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Paysage culturel de la Wachau

Wachau Cultural Landscape

The Wachau is a stretch of the Danube Valley between Melk and Krems, a landscape of high visual quality. It preserves in an intact and visible form many traces - in terms of architecture, (monasteries, castles, ruins), urban design, (towns and villages), and agricultural use, principally for the cultivation of vines - of its evolution since prehistoric times.

Paysage culturel de la Wachau

La Wachau est une partie de la vallée du Danube, entre Melk et Krems, dont le paysage, particulièrement beau, conserve intactes de nombreuses traces de son évolution depuis les temps préhistoriques : traces architecturales (monastères, châteaux, ruines), urbanistiques (villes et villages) et enfin agricoles, notamment liées à la culture de la vigne.

مشهد واشو الثقافي

يشكّل واشو جزءاً من وادي الدانوب، ويقع بين ميلك وكريمز ويحافظ منظره الخلاّب على آثار نموه كما هي منذ أيام ما قبل التاريخ. فتجد فيها الآثار الهندسية (أديرة وقصورا وآثارا) والآثار الحضرية (مدنا وقرى) وأخيراً الآثار الزراعية، ولا سيما تلك المتعلقة بزراعة الكرمة.

source: UNESCO/ERI

瓦豪文化景观

瓦豪(Wachau)是多瑙河河谷的一个分支,地处梅尔克(Melk)和克雷姆斯(Krems)之间,风景秀丽,是极具吸引力的观光胜地。这里完整地保存了该地区自史前时期演化至今仍然清晰可见的痕迹,包括建筑(修道院、城堡和遗址)、城市规划(城镇和乡村)以及主要用于葡萄种植的农业设施。

source: UNESCO/ERI

Культурный ландшафт Вахау

Вахау – это участок долины Дуная между Мельком и Кремсом, представляющий собой ландшафт, который имеет большую эстетическую ценность. По сохранившимся здесь монастырям, замкам и руинам, городам и деревням, винодельческим угодьям можно проследить архитектурную, градостроительную и сельскохозяйственную эволюцию, начиная с доисторических времен.

source: UNESCO/ERI

Paisaje cultural de la Wachau

La Wachau es la comarca situada en el tramo del valle del Danubio comprendido entre las ciudades de Melk y Krems. Su bello paisaje ha conservado intactas muchas de las huellas de su evolución desde los tiempos prehistóricos, que se pueden percibir en los monumentos arquitectónicos (monasterios, castillos, ruinas), el urbanismo (ciudades y aldeas) y los cultivos, en particular los viñedos.

source: UNESCO/ERI

ヴァッハウ渓谷の文化的景観
オーストリア中部、素晴しい景観が連なるドナウ川。ワッハウはドナウ川流域、ベネディクト会メルク修道院と古都クレスムの間にあり、今では滅多に見られない自然と文化を巧みに調和させた美しい景観が広がる渓谷である。ここには建築、都市計画、ブドウ栽培を中心とする耕作地など、先史時代以来の人類の営みと進化の足跡が良好な状態で保たれている。中途のバロック様式のデュルンシュタイン修道院も知られる。

source: NFUAJ

Cultuurlandschap van Wachau

De Wachau is een gedeelte van het Donaudal tussen Melk en Krems. Het prachtige dal is een goed voorbeeld van een rivierlandschap begrensd door bergen met zichtbare en intacte sporen van evolutie sinds de prehistorie. Zo zijn er kloosters, kastelen en ruïnes te vinden, maar ook steden, dorpen en gecultiveerde landbouwgronden. Het vrijmaken van de natuurlijke bossen van de Wachau begon in de Neolithische periode, maar pas rond 800 vonden er radicale veranderingen in het landschap plaats. Toen begonnen Beierse en Salzburger kloosters de Wachauhellingen te cultiveren en creëerden ze het landschapspatroon van wijnstokterrassen dat vandaag de dag nog steeds zichtbaar is.

Source : unesco.nl

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Paysage culturel de la Wachau © Jakob Hürner
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Wachau est une partie de la vallée du Danube entre Melk et Krems dont les qualités visuelles et de paysage sont exceptionnelles. La région conserve de nombreux témoignages demeurés intacts de son évolution naturelle et continue depuis l’époque préhistorique, tant dans le domaine de l’architecture (monastères, châteaux, ruines), de la conception urbaine (villes et villages) que de l’usage agricole des terres (principalement pour la culture de la vigne et des abricots).

Le défrichement des forêts par les populations locales débuta à la période néolithique, ce n’est cependant que vers l’an 800 que le paysage fut modifié de façon conséquente, lorsque les monastères de Bavière et de Salzbourg commencèrent à cultiver les pentes des rives de la Wachau, créant ainsi le paysage actuel de vignobles en terrasses.  Dans les siècles qui ont suivi, les superficies cultivées ont varié, les changements climatiques, le commerce du vin et le manque cruel de main d’œuvre ayant conduit à des hausses de salaires au 17e siècle. Au 18e siècle, la culture de la vigne sur coteaux fut vivement encouragée dans les régions qui s’y prêtaient le mieux d’un point de vue écologique. Les zones ainsi délaissées furent transformées en pâturages, avec les conséquences économiques qui en découlèrent telles que la fermeture de certaines entreprises et le développement d’autres. C’est à cette époque que la viticulture fut définitivement abandonnée dans les terres hautes de la Wachau. Les changements intervenus dans la campagne au 19e siècle affectèrent particulièrement la Wachau. La proportion de superficies consacrées à la vigne et à la culture fruitière continue d’être étroitement liée aux fluctuations des marchés de ces produits et donne à la Wachau son aspect caractéristique.

Le plan général des agglomérations de la Wachau remonte aux 11e et 12e siècles. Le développement d'agglomérations présentant des caractéristiques spécifiques homogènes est évident dans le tissu urbain, à la fois par l'architecture et par la disposition des maisons sur des lots pour la plupart irréguliers, ainsi que dans le réseau des routes, qui n'a pratiquement pas changé depuis la fin du Moyen Âge. Le centre de certaines villes s'est quelque peu étendu à l'extérieur de leurs limites d'origine par la construction de petits édifices résidentiels, pour la plupart postérieurs à 1950. Les bâtiments des villes de la Wachau sont postérieurs au tracé des voies. Aux 15e et 16e siècles, la construction en pierre commença à remplacer les maisons en bois des paysans et des bourgeois.

Les fermes des viticulteurs, formées de corps de bâtiment disposés en U, en équerre, ou de deux constructions parallèles, remontent à la fin du Moyen Âge et aux 16e et 17e  siècles. Fréquemment dotées de murs d'enceinte latéraux ou de passages voûtés intégrés et de bâtiments de service, elles présentent des façades dépouillées, pour la plupart altérées au cours des 18e et 19e  siècles. Les façades sur la rue sont souvent décorées d'oriels placés sur de solides supports, remontant à la fin du Moyen Âge ou à une époque plus récente, de statues dans des niches, de peintures murales ou de décors en sgraffito, vestiges de peintures ou de riches façades baroques. Les toits élevés, présentant une forte pente, sont si fréquents qu'ils peuvent être considérés à juste titre comme l'une des caractéristiques architecturales des maisons de la Wachau.

De nombreux bâtiments du 18e siècle, tels que tavernes, auberges, relais de poste, maisons des conducteurs de bateaux et des douaniers, moulins, forges ou entrepôts de sel, remontant fréquemment aux 15e et 16e siècles, ont conservé leur fonction commerciale et artisanale et sont en partie intégrés à la structure urbaine. De multiples châteaux surplombent les villes et la vallée du Danube, et de nombreuses constructions ecclésiastiques importantes sur le plan architectural ou artistique dominent la ville et le paysage environnant. 

Critère (ii) : La Wachau est un exemple exceptionnel de paysage fluvial bordé de montagnes dans lequel les témoignages matériels de sa longue évolution historique ont remarquablement survécu.

Critère (iv) : L’architecture, l’habitat humain et l’utilisation agricole des terres de la Wachau illustrent de façon vivante un paysage essentiellement médiéval qui a évolué naturellement et harmonieusement à travers les âges. 

Intégrité

Le bien inscrit couvre une superficie de 18 387 ha, sa zone tampon s’étend sur 2 942 ha. La Wachau est un paysage culturel qui témoigne d’une relation harmonieuse entre l’eau, la nature et les zones environnantes, les terrasses plantées de vigne, les forêts et les habitats humains, des éléments liés entre eux par le libre flot du Danube. Les abbayes de Melk et de Göttweig, aux caractéristiques monumentales exceptionnelles, ainsi que de multiples villes et villages historiques témoignent de façon remarquable et tangible de l’histoire et de l’évolution au cours des temps. Le Paysage culturel de Wachau a conservé, à un degré exceptionnel, des preuves matérielles de son évolution durant plus de deux mille ans. Afin de répondre aux développements sociaux et économiques, le paysage a évolué au cours de plusieurs milliers d’années, et chaque étape de cette évolution a laissé son empreinte sur le paysage, ce qui demeure clairement visible à l’époque actuelle. Pour de nombreuses raisons économiques, politiques et environnementales, il n’y a eu, même dans les dernières décennies du 20e siècle, que peu de changements radicaux à travers les âges qui auraient pu effacer ou dénaturer les témoignages de la croissance évolutive de la Wachau. Depuis le milieu du 20e siècle, des mesures de protection ont été progressivement introduites, et leur mise en œuvre sur le long terme garantira la conservation et la protection futures du bien. 

Authenticité

Le degré d’authenticité de la Wachau est élevé. Elle conserve les éléments fondamentaux d’un paysage culturel vivant dans la mesure où elle maintient un rôle social actif dans la société contemporaine, en étroite association avec le mode de vie traditionnel et son processus d’évolution continuelle. Le bien montre des preuves manifestes de son évolution au cours des temps. Ces qualités sont illustrées dans le paysage agricole et boisé, dans les plans urbains et dans la conservation et l’authenticité de monuments individuels. De même, les habitants de la Wachau conservent et développent attentivement les éléments essentiels d’un paysage culturel vivant. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion

La protection du bien a fait l’objet d’un grand intérêt, tant au niveau national que régional, depuis la fin du 19e siècle. En conséquence, une multitude de lois et de réglementations coexistent, et ont été mises en œuvre aux niveaux fédéral, régional et municipal, contribuant ainsi à la protection et à la conservation du bien. Parmi celles-ci, on citera la Loi sur la protection des monuments autrichiens de 1923, et ses nombreux amendements, qui s’intéresse surtout aux monuments historiques exceptionnels et accorde sa protection à leur tissu ainsi qu’à leur apparence ; la Loi de 1959 sur l’eau et ses amendements ; ainsi que des réglementations fédérales et accords internationaux tels que le Diplôme européen des espaces protégés délivré par le Conseil de l’Europe. Un certain nombre des lois et de réglementations provinciales sont également en vigueur, telles que la désignation de Wachau comme Zone de paysage protégé. D’autres mesures de protection liées aux zones de conservation ainsi que l’inscription de la Wachau au sein du réseau Natura 2000 influent sur la conservation du bien. On estime que ces réglementations constituent une base solide pour la conservation future et le développement durable du bien.

Différents niveaux de gouvernement sont responsables de la conservation et du développement durable du bien. Le Bundesdenkmalamt (Office fédéral des monuments historiques) dresse et conserve un inventaire complet des monuments et ensembles historiques présents sur le territoire de la Wachau. Pour les zones protégées (zones de conservation naturelle, réserves naturelles, monuments naturels, zones de protection du paysage), la responsabilité de la gestion globale incombe au Amt der niederösterreichischen Landesregierung (Office du Gouvernement provincial de la Basse-Autriche). Cet organe a la responsabilité globale de l’espace placé sous la protection du Diplôme européen. Le gouvernement provincial est également en charge du schéma de développement général qui définit, entre autres, les limites à l’aménagement urbain, et soutient les autorités locales dans la mise en œuvre des stratégies locales et régionales au moyen d’expertises et de financements publics.

Au niveau local, la Wachau est principalement gérée par 13 communes (Gemeinden). Elles sont en charge des plans de développement local, du zonage et des réglementations en matière de construction. Elles sont toutes réunies au sein d’une association de développement régional appelée Arbeitskreis Wachau (Groupe de travail pour la Wachau). Cet organe dispose actuellement d’un bureau à Spitz et emploie des experts responsables de projets en matière de conservation et de développement durable du Paysage culturel.

La gestion du bien est financée par des programmes européens et par la province de Basse-Autriche. Elle est basée sur une mission et sur un certain nombre de plans et de programmes stratégiques et opérationnels s’intéressant tout particulièrement à la protection de la nature, la viticulture et la production de fruits, le tourisme, la culture, le développement de la région, le parc naturel régional, l’efficacité énergétique, l’éducation et la communication. Une fois achevé et adopté, le plan général de gestion sera un outil essentiel pour encadrer les activités régionales bénévoles et englober tous les aspects de la gestion du bien qui sont actuellement traités par diverses institutions aux niveaux fédéral, provincial et local.

Description longue

La Wachau est une partie de la vallée du Danube, entre Melk et Krems, qui présente un remarquable paysage de rivière bordée par des montagnes et conserve d'éminents témoignages de sa longue histoire. L'architecture, l'occupation humaine et l'exploitation agricole de la vallée de la Wachau montrent de manière frappante comment un paysage fondamentalement médiéval a su évoluer de manière cohérente et harmonieuse au cours de sa longue histoire. La Wachau offre un paysage magnifique qui conserve bien des traces intactes de son évolution depuis la préhistoire, que ce soit dans le domaine de l'architecture (monastères, châteaux), du tissu urbain (villes et villages) ou de l'exploitation agricole (essentiellement pour la viticulture).

L'homme commença à exploiter la forêt au cours de la période néolithique, mais on ne note de changements radicaux dans le paysage que vers 800, lorsque les monastères de Bavière et de Salzbourg commencèrent à cultiver les pentes de la Wachau, en créant le paysage actuel de terrasses cultivées en vigne. Au cours des siècles qui suivirent, l'extension des surfaces cultivables varia en fonction des changements intervenus dans le climat, le marché du vin et la disponibilité de la main-d'œuvre, et de l'évolution des salaires qui en résulta au XVIIe  siècle.

Au XVIIIe  siècle, la viticulture de colline se développa rapidement dans des régions qui s'y prêtaient parfaitement sur le plan écologique. Les zones ainsi occupées ne purent plus être utilisées pour le pâturage, ce qui entraîna des conséquences économiques importantes : certaines activités durent cesser, tandis que d'autres se développaient. La viticulture fut ensuite abandonnée dans les parties supérieures de la Wachau. Le développement de la campagne au cours du XIXe  siècle a eu des conséquences importantes sur celui de la vallée : le pourcentage de terrains consacrés à la viticulture et à l'arboriculture demeura étroitement lié aux fluctuations des marchés de ces deux produits, et contribua ainsi à façonner sa physionomie caractéristique.

Les agglomérations de la Wachau remontent, pour la plupart, aux XIe  et XIIe  siècles. Le développement d'habitats présentant des caractéristiques spécifiques homogènes est évident dans le tissu urbain, à la fois par l'architecture et par la disposition des maisons sur des lots pour la plupart irréguliers, ainsi que dans le réseau viaire, qui n'a pratiquement pas changé depuis le Moyen Âge. Le centre de certaines villes, dont les maisons sont plus récentes que le tissu urbain, s'est étendu sur une certaine distance à l'extérieur de leurs limites d'origine par la construction de petits édifices résidentiels, pour la plupart postérieurs à 1950. Aux XVe et XVIe  siècles, la construction en pierre commença à remplacer les maisons en bois des paysans et des bourgeois.

Les fermes des viticulteurs, formées de corps de bâtiment disposés en U, en équerre, ou de deux constructions parallèles, remontent à la fin du Moyen Âge et aux XVIe et XVIIe  siècles. Fréquemment dotées de murs d'enceinte latéraux ou de passages voûtés intégrés et de bâtiments de service, elles présentent des façades dépouillées, pour la plupart altérées au cours des XVIIIe et XIXe  siècles. Les façades sur la rue sont souvent décorées d'oriels placés sur de solides supports, remontant à la fin du Moyen Âge ou à une époque plus récente, de statues dans des niches, de peintures murales ou de décors en graffito , parfois dessinés dans un style richement baroque. Les toits élevés, présentant une forte pente, sont si fréquents qu'ils peuvent être considérés à juste titre comme l'une des caractéristiques des maisons de la Wachau.

Les constructions encore utilisées au XVIIIe  siècle pour le commerce et l'artisanat, et dont une partie est intégrée au tissu urbain - tavernes, auberges, relais de poste, maisons de matelots ou de douaniers, moulins, forges ou entrepôts de sel -, remontent fréquemment aux XVe et XVIe  siècles. De multiples châteaux surplombent les villages et la vallée du Danube, et de nombreuses constructions ecclésiastiques importantes sur le plan architectural ou artistique dominent la ville et le paysage environnant.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le défrichement des sous-bois de la forêt de la Wachau a commencé à la période Néolithique, bien que le paysage n'ait pas connu d'évolution radicale avant l'an 800 après J.-C., lorsque les monastères de Bavière et de Salzburg ont commencé à cultiver les pentes de la Wachau, créant le paysage actuel de vignobles en terrasses. Dans les siècles qui ont suivi, les superficies cultivées ont varié pour diverses raisons : les changements climatiques, le commerce du vin, le manque cruel de main d'oeuvre provoquant l'envolée des salaires au XVIIe siècle.

La forêt reprit donc ses droits sur les hauteurs, au-dessus des vignobles, et la viticulture pratiquée dans les vallées fut remplacée par d'autres activités agricoles. Les sols des terres en jachère, dégradés par des tentatives malheureuses d'exploitation agricole, n'ont jamais retrouvé leur qualité d'origine, ce qui explique les différents types de végétation particulière présents dans ces habitats (herbages, buissons et bois).

Au XVIIIe siècle, la culture de la vigne sur coteaux fut vivement encouragée dans les régions qui s'y prêtaient le mieux d'un point de vue écologique. Les zones ainsi délaissées furent transformées en pâturages, avec les conséquences économiques qui en découlèrent : certaines fermes durent cesser leur activité pendant que d'autres s'agrandissaient. C'est à cette époque que la viticulture fut définitivement abandonnée dans les terres hautes de la Wachau.

Les changements intervenus dans la campagne au XIXe siècle affectèrent particulièrement la Wachau. L'apparition du phylloxera, les ravages de la guerre et la concurrence accrue du Burgenland et de l'Italie ont nécessité la réorganisation des activités, des superficies cultivées, des méthodes de viticulture et du travail de la terre. La culture de l'abricot, qui caractérise la Wachau depuis lors, s'est développée dans les vallées et les collines les plus basses. Le rapport des superficies de vignobles et de culture fruitière continue d'être étroitement lié aux fluctuations récurrentes des marchés de ces produits et donne à la Wachau son aspect caractéristique.

La présence de l'homme dans la Wachau remonte au Paléolithique, comme l'attestent les statuettes de Galgenberg (environ 32 000 ans) et de Willendorf (26 000 ans). La région de Krems et de Melk avait une 35 forte densité de population au Néolithique (4500-1800 av. J.-C.), et les trouvailles datant de l'âge du bronze (1800-800 avant J.-C.) sont nombreuses. Pendant l'âge du fer, la culture illyrienne de Hallstatt (800-400 avant notre ère) laissa progressivement place à celle de la Tène venue de l'ouest : à cette époque, le royaume celte du Norique se développa au sud du Danube.

Lorsque les Romains annexèrent le Norique en l'an 15 avant J.-C., le Danube devint la frontière nord (limes) avec les peuples germaniques. Mautern (Favianis) était une ville frontière de garnison très importante où stationnait l'une des flottes romaines du Danube. Le limes s'effondra à la fin du IVe siècle et le Norique se retrouva sur l'une des principales routes d'invasion du nord. En 453, saint Séverin, « l'apôtre du Norique », fonda la première communauté monastique de la province située hors des murs de Mautern, qui devint ainsi un centre spirituel et religieux très important, où les pèlerins se rassemblaient avant de partir pour l'Italie. La première mention du nom de « Wachau » date de 853, dans l'expression locus Wahowa. Krems est citée pour la première fois en 995 sous le nom de Urbs Chremisa, c'est la plus ancienne ville autrichienne jamais mentionnée dans un document. La Wachau est le théâtre de la chanson des Nibelungen, le grand poème épique allemand, écrit peu après 1200, qui relate la situation politique de l'époque. Il mentionne des villes de la Wachau : Pöchlarn (Bechelaren), Melk (Medelike) et Mautern (Mutoren). En 976, Léopold Ier fit passer la Wachau sous la domination des margraves de Babenberg. En 1156, la Marche autrichienne fut élevée en duché et accordée à Henri II Jasomirgott de Babenberg qui renonça à ses prétentions sur la Bavière.

La grande famille des chevaliers de la Wachau, les Kuenrings, s'installa dans la Marche des Babenberg au XIe siècle. Lorsque la lignée s'éteignit, la majeure partie de leurs terres échut au duc Albert V (roi Albert II) en 1430. En raison du morcellement des propriétés foncières et de l'absence d'un cadre administratif unifié, les bourgeois de la Wachau ont joui dès le Moyen Âge d'une grande liberté, renforcée par l'ius montanum de vinea. Les quatre villes de St Michael, Wösendorf, Joching et Weissenkirchen formèrent une communauté indépendante de 1150 à 1839 qui fut de nouveau réunie en 1972 sous le nom de la Wachau ou de Tal Wachau. Après la consolidation du pouvoir des Habsbourg, la Wachau fut encore à plusieurs reprises la scène de conflits armés. Lors des invasions hongroises de la fin du XVe siècle, Mathias Corvin assiégea Krems et Stein en 1477.

Les effets de la Contre-Réforme (1530-1620) ont été importants dans la Wachau, le protestantisme ayant été finalement réprimé par l'abbé de Göttweig, Georg II Falb (1612-1631). Le soutien que ce religieux apporta à onze abbayes bénédictines eut une influence décisive sur le rayonnement du pouvoir des abbayes autrichiennes, notamment celle de Göttweig, pendant la période baroque. La victoire sur les protestants se traduisit par la construction d'églises, forte densité de population au Néolithique (4500-1800 av. J.-C.), et les trouvailles datant de l'âge du bronze (1800-800 avant J.-C.) sont nombreuses. Pendant l'âge du fer, la culture illyrienne de Hallstatt (800-400 avant notre ère) laissa progressivement place à celle de la Tène venue de l'ouest : à cette époque, le royaume celte du Norique se développa au sud du Danube.

Lorsque les Romains annexèrent le Norique en l'an 15 avant J.-C., le Danube devint la frontière nord (limes) avec les peuples germaniques. Mautern (Favianis) était une ville frontière de garnison très importante où stationnait l'une des flottes romaines du Danube. Le limes s'effondra à la fin du IVe siècle et le Norique se retrouva sur l'une des principales routes d'invasion du nord. En 453, saint Séverin, « l'apôtre du Norique », fonda la première communauté monastique de la province située hors des murs de Mautern, qui devint ainsi un centre spirituel et religieux très important, où les pèlerins se rassemblaient avant de partir pour l'Italie.

La première mention du nom de « Wachau » date de 853, dans l'expression locus Wahowa. Krems est citée pour la première fois en 995 sous le nom de Urbs Chremisa, c'est la plus ancienne ville autrichienne jamais mentionnée dans un document. La Wachau est le théâtre de la chanson des Nibelungen, le grand poème épique allemand, écrit peu après 1200, qui relate la situation politique de l'époque. Il mentionne des villes de la Wachau : Pöchlarn (Bechelaren), Melk (Medelike) et Mautern (Mutoren). En 976, Léopold Ier fit passer la Wachau sous la domination des margraves de Babenberg. En 1156, la Marche autrichienne fut élevée en duché et accordée à Henri II Jasomirgott de Babenberg qui renonça à ses prétentions sur la Bavière.

La grande famille des chevaliers de la Wachau, les Kuenrings, s'installa dans la Marche des Babenberg au XIe siècle. Lorsque la lignée s'éteignit, la majeure partie de leurs terres échut au duc Albert V (roi Albert II) en 1430. En raison du morcellement des propriétés foncières et de l'absence d'un cadre administratif unifié, les bourgeois de la Wachau ont joui dès le Moyen Âge d'une grande liberté, renforcée par l'ius montanum de vinea. Les quatre villes de St Michael, Wösendorf, Joching et Weissenkirchen formèrent une communauté indépendante de 1150 à 1839 qui fut de nouveau réunie en 1972 sous le nom de la Wachau ou de Tal Wachau. Après la consolidation du pouvoir des Habsbourg, la Wachau fut encore à plusieurs reprises la scène de conflits armés. Lors des invasions hongroises de la fin du XVe siècle, Mathias Corvin assiégea Krems et Stein en 1477.

Les effets de la Contre-Réforme (1530-1620) ont été importants dans la Wachau, le protestantisme ayant été finalement réprimé par l'abbé de Göttweig, Georg II Falb (1612-1631). Le soutien que ce religieux apporta à onze abbayes bénédictines eut une influence décisive sur le rayonnement du pouvoir des abbayes autrichiennes, notamment celle de Göttweig, pendant la période baroque. La victoire sur les protestants se traduisit par la construction d'églises, de chapelles et de petits monuments votifs.

À partir de 1700, les édifices et les oeuvres artistiques qui comptent parmi les plus beaux exemples du baroque autrichien furent construits dans la Wachau. Il s'agit de la reconstruction de l'abbaye de Melk (commencée en 1702), de la transformation de l'abbaye des Canons à Dürnstein (1715-1733) et des grands travaux de reconstruction de l'abbaye de Göttweig à partir de 1719.

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, la Wachau vit décliner son importance historique. La fermeture des monastères en Autriche et la sécularisation de la Bavière sonna le glas des liens ancestraux. Le transport fluvial s'effaça devant la concurrence des transports routiers et, à partir de 1909, devant celle des transports ferroviaires. À la fin du XIXe siècle, la Wachau, fut perçue différemment, comme étant la « Wachau dorée » un mélange d'histoire et de légende, d'art et de folklore, de vin et d'hospitalité. Un comité d'action fut formé en 1904 pour promouvoir économiquement la Wachau, avec la participation de toutes les communes situées entre Krems et Melk. Plus récemment, la volonté d'un retour aux sources historiques de la région s'est traduit par la promotion d'un « tourisme durable », et la protection des vignobles par la loi.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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