jump to the content

Villa Adriana (Tivoli)

Villa Adriana (Tivoli)

The Villa Adriana (at Tivoli, near Rome) is an exceptional complex of classical buildings created in the 2nd century A.D. by the Roman emperor Hadrian. It combines the best elements of the architectural heritage of Egypt, Greece and Rome in the form of an 'ideal city'.

Villa Adriana (Tivoli)

Ce complexe exceptionnel d'édifices classiques, créé au IIe siècle par l'empereur romain Hadrien, reproduit les meilleurs éléments des cultures matérielles d'Égypte, de Grèce et de Rome sous la forme d'une « cité idéale ».

فيلاّ أدريانا (تيفولي)

تمثل هذه المجموعة من النصب الكلاسيكية التي أنشأها الامبراطور الروماني "هادريان" أفضل عناصر الحواضر المادية في مصر، واليونان وروما بشكل "مدينة فاضلة".

source: UNESCO/ERI

提沃利的阿德利阿纳村庄

阿德利阿纳村庄位于罗马附近的提沃利,是公元2世纪时由罗马帝国国王哈德里亚所建造的一处卓越的古典建筑群。它用“理想城市”的形式规划建设,综合利用了古埃及、希腊、罗马建筑遗产中的最佳元素。

source: UNESCO/ERI

Вилла Адриана в Тиволи

Вилла Адриана (в Тиволи вблизи Рима) – это выдающийся комплекс классических зданий, созданных во II в. при этом древнеримском императоре. Вилла объединяет лучшие элементы архитектурного наследия Египта, Греции и Рима, придавая им форму «идеального города».

source: UNESCO/ERI

Villa Adriana (Tívoli)

Situada en Tívoli, no lejos de Roma, la Villa Adriana es un magnífico conjunto de edificios clásicos construidos por orden del emperador Adriano en el siglo II, que combinan los mejores elementos del legado arquitectónico de Egipto, Grecia y Roma, formando una especie de “ciudad ideal”.

source: UNESCO/ERI

ヴィッラ・アドリアーナ(ティヴォリ)

source: NFUAJ

Villa Adriana (Tivoli)

De Villa Adriana in Tivoli, is een meesterwerk dat op een unieke manier de hoogste materiële uitingen van de culturen in het Middellandse Zeegebied en die uit de oudheid bijeenbrengt. Onderzoek naar de monumenten speelde een cruciale rol in de herontdekking van elementen uit de klassieke architectuur door architecten in de Renaissance- en Barokperiode. De villa heeft grote invloed gehad op veel 19e en 20e -eeuwse architecten en ontwerpers. Het is een buitengewoon complex van klassieke gebouwen, in de 2e eeuw gebouwd door de Romeinse keizer Hadrianus. Het complex combineert de beste elementen van architecturale overlevering uit Egypte, Griekenland en Rome in een ‘ideale stad’.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Villa Adriana (Tivoli) © OUR PLACE
Justification d'inscription

Critères (i) et (iii) : La villa Adriana est un chef d’œuvre qui réunit de façon unique les plus hautes formes d’expression des cultures matérielles de l’ancien monde méditerranéen.

Critère (ii) : L’étude des monuments qui composent la villa Adriana a joué un rôle crucial dans la redécouverte des éléments de l’architecture classique par les architectes de la Renaissance et de la période baroque. Elle a en outre profondément influencé nombre des architectes et dessinateurs du XIXe et du XXe siècle.

Description longue

La villa Adriana est un chef-d'œuvre exceptionnel, qui rassemble les plus hautes manifestations des cultures matérielles du monde méditerranéen. L'étude de ses monuments a joué un rôle crucial dans la redécouverte des éléments de l'architecture classique par les architectes de la Renaissance et du Baroque. Elle a profondément influencé de nombreux architectes et dessinateurs des XIXe et XXe  siècles.

La villa couvre plus de 120 ha des pentes des monts tiburtins. Le site était précédemment occupé par une villa de la fin de la République qui appartenait à la femme d'Hadrien, Vibia Sabina. La résidence impériale y fut construite entre 118 et 138 apr. J.-C. Elle est le symbole d'un pouvoir qui était progressivement devenu absolu, et qui tendait à prendre ses distances d'avec la capitale. Après la mort d'Hadrien, en 138, ses successeurs préférèrent fixer leur résidence principale à Rome, mais la villa continua à être agrandie et embellie. Constantin le Grand aurait fait prélever certaines de ses plus belles pièces pour sa nouvelle capitale, Byzance. La villa, saccagée et pillée par les vagues successives d'invasions barbares, fut abandonnée et utilisée comme carrière par des entrepreneurs et des fabricants de chaux. L'intérêt pour ses ruines ne se réveilla qu'au XVe  siècle, grâce au pape Pie II (Aeneas Silvius Piccolomini). Au début du XVIe  siècle, Alexandre VI y fit réaliser des fouilles pour retrouver ses trésors. Lorsque le cardinal Hippolyte II d'Este commença à construire non loin de là sa villa d'Este, il poursuivit les fouilles supervisées par l'architecte Pirro Ligorio pour en extraire les œuvres d'art destinées à la décorer.

Les nombreux édifices qui composent la villa sont disséminés, sans plan régulier, à l'intérieur de toute la zone. On peut les classer en quatre groupes topographiques différents.

Le premier groupe comporte le Théâtre grec et le temple de l'Aphrodite de Cnide. Le Théâtre, conservé dans un bon état, quoique fragmentaire, est de plan conventionnel ; sa cavea , creusée dans le flanc de la colline, présente un diamètre de 36 m. Le petit temple circulaire se trouve dans une grande exèdre semi-circulaire.

Le second groupe inclut le Théâtre maritime, la cour des Bibliothèques, les Bibliothèques grecque et latine, le Palais impérial et la piazza d'Oro. C'est le cœur du complexe, aligné sur la vallée de Tempé. Ses différents éléments se regroupent autour de quatre péristyles. Le Théâtre maritime (ou naval) est une structure circulaire de 43 m de diamètre ; son péristyle de marbre ionique renferme un fossé circulaire entourant une île centrale occupée par une villa en miniature. La cour des Bibliothèques, qui est la partie la plus ancienne de l'ensemble, est un portique à colonnes doté d'un nymphée sur son côté nord. Les deux « bibliothèques » sont accessibles par des passages ouverts de part et d'autre du nymphée. Le Palais est formé d'un ensemble de salles groupées autour d'une cour. La piazza d'Oro est l'un des aménagements les plus impressionnants de tout le complexe : son vaste péristyle est entouré par un portique double, présentant une alternance de colonnes en marbre cipolin et en granit égyptien.

Le troisième groupe comporte le Pécile, le Stade et les édifices associés, les petits et les grands Thermes, le Canope, le Sérapéum et les Cento Camerelle. Le Pécile (du grec poikilé ) est une reproduction d'une imposante structure d'Athènes connue pour ses peintures et ses associations avec les philosophes stoïciens, et consiste en un vaste péristyle rectangulaire. Ses murs imposants, dotés de colonnades tout du long, ont en partie survécu. La partie centrale de l'enceinte était occupée par un bassin rectangulaire entouré par un espace libre, peut-être utilisé comme champ de courses. Les deux édifices thermaux sont de plan conventionnel ; on pense que le plus petit n'était utilisé que par les femmes. Le Canope est un canal allongé imitant le célèbre sanctuaire de Sérapis près d'Alexandrie ; l'exèdre semi-circulaire du Sérapéum se trouve à son extrémité méridionale.

Le quatrième groupe inclut le bassin aux Lys, la tour de Roccabruna et l'Académie. La tour fait partie d'un complexe d'édifices dont la destination n'a pas été clairement établie.

En dehors de ces structures, la villa comporte un complexe très étendu d'aménagements souterrains, avec des cryptoportiques et des galeries utilisées pour les communications internes et comme entrepôts. Un grand nombre de structures antiques ont été réoccupées par des fermes ou par d'autres édifices, essentiellement au XVIIIe  siècle ; il est difficile de les dissocier des édifices antiques sur lesquels ils ont été directement construits.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Sur cette zone se dressait à l'origine une villa de la fin de la République, présumée propriété de l'épouse d'Hadrien, Vibia Sabina. La résidence impériale fut construite au même endroit en deux étapes, 118-125 et 125-138, symbole d'un pouvoir qui devenait progressivement absolu et qui s'éloignait de la capitale : c'est pourquoi on l'a comparée au Versailles de Louis XIV. Après la mort d'Hadrien en 138, ses successeurs préférèrent faire de Rome leur résidence permanente, mais la villa continua cependant de s'agrandir et d'être embellie. On dit que Constantin Ier le Grand aurait emporté certaines de ses plus belles pièces dans sa nouvelle capitale, Byzance.

La villa fut ensuite mise à sac et pillée par des hordes successives d'envahisseurs barbares, et elle finit par tomber à l'abandon. Ainsi, dans les siècles qui suivirent, les constructeurs et les chaufourniers l'utilisèrent comme carrière.

Ce n'est qu'au XVe siècle que l'intérêt pour ces ruines renaquit, sous l'influence du pape Pie II (Æneas Silvius). Au début du XVIe siècle, Alexandre VI ordonna des fouilles pour récupérer des objets d'art. Quand le cardinal Hippolyte II d'Este commença la construction de sa villa d'Este, toute proche, il poursuivit les fouilles, sous la direction de son architecte Pirro Ligorio, espérant orner sa nouvelle demeure des oeuvres d'art découvertes. Par la suite, les fouilles se poursuivirent sporadiquement jusqu'à ce que la villa Adriana devienne la propriété du tout jeune État italien, en 1870.

Source : évaluation des Organisations consultatives