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Sites d’art rupestre préhistorique de la vallée de Côa et de Siega Verde

Prehistoric Rock Art Sites in the Côa Valley and Siega Verde

The two Prehistoric Rock Art Sites in the Côa Valley (Portugal) and Siega Verde (Spain) are located on the banks of the rivers Agueda and Côa, tributaries of the river Douro, documenting continuous human occupation from the end of the Paleolithic Age. Hundreds of panels with thousands of animal figures (5,000 in Foz Côa and around 440 in Siega Verde) were carved over several millennia, representing the most remarkable open-air ensemble of Paleolithic art on the Iberian Peninsula.

Côa Valley and Siega Verde provide the best illustration of the iconographic themes and organization of Paleolithic rock art, using the same modes of expression in caves and in the open air, thus contributing to a greater understanding of this artistic phenomenon. Together they form a unique site of the prehistoric era, rich in material evidence of Upper Paleolithic occupation.

Sites d’art rupestre préhistorique de la vallée de Côa et de Siega Verde

Les sites d'art rupestre préhistorique de la vallée de Côa (Portugal) et de Siega Verde (Espagne) se trouvent sur les berges escarpées des rivières Côa et Agueda, deux affluents du Douro, documentant une occupation humaine continue depuis la fin du Paléolithique. Des centaines de parois ont été gravées de  milliers de figures animales par l'homme durant plusieurs millénaires (5 000 à Côa, environ 440 à Siega Verde) représentant l'ensemble d'art paléolithique en plein air le plus remarquable de la Péninsule Ibérique.

Les Vallées de Côa et de Siega Verde offrent la meilleure illustration des thèmes iconographiques et de l'organisation de l'art rupestre Paléolithique, qui adopta les mêmes modes d'expression dans les grottes et en plein air. Elles contribuent ainsi à une meilleure compréhension de ce phénomène artistique, formant ensemble un lieu unique de l'ère préhistorique, riche en témoignages matériels d'occupation au paléolithique supérieur.

المنطقة الأثرية للفن الصخري في سييغا فيرده

تمثل مواقع الفن الصخري ما قبل التاريخ في وادي كوا، المُدرجة في قائمة التراث العالمي في عام 1998، مجموعة مركزة من النقوش الصخرية تعود إلى العصر الحجري القديم الأعلى (من 22000 إلى 10000 سنة قبل الميلاد) وتتميز بكونها فريدة في العالم بمثل هذا المستوى، كما أنها تشكل أبرز الأمثلة على المظاهر الأولى للإبداع الفني الإنساني. وتُكمِّل المنطقة الأثرية في سييغا فيرده، الواقعة في إقليم كاستيل وليون، هذا الموقع. فهي تشمل 645 نقشاً منحوتة على منحدر محفور بفعل الانجراف النهري. وهذه النقوش هي نقوش تصويرية بصفة أساسية، إذ أنها تمثل حيوانات وأشكال هندسية وتخطيطية تم تحديدها. ويُمثل الموقع العابر للحدود في سييغا فيرده، الذي يُطول " مواقع الفن الصخري مما قبل التاريخ في وادي كوا" في البرتغال، جملة الفن الصخري الأكثر شهرة للعصر الحجري القديم الموجود في الهواء الطلق بشبه الجزيرة الأيبيرية.

source: UNESCO/ERI

席尔加•维德(Siega Verde)岩石艺术考古区

科阿峡谷史前岩石艺术遗址于1998年列入了《世界遗产名录》,是一处集中体现旧石器时代晚期(公元前 22000年至10000年)岩刻艺术的遗址,而且其规模之大也为世界少有。就此而言,这一文化遗址也是反映人类早期艺术创作的一项最突出的实证。位于卡斯蒂利亚-莱昂自治区的席尔加•维德(Siega Verde)岩石艺术考古区,现在也补充到这一遗产之中。考古区内包括645件岩刻艺术作品,全部雕刻在因河流侵蚀冲刷形成的陡峭岩石上。作品主要是对动物形象的描绘,但其中也可以找到几何图案与概括抽象图案。席尔加•维德与科阿峡谷的史前岩石艺术遗址代表着伊比利亚半岛旧石器时代露天石刻艺术所达到的最高水平。

source: UNESCO/ERI

Наскальное искусство эпохи палеолита Сиега Верде

Включенные в Список всемирного наследия в 1998 году, памятники доисторической наскальной живописи долины Коа представляют собой уникальную по числу наскальных рисунков коллекцию периода верхнего палеолита (22 000-10 000 лет до нашей эры.). Она является наиболее ярким примером, иллюстрирующим зарождение художественного творчества человека. Археологическая зона Сиега Верде, расположенный в области Кастилья-е-Леон, дополняет этот памятник. Здесь находятся 645 гравюр, вырезанных на стенах пещер, образовавшихся под воздействием водной эрозии. Эти гравюры, в основном символические, изображают животных. Однако некоторые из них представляют собой также геометрические фигуры и схематичные изображения. Доисторический ансамбль наскального искусства долины Коа и Сиега Верде образует самый значительный объект наскальной живописи периода палеолита под открытым небом, расположенный на Пиренейском полуострове.

source: UNESCO/ERI

Sitios de arte rupestre prehistórico del Valle del Côa y de Siega Verde

Los sitios de arte rupestre prehistórico del Valle del Côa, inscritos en la Lista del Patrimonio Mundial en 1998, poseen una extraordinaria concentración de petroglifos del Paleolítico Superior (22.000-10.000 a.C.), que es única en su género en el mundo y constituye uno de los ejemplos más notables de las primeras creaciones artísticas del ser humano. La zona arqueológica de Siega Verde, ubicada en la comunidad de Castilla y León, completa esos sitios con sus 645 grabados ejecutados en una escarpadura formada por la erosión fluvial. Esos grabados son esencialmente figurativos y representan animales, aunque también se han identificado algunas figuras geométricas y esquemáticas. Los sitios del Valle del Côa y el sitio de Siega Verde forman el conjunto más importante de arte rupestre paleolítico al aire libre de la Península Ibérica.

source: UNESCO/ERI

Prehistorische petrogliefen in de Côa vallei en Siega Verde

De twee plaatsen met prehistorische petrogliefen in de Côa-vallei (Portugal) en Siega Verde (Spanje) bevinden zich aan de oevers van de rivieren Agueda en Côa, zijrivieren van de rivier de Douro. Ze bewijzen dat het gebied sinds het einde van de oude steentijd onafgebroken door mensen werd bewoond. Er zijn honderden plekken te vinden waarin gedurende meerdere millennia duizenden dierfiguren zijn gekerfd (5.000 in Foz Côa en ongeveer 440 in Siege Verde). Hierbij werd zowel in de grotten als daarbuiten dezelfde expressieve stijl gebruik. Het gebied geldt daardoor als het meest opmerkelijke ‘openluchtmuseum’ van Paleolithische kunst op het Iberisch schiereiland.

Source : unesco.nl

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© Fiona Starr
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le bien comprend les deux sites d’art rupestre préhistorique de la vallée de Côa (Portugal) et de Siega Verde (Espagne), consistant en des escarpements rocheux taillés par l’érosion fluviale et ancrés dans un paysage rural isolé où des centaines de panneaux présentant des milliers de figures animales (5 000 à Foz Côa, environ 440 à Siega Verde) ont été gravés au cours de plusieurs millénaires.

Les sites d’art rupestre de Foz Côa et Siega Verde représentent l’ensemble d’art paléolithique en plein air le plus remarquable de la Péninsule Ibérique au sein de la même région géographique.

Foz Côa et Siega Verde fournissent la meilleure illustration des thèmes iconographiques et de l’organisation de l’art rupestre, qui adopta les mêmes modes d’expression dans les grottes et en plein air, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de ce phénomène artistique.

Ils forment ensemble un lieu unique de l’ère préhistorique, riche en témoignages matériels d’occupation au paléolithique supérieur.

Critère (i) : Les gravures rupestres de Foz Côa et de Siega Verde, allant du paléolithique supérieur à la fin du Magdalénien/Épipaléolithique (de 22 000 à 8 000 ans av. J.-C., représentent un exemple unique des premières manifestations de la création humaine symbolique et des débuts du développement culturel, s’éclairent réciproquement et sont une source d’information sans égale pour comprendre l’art paléolithique.

Critère (iii) : L’art rupestre de Foz Côa et celui de Siega Verde, considérés ensemble, offrent un éclairage exceptionnel sur la vie sociale, économique et spirituelle de nos premiers ancêtres.

Intégrité et authenticité

L’intégrité du bien est notamment exprimée par l’homogénéité et la continuité des représentations à l’intérieur des limites spatiales des surfaces rocheuses gravées ainsi que par l’adoption de modèles typiques des peintures préhistoriques ornant les grottes, confirmant ainsi l’argument de l’intégrité de cet ensemble en plein air.

L’authenticité du bien est démontrée par des considérations stylistiques et comparatives, incluant également l’examen des thèmes artistiques et de l’organisation des gravures rupestres dans les grottes. Les seuls doutes émis concernent l’interprétation de certaines figures animales (par ex. rhinocéros laineux, bison, cerf mégacéros, caribou et félins).

Mesures de protection et de gestion requises

Siega Verde est protégé par diverses lois nationales pour la protection du patrimoine et la planification et il a été déclaré BIC (Bien d’intérêt culturel). Les mesures de protection ont été mises en œuvre depuis le classement BIC. La gestion est déléguée au groupe d’action local ADECOCIR (Association pour le développement de la région de Ciudad Rodrigo). Le directeur de l’ADECOCIR est responsable de l’ensemble de la gestion et de l’entretien de Siega Verde, tandis que la sécurité est assurée par la Junta de Castilla y León, qui est également responsable de l’entretien de l’équipement. La Junta de Castilla y León a mis au point des programmes communs avec l’institution portugaise IGESPAR (Instituto de Gestão do Património Arquitectónico e Arqueológico – Institut pour la gestion du patrimoine architectural et archéologique), qui est responsable du site de la vallée de Côa, dans le but d’étudier et de présenter ensemble les vallées de Côa et Siega Verde.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Upper Palaeolithic rock art of the Côa valley is an outstanding example of the sudden flowering of creative genius at the dawn of human cultural throws light on the social, economic, and spiritual life on the life of the early ancestor of humankind in a wholly exceptional manner.

The earliest evidence for recurrent human occupation by a small group, possibly on a seasonal basis, in the Alto Douro region is from the Lower Palaeolithic period. There is a concentration of rock-art and settlement sites along the main rivers, the Douro and its tributaries, the Côa and the Aguiar. In the Côa valley the known settlements are located in the short section between Quinta da Barca and Salto do Boi, but this does not reflect the situation in early prehistory, owing to the differences in lithology between this area and that further downstream. More intensive cultivation in recent years has also destroyed many settlement sites without record.

The settlements are characterized by pavements of river pebbles and large schist slabs, on which were found thick deposits of the waste from making and trimming stone tools; the acid soil conditions militate against the survival of organic materials such as wood or bone. The activities carried out on these sites were the processing of animal carcasses and the working of hide, bone, wood, and stone. The sources of the stones used indicate that these groups would have moved over a large territory more than 200 km in extent. This form of hunter-gatherer economy ended in the Magdalenian phase of the Upper Palaeolithic period. The region appears to have been devoid of human occupation until the 6th millennium BC, when incoming groups brought a sedentary Neolithic farming culture to the north-west of the Iberian Peninsula. From then on there was continuous occupation through to the present day.

Rock art began with the Upper Palaeolithic in the Iberian Peninsula, but the Côa material is not all Upper Palaeolithic; certain groups or panels are of later date, from the Neolithic to the early modern period, while many are palimpsests. The rock art of the Côa valley occurs in three clearly defined clusters, separated by empty stretches. Furthest south is the small group of granite rock-shelter sites at Faia. Some 8 km further downstream is the cluster on either side of the river at Quinta da Barca and Penascosa, where the rock is schist. Finally, there is a cluster consisting of a series of occurrences starting at Ribeira de Piscos and continuing down the Côa to its confluence with the Douro. It is postulated, however, that the gap between Faia and Quinta da Barca/Penascosa may be artificial, the Palaeolithic rock art on the soft stone in this stretch not having been capable of resisting natural weathering. In all 214 decorated panels have been found in 22 separate groups. The species represented are aurochs, horses, red deer, ibex and fish (with one apparent human caricature at Ribeira de Piscos). The proportions of each species represented vary from panel to panel and site to site. There is no example of any unequivocally domestic animals such as sheep or chickens, which were absent from the Pleistocene fauna of the Iberian Peninsula. The conventions used are also identical - size, invariable lateral views, twisted rendering of horns, distended bellies, absence of ground lines, etc. One convention unique to this group is the frequent use of single bodies with two or three heads, in an attempt to convey a sensation of movement. This is usually associated with horse figures.

The Palaeolithic artists used several different engraving techniques: fine-line incision using a hard resistant tool, pecking, with direct or indirect percussion, abrasion of the surface, and scraping, a technique for producing colour differentiation by the selective removal of surface layers. In cases where only outlines of figures can be discerned, it is suggested that these may originally have been painted with mineral and vegetable pigments. The number of engravings outlined by pecking and incision is almost identical. The Côa engravings represent a fully outdoor art (with the exception of those in the Faia rock shelters). This is usually the case in later prehistory, but it is almost unknown in the Palaeolithic. The engraved panels are always on vertical rock faces, but the possibility of their having disappeared from horizontal or inclined surfaces cannot be ruled out. Following the Palaeolithic tradition, surface variations of the rock itself is used effectively in order to impart relief to the figures.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les premières traces d'occupation humaine de la région du Haut-Douro datent de la période du Paléolithique inférieur (voici 90 000 ans environ). Aucun site du Paléolithique moyen n'a encore été découvert, mais il est clair que les hommes privilégient cette région durant le Paléolithique supérieur. Une concentration d'art rupestre et de sites d'établissements humains borde les principaux fleuves : le Douro et ses affluents, le Côa et l'Aguiar.

Dans la vallée du Côa, les établissements connus s'échelonnent sur la courte section séparant Quinta da Barca de Salto do Boi, ce qui ne reflète pourtant pas la situation du début de la Préhistoire, au vu des différences lithologiques entre cette zone et celle située plus loin en aval. Du fait de la culture plus intensive de ces dernières années, de nombreux sites d'établissements ont été détruits sans laisser de traces.

L'analyse des témoignages archéologiques laisse à penser que la vallée fut occupée périodiquement, peut-être de façon saisonnière, par de petits groupes d'hommes, au cours du Paléolithique supérieur. Leurs établissements se caractérisent par des dallages composés de galets de rivière et de larges plaques schisteuses sur lesquelles on a découvert d'épais dépôts de résidus issus de la fabrication et de la taille d'outils en pierre. La teneur acide du sol interdit toute subsistance de matières organiques telles que le bois ou les os. Les activités pratiquées en ces lieux concernent le traitement de carcasses animales et le travail des peaux, des os, du bois et de la pierre. Les origines des pierres utilisées indiquent que ces groupes se déplaçaient sur un large territoire couvrant plus de 200 kilomètres.

Cette forme d'économie de chasse-cueillette commence 22 000 ans environ avant J.-C. pour durer 10 000 à 12 000 années, à la fin du Magdalénien du Paléolithique supérieur.

La région semble n'avoir fait l'objet d'aucune occupation humaine jusqu'au VIe millénaire avant J.- C., période où de nouveaux groupes implantent une agriculture Néolithique sédentaire au nord-ouest de la péninsule ibérique. A partir de ce moment-là, la région sera en permanence habitée jusqu'à ce jour.

Source : évaluation des Organisations consultatives