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Sanctuaires et temples de Nikko

Shrines and Temples of Nikko

The shrines and temples of Nikko, together with their natural surroundings, have for centuries been a sacred site known for its architectural and decorative masterpieces. They are closely associated with the history of the Tokugawa Shoguns.

Sanctuaires et temples de Nikko

Les sanctuaires et temples de Nikko, ainsi que le cadre naturel qui les entoure, constituent depuis des siècles un lieu sacré où se sont élevés des chefs-d'œuvre d'architecture et de décoration artistique. Ils sont étroitement liés à l'histoire des shoguns Tokugawa.

مزارات ومعابد نيكو

تُُُُُُعتبر مزارات ومعابد نيكو، بالاضافة إلى المناظر الطبيعيّة التي تُحيط بها، مَكانًا مقدّسًا منذ عدة قرون حيث ارتفعت تحف الهندسة المعماريّة والزخرفة الفنيّة. وهي مرتبطة ارتباطًا وثيقًا بتاريخ رجال توكوغاوا المعروفين بالشوغانس.  

source: UNESCO/ERI

日光神殿和庙宇

几个世纪以来,日光神殿和神庙与它们周围的自然环境一直被视为神圣之地,并因其杰出的建筑和装饰而闻名于世。同时该遗址与德川幕府时期的历史具有密切的关系。

source: UNESCO/ERI

Святилища и храмы Никко

Святилища и храмы Никко, вместе с окружающей природой в течение столетий были священным местом, известным своими архитектурными и декоративными шедеврами. Святилища тесно связаны с историей сегунов Токугава.

source: UNESCO/ERI

Santuarios y templos de Nikko

Estrechamente vinculados a la historia de los sogunes Tokugawa, los santuarios y templos de Nikko, así como el paisaje natural circundante, forman desde hace siglos un sitio sagrado en el que se pueden admirar obras maestras de la arquitectura y la ornamentación artística.

source: UNESCO/ERI

日光の社寺

source: NFUAJ

Heiligdommen en tempels van Nikko

Nikko is een perfecte illustratie van de architectonische stijl van de Edo periode, zoals toegepast op shinto heiligdommen en boeddhistische tempels. De heiligdommen en tempels van Nikko, samen met hun natuurlijke omgeving, zijn een uitstekend voorbeeld van een traditioneel Japans religieus centrum, gerelateerd aan de shinto opvattingen over de relatie van de mens met de natuur. In deze – nog steeds actuele – religieuze praktijken hebben bergen en bossen een heilige betekenis en zijn het objecten van verering. Nikko is al eeuwenlang een heilige plaats, bekend om zijn architecturale en decoratieve meesterwerken die nauw verbonden zijn met de geschiedenis van de Tokugawa Shoguns.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Sanctuaires et temples de Nikko

Brève synthèse

Les Sanctuaires et temples de Nikko forment un seul ensemble de cent trois édifices religieux dans deux sanctuaires shintoïstes (le Tôshôgû et le Futarasan - Jinja ) et un temple bouddhiste ( le Rinnô -ji ) situés dans un cadre naturel exceptionnel . Le bien inscrit se trouve dans la préfecture de Tochigi, dans la partie nord de la région de Kanto au Japon. Les édifices religieux, dont beaucoup ont été construits au XVIIe siècle, sont disposés sur les pentes de la montagne afin de créer différents effets visuels. Les premiers édifices furent construits au flanc de les montagnes sacrée Nikko par un moine bouddhiste au VIIIe siècle. Aujourd'hui, ils témoignent d'une tradition séculaire de conservation et de restauration ainsi que de la pérennité des pratiques religieuses liées à un site considéré comme sacré. Ils sont aussi étroitement associés à des chapitres importants de l'histoire du Japon, en particulier ceux qui ont trait à la figure symbolique du grand Shogun, Tokugawa Ieyasu (1543-1616).

Le caractère singulier du bien tient à une combinaison de valeurs anciennes très importantes : le bien de 50,8 hectares témoigne d’une longue tradition da vénération, d’un niveau artistique très élevé, et d’une alliance remarquable entre l'architecture et le cadre naturel environnant, et c’est un lieu de mémoire nationale.

Critère (i) : les sanctuaires et temples de Nikko portent la marque du génie architectural et artistique ; ce caractère est renforcé par la parfaite intégration des édifices dans une forêt et un site naturel aménagés par l'homme.

 

Critère (iv) : Les sanctuaires et temples de Nikko offre une parfaite représentation du style architectural de la période Edo appliqué aux sanctuaires shintoïstes et aux temples bouddhistes. Le style Gongen-zukuri des deux mausolées, le Tôshôgû et le Taiyû-in Reibyô, connaît à Nikko son illustration la plus aboutie, qui allait exercer dans la suite une influence déterminante. L'ingéniosité et la créativité des architectes et des artistes décorateurs s'y révèlent d'une manière singulière et éminente.

Critère (vi) : les sanctuaires et temples de Nikko, et leur environnement, évoquent un centre religieux traditionnel japonais, associé à la perception shintoïste des rapports entre les hommes et la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge sacrée et sont objets de vénération, dans une pratique religieuse encore vivante aujourd'hui.


Intégrité

Le site du bien se compose de trois éléments : (i) les vingt-trois édifices du sanctuaire Futarasan -jinja, (ii) les quarante- deux édifices du sanctuaire  de Tôshôgû, et (iii) les trente-huit édifices du temple de Rinnô -ji.

Les frontières respectent le contour historique des terrains des sanctuaires et des temples et incluent  tous les édifices indispensables pour illustrer l'histoire du bien, un niveau élevé de réalisation architecturale et artistique, et un paysage de structures en harmonie avec leur milieu sacré naturel.

L’ensemble du site et les cent trois édifices qui le composent, ainsi que la zone tampon de taille adéquate, sont maintenus dans un  bon état de conservation.

Par conséquent, le bien remplit la condition d'intégrité du caractère intact et de la totalité de l’ensemble et de ses composants.

Authenticité

Les édifices des sanctuaires et des temples, avec leur milieu naturel, ont constitué pendant des siècles un lieu sacré et abrité des chefs-d'œuvre architecturaux et décoratifs. Le site continue de fonctionner aujourd'hui comme  lieu de culte et pour d'autres manifestations, ce qui maintien ses traditions, physiquement et spirituellement. Le site a souffert de catastrophes naturelles (par exemple, incendies chutes d’arbres et tremblements de terre) au cours des siècles. Chaque fois, l’édifice endommagé a été restauré fidèlement, dans le respect rigoureux des plans et des techniques originelles, en utilisant les matériaux d'origine lorsque cela était possible et en prêtant attention et soin à la préservation des couleurs, des matériaux et des motifs décoratifs. Des documents détaillés concernant ces opérations ont été conservés.
La plupart des édifices qui constituent les éléments du bien se trouvent dans leur emplacement d’origine. Le cadre, avec ses relations entre les édifices et les forêts anciennes plantées au début du XVIIe siècle, a également été maintenu. Les montagnes et les forêts ont gardé leur caractère sacré, et les sanctuaires et temples de Nikko font l’objet d’une utilisation religieuse active.

Ainsi qu’il est indiqué plus haut,  le bien conserve un haut niveau d’authenticité en termes de forme/conception, matériaux /substances, traditions /techniques, emplacement / cadre et fonction.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La gestion du bien inscrit vise à préserver la riche harmonie du paysage qui unit les éléments naturels et les édifices. Tous les éléments constitutifs du bien sont protégés : neuf sous la désignation de Trésors nationaux et quatre-vingt-quatorze comme Biens culturels importants en vertu de la Loi de 1950 pour la protection des biens culturels. Le site du bien de 50,8 ha, qui inclut les édifices mentionnés ci-dessus, est également protégé par la désignation comme Lieu historique par la Loi 1950. Selon cette loi, les propositions de modifications à l'état actuel du bien sont limitées et toute modification doit être approuvée par le gouvernement national.

Le site du bien  est également protégé par la Loi de 1957 sur les parcs naturels. Cette loi impose des restrictions sur la construction de nouveaux bâtiments et l'abattage des arbres.

Une zone tampon de taille suffisante (373,2 ha) a été établie autour du bien. Sauf pour la zone urbaine au sud-est, elle coïncide avec les zones protégées par la Loi sur les parcs naturels et ses limites suivent presque exclusivement la ligne de crêtes des montagnes qui entourent le bien. La zone tampon, elle aussi, recouvre partiellement diverses aires : (i) une Réserve forestière en vertu de la Loi sur les forêts, (ii) des zones de beauté paysagère selon la Loi de planification urbaine, ou (iii) une zone prioritaire de contrôle du paysage désignée dans le Plan directeur d'aménagement paysager de la ville de Nikko selon l’Ordonnance  municipale dont dépend l'utilisation des terres. Cela permet de prévenir toute action susceptible de nuire à l'environnement culturel et naturel.

Le bien inscrit est la propriété  des organisations religieuses de Futarasan-jinja, Tôshôgû, et Rinnô-ji,  qui sont responsables de sa gestion. Les travaux de réparation nécessaires sont effectuées par la Fondation pour la préservation des sanctuaires et temples de Nikko, qui comprend des architectes compétents en matière de conservation et des d'ingénieurs qualifiés.

Comme les incendies constituent le risque principal qui pèse sur le bien, les monuments sont équipés d’alarmes automatiques d'incendie, de bouches d'incendie, et de paratonnerres. En outre, les propriétaires organisent des brigades de sapeurs-pompiers privées qui travaillent en coopération avec les services publics d’incendie. En outre, comme les sites religieux sont ouverts au public, les propriétaires doivent prendre en compte la présentation et la protection de leurs biens  pour ses visiteurs.
L'agence pour les Affaires culturelles, la  préfecture de Tochigi, et la Ville de Nikko  fournissent aux  propriétaires à la fois une aide financière et des conseils techniques pour une conservation et une gestion adéquates

Description longue

Le complexe de Nikko illustre à la perfection le style architectural de la période Edo, tel qu'il a été appliqué aux sanctuaires shinto et aux temples bouddhiques. La spontanéité et la créativité de ses architectes et décorateurs s'y révèlent dans toute leur ampleur et dans toute leur perfection. Les sanctuaires et les temples, avec leur environnement, forment un remarquable exemple de lieu sacré japonais, procédant du concept shinto de relation entre l'homme et la nature, dans lequel montagnes et forêts ont un caractère sacré et sont un objet de vénération, selon une croyance religieuse demeurée très vivace de nos jours.

C'est à la fin du VIIIe  siècle qu'un moine bouddhique, Shodo, construisit les premiers édifices sur les pentes du Nikko, montagne qui avait été considérée comme sacrée depuis des temps immémoriaux. Le shogunat de Kamakura s'établit à la fin du XIIe  siècle dans la région de Kanto, permettant ainsi à Nikko de renforcer ultérieurement sa position comme principal site sacré de Kanto. Toutefois, le complexe fut abandonné au XVIe  siècle en raison des troubles de la période Muromachi. Il a été choisi comme site pour la construction du Tôshôgu, sanctuaire formé de différents édifices destinés à abriter le mausolée de Ieyasu, fondateur du shogunat de Tokugawa. Ce régime parvint à se maintenir pendant deux siècles et demi de l'histoire du Japon. Depuis cette période, Nikko a joué un rôle très important comme symbole de souveraineté nationale, non seulement pour les autorités locales, mais aussi pour ceux des dirigeants des régions voisines qui envoyèrent leurs émissaires payer tribut à Ieyasu, divinisé entre-temps.

En 1871, le gouvernement Meiji décida de diviser le site et ses monuments sacrés en trois zones, relevant d'autorités religieuses différentes : Futarasan-jinja et Tôshôgu pour le culte shinto, Rinnô-ji pour le bouddhisme. Cette réorganisation entraîna le déplacement et la restauration de différents édifices.

  • Le Futarasan-jinja , consacré aux trois divinités du mont Nantai, est formé d'un groupe d'édifices. La plupart d'entre eux ont été restaurés ou construits au XVIIIe  siècle dans la tradition locale, et ils ont exercé une importante influence sur la construction de nouveaux sanctuaires dans tout le Japon. Parmi ces édifices, on retiendra en particulier le Honden et le Haiden, le cœur du sanctuaire, le Betsugû Takino-o-jinja Honden, dont le plan remonte à l'an 825, et le Shin-yosha, qui sont les plus anciens exemples de style architectural inspiré des premières phases de construction du Tôshôgu. Le Shinkyô fait également partie du Futarasan-jinja ; ce pont sacré, qui enjambe la Daiya, semble remonter à la période Muromachi. Son aspect actuel, avec ses massifs piliers de pierre et son revêtement de laque vermillon, remonte 1636.
  • Le Tôshôgu est un sanctuaire fondé au XVIIe  siècle, formé d'un grand nombre d'édifices. Une suite de trois chambres sacrées offre une illustration parfaite du plan architectural en H connu sous le nom de Gongen-zukuri. Le Shômen Karamon avec le Haimen Karamon, chef-d'œuvre de l'artisanat, est inspiré d'un style étranger qui lui a valu son nom de « porte chinoise ». Le Yômeimon, construit en 1636, est probablement le meilleur exemple de style architectural de Nikko : il présente un décor d'une ampleur et d'une variété extraordinaires. Le Tôzai Sukibe, qui remonte également à 1636, est un mur de quelque 160 m de long, entourant le groupe formé par le Honden, l'Ishinoma et le Haiden. Le Tôzai Kairo, un couloir de 220 m de long dont la partie sud est formée de 25 panneaux sculptés, entoure trois des côtés des bâtiments de ce même groupe.
  • Le Rinnô-ji , temple bouddhique dont les origines remontent au VIIIe  siècle, est toujours demeuré un lieu de culte. D'importants édifices lui ont été adjoints au commencement de la période Edo, notamment en 1653, avec le mausolée du troisième shogun, Togukawa Iemitsu. Ce complexe, qui présente la forme et le style Gongen-zukuri, est formé du Taiyû-in Reibyô Honden, de l'Ainoma et du Haiden, et a été classé comme Trésor national. C'est un remarquable chef-d'œuvre d'architecture et de décoration.

Grâce à des siècles d'architecture des jardins, temples et sanctuaires se mêlent harmonieusement à leur environnement naturel. Les édifices se disposent sur les pentes de la montagne en sorte de créer des effets visuels variés. Des milliers de cèdres japonais y ont été plantés au cours de la période de construction Tôshôgu, au début du XVIIe  siècle ; cette forêt de Cryptomeria constitue une barrière naturelle exceptionnelle pour les sanctuaires et les temples, et ajoute considérablement à la beauté et au caractère sacré du site.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le bien culturel proposé à l'inscription a une destination liée au culte qui remonte à la fin du VIIIe siècle, quand un moine bouddhiste, Shôdô, érigea les premiers édifices au flanc de la montagne de Nikko, laquelle était vénérée comme montagne sacrée depuis les temps les plus anciens. Certains édifices des deux ensembles Futarasan-jinja et Rinnô-ji remontent à cette période.

A la fin du XIIe siècle, le shogunat Kamakura s'établit dans la région du Kanto. Nikko s'affirma davantage encore, tant par son site montagneux que par les édifices religieux, comme un lieu sacré majeur du Kanto. Mais les troubles de la période Muromachi, au XVIe siècle, entraînèrent un relatif délaissement du site.

Au début du XVIIe siècle, il fut procédé à une réhabilitation des temples. Nikko fut choisi comme site pour la construction du Tôshôgû, un sanctuaire avec plusieurs édifices destiné à accueillir le mausolée de Tokugawa Ieyasu, le fondateur du shogunat Tokugawa. Ce régime devait exercer le pouvoir durant plus de 250 ans de l'histoire japonaise. Depuis cette époque, Nikko a rempli un rôle politique très important en symbolisant la souveraineté nationale, aussi bien aux yeux des autorités locales qu'à l'égard des dirigeants des pays voisins, dont les émissaires venaient rendre hommage à Ieyasu, personnage déifié.

En 1871, le gouvernement Meiji décida de répartir le site et les édifices religieux qui relevaient d'une seule entité religieuse, en trois ensembles, confiés à trois organisations religieuses distinctes : Futarasan -jinja et Tôshôgu au culte shintoïste, et Rinnô-ji au culte bouddhiste. Cette réorganisation entraîna le déplacement et la restauration de certains édifices. Le caractère sacré et prestigieux du site permit de garantir la sauvegarde de Nikko qui, dès 1897, fut placé sous une protection légale renforcée ensuite à plusieurs reprises.

Source : évaluation des Organisations consultatives