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Colline royale d'Ambohimanga

Royal Hill of Ambohimanga

The Royal Hill of Ambohimanga consists of a royal city and burial site, and an ensemble of sacred places. It is associated with strong feelings of national identity, and has maintained its spiritual and sacred character both in ritual practice and the popular imagination for the past 500 years. It remains a place of worship to which pilgrims come from Madagascar and elsewhere.

Colline royale d'Ambohimanga

La colline royale d'Ambohimanga se compose d'une cité royale, d'un site funéraire royal et d'un ensemble de lieux sacrés. Associée à un fort sentiment d'identité nationale, elle conserve son atmosphère de spiritualité et son caractère sacré, dans la pratique et dans l'esprit de la population, depuis quelque 500 ans. Elle demeure un lieu de culte et de pèlerinage que l'on vient visiter de Madagascar et d'ailleurs.

التلة الملكية في امبوهيمنغا

تتألّف التلة الملكيّة في امبوهيمنغا من مدينة ملكية وموقع مأتمي ملكي ومجموعة من الأماكن المقدّسة. وتحافِظ، بما أنّها تُذكّر بشعور الانتماء الوطني، على الجو الروحي وعلى طابعها المقدَّس في الممارسة وفي ذهنيّة الشعب منذ 500 عام تقريبًا. وهي لا تزال مكانًا للعبادة وللحج نستطيع زيارته من مدغشقر ومن خارجها.

source: UNESCO/ERI

安布希曼加的皇家蓝山行宫

安布希曼加的皇家蓝山行宫由皇城、皇家墓地和一组祭祀建筑群组成。在过去的500年里,蓝山行宫一直是举行宗教仪式和祭祀的地方,同强烈的民族情感联系在一起。蓝山也一直是马达加斯加和世界各地朝圣者前往朝拜的地方。

source: UNESCO/ERI

Королевский холм Амбохиманга

Амбохиманга – это королевский город, погребальный комплекс и целый ансамбль священных мест. На протяжении вот уже пяти столетий это место является важным символом национального самоопределения, сохраняя свое духовное и ритуальное значение, как в практике богослужения, так и в народном сознании. Объект посещается паломниками из Мадагаскара и других стран.

source: UNESCO/ERI

Colina real de Ambohimanga

La colina real de Ambohimanga comprende una ciudadela y una necrópolis reales, así como un conjunto de lugares sacros. Revestido de un carácter sagrado y estrechamente vinculado al sentimiento de identidad nacional, este sitio es objeto de veneración entre la población desde hace unos cinco siglos y sigue siendo, hoy en día, un lugar de culto al que acuden peregrinos de toda la isla de Madagascar y otras partes del mundo.

source: UNESCO/ERI

アンブヒマンガの丘の王領地

source: NFUAJ

Koninklijke heuvel van Ambohimanga

De koninklijke heuvel van Ambohimanga bestaat uit een koninklijke stad en begraafplaats en een geheel van heilige plaatsen. Ambohimanga markeert het begin van het koninkrijk van Madagaskar en in deze religieuze heilige (hoofd)stad werden in de 19e eeuw de vorsten begraven. Aan de heuvel zijn sterke gevoelens van nationale identiteit verbonden en hij heeft de afgelopen 500 jaar zijn geestelijke en heilige karakter behouden voor zowel rituelen als volksverbeelding. De plek heeft sterke associaties met de verering van koningen en voorouders. De heuvel is nog steeds een plaats van aanbidding voor pelgrims uit Madagaskar en andere landen.

Source : unesco.nl

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Colline royale d'Ambohimanga © Our Place
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

La colline royale d’Ambohimanga constitue un témoignage exceptionnel de la civilisation qui s’est développée sur les Hautes terres centrales malgaches du XVe au XIXe siècle, et des traditions culturelles et spirituelles, le culte des Rois et des Ancêtres, qui y sont étroitement associées.  La colline royale d’Ambohimanga est le berceau du royaume et de la dynastie qui a fait de Madagascar un État moderne et internationalement reconnu dès 1817. Elle est associée à des valeurs identitaires et émotionnelles très fortes relevant du caractère sacré du site à travers ses tombeaux royaux vénérés, ses nombreux lieux de culte (fontaine, bassins et bois sacrés, pierres de sacrifice), et ses arbres royaux à allure majestueuse. Capitale religieuse et ville sainte du royaume de Madagascar au XIXe siècle, la colline royale était le lieu d’enterrement de ses souverains. Le site recèle des preuves archéologiques claires de l’ancien exercice du pouvoir et de la justice. Il est encore aujourd’hui au cœur des pratiques religieuses de beaucoup de malgaches et constitue une mémoire vivante de la religion traditionnelle.

La colline royale d’Ambohimanga se compose d’un système de fortifications constitué d’une série de fossés et de 14 portails de pierre fortifiés, d’une cité royale composée d’un ensemble bâti cohérent délimité par un enclos royal et associant une place publique (le Fidasiana), des arbres royaux, une place de justice, d’autres lieux de culte naturels ou bâtis, d’un ensemble de lieux sacrés ainsi que de terrains de culture. La cité royale proprement dite comprend deux palais et un petit pavillon, une fosse à bœuf, deux bassins sacrés et quatre tombeaux royaux.  En outre, le bien désigné abrite les vestiges d’une forêt primaire conservant de nombreuses espèces végétales endémiques et de plantes médicinales.

La colline royale d’Ambohimanga constitue un exemple éminent d’ensemble architectural (le Rova) et de paysage culturel associatif (bois, fontaine et étang sacrés) illustrant des périodes significatives de l’histoire humaine du XVIe au XIXe siècle dans les îles de l’Océan Indien. La position particulièrement élevée du Rova traduit l’importance politique du site et lui confère une place très significative parmi les ensembles fortifiés de l’Imerina (région d’Antananarivo). De par sa position géographique, la colline royale d’Ambohimanga offre une vue circulaire déterminante pour le choix stratégique d’une résidence défensive. Ainsi, Ambohimanga témoigne d’un pouvoir royal puissant, d’un centre décisionnel devant par la suite faire modèle. L’indéniable architecture de style traditionnel malgache et européen de la cité royale témoigne des diverses étapes politiques de l’histoire de Madagascar. 

Le paysage de la colline royale d’Ambohimanga est associé à des évènements historiques importants (lieu de l’unification malgache), ainsi qu’à des traditions et croyances toujours vivantes et ayant une Valeur universelle exceptionnelle (culte des Ancêtres). Le caractère éminemment sacré du lieu et de ses composantes justifie le respect et la vénération que les malgaches lui vouent depuis des siècles. Le site constitue un témoignage remarquable de la culture austronésienne (Indonésie) à travers le culte des Ancêtres et les pratiques agricoles, notamment la riziculture irriguée et en gradin d’une part et, d’autre part, de la culture africaine (Afrique Orientale et australe) à travers le culte de la personne royale. Les malgaches attribuent une importance capitale et vouent un respect absolu à la colline royale d’Ambohimanga qu’ils fréquentent pour s’imprégner de l’esprit des lieux, se ressourcer et demander bénédiction et protection pour tout ce qu’ils entreprennent dans la vie. C’est aussi un lieu de culte et de pèlerinage pour eux ainsi que pour de nombreux étrangers, et ce depuis des siècles.

Critère (iii) : La colline royale d’Ambohimanga est le symbole le plus significatif de l’identité culturelle du peuple malgache.

Critère (iv) : La conception, les matériaux et la disposition traditionnelle de la colline royale d’Ambohimanga sont représentatifs de la structure politique et sociale de Madagascar depuis au moins le XVIe siècle.

Critère (vi) : La colline royale d’Ambohimanga est un exemple exceptionnel de lieu où, pendant des siècles, la mémoire, le rituel et la prière ont façonné une expérience humaine collective.

 Intégrité

La colline royale d’Ambohimanga a préservé son intégrité visuelle. Le site est en bon état physique, la végétation recouvre de façon continue les pentes de la colline malgré l’envahissement de certaines espèces exotiques ou locales (bambusa, lantana, pinus). La forêt de la colline constitue l’élément résiduel le plus important de la forêt primaire à feuilles caduques qui recouvrait auparavant l’intérieur de Madagascar. Cette forêt comprend des espèces endémiques, des espèces ligneuses, des espèces herbacées et des plantes médicinales. L’abondance du « zahana » (phyllarthron madagascariensis) et des plantes médicinales constitue le caractère particulier de la forêt d’Ambohimanga. Par ailleurs, la forêt a gardé son pouvoir de régénération et les cycles biogéochimiques, en particulier celui de l’eau, continuent d’être actifs, assurant à la fontaine et à l’étang sacré leur continuité d’usage.

Authenticité

La disposition au sommet de la colline de l’enclos royal avec ses bâtiments est conforme à la tradition de l’Imerina (région d’Antananarivo), en particulier, et de Madagascar, en général. Le caractère sacré du site se manifeste dans les pèlerinages et les sacrifices dont il est témoin.  Les différents éléments qui le composent sont représentatifs des savoir faire et des croyances traditionnels : les habitations des vivants sont en bois et en végétaux (matériaux vivants), tandis que les demeures des morts sont en pierre (matériaux froid et inerte). Les matériaux utilisés respectent les traditions constructives de leur époque. Les travaux de restauration entrepris depuis 1996 utilisent les matériaux et les techniques de construction basés sur le savoir faire traditionnel malgache et respectent la vision cosmologique du lieu pour en préserver l’authenticité.  Par ailleurs, les cases saintes en bois, symbole des tombeaux royaux démolis par les autorités coloniales françaises, ont été reconstruites en 2008 par l’État malgache en respectant les rites, les règles de construction et les matériaux traditionnels (pour le choix des essences de bois en particulier), en raison de leur importance symbolique. De ce fait, les restes mortels des souverains retirés du site en 1897 ont été remis dans leurs caveaux originels afin de consolider la sacralité du lieu.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site de la colline royale d’Ambohimanga bénéficie d’une protection juridique adéquate : incorporé au Service des Domaines de la Colonie dès 1897, inscrit à l’inventaire national depuis 1939, le site bénéficie des dispositions de l’Ordonnance no 82.029 du 06 novembre 1982 et du Décret no 83.116 du 31 mars 1983. En outre, le site bénéficie d’une protection juridique municipale. Cependant, il serait nécessaire de renforcer ce cadre législatif pour qu’il soit compatible avec le statut du bien.

Depuis 2006, le bien désigné est géré par l’Office du Site Culturel d’Ambohimanga (OSCAR). Cet établissement public crée par le Ministère de la Culture est doté d’un Conseil d’Administration (organe délibératif), d’une commission scientifique de suivi et d’une commission d’élaboration du plan de gestion (organes consultatifs) qui travaillent en étroite collaboration avec le Conservateur du site. Une trentaine d’employés assurent la mise en œuvre d’un plan de gestion quinquennal élaboré en 2006. Au niveau local, la Commune rurale d’Ambohimanga Rova collabore avec l’OSCAR pour renforcer la sécurité du site.  Le comité villageois composé de représentants de chaque quartier riverain et de communautés locales (tradipraticiens) prend aussi part à la protection du bien. L’OSCAR gère les revenus qui proviennent des recettes des droits d’entrée et des subventions de l’État.

Le développement spontané des espèces exotiques (bambusa et lantana) constitue une menace pouvant à long terme dégrader le paysage naturel. Des actions d’éradication ont été entreprises mais devraient être renforcées afin de remplacer rapidement et définitivement ces espèces exotiques par des espèces endémiques. Les risques d’incendie présentent une autre menace pour le site (forêt, bâtiments) et il est nécessaire d’identifier des partenaires financiers pouvant contribuer à doter le bien désigné d’un système adéquat de lutte contre les incendies.  Enfin, l’inexistence d’un plan d’urbanisme relevant du domaine de la Commune rurale d’Ambohimanga fait en sorte que les riverains ignorent délibérément les mesures de conservation mises de l’avant pour préserver l’intégrité visuelle du site.  Il serait souhaitable qu’un expert en aménagement paysager collabore avec la Commune d’Ambohimanga afin de pallier à cette lacune.

Description longue

La colline royale est le principal symbole de l'identité culturelle du peuple de Madagascar. Son dessin traditionnel, les matériaux employés et sa physionomie sont pleinement représentatifs de la structure politique et sociale de la société malgache depuis le XVIe  siècle, au moins.

L'émergence à Madagascar d'une structure politique fragmentée fondée sur des seigneurs locaux s'est traduite, à partir du XVe  siècle, par la construction de rova , des enclos royaux fortifiés construits sur les collines faciles à défendre. La forêt fut alors conservée sur les sommets pour des raisons pratiques et spirituelles, mais on déboisa les plaines pour fournir une base économique à l'existence de ces sites ; on construisit aussi alors des terrasses agricoles sur les pentes inférieures des collines. Le paysage culturel était donc en place dès le XVIe  siècle. Le seul changement important qui lui ait été apporté depuis a été le déboisement des hauteurs environnant Ambohimanga au cours de la période coloniale française. En mars 1897, les dépouilles royales furent transférées à Antananarivo par les autorités françaises, dans la vaine tentative de faire oublier le caractère sacré du site et la légitimité nationale qu'il représentait. Les tombes furent démolies et des édifices militaires construits pour la garnison qui occupait le site, mais celui-ci continua à être fréquenté dans un cadre religieux, notamment comme but de pèlerinage.

La colline royale d'Ambohimanga consiste en une ville royale, un site funéraire (tombes royales) et une série de lieux sacrés (bois, source, lac, place publique). Il est associé à un sentiment profond d'identité nationale, qui renforce son caractère sacré. C'est un but de pèlerinage aussi bien pour les Malgaches que pour des fidèles venus de l'étranger. De plus, ses édifices présentent un grand intérêt architectural, et son écosystème naturel renferme un grand nombre de plantes indigènes.

La colline est couverte par une forêt résiduelle qui dissimule les vestiges archéologiques et abrite la ville royale. Les fortifications protégeaient la ville royale par tout un système de talus et de fossés, et étaient dotées de quatorze portes de pierre ; les sept portes externes ont été construites en 1787, tandis que les sept portes internes remontent au début du XVIIIe  siècle.

La cité royale fortifiée consiste en un ensemble cohérent d'édifices où se déroulaient les cérémonies publiques. L'espace était rituellement divisé : le secteur oriental était l'aire sacrée, destinée au culte des ancêtres et aux funérailles royales. Deux bassins sacrés creusés dans le tuf, remplis d'eau par de jeunes vierges, jouaient un rôle important dans le rituel. Les corps des rois défunts reposaient dans une maison mortuaire en bois avant d'être conduits aux tombes royales. Ils continuaient, en tant qu'ancêtres, à y exercer des pouvoirs de protection et de châtiment sur les vivants, depuis l'intérieur d'un lieu sacré enclos dans une palissade de bois peinte en blanc et en rouge, les couleurs sacrées de la royauté.

Les arbres royaux sont différentes espèces de Ficus et de Draceana sp. , réservées aux villes royales.

La place de justice , sise sur un énorme roc de granit sphérique, au nord, est fermée par une balustrade en brique et ombragée par un figuier royal dont le tronc est entouré de marches de pierre.

D'autres lieux sacrés , naturels ou construits, existent aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'enclos royal. La source sacrée , qui coule encore aujourd'hui, est naturelle, et s'échappe de deux orifices placés sous un abri en pierre sèche. On prête à son eau des vertus purificatrices. Le lac sacré d'Amparihy est artificiel, et son utilisation se limite aux besoins de la cité royale et au rituel : bain royal annuel, circoncision des jeunes princes, réceptacle des viscères des souverains décédés. Le bain est particulièrement symbolique, puisque c'est ainsi que le roi prend sur lui-même tous les péchés du royaume.

Les bois sacrés sont formés de plantes indigènes et constituent une partie résiduelle, devenue aujourd'hui extrêmement rare, de la forêt naturelle qui couvrait autrefois toutes ces collines. Ils doivent leur survie au fait qu'ils sont toujours demeurés dans le domaine royal, et ont été soumis à des lois très strictes.

Les terrasses agricoles , qui se sont développées aux XVIIe -XVIIIe  siècles au nord et au sud de la colline, témoignent de l'extension du pouvoir royal au domaine économique. Elles ont permis d'exploiter la partie basse des pentes de la colline sacrée pour produire le riz, l'aliment de base de la population locale.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Dès le XVe siècle, le développement, à Madagascar, de structures politiques « féodales » a donné aux sites défensifs élevés une valeur particulière : l'on y construisait des rova ou enceintes royales fortifiées (analogues aux sommets fortifiés d'Europe occidentale du Ier millénaire avant notre ère). Les bois n'ont plus subsisté que sur les pentes abruptes des collines, pour des raisons pratiques et spirituelles, mais la forêt a été défrichée dans les zones basses, pour assurer la subsistance économique des sites. Des terrasses de cultures sont également construites sur la base des versants. Dès le XVIe siècle, le paysage culturel est configuré. Le seul changement majeur depuis a été la disparition du couvert boisé des crêtes avoisinant Ambohimanga pendant la période coloniale française.

Ambohimanga existe depuis le XVe siècle, au bas mot, et devient au XVIIIe siècle, particulièrement sous le règne d'Andriantsimitoviaminandriana (1740-1745), une capitale dotée d'un système de défense et de sept portails fortifiés. Des défenses extérieures et sept nouveaux portails fortifiés sont ajoutés, probablement avant 1794, époque à laquelle le palais royal est transféré à Antananarivo, tandis qu'Ambohimanga abrite les restes des souverains décédés et prend le statut de capitale religieuse. Le mur d'enceinte actuel est édifié par la reine Ranavolona Ière (1828-1861), et muni d'un portail au nord et d'un autre au sud-ouest (vers 1830). Le palais Fandriampahalemana et la maison de verre Tranofitaratra sont ajoutés en 1871.

En mars 1897, les autorités françaises de la colonie de Madagascar décident de transférer les dépouilles royales à Antananarivo, dans le but de supprimer la signification sacrée et la légitimité nationale liées au site d'Ambohimanga. En vain. Les tombeaux royaux sont démolis et des bâtiments militaires édifiés à leur place suite à l'implantation d'une garnison sur le site. En 1904, il n'en reste absolument aucune trace. La fonction religieuse du site perdure, particulièrement en tant que destination de pèlerinage, pendant tout le XXe siècle, et il reste aujourd'hui un lieu sacré actif.

Source : évaluation des Organisations consultatives