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Parc national Alejandro de Humboldt

Alejandro de Humboldt National Park

Complex geology and varied topography have given rise to a diversity of ecosystems and species unmatched in the insular Caribbean and created one of the most biologically diverse tropical island sites on earth. Many of the underlying rocks are toxic to plants so species have had to adapt to survive in these hostile conditions. This unique process of evolution has resulted in the development of many new species and the park is one of the most important sites in the Western Hemisphere for the conservation of endemic flora. Endemism of vertebrates and invertebrates is also very high.

Parc national Alejandro de Humboldt

Une géologie complexe et une topographie variée ont généré une diversité d'écosystèmes et d'espèces inégalée aux Caraïbes, créant l'un des sites insulaires et tropicaux les plus divers du monde sur le plan biologique. Compte tenu de la toxicité de nombreuses roches sous-jacentes pour les plantes, les espèces ont donc dû s'adapter pour survivre dans ces conditions hostiles. Ce processus unique d'évolution a abouti au développement de nombreuses espèces nouvelles et le parc est l'un des sites les plus importants de tout l'hémisphère Nord pour la conservation de la flore endémique. L'endémisme des vertébrés et des invertébrés du parc est également très élevé.

منتزه أليخاندرو دي هومبولت الوطني

من كنف جيولوجيا معقّدة وطوبوغرافيا متنوّعة، ولد تنوّع النظم البيئة والأصناف الغريبة في الكاريبي، ما أنتج إحدى الجزر الاستوائيّة الأكثر تنوّعاً في العالم من الناحية البيولوجيّة. وبالنظر إلى الطبيعة السامة للعديد من الصخور التي ينمو عليها النبات، تعيّن على الأصناف أن تتكيّف لكي تعيش في هذه الظروف المعادية. وأدّت عمليّة التطوّر الفريدة من نوعها هذه إلى تطوّر العديد من الأصناف الجديدة. ويُشكّل المنتزه أحد المواقع الأكثر أهميّةً في النصف الشمالي للكرة الأرضيّة لناحية المحافظة على الحياة النباتيّة المستوطنة. يُسجّل استيطان مرتفعٌ للغاية للحيوانات الفقرية وغير الفقريّة في المنتزه.

source: UNESCO/ERI

阿里杰罗德胡波尔德国家公园

加勒比海地区与世隔绝,有着复杂的地质和多变的地形,这些因素促生了生态系统和物种的多样性,使这里成为地球上生物种类最丰富的热带岛屿之一。许多岩石对植物来说都是有毒的,这迫使岛屿的物种逐渐适应在恶劣的环境下生存。这种独特的进化过程使加勒比海地区形成了许多新的物种,而这个国家公园也是西半球最重要的保护本土植物资源的保护区之一。公园里的当地特有脊椎动物和无脊椎动物数量众多。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Алехандро-де-Гумбольдт

Эта уникальная местность с разнообразными формами рельефа и высоким ландшафтным и видовым разнообразием признана уникальной не только в масштабе Карибского бассейна, но и среди всех тропических островов Земли. Многие местные геологические породы токсичны для растений, поэтому растения были вынуждены приспосабливаться к подобным неблагоприятным условиям. В результате такого уникального эволюционного процесса возникло много новых видов, и, следовательно, с точки зрения сбережения эндемичных видов растений парк Алехандро-де-Гумбольдт можно признать одной из самых значимых охраняемых природных территорий во всем Западном полушарии. Эндемизм среди позвоночных и беспозвоночных животных здесь также очень высок.

source: UNESCO/ERI

Parque nacional Alejandro de Humboldt

La geología compleja y la topografía variada de este sitio han generado una diversidad de ecosistemas y especies sin parangón en el Caribe, haciendo de él uno de los sitios insulares y tropicales del mundo con mayor biodiversidad. Debido a la toxicidad que presentan para las plantas muchas de las rocas subyacentes, las especies vegetales han tenido que adaptarse para sobrevivir en condiciones hostiles. Este proceso de evolución, único en su género, ha conducido al desarrollo de numerosas especies nuevas, que hacen de este parque uno de los lugares más importantes del hemisferio norte para la conservación de flora endémica. El endemismo de los vertebrados e invertebrados del sitio es también excepcionalmente elevado

source: UNESCO/ERI

アレハンドロ・デ・フンボルト国立公園

source: NFUAJ

Nationaal park Alejandro de Humboldt

Het Nationaal park Alejandro de Humboldt ligt in het noordoosten van Cuba. Het gebied omvat bergen, plateaus, kustvlakten, baaien en koraalriffen en kent de hoogste plantendiversiteit van de Cubaanse archipel en de Caribische eilanden. Het wordt beschouwd als het minst onderzochte natuurgebied in Cuba en er zijn nog steeds ongeïnventariseerde locaties. Veel van de onderliggende rotsen zijn giftig voor planten, hierdoor hebben ze zich moeten aanpassen om te overleven. Dit unieke evolutieproces heeft geresulteerd in de ontwikkeling van vele nieuwe soorten. Het park is erg belangrijk voor het behoud van inheemse flora. Verder zijn er veel inheemse gewervelde en ongewervelde dieren te vinden.

Source : unesco.nl

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© Evergreen
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Parc national Alejandro de Humboldt (PNAH) est situé dans les montagnes Nipe-Sagua-Baracoa sur la côte nord de la partie orientale de Cuba. Ce qui demeure du plus grand écosystème forestier montagneux des Caraïbes, à savoir le PNAH, est également le mieux conservé. Il est généralement considéré comme la plus importante zone protégée de Cuba en raison de ses extraordinaires valeurs de biodiversité. Outre les 66.700 hectares de zone terrestre, le PNAH couvre une zone maritime de 2.641 hectares, la surface totale du parc est donc de 69.341 hectares. Une zone tampon terrestre de 34.330 hectares la complète. Le bien fait partie de la Réserve de biosphère de Cuchillas del Toa, une zone beaucoup plus grande dont la superficie excède 200.000 hectares. L’altitude minimale est de 220 mètres sous le niveau de la mer, dans la partie maritime, et l’altitude maximale atteint 1.175 mètres au dessus de ce même niveau, à la crête d’El Toldo.

En raison de son exposition aux alizés et de la topographie montagneuse, la côte nord de la partie orientale de Cuba est la région la plus pluvieuse et la plus fraîche du pays.  D’importantes rivières dont la rivière Toa, la plus grande de Cuba, prennent naissance dans ces zones de montagne couvertes de forêts qui peuvent s’enorgueillir d’une remarquable biodiversité d’eau douce. Outre diverses forêts peuplées de types d’essences d’arbres à grandes feuilles semi-caduques et de pins, les zones plus sèches sont composées de formations d’arbustes xénomorphiques et les zones côtières sont couvertes de mangrove. On suppose qu’à l’époque pléistocène, la zone a été un refuge pour de nombreuses espèces qui ont survécu à des périodes de changements climatiques. Ceci aide à expliquer qu’outre la géologie et la topographie complexes et variées, la zone est également riche d’une extraordinaire biodiversité. Un autre trait caractéristique du bien est la toxicité de nombreuses roches souterraines pour les plantes. On pense que cette situation a induit une forte pression à l’adaptation des végétaux et la naissance d’un nombre impressionnant d’espèces végétales souvent endémiques. À ce jour, le PNAH est l’un des plus importants sites de l’hémisphère ouest en termes de flore endémique et l’un des sites tropicaux insulaires les plus biologiquement variés de la planète. Avec de nombreuses espèces susceptibles d’être encore découvertes, le PNAH peut s’enorgueillir d’une impressionnante liste de 145 espèces de fougères et de plus de 1.300 plantes à graines (spermatophytes), dont plus de 900 sont endémiques à Cuba et plus de 340 endémiques localement. Le degré d’endémisme des vertébrés et des invertébrés est également très important. Environ un tiers des mammifères et des insectes, un cinquième des oiseaux et une grande majorité de reptiles et d’amphibiens sont des espèces propres à l’île de Cuba, voire des espèces localement endémiques. En ce qui concerne la biodiversité marine, le lamantin des Caraïbes mérite d’être distingué comme espèce emblématique.

Bien que peu affecté au cours de l’histoire par le développement humain et jouissant, à ce jour, d’un état de conservation relativement bon, le PNAH est potentiellement menacé par la présence sur son territoire d’importants gisements miniers qui constituent une menace pour la conservation de ses valeurs exceptionnelles. 

Critère (ix) : L’hypothèse historico-scientifique de refuge pléistocène, ainsi que la taille, l’amplitude d’altitudes et la diversité de formes terrestres et de types de sols du Parc national Alejandro de Humboldt ont eu pour conséquence des processus toujours en cours de spéciation locale et de développement de communautés écologiques, tant sur terre que dans l’eau douce, qui sont sans pareil dans l’ensemble insulaire des Caraïbes et sont, en conséquence, d’une importance universelle. La serpentine et la péridotite toxiques présentes dans les roches et les sols de la région constituent de véritables défis pour les plantes et jouent un rôle important dans l’évolution des exceptionnelles caractéristiques écologiques du bien, y compris de son haut degré d’endémisme.

Critère (x) : Le Parc national Alejandro de Humboldt accueille sur son territoire quelques uns des plus importants habitats naturels pour la conservation de la biodiversité terrestre et d’eau douce à Cuba. Il est par ailleurs d’une importance universelle en tant que l’un des écosystèmes tropicaux les plus biologiquement variés au monde dans un contexte insulaire. Le bien accueille 16 des 28 formations végétales présentes sur l’île de Cuba, il est considéré comme une province biogéographique unique. Il est généralement admis que de nombreuses espèces restent à découvrir sur le territoire du bien. Le fort degré d’endémisme parmi les nombreux groupes taxonomiques, tant sur terre que dans l’eau douce, est d’une importance tout à fait remarquable puisqu’il atteint la proportion d’environ trois quarts de toutes les espèces connues, dans un contexte de flore extrêmement diverse dont de nombreuses espèces sont localement endémiques. Les taux d’endémisme pour les vertébrés et les invertébrés découverts sur le territoire du parc sont également très élevés. D’innombrables espèces sont représentées en tout petit nombre dans leur aire de répartition, ce qui rend le bien encore plus important. Ce processus d’évolution en cours dans un cadre en grande partie intact et conservé ouvre de nouvelles perspectives aux scientifiques et aux praticiens de la conservation.

Intégrité

Le Parc national Alejandro de Humboldt, la plus grande, et également la mieux conservée, zone constituée de la partie restante d’un écosystème montagneux à Cuba, a une taille et un statut de conservation qui garantit la perpétuation sur le long terme des processus écologiques qui soutiennent l’évolution en cours de ses communautés et espèces biologiques.

Des recherches archéologiques suggèrent que ce qui est aujourd’hui le PNAH a été de tout temps peu habitée et que fort peu d’usage en a été fait, à l’exception de certaines  zones côtières. Au cours des 18e et 19e siècles, des esclaves en fuite ont profité de l’éloignement et de l’accès difficile du lieu. Plus tard, au début du 20e siècle, certaines vallées, proches des côtes, ont été transformées en terres agricoles, principalement pour la culture de la noix de coco et du cacao. L’exploitation minière près de La Melba a conduit au développement de petites exploitations agricoles, produisant dans les alentours de la petite ville de la nourriture, écoulée localement. Bien que l’exploitation forestière et l’agriculture aient débuté dans les années 40 et 50 sur les berges des rivières Toa et Jaguani, les zones concernées ont depuis lors été abandonnées aux bons soins d’une régénération naturelle. Plus récemment, dans les années 60, l’exploitation forestière des pins a été menée jusqu’à ce que le secteur soit déclaré « zone protégée » dans les années 80.

En dépit des dommages passés et de l’équilibre à trouver entre objectifs de conservation et la nécessité de subvenir aux besoins des communautés environnantes, l’intégrité globale du PNAH a été maintenue, de nombreuses zones précédemment endommagées étant actuellement en cours de régénération naturelle.

Il se peut que la plus grave menace à long terme soit la pression exercée pour exploiter les riches ressources minières présentes sur le territoire du bien, ce qui aurait sans aucun doute de graves impacts directs et indirects sur le bien. 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le Parc national Alejandro de Humboldt est un élément intégral et exceptionnel du Système national des zones protégées de Cuba. Il a été déclaré en 2001, étendant et reliant entre elles plusieurs zones protégées définies de nombreuses années plus tôt. Tout le bien appartient au Gouvernement, représenté par le Ministère de la science, de la technologie et de l’environnement (CITMA) et est administré par une unité spécifique du CITMA. Le CITMA est également en charge de la coordination avec la Réserve de biosphère de Cuchillas del Toa qui inclut et englobe le PNAH. Outre la législation en vigueur sur les zones protégées, la Loi sur l’environnement, le Décret-loi sur le patrimoine forestier et la faune sauvage et des dispositions particulières relatives aux évaluations d’impact environnemental forment l’indispensable cadre législatif du bien.

Depuis la création du parc national, la gestion est basée sur des plans quinquennaux qui sont mis en œuvre au moyen de plans d’action annuels. Ces derniers définissent des programmes et des projets opérationnels. Les principaux objectifs concernent la conservation de l’intégrité du PNAH tout en apportant une réponse aux menaces pesant sur le bien en coopération avec les communautés présentes sur le territoire et aux alentours du bien.

Le principal centre administratif se trouve à Guantanamo et deux centres secondaires et plusieurs postes sont répartis sur le territoire du parc. Afin de faire appliquer la loi et d’atteindre les objectifs de conservation, le PNAH a formé des personnels techniques, administratifs et des gardes. Les besoins de financement sont pourvus régulièrement afin pérenniser les postes et de couvrir les coûts opérationnels.

Comme dans d’autres lieux des Caraïbes, les ouragans constituent une menace réelle, illustrée par de nombreux exemples au cours des années passées. La préparation aux risque et, si nécessaire, la restauration des conditions antérieures sont deux défis, parmi d’autres, à relever en termes de gestion. Il en va de même pour la prévention et le contrôle des incendies. Les espèces allogènes invasives, tant végétales qu’animales, y compris les chiens et les chats sauvages, peuvent endommager le bien. Elles nécessitent donc un suivi permanent et, si nécessaire, des réponses en termes de gestion. Celle-ci doit également prendre en compte le tourisme qui est susceptible d’augmenter, faisant ainsi courir le risque d’impacts négatifs tout en représentant des opportunités de financement pour une conservation future.

Une protection permanente du bien est nécessaire. Elle agit contre les risques que représente l’exploitation minière, et toute forme d’extraction ou de développement d’infrastructures qui auraient des impacts sur la valeur universelle exceptionnelle du bien. 

Description longue
[Uniquement en anglais]

The park is located in north-eastern Cuba and covers most of the central part of the Saqua-Baracpa mountain range. The site includes a complex system of mountains, tablelands, coastal plains, bays and coral reefs. In particular, coastal plains represent the highest and elongated system of plateaus and watersheds in the Caribbean region, with large weathering crusts and karstic or pseudo-karstic geological formations. The site includes the block of Farallones de Moa, a geological and biogeographic 'island' composed of basic and ultra-basic serpentine rocks. This contains the karstic system of Farallones de Moa Great Cavern. Several rivers flow from the park, including the Toa-Jaguani, Duaba, Jiguani, Nibujon and Moa.

The site has the highest plant diversity of the Cuban archipelago and the insular Caribbean. The park is also considered as the least explored natural area in Cuba and there still are locations from where a collection has never been made. The terrestrial vegetation contains 16 of the 28 plant formations for Cuba, including low-altitude, submontane and montane rainforest, cloud forest, xenomorphic sub-thorny shrub, pine forests, semi-deciduous forest, riverine forest and mangrove forest. Many of the underlying rocks are toxic to plants, so species have had to adapt to survive in these hostile conditions. This unique process of evolution has resulted in the development of many new species.

The park has a flora list of 1,302 spermatophytes and 145 species of pteridophytes, of which 905 species are endemic to Cuba, representing almost 30% of all endemics reported for the country. Of this total figure, 343 species live exclusively in this area. The local flora includes five species of carnivore plant, one of which is Pinguicola lignicola, the only Cuban epiphyte. There are also two endemic species of the genera Podocarpus and Dracaena. According to recent collections, five new species to science have been made in the region, one of which is a pine. A species of the genus Buxus (reported as extinct) was found in the area too. At least 30% of the mammals, 21% of the birds, 83.3% of the reptiles, 95.8% of the amphibians and 27.7% of the insects are local or national endemisms. The area is of particular importance for several species are of particular conservation concern, notably the ivory-billed woodpecker (Campephilus principalis bairdii), thought to be extinct, the Cuban kite, an endemic species whose population has been so reduced that maybe just a few couples remain, and the Cuban solenodon. Forests in the region are important as refuge for many resident and migratory bird species, such as the Cuban Amazon parrot and Cuban parakeet. With regard to reptiles, three new species of Anolis lizard have been recently collected from the park. In the marine part of the park, there are numerous colonies of Caribbean manatee.

At the beginning and middle of the 20th century, the valleys in the coast were occupied in order to raise coconut and cacao. During the 1940s and 1950s, there were some farming activities along the Toa and Jaguaní riverbanks. In the 1960s and 1970s, there was some timber exploitation, particularly of pine, in the area of Ojito de Agua. Within the park the largest human settlement is La Melba.

Source : UNESCO/CLT/WHC