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Ancien site agricole de Kuk

Kuk Early Agricultural Site

Kuk Early Agricultural Site consists of 116 ha of swamps in the western highlands of New Guinea 1,500 metres above sea-level. Archaeological excavation has revealed the landscape to be one of wetland reclamation worked almost continuously for 7,000, and possibly for 10,000 years. It contains well-preserved archaeological remains demonstrating the technological leap which transformed plant exploitation to agriculture around 6,500 years ago. It is an excellent example of transformation of agricultural practices over time, from cultivation mounds to draining the wetlands through the digging of ditches with wooden tools. Kuk is one of the few places in the world where archaeological evidence suggests independent agricultural development and changes in agricultural practice over such a long period of time.

Ancien site agricole de Kuk

L’ancien site agricole de Kuk, en Papouasie Nouvelle Guinée, comprend 116 ha de marécages dans l’ouest de l’île de la Nouvelle-Guinée, à 1500 m d’altitude. Des fouilles archéologiques ont révélé que ces marais ont été cultivés presque continuellement depuis 7000, voire 10 000 ans. Le site présente des vestiges archéologiques bien conservés montrant l’évolution technologique qui a transformé l’exploitation des plantes en agriculture, il y a environ 6500 ans. C’est un excellent exemple d’évolution des pratiques agricoles à travers les âges depuis la culture sur des buttes jusqu’au drainage des marécages par le creusement de fossés avec des outils en bois. Kuk est l’un des rares endroits au monde où des vestiges archéologiques montrent un développement indépendant de l’agriculture sur sept à dix millénaires.

موقع كوك الزراعي البدائي

الموقع كناية عن 116 هكتاراً من المستنقعات، وهو قائم في المرتفعات الجنوبية لغينيا الجديدة، على ارتفاع 1500  متر من سطح البحر. كشفت الحفريات الأثرية أن هذه المنطقة كانت تشكل أحد مراكز استصلاح الأراضي الرطبة على نحو متواصل لمدة 000 7 عام، ولربما 000 10 عام. وهي تحوي آثاراً جيدة الحفظ، تثبت حدوث الوثبة التكنولوجية التي أدت إلى تحول كبير في الأساليب الزراعية قبل نحو 6500 عام. كما أنها تقدم خير مثال على تحول الممارسات الزراعية على مر الزمن، ولا سيما حفر القنوات بواسطة الأدوات الخشبية. ويشكل موقع كوك أحد الأمكنة القليلة في العالم التي تشير فيها الأدلة الأثرية إلى مراحل تطور الزراعة المستقلة والتغيرات في الممارسة الزراعية لفترة تتراوح بين 000 7 و000 10 عام.

المهد العالمي للزراعة رسالة اليونسكو (2008)

source: UNESCO/ERI

Древнее земледельческое поселение Кука

Древнее земледельческое поселение Кука занимает 116 гектаров болотистой местности на юге Новой Гвинеи (1 500 метров над уровнем моря). Археологические раскопки свидетельствуют о том, что эти болота обрабатывались в течение 7-10 тысяч лет. Здесь сохранились следы перехода от простого использования человеком растений к их выращиванию, произошедшего около 6 500 лет назад. Это прекрасный пример развития сельскохозяйственного производства: от обработки пригорков до осушения болот с помощью рытья канав деревянными инструментами. Это одно из немногих мест в мире, где имеются археологические свидетельства изолированного развития сельского хозяйства на протяжении 7-10 тысячелетий.

source: UNESCO/ERI

Antiguo sitio agrícola de Kuk

Este sitio abarca 116 hectáreas de terrenos pantanosos del sur de Nueva Guinea situados a unos 1.500 metros de altura. Las excavaciones arqueológicas han mostrado que estos humedales fueron cultivados casi sin interrupción desde unos 7.000 a 10.000 años atrás. En Kuk se conservan, en muy buen estado, vestigios del salto técnico cualitativo que transformó el mero aprovechamiento de las plantas en agricultura hace unos 6.500 años. El sitio es un ejemplo excelente de la evolución de las prácticas agrícolas a lo largo del tiempo, desde el cultivo en montículos a orillas de los pantanos hasta el drenaje de éstos mediante la excavación de zanjas con aperos de madera. Kuk es uno de los pocos sitios del mundo donde los vestigios arqueológicos muestran el desarrollo autónomo de la agricultura a lo largo de un periodo tan largo.

source: UNESCO/ERI

クックの初期農耕遺跡

source: NFUAJ

Vroeg agrarisch gebied Kuk

Het vroeg agrarische gebied Kuk bestaat uit 116 hectare moerassen in de westelijke hooglanden van Nieuw-Guinea, 1.500 meter boven de zeespiegel. Uit archeologische opgravingen bleek dat het landschap bestaat uit drooggelegd moerasgebied dat 7.000, misschien wel 10.000 jaar continu bewerkt is. Het is een goed voorbeeld van de verandering van landbouw door de tijd heen, van het telen op terpen tot het draineren van de moerassen door het graven van sloten met gereedschap van hout. Kuk is een van de weinige plaatsen ter wereld waar archeologisch bewijs duidt op autonome landbouwontwikkeling en veranderingen in landbouwbeoefening gedurende zo’n lange periode.

Source : unesco.nl

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Ancien site agricole de Kuk © Jack Golson
Valeur universelle exceptionnelle

L'ancien site agricole de Kuk, par ses éléments archéologiques enfouis et bien conservés, témoigne d’une avancée technologique indépendante, qui a transformé il y a environ 7 000-6 400 ans l’exploitation des plantes en agriculture fondée sur la propagation végétative de la banane, du taro et de l'igname. C’est un excellent exemple de la transformation des pratiques agricoles au fil du temps, depuis des buttes sur des rives marécageuses il y a 7 000-6 400 ans jusqu'au drainage des marécages par le creusement de fossés avec des outils en bois de 4 000 BP à nos jours. Les éléments archéologiques révèlent une occupation des sols et des pratiques traditionnelles remarquablement durables mais épisodiques, où l'on peut établir la genèse de l'occupation des sols et démontrer les changements dans la pratique au fil du temps, peut-être depuis une époque aussi reculée que 10 000 BP, jusqu’à nos jours.

Critère (iii) : L'importance des traces d’une agriculture ancienne sur le site de Kuk peut être vue comme un témoignage exceptionnel d'un type d'exploitation de la terre qui reflète la culture des premiers peuplements de la région.

Critère (iv) : Kuk est l'un des rares endroits au monde où les vestiges archéologiques suggèrent un développement indépendant de l’agriculture et des changements dans la pratique agricole sur plus de 7 000 ans, peut-être même 10 000 ans.

Les études archéologiques ont été plutôt intensives qu’extensives, et les fouilles n’ont affecté qu’une proportion mineure de la zone principale du site. Les activités agricoles modernes à Kuk restent relativement modestes et n'empiètent pas sur les caractéristiques archéologiques du site. L’intégrité du site est donc maintenue. Les fouilles et les travaux scientifiques réalisés sur le site sont conformes aux plus strictes normes professionnelles internationales, et les vestiges mis au jour conservent donc toute leur authenticité. L’occupation des sols contemporaine a été limitée à des versions modernes des activités traditionnelles et appuie l'authenticité des principales traces subsistant sur le site.

La protection juridique appropriée est en place, mais la protection coutumière doit être confirmée dans les plus brefs délais par la désignation du bien comme zone de conservation et par un accord formel associé de gestion du territoire avec la communauté locale pour certains aspects de la gestion du site. Le plan de gestion doit être achevé dès que possible, financé officiellement et mis en œuvre, et un mémorandum d’accord formel doit être établi entre les autorités nationales, provinciales et locales concernées et les autres parties prenantes au sujet des responsabilités de gestion sur le terrain et des liens fonctionnels.

Description historique

Jusqu'à il y une centaine d'années, les marécages de Kuk abritaient traditionnellement la culture de bananes, de racines et de tubercules, que l'on faisait pousser sur des terres asséchées par des fossés et autour des rives des vallées, des pâturages régulièrement soumis à écobuage, pour fournir des pacages de bonne qualité pour les animaux. Cette dernière pratique perdura jusqu'aux années 1930, quand les Européens arrivèrent à la recherche d'or ou pour installer des missions. Les premières plantations de café et de thé suivirent rapidement la construction de la route d'accès, dans les années 1950.

En 1968, l'administration coloniale australienne prit à bail pour 99 ans les marécages de Kuk auprès des Kawelka, et une station de recherche fut établie d'abord pour le thé, puis pour d'autres cultures. Les marécages furent drainés au moyen de fossés de drainage parallèles sillonnant le paysage, et d'eucalyptus plantés le long de routes parallèles entre des parcelles expérimentales.

Les schémas agricoles traditionnels qui existaient jusqu'en 1950 furent supplantés pendant un laps de temps relativement bref (environ 40 ans). En 1973, juste avant l'indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des fouilles archéologiques sur des drains de plantation nouvellement mis au jour commencèrent sous la direction de l'université nationale d'Australie. Conduites pendant quatre ans, jusqu'en 1977, ces fouilles de grande envergure révélèrent la trace d'anciens systèmes de drainage. Avec la fermeture de la station de recherche en 1991, les fouilles cessèrent et les habitants recommencèrent à exploiter la terre.

Bien que l'époque des plantations de style colonial et de la station de recherche de Kuk n'ait interrompu l'exploitation traditionnelle que sur un relativement bref laps de temps, elle semble avoir nettement modifié le schéma en mosaïque des parcelles et le schéma informel des réseaux de drainage. L'exploitation agricole pratiquée aujourd'hui, bien qu'elle ait rétabli certaines pratiques traditionnelles, a aussi intégré des cultures commerciales telles que le café aux plants alimentaires traditionnels, et semble sillonnée par les fossés de drainage de l'époque des plantations et de la station de recherche.

En 1997, le Musée national de Papouasie-Nouvelle- Guinée, en collaboration avec des experts de l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, commença à négocier la reconnaissance internationale du bien en qualité de site du Patrimoine mondial. Des enquêtes pluridisciplinaires furent réalisées pendant deux ans, en 1998 et en 1999, pour réévaluer les travaux antérieurs et pour essayer d'établir une datation sûre.

Source : évaluation des Organisations consultatives