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Jardins et château de Kroměříž

Gardens and Castle at Kroměříž

Kroměříž stands on the site of an earlier ford across the River Morava, at the foot of the Chriby mountain range which dominates the central part of Moravia. The gardens and castle of Kroměříž are an exceptionally complete and well-preserved example of a European Baroque princely residence and its gardens.

Jardins et château de Kroměříž

Kroměříž est situé sur un ancien gué traversant la Morava, au pied des monts Chriby, qui dominent le centre de la Moravie. Les jardins et le château de Kroměříž offrent un exemple exceptionnellement complet et bien conservé de résidence princière baroque européenne et de ses jardins.

حدائق كروميهرجيج وقصرها

تقع كروميهرجيج على معبر قديم يجتاز منطقة مورافا أسفل جبال خرشيب المطلة على وسط مورافيا. وتجسد حدائق كروميهرجيج وقصرها مثالاً فريداً متكاملاً محفوظاً على مساكن الأمراء الأوروبية الباروكية الطراز وحدائقها.

source: UNESCO/ERI

克罗麦里兹花园和城堡

克罗麦里兹坐落在横贯摩拉瓦河(the River Morava)的一处浅滩上,位于占据了摩拉维亚中心位置的赫日比山(Chriby mountain)山脚下。克罗麦里兹的花园和城堡是一处保存完好的欧洲巴洛克式的王族宅邸及花园的稀世典范。

source: UNESCO/ERI

Сады и замок Кромерица

Кромериц расположен на месте существовавшей в прошлом переправы через реку Морава, у подножия горного массива Хржибы, возвышающегося над центральной частью Моравии. Сады и замок Кромерица – исключительный архитектурный ансамбль, хорошо сохранившийся образец величественной постройки  в стиле европейского барокко с садами.

source: UNESCO/ERI

Jardines y castillo de Kroměříž

Situados junto a un antiguo vado del río Morava, al pie de la cadena montañosa de Chriby que domina el centro de Moravia, el castillo y los jardines de la ciudad de Kroměříž ofrecen un ejemplo excepcionalmente completo de residencia principesca barroca en admirable estado de conservación.

source: UNESCO/ERI

クロミェルジーシュの庭園群と城

source: NFUAJ

Tuinen en kasteel in Kroměříž

Kroměříž werd halverwege de 13e eeuw een versterkte stad, toen er een gotisch fort werd gebouwd en bloeide in de daaropvolgende eeuwen. Het is gebouwd op een vroegere doorwaadbare plaats aan de overkant van de rivier de Morava, aan de voet van de Chriby bergketen die het centrale deel van Moravië domineert. De tuinen en het kasteel van Kroměříž zijn een bijzonder compleet en goed bewaard gebleven voorbeeld van een Europese barokke prinselijke residentie met bijbehorende tuinen. Het complex heeft een belangrijke rol gespeeld in de ontwikkeling van het barokke paleis- en tuinontwerp in Centraal-Europa.

Source : unesco.nl

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Jardins et château de Kromeríz
Justification d'inscription

Critère (ii) : l’ensemble de Kroměříž, et plus particulièrement le jardin d’agrément, a joué un rôle significatif dans le développement de la conception des jardins et des palais baroques en Europe centrale.

Critère (iv) : le château et les jardins de Kroměříž sont un exemple exceptionnellement complet et préservé d’une résidence princière baroque et de ses paysages associés aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Description longue

 

Les jardins et le château de Kroměříž sont un exemple exceptionnel, et bien conservé, de résidence princière des XVIIe et XVIIIe  siècles admirablement intégrée à son paysage. L'ensemble, et notamment le Jardin d'agrément, a joué un rôle important dans le développement du dessin baroque des palais et des jardins d'Europe centrale.

Kroměříž ne devint une colline fortifiée que vers le milieu du XIIIe  siècle avec la création d'un fort gothique, et la ville prospéra au cours des siècles suivants. En 1497, Stanislav Thurzo, devenu évêque d'Olomouc, entreprit la reconstruction et la modernisation de son château de Kroměříž. Les travaux commencèrent selon le style gothique tardif de cette période, mais différents éléments de la Renaissance y firent progressivement leur apparition. L'évêque Thurzo créa aussi un jardin comprenant un verger, un potager et un jardin de fleurs qui fut admiré par le roi Vladislav II lorsqu'il visita Kroměříž en 1509.

Le château a souffert des dommages importants au cours de la guerre de Trente Ans, lorsque la ville fut mise à sac par l'armée suédoise en 1643, désastre qui fut suivi, deux ans plus tard, par une épidémie de peste. Lorsque le comte Karel Liechtenstein-Castelcorn devint évêque d'Olomouc en 1664, le destin de la ville commença à changer. Celui-là entreprit en effet de nombreux projets de construction et fit venir le talentueux ingénieur civil et architecte impérial Filiberto Lucchese qui dessina pour lui un Jardin d'agrément (Lustgarten ) entièrement nouveau, après avoir rendu habitables les ruines de son château. Lorsque Lucchese mourut en 1666, ce projet fut repris par Giovanni Pietro Tencalla mais les travaux du jardin ne s'achevèrent qu'en 1675. Une fois ceux-ci terminés, Tencalla put se consacrer au projet et à la construction d'un magnifique château-résidence épiscopal.

Le château fut endommagé par un incendie qui dévasta la ville en mars 1752. L'évêque Leopold Bedrich Eglik supervisa la restauration pour laquelle il fit appel à des artistes et à des artisans. Le premier archevêque, Colloredo-Waldsee, transforma le Jardin du château en fonction du goût romantique en vigueur à la fin du XVIIIe  siècle ; le Jardin d'agrément, en revanche, conserva son tracé géométrique baroque. Les travaux du Jardin du château se poursuivirent durant tout le XIXe  siècle, avec la construction d'arcades, de ponts et même celle d'une ferme modèle. Une grande partie de ces travaux a été menée sous la direction de l'architecte Antonín Arche, entre 1830 et 1845.

La construction principale du château est une structure indépendante dotée de quatre corps de bâtiment groupés autour d'une cour trapézoïdale, et comporte trois étages surmontés par un attique de la hauteur d'un demi-étage. L'édifice repose sur un soubassement élevé qui compense la nature accidentée du terrain. Il était à l'origine entouré par un fossé qui a été comblé en 1832. À l'intérieur, le premier étage est occupé, selon la tradition, par le piano nobile , avec les salles les plus importantes : la salle du trône, la salle de conférences et deux salles à manger ; le deuxième étage est occupé par les chambres d'hôtes, par la bibliothèque, par le salon des Vassaux ou salon féodal et par la chapelle. Le jardin situé face au château consiste en une petite terrasse baroque, le giardino segreto , auquel on accède par un portique doté d'un escalier à double révolutionconnu sous le nom de colonnade de Colloredo, et construit en 1795.

Le château est relié au Jadin du château par les vastes salles du rez-de-chaussée qui ouvrent directement sur lui, aménagées en grottes, et dont l'une reproduit une mine. Le jardin lui-même comporte différentes structures importantes : un portique semi-circulaire de style classique y a été construit en 1846 pour abriter des sculptures provenant de Pompéi, tandis que la ferme de Max, à son extrémité ouest, est un luxueux édifice dans le style français Empire, doté d'une impressionnante colonnade et d'ailes saillantes. Le fer forgé produit par les fonderies de l'archevêché a été utilisé pour la construction des élégants ponts d'Argent, du Vase et de la Petite lanterne. Le Jardin d'agrément, dans la partie sud-ouest du centre historique de Kroměříž, est un jardin de style italien auquel on accède par un portique qui contient un grand nombre de statues et de bustes.

 

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

L'histoire de Kromeríz commence avec l'établissement de colons dans la plaine de la Morava, au IXe siècle après Jésus-Christ, à l'époque de la Grande-Moravie. Au XIIe siècle, le site fortifié originel de la ville, alors propriété de l'évêché d'Olomouc, avait disparu. Il n'accéda à nouveau au statut de ville fortifiée que vers le milieu du XIIIe siècle, avec l'érection d'un fort gothique. Dans les siècles qui suivirent, la ville prospéra, et devint le centre de l'organisation des vassaux des domaines épiscopaux.

En 1497, le riche et influent Stanislav Thurzo devint évêque d'Olomouc, et se mit en tête de reconstruire et de moderniser son château à Kromeríz. Les travaux s'inspirèrent tout d'abord du style gothique tardif de l'époque, mais des éléments Renaissance s'y immiscèrent peu à peu, au fur et à mesure de la progression des travaux. L'évêque Thurzo installa également un jardin, qui se composait d'un verger, d'un potager et d'un jardin floral, chaudement complimenté par le roi Vladislav II lorsqu'il visita Kromeríz en 1509.

Les successeurs de Thurzo apportèrent des modifications et des ajouts mineurs à son château. Ce dernier pâtit énormément de la guerre de Trente Ans : en effet, en 1643, la ville fut mise à sac par l'armée suédoise. Ce désastre fut suivi deux ans plus tard par une épidémie de peste. Ce n'est que lorsque le comte Karel Liechtenstein- Castelcorn devint à son tour évêque d'Olomouc en 1664 que le mauvais sort cessa de s'acharner sur la ville. Cet homme, qui désirait conférer à sa ville de résidence un air aristocratique, entreprit de nombreux projets de construction, tout en obligeant les bourgeois à renouveler leurs bâtiments et leur équipement.

Il fit donc appel au talentueux ingénieur civil et architecte impérial Filiberto Lucchese, qui conçut pour lui un jardin d'agrément (Lustgarten) totalement nouveau, après avoir fait du château en ruines une demeure habitable. Lorsque Lucchese mourut, en 1666, son travail fut repris par son successeur au titre d'architecte impérial, Giovanni Pietro Tencalla, dont le travail sur le jardin ne fut achevé qu'en 1675.

Une fois ce dernier terminé, Tencalla tourna son attention vers le dessin et la construction d'un magnifique château et résidence épiscopale, qui devait être son chef-d'oeuvre, dans la tradition de l'école baroque italienne septentrionale de Gênes et de Turin. Néanmoins, le nouvel ensemble respectait son prédécesseur gothique et en intégrait des éléments. Parallèlement, l'évêque Karel meublait l'intérieur, mettant en place une galerie de peintures qui réunissait bon nombre de chefs d'oeuvre.

Le château fut touché par l'incendie qui ravagea la ville en mars 1752. L'évêque Leopold Bedrich Eghk supervisa la restauration, faisant venir artistes et artisans pour effectuer les travaux, parmi lesquels le peintre viennois Franz Anton Maulbertsch et l'artiste morave Josef Stern.

En 1777, ce siège épiscopal accéda au statut d'archevêché, et le premier archevêque, Colloredo-Waldsee, remit le jardin du château au goût du jour, selon la mode romantique de cette fin de XVIIIe siècle. Le jardin d'agrément, cependant, conserva son agencement géométrique baroque. Le travail sur le jardin du château se poursuivit au XIXe siècle, avec la construction d'arcades, de ponts et même d'une fermette. Beaucoup de ces travaux furent réalisés sous la supervision de l'architecte Antonin Arche entre 1830 et 1845.

Source : évaluation des Organisations consultatives