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Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat

Monastery of Geghard and the Upper Azat Valley

The monastery of Geghard contains a number of churches and tombs, most of them cut into the rock, which illustrate the very peak of Armenian medieval architecture. The complex of medieval buildings is set into a landscape of great natural beauty, surrounded by towering cliffs at the entrance to the Azat Valley.

Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat

Le monastère de Gherart abrite un certain nombre d'églises et de tombes – pour la plupart troglodytes – représentatives de l'apogée de l'architecture médiévale arménienne. Cet ensemble de bâtiments médiévaux situé au milieu des escarpements, à l'entrée de la Vallée de l'Azat, s'intègre à un paysage d'une grande beauté naturelle.

دير غيرارت والوادي الأعلى في أزات

يحوي دير غيرارت عدداً من الكنائس والمقابر التي هي في غالبيتها لسكان الكهوف والتي تمثّل أوج الهندسة المعمارية الأرمنية الخاصة بالقرون الوسطى. وتندمج هذه المجموعة من مباني القرون الوسطى الواقعة وسط انحدارات وعرة على مدخل وادي أزات في منظر طبيعي خلاب.

source: UNESCO/ERI

格加尔德修道院和上阿扎特山谷

格加尔德修道院由许多教堂和坟墓组成,大部分建筑物都矗立在岩石之中,代表了亚美尼亚中世纪建筑的巅峰之作。这些中世纪建筑群周围环绕的便是阿扎特山谷(the Azat Valley)入口处的悬崖绝壁,与美丽的自然景观浑然一体。

source: UNESCO/ERI

Монастырь Гегард и верховья реки Азат

Древние церкви и могилы монастыря Гегард, часть которых высечена прямо в скалах, представляют собой шедевры средневековой армянской архитектуры. Ансамбль монастырских построек органично вписан в великолепный природный ландшафт верховьев реки Азат, и окружен скалами, напоминающими своими формами башни.

source: UNESCO/ERI

Monasterio de Geghard y valle alto del Azat

El Monasterio de Geghard alberga varias iglesias y tumbas representativas del apogeo de la arquitectura medieval armenia, que en su mayoría están excavadas en la roca. Ubicado en las escarpaduras de la entrada del Valle del Azat, el conjunto de edificaciones monásticas se adapta perfectamente a la gran belleza del paisaje natural de este sitio.

source: UNESCO/ERI

ゲハルト修道院とアザート川上流域

source: NFUAJ

Het klooster van Geghard en de hogere Azat-vallei

Het Geghard-complex is een uitzonderlijk compleet en goed bewaard gebleven voorbeeld van een middeleeuws Armeens klooster. Het ligt in een afgelegen, maar prachtig natuurgebied aan het begin van de Azat-vallei, omgeven door torenhoge kliffen. Het klooster van Geghard werd opgericht in de 4e eeuw en was beroemd vanwege de aanwezige relieken. Het Geghar-complex bestaat uit een aantal kerken en graven – de meeste gesneden in een rots – en de bouwstijl vormt het hoogtepunt van de Armeense middeleeuwse architectuur en decoratieve kunst. De vele innovatieve kenmerken hebben grote invloed gehad op latere ontwikkelingen in de regio.

Source : unesco.nl

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Monastère de Gherart © Sacred Sites
Justification d'inscription

Critère (ii): Le monastère de Gherart et ses églises et tombes remarquables creusées à même la roche, est un exemple exceptionnellement bien préservé et complet de l’architecture monastique médiévale arménienne et de l’art ornemental associant de nombreuses caractéristiques novatrices qui eurent une profonde influence sur les développements ultérieurs dans la région.

Description longue

Le complexe de Gherart est un exemple remarquablement complet et bien conservé de fondation monastique située dans une région isolée, d'une grande beauté naturelle : entouré de falaises imposantes, il se trouve au début de la vallée de l'Azat. Il renferme un grand nombre d'églises et de tombes dont la plupart sont creusées dans la roche. Elles illustrent l'apogée de l'architecture et de l'art décoratifs du Moyen Âge arménien, et présentent de nombreuses innovations qui étaient appelées à exercer une influence profonde sur l'architecture de toute cette région. Le monastère aurait été fondé au IVe  siècle, selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur ; le premier complexe a été détruit par les Arabes au IXe  siècle, mais le monastère était à nouveau florissant au XIIIe  siècle. Il devait sa célébrité à ses reliques, dont la plus fameuse était la lance qui blessa le Christ sur la croix. Des reliques des apôtres André et Jean lui furent données au XIIe  siècle et, au cours des siècles suivants, de pieux visiteurs y firent de nombreux legs, notamment en terrains, en argent et en manuscrits.

La plus ancienne partie du complexe monastique de Gherart est la petite chapelle de Saint-Grégoire, qui se trouve à l'extérieur du groupe principal de constructions, à l'est. Elle est creusée directement dans la paroi de la falaise, et n'a pas été achevée. La plus ancienne inscription portée sur le mur externe remonte à 1177. Le décor à motif de croix de la façade court aussi bien sur le mur construit que sur la paroi rocheuse, en contrebas.

Construite, selon une inscription, en 1215, la Kathoghikè (église principale) est de type arménien classique : son plan est celui d'une croix grecque inscrite dans un plan carré, surmontée par une coupole reposant sur une base carrée, à laquelle elle est reliée par un système de voûtes. Le bras oriental de la croix se termine en abside, tandis que les autres présentent une extrémité rectiligne. Les angles sont occupés par de petites chapelles à deux étages voûtées en berceau. Les murs internes portent de nombreuses inscriptions commémorant des donations ; la maçonnerie des murs externes a fait l'objet d'un soin particulier. Un gavit (salle d'entrée) la relie à la première église rupestre.

Comme c'est fréquemment le cas dans l'architecture médiévale arménienne, le plan du bâtiment reproduit celui d'une hutte paysanne, dans laquelle le toit, formé de poutres de bois, reposait sur quatre massives colonnes, et présentait une ouverture qui permettait d'éclairer l'intérieur et d'évacuer la fumée. L'adaptation de ce modèle par l'Église lui confère une dimension imposante. Les espaces périphériques créés par la position des colonnes présentent différentes solutions de couvrement, tandis que l'espace central est couronné par un dôme à stalactites, qui constitue le plus bel exemple de cette technique en Arménie. Le gavit était utilisé pour l'enseignement et pour les rassemblements, ainsi que pour recevoir les pèlerins et les visiteurs.

La première église rupestre a été construite avant 1250. Elle est entièrement creusée dans la roche selon un plan en croix grecque. À l'est, une chambre subcarrée creusée dans la roche était l'une des tombes princières (zamatoun ) de la dynastie Proshyan. Elle donne accès à la seconde église rupestre , construite en 1283. Le second zamatoun , auquel on accède par un escalier externe, renferme les tombes des princes Merik et Grigor. Le complexe monastique a été protégé par un mur défensif aux XIIe -XIIIe siècles. La plupart des moines vivaient dans des cellules creusées dans la falaise rocheuse qui sont encore visibles aujourd'hui, avec quelques oratoires de plan très simple.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le monastère, situé à l’entrée de la vallée de l’Azat, se dresse au milieu des escarpements. Il fut fondé au IVe siècle, par saint Grégoire l’Illuminateur selon la tradition. Une source jaillit dans une grotte du site, qui était, à l’époque préchrétienne, sacrée ; le site fut d’ailleurs connu, entre autres, sous le nom d’Aïravank , le monastère de la Grotte.  

Le premier monastère fut détruit par les Arabes au IXe siècle, mais fut reconstruit ; au XIIIe siècle, il connut une grande prospérité, due à la protection des princes Prochian, qui y sont d’ailleurs enterrés. Ils y firent construire un système d’irrigation en 1200, et financèrent l’érection et la reconstruction de la majorité des églises du complexe. À cette époque, le site portait également le nom de monastère aux Sept Églises et de monastère aux Quarante Autels.  

Le monastère était célèbre pour les reliques qu’il abritait, dont la plus vénérée était la lance qui aurait blessé Jésus sur la Croix, censément apportée là par l’apôtre Thaddée, et qui lui a d’ailleurs donné son nom actuel, Gherartavank (le monastère de la Lance), apparaissant pour la première fois dans un document de 1250. Cela en fit un lieu de pèlerinage très prisé des chrétiens d’Arménie pendant de nombreux siècles. Des reliques des apôtres saint André et saint Jean furent données au XIIe siècle, et les visiteurs pieux firent aussi de nombreux dons de terres, d’argent, de manuscrits, etc… au fil des siècles.

Source : évaluation des Organisations consultatives