200000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Qalaat al-Bahre&amp;iuml;n est un site arch&amp;eacute;ologique entour&amp;eacute; de palmeraies. Il pr&amp;eacute;sente la forme et toutes les caract&amp;eacute;ristiques d'un tell, c'est-&amp;agrave;-dire d'une colline artificielle cr&amp;eacute;&amp;eacute;e par plusieurs strates successives d'occupation humaine. Les fouilles arch&amp;eacute;ologiques y ont d&amp;eacute;but&amp;eacute; voici cinquante ans, &amp;agrave; l'initiative d'une mission danoise qui y a travaill&amp;eacute; entre&amp;nbsp;1954 et&amp;nbsp;1970, suivie par une mission fran&amp;ccedil;aise depuis 1978, enfin par des arch&amp;eacute;ologues de Bahre&amp;iuml;n depuis 1987.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La couche la plus ancienne, probablement form&amp;eacute;e des vestiges de maisons remontant &amp;agrave; 2300 av.&amp;nbsp;J.-C, se trouve pr&amp;egrave;s de la mer&amp;nbsp;; cette p&amp;eacute;riode est &amp;eacute;galement celle de la construction d'un large mur destin&amp;eacute; &amp;agrave; entourer et &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger l'habitat. Un mur plus tardif, peut-&amp;ecirc;tre destin&amp;eacute; &amp;agrave; renforcer le pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit autour de 1450 av.&amp;nbsp;J.-C. Diff&amp;eacute;rents niveaux d'occupation ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis au jour dans la partie centrale des fouilles. Le principal ensemble d&amp;eacute;couvert est une rue de 12&amp;nbsp;m de largeur, bord&amp;eacute;e de part et d'autre par de grands &amp;eacute;difices monumentaux. Les plus anciennes constructions ont &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;es et agrandies pour devenir le palais du gouverneur kassite, lorsque les Kassites, venus de M&amp;eacute;sopotamie, firent la conqu&amp;ecirc;te du site. Dans la m&amp;ecirc;me zone de fouilles, plusieurs luxueuses r&amp;eacute;sidences, pr&amp;eacute;sentant des espaces priv&amp;eacute;s et publics, ainsi qu'un dispositif sanitaire &amp;eacute;labor&amp;eacute;, remontent &amp;eacute;galement &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site &amp;eacute;tait un important port marchand, dans lequel les peuples de diff&amp;eacute;rentes parties du monde connu, avec leurs traditions, se sont rencontr&amp;eacute;s, ont cohabit&amp;eacute; et ont pratiqu&amp;eacute; leurs activit&amp;eacute;s commerciales. Il &amp;eacute;tait la capitale de Dilmun, l'une des plus importantes civilisations antiques de cette r&amp;eacute;gion. Une forteresse c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;re a &amp;eacute;t&amp;eacute; mise au jour dans la partie nord du site&amp;nbsp;; elle n'est probablement pas ant&amp;eacute;rieure au III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C., et ses mat&amp;eacute;riaux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;utilis&amp;eacute;s par la suite pour la construction d'un grand fort m&amp;eacute;di&amp;eacute;val - le fort de Bahre&amp;iuml;n.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle jusqu'&amp;agrave; son abandon, le site, domin&amp;eacute; par une grande forteresse construite au sommet du tell, qui lui a valu son nom, fut principalement utilis&amp;eacute; &amp;agrave; des fins militaires. La forteresse pr&amp;eacute;sente diff&amp;eacute;rentes phases de construction, dont la premi&amp;egrave;re est du d&amp;eacute;but du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le premier agrandissement significatif de la forteresse et de ses douves, ainsi que son adaptation aux exigences de l'artillerie moderne, remonte &amp;agrave; 1529. La troisi&amp;egrave;me phase a conf&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la forteresse sa physionomie actuelle&amp;nbsp;: elle date de 1561, lorsque l'&amp;icirc;le passa sous la domination des Portugais qui construisirent aux angles plusieurs bastions de style g&amp;ecirc;nois, et &amp;eacute;largirent les douves. Le renforcement et l'agrandissement de la forteresse refl&amp;egrave;tent l'importance croissante de la route maritime reliant l'Inde &amp;agrave; la Chine, ainsi que les rivalit&amp;eacute;s entre la principaut&amp;eacute; d'Hormuz, les Portugais, les Safavides de Perse et les Turcs ottomans. L'ancien chenal d'acc&amp;egrave;s taill&amp;eacute; dans la barri&amp;egrave;re de corail, qui avait rendu le site hospitalier pendant des si&amp;egrave;cles, s'&amp;eacute;tait presque enti&amp;egrave;rement referm&amp;eacute; &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, et n'autorisait plus le passage qu'&amp;agrave; de petits navires, et seulement &amp;agrave; mar&amp;eacute;e haute. Ce fut la principale raison de son abandon, et de la transformation en site arch&amp;eacute;ologique d'un habitat riche de 4&amp;nbsp;500 ans d'histoire.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les palais de Dilmun offrent des exemples uniques d'architecture publique de cette culture, qui a exerc&amp;eacute; une importante influence sur l'architecture de toute cette r&amp;eacute;gion. Les diff&amp;eacute;rentes fortifications offrent les meilleurs exemples, r&amp;eacute;unis sur un m&amp;ecirc;me site, de travaux d&amp;eacute;fensifs r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s depuis le III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C. jusqu'au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle apr.&amp;nbsp;J.-C. Les palmeraies prot&amp;eacute;g&amp;eacute;es qui l'entourent sont tout &amp;agrave; fait caract&amp;eacute;ristiques du paysage et de l'agriculture typiques de cette r&amp;eacute;gion depuis le III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle av.&amp;nbsp;J.-C.&lt;/p&gt;</long_description><region>États arabes</region><revision_extension>Bis</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Qal&amp;rsquo;at al-Bahre&amp;iuml;n est un tell typique, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire une colline artificielle cr&amp;eacute;&amp;eacute;e par plusieurs strates successives d&amp;rsquo;occupation humaine. La stratigraphie du tell de 300 m sur 600 atteste d&amp;rsquo;une pr&amp;eacute;sence humaine constante depuis environ 2300 av. J.-C. jusqu&amp;rsquo;au XVIe si&amp;egrave;cle de notre &amp;egrave;re. Pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;un quart du site a d&amp;eacute;j&amp;agrave; fait l&amp;rsquo;objet de fouilles, qui ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; des structures de types divers : r&amp;eacute;sidentiel, public, commercial, religieux et militaire. Elles t&amp;eacute;moignent de l&amp;rsquo;importance du lieu, un port marchand, &amp;agrave; travers les si&amp;egrave;cles. Au sommet de la colline de 12 m de hauteur se trouve un impressionnant fort portugais qui a donn&amp;eacute; son nom &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble du site (qal&amp;rsquo;a signifie fort). Le site est l&amp;rsquo;ancienne capitale de Dilmun, l&amp;rsquo;une des plus importantes civilisations antiques de la r&amp;eacute;gion. Il contient les plus riches vestiges r&amp;eacute;pertori&amp;eacute;s de cette civilisation, dont on n&amp;rsquo;avait auparavant connaissance qu&amp;rsquo;&amp;agrave; travers les &amp;eacute;crits sum&amp;eacute;riens.&lt;/p&gt;</short_description><site>Qal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun </site><states>Bahreïn</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1623</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2012</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1364</http_url><id_number>1364</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1364.jpg</image_url><iso_code>bh</iso_code><justification></justification><latitude>26.2412800000</latitude><location></location><longitude>50.6135100000</longitude><long_description></long_description><region>États arabes</region><revision_extension>Rev</revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le site comprend dix-sept b&amp;acirc;timents enserr&amp;eacute;s dans le tissu urbain de la ville de Muharraq, trois bancs d&amp;rsquo;hu&amp;icirc;tres en mer et la forteresse de Qal&amp;rsquo;at Bū Māhir, &amp;agrave; la pointe m&amp;eacute;ridionale de l&amp;rsquo;&amp;icirc;le, d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; partaient les bateaux allant p&amp;ecirc;cher les hu&amp;icirc;tres. Les b&amp;acirc;timents urbains comprennent des r&amp;eacute;sidences de riches n&amp;eacute;gociants, des magasins et entrep&amp;ocirc;ts, une mosqu&amp;eacute;e. Le bien est le dernier exemple complet de la tradition culturelle li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;industrie perli&amp;egrave;re, activit&amp;eacute; dominante dans le golfe Persique du ii&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle (jusqu&amp;rsquo;au d&amp;eacute;veloppement des perles de culture au Japon). Il repr&amp;eacute;sente aussi un exemple exceptionnel de l&amp;rsquo;utilisation traditionnelle de la mer et de l&amp;rsquo;interaction de l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre humain avec son environnement, deux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments qui ont fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute; l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique et culturelle de l&amp;rsquo;&amp;icirc;le.&lt;/p&gt;</short_description><site>Activités perlières, témoignage d’une économie insulaire</site><states>Bahreïn</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1859</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1985</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/321</http_url><id_number>321</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_321.jpg</image_url><iso_code>bd</iso_code><justification></justification><latitude>22.6666700000</latitude><location>                                    &#xd;
            &#xd;
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            </location><longitude>89.8000000000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La ville historique de Khalifatabad est un remarquable exemple de complexe architectural t&amp;eacute;moignant d'un stade important de l'histoire humaine. Situ&amp;eacute;e dans les faubourgs de Bagerhat, au point de rencontre du Gange et du Brahmapoutre, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; fond&amp;eacute;e au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle par le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral turc Ulugh Khan Jahan. Cette capitale locale d'une extension de 50&amp;nbsp;km&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; situ&amp;eacute;e le long de la Bhairab comporte 360 mosqu&amp;eacute;es, des b&amp;acirc;timents publics, des mausol&amp;eacute;es, des ponts, des routes, des r&amp;eacute;servoirs d'eau, ainsi que d'autres monuments publics, tous construits en brique. La mosqu&amp;eacute;e de Shait Gumbad et le mausol&amp;eacute;e de Khan Jahan en constituent deux exemples particuli&amp;egrave;rement significatifs.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Cette ancienne cit&amp;eacute;, cr&amp;eacute;&amp;eacute;e en quelques ann&amp;eacute;es, et envahie par la jungle apr&amp;egrave;s la mort de son fondateur en 1459, pr&amp;eacute;sente aujourd'hui une physionomie frappante, pour diff&amp;eacute;rentes raisons&amp;nbsp;: le nombre consid&amp;eacute;rable de monuments religieux islamiques, qui t&amp;eacute;moigne de la pi&amp;eacute;t&amp;eacute; de Khan Jahan, que souligne l'inscription port&amp;eacute;e sur sa tombe&amp;nbsp;; l'absence de fortifications, qui s'explique par les possibilit&amp;eacute;s de retraite qu'offraient les mar&amp;eacute;cages imp&amp;eacute;n&amp;eacute;trables des Sundarbans&amp;nbsp;; la qualit&amp;eacute; des infrastructures - approvisionnement et &amp;eacute;vacuation de l'eau, citernes et r&amp;eacute;servoirs, routes et ponts -, qui trahissent une parfaite ma&amp;icirc;trise de la planification urbaine, et une volont&amp;eacute; pr&amp;eacute;cise d'organiser l'espace.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Ces monuments, qui ont partiellement &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;gag&amp;eacute;s de la v&amp;eacute;g&amp;eacute;tation, se r&amp;eacute;partissent aujourd'hui en deux zones distinctes&amp;nbsp;: &amp;agrave; l'ouest, autour de la mosqu&amp;eacute;e de Shait Gumbad&amp;nbsp;; &amp;agrave; l'est, autour du mausol&amp;eacute;e de Khan Jahan.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Plus de 50 monuments ont &amp;eacute;t&amp;eacute; recens&amp;eacute;s. Parmi eux, la mosqu&amp;eacute;e de Shait Gumbad, connue pour sa vaste salle de pri&amp;egrave;re, et divis&amp;eacute;e en sept nefs longitudinales&amp;nbsp;; les mosqu&amp;eacute;es de Singar, de Bibi Begni et de Chunakkola&amp;nbsp;; celles de Reza Khoda, de Zindavir et de Ranvijoypour. Tous ces monuments sont menac&amp;eacute;s par la salinit&amp;eacute; extr&amp;ecirc;me du sol et de l'atmosph&amp;egrave;re, particuli&amp;egrave;rement dommageable pour leurs &amp;eacute;l&amp;eacute;vations en brique.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Au c&amp;oelig;ur des faubourgs de Bagerhat, au confluent du Gange et du Brahmapoutre, la ville ancienne, autrefois appel&amp;eacute;e Khalifatabad, fut fond&amp;eacute;e au XVe si&amp;egrave;cle par le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral turc Ulugh Khan Jahan. Cette cit&amp;eacute;, dont les infrastructures attestent d&amp;rsquo;une grande ma&amp;icirc;trise technique, regroupe un nombre exceptionnel de mosqu&amp;eacute;es et de monuments anciens islamiques, dont beaucoup sont construits en brique.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ville-mosquée historique de Bagerhat</site><states>Bangladesh</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>365</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(i)(ii)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1985</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/322</http_url><id_number>322</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_322.jpg</image_url><iso_code>bd</iso_code><justification></justification><latitude>25.0333333300</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>88.9833333300</longitude><long_description>&lt;p&gt;Paharpur est un petit village situ&amp;eacute; &amp;agrave; 5&amp;nbsp;km &amp;agrave; l'ouest de Jamalganj dans le grand district de Rajshahi. On y a fouill&amp;eacute; les vestiges du plus important et du mieux connu des monast&amp;egrave;res situ&amp;eacute;s au sud de l'Himalaya&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le Vihara de Paharpur, connu sous le nom de Somapura Mahavira, le &amp;laquo;&amp;nbsp;grand monast&amp;egrave;re&amp;nbsp;&amp;raquo;, a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit par l'empereur Dharmapala (770-810 apr.&amp;nbsp;J.-C.). Le monast&amp;egrave;re est de forme quadrangulaire, avec un temple colossal cruciforme au centre de sa cour, et pr&amp;eacute;sente au nord un dispositif d'acc&amp;egrave;s complexe. Le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord est occup&amp;eacute; par 45 cellules, les trois autres par 44 cellules, soit un total de 177 cellules monastiques le long de ses quatre c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s. Ce plan, et son d&amp;eacute;cor de pierres sculpt&amp;eacute;es et de plaques de terre cuite, refl&amp;egrave;te la fonction religieuse du complexe, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; profond&amp;eacute;ment influenc&amp;eacute; par l'architecture bouddhique du Camdodge et de Java (Indon&amp;eacute;sie).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le site arch&amp;eacute;ologique du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle couvre une superficie de 11 hectares environ. Le complexe, qui s'inscrit dans un espace quadrangulaire mesurant plus de 275&amp;nbsp;m, ext&amp;eacute;rieurement, sur chacun de ses c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s, est d&amp;eacute;limit&amp;eacute; dans sa totalit&amp;eacute; par de grands murs d'enceinte &amp;eacute;pais de 5&amp;nbsp;m, pour une hauteur de 3 &amp;agrave; 5&amp;nbsp;m.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;T&amp;eacute;moin de l'essor du bouddhisme du Mahayana au Bengale &amp;agrave; partir du VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le Somapura Mahavira a &amp;eacute;t&amp;eacute; un centre intellectuel de renom jusqu'au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Par son plan parfaitement adapt&amp;eacute; &amp;agrave; sa fonction religieuse, cette ville-monast&amp;egrave;re repr&amp;eacute;sente une r&amp;eacute;alisation artistique unique qui a influenc&amp;eacute; &amp;agrave; son tour l'architecture bouddhique jusqu'au Cambodge, par la simplicit&amp;eacute; et l'harmonie de ses lignes et par le foisonnement de son d&amp;eacute;cor sculpt&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Un petit mus&amp;eacute;e de site construit en 1956-1957 pr&amp;eacute;sente un groupe d'objets repr&amp;eacute;sentatif d&amp;eacute;couvert dans le complexe. Les trouvailles effectu&amp;eacute;es sont &amp;eacute;galement conserv&amp;eacute;es au mus&amp;eacute;e Varendra &amp;agrave; Rajshahi, qui expose des repr&amp;eacute;sentations de diff&amp;eacute;rents dieux ou d&amp;eacute;esses, des plaques de terre cuite, des briques ornementales, des vases et de petits objets en terre cuite, des monnaies, ainsi que des inscriptions.&lt;/p&gt;</long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;T&amp;eacute;moin de l&amp;rsquo;essor du bouddhisme du Mahayana au Bengale &amp;agrave; partir du VIIe si&amp;egrave;cle, cet ensemble, connu sous le nom de Somapura Mahvira, le &amp;laquo; grand monast&amp;egrave;re &amp;raquo;, a &amp;eacute;t&amp;eacute; un centre intellectuel de renom jusqu&amp;rsquo;au XIIe si&amp;egrave;cle. Par son plan parfaitement adapt&amp;eacute; &amp;agrave; sa fonction religieuse, cette ville-monast&amp;egrave;re repr&amp;eacute;sente une r&amp;eacute;alisation artistique unique qui a influenc&amp;eacute; l&amp;rsquo;architecture bouddhique jusqu&amp;rsquo;au Cambodge, par la simplicit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;harmonie de ses lignes et le foisonnement de son d&amp;eacute;cor sculpt&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ruines du Vihara bouddhique de Paharpur</site><states>Bangladesh</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>366</unique_number></row><row><category>Natural</category><criteria_txt>(ix)(x)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1997</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/798</http_url><id_number>798</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_798.jpg</image_url><iso_code>bd</iso_code><justification>&lt;p&gt;Le Comit&amp;eacute; a inscrit le site au titre des &lt;em&gt;crit&amp;egrave;res (ix) et (x)&lt;/em&gt; comme &amp;eacute;tant l&amp;rsquo;une des derni&amp;egrave;res grandes zones de mangrove du monde, dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une biodiversit&amp;eacute; exceptionnelle avec une flore et une faune tr&amp;egrave;s riches comprenant en particulier le tigre du Bengale, et constituant un exemple important de processus &amp;eacute;cologiques en cours (pluies de mousson, inondations, formation d'un delta, influence des mar&amp;eacute;es et colonisation v&amp;eacute;g&amp;eacute;tale).&lt;/p&gt;</justification><latitude>21.9500000000</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>89.1833300000</longitude><long_description></long_description><region>Asie et pacifique</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La for&amp;ecirc;t de mangroves des Sundarbans, l&amp;rsquo;une des plus grandes for&amp;ecirc;ts mondiales de ce type (140 000 ha), couvre le delta du Gange, du Brahmapoutre et de la Meghna, dans la baie du Bengale. Elle est contigu&amp;euml; au site indien des Sundarbans, class&amp;eacute; patrimoine mondial depuis 1987. L&amp;rsquo;ensemble du site est entrecoup&amp;eacute; d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;seau complexe de voies d&amp;rsquo;eau sous l&amp;rsquo;influence des mar&amp;eacute;es, de vasi&amp;egrave;res et d&amp;rsquo;&amp;icirc;lots de for&amp;ecirc;ts de mangroves halophiles, offrant un excellent exemple de processus g&amp;eacute;ologiques en cours. Le site est &amp;eacute;galement connu pour la richesse de sa faune qui comprend 260 esp&amp;egrave;ces d&amp;rsquo;oiseaux, le tigre du Bengale et d&amp;rsquo;autres esp&amp;egrave;ces menac&amp;eacute;es comme le crocodile marin et le python indien.&lt;/p&gt;</short_description><site>Les Sundarbans</site><states>Bangladesh</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>943</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2011</date_inscribed><historical_description></historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1376</http_url><id_number>1376</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1376.jpg</image_url><iso_code>bb</iso_code><justification></justification><latitude>13.0966666667</latitude><location>            &#xd;
            </location><longitude>-59.6138888889</longitude><long_description></long_description><region>Amérique latine et Caraïbes</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Le centre historique de Brigdgetown et sa garnison est un exemple exceptionnel de l'architecture coloniale britannique qui consiste en une vieille ville construite aux XVIIe, XVIIIe et XIXe si&amp;egrave;cle, qui t&amp;eacute;moigne de l'expansion de l'empire colonial britannique dans la zone atlantique. Le bien comprend &amp;eacute;galement une garnison militaire situ&amp;eacute;e &amp;agrave; proximit&amp;eacute; et compos&amp;eacute;e de nombreux b&amp;acirc;timents historiques. Avec sa configuration de rues sinueuses, le bien t&amp;eacute;moigne d'une approche distincte des villes coloniales cr&amp;eacute;&amp;eacute;es par les Espagnols ou les N&amp;eacute;erlandais selon un plan en damier.&lt;/p&gt;</short_description><site>Centre historique de Bridgetown et sa garnison</site><states>Barbade</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1786</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2000</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le ch&amp;acirc;teau a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit &amp;agrave; la fin du XVe si&amp;egrave;cle ou au d&amp;eacute;but du XVIe (la premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence qui y est faite remonte &amp;agrave; 1531) par la famille Ilyinichi. Les travaux initiaux concernaient la construction des murailles et des tours, mais ils furent interrompus pour une raison inconnue. Au d&amp;eacute;but du XVIIe si&amp;egrave;cle, la construction fut achev&amp;eacute;e gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l'ajout d'une r&amp;eacute;sidence palatiale pr&amp;eacute;sentant quelques traits de la Renaissance (dont un jardin de style italien) apr&amp;egrave;s que la famille Radziwill en eut pris possession en 1569. Ces travaux furent probablement r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s sous la direction de l'architecte italien Gian Maria Bernardoni.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; la suite de si&amp;egrave;ges en 1655 et en 1706, des travaux de reconstruction ajout&amp;egrave;rent au ch&amp;acirc;teau quelques caract&amp;eacute;ristiques baroques. Il fut gravement endommag&amp;eacute; sous la p&amp;eacute;riode napol&amp;eacute;onienne, en 1794 et &amp;agrave; nouveau en 1812, et resta dans un &amp;eacute;tat d'abandon et de d&amp;eacute;cr&amp;eacute;pitude jusqu'aux ann&amp;eacute;es 1920, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle des travaux de restauration furent entrepris, lesquels ajout&amp;egrave;rent certains &amp;eacute;l&amp;eacute;ments typiques de la s&amp;eacute;cession. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit de camp de prisonniers et de ghetto. La restauration &amp;agrave; proprement parler ne recommen&amp;ccedil;a qu'en 1982.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/625</http_url><id_number>625</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_625.jpg</image_url><iso_code>by</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re ii:&lt;/em&gt; Le ch&amp;acirc;teau de Mir est un exemple exceptionnel de ch&amp;acirc;teau d&amp;rsquo;Europe centrale qui traduit dans sa conception et sa disposition des influences culturelles successives (gothique, baroque et Renaissance) qui se fondent harmonieusement pour cr&amp;eacute;er un monument significatif de l&amp;rsquo;histoire de cette r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iv:&lt;/em&gt; La r&amp;eacute;gion qui accueille le ch&amp;acirc;teau de Mir a connu une longue histoire de conflits et d&amp;rsquo;unions politiques et culturelles, qui est repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e de fa&amp;ccedil;on vivante dans la forme et l&amp;rsquo;aspect de l&amp;rsquo;ensemble.&lt;/p&gt;</justification><latitude>53.4510833300</latitude><location>Région de Grodno, district de Korelichi</location><longitude>26.4727222200</longitude><long_description>&lt;p&gt;La r&amp;eacute;gion dans laquelle se trouve le ch&amp;acirc;teau de Mir est riche d'une longue histoire de rapports culturels et de m&amp;eacute;langes, qu'illustre bien la physionomie g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de cette r&amp;eacute;gion fertile, situ&amp;eacute;e au centre g&amp;eacute;ographique de l'Europe, &amp;agrave; la crois&amp;eacute;e des principales voies commerciales. Elle se trouva, du m&amp;ecirc;me coup, au contact d'&amp;Eacute;tats repr&amp;eacute;sentant des traditions culturelles et religieuses diff&amp;eacute;rentes, et donc au c&amp;oelig;ur de conflits militaires majeurs. Le bref moment historique commen&amp;ccedil;ant &amp;agrave; la fin du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle a &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute; par une combinaison de changements sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents dans les domaines religieux, humain et &amp;eacute;conomique. Le complexe du ch&amp;acirc;teau de Mir refl&amp;egrave;te parfaitement l'histoire du B&amp;eacute;larus&amp;nbsp;: c'est pourquoi il est devenu l'un des principaux symboles nationaux de ce pays.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La construction du ch&amp;acirc;teau par la famille Ilyinichi a commenc&amp;eacute; en style gothique &amp;agrave; la fin du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, mais il fut par la suite agrandi et restaur&amp;eacute;. Les premiers travaux, interrompus pour une raison inconnue, ont port&amp;eacute; sur la construction des murs et des tours en style gothique. L'&amp;eacute;difice &amp;eacute;tait achev&amp;eacute; au d&amp;eacute;but du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle avec l'addition d'un ensemble palatial, comportant quelques adjonctions en style Renaissance, apr&amp;egrave;s son passage &amp;agrave; la famille Radziwill. La reconstruction qui suivit les si&amp;egrave;ges de&amp;nbsp;1655 et&amp;nbsp;1706 porta &amp;agrave; l'introduction de diff&amp;eacute;rents &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de style baroque. Apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute; pendant pr&amp;egrave;s d'un si&amp;egrave;cle, et avoir souffert de graves dommages au cours de l'&amp;eacute;poque napol&amp;eacute;onienne, le ch&amp;acirc;teau fut restaur&amp;eacute; &amp;agrave; la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, avec l'adjonction de nombreux autres &amp;eacute;l&amp;eacute;ments, et la transformation de la zone environnante en parc. Son aspect actuel t&amp;eacute;moigne d'une histoire souvent agit&amp;eacute;e. Le vieux ch&amp;acirc;teau est aujourd'hui conserv&amp;eacute; comme une ruine romantique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'ensemble du ch&amp;acirc;teau de Mir se trouve sur la rive d'un petit lac au confluent de la Miryanka et de l'un de ses petits affluents. Ses murs forment un quadrilat&amp;egrave;re irr&amp;eacute;gulier, avec quatre tours d'angle form&amp;eacute;es de cinq &amp;eacute;tages, surmont&amp;eacute;es par des toits pointus, et une tour-portail de six &amp;eacute;tages sur son c&amp;ocirc;t&amp;eacute; ouest. Les fa&amp;ccedil;ades sont en brique, et pr&amp;eacute;sentent des renfoncements d&amp;eacute;cor&amp;eacute;s de stuc peint&amp;nbsp;; les encadrements des fen&amp;ecirc;tres et des portes, ainsi que les balcons, sont en gr&amp;egrave;s, et les toits en tuiles, dont certaines sont verniss&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La crypte-chapelle des ducs de Svyatopolk-Mirsky se trouve pr&amp;egrave;s du ch&amp;acirc;teau&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Sa fa&amp;ccedil;ade est d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e d'un panneau de mosa&amp;iuml;que form&amp;eacute; de tess&amp;egrave;res polychromes, qui repr&amp;eacute;sente le Christ. D'autres lieux int&amp;eacute;ressants sont la &lt;em&gt;maison du garde&lt;/em&gt; situ&amp;eacute;e pr&amp;egrave;s de la chapelle, au nord, l'&lt;em&gt;annexe du palais&lt;/em&gt; , construite &amp;agrave; la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur du parc, et qui pr&amp;eacute;sente des fa&amp;ccedil;ades stuqu&amp;eacute;es et d&amp;eacute;cor&amp;eacute;es. Les ruines du &lt;em&gt;palais principal&lt;/em&gt; , qui se trouvent &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; orientale du complexe, ne sont plus occup&amp;eacute;es aujourd'hui. La &lt;em&gt;chapelle du &lt;/em&gt;&lt;em&gt;XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&lt;/em&gt; est un petit &amp;eacute;difice en pierre stuqu&amp;eacute;e. Le &lt;em&gt;m&amp;eacute;morial du site du massacre des prisonniers du ghetto de Mir &lt;/em&gt;se trouve au nord du complexe, &amp;agrave; l'est de l'ancien jardin &amp;agrave; l'italienne.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;La construction de ce ch&amp;acirc;teau commence &amp;agrave; la fin du XVe si&amp;egrave;cle en style gothique. Il sera agrandi et reconstruit par la suite, d'abord en style Renaissance, puis en style baroque. Apr&amp;egrave;s un si&amp;egrave;cle d'abandon et les graves dommages subis pendant la p&amp;eacute;riode napol&amp;eacute;onienne, le ch&amp;acirc;teau sera restaur&amp;eacute; &amp;agrave; la fin du XIXe si&amp;egrave;cle. De nombreux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments y seront rajout&amp;eacute;s et le paysage environnant sera am&amp;eacute;nag&amp;eacute; en parc. Sa forme actuelle est un t&amp;eacute;moignage vivant de son histoire souvent troubl&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ensemble du château de Mir</site><states>Bélarus</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>743</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)(vi)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>2005</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Historiquement, le Belarus est un lieu transfrontalier dans le contexte europ&amp;eacute;en. Son territoire a successivement appartenu &amp;agrave; la Russie de Kiev et aux principaut&amp;eacute;s m&amp;eacute;di&amp;eacute;vales de la Russie (Xe-XIIIe si&amp;egrave;cle), au grand duch&amp;eacute; de Lituanie (XIVe si&amp;egrave;cle), &amp;agrave; l'&amp;Eacute;tat uni de Pologne et de Lituanie, &amp;agrave; la r&amp;eacute;publique de Rzeczpopolita (1569-1795), &amp;agrave; l'empire russe (1772/1795-1917), &amp;agrave; la Pologne (pour la Bi&amp;eacute;lorussie occidentale, 1921-1939), &amp;agrave; l'URSS en tant que R&amp;eacute;publique Socialiste Sovi&amp;eacute;tique de Bi&amp;eacute;lorussie (&amp;agrave; partir de 1922) et &amp;agrave; la R&amp;eacute;publique de Belarus (&amp;agrave; partir de 1991). Ce contexte a fait du territoire du Belarus un carrefour entre l'Orient et l'Occident, tant du point de vue historique, culturel, artistique, politique et militaire que religieux (calvinisme, catholicisme, orthodoxes, &amp;eacute;glise uniate, juda&amp;iuml;sme).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La dynastie Radziwill, &amp;agrave; laquelle la r&amp;eacute;sidence de Nesvizh appartenait de 1523 &amp;agrave; 1939, regroupe certaines des figures les plus &amp;eacute;minentes de l'histoire et de la culture europ&amp;eacute;enne depuis le XVe si&amp;egrave;cle. Les seigneurs de Radziwill gouvernaient le territoire de l'ancienne Rzeczpopolita (aujourd'hui Belarus), et ils &amp;eacute;taient depuis 1518 des princes du Saint-Empire romain germanique.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les premiers t&amp;eacute;moignages confirm&amp;eacute;s de Nesvizh datent du XVe si&amp;egrave;cle. L'ensemble appartenait aux Radziwill depuis 1513, et ils y v&amp;eacute;curent jusqu'en 1939. Avant le ch&amp;acirc;teau, il y avait un manoir, habit&amp;eacute; par le duc Mikolaj Radziwill, chancelier de Lituanie et vo&amp;iuml;vode de Vilnius. Le duc &amp;eacute;tait protestant, ce qui fit de Nesvizh un important centre de la R&amp;eacute;forme. Le premier cat&amp;eacute;chisme en bi&amp;eacute;lorusse fut imprim&amp;eacute; dans la presse ducale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La premi&amp;egrave;re phase du ch&amp;acirc;teau va de 1582 &amp;agrave; 1604, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle Mikolaj Radziwill commen&amp;ccedil;a la construction de la nouvelle r&amp;eacute;sidence. Le ch&amp;acirc;teau est repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; avec des fortifications et des bastions dans un dessin de 1604 de T. Makowski (&amp;laquo; Nesvisium &amp;raquo;). La r&amp;eacute;sidence a quasiment surv&amp;eacute;cu sous sa forme originale jusqu'&amp;agrave; nos jours, tandis que les autres parties ont &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;es ou ajout&amp;eacute;es plus tard. Les galeries ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construites en 1650.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En 1706, le ch&amp;acirc;teau fut occup&amp;eacute; par les Su&amp;egrave;des, qui d&amp;eacute;truisirent les fortifications. Apr&amp;egrave;s leur d&amp;eacute;part, le ch&amp;acirc;teau fut r&amp;eacute;nov&amp;eacute; en 1732-1758 par Michal Radziwill, qui fit appel pour ce faire &amp;agrave; des architectes venus d'Allemagne, d'Italie, de Pologne et de Belarus m&amp;ecirc;me.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au XIXe si&amp;egrave;cle, le ch&amp;acirc;teau demeura inhabit&amp;eacute; jusqu'&amp;agrave; ce qu'il devienne la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; d'Antoni Radziwill et de son &amp;eacute;pouse fran&amp;ccedil;aise Marie de Castellane, qui r&amp;eacute;nov&amp;egrave;rent les int&amp;eacute;rieurs en 1881-1886. Ils ajout&amp;egrave;rent &amp;eacute;galement une terrasse avec des tourelles n&amp;eacute;o-gothiques au palais. Ils dessin&amp;egrave;rent et firent r&amp;eacute;aliser le jardin paysager romantique autour de l'ensemble du ch&amp;acirc;teau (1878-1911). Apr&amp;egrave;s 1939, le ch&amp;acirc;teau fut saisi par l'arm&amp;eacute;e sovi&amp;eacute;tique, puis utilis&amp;eacute; par les Allemands comme h&amp;ocirc;pital militaire. De 1945 &amp;agrave; 2001, il abrita un sanatorium. Depuis lors, il a fait l'objet de restaurations et d'adaptations, en vue d'en faire un mus&amp;eacute;e et un centre culturel et touristique. En 2002, un incendie d&amp;eacute;truisit la partie haute de la r&amp;eacute;sidence et une partie de la galerie, qui furent reconstruites en 2003.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/1196</http_url><id_number>1196</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_1196.jpg</image_url><iso_code>by</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (ii) : &lt;/em&gt;L&amp;rsquo;ensemble architectural, r&amp;eacute;sidentiel et culturel de la famille Radziwill &amp;agrave; Nesvizh fut le berceau de l&amp;rsquo;introduction de nouveaux concepts bas&amp;eacute;s sur la synth&amp;egrave;se des traditions occidentales, qui conduisit &amp;agrave; l&amp;rsquo;apparition d&amp;rsquo;une nouvelle &amp;eacute;cole architecturale en Europe centrale.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (iv) : &lt;/em&gt;L&amp;rsquo;ensemble des Radziwill repr&amp;eacute;sente une &amp;eacute;tape importante dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la typologie des b&amp;acirc;timents dans l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;architecture de l&amp;rsquo;Europe centrale aux XVIe et XVIIe si&amp;egrave;cles. Cela concerne notamment l&amp;rsquo;&amp;eacute;glise du Corpus Christi avec sa typologie de basilique &amp;agrave; coupole.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re (vi) : &lt;/em&gt;La famille Radziwill fut particuli&amp;egrave;rement importante pour son association &amp;agrave; l&amp;rsquo;interpr&amp;eacute;tation des influences de l&amp;rsquo;Europe de l&amp;rsquo;Ouest et du Sud et &amp;agrave; la transmission des id&amp;eacute;es en Europe centrale et de l&amp;rsquo;Est.&lt;/p&gt;</justification><latitude>53.2227800000</latitude><location>Oblast de Minsk</location><longitude>26.6913900000</longitude><long_description>&lt;p&gt;L'ensemble architectural, r&amp;eacute;sidentiel et culturel de la famille Radziwill &amp;agrave; Nesvizh a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;agrave; l'origine de l'introduction de nouveaux principes fond&amp;eacute;s sur la synth&amp;egrave;se des traditions occidentales, qui ont suscit&amp;eacute; la naissance d'une nouvelle &amp;eacute;cole d'architecture dans le centre de l'Europe. Il repr&amp;eacute;sente une &amp;eacute;tape importante dans le d&amp;eacute;veloppement de l'histoire de l'architecture de cette r&amp;eacute;gion aux XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, notamment avec la basilique cruciforme du Corpus Christi, surmont&amp;eacute;e par une coupole.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Construit et occup&amp;eacute; par la famille Radziwill du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, l'ensemble se trouve dans la province de Minsk, au centre du B&amp;eacute;larus. Il se compose d'un ch&amp;acirc;teau-r&amp;eacute;sidence et de l'&amp;eacute;glise-mausol&amp;eacute;e du Corpus Christi, avec leur environnement. Le ch&amp;acirc;teau comporte dix corps de b&amp;acirc;timents mitoyens, dont le palais, les galeries, la r&amp;eacute;sidence et l'arsenal, qui ont &amp;eacute;volu&amp;eacute; comme un seul et m&amp;ecirc;me ensemble architectural autour d'une cour hexagonale. Ces constructions sont englob&amp;eacute;es dans les vestiges d'une fortification du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle form&amp;eacute;e de quatre bastions et de quatre murs-rideaux de plan rectangulaire, entour&amp;eacute;e par un foss&amp;eacute;. Un barrage met en relation le ch&amp;acirc;teau avec l'&amp;eacute;glise du Corpus Christi, qui est int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans l'aire urbaine de Nesvizh. L'ensemble se trouve au centre d'un paysage culturel qui pr&amp;eacute;sente diff&amp;eacute;rents aspects. La zone forme un territoire allong&amp;eacute;, dont l'axe principal est parall&amp;egrave;le &amp;agrave; l'Usha.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le ch&amp;acirc;teau &lt;/em&gt;est orient&amp;eacute; ouest/est. L'entr&amp;eacute;e se fait par l'ouest, en traversant un &amp;eacute;difice qui fait office de porte et dont la partie inf&amp;eacute;rieure est noy&amp;eacute;e dans le rempart. Il se compose d'une tour octogonale &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages dont la partie la plus ancienne remonte au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle&amp;nbsp;; le premier &amp;eacute;tage et la tour ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ajout&amp;eacute;s au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le principal &amp;eacute;difice du complexe est le palais qui occupe le centre du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; est de la cour int&amp;eacute;rieure. Cet &amp;eacute;difice &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages, de plan presque carr&amp;eacute;, remonte &amp;eacute;galement au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et fut agrandi au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les angles sont renforc&amp;eacute;s par huit tours octogonales dot&amp;eacute;es d'alc&amp;ocirc;ves. La fa&amp;ccedil;ade pr&amp;eacute;sente un d&amp;eacute;cor de stucs d'Antoni Zaleski. Le rez-de-chauss&amp;eacute;e, utilis&amp;eacute; &amp;agrave; l'origine comme salle du tr&amp;eacute;sor, a conserv&amp;eacute; ses vo&amp;ucirc;tes du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le grand escalier est d&amp;eacute;cor&amp;eacute; par une repr&amp;eacute;sentation de l'Aurore, peinte au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; sud de la cour est occup&amp;eacute; par une r&amp;eacute;sidence &amp;agrave; trois &amp;eacute;tages dot&amp;eacute;e d'une tour, construite au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord par l'&amp;eacute;difice de l'arsenal, qui fut &amp;eacute;galement utilis&amp;eacute; pour abriter une chapelle. Ces diff&amp;eacute;rents corps de b&amp;acirc;timent sont reli&amp;eacute;s au palais par des galeries qui coupent les angles de la cour&amp;nbsp;; celle-ci est elle-m&amp;ecirc;me ferm&amp;eacute;e par des annexes qui relient ces &amp;eacute;difices &amp;agrave; la porte du ch&amp;acirc;teau.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'&amp;eacute;glise du Corpus Christi &lt;/em&gt;se trouve dans la partie est de la ville de Nesvizh, &amp;agrave; l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; de la rue menant au ch&amp;acirc;teau. Le plan de l'&amp;eacute;difice est celui d'une croix latine, avec une nef rectangulaire allong&amp;eacute;e prolong&amp;eacute;e par deux chapelles lat&amp;eacute;rales pentagonales et par un ch&amp;oelig;ur absidial. La crois&amp;eacute;e de la nef et du transept est surmont&amp;eacute;e par un d&amp;ocirc;me, tandis que les chapelles lat&amp;eacute;rales sont coiff&amp;eacute;es par des coupoles d&amp;eacute;pourvues de lanternes.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les &amp;oelig;uvres d'art les plus remarquables de l'&amp;eacute;glise sont la tombe de Krzysztof Radziwill (1607) et l'autel de la Sainte-Croix (1583), par les sculpteurs v&amp;eacute;nitiens Girolamo Campagna et Cesare Franco. Les vo&amp;ucirc;tes pr&amp;eacute;sentent des fresques de Ksawery D.&amp;nbsp;Heski, peintes entre&amp;nbsp;1852 et&amp;nbsp;1853. La fa&amp;ccedil;ade &amp;agrave; deux &amp;eacute;tages est divis&amp;eacute;e par une corniche saillante, plac&amp;eacute;e l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement hors axe par rapport aux pilastres, et surmont&amp;eacute;e par un fronton triangulaire. Sous l'&amp;eacute;glise, une crypte renferme les cercueils de 72 des membres de la famille Radziwill ayant v&amp;eacute;cu entre le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. L'&amp;eacute;glise est entour&amp;eacute;e par un mur de cl&amp;ocirc;ture du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;ensemble architectural, r&amp;eacute;sidentiel et culturel de la famille Radziwill &amp;agrave; Nesvizh se trouve en B&amp;eacute;larus central. De la dynastie Radziwill, qui construisit et conserva cet ensemble du XVIe si&amp;egrave;cle &amp;agrave; 1939, sont issues certaines des plus importantes personnalit&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;histoire et de la culture de l&amp;rsquo;Europe. Gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; leurs efforts, Nesvizh devint un lieu crucial d&amp;rsquo;influence dans les diff&amp;eacute;rents domaines de la culture, des sciences, des arts, de l&amp;rsquo;artisanat et de l&amp;rsquo;architecture. Cet ensemble se compose d&amp;rsquo;un palais et de l&amp;rsquo;&amp;eacute;glise mausol&amp;eacute;e du Corpus Christi. Le ch&amp;acirc;teau est constitu&amp;eacute; de dix b&amp;acirc;timents mitoyens, qui ont &amp;eacute;volu&amp;eacute; comme un seul et m&amp;ecirc;me ensemble architectural autour d&amp;rsquo;une cour hexagonale. Les palais, ainsi que l&amp;rsquo;&amp;eacute;glise du Corpus Christi, sont devenus d&amp;rsquo;importants mod&amp;egrave;les qui ont marqu&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;architecture dans toute l&amp;rsquo;Europe centrale et la Russie.&lt;/p&gt;</short_description><site>Ensemble architectural, résidentiel et culturel de la famille Radziwill à Nesvizh</site><states>Bélarus</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1373</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La naissance spontan&amp;eacute;e du mouvement des b&amp;eacute;guines aux alentours de 1200 s'inscrit dans le courant de renouveau religieux que connut l'Occident au d&amp;eacute;but du XIIIe si&amp;egrave;cle et dans lequel les femmes occup&amp;egrave;rent une place importante. A c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des nombreuses femmes qui entr&amp;egrave;rent dans la vie religieuse dans le cadre des institutions monastiques, d'autres d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent un mode de vie original, "semi-religieux", o&amp;ugrave; elles purent se consacrer &amp;agrave; Dieu sans pour autant se retirer du monde.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Parmi ces mulieres religiosae, ni moniales ni simples la&amp;iuml;ques, d'Europe du Nord, les b&amp;eacute;guines commenc&amp;egrave;rent &amp;agrave; mener une vie individuelle ou communautaire, consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la pri&amp;egrave;re, au soin des malades et au travail manuel. Implant&amp;eacute;es pour la plupart dans les milieux urbains, elles occupaient des maisons aux abords des h&amp;ocirc;pitaux et des lazarets. Ces femmes, c&amp;eacute;libataires ou veuves, ne pronon&amp;ccedil;aient pas de voeux, se d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;aient librement et leur engagement &amp;eacute;tait r&amp;eacute;vocable. Bien qu'elles b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;egrave;rent de la protection de pr&amp;eacute;lats tels que l'&amp;eacute;v&amp;ecirc;que Jacques de Vitry et en d&amp;eacute;pit de liens &amp;eacute;troits avec leurs confesseurs ou directeurs spirituels (cisterciens, franciscains et dominicains), elles ne furent jamais reconnues comme ordre conventuel ou congr&amp;eacute;gation r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re. Leur statut canonique demeura sujet &amp;agrave; caution tout au long du XIIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans ce climat de suspicion, les b&amp;eacute;guines constitu&amp;egrave;rent &amp;agrave; partir des ann&amp;eacute;es 1230 leurs propres institutions. Les autorit&amp;eacute;s religieuses et s&amp;eacute;culi&amp;egrave;res de la r&amp;eacute;gion flamande favoris&amp;egrave;rent la constitution de b&amp;eacute;guinages clos, dans ou en dehors des villes qui furent plac&amp;eacute;s sous surveillance. Chaque b&amp;eacute;guinage adopta ses propres r&amp;egrave;gles qui concernaient la pri&amp;egrave;re, le comportement, le travail, l'habitat, la direction de l'infirmerie et de la Table du Saint-Esprit (ou table des pauvres). La direction du b&amp;eacute;guinage &amp;eacute;tait assur&amp;eacute;e par une b&amp;eacute;guine (plus connue sous le nom de Grande Dame), &amp;eacute;lue pour une courte p&amp;eacute;riode et aid&amp;eacute;e dans de nombreux b&amp;eacute;guinages par un conseil. Bien que la vie dans les b&amp;eacute;guinages fut marqu&amp;eacute;e par la simplicit&amp;eacute; et l'humilit&amp;eacute;, elle n'excluait pas les possessions individuelles : les b&amp;eacute;guines les plus ais&amp;eacute;es pouvaient construire leur propre maison o&amp;ugrave; les louer, d'autres vivaient dans des maisons communautaires et les plus d&amp;eacute;munies &amp;eacute;taient log&amp;eacute;es &amp;agrave; l'infirmerie. Dans tous les cas, chacune devait subvenir &amp;agrave; son maintien et nombre d'entre elles travaill&amp;egrave;rent dans l'industrie textile. Apr&amp;egrave;s un certain temps, la plupart des b&amp;eacute;guinages furent &amp;eacute;lev&amp;eacute;s au rang de paroisses et obtinrent leur propre cur&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans les autres r&amp;eacute;gions comme dans les pays rh&amp;eacute;nans, les b&amp;eacute;guines qui ne purent b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de la collaboration de bienfaiteurs s&amp;eacute;culiers ou religieux continu&amp;egrave;rent &amp;agrave; vivre seules ou dans des maisons communautaires dispers&amp;eacute;es &amp;agrave; travers la ville.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le sentiment de m&amp;eacute;fiance face &amp;agrave; l'ampleur du mouvement b&amp;eacute;guinal et au d&amp;eacute;veloppement d'une spiritualit&amp;eacute; f&amp;eacute;minine s'exprimant aussi dans des textes litt&amp;eacute;raires (comme les "Visions" d'Hadewijch d'Anvers, v. 1240) qui pouvaient constituer une menace pour l'autorit&amp;eacute; de l'Eglise se manisfesta au Concile de Vienne (1312) par la condamnation des b&amp;eacute;guines.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Dans les pays rh&amp;eacute;nans cette condamnation et celles qui suivirent furent appliqu&amp;eacute;es avec vigueur pour combattre les b&amp;eacute;guines. Dans la r&amp;eacute;gion flamande, les b&amp;eacute;guines b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;egrave;rent pour la plupart du soutien des autorit&amp;eacute;s religieuses. L'enqu&amp;ecirc;te sur l'orthodoxie des b&amp;eacute;guinages de cette r&amp;eacute;gion men&amp;eacute;e par les &amp;eacute;v&amp;ecirc;ques &amp;agrave; la demande du pape Jean XXII en 1320 leur fut favorable.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les difficult&amp;eacute;s religieuses et la crise politique que connurent les Pays-Bas aux XVIe et XVIIe si&amp;egrave;cles eurent aussi une incidence sur les b&amp;eacute;guinages. L'institution disparut dans les provinces calvinistes du Nord (except&amp;eacute; &amp;agrave; Amsterdam et Breda) et se maintint dans les Pays-Bas m&amp;eacute;ridionaux rest&amp;eacute;s catholiques. A partir du milieu du XVIe si&amp;egrave;cle, les &amp;eacute;v&amp;ecirc;ques gagn&amp;eacute;s aux id&amp;eacute;es de la Contre- R&amp;eacute;forme soutenus par les ordres conventuels r&amp;eacute;tablirent l'ancienne discipline dans les b&amp;eacute;guinages qui connurent un nouvel essor au si&amp;egrave;cle suivant, en d&amp;eacute;pit des dommages que subirent nombre d'entre eux au cours de la guerre des Quatre-Vingts ans (1568-1648). Les activit&amp;eacute;s de construction et de restauration s'intensifi&amp;egrave;rent &amp;agrave; mesure que le nombre des b&amp;eacute;guines augmentait.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le recul du mouvement b&amp;eacute;guinal perceptible au XVIIIe si&amp;egrave;cle s'acc&amp;eacute;l&amp;egrave;ra apr&amp;egrave;s l'annexion &amp;agrave; la France en 1795. Bien que la l&amp;eacute;gislation fran&amp;ccedil;aise et la politique anticl&amp;eacute;ricale ait &amp;eacute;t&amp;eacute; interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re diff&amp;eacute;rente par les instances locales, les b&amp;eacute;guinages furent s&amp;eacute;cularis&amp;eacute;s, les biens et leur gestion passa aux Commissions municipales des Hospices civils. Un nombre limit&amp;eacute; de b&amp;eacute;guinages surv&amp;eacute;cut.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le sort des b&amp;eacute;guinages au XIXe si&amp;egrave;cle diff&amp;eacute;ra d'un lieu &amp;agrave; l'autre et d&amp;eacute;pendit de l'attitude des autorit&amp;eacute;s urbaines et des Commissions municipales des Hospices civils. Les b&amp;eacute;guines conserv&amp;egrave;rent l'usage de leurs maisons &amp;agrave; titre personnel, les maisons rest&amp;eacute;es libres accueillirent des indigents. Parfois elles parvinrent &amp;agrave; racheter par personne interpos&amp;eacute;e quelques maisons et &amp;agrave; reconstituer des communaut&amp;eacute;s restreintes. Ailleurs, des b&amp;eacute;guinages furent repris par des ordres religieux. A Gand, les b&amp;eacute;guines b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;egrave;rent du soutien de l'Eglise et du duc Engelbert von Arenberg qui racheta le petit b&amp;eacute;guinage et fit construire le b&amp;eacute;guinage de Mont-Saint-Amand (1873) pour loger les b&amp;eacute;guines du grand b&amp;eacute;guinage que l'administration communale mena&amp;ccedil;ait de d&amp;eacute;manteler. Dans plusieurs b&amp;eacute;guinages, les maisons communautaires et infirmeries furent progressivement affect&amp;eacute;es &amp;agrave; des hospices, des orphelinats, &amp;eacute;coles, etc.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les d&amp;eacute;marches r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;es des b&amp;eacute;guines pour obtenir la reddition de leurs biens au long des XIXe et XXe si&amp;egrave;cles furent vaines et le mouvement d&amp;eacute;p&amp;eacute;rit. Plusieurs b&amp;eacute;guinages subirent des dommages au cours de la premi&amp;egrave;re et la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale. De nos jours, la plupart des b&amp;eacute;guinages restent des entit&amp;eacute;s bien d&amp;eacute;finies dans le tissu urbain et certains forment encore une partie essentielle du patrimoine b&amp;acirc;ti de plusieurs villes. Ces &amp;icirc;lots de tranquillit&amp;eacute; conservent une fonction d'habitat et une dizaine de b&amp;eacute;guines y vivent toujours.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/855</http_url><id_number>855</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_855.jpg</image_url><iso_code>be</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re ii:&lt;/em&gt; les b&amp;eacute;guinages flamands pr&amp;eacute;sentent les caract&amp;eacute;ristiques physiques saillantes de la planification urbaine et rurale ainsi qu'une combinaison de l'architecture religieuse et traditionnelle de styles sp&amp;eacute;cifiques &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion culturelle flamande.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iii:&lt;/em&gt; ils apportent un t&amp;eacute;moignage exceptionnel sur la tradition culturelle de femmes religieuses ind&amp;eacute;pendantes en Europe du nord-ouest au moyen &amp;acirc;ge.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iv:&lt;/em&gt; ils constituent un exemple exceptionnel d'ensemble architectural associ&amp;eacute; &amp;agrave; un mouvement religieux caract&amp;eacute;ristique du moyen &amp;acirc;ge qui associe des valeurs s&amp;eacute;culi&amp;egrave;res et monastiques.&lt;/p&gt;</justification><latitude>51.0309722200</latitude><location>Région Flandre, Provinces d'Anvers, Limbourg, Flandre orientale, Flandre occidentale et Brabant flamand</location><longitude>4.4737500000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les b&amp;eacute;guinages flamands pr&amp;eacute;sentent des caract&amp;eacute;ristiques remarquables de planification urbaine et rurale, et conjuguent architecture religieuse et architecture traditionnelle dans un style tout &amp;agrave; fait sp&amp;eacute;cifique &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion de culture flamande. Ils t&amp;eacute;moignent de mani&amp;egrave;re exceptionnelle de la tradition culturelle des femmes d&amp;eacute;votes ind&amp;eacute;pendantes dans l'Europe du Nord-Ouest, au Moyen &amp;Acirc;ge, et offrent un exemple rare d'ensemble architectural associ&amp;eacute; &amp;agrave; un mouvement religieux caract&amp;eacute;ristique du Moyen &amp;Acirc;ge, alliant valeurs s&amp;eacute;culi&amp;egrave;res et conventuelles.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les b&amp;eacute;guines, ces femmes qui consacraient leur vie &amp;agrave; Dieu sans pour autant se retirer du monde, fond&amp;egrave;rent au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle des b&amp;eacute;guinages, ensembles clos r&amp;eacute;pondant &amp;agrave; leurs besoins spirituels et mat&amp;eacute;riels. Les b&amp;eacute;guinages flamands forment des ensembles architecturaux compos&amp;eacute;s de maisons, d'&amp;eacute;glises, de d&amp;eacute;pendances et d'espaces verts organis&amp;eacute;s suivant une conception spatiale emprunt&amp;eacute;e au monde urbain ou rural et construits dans les styles sp&amp;eacute;cifiques &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion flamande. Ils constituent un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de la tradition des b&amp;eacute;guines, qui s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e dans le nord-ouest de l'Europe au Moyen &amp;Acirc;ge.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'apparition spontan&amp;eacute;e du mouvement des b&amp;eacute;guines autour de 1200 refl&amp;egrave;te le courant de renouveau religieux qui s'est r&amp;eacute;pandu en Europe occidentale au d&amp;eacute;but du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, et dans lequel les femmes jou&amp;egrave;rent un r&amp;ocirc;le important. En plus des nombreuses femmes qui entr&amp;egrave;rent en religion en pronon&amp;ccedil;ant leurs v&amp;oelig;ux, d'autres d&amp;eacute;velopp&amp;egrave;rent un style de vie original, &amp;laquo;&amp;nbsp;semi-religieux&amp;nbsp;&amp;raquo;, qui leur permettait de se consacrer &amp;agrave; Dieu sans se retirer enti&amp;egrave;rement du monde. Parmi ces &lt;em&gt;mulieres religios&amp;aelig;&lt;/em&gt; du nord de l'Europe, ni nonnes ni simples la&amp;iuml;ques, les b&amp;eacute;guines choisirent de mener une vie individuelle ou de communaut&amp;eacute; consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la pri&amp;egrave;re, aux soins apport&amp;eacute;s aux malades et au travail manuel. Pour la plupart &amp;eacute;tablies en communaut&amp;eacute;s urbaines, elles occupaient des maisons proches des h&amp;ocirc;pitaux et des l&amp;eacute;proseries. C&amp;eacute;libataires ou veuves, elles ne pronon&amp;ccedil;aient pas de v&amp;oelig;ux et &amp;eacute;taient libres d'aller et venir en soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, ainsi que de quitter la communaut&amp;eacute; si elles le souhaitaient.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le b&amp;eacute;guinage &amp;eacute;tait administr&amp;eacute; par une b&amp;eacute;guine, d&amp;eacute;sign&amp;eacute;e du nom de &amp;laquo;&amp;nbsp;Grande Dame&amp;nbsp;&amp;raquo;, qui &amp;eacute;tait &amp;eacute;lue pour une dur&amp;eacute;e limit&amp;eacute;e et &amp;eacute;tait assist&amp;eacute;e, dans de nombreux b&amp;eacute;guinages, par un conseil. Bien que la vie des b&amp;eacute;guines e&amp;ucirc;t &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute;e par la simplicit&amp;eacute; et l'humilit&amp;eacute;, il ne leur &amp;eacute;tait nullement interdit de g&amp;eacute;rer des biens personnels&amp;nbsp;: les plus riches d'entre elles construisaient ou louaient leurs propres maisons, d'autres vivaient dans des logis communautaires, les plus pauvres &amp;agrave; l'infirmerie. Dans tous les cas, chacune devait pourvoir &amp;agrave; ses propres besoins, et nombre d'entre elles travaillaient dans l'industrie textile.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Tous les b&amp;eacute;guinages ne sont pas parfaitement conserv&amp;eacute;s&amp;nbsp;: beaucoup ont &amp;eacute;t&amp;eacute; partiellement d&amp;eacute;mantel&amp;eacute;s (Antwerp, Hasselt, le Petit B&amp;eacute;guinage&lt;em&gt; &lt;/em&gt; de Louvain, le Petit B&amp;eacute;guinage&lt;em&gt; &lt;/em&gt; de Mecheln, Herentals, Aarschot) ou en grande partie englob&amp;eacute;s dans les b&amp;acirc;timents construits &amp;agrave; proximit&amp;eacute; (Grand B&amp;eacute;guinage&lt;em&gt; &lt;/em&gt; de Gand). Certains ont subi des dommages au cours de la Premi&amp;egrave;re ou de la Seconde Guerre mondiale (le B&amp;eacute;guinage&lt;em&gt; &lt;/em&gt; de Dixmude a &amp;eacute;t&amp;eacute; reconstruit dans les ann&amp;eacute;es vingt du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, tandis qu'Aarschot, partiellement reconstruit apr&amp;egrave;s 1944, a conserv&amp;eacute; quatre de ses constructions d'origine&amp;nbsp;; l'&amp;eacute;glise de Hasselt a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truite en 1944).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Les b&amp;eacute;guinages formaient des villes miniatures, enferm&amp;eacute;es dans des murs ou entour&amp;eacute;es de tranch&amp;eacute;es, dont les portes n'ouvraient au &amp;laquo;&amp;nbsp;monde&amp;nbsp;&amp;raquo; que pendant la journ&amp;eacute;e. Ils &amp;eacute;taient organis&amp;eacute;s selon deux mod&amp;egrave;les&amp;nbsp;: soit un type urbain, refl&amp;eacute;tant sur une &amp;eacute;chelle r&amp;eacute;duite le mod&amp;egrave;le d'une ville m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale, avec un lot &amp;agrave; part destin&amp;eacute; au cimeti&amp;egrave;re, et la place o&amp;ugrave; l'&amp;eacute;glise &amp;eacute;tait b&amp;acirc;tie&amp;nbsp;; soit un type &amp;agrave; cour interne, avec une aire centrale dont la forme a pu varier, consistant fr&amp;eacute;quemment en une pelouse plant&amp;eacute;e d'arbres, o&amp;ugrave; se trouvait l'&amp;eacute;glise, et autour de laquelle &amp;eacute;taient group&amp;eacute;es les maisons. Un troisi&amp;egrave;me type, mixte, et qui r&amp;eacute;sulte de diff&amp;eacute;rentes extensions r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es aux XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, combine ces deux planim&amp;eacute;tries.&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les b&amp;eacute;guines, ces femmes qui consacraient leur vie &amp;agrave; Dieu sans pour autant se retirer du monde, fond&amp;egrave;rent au XIIIe si&amp;egrave;cle des b&amp;eacute;guinages, ensembles clos r&amp;eacute;pondant &amp;agrave; leurs besoins spirituels et mat&amp;eacute;riels. Les b&amp;eacute;guinages flamands forment des ensembles architecturaux compos&amp;eacute;s de maisons, d&amp;rsquo;&amp;eacute;glises, de d&amp;eacute;pendances et d&amp;rsquo;espaces verts organis&amp;eacute;s suivant une conception spatiale d&amp;rsquo;origine urbaine ou rurale et construits dans les styles sp&amp;eacute;cifiques &amp;agrave; la r&amp;eacute;gion culturelle flamande. Ils constituent un t&amp;eacute;moignage exceptionnel de la tradition des b&amp;eacute;guines qui s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e dans le nord-ouest de l&amp;rsquo;Europe au Moyen &amp;Acirc;ge.&lt;/p&gt;</short_description><site>Béguinages flamands</site><states>Belgique</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1006</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(iii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;Le Hainaut ne poss&amp;egrave;de pas de grande voie navigable naturelle, ce qui a rendu difficile le transport du charbon de terre d&amp;eacute;couvert dans la r&amp;eacute;gion, dans le Borinage et aux alentours de Charleroi, &amp;agrave; la fin du XIIe si&amp;egrave;cle, sur les routes en mauvais &amp;eacute;tat de l'&amp;eacute;poque. Il &amp;eacute;tait alors port&amp;eacute; &amp;agrave; dos d'homme jusqu'aux berges tortueuses de la Haine, avant d'&amp;ecirc;tre charg&amp;eacute; dans de petites barques. Des travaux consid&amp;eacute;rables furent entrepris pour am&amp;eacute;liorer la navigation sur la Haine dans les si&amp;egrave;cles qui suivirent, afin que des bateaux de plus fort tonnage puissent transporter du charbon de Jemappes &amp;agrave; l'Escaut inf&amp;eacute;rieur, notamment avec la construction d'&amp;eacute;cluses &amp;agrave; pertuis et &amp;agrave; vannes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la cession de Cond&amp;eacute; &amp;agrave; la France en 1655, on commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; envisager une liaison par canal entre la r&amp;eacute;gion de Mons et l'Escaut, mais la situation ne connut aucun progr&amp;egrave;s avant le d&amp;eacute;but du XIXe si&amp;egrave;cle. Le canal Charleroi-Bruxelles fut achev&amp;eacute; en 1832, et les embranchements de Houdeng et de Mariemont, appel&amp;eacute;s &amp;agrave; jouer un r&amp;ocirc;le important dans le d&amp;eacute;veloppement du Canal du Centre, en 1839.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1807, un d&amp;eacute;cret imp&amp;eacute;rial de Napol&amp;eacute;on Ier ordonna la construction d'un canal entre Mons et Cond&amp;eacute;, achev&amp;eacute; en 1818. Avec le canal de Saint-Quentin, termin&amp;eacute; la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e, les bassins houillers du Borinage &amp;eacute;taient d&amp;eacute;sormais directement reli&amp;eacute;s &amp;agrave; Paris. Un seul &amp;eacute;l&amp;eacute;ment manquait encore &amp;agrave; l'appel dans le r&amp;eacute;seau de canaux reliant l'Escaut et la Meuse : un canal entre Mons et Charleroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine, Napol&amp;eacute;on Ier avait approuv&amp;eacute; en 1810 la proposition de construction d'un canal nomm&amp;eacute; Canal du Centre. S'ensuivit une longue s&amp;eacute;rie de projets, r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s par des ing&amp;eacute;nieurs fran&amp;ccedil;ais, hollandais et belges, selon des trac&amp;eacute;s vari&amp;eacute;s et des techniques diff&amp;eacute;rentes afin de surmonter les obstacles techniques rencontr&amp;eacute;s entre les deux extr&amp;eacute;mit&amp;eacute;s. Dans tous les cas, il s'agissait surtout de projets commerciaux, financ&amp;eacute;s par les entreprises qui utiliseraient cette nouvelle liaison. La concurrence accrue entre les bassins houillers de Grande-Bretagne, d'Allemagne et du Nord de la France amena le gouvernement belge &amp;agrave; intervenir en 1871, et &amp;agrave; s'engager &amp;agrave; financer le canal. Les autorit&amp;eacute;s des Ponts et Chauss&amp;eacute;es effectu&amp;egrave;rent des &amp;eacute;tudes en vue de surmonter les deux difficult&amp;eacute;s techniques majeures - la petite quantit&amp;eacute; d'eau disponible et l'importante d&amp;eacute;nivellation (89,46 m) entre les canaux Charleroi-Bruxelles et Mons-Cond&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal probl&amp;egrave;me repose dans la partie sup&amp;eacute;rieure du canal, dans la vall&amp;eacute;e du Thirieau. Il fut d&amp;eacute;cid&amp;eacute; que, sur ce tron&amp;ccedil;on, la d&amp;eacute;clivit&amp;eacute; &amp;eacute;tait telle qu'il serait plus appropri&amp;eacute; de construire des ascenseurs que des &amp;eacute;cluses : quatre ascenseurs du type mis au point par l'ing&amp;eacute;nieur anglais Edwin Clark suffiraient, l'un devant racheter une chute de 15,40 m et les trois autres une chute de 16,93 m. Cette solution permettrait de r&amp;eacute;soudre tant le probl&amp;egrave;me de la d&amp;eacute;clivit&amp;eacute; sur cette section que le bas volume d'eau, les ascenseurs de Clark s'&amp;eacute;tant av&amp;eacute;r&amp;eacute;s de ce point de vue tr&amp;egrave;s &amp;eacute;conomiques. Des ing&amp;eacute;nieurs belges furent donc envoy&amp;eacute;s en Angleterre pour &amp;eacute;tudier le seul exemple existant de ce type d'ascenseur, construit par Clark &amp;agrave; Anderton, sur le canal Trent-Mersey, en 1872-1875.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&amp;eacute; certains contretemps, tel l'accident de l'ascenseur d'Anderton en 1881, qui eut cependant pour avantage d'entra&amp;icirc;ner une am&amp;eacute;lioration du coefficient de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; &amp;agrave; adopter, le feu vert fut finalement donn&amp;eacute; &amp;agrave; la fin de l'ann&amp;eacute;e 1884. Clark lui-m&amp;ecirc;me devait participer &amp;agrave; la conception et &amp;agrave; la construction des ascenseurs belges. Apr&amp;egrave;s un appel d'offres, les travaux de construction de l'ascenseur n&amp;deg; 1 &amp;agrave; Houdeng-Goegnies furent achev&amp;eacute;s en avril 1888 ; L&amp;eacute;opold II, roi des Belges, l'inaugura le 4 juin de cette m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les travaux d'ach&amp;egrave;vement du canal lui-m&amp;ecirc;me et des trois autres ascenseurs ne devaient pas &amp;ecirc;tre achev&amp;eacute;s aussi rapidement, pour diverses raisons. Le segment de 14 km entre Mons et Thieu fut ouvert en 1892, mais les autres travaux furent retard&amp;eacute;s : en effet, on d&amp;eacute;couvrit que d'autres tron&amp;ccedil;ons du canal traversaient une zone sillonn&amp;eacute;e de galeries de mines de charbon d&amp;eacute;saffect&amp;eacute;es. Ce n'est qu'en 1909 que le travail commen&amp;ccedil;a sur les trois ascenseurs restants, construits, comme le n&amp;deg; 1, par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Cockerill de Seraing. L'occupation allemande pendant la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale n'entra&amp;icirc;na pas la suspension du travail ; de fait, les forces de l'occupant comprirent la valeur strat&amp;eacute;gique de cette importante liaison, et le Canal du Centre fut donc enfin ouvert au trafic sur toute sa longueur en ao&amp;ucirc;t 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1957, il fut d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d'am&amp;eacute;liorer l'ensemble du Canal du Centre pour permettre la navigation des navires d'un tonnage sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; 1.350 tonnes, et une nouvelle section fut creus&amp;eacute;e entre Mons et Havr&amp;eacute;. Ainsi, le segment du canal &amp;agrave; 300 tonnes qui fait l'objet de la pr&amp;eacute;sente proposition d'inscription devint superflu. On envisagea d'abord diverses solutions pour le segment tomb&amp;eacute; en d&amp;eacute;su&amp;eacute;tude, lesquelles allaient de la destruction pure et simple, en passant par la d&amp;eacute;molition et le remplissage, &amp;agrave; diverses formes partielles de conservation. Du fait de contraintes financi&amp;egrave;res, on pr&amp;eacute;f&amp;eacute;ra le conserver dans son int&amp;eacute;gralit&amp;eacute;, et une campagne majeure de relations publiques mena au maintien en op&amp;eacute;ration, &amp;agrave; des fins de loisirs, du segment de canal aujourd'hui propos&amp;eacute; pour inclusion sur la Liste du Patrimoine mondial. Le projet re&amp;ccedil;ut nombre de r&amp;eacute;compenses et de prix dans les ann&amp;eacute;es quatre-vingt et quatre-vingt-dix.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/856</http_url><id_number>856</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_856.jpg</image_url><iso_code>be</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iii:&lt;/em&gt; Les ascenseurs pour bateaux du Canal du Centre sont un t&amp;eacute;moignage exceptionnel des remarquables d&amp;eacute;veloppements de l&amp;rsquo;ing&amp;eacute;nierie hydraulique du XIXe si&amp;egrave;cle en Europe.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iv:&lt;/em&gt; Ces ascenseurs pour bateaux repr&amp;eacute;sentent l&amp;rsquo;apog&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;application de l&amp;rsquo;ing&amp;eacute;nierie &amp;agrave; la construction de canaux.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.4811100000</latitude><location></location><longitude>4.1372200000</longitude><long_description>&lt;p&gt;Les quatre ascenseurs hydrauliques pour bateaux, regroup&amp;eacute;s sur un court segment du canal du Centre, constituent des monuments industriels du plus grand int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. Avec le canal lui-m&amp;ecirc;me et les structures qui lui sont associ&amp;eacute;es, ils offrent un exemple remarquablement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; et complet d'un paysage industriel li&amp;eacute; &amp;agrave; l'eau, de l'Europe de la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Des huit ascenseurs hydrauliques &amp;agrave; bateaux &amp;eacute;difi&amp;eacute;s &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque et au d&amp;eacute;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, les quatre du canal du Centre sont les seuls au monde &amp;agrave; subsister dans leur &amp;eacute;tat de fonctionnement originel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Hainaut ne poss&amp;egrave;de pas une large voie navigable naturelle, ce qui compliqua le transport du charbon d&amp;eacute;couvert dans la r&amp;eacute;gion du Borinage et autour de Charleroi &amp;agrave; la fin du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, qui devait &amp;ecirc;tre achemin&amp;eacute; sur de mauvaises routes. On le transportait &amp;agrave; dos d'homme jusqu'&amp;agrave; la sinueuse rivi&amp;egrave;re de la Haine, o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait charg&amp;eacute; sur de petits bateaux. Des travaux consid&amp;eacute;rables (notamment la construction de portes d'&amp;eacute;cluse et de retenues) furent entrepris pour am&amp;eacute;liorer la navigation sur la Haine au cours des si&amp;egrave;cles qui suivirent, afin que de plus grands bateaux puissent transporter le charbon de Jemmapes &amp;agrave; la basse Schelde OK?ou Escaut inf&amp;eacute;rieur?. Avec le transfert de la r&amp;eacute;gion de Cond&amp;eacute; &amp;agrave; la France, en 1655, on commen&amp;ccedil;a &amp;agrave; discuter du projet de liaison de Mons &amp;agrave; la Schelde par un canal, mais aucun progr&amp;egrave;s ne fut fait en ce sens jusqu'au d&amp;eacute;but du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le canal Charleroi-Bruxelles fut termin&amp;eacute; en 1832, et les segments de Houdeng et de Mariemont, qui devaient jouer un r&amp;ocirc;le important dans le d&amp;eacute;veloppement du canal du Centre, en 1839. Un d&amp;eacute;cret imp&amp;eacute;rial de Napol&amp;eacute;on&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; ordonna, en 1807, la construction d'un canal entre Mons et Cond&amp;eacute;, qui fut compl&amp;eacute;t&amp;eacute; en 1818. Avec le canal de Saint-Quentin, termin&amp;eacute; au cours de la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e, les charbonnages du Borinage &amp;eacute;taient d&amp;eacute;sormais directement reli&amp;eacute;s &amp;agrave; Paris. Un seul &amp;eacute;l&amp;eacute;ment manquait encore &amp;agrave; ce r&amp;eacute;seau de canaux reliant la Schelde &amp;agrave; la Meuse, le canal entre Mons et Charleroi, connu sous le nom de canal du Centre&amp;nbsp;; cette proposition avait &amp;eacute;t&amp;eacute; approuv&amp;eacute;e, en 1810, par Napol&amp;eacute;on&amp;nbsp;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &amp;eacute;tudes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;es par le gouvernement belge pour surmonter deux probl&amp;egrave;mes techniques majeurs, la faible quantit&amp;eacute; d'eau disponible et l'importante d&amp;eacute;nivel&amp;eacute;e du terrain (89,46&amp;nbsp;m). Le principal probl&amp;egrave;me r&amp;eacute;sidait dans la partie sup&amp;eacute;rieure du canal, creus&amp;eacute; dans la vall&amp;eacute;e de la Thiriau. La d&amp;eacute;nivel&amp;eacute;e &amp;eacute;tait telle dans ce secteur qu'on jugea pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable de la compenser par des ascenseurs hydrauliques plut&amp;ocirc;t que par des &amp;eacute;cluses&amp;nbsp;: quatre ascenseurs du type mis au point par l'ing&amp;eacute;nieur britannique Edwin Clark devaient &amp;ecirc;tre suffisants, avec une diff&amp;eacute;rence de niveau de 15,40&amp;nbsp;m pour l'un d'entre eux, et de 16,93&amp;nbsp;m pour les trois autres. L'appel d'offre fut lanc&amp;eacute;, et la construction de l'ascenseur n&amp;deg;&amp;nbsp;1, situ&amp;eacute; &amp;agrave; Houdeng-G&amp;oelig;gnies, fut achev&amp;eacute; en avril&amp;nbsp;1888&amp;nbsp;; il fut inaugur&amp;eacute; le 4&amp;nbsp;juin de cette m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e par le roi des Belges, L&amp;eacute;opold&amp;nbsp;II.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;L'ascenseur n&amp;deg;&amp;nbsp;1 (Houdeng-G&amp;oelig;gnies) consiste essentiellement en deux compartiments mobiles, chacun actionn&amp;eacute; par sa propre presse hydraulique&amp;nbsp;; les presses sont reli&amp;eacute;es entre elles par des tuyaux en sorte que, lorsqu'un compartiment est au niveau de l'ouverture sup&amp;eacute;rieure, l'autre se trouve au niveau de l'ouverture inf&amp;eacute;rieure&amp;nbsp;: quand le premier descend &amp;agrave; la suite de l'introduction d'eau depuis l'ouverture sup&amp;eacute;rieure, le second s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve&amp;nbsp;; un dispositif plac&amp;eacute; entre les deux presses commande le mouvement des compartiments.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ascenseurs n&amp;deg;&amp;nbsp;2 (Houdeng-Aimeries), n&amp;deg;&amp;nbsp;3 (Bracquegnies) et n&amp;deg;&amp;nbsp;4 (Thieu) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits trente ans apr&amp;egrave;s l'entr&amp;eacute;e en fonction du num&amp;eacute;ro&amp;nbsp;1. Ils pr&amp;eacute;sentent un certain nombre de modifications apport&amp;eacute;es au dessin initial, dict&amp;eacute;es par des consid&amp;eacute;rations d'ordre pratique. Toutefois, le principe op&amp;eacute;ratoire demeurait le m&amp;ecirc;me&amp;nbsp;; les modifications ont &amp;eacute;t&amp;eacute; apport&amp;eacute;es essentiellement aux guides, aux presses hydrauliques et &amp;agrave; leurs pistons, ainsi qu'aux &amp;eacute;cluses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</long_description><region>Europe et Amérique du nord</region><revision_extension></revision_extension><secondary_dates></secondary_dates><short_description>&lt;p&gt;Les quatre ascenseurs hydrauliques pour bateaux, regroup&amp;eacute;s sur un court segment de l&amp;rsquo;historique canal du Centre, constituent des monuments industriels de la plus haute qualit&amp;eacute;. Avec le canal lui-m&amp;ecirc;me et ses structures associ&amp;eacute;es, ils offrent un exemple remarquablement bien pr&amp;eacute;serv&amp;eacute; et complet d&amp;rsquo;un paysage industriel de la fin du XIXe si&amp;egrave;cle. Des huit ascenseurs hydrauliques &amp;agrave; bateaux &amp;eacute;difi&amp;eacute;s &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque et au d&amp;eacute;but du XXe si&amp;egrave;cle, les quatre ascenseurs du canal du Centre sont les seuls au monde subsistant dans leur &amp;eacute;tat originel de fonctionnement.&lt;/p&gt;</short_description><site>Les quatre ascenseurs du canal du Centre et leur site, La Louvière et Le Roeulx (Hainaut)</site><states>Belgique</states><transboundary>0</transboundary><unique_number>1007</unique_number></row><row><category>Cultural</category><criteria_txt>(ii)(iv)</criteria_txt><danger></danger><date_inscribed>1998</date_inscribed><historical_description>&lt;p&gt;La plus ancienne r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence &amp;eacute;crite au Nedermarckt (March&amp;eacute; bas), comme elle &amp;eacute;tait &amp;agrave; l'origine appel&amp;eacute;e, date de 1174. Le nom actuel entra en vigueur pendant le dernier quart du XVIIIe si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;En son emplacement se trouvaient jadis des marais, sur la rive droite de la Senne, &amp;agrave; l'est du castellum, l'enceinte d&amp;eacute;fensive du ch&amp;acirc;teau que Charles de France, duc de Basse-Lotharingie, fit construire aux alentours de 977. Limit&amp;eacute;e au nord par le Spiegelbeek et au sud et &amp;agrave; l'est par un banc de sable, elle est l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement en pente de l'est vers l'ouest, comme le nom de certaines maisons en atteste (n&amp;deg; 6 La Montagne, n&amp;deg; 10 et 18 La Colline). Les mar&amp;eacute;cages furent drain&amp;eacute;s au XIIe si&amp;egrave;cle (ou peut-&amp;ecirc;tre l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement plus t&amp;ocirc;t).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le trac&amp;eacute; rectangulaire actuel de la Grand-Place s'est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; au fil des si&amp;egrave;cles en cons&amp;eacute;quence des agrandissements et autres modifications qui se succ&amp;eacute;d&amp;egrave;rent, et ne parvint &amp;agrave; sa forme d&amp;eacute;finitive qu'apr&amp;egrave;s 1695. Depuis toujours, cependant, sept rues la traversent. Aux XIIIe et XIVe si&amp;egrave;cles, la place du march&amp;eacute; &amp;eacute;tait entour&amp;eacute;e de steenen (les halles au drap, au pain et &amp;agrave; la viande, des &amp;eacute;difices de pierre) dispos&amp;eacute;s au hasard, et de maisons de bois, s&amp;eacute;par&amp;eacute;es par des cours, des jardins ou des ambiti (passages faisant office de coupe-feu).&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;A la seconde moiti&amp;eacute; du XIVe si&amp;egrave;cle, une gigantesque halle au drap fut &amp;eacute;rig&amp;eacute;e au sud de la place, tandis qu'en 1396, les autorit&amp;eacute;s municipales expropriaient un grand nombre des b&amp;acirc;timents au nord, afin de l'&amp;eacute;tendre et de lui donner un trac&amp;eacute; rectiligne. Au XVe si&amp;egrave;cle, les ailes est et ouest de l'H&amp;ocirc;tel de Ville (1401-44) et le beffroi (1449) vinrent remplacer les maisons au sud. Une nouvelle halle au pain fut construite du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord en 1405, puis, en 1441, les maisons &amp;agrave; l'alignement irr&amp;eacute;gulier du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; est furent d&amp;eacute;molies et remplac&amp;eacute;es par six b&amp;acirc;timents adjacents align&amp;eacute;s r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement. Aux environs de cette &amp;eacute;poque, les corporations et les guildes qui jouaient depuis les ann&amp;eacute;es 1420 un r&amp;ocirc;le dans le gouvernement municipal et s'int&amp;eacute;ressaient de pr&amp;egrave;s &amp;agrave; l'am&amp;eacute;lioration de la Grand-Place rachet&amp;egrave;rent syst&amp;eacute;matiquement les maisons entourant la place. La halle au pain fut d&amp;eacute;molie en 1512-1513 et remplac&amp;eacute;e par un grand immeuble, baptis&amp;eacute; Maison du Roi. Au cours du XVIe si&amp;egrave;cle, beaucoup des maisons furent reconstruites avec de nouvelles fa&amp;ccedil;ades de style Renaissance ou baroque.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Le 14 ao&amp;ucirc;t 1695, Louis XIV ordonna au mar&amp;eacute;chal de Villeroy de canonner la ville de Bruxelles, &amp;agrave; titre de repr&amp;eacute;sailles &amp;agrave; la suite de la destruction de villes c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res et de ports fran&amp;ccedil;ais par des navires de guerre hollandais et anglais. Les troupes hollandaises et anglaises &amp;eacute;tant en campagne &amp;agrave; Namur, une arm&amp;eacute;e fran&amp;ccedil;aise de 70.000 hommes fut ainsi libre de placer son artillerie consid&amp;eacute;rable sur les hauteurs du Scheut, d'o&amp;ugrave; 3.000 bombes et 1.200 obus incandescents plurent sur le coeur de la ville. Au matin du 15 ao&amp;ucirc;t, seuls l'H&amp;ocirc;tel de Ville, la Maison du Roi et quelques murs se dressaient toujours sur la Grand-Place.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Malgr&amp;eacute; la s&amp;eacute;v&amp;eacute;rit&amp;eacute; du bombardement, la reconstruction fut rapide, gr&amp;acirc;ce aux mesures prises par les autorit&amp;eacute;s municipales et &amp;agrave; l'aide qu'apport&amp;egrave;rent g&amp;eacute;n&amp;eacute;reusement d'autres villes et provinces. En vertu d'un &amp;eacute;dit remarquable promulgu&amp;eacute; en 1697, toutes les propositions de reconstruction des fa&amp;ccedil;ades durent &amp;ecirc;tre soumises &amp;agrave; l'approbation des autorit&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; pr&amp;eacute;server l'harmonie de la place, et il ne fallut que quatre ans &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re pour recouvrer int&amp;eacute;gralement son trac&amp;eacute; et son aspect d'origine. En outre, cela repr&amp;eacute;sentait en m&amp;ecirc;me temps l'occasion d'&amp;eacute;largir et de redresser plusieurs des rues conduisant &amp;agrave; la place. L'aile sud de l'H&amp;ocirc;tel de Ville rempla&amp;ccedil;a peu de temps apr&amp;egrave;s la halle au drap, dont il ne restait que des d&amp;eacute;combres.&lt;/p&gt;</historical_description><http_url>http://whc.unesco.org/fr/list/857</http_url><id_number>857</id_number><image_url>http://whc.unesco.org/uploads/sites/site_857.jpg</image_url><iso_code>be</iso_code><justification>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re ii:&lt;/em&gt; La Grand-Place est un exemple exceptionnel du m&amp;eacute;lange &amp;eacute;clectique et tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;ussi de styles architecturaux et artistiques caract&amp;eacute;ristique de la culture et de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de cette r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crit&amp;egrave;re iv:&lt;/em&gt; Par la nature et la qualit&amp;eacute; de son architecture et sa valeur remarquable, la Grand-Place illustre remarquablement l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution et les succ&amp;egrave;s d&amp;rsquo;une cit&amp;eacute; mercantile du nord de l&amp;rsquo;Europe &amp;agrave; l&amp;rsquo;apog&amp;eacute;e de sa prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</justification><latitude>50.8466800000</latitude><location>Ville de Bruxelles, région Bruxelles-Capitale</location><longitude>4.3524200000</longitude><long_description>&lt;p&gt;La Grand-Place de Bruxelles est un ensemble remarquable de fusion r&amp;eacute;ussie de styles architecturaux et artistiques typiques de la culture et de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de cette r&amp;eacute;gion. Du fait de la nature et de la qualit&amp;eacute; de son architecture, et de son int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t en tant qu'espace public ouvert, elle illustre de mani&amp;egrave;re exceptionnelle l'&amp;eacute;volution et les vicissitudes d'une ville marchande opulente du nord de l'Europe au sommet de sa prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;La plus ancienne r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence au &lt;em&gt;Nedermarckt &lt;/em&gt; (march&amp;eacute; inf&amp;eacute;rieur), comme on l'appelait alors, remonte &amp;agrave; 1174. Son nom actuel entra en usage dans le courant du dernier quart du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Elle se trouve dans une zone qui &amp;eacute;tait occup&amp;eacute;e par un marais situ&amp;eacute; sur la rive droite de la Senne, &amp;agrave; l'est du &lt;em&gt;castellum&lt;/em&gt; , une annexe d&amp;eacute;fensive du ch&amp;acirc;teau construite vers 977 par Charles de France, duc de Lotharingie inf&amp;eacute;rieure. Ce marais fut bonifi&amp;eacute; au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Le plan rectangulaire actuel de la Grand-Place s'est form&amp;eacute; au fil des si&amp;egrave;cles &amp;agrave; la suite de diff&amp;eacute;rents agrandissements et modifications, et ne prit sa forme d&amp;eacute;finitive qu'apr&amp;egrave;s 1695. Toutefois, il a toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; le point d'aboutissement de sept rues. Aux XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cles, la place du march&amp;eacute; &amp;eacute;tait entour&amp;eacute;e par des &lt;em&gt;steenen &lt;/em&gt; (les halles ou march&amp;eacute;s, construits en pierre, des v&amp;ecirc;tements, du pain et de la viande) implant&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re irr&amp;eacute;guli&amp;egrave;re, et par des maisons &amp;agrave; colombages, s&amp;eacute;par&amp;eacute;es par des cours, par des jardins ou par des &lt;em&gt;ambiti &lt;/em&gt; (passages servant de coupe-feu). Au cours du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, les maisons du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; sud ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute;es par les ailes est et ouest de l'h&amp;ocirc;tel de ville (1401-44) et par son campanile (1449). Une nouvelle halle au pain, construite du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord en 1405, a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;molie en 1512-1513 pour faire place au grand &amp;eacute;difice connu sous le nom de maison du Roi.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;Au cours du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, bien des maisons ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconstruites avec de nouvelles fa&amp;ccedil;ades en style Renaissance ou baroque. Le 14&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 1695, le roi de France Louis XIV ordonna au mar&amp;eacute;chal de Villeroi de bombarder la ville, en repr&amp;eacute;sailles de la destruction des villes c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res et des ports fran&amp;ccedil;ais par les marines hollandaise et anglaise. En d&amp;eacute;pit de la gravit&amp;eacute; de ce bombardement, la reconstruction fut rapide gr&amp;acirc;ce aux initiatives prises par les autorit&amp;eacute;s communales et au g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux appui d'autres villes et provinces. Une remarquable ordonnance promulgu&amp;eacute;e en 1697 par le magistrat de la ville &amp;eacute;tablit que toutes les propositions de reconstruction des fa&amp;ccedil;ades devaient &amp;ecirc;tre approuv&amp;eacute;es par les autorit&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; pr&amp;eacute;server l'harmonie de la place. En quatre ans seulement, la Grand-Place avait &amp;eacute;t&amp;eacute; enti&amp;egrave;rement restaur&amp;eacute;e dans son plan et sa physionomie d'origine.&lt;/p&gt;&#xd;
&lt;p&gt;L'h&amp;ocirc;tel de ville, qui couvre la plus grande partie du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; sud de la Grand-Place, est form&amp;eacute; de diff&amp;eacute;rents corps de b&amp;acirc;timent group&amp;eacute;s autour d'une cour interne rectangulaire. La partie donnant sur la place, form&amp;eacute;e de deux b&amp;acirc;timents en &amp;eacute;querre, est du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. Toute sa fa&amp;ccedil;ade est d&amp;eacute;cor&amp;eacute;e de statues remontant au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle. La partie sud du complexe est un &amp;eacute;difice classique &amp;eacute;troit, du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;si&amp;egrave;cle, qui referme le plan en U des structures gothiques. Face &amp;agrave; l'h&amp;ocirc;tel de ville, de l'autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la place, se trouve son autre &amp;eacute;difice principal, la maison du Roi, aujourd'hui utilis&amp;eacute;e comme mus&amp;eacute;e de la ville. En 1873, le conseil municipal d&amp;eacute;cida que son &amp;eacute;tat 