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Paysage industriel de Blaenavon

Blaenavon Industrial Landscape

The area around Blaenavon is evidence of the pre-eminence of South Wales as the world's major producer of iron and coal in the 19th century. All the necessary elements can still be seen - coal and ore mines, quarries, a primitive railway system, furnaces, workers' homes, and the social infrastructure of their community.

Paysage industriel de Blaenavon

La zone qui environne Blaenavon témoigne de façon éloquente du rôle prépondérant du Sud du Pays de Galles dans la production mondiale de fer et de charbon au XIXe siècle. Tous les éléments liés à cette production peuvent être vus in situ : mines de houille et de fer, carrières, système primitif de chemin de fer, fourneaux, logements des ouvriers, infrastructure sociale de leur communauté.

المنظر الصناعي في بلينافون

تشهد المنطقة المحيطة ببلينافون على الدور الهام الذي اتسم به جنوب بلاد الغال في الانتاج العالمي للحديد والفحم في القرن التاسع عشر، كما تسمح من خلال موقعها بالتعرف الى مجمل العناصر المرتبطة بهذا الانتاج حيث تتضمن مناجم من الفحم الحجري والحديد، بالإضافة الى كسارات ونظام بدائي لسكة الحديد وأفران ومساكن للعمال وبنية تحتية خاصة بمجتمعهم.

source: UNESCO/ERI

卡莱纳冯工业区景观

卡莱纳冯周围地区证明了在19世纪,南部威尔士是世界上主要的铁和煤的生产地。今天,人们还可以看到所有必要的证据:煤矿和矿石矿、采石场、一个原始铁路系统、炉膛、工人的家和他们社区的社会基础结构。

source: UNESCO/ERI

Горнопромышленный ландшафт Блэнавон

Район Блэнавон напоминает о выдающейся роли Южного Уэльса, которую он играл в XIX в. в качестве крупнейшего в мире производителя железа и угля. Все важнейшие элементы этого комплекса можно наблюдать и поныне – угольные и рудные шахты, карьеры, примитивная железнодорожная сеть, горны, дома рабочих и объекты социальной инфрастуктуры.

source: UNESCO/ERI

Paisaje industrial de Blaenavon

El paisaje de los alrededores de Blaenavon patentiza el papel preponderante desempeñado a nivel mundial por la región del sur del País de Gales, a lo largo del siglo XIX, en la producción de hierro y carbón, ya que todos los elementos necesarios para ésta pueden verse todavía in situ: minas de hierro y hulla, canteras, una red ferroviaria primitiva, hornos de fundición, viviendas obreras y vestigios de la infraestructura social de la comunidad.

source: UNESCO/ERI

ブレナヴォン産業用地

source: NFUAJ

Industrieel landschap van Blaenavon

Het gebied rond Blaenavon is het bewijs van de superioriteit van Zuid-Wales als ’s werelds grootste producent van ijzer en steenkool in de 19e eeuw. Alle industriële elementen zijn er nog steeds te vinden: de kolen- en ertsmijnen, de steengroeven, een primitief spoorwegsysteem, ovens, arbeiderswoningen en de sociale infrastructuur van hun gemeenschap. Woningen werden meestal zeer dicht bij de ijzerfabriek, de mijnen, de steengroeven of de transportroutes gebouwd. De verbetering van de vervoersystemen was een belangrijk onderdeel van de Industriële Revolutie en ook van groot belang voor het succes van de kolen- en ijzerindustrie.

Source : unesco.nl

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Paysage industriel de Blaenavon © ejbaurdo
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse 

Le paysage de Blaenavon, à l’extrémité de la vallée de l’Avon Llwyd au sud du Pays de Galles, témoigne de façon exceptionnelle de l’importance internationale de la région en matière de sidérurgie et d’exploitation  du charbon à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. Le développement parallèle de ces industries a été l’une des principales forces dynamiques de la révolution industrielle. Les grands sites préservés de Blaenavon Ironworks et de Big Pit, ainsi que le remarquable paysage relique de l’exploitation minière, de la fabrication, du transport et du peuplement qui les entoure, abritent des témoignages très complets de tous les éléments essentiels du processus d’industrialisation : mines de charbon et de minerai, carrières, un système primitif de chemin de fer, fourneaux, logements des ouvriers et infrastructure sociale des premiers temps de la communauté industrielle. La zone illustre la prédominance du sud du Pays de Galles dans la production de fer, d’acier et de charbon au XIXe siècle.

Les Blaenevon Ironworks (établies vers 1789) fournirent l’impulsion nécessaire à l’exploitation minière et à l’installation des ouvriers. Les vestiges des fourneaux de la fin du XVIIIe siècle ainsi que les fourneaux de la fin du XIXe sont les mieux conservés de leur époque dans tout le Royaume-Uni. À coté des fourneaux, on peut également trouver deux des halles de coulée d’origine. Au dessus des fourneaux, se trouve une rangée de fours en ruine dans lesquels le minerai de fer était calciné ou grillé. On peut également observer les vestiges des logements d’origine destinés aux ouvriers, situés au pied de l’imposante cheminée de la soufflante, ainsi que les piliers et les crochets de fonte qui supportaient les conduites de ventilation vers les fours. L’emblématique tour à contrepoids hydraulique, construite en 1839, est un excellent exemple de la technique de levage au moyen d’eau comme contrepoids.

Le Big Pit fut la dernière mine de charbon exploitée dans le secteur de Blaenevon. Les bâtiments de surface, notamment la machine d’extraction, demeurent presque semblables à ce qu’ils étaient lorsque la production de charbon cessa en 1980. Les infrastructures souterraines sont encore en excellent état comme on peut l’observer dans le cadre de visites guidées.

Le paysage de Blaenevon témoigne de la façon dont toutes les matières premières nécessaires à la sidérurgie étaient obtenues. Le paysage comprend le charbon, le minerai de fer, l’exploitation de l’argile réfractaire et du calcaire et les systèmes de transport, notamment un réseau primitif de chemin de fer sur rail qui permettait de rejoindre le canal et des voies de chemin de fer plus tardives pour un train à vapeur qui étaient utilisées pour importer et exporter des matériaux.

Le paysage témoigne également du développement de la première société industrielle. Proche des Ironworks et du Big Pit, se trouve la ville de Blaenavon, la mieux conservée au Royaume-Uni des villes typiques de l’exploitation sidérurgique de la même époque. On peut y voir les maisons mitoyennes des ouvriers. Dans son ensemble, la ville illustre avec force la culture spécifique qui s’est développée dans les régions d’exploitation minière et de sidérurgie des vallées du sud du Pays de Galles., etconstitue un témoignage complet du patronage et de la structure sociale de la communauté. Parmi les bâtiments dignes d’intérêt, on remarque l’Église Saint-Pierre, construite par les maîtres de forge en 1804, la Grande salle des ouvriers de Blaenavon, construite en 1894 grâce aux cotisations versées par les ouvriers et l’École Saint-Pierre, construite en 1816 par Sarah Hopkins, la sœur du maître de forge. L’école a été restaurée et est devenue le premier centre d’interprétation d’un bien du patrimoine mondial au Royaume-Uni.

En rassemblant tous ces éléments, le bien constitue l’une des plus importantes zones au monde dans laquelle le processus social, économique et technologique de l’industrialisation par l’exploitation du fer et du charbon peut être étudié et compris dans sa globalité.

Critère (iii) : Le paysage de Blaenavon constitue une illustration exceptionnelle, sous une forme physique, de la structure sociale et économique de l’industrie du XIXe siècle.

Critère (iv) : Les composants du paysage industriel de Blaenavon, pris dans leur ensemble, représentent un exemple exceptionnel et remarquablement complet d’un paysage industriel du XIXe siècle.

Intégrité

Les limites du bien du patrimoine mondial intègrent les principaux monuments, les lieux de peuplement liés à l’exploitation minière ainsi que le paysage environnant de la vallée avec ses nombreux vestiges de l’exploitation du charbon et du minerai de fer, les carrières, le chemin de fer primitif destiné au transport du fer et les canaux. Les limites du bien englobent donc tous les attributs principaux de cette période des premiers temps de la révolution industrielle.

Lors de l’inscription du bien, de nombreux attributs étaient vulnérables en raison de l’absence de conservation. Depuis lors, de grands travaux de conservation ont été entrepris aux Ironworks, à Big Pit, dans les logements pour les mineurs de Blaenavon et dans le paysage. Tous les travaux ont été entrepris dans un but de recherche et dans le cadre des plans de conservation. Désormais, un programme de conservation permanente du cadre général du bien est mis en œuvre.

Le paysage intègre d’autres lieux de résidence plus récents autour de la ville minière, destinés aux ouvriers,, qui sont facilement repérables depuis les hauteurs qui entourent la ville. Tout nouveau projet d’aménagement doit en conséquence être contrôlé afin de garantir que les valeurs essentielles et les principales perspectives visuelles du bien n’en pâtissent pas. Il n’existe pas de zone tampon et le cadre pourrait être vulnérable en cas de réutilisation des terrils, de projets d’exploitation minière à ciel ouvert, d’installation de champs d’éoliennes et de tout autre type d’interventions sur le paysage. Cependant, à ce jour, de tels projets ont été rejetés conformément à la politique de planification fixée.

Authenticité

Les principaux attributs sont clairement visibles. On peut concevoir, étudier et comprendre la relation entre les principaux monuments (les Blaenavon Ironworks, le Big Pit), l’infrastructure historique de transports, le modèle de logements pour les ouvriers et les vastes équipements abandonnés d’exploitation minière. Les principales caractéristiques patrimoniales demeurent dans un état de conservation remarquable. La présence de ces vestiges conséquents, en lien étroit les uns avec les autres, offre la possibilité de comprendre le processus complexe de l’industrialisation par la production de fer et de charbon et le développement de la société industrielle au cours d’une époque déterminante, les premières années de la révolution industrielle. L’ensemble est néanmoins vulnérable à tout projet d’aménagement susceptible d’interférer avec sa lisibilité.

Afin de garantir la pérennité et l’avenir durable des monuments et bâtiments et de rendre la présentation et l’interprétation du bien efficaces, il s’est avéré utile dans certains cas d’ajouter des structures complémentaires ou de faire quelques adaptations mineures au tissu historique. Dans de tels cas, les travaux ont été entrepris en conformité avec les plans de conservation convenus et les structures ajoutées peuvent être clairement identifiées.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Un système global de contrôle règlementaire est en vigueur dans le cadre des dispositions de la Loi de planification urbaine et rurale de 1980 (the Town and Country Planning Act) et de la Loi de planification de 1990 (Bâtiments classés et zones de conservation) (the Listed Buildings and Conservation Areas Act). Un réseau de politiques stratégiques est également en vigueur afin de protéger le bien dans le cadre des plans de développement local du Conseil du comté de Torfaen (Torfaen County Borough Council), de l’Autorité en charge du parc national des Brecon Beacons (Brecon Beacons National Park Authority) et du Conseil du comté de Monmouthshire (Monmouthshire County Council). Il s’agit là des autorités locales responsables de la réglementation en matière de planification de leur propre secteur situé dans le périmètre du bien.

On dénombre 24 monuments anciens répertoriés (Scheduled Ancient Monuments – SAM) et 82 bâtiments ou structures inscrits sur la Liste nationale des bâtiments ayant une architecture particulière ou un intérêt historique (Bâtiments classés) (National List of Buildings of Special Architectural or Historic Interest (Listed Buildings)). Il y a deux zones de conservation dans le périmètre du bien, le Centre-ville de Blaenavon et Cwmavon. Une  autrezone de conservation fait actuellement l’objet d’un projet pour les secteurs de Forgeside et de Glantorfaen. Ces zones de conservation permettent aux secteurs concernés de bénéficier d’une protection locale. Les principaux monuments et bâtiments du site appartiennent au domaine public.

La gestion du bien est orientée par les dispositions d’un plan de gestion. Le plan d’origine, une fois achevé (en termes de projets), a été remplacé par un plan régulièrement révisé. Il prévoit un programme de conservation et de protection permanentes, notamment un projet de zone tampon dont l’examen est prévu pendant la durée de validité du plan de gestion.

Il est nécessaire de promouvoir la compréhension de l’envergure et l’importance du bien et de ses attributs interdépendants. Un Centre pour le patrimoine mondial, qui permet aux visiteurs d’avoir accès et de comprendre le bien du patrimoine mondial tant dans sa dimension physique qu’intellectuelle, a ouvert ses portes en 2008..

La gestion du tourisme et des visiteurs relève du plan de gestion. Celui-ci prévoit les principaux objectifs de gestion en matière de promotion du bien et d’accès adapté et de gestion des visiteurs.

La responsabilité générale de la gestion du bien et de sa mise en œuvre est entre les mains du Blaenavon Partnership, qui est placé sous la responsabilité du Conseil du comté de Torfaen, et qui réunit un certain nombre de représentants des autorités locales, des agences de l’Assemblée nationale du Pays de Galles (Welsh Assembly Government) et d’autres institutionsLe Blaenavon Partnership s’engage auprès de la communauté dans son ensemble en établissant et en maintenant des contacts réguliers avec le Conseil municipal de Blaenavon, les groupes de volontaires, les responsables économiques, les résidents et l’association touristique locale. Afin de garantir une participation efficace de tous les acteurs et intervenants locaux du paysage culturel, un forum populaire (Commons Forum) a été mis en place.

Il est nécessaire de garantir un contrôle efficace de l’aménagement dans le périmètre du bien et de son cadre afin que tout projet en ce domaine n’ait pas d’impact négatif sur la relation entre les attributs et le paysage environnant en matière d’intégrité du bien et de sa capacité, en tant que paysage culturel, à transmette sa Valeur universelle exceptionnelle. 

 

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Blaenavon landscape constitutes an exceptional illustration in material form of the social and economic structure of 19th-century industry. The area around the Blaenavon ironworks provides an extraordinarily comprehensive picture of the South Wales coal and iron industry in its heyday in the 19th and early 20th centuries, when it was one of the world's largest iron and steel producers. All the necessary elements can be seen in situ : coal and ore mines, quarries, a primitive railway system, furnaces, the homes of the workers, and the social infrastructure of their community.

From at least 1675, iron ore was extracted on the mountains of Blaenavon. However, the area was virtually unsettled and used only for small-scale iron mining and grazing. In 1788 Thomas Hill, Thomas Hopkins, and Benjamin Pratt built a major new ironworks at Blaenavon, putting into practice the latest technology and organization of the Industrial Revolution in a new and resource-rich setting. By 1789 the ironworks consisted of three blast furnaces using steam power, making it one of the largest in the world.

In 1817 adit mining for iron ore and coal developed on a larger scale, replacing surface scouring, and shaft mines were introduced, with sophisticated drainage, haulage, and ventilation arrangements. Population grew rapidly through the migration of workers from rural areas of Wales, from the industrial Midlands, Ireland, Scotland and rural England. Blaenavon parish, which had been minuscule before the ironworks was built, had grown to 11,452 in 1891. The social development of the area created a thriving urban culture. A rapidly created industrial landscape grew up of iron-ore patches, coal mines, limestone quarries, iron forges, brick works, tram roads, watercourses and workers' houses, all controlled by the Blaenavon Company, which was reorganized as a joint stock company in 1836.

During the 1840s and 1850s the scattered housing of the workers and the works' school, church and chapels were complemented by the evolution, on land outside the company's ownership, of a town with a variety of urban functions. There were three principal clusters of buildings in the area, one around the Ironworks, one along the east-west axis, now King Street, and one around St Peter's Church.

Relative decline in steelmaking from around the turn of the century permitted the growth of coal production for export. Steel production ceased in 1938, and Big Pit, the last substantial working colliery, closed in 1980. Big Pit is now a museum of coal mining of international significance, and one of only two mining museums in the United Kingdom where visitors can be taken underground. The conservation of Blaenavon Ironworks has contributed to economic regeneration. The town and the surrounding landscape have survived little altered to represent the story of their past.

The improvement of transport systems was a key component of the Industrial Revolution and was vital to the success of the coal and iron industries with their bulky goods and requirement to exploit new regions. Much evidence remains in the landscape of the transport systems by which Blaenavon Ironworks was supplied with raw materials and its products were conveyed to the coast.

In an upland setting like that of Blaenavon, which lies high on the watershed, the careful management of water was vital to provide sufficient and reliable supply, even in drought, to operate water-balance lifts, carry out scouring, and feed steam engines. Surface and underground drainage was also of the utmost importance for mining operations. Watercourses and drains can be seen in many places on the hills above Blaenavon, often with relationships to one another.

A variety of workers' housing remains within the Blaenavon landscape. The company usually built dwellings very close to its ironworks, mines, quarries or transport routes. Adjacent to the Ironworks stands Stack Square and Engine Row, a small group of solidly constructed stone cottages.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Depuis 1675 au moins, et probablement avant déjà, le minerai de fer était extrait des montagnes de Blaenavon. Toutefois, la région n'était quasiment pas habitée, et n'abritait alors que de petites mines de fer et des pâturages.

En 1788, Lord Abergavenny céda à bail les terres communales, « les collines de Lord Abergavenny », à Thomas Hill, Thomas Hopkins et Benjamin Pratt. Ces trois entrepreneurs virent là l'occasion de construire de nouvelles usines sidérurgiques à Blaenavon, mettant en pratique les technologies et les organisations les plus récentes de la révolution industrielle dans un environnement nouveau et riche en ressources. En 1789, Ironworks se composait de trois hauts fourneaux à vapeur, ce qui en faisait la deuxième plus grande usine sidérurgique du Pays de Galles et l'une des plus importantes au monde. Le minerai de fer, l'argile réfractaire, le charbon et le calcaire étaient tous assurés par les propres ressources minérales de la compagnie. Dès 1796, les fourneaux produisaient 5400 tonnes de fer par an. Des maisons furent construites non loin des usines sidérurgiques, des mines et des carrières de la compagnie pour ses ouvriers les plus importants, et un dense réseau de chemins de fer primitifs fut instauré pour transporter les matières brutes jusqu'aux usines et les produits jusqu'aux marchés. La population s'accrut rapidement grâce à la migration d'ouvriers venus des zones rurales du Pays de Galles, des Midlands industriels, de l'Irlande, de l'Écosse et de l'Angleterre rurale. Ainsi, un paysage industriel naquit rapidement : filons de minerai de fer, mines de charbon, carrières de calcaire, forges, briqueteries, tramways, canaux et logements ouvriers, tous sous la direction de la Blaenavon Company.

En 1812, on comptait cinq fourneaux, capables de produire 14 000 tonnes de fer par an. De nouvelles liaisons ferroviaires primitives furent établies avec le canal de Brecknock et d'Abergavenny, via le tunnel de Pwll-Du et ses 2,4 kilomètres, le plus long jamais construit sur un chemin de fer à traction animale. La forge Garn-Ddyrys, convertissant de la fonte brute en fer malléable, fut construite sur une montagne au nord de Blaenavon en 1817. Les galeries à flanc de coteau pour les minerais de fer et le charbon se développèrent à plus grande échelle, remplaçant les mines de surface, tandis que les mines en forage faisaient leur apparition, accompagnées de systèmes complexes de drainage, d'extraction et de ventilation. De nouvelles sources de calcaire furent explorées, et des carrières plus grandes ouvertes. Dans les années 1840 et 1850, les logements disséminés des ouvriers et l'école, l'église et les chapelles furent complétés par l'évolution, en dehors des limites des propriétés de la compagnie, d'une ville présentant des fonctions urbaines variées.

Dans les années 1860, la Compagnie ouvrit une nouvelle aciérie de l'autre côté de la vallée, à Forgeside, rendant ainsi l'ancienne aciérie de plus en plus superflue, ce qui la mit à l'abri du redéveloppement. En 1878, Sidney Gilchrist Thomas et Percy Gilchrist inventèrent à Blaenavon le procédé « Thomas », qui fut d'une importance mondiale pour l'utilisation des minerais de fer phosphoreux dans l'aciérage. La production gagna en envergure ; parallèlement, les produits en fer et les compétences de la force de travail continuèrent d'être exportés dans le monde. Big Pit fut creusé pour desservir ces nouvelles usines, et le nouveau peuplement de Forgeside construit. La population de la paroisse de Blaenavon, minuscule avant la construction des usines sidérurgiques, était passée à 11 452 habitants en 1891. Le développement social de la région créa une culture urbaine prospère, comptant pléthore de chapelles, écoles, pubs et commerces ; en outre, l'année 1895 vit la construction du Workmen's Hall and Institute, à vocation sociale et éducative.

Le relatif déclin des aciéries à partir de la fin du siècle permit la croissance de la production de charbon, en vue de l'exportation. La demande pour le charbon de cette région, excellent charbon de foyer, continua de croître, et l'industrie connut son apogée en 1913, date à laquelle les mines de charbon employaient presque 250 000 personnes au Pays de Galles, soit un homme adulte sur quatre. Big Pit fut agrandi une première fois, puis une seconde après la nationalisation de l'industrie charbonnière britannique, en 1947. Ce qui n'empêcha pourtant pas l'emploi dans la région de chuter, de même que la population qui, après avoir atteint un sommet en 1921, avec 12 500 habitants, ne compte plus désormais que 6000 habitants. La production d'acier cessa en 1938 et Big Pit, dernier fleuron en exploitation de l'industrie houillère, ferma en 1980.

De par ce déclin économique et social, le tissu urbain, dans sa grande majorité, nécessite des investissements, mais le développement de nouvelles industries, l'ouverture de Big Pit comme musée des mines en 1983 et la conservation des usines sidérurgiques de Blaenavon ont contribué à la régénération économique. La ville et le paysage environnant ont survécu avec peu de changements, et recréent l'image de leur passé.

Source : évaluation des Organisations consultatives