English Français
Aidez maintenant !

Centre historique de Riga

Historic Centre of Riga

Riga was a major centre of the Hanseatic League, deriving its prosperity in the 13th–15th centuries from the trade with central and eastern Europe. The urban fabric of its medieval centre reflects this prosperity, though most of the earliest buildings were destroyed by fire or war. Riga became an important economic centre in the 19th century, when the suburbs surrounding the medieval town were laid out, first with imposing wooden buildings in neoclassical style and then in Jugendstil . It is generally recognized that Riga has the finest collection of art nouveau buildings in Europe.

Centre historique de Riga

Riga était un grand centre de la Ligue hanséatique qui a prospéré grâce au commerce avec l'Europe centrale et de l'Est aux XIIIe -XVe siècles. Le tissu urbain de son centre médiéval reflète cette prospérité, bien que la plupart de ses bâtiments les plus anciens aient été détruits par l'incendie et la guerre. Au XIXe siècle, elle est devenue un important centre économique et l'on a construit les faubourgs de la ville médiévale, tout d'abord en imposant une architecture en bois de style classique, puis Jugendstil. De l'avis général, c'est à Riga que l'on trouve la plus belle concentration de bâtiments Art nouveau d'Europe.

الوسط التاريخي في ريغا

كانت ريغا مركزًا كبيرًا للجامعة التحالفيّة التي ازدهرت بفضل التجارة مع أوروبا الوسطى والشرق منذ القرن الثالث عشر وحتى القرن الخامس عشر. ويعكس النسيج الحضري لوسطها الذي يعود إلى القرون الوسطى، هذا الازدهار مع أنّ معظم أبنيتها القديمة قد دُمرت بسبب الحريق والحرب. وفي القرن التاسع عشر، أصبحت هذه المدينة مركزًا اقتصاديًّا مهمًّا وقد بُنيت ضواحي المدينة التي تعود إلى القرون الوسطى، أولاً بفرض هندسةٍ خشبيّةٍ تتميّز بالأسلوب كلاسيكي، ثم باستعمال اليوغندستيل. وبحسب الرأي العام، نجد في ريغا أجمل تجمّع للأبنية التي تعتمد على الفن الأوروبي الجديد.

source: UNESCO/ERI

里加历史中心

里加是汉萨同盟的一个主要中心,它同中欧和东欧的贸易在13世纪至15世纪一度非常繁荣。尽管大部分的早期建筑受到火灾和战争的破坏,但是中世纪中期的城市建筑仍然反映了这种繁荣。19世纪里加成为重要的经济中心,中世纪城镇的市郊已经建成,风格从开始的古典木制建筑转入“新艺术”风格。里加被公认为欧洲最精美的“新艺术”建筑风格的中心。

source: UNESCO/ERI

Исторический центр Риги

Центральной и Восточной Европы. Городская застройка ее средневекового центра отражает это процветание, несмотря на то, что большая часть старейших зданий была утрачена в результате пожаров и войн. В XIX в., когда Рига стала важным экономическим центром, вокруг средневекового ядра города возникли предместья, сначала с выразительными деревянными зданиями в стиле классицизма, затем – в стиле модерн (югендстиль или арт-нуво). Общепризнанно, что Рига обладает собранием самых прекрасных зданий в стиле модерн в Европе.

source: UNESCO/ERI

Centro histórico de Riga

Centro importante de la Liga Hanseática, la ciudad de Riga prosperó entre los siglos XIII y XV gracias al comercio con Europa Central y Oriental. El tejido urbano de su centro medieval muestra todavía esa prosperidad, aunque la mayoría de sus edificios más antiguos fueron destruidos por incendios y guerras. Riga volvió a ser un importante centro económico en el siglo XIX, época en la que se hizo el trazado de los suburbios situados en torno la ciudad medieval. Al principio se impuso la construcción en madera y estilo neoclásico para los nuevos edificios, pero luego fue predominando el “Jugendstil” o “Art Nouveau”. Según una opinión muy extendida, Riga posee hoy en día el más hermoso conjunto de edificios de “Art Nouveau” de toda Europa.

source: UNESCO/ERI

リガ歴史地区

source: NFUAJ

Historisch centrum van Riga

Riga was een belangrijk centrum van het Hanze-verbond. Het ontleende zijn welvaart aan handel met Midden en Oost-Europa van de 13e tot de 15e eeuw. Het stedelijke karakter van het middeleeuwse centrum weerspiegelt deze welvaart, hoewel de meeste van de vroegste gebouwen werden verwoest door brand of oorlog. Riga werd in de 19e eeuw een belangrijk economisch centrum, toen de voorsteden rond de middeleeuwse stad werden aangelegd. Eerst met indrukwekkende houten gebouwen in neoklassieke stijl en vervolgens in 'Jugendstil'. Het wordt algemeen erkend dat Riga de mooiste collectie Art Nouveau gebouwen van heel Europa heeft.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Justification d'inscription

Le Comité a décidé d'inscrire ce bien sur la base des critères (i) et (ii). Tout en conservant relativement intacts sa structure médiévale et son tissu urbain plus récent, le centre historique de Riga possède une valeur universelle exceptionnelle en vertu de la qualité et du nombre de ses éléments d'architecture de style Art Nouveau/Jugendstil sans égal dans le monde entier, ainsi que de son architecture en bois du 19ème siècle.

Description longue

Le centre historique de Riga, qui a conservé pour une part intacts ses édifices médiévaux, et d'autres plus récents, présente une valeur universelle du fait de la qualité et de la quantité de ses édifices de style Art nouveau ou Jugendstil , sans parallèle ailleurs dans le monde, et de son architecture en bois du XIXe  siècle. Il a exercé une influence considérable sur l'évolution de l'architecture dans l'aire culturelle baltique.

Les fouilles archéologiques menées dans la vieille ville ont montré qu'il existait sur la péninsule formée par le confluent de la Ridzene et de la Daugava, dès la fin du XIe  siècle, un habitat de tribus locales, les Lives et les Coures, ainsi que plusieurs comptoirs commerciaux étrangers. Le lieu devint ainsi rapidement un carrefour commercial entre l'Est et l'Ouest. La Livonie fut christianisée en 1184 par le moine allemand Meinhard, mais des chroniques anciennes attribuent la fondation de Riga à l'évêque Albert, en 1201. En 1221, les habitants se soulevèrent avec succès contre la domination allemande. Un conseil municipal, élu par ses habitants, devint alors son corps législatif et exécutif. La ville indépendante prospéra, devint le troisième port commercial de Baltique (après Lübeck et Gdansk), et s'allia en 1282 avec Lübeck et Visby pour entrer dans la Ligue hanséatique.

Au XVe  siècle, Riga était une grande ville hanséatique typique, avec ses rues tortueuses et ses maisons serrées les unes contre les autres, sa grande place du marché, dont le centre était occupé par l'hôtel de ville, et ses puissantes fortifications. Riga fut le théâtre d'événements importants au milieu du XVIe  siècle : la ville adhéra à la Réforme et à la doctrine de Martin Luther, et résista avec succès à la Contre-Réforme dans les années trente et quarante du XVIe  siècle. En 1559, elle dut cependant céder aux troupes d'Ivan le Terrible. L'occupation russe fut suivie par la domination polonaise, et Riga se trouva prise entre la Pologne et les ambitions de Gustave-Adolphe II de Suède. La ville entra en 1621 dans le royaume de Suède élargi et connut de nombreuses années de guerres du fait des luttes qui opposèrent alors la Suède à la Russie. En 1710, à la suite de la défaite de Charles XII de Suède à la bataille de Poltava, Riga tomba aux mains de l'armée russe au terme d'un siège de neuf mois, et devait rester dans l'Empire de la Russie tsariste jusqu'à la création de la première République de Lettonie en 1918.

Le centre historique de Riga se compose de trois parties : la vieille ville médiévale, le demi-cercle formé par les boulevards du XIXe  siècle et les quartiers des XVIIIe et XIXe  siècles situés à l'extérieur de ceux-ci, et qui ont été implantés selon un plan en damier.

Peu de constructions médiévales sont demeurées intactes ; l'une des plus intéressantes est la maison des Trois Frères, un groupe de maisons magnifiquement restauré du XVe  siècle. La maison Reutem et la maison Dannenstem, de la fin du XVIIe  siècle, sont des édifices plus monumentaux, dont l'intérieur a été soigneusement décoré et meublé, et dont les façades sont impressionnantes. Les murs de la ville ont été démolis au milieu du XIXe  siècle, mais une partie d'entre eux a depuis été reconstruite, avec un de leurs bastions.

Les boulevards sont jalonnés par de nombreux édifices publics importants du XIXe  siècle et du début du XXe  siècle, dont le Théâtre national et le Musée d'art letton. La création des boulevards a coïncidé avec la diffusion en Europe de l'éclectisme, mouvement qui est très largement représenté dans la ville. Les faubourgs, qui se sont développés extrêmement rapidement à partir du milieu du XIXe  siècle, sont remarquables tant par la présence de constructions en bois dans le style russe classique que par l'extraordinaire richesse des édifices construits après la destruction des fortifications et le tracé du nouveau plan urbain, notamment dans les dernières années du XIXe  siècle et les premières années du siècle suivant. L'époque de l'éclectisme a permis aux architectes de faire assaut de fantaisie, comme l'illustre bien la « maison du Chat », dans la rue Meistaru.

Toutefois, c'est l'Art nouveau (Jugendstil), parvenu à Riga via la Finlande à l'extrême fin du XIXe  siècle, qui donna à la zone des faubourgs sa physionomie caractéristique. Les exemples en sont multiples mais, parmi eux, les plus remarquables sont peut-être les travaux de Mikhail Eisenstein dans les rues Alberta et Elizabeth. En Lettonie, le romantisme national s'est développé à partir du Jugendstil, à nouveau à partir d'un modèle finnois. Ce mouvement est représenté par des architectes comme E. Laube et A. Vanags, qui ont laissé de saisissants exemples de leur travail dans les rues Alberta et Brivibas.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Des fouilles archéologiques entreprises dans la Vieille Ville ont révélé l'établissement de tribus locales (les Lives et les Coures) et de certains comptoirs commerciaux étrangers dans la péninsule formée par le confluent des fleuves Daugava (Dvina occidentale) et Ridzene à la fin du 11ème siècle ; cette place devient ainsi un carrefour commercial entre l'est et l'ouest. En 1184, la Livonie est christianisée par le moine allemand Meinhard mais des chroniques très anciennes attribuent la fondation de la ville a l'évêque Albert, en !'an 1201. Pourtant, on ne sait pratiquement rien de la structure urbaine de cette première cité. Ses constructions simples en bois sont regroupées à l'extrémité de la péninsule, encerclant le port, et les rues sont faites de rondins. Aucun mur d'enceinte ne semble avoir été construit.

Les colons germaniques apportent avec eux les techniques de construction en pierres et deux forteresses sont édifiées : l'une pour l'évêque, l'autre pour les chevaliers de l'Ordre teutonique qui ont accompagné Albert dans sa mission en Livonie. En 1210, un rempart en pierres est élevé et encercle tous les établissements existants, y compris les comptoirs étrangers. La vive opposition des marchands contraint l'évêque à accepter la Loi de Visby concédant aux citoyens des droits non négligeables.

Les dissensions entre l'évêque et l'Ordre d'une part et les marchands d'autre part persistent néanmoins et, en 1221, la rébellion des habitants contre la domination germanique est un succès. Les habitants élisent un conseil municipal destine à devenir l'organe législatif et exécutif de leur ville. Indépendante, Riga prospère pour devenir le troisième centre de commerce de la Baltique (après Liibeck et Gdansk) et conclut en 1282 une alliance avec Liibeck et Visby pour devenir membre de la Ligue hanséatique. La ville ne cesse de s'enrichir, forte de son rôle de premier port négociant les produits en provenance de Russie : fourrures, cire, bois de construction, goudron, potasse, suif et cuir partent vers l'ouest tandis qu'étoffes, sel, harengs, vin, bière et épices prennent le chemin de la Russie intérieure.

Au 13ème siècle comme et au début du 14ème, Riga s'étend pour atteindre quelques 28 hectares. Des travaux sont engagés sur les trois principales églises qui existent encore ace jour, ainsi que sur 1m certain nombre d'édifices publics et commerciaux imposants. Les lois promulguées initialement en 1293 interdisent d'utiliser le bois pour la construction et 1'on assiste à 1' introduction des techniques à base de pierres, en provenance d'Allemagne du Nord. Au 15ème siècle, Riga est une grande cite hanséatique typique aux rues sinueuses, peuplée de nombreuses maisons d'habitation, avec une grande place de marché où se dresse l'hôtel de ville, et de solides fortifications (qui feront l'objet d'une reconstruction radicale à partir de 1537 pour pouvoir parer les armes nouvelles, les pièces d'artillerie). A la fin du 16ème siècle, la population a dépassé dix mille habitants.

Au milieu du 16eme siècle, Riga est le théâtre d'affrontements de deux puissantes forces. Dans les années 1530 et 1540, Riga souscrit à la cause de la Reforme et aux enseignements de Martin Luther, et parvient à résister à la Contre-Réforme. En 1559, elle ne réussit malheureusement pas à tenir tête aux armées du tsar Ivan le Terrible. La domination polonaise succède à l'occupation russe et Riga est coincée entre la Pologne et les ambitions de Gustave II Adolphe de Suède. En 1621, Riga intègre le royaume de Suède qui ne cesse de s'étendre, et la cite connait moult années de guerre dominées par les combats opposant la Suède a la Russie. En 1710, suite à la terrible défaite de Charles Xll de Suède a la bataille de Poltava, Riga tombe aux mains de l'armée russe au terme d'un siège de neuf mois: elle restera au sein de l'empire de la Russie tsariste jusqu'a la création de la première République de Lettonie, en 1918.

La Suède et la Russie font toutes deux de Riga la capitale administrative des pays baltes. Pendant l'occupation russe, le quartier administratif quitte la Vieille Ville pour s'installer dans l'ancienne forteresse des chevaliers teutoniques, a 1' extérieur des remparts. En 1769 et de nouveau en 1815, on assiste a une gigantesque expansion suburbaine, suivant une disposition en damier. Tout au long de cette période, les styles de construction de Riga connaissent des mutations. A la fin du 18eme siècle comme au début du 19eme, on met l'accent sur le classicisme : style caractéristique des édifices en bois a un seul étage qui voient le jour, particulièrement dans les nouveaux faubourgs, mais qui se substituent aussi aux constructions plus anciennes de la Vieille Ville.

Au milieu du 18eme siècle, l'émergence de l'autorité russe engendre une brève période de stagnation économique. Pourtant, à la fin de ce même siècle, 1' expansion du négoce avec 1' extérieur du pays conduit a un développement industriel d'envergure. De plus de 60 000 habitants en 1857, la population passe a plus de 300 000 personnes quarante ans plus tard. Riga est alors la cinquième ville de l'empire Russe (après Moscou, Saint-Pétersbourg, Kiev et Varsovie) et devient le plus grand port de Russie. De ses usines, sortent 5, 7 % de la production industrielle brute de cet empire.

Cette prospérité toute neuve préfigure une nouvelle approche radicale en matière d'aménagement urbain. Les fortifications sont rasées en 1857 tandis qu'un nouveau projet de reconstruction de la ville est mis en œuvre de 1857 à 1863. Il en resu1te une modification complète de l'ensemble de sa configuration, en termes d'espace et de structure. Le site des anciens remparts 1aisse la place à des jardins et, à l'extérieur de ceux-ci, se dessine une ligne semi-circulaire de 1arges boulevards. La nouvelle ville qui se structure au-delà de ces boulevards est dotée de nombreux édifices publics tels que des théâtres, des écoles, l'université, le bureau de poste principal et la gare centrale.

La bourgeoisie de Riga consacre sa fortune a l'édification de demeures privées au style imposant et fait construire des immeubles dans les faubourgs en expansion, tandis qu' est abroge un ancien arrête interdisant l'utilisation de pierres pour la construction. C'est dans l'enthousiasme que les architectes lettons et russes adhèrent aux mouvements stylistiques européens et tout particulièrement a 1 'Art Nouveau, venu de Finlande. Ce courant trouve à Riga ses caractéristiques propres et les architectes diplômés de l'Ecole Polytechnique de Riga créent un style national.

Durant les deux décennies de la première République de Lettonie, le Fonctionnalisme domine l'architecture de Riga, ajoutant encore à sa diversité stylistique. Le projet de modernisation de la Vieille Ville médiévale, dont une grande partie des immeubles sont entièrement reconstruits et plusieurs rues élargies, s'interrompt brutalement lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale. Au cours de ce conflit, la Vieille Ville souffre particulièrement des bombardements et seu1s les monuments les plus marquants, tels l'église Saint-Pierre et quelques demeures médiévales, seront restaures.

Source : évaluation des Organisations consultatives