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Zone Sainte-Catherine

Saint Catherine Area

The Orthodox Monastery of St Catherine stands at the foot of Mount Horeb where, the Old Testament records, Moses received the Tablets of the Law. The mountain is known and revered by Muslims as Jebel Musa. The entire area is sacred to three world religions: Christianity, Islam, and Judaism. The Monastery, founded in the 6th century, is the oldest Christian monastery still in use for its initial function. Its walls and buildings of great significace to studies of Byzantine architecture and the Monastery houses outstanding collections of early Christian manuscripts and icons. The rugged mountainous landscape, containing numerous archaeological and religious sites and monuments, forms a perfect backdrop to the Monastery.

Zone Sainte-Catherine

Le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine est situé au pied du mont Horeb où, dans l’Ancien Testament, Moïse aurait reçu les Tables de la Loi. La montagne est également connue et révérée par les musulmans qui l’appellent djebel Musa. La zone tout entière est sacrée pour trois grandes religions répandues dans le monde entier : christianisme, islam et judaïsme. Le monastère, fondé au VIe siècle, est le plus ancien monastère chrétien ayant conservé sa fonction initiale. Ses murs et ses bâtiments sont très importants pour l’étude de l’architecture byzantine. Le monastère abrite des collections extraordinaires d’anciens manuscrits chrétiens et d’icônes. Le paysage montagneux et sauvage qui l’entoure comprend de nombreux sites et monuments archéologiques et religieux, et forme un décor parfait autour du monastère.

منطقة القديسة كاترين

يقع دير القديسة كاترين الأرثوذكسي عند قدم جبل حورب، المذكور في العهد القديم، حيث حصل موسى على لوحة الوصايا. والموقع يقدسه المسلمون أيضا ويدعونه جبل موسى. والمنطقة مقدّسة للديانات السماويّة الثلاث المنتشرة في العالم أجمع، أي المسيحيّة والإسلام واليهوديّة. وتأسس الدير في القرن السادس وهو الدير المسيحي الأقدم الذي حافظ على وظيفته الأساسيّة. فجدرانه ومبانيه ترتدي أهميّةً بالغةً لدراسة الهندسة البيزنطيّة. وفي الدير مجموعات كبيرة من مخطوطات وأيقونات مسيحيّة قديمة. وهو يقع في منطقة جبليّة متوحشة تضمّ العديد من المواقع والنصب التراثيّة والدينيّة ويُشكّل خير إطار جمالي يحيط بالدير.

source: UNESCO/ERI

圣卡特琳娜地区

圣卡特琳娜正统修道院坐落在何烈山(Mount Horeb)脚下,就是基督教《旧约全书》记载摩西接受“律法石板”的地方。这座山以“杰别尔-穆萨”之名在穆斯林中非常著名、广受尊敬。这个地区是包括基督教、伊斯兰教和犹太教在内的世界三大宗教共同的圣地。修道院始建于公元6世纪,是世界上仍在使用的最古老修道院。修道院的墙体和房屋对拜占庭式建筑风格研究具有很重要的意义。修道院内有大量杰出的收藏,包括早期基督教手稿和圣像。修道院所在的地区,山峦高峻,蕴藏着无数的考古遗迹和宗教古迹,给修道院提供了完美的环境。

source: UNESCO/ERI

Монастырь Св. Екатерины с окрестностями

Православный монастырь Св. Екатерины расположен у подножья горы Хорив, описанной в Ветхом Завете (именно здесь Моисей получил скрижали с заповедями). Этот район священен для трех мировых религий: христианства, ислама и иудаизма. Монастырь, основанный в VI в., является старейшим христианским монастырем, который и до сих пор остается действующим. Его крепостные стены и здания имеют большое значение для изучения византийской архитектуры, а внутри помещений монастыря хранятся выдающиеся коллекции раннехристианских манускриптов и икон. Пересеченный гористый ландшафт, где находится множество археологических и религиозных достопримечательностей и памятников, служит прекрасным фоном для монастыря.

source: UNESCO/ERI

Zona de Santa Catalina

El monasterio ortodoxo de Santa Catalina está situado al pie del Monte Horeb, donde Moisés recibió las Tablas de la Ley según el Antiguo Testamento. Los musulmanes veneran también esta montaña con el nombre de Jebel Musa. La región es sagrada para tres grandes religiones del mundo: el cristianismo, el Islam y el judaísmo. El monasterio fue fundado en el siglo V de nuestra era y es el más antiguo de la cristiandad que ha conservado su función primigenia. Encierra colecciones extraordinarias de manuscritos cristianos e iconos antiguos. El escabroso paisaje montañoso circundante, que enmarca a la perfección el monasterio, alberga numerosos sitios arqueológicos y religiosos.

source: UNESCO/ERI

聖カトリーナ修道院地域

source: NFUAJ

Sint Catharina klooster

Het orthodoxe Sint Catharina klooster ligt aan de voet van de berg Horeb, waar Mozes de Tabletten van de Wet (de stenen tafelen) ontving volgens het Oude Testament. De berg is bekend bij moslims en wordt vereerd als Jebel Musa. Het hele gebied is heilig vanwege drie wereldgodsdiensten: het christendom, de islam en het Jodendom. Het klooster werd in de 6e eeuw gesticht en is het oudste christelijke klooster nog steeds in gebruik voor zijn oorspronkelijke functie. De muren en gebouwen zijn van groot belang voor de bestudering van de Byzantijnse architectuur en het kloostercomplex huisvest bijzondere collecties van vroegchristelijke manuscripten en iconen.

Source : unesco.nl

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Justification d'inscription

Critère (i): L'architecture du monastère de Sainte Catherine, les trésors artistiques qu'il abrite, et son intégration au sein d'un paysage sauvage en font un exemple exceptionnel du génie créatif humain.

Critère (iii): Le monastère Sainte-Catherine est un exemple extraordinaire et l’un des plus anciens d’installation monastique chrétienne de tradition orientale dans une région isolée. Il témoigne d’une relation intime entre grandeur naturelle et engagement spirituel.

Critère (iv): Le monachisme ascétique pratiqué dans des régions isolées prédominait dans les premiers temps de l’église chrétienne et se traduisit par la création de communautés monastiques dans des lieux reculés. Le monastère Sainte-Catherine est un des plus anciens d’entre eux à être parvenu intact jusqu’à nous, utilisé pour sa fonction initiale sans interruption depuis le VIe siècle.

Critère (vi): La zone Sainte-Catherine, localisée autour de la montagne sacrée du mont Sinaï (djebel Musa, mont Horeb), comme la vieille ville de Jérusalem, est sacrée pour trois grandes religions du monde : le christianisme, l’islam et le judaïsme.

Description longue

Le monachisme ascétique pratiqué dans des zones écartées s'est imposé à la première Église chrétienne, et a suscité la création de communautés monastiques dans des lieux reculés. Le monastère Sainte-Catherine est l'un des premiers d'entre eux et le plus ancien à avoir été conservé intact, car il a été utilisé conformément à sa destination d'origine, sans interruption, depuis le VIe  siècle. Il témoigne du lien indissociable entre la majesté du site et la recherche spirituelle.

La destruction de Pétra par les Romains mit un terme à la domination des Nabatéens, dont les survivants devinrent des nomades. La région du Sinaï, que les Romains appelaient la Troisième Palestine, devint alors une contrée sauvage, qui attira pour cette raison les anachorètes chrétiens. Au lendemain du départ des Romains, dans la seconde moitié du IVe  siècle, l'anarchie générale qui régnait dans la région poussa les communautés monastiques à rechercher une aide qui leur fut apportée par l'empereur Justinien Ier . Ce dernier envoya des équipes d'architectes et de maçons construire une forteresse en contrebas de l'éminence rocheuse que les moines identifiaient comme le mont Sinaï, avec l'intention de protéger ainsi aussi bien la communauté que la route allant d'Aqaba à Suez.

Le Sinaï est identifié par les musulmans comme le mont de Moïse (d'où son nom arabe, djebel Musa/djabbal Moussa). Pour eux, comme pour les chrétiens, il s'agissait du lieu où Dieu avait rencontré son peuple en donnant les Tables de la Loi à Moïse.

La principale église, celle de la Transfiguration, a été construite autour de 560, vers l'époque de la mort de Justinien. D'abord consacrée à la Vierge Marie, elle le fut plus tard à une martyre du milieu du IIIe  siècle, sainte Catherine, dont le couvent conservait de précieuses reliques : sa tête et l'une de ses mains. Les communautés chrétiennes du monastère de Sainte-Catherine ont toujours conservé des liens étroits avec l'islam. En 623, un document signé par le Prophète lui-même, connu sous le nom d'Actiname (Testament sacré), exemptait les moines de Sainte-Catherine du service militaire et de l'impôt, et appelait tous les musulmans à leur venir en aide, le cas échéant. En contrepartie, la communauté monastique autorisa la transformation d'une chapelle située à l'intérieur de l'enceinte du monastère en une mosquée, à l'époque du califat fatimide (909-1171).

Le complexe monastique est entièrement clos par un mur d'enceinte massif construit en grand appareil de gros blocs de granit ; sa partie supérieure a été restaurée, à l'initiative de Napoléon, en blocs de pierre plus petits de formes irrégulières. Le mur porte, par endroits, différents symboles chrétiens gravés : croix, monogrammes, etc. L'église de la Transfiguration est l'œuvre de l'architecte Stéphanos ; construite en granit, elle est de plan basilical avec une nef centrale plus large, deux nefs latérales délimitées par des colonnes de granit massives dont les chapiteaux présentent des symboles chrétiens, une abside et un narthex. Les nefs secondaires sont dotées de trois chapelles latérales et d'une chapelle terminale, sur le côté de l'abside.

La partie la plus sacrée de tout le monastère, la chapelle du Buisson-Ardent, qui englobe une chapelle du IVe  siècle construite par la pieuse impératrice Hélène, la mère de Constantin le Grand, et consacrée à la Vierge Marie, se trouve derrière l'abside. Le clocher néoclassique, dû au moine Grégorius, a été érigé en 1871. Le vieux réfectoire, de plan rectangulaire, remonte au XVIe  siècle et conserve des peintures murales. La bibliothèque, qui est la plus ancienne du monde chrétien, ne le céderait qu'à celle du Vatican pour le nombre et la valeur de ses collections.

La mosquée fatimide a été construite sur le site d'une petite chapelle des croisés, entre 1101 et 1106. C'est un édifice rectangulaire doté d'un petit minaret semi-détaché dans son angle nord et d'une courette au-dessous de laquelle se trouve un pressoir à olives bien conservé. La fontaine de Moïse, au débouché d'une source souterraine, assurait une alimentation abondante en eau fraîche. Les cellules des moines étaient contre le mur d'enceinte, à l'extérieur duquel se trouvait le jardin triangulaire du monastère, créé au fil des siècles par les moines qui y apportèrent de la terre et construisirent des réservoirs pour stocker l'eau nécessaire à son irrigation. Le cimetière et l'ossuaire se trouvent près de ce jardin.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Malgré un climat difficile et un environnement hostile, la partie sud de la péninsule du Sinaï attire les établissements humains depuis des millénaires. Les vestiges des habitations simples des plus anciens habitants dont l'histoire a retenu le nom, les Amalekites, datent du premier Âge du bronze (3000-2800 avant notre ère), mais des traces plus anciennes d'occupations datant de la fin du mésolithique et du début du néolithique ont également été trouvées.

De la première à la vingtième dynastie (environ 3000-700 avant notre ère) des mines de turquoises ont été exploitées dans le Sarabit Al-Khadem, où un temple a été élevé à Hathor, la déesse des turquoises. Ce site revêt une très grande importance, car c'est là que les ouvriers sémites ont aidé leurs maîtres égyptiens à acquérir l'alphabet protosinaïtique. Le wadi Maghara fut une autre source importante de turquoises pour les Égyptiens.

À partir du IVe siècle avant notre ère, les Nabatéens détenaient le pouvoir depuis la région de Pétra. Ils dominaient les routes commerciales qui traversaient le Sinaï y compris les riches itinéraires terrestres qui apportaient des marchandises d'Afrique, d'Inde et d'Asie dans le monde méditerranéen. Nous en voulons pour preuve les milliers d'inscriptions nabatéennes dans tout le Sinaï, le long des pistes des caravanes, sur les sites miniers et dans les habitations (nawawis). Après la destruction de Pétra par les Romains en 106 de notre ère, l'influence nabatéenne disparut et les survivants devinrent des nomades, les actuels Jabaliya.

La région du Sinaï, que les Romains appelaient Palestina Tertia, devint une étendue sauvage et désolée qui attira les premiers anachorètes chrétiens. Suivant le départ des Romains dans la deuxième moitié du IVe siècle, l'état d'anarchie générale poussa les communautés monastiques à rechercher de l'aide. Celle-ci fut accordée par l'empereur byzantin Justinien Ier, qui envoya des équipes d'architectes et de maçons pour construire un fort sous l'éminence rocheuse que les moines avaient identifiée comme étant le mont Sinaï, avec l'objectif double de protéger la communauté et de sécuriser la route allant de Aqaba à Suez. La muraille construite pour protéger les moines et la garnison militaire est encore bien visible aujourd'hui.

La principale église, dite de la Transfiguration, fut construite vers 560, à l'époque de la mort de Justinien. Elle fut d'abord consacrée à la Vierge Marie, puis fut par la suite dédiée à sainte Catherine, martyre du IIIe siècle, dont la tête et les mains sont conservées dans l'église ; ces reliques ont été confiées à la garde de l'église au Xe siècle.

Le mont Sinaï est aussi reconnu comme le mont Moïse par les musulmans (d'où son nom arabe de djebel Musa ou Jabal Moussa), et pour eux comme pour les chrétiens, c'est le lieu où Dieu fit une Alliance avec son peuple, donnant les Tables de la Loi à Moïse. Les communautés chrétiennes du monastère Sainte-Catherine ont toujours entretenu des liens étroits avec l'Islam. En l'an 623, un document signé de la main du Prophète, connu sous le nom d'Actiname (Testament sacré), exempta les moines du monastère Sainte- Catherine du service militaire et de l'impôt, et demanda aux musulmans de leur donner toute l'aide dont ils auraient besoin. Par mesure de réciprocité, la communauté monastique permit la transformation d'une chapelle à l'intérieur de l'enceinte en mosquée à l'époque du califat des Fatimides (909-1171). Elle fut régulièrement utilisée jusqu'à la période mamelouke en Égypte à la fin du XIIIe siècle. La mosquée a été abandonnée pendant toute la période ottomane et ne fut restaurée qu'au début du XXe siècle ; elle est encore utilisée à certaines occasions par les musulmans locaux.

Source : évaluation des Organisations consultatives