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Centre historique (Chorá) avec le monastère de Saint Jean « le théologien » et la grotte de l'Apocalypse sur l'île de Patmos

The Historic Centre (Chorá) with the Monastery of Saint-John the Theologian and the Cave of the Apocalypse on the Island of Pátmos

The small island of Pátmos in the Dodecanese is reputed to be where St John the Theologian wrote both his Gospel and the Apocalypse. A monastery dedicated to the ‘beloved disciple’ was founded there in the late 10th century and it has been a place of pilgrimage and Greek Orthodox learning ever since. The fine monastic complex dominates the island. The old settlement of Chorá, associated with it, contains many religious and secular buildings.

Centre historique (Chorá) avec le monastère de Saint Jean « le théologien » et la grotte de l'Apocalypse sur l'île de Patmos

La petite île de Pátmos, dans le Dodécanèse, est réputée être l’endroit où saint Jean le Théologien a écrit son Évangile et l’Apocalypse. Un monastère dédié au « disciple bien aimé » y a été fondé à la fin du Xe siècle. Il est depuis cette époque un lieu de pèlerinage et d’enseignement orthodoxe grec permanent. Ce magnifique complexe monastique domine l’île, et l’ancien établissement de Chorá, qui lui est associé, abrite de nombreux édifices religieux et séculiers.

موقع كورا التاريخي ودير مار يوحنا اللاهوتي ومغارة نهاية العالم على جزيرة باتموس

تُعرف جزيرة باتموس الصغيرة الواقعة في جزيرة الدودكانيز بأنها المكان الذي وضع فيه القديس يوحنا الحبيب نسخته من الإنجيل وكتاب الرؤيا المعروف بـ"رؤيا يوحنا". وتأسس في أواخر القرن العاشر دير خُصّص لتلميذ المسيح، ليصبح هذا الدير منذ تلك الفترة وعلى مر العصور مكان حج وتعليم لطائفة الروم الأروثوذوكس. هذا المجمع الكنسي الرائع هو الصرح الطاغي على جزيرة باتموس، ويضمّ موقع كورا القديم المتصل بها العديد من الأبنية الدينية والمدنية.

source: UNESCO/ERI

帕特莫斯岛的天启洞穴和圣约翰修道院

多德卡尼斯群岛的帕特莫斯小岛由于圣约翰神学家在此创作《福音书》和《启示录》而驰名。10世纪后期,有人在这里为“挚爱的门徒”修建了一座修道院,从此,这里便一直是一个朝圣地,也是希腊东正教学习之地。岛上占主体地位的是精美的修道院建筑群,焦耳城(Chorá)古老的住区及其周围有许多宗教和世俗的建筑。

source: UNESCO/ERI

Исторический центр (Хора) с монастырем Иоанна Богослова и пещерой Апокалипсиса на острове Патмос

Небольшой остров Патмос, входящий в состав архипелага Додеканес, известен тем, что здесь Св. Иоанн Богослов создал свое Евангелие и Апокалипсис. Монастырь, посвященный «любимому ученику», был основан в конце Х в., и с того времени он является местом паломничества и греческого православного образования. Прекрасный монастырский комплекс доминирует на острове, с ним также связано старое поселение Хора с церковными и гражданскими зданиями.

source: UNESCO/ERI

Centro histórico (Chorá) con el monasterio de San Juan “el Teólogo” y la gruta del Apocalipsis en la isla de Patmos

Situada en el archipiélago del Dodecaneso, la pequeña isla de Patmos, es célebre por ser el lugar donde San Juan el Teólogo escribió su Evangelio y el Apocalipsis. A finales del siglo X se fundó en la isla un monasterio dedicado al “discípulo bien amado”, que se convirtió en lugar de peregrinación y centro de enseñanza de la Iglesia Ortodoxa griega. Este magnífico conjunto monástico domina la isla, mientras que el antiguo y vecino asentamiento humano de Chorá cuenta con numerosos edificios religiosos y civiles.

source: UNESCO/ERI

パトモス島の“神学者”聖ヨハネ修道院と黙示録の洞窟の歴史地区(コーラ)

source: NFUAJ

Historisch centrum (Chorá) met het klooster van Sint Johannes

Het kleine eiland Patmos – onderdeel van de Dodecanes Eilanden – wordt beschouwd als de plaats waar de apostel Johannes zowel zijn Evangelie als de Openbaring schreef. Een klooster gewijd aan de ‘geliefde discipel’ werd daar eind 10e eeuw gesticht. Het is sinds die tijd een plaats van bedevaart en Grieks-orthodox onderricht geweest. Het prachtige kloostercomplex domineert het eiland. De oude nederzetting van Chorá die ermee verbonden is, bevat veel religieuze en seculiere gebouwen. Er zijn maar weinig andere plaatsen in de wereld waar religieuze ceremonies, die terug gaan op de vroegchristelijke periode, nog steeds ongewijzigd worden beoefend.

Source : unesco.nl

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le monastère de Saint Jean « le théologien » et la grotte de l'Apocalypse sur l'île de Patmos © Sacred Sites
Justification d'inscription

Critère (iii) : La ville de Chorá, sur l’île de Patmos, est l’un des rares établissements de Grèce qui ont évolué sans interruption depuis le XIIe siècle. Il existe peu d’autres endroits au monde où le déroulement des cérémonies religieuses datant des premiers temps du christianisme reste inchangé.

Critère (iv) : Le monastère de Saint Jean le Théologien et la grotte de l’Apocalypse de l’île de Pátmos, ainsi que l’ancien établissement médiéval associé de Chorá, constituent un exemple exceptionnel de lieu de pèlerinage orthodoxe grec traditionnel, d’un intérêt architectural remarquable.

Critère (vi) : Le monastère de Saint Jean le Théologien et la grotte de l’Apocalypse commémorent le site où Saint Jean le Théologien, le « disciple bien aimé », a composé deux des œuvres chrétiennes les plus sacrées, son Évangile et l’Apocalypse.

Description longue

Le monastère de Saint-Jean-le-Théologien (Hagios Ioannis Theologos) et la grotte de l'Apocalypse sur l'île de Patmos forment, avec le site médiéval associé de Chorá, un ensemble exceptionnellement représentatif d'un centre de pèlerinage grec orthodoxe traditionnel, d'un intérêt architectural exceptionnel. La ville de Chorá est l'une des rares villes grecques qui ait connu une évolution continue depuis le XIIe  siècle. C'est l'un des quelques lieux au monde où des cérémonies religieuses remontant aux premiers temps du christianisme sont encore aujourd'hui pratiquées sans changement.

Le monastère d'Hagios Ioannis Theologos et la grotte de l'Apocalypse se trouvent à l'endroit où saint Jean le Théologien (« le Divin », « celui que Jésus aimait ») composa deux des livres sacrés les plus importants pour les chrétiens, son Évangile et son Apocalypse.

Patmos, qui est la plus au nord des îles du groupe du Dodécanèse, couvre environ 88 km2 . Elle est en grande partie aride, formée de trois grandes masses volcaniques reliées entre elles par d'étroites langues de terre. L'île comporte trois agglomérations : la Chorá médiévale, le port de Skala, du XIXe  siècle, et le petit site rural de Kampos. Le lieu choisi par Christodoulos pour édifier son monastère, quant à lui, domine toute l'île.

Patmos a été colonisée d'abord par les Doriens, puis par les Ioniens. Lorsque l'île fut intégrée à l'Empire romain, elle servit, comme les autres îles de l'Égée, de lieu d'exil pour les prisonniers politiques. Parmi eux se trouvait l'évangéliste saint Jean le Théologien qui y fut relégué en 95 apr. J.-C., sous le règne de Domitien. C'est pendant son long séjour à Patmos qu'il écrivit son Apocalypse et son Évangile. Comme nombre d'îles de l'Égée, Patmos a été dévastée par des raids des Sarrasins au cours du VIIe  siècle, et demeura pour ainsi dire inhabitée durant les deux siècles qui suivirent. En 1088, Hosios Christodoulos, un abbé bithynien qui avait déjà fondé des monastères à Léros et à Kos, obtint de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène l'autorisation de fonder sur l'île un monastère dédié à saint Jean. Le pouvoir impérial encourageait alors le repeuplement des îles et des rives de l'Égée, ainsi que la construction de monastères fortifiés.

L'île fut prise par les Vénitiens en 1208. C'est vers cette période que le plus ancien site de Patmos, Chorá, fut fondé, lorsque des frères lais mariés ainsi que d'autres personnes qui étaient au service de la communauté monastique se fixèrent autour du monastère. Après la chute de Constantinople en 1453, une centaine de familles fut relogée à Chorá, à l'ouest du monastère, où elles fondèrent un riche quartier connu sous le nom d'Alloteina. L'agglomération était alors formée de maisons dispersées, pour la plupart de caractère rustique. Patmos passa sous le contrôle des Turcs au début du XVIe  siècle. Paradoxalement, cette phase coïncida avec une période de prospérité pour les habitatns de l'île qui reçurent différents privilèges fiscaux en échange de leur soumission. Les habitants de Chorá en profitèrent pour se lancer dans les transports maritimes et le commerce. Les belles maisons construites par de riches marchands vers la fin du XVIe et le début du XVIIe  siècle, dont beaucoup sont conservées, témoignent encore aujourd'hui de cette phase de prospérité.

La situation changea lorsque l'île fut saccagée par les Vénitiens menés par Francesco Morosini en 1659. Après la prise de Candie par les Turcs en 1669, des réfugiés vénitiens se fixèrent dans l'île. Ils y créèrent une nouvelle zone résidentielle connue sous le nom de Kretika, dont la place principale se nommait Agialesvia, du nom d'une sainte crétoise. Le tissu urbain commença à se modifier, avec de nouvelles maisons beaucoup plus petites et plus rapprochées. L'île mit longtemps à reprendre son rôle commercial antérieur, mais Patmos était redevenue un lieu d'échanges important à la fin du XVIIIe  siècle et durant tout le XIXe  siècle. Au milieu du XVIIIe  siècle, l'expansion de Chorá porta à la formation du quartier d'Aporthiana. De nombreuses maisons anciennes furent alors réhabilitées, et de nouveaux édifices construits.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Pátmos a été colonisée en premier lieu par les Grecs doriens, puis par les Ioniens. Rattachée à l'Empire romain, elle servit, comme d'autres îles de la mer Égée, de lieu d'exil des prisonniers politiques. Parmi eux figure l'Évangéliste saint Jean le théologien (également connu sous le nom de saint Jean le Divin), qui fut amené sur l'île en 95 après J.-C. sous le règne de Domitien et écrivit, pendant son long séjour sur Pátmos, l'Apocalypse et son Évangile.

Comme tant d'autres îles égéennes, Pátmos fut dévastée par des pillards sarrasins au VIIe siècle, et fut quasiment inhabitée pendant les deux siècles qui suivirent. En 1088, Hosios Christodoulos (saint Christodule), abbé bithynien fondateur de monastères à Léros et à Kos, obtint de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène la permission de fonder sur l'île un monastère dédié à saint Jean. À cette époque, l'État impérial encourageait la repopulation des îles et des côtes de la mer Égée, politique qui incluait l'établissement de monastères fortifiés (tels que Néa Moni sur l'île de Chios et les monastères du mont Áthos).

L'île tomba aux mains des Vénitiens en 1208, et c'est aux alentours de cette période que le plus ancien peuplement de Pátmos, celui de Chorá, fut fondé, lorsque des frères lais mariés et d'autres personnes travaillant pour la communauté monastique s'installèrent autour du monastère. Après la chute de Constantinople, en 1453, une centaine de familles se réinstallèrent à Chorá, à l'ouest du monastère, et créèrent la riche zone connue sous le nom d'Alloteina. À cette époque, cet établissement, de nature essentiellement rurale, était constitué de maisons dispersées.

Au début du XVIe siècle, Pátmos passa sous la domination turque. Paradoxalement, ce fut le début d'une ère de prospérité pour les insulaires, qui se virent offrir certains privilèges fiscaux en échange de leur soumission. Les habitants de Chorá en tirèrent parti et se lancèrent dans la navigation et le commerce, comme en témoignent les magnifiques demeures construites par les riches marchands fin XVIe - début XVIIe, dont plusieurs subsistent à ce jour.

Cette période de prospérité prit brutalement fin avec la mise à sac de l'île par les Vénitiens, sous Francesco Morosini, en 1659. Après la chute de Candie aux mains des Turcs en 1669, des réfugiés vénitiens s'installèrent sur l'île. Ils y créent une nouvelle zone résidentielle, connue sous le nom de Cretika, dont la place principale, dédiée à une sainte crétoise, était nommée Agialesvia. Le tissu urbain commença à se modifier, les nouvelles bâtisses étant beaucoup plus petites et plus densément réparties. Il fallut longtemps à l'île pour recouvrer son ancien rôle commercial, mais à la fin du XVIIIe siècle et pendant tout le XIXe siècle, Pátmos redevint un important centre marchand. Vers le milieu du XVIIIe siècle, le quartier d'Aporthiana se forma, alors que la ville s'étendait. Beaucoup des anciennes maisons furent restaurées, et de nouvelles demeures construites.

Source : évaluation des Organisations consultatives