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Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes

Historic Town of St George and Related Fortifications, Bermuda

The Town of St George, founded in 1612, is an outstanding example of the earliest English urban settlement in the New World. Its associated fortifications graphically illustrate the development of English military engineering from the 17th to the 20th century, being adapted to take account of the development of artillery over this period.

Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes

Fondée en 1612, la ville de St George est un exemple exceptionnel des établissements urbains anglais les plus anciens du Nouveau Monde. Les fortifications associées témoignent du développement de l'ingénierie militaire anglaise du XVIIe au XXe siècle et de son adaptation, au fil du temps, à l'évolution de l'artillerie.

مدينة سان جورج التاريخية والحصون الملحقة بها في جزر البرمودا

تأسست مدينة سان جورج عام 1612 وهي نموذج فريد لأقدم المنشآت المدنية الانكليزية في العالم الجديد، اما الحصون الملحقة بها فتشهد على تطوّر الهندسة العسكرية الانكليزية من القرن السابع عشر ولغاية القرن العشرين وعلى تكيّفها مع تطور المدفعية على مر العصور.

source: UNESCO/ERI

百慕大群岛上的圣乔治镇及相关的要塞

圣乔治镇始建于1612年,是在新大陆最早的英国城市居住区的杰出典型。与此有关的要塞经过改造,考虑到了17世纪至20世纪军炮的发展,生动地阐释了这一时期英国军事防御工程的发展情况。

source: UNESCO/ERI

Исторический город Сент-Джордж и его укрепления, Бермудские острова

Город Сент-Джордж, основанный в 1612 г., – это яркий пример самых первых городских поселений англичан в Новом Свете. Его укрепления, наглядно иллюстрирующие эволюцию английской военной инженерии в XVII-XX вв., возводились с учетом развития артиллерии в тот период времени.

source: UNESCO/ERI

Ciudad histórica de Saint George y fortificaciones anejas (Bermudas)

Fundada en 1612, la ciudad de Saint George es un ejemplo excepcional de los primeros asentamientos urbanos ingleses en el Nuevo Mundo. Sus fortificaciones son un vívido ejemplo de la evolución de la ingeniería militar inglesa entre los siglos XVII y XX, así como de su adaptación a los adelantos de la artillería con el correr del tiempo.

source: UNESCO/ERI

バミューダ島の古都セント・ジョージと関連要塞群
北大西洋、イギリス領バミューダ諸島の主島バミューダ島北端、セント・ジョージの町は、イギリスが海外に進出した最も初期の都市型住居を例証する顕著な史蹟である。バミューダの重要建築物の一つであるターカー・ハウスや18世紀のセント・ピーター教会など、多くの建造物が植民の歴史を語っている。一連の要塞群においては17-20世紀の間、大砲の発達によって変容していったイギリスの軍事工学の発展が手に取るようによく分かる。

source: NFUAJ

Historische Stad van Sint George en gerelateerde vestingwerken, Bermuda

De stad Sint George - opgericht in 1612 - is de vroegste Engelse nederzetting in de Nieuwe Wereld. De vestingwerken die erbij horen illustreren de ontwikkeling van de Engelse militaire technologie van de 17e tot de 20e eeuw. Ze zijn zodanig aangepast dat ze rekening houden met de ontwikkeling van de artillerie in die periode. De architectuur van Bermuda is uniek en er is weinig veranderd sinds het einde van de 17e eeuw. Zo hebben de eenvoudige huizen een of twee verdiepingen, zijn ze gebouwd met dragende muren van metselwerk, geschilderd in pastelkleuren en zijn de witgeschilderde daken van stenen platen.

Source : unesco.nl

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Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes © dbking
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Exemple authentique le plus ancien d’un établissement urbain anglais dans le Nouveau Monde, la ville de St George est de valeur universelle exceptionnelle. Les fortifications associées témoignent visuellement du développement de l’ingénierie militaire anglaise du XVIIe au XXe siècle et de son adaptation, au fil du temps, à l’évolution de l’artillerie. Certains sont des exemples uniques survivants des premiers ouvrages défensifs construits par les premiers colons européens, et dont il reste de rares exemples intacts. Les forts associés plus récents illustrent de manière remarquable le continuum des fortifications côtières britanniques.

Le peuplement permanent de St George voit le jour en août 1612.La zone inscrite se compose de la ville de St George, sur l’île de St George, ainsi que des fortifications que l’on trouve sur cette île et sur plusieurs autres petites îles qui commandent l’accès à la ville et au port de Castle Harbour à l’extrémité est des îles des Bermudes dans l’Atlantique nord. Le tracé de la ville de St George est le résultat d’une croissance organique ayant évolué sur presque quatre siècles. En son centre, King’s Square (ou Market Square), adjacente au port. Cette place fait le lien entre le port et les deux grandes routes est-ouest qui relient la ville au reste des Bermudes : Water Street, qui conduit aux quais, et York Street au nord, la rue principale de la ville. Les rues du nord sont un réseau composé des allées étroites et sinueuses de jadis. L’architecture des Bermudes est unique, et ses éléments fondamentaux n’ont que peu évolué depuis la fin du XVIIe siècle.

À l’encontre des autres villes fondées par les Européens dans le Nouveau Monde, St George a conservé les maisons individuelles comme habitations, si typiques des peuplements anglais en Amérique du nord. Du fait de la nature du calcaire tendre encore utilisé de nos jours pour la construction, les murs et les toits sont blanchis à la chaux. Les bâtiments dépassent rarement deux étages, et beaucoup n’ont qu’un seul étage. Les sources d’eau étant rares sur l’île, l’eau est collectée sur les toits de couleur blanche et dans des citernes au moyen de gouttières et autres conduits, participant à l’apparence originale de la ville.

St George est dès sa naissance une ville de garnison, à l’est de laquelle apparaissent des installations militaires. Les premières casernes, qui seront suivies par beaucoup d’autres, sont érigées sur Barrack Hill en 1780, et les bâtiments annexes, comme les résidences des hauts gradés, les mess des officiers, les hôpitaux, la chapelle militaire, etc., au XIXe siècle. Ces bâtiments ont été construits conformes au style militaire britannique habituel, mais les matériaux de construction sont locaux. L’érection des fortifications associées commence au début du XVIIe siècle, avec des forts sur les îles de Paget, Governor, Charles et Castle. Elles seront régulièrement reconstruites et renforcées au cours du XVIIe et XVIIIe siècle. À la fin de la Révolution américaine, la Grande-Bretagne fait de l’île de St George sa principale base navale. Les fortifications existantes furent radicalement redessinées et reconstruites dans les années 1770 et 1790. Les travaux commencèrent sur l’arsenal maritime au début du siècle, imposant d’autres changements spectaculaires du système de fortifications, avec la construction de Fort George, Fort Victoria, Fort St. Catherine, Fort Albert et Fort Cunningham (sur l’île de Paget). Dans les années 1850, l’avènement de l’artillerie rayée entraîne de nouvelles modifications, ainsi qu’un renforcement des structures. 

Critère (iv) : La ville historique de St George et les fortifications associées sont un exemple exceptionnel de ville coloniale fortifiée datant du début du XVIIe siècle et habitée de manière continue, sans oublier qu’elle est aussi la plus vieille ville anglaise dans le Nouveau Monde. 

Intégrité

Le bien inscrit possède tous les éléments nécessaires pour exprimer sa valeur universelle exceptionnelle et sa taille est suffisante pour permettre une représentation complète et adéquate des caractéristiques qui transmettent l’importance de ce bien.

Pour compléter le continuum des fortifications aux Bermudes, il conviendrait d’envisager d’ajouter le reste des fortifications au bien inscrit, en particulier le principal fort de l’arsenal. Le degré d’intégrité est élevé mais des travaux sont nécessaires pour l’entretien de certains forts. 

Authenticité

La ville possède un haut degré d’authenticité, de même qu’une partie des fortifications, en particulier celles construites au début du XVIIe siècle. St George est une ville pittoresque, exemplaire des traits caractéristiques des Bermudes, à la fois dans la forme et dans la conception et dans ses matériaux et substances. Aujourd’hui, environ 65 %des bâtiments de la ville sont antérieurs à 1900 et, sur ceux-ci, 40 % datent d’avant 1800. Beaucoup des édifices les plus significatifs tombent dans cette dernière catégorie. St George est l’une des rares villes fondatrices d’une colonie à avoir gardé une envergure réduite, en conservant une forte proportion de ses anciennes structures et en maintenant la continuité de son caractère, conservant son usage et sa fonction jusqu’à nos jours.

Parmi les forts des îles isolées, Southampton Fort, datant de 1621, n’a subi que peu d’altérations, bien qu’il soit désormais en ruines. Sur Castle Island, les impressionnants vestiges de King’s Castle et de Devonshire Redoubt, construits en 1621, sont dans un état comparable. La majorité de la construction en maçonnerie de ces forts subsiste ; seules des batteries du XVIIIe siècle leur ont été adjointes à proximité. À l’exception de Fort Landward, sur Castle Island, qui remonte à la fin du XVIIe siècle, et des vestiges archéologiques de Fort Paget, 1612, les autres forts composant la proposition d’inscription datent pour la plupart du XIXe siècle et beaucoup sont accessibles au public. Il sera important de s’assurer que d’autres forts ne sont pas transformés pour d’autres usages qui compromettent leur authenticité, comme cela s’est produit au Fort Victoria qui a été transformé en une aire de loisirs pour hôtel. 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Les Bermudes, qui possèdent leur propre législation et constituent une colonie autonome du Royaume-Uni, ont promulgué des lois qui protègent les biens historiques et culturels dans toutes les îles. Dès 1950, le pouvoir législatif des Bermudes adoptait des textes protégeant les bâtiments d’un « intérêt particulier » et, en 1974, la loi sur le développement et l’urbanisme, telle qu’amendée, qui exigeait le classement des édifices d’un «intérêt architectural ou historique particulier» et la désignation de «zones historiques», pour lesquels le développement devait faire l’objet d’un contrôle. Il y a actuellement 176 bâtiments classés dans la zone inscrite.

Le plan 1992 des Bermudes a été révisé en 2008. Ce nouveau plan 2008 des Bermudes a largement développé les politiques relatives à l’environnement historique de l’île. Il a reçu l’approbation définitive du Parlement en 2010. Quatre sites ont été déclarés zones de protection historique du bien inscrit au patrimoine mondial : St David's Battery, Fort Paget, Fort Smith et Fort Cunningham, afin de garantir la protection de tous les éléments du bien inscrit au patrimoine mondial. En outre, des politiques relatives aux bâtiments classés, aux sites archéologiques et au bien du patrimoine mondial sont venues compléter le volet planification du plan 2008 des Bermudes qui comprenait aussi des politiques de conceptions spécifiques à la ville de St. George et à la zone tampon du site du patrimoine mondial (WHSBZ). A des fins de cohérence avec la publication du plan 2008 des Bermudes, des notes d’orientation de la politique d’urbanisme ont été préparées, notamment sur la soumission d’évaluations archéologiques, les ajouts et modifications de bâtiments classés et/ou de bâtiments situés dans les zones historiques et le développement de la ville de St. George.

La loi sur le développement et l’urbanisme de 1974 et le plan 2008 des Bermudes permettent un contrôle efficace sur le développement des terrains et des bâtiments dans l’enceinte du bien. Le bureau des demandes de développement instruit les projets d’urbanisme et est conseillée par le comité consultatif sur les bâtiments historiques. Le bureau des demandes de développement doit vérifier que les projets de développement situés dans l’enceinte du bien du patrimoine mondial ou sa zone tampon n’auront aucun impact négatif sur la valeur universelle du bien du patrimoine mondial. En outre, l’autorité pour la préservation de St George est consultée sur toutes les demandes de permis dans la zone historique placée sous la juridiction de la Corporation de St George, y compris concernant tout bien situé dans l’emprise du bien du patrimoine mondial.

Par ailleurs, la loi de 1986 sur les parcs nationaux des Bermudes a été amendée de manière à inclure d’autres parcs nationaux et à offrir une meilleure protection à l’environnement terrestre historique en réglementant les activités, telles que la détection des métaux et la recherches de trésors, dans les zones historiques classées.

Le gouvernement s’est fixé comme priorité de conserver et de promouvoir les fortifications historiques présentes dans le bien inscrit au patrimoine mondial. Le bien dispose d’un plan de gestion qui offre un cadre pour gérer les changements de manière à préserver et améliorer l’intégrité du bien inscrit au patrimoine mondial. Le plan est divisé en neuf domaines d’activité, entre autre la gestion, la conservation et la consolidation des forts, de la ville et de la circulation. Chaque activité est assortie d’une série d’objectifs qui proposent un vaste plan de travail aux actions définies à chacune des parties prenantes concernées. Le plan de gestion exige la production annuelle d’un plan d’action et d’un rapport d’activité pour le bien inscrit au patrimoine mondial. Le plan de gestion comporte des orientations de gestion de la conservation des forts et des sites historiquement importants du système des parcs nationaux. Le plan prend en compte toutes les fortifications comprises dans le bien du patrimoine mondial, à l’exception de Fort Albert, William et Victoria qui est en location. La première partie du plan de gestion est organisée en deux parties : la première partie définit la vision, la gestion les orientations et les priorités pour la restauration ; la deuxième partie définit les orientations pour les procédures de traitement et d’entretien des sites historiques.

En outre, des plans de gestion sont préparés pour les fortifications importantes afin de fournir des orientations détaillées. Par exemple, un cahier des charges complet a été fourni pour la restauration de la Tour Martello et un plan de gestion détaillé et évolutif pour Fort St Catherine a été élaboré en 2009. Ceux-ci ont été suivis par d’importantes restaurations, notamment celles des Seawalls, de la toiture, des fenêtres et de la collection d’artillerie ; de nouvelles expositions ont été conçues, notamment Carronade Room, Artillery Exhibit, Magazine Exhibit et Victorian Soldier Room. Des plans de gestions sont élaborés pour l’île Castle et l’île Southampton car elles sont vulnérables en raison des dégâts causés par les tempêtes et les espèces de plantes envahissantes.

Dans le but de contrôler et de gérer efficacement le bien du patrimoine mondial et ses fortifications associées, le Comité du bien du patrimoine mondial a été constitué en 2000, constitué d’agents techniques des différents services gouvernementaux et de représentants de la Corporation de St George, du Bermuda National Trust, de la Fondation St George et d’autres organisations concernées. Pendant ses réunions mensuelles, le Comité du bien du patrimoine mondial passe en revue les différents points de l’ordre du jour et traite diverses questions. Étant donné le grand nombre de parties prenantes engagées, le gouvernement des Bermudes a nommé un Directeur du patrimoine en 2005 afin d’assurer la coordination. En outre, ce directeur est mandaté pour vérifier la mise en œuvre du plan de gestion et de projets spécifiques.

L’entretien et la conservation des forts, y compris la consolidation et l’amélioration de plusieurs éléments de fortification situés dans le bien du patrimoine mondial, sont actuellement assurés par le service gouvernemental des parcs et les services de de la conservation. Des travaux de restauration ont été récemment effectués sur la Tour Martello à Ferry Reach, St David’s Battery, Fort George, Alexandra Battery et Fort St Catherine ainsi que Fort Scaur (situé en dehors du bien). Parmi les travaux réalisés on peut citer des réparations structurelles, la pose de panneaux d’interprétation, la mise en place d’expositions, la restauration de cannons, le nettoyage de la végétation envahissante, l’enlèvement des graffitis et l’amélioration générale du site. Des mesures d’entretien complémentaires concernent la visite des fortifications après chaque grande tempête afin d’assurer l’intégrité structurelle des vestiges des forts.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The historic town of St George with its related fortifications is an outstanding example of a continuously occupied, fortified, colonial town dating from the early 17th century and the oldest English town in the New World.

St George is a picturesque and outstanding example of the earliest colonial English urban settlement in the New World. Its associated fortifications graphically illustrate the development of English military engineering from the 17th to 20th centuries, being adapted to take account of the development of artillery over this period. Discovered in 1505 by the Spanish captain Juan Bermudéz, Bermuda was later stocked by the Spanish as a place of refuge in cases of shipwreck. The permanent settlement of St George began in August 1612 with the arrival of a governor, a clergyman, and 60 settlers, to be joined a few months later by 600 more people. A watchtower was built on Fort George Hill and the foundations of several forts were laid to guard the entrances to St George's Harbour and Castle Harbour. The Crown assumed responsibility in 1684 for the colony, of which St George remained the capital until the mid-19th century. During this period Africans and Indians were brought to Bermuda; their descendants make up the majority of the multiracial society of today. For the next century the economy of the island centred on the cedar tree, used for ship construction.

The mid-18th century was a time of economic stagnation for the town, but military activities during the American Revolution (1776-83) saw the beginning of a boom. The Corporation of St George was formed in 1797. St George was to remain a strategic military location for the next two centuries until the US naval base closed in 1995. The economy picked up again with the development of the tourist industry in the later 19th century. The Town and its Corporation's efforts to save historic buildings began as early as 1920.

St George was a garrison town from its earliest days, and military installations developed on the eastern side of the town. The first of many barracks were built on Barrack Hill in 1780, such as residences for senior officers, officers' messes, hospitals, a garrison chapel, etc., followed during the course of the 19th century. These were constructed in standard British military style but using local materials. At the end of the American Revolution, Britain made St George's Island its main naval base. Work on the dockyard began at the turn of the century, with drastic changes in the system of fortifications, with the construction of forts George, Victoria, St Catherine, Albert, and Cunningham (on Paget Island). The fortifications continued to serve until the coastal defence came to an end in 1956.

The architecture of Bermuda is unique, and has changed little in its basic elements since the end of the 17th century. The simple, well proportioned houses, of one or two storeys, are constructed with load-bearing masonry walls, rendered and painted in pastel colours, and roofs of stone slabs painted white. Some of the houses, such as Bridge House, the Hunter Building, or Whitehall, are impressive mansions, dating in their present form from the 19th century and embellished with imposing balconies and verandas. There are several churches, the most important of which is St Peter's Church, the oldest Anglican Church site in continuous use in the Western Hemisphere. The Ebenezer Methodist Church of 1840 is a fine building in neoclassical style.

The World Heritage site also comprises the fortifications on the Island and a number of small islands commanding access to the Town and Castle Harbour. The related fortifications, representing almost the complete range of British coastal fortifications and artillery overseas, are mostly ruined or exist as no more than archaeological sites. They are on Castle Island, Southampton Island, St David's Island, Governor's Island, Paget's Island, Ferry Island and Coney Island. On St George's Island there is Gate's Fort, Alexandra Battery, Fort Albert, Fort St Catherine. Fort Victoria is one of the few land forts at Bermuda. The town itself is defended by two forts, the Western Redoubt, Fort St George, Martello Tower, magazine, and lime-kiln built in the 1820s.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Découvertes en 1505 par le capitaine espagnol Juan Bermudéz, les Bermudes deviennent plus tard, pour les Espagnols, un lieu de refuge lors des naufrages. Le peuplement permanent de St George (réclamé par la Couronne britannique en 1609) voit le jour en août 1612 avec l'arrivée d'un gouverneur, d'un pasteur et de 60 colons, qui seront rejoints quelques mois plus tard par 600 autres. Une tour de guet est construite sur Fort George Hill, et les fondations de plusieurs forts posées pour garder les entrées des ports de St George et de Castle Harbour.

En 1615, la population n'est plus que de 150 habitants, la plupart des colons étant partis s'installer sur l'île de la Grande Bermude lorsque l'administration de la colonie est transférée de la Virginia Company à la Somers Island Company. En 1864, la Couronne assume la responsabilité de la colonie, dont St George reste la capitale jusqu'au milieu du XIXe siècle. Pendant cette période, des Africains et des Indiens sont amenés aux Bermudes ; ce sont leurs descendants qui composent la majeure partie de la société multiraciale actuelle. Pendant le siècle qui suit, l'économie de l'île repose essentiellement sur le cèdre, dont le bois sert à la construction de navires.

En 1693, les habitants de la ville se voient concéder des terres ; ils y construisent leurs maisons au hasard, comme en témoigne le tracé actuel des rues et des allées. Les propriétaires sont encouragés à bâtir des constructions en pierre à partir du début du XVIIIe siècle. C'est à cette époque que des quais et des entrepôts sont construits sur le front de mer.

Le milieu du XVIIIe siècle est une période de stagnation économique pour la ville tandis que, sous la Révolution américaine (1776-1783), les activités militaires commencent à gagner en importance. St George restera un site militaire stratégique pendant les deux siècles suivants, jusqu'à la fermeture de la base navale américaine en 1995. La Corporation de St George voit le jour en 1797 et, en dépit de la perte de son statut de capitale, la ville n'en continue pas moins de prospérer. Les Noirs libres des Bermudes jouent un rôle de plus en plus important : à la date de l'émancipation, en 1834, ils représentent 45 % de la population.

Pendant les quatre années que dure la guerre de Sécession américaine, St George redevient une ville en plein essor. Les forceurs de blocus gagnent des fortunes en fournissant des armes et des munitions aux ports confédérés, notamment à Wilmington (Caroline du sud), en échange de coton qu'ils envoient ensuite en Angleterre. L'économie prospère à nouveau avec le développement du tourisme, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Cependant, la ville et sa Corporation sont bien conscientes de la menace que cette activité fait peser sur son patrimoine, et les efforts de préservation des bâtiments historiques commencent dès 1920.

St George est dès sa naissance une ville de garnison, à l'est de laquelle apparaissent des installations militaires. Les premières casernes, qui seront suivies par beaucoup d'autres, sont érigées sur Barrack Hill en 1780, et les bâtiments annexes, comme les résidences des hauts gradés, les mess des officiers, les hôpitaux, la chapelle militaire, etc., au XIXe siècle. Ils sont conformes au style militaire britannique habituel, mais les matériaux de construction sont locaux.

L'érection des fortifications associées commence au début du XVIIe siècle, avec des forts sur les îles de Paget, Governor's, de Charles et de Castle. Elles seront régulièrement reconstruites et renforcées au XVIIe et au XVIIIe siècle. À la fin de la Révolution américaine, la Grande-Bretagne fait de l'île de St George sa principale base navale, pour remplacer celles perdues dans les Treize Colonies. Des détachements du corps des Ingénieurs royaux transforment radicalement et reconstruisent les fortifications existantes dans les années 1780 et 1790. Les travaux sur l'arsenal maritime commencent au début du siècle ; ils imposent d'autres changements spectaculaires du système de fortifications, avec la construction de Fort George, Fort Victoria, Fort St Catherine, Fort Albert et Fort Cunningham (sur l'île de Paget).

Dans les années 1850, l'avènement de l'artillerie rayée entraîne de nouvelles modifications, ainsi qu'un renforcement des structures. Fort Cunningham devient alors le fort le mieux armé et le mieux défendu des Bermudes. Avec les années 1880 et l'apparition de l'acier à canon, allant de pair avec une artillerie plus efficace et plus fiable, d'autres modifications s'imposent. Les fortifications resteront d'actualité jusqu'à la fin de la défense côtière, en 1956. Ainsi, elles couvrent tout l'éventail des défenses côtières britanniques, sur un laps de temps de trois siècles et demi.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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