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Zone archéologique d’Agrigente

Archaeological Area of Agrigento

Founded as a Greek colony in the 6th century B.C., Agrigento became one of the leading cities in the Mediterranean world. Its supremacy and pride are demonstrated by the remains of the magnificent Doric temples that dominate the ancient town, much of which still lies intact under today's fields and orchards. Selected excavated areas throw light on the later Hellenistic and Roman town and the burial practices of its early Christian inhabitants.

Zone archéologique d’Agrigente

Colonie grecque fondée au VIe siècle av. J.-C., Agrigente est devenue l'une des principales cités du monde méditerranéen. Les vestiges des magnifiques temples doriques qui dominaient la cité antique, dont une grande partie demeure intacte sous les champs et les vergers d'aujourd'hui, témoignent de sa suprématie et de sa fierté. Une sélection de zones de fouilles apporte des éclaircissements sur la cité hellénistique et romaine et sur les pratiques funéraires de ses habitants paléochrétiens.

منطقة أغريجنتو الأثرية

أغريجنتو هي مستعمرة إغريقية تأسست في القرن السادس ق.م. وأصبحت إحدى المدن الأساسية في العالم المتوسطي. فآثار المعابد الدوريّة التي كانت تشرف على المدينة القديمة والتي ما زال جزء كبير منها سليمًا تحت الحقول والبساتين اليوم، تشهد على تفوقها وفخرها. ويمكن استخلاص إيضاحات من نخبة من مناطق التنقيب حول المدينة الهِلّينية والرومانية وحول الممارسات الجنائزية التي اعتمدها سكانها من المسيحيين الأوائل.

source: UNESCO/ERI

阿克里真托考古区

自公元前6世纪被作为希腊的殖民地以来,阿克里真托便成为地中海地区的重要城市之一。阿克里真托的至高地位和无尚荣耀也体现在主宰这个古城的壮丽的陶立克式庙宇中。直到今天,古城的大部分还完好地躺在农田或果园的地下。对考古区域进行有选择的发掘,有助于了解后来的古希腊和古罗马城市,还有助于了解古基督教居民的殡葬仪式。

source: UNESCO/ERI

Археологические памятники в городе Агридженто

Основанный в VI в. до н.э. как греческая колония, Агридженто стал одним из крупнейших городов в Средиземноморье. О его величии и могуществе можно судить по руинам величественных дорических храмов, которые возвышаются над древним городом, однако многое все еще покоится под современными полями и садами. Выборочные раскопки проливают свет на позднейшие эллинистический и древнеримский периоды развития города, а также на обычаи захоронения в раннехристианский период.

source: UNESCO/ERI

Zona arqueológica de Agrigento

Colonia griega fundada en el siglo VI a.C., Agrigento llegó a ser una de las ciudades más importantes del mundo mediterráneo. Su altanera supremacía la patentizan los restos de los magníficos templos dóricos que dominan la ciudad antigua. Muchos vestigios de la ciudad permanecen aún intactos bajo los campos y huertos de nuestros días. Algunas de las zonas excavadas han arrojado luz sobre la última época de la ciudad helenística, así como sobre la ciudad romana y las prácticas funerarias de los agrigentinos de la época paleocristiana.

source: UNESCO/ERI

アグリジェントの遺跡地域

source: NFUAJ

Archeologisch gebied van Agrigento

Agrigento werd opgericht als Griekse kolonie in de 6e eeuw voor Christus en was een van de meest vooraanstaande steden van de oude mediterrane wereld. Het is in een uitzonderlijk onbeschadigde toestand bewaard gebleven. Haar superioriteit en trots komen tot uiting in de overblijfselen van de prachtige Dorische tempels die de oude stad domineren, waarvan een groot deel nog intact ligt onder huidige velden en boomgaarden. De uitgegraven gebieden werpen een licht op de latere Hellenistische en Romeinse stad en de begrafenisrituelen van haar vroegchristelijke inwoners. De grote rij Dorische zuilen van Agrigento is een van de meest opmerkelijke monumenten van de Griekse kunst en cultuur.

Source : unesco.nl

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Justification d'inscription

Le Comité a décidé d'inscrire ce site sur la base des critères (i), (ii), (iii), et (iv). Agrigente est l’une des plus grandes cités antiques du bassin méditerranéen. Son état de conservation est exceptionnellement intact et sa grande rangée de temples doriques constitue l’un des plus extraordinaires ensembles de monuments de l’art et de la culture grecs.

Description longue

Agrigente, qui fut l'une des principales villes du monde méditerranéen antique, nous est parvenue dans des conditions de conservation exceptionnelles. Sa série de temples doriques est l'un des témoignages les plus remarquables de l'art et de la culture grecs.

Selon la tradition, la ville grecque d'Akragas fut fondée par des colons rhodiens et crétois venus de la colonie mère de Géla en Sicile, en 580 av. J.-C. Toutefois, les fouilles ont montré qu'il existait un site grec antérieur, dès le VIIe  siècle av. J.-C., sur les pentes d'une colline située sur la côte, qui permit à la ville de se développer et de prospérer très rapidement après sa colonisation. Au cours du règne du tyran Phalaris (570-555 av. J.-C.), la ville fut dotée d'une muraille destinée à renforcer la protection naturelle que lui conférait sa topographie. L'expansion politique d'Akragas, commencée avec Phalaris, atteignit son apogée durant le règne du tyran Théron (488-473 av. J.-C.). Après avoir vaincu les Carthaginois en 480 av. J.-C., celui-ci étendit son contrôle aux côtes septentrionales et orientales de la Sicile. La richesse qui en résulta pour la ville et pour son patrimoine culturel est illustrée par les grands temples construits à cette époque à l'extrémité méridionale de la colline. Un régime démocratique fut instauré à la fin du Ve  siècle dans la ville, qui bénéficia alors d'une courte période de tranquillité, en dépit de sa rivalité avec Syracuse. Cette phase prit fin brutalement en 406 av. J.-C., lorsque Agrigente fut assiégée et pillée par les Carthaginois. Elle lutta cependant pour rétablir sa grandeur passée, et y réussit partiellement sous Timoléon, qui vainquit les Carthaginois en 340 av. J.-C. et installa de nouveaux colons. Mais la ville fut bientôt âprement disputée entre les Carthaginois et les Romains. Elle tomba pour la première fois dans les mains des Romains en 262 av. J.-C., et fut définitivement incorporée à l'État romain en 210 av. J.-C. Au cours des dernières années de la République, et au début de l'Empire, Agrigente profita de sa position de seule ville commerciale encore active sur la côte méridionale de la Sicile. Toutefois, le déclin de l'Empire romain d'Occident et la montée du christianisme entraînèrent le dépeuplement et l'appauvrissement de la ville, dont la superficie habitée décrut à partir du VIIe  siècle ; les quartiers les plus anciens furent abandonnés, et la population subsistante se concentra sur la colline.

La vallée des Temples correspond à la plus grande partie de l'aire construite de la ville antique et de ses monuments publics. Elle est fermée par un éperon rocheux parallèle à la mer, auquel fut assignée une fonction d'aire sacrée. La zone située entre l'acropole et les temples a été urbanisée au début du Ve  siècle av. J.-C., selon une grille hippodaméenne traditionnelle. L'aire sacrée avait été créée dès la seconde moitié du VIe  siècle, comme le montrent les premiers temples qui occupent l'extrémité occidentale de l'éperon. Toutefois, les vestiges les plus impressionnants sont ceux des temples construits au cours du règne de Théron, et consacrés à Héraklès, à Zeus Olympien, à Héra Lacinia, à Vulcain et à la Concorde. Le temple de Zeus Olympien, dont seuls les fondations et l'autel principal sont conservés, était l'un des plus grands temples du monde grec, et présente différents traits spécifiques : au lieu du péristyle ouvert traditionnel, il était entouré par un mur scandé par de gigantesques colonnes doriques à l'extérieur et par des piliers à l'intérieur. Sa cella est délimitée par deux files de piliers rectangulaires massifs, au lieu de murs internes, et était à ciel ouvert. Le temple conventionnellement attribué à la Concorde est le plus impressionnant temple dorique conservé du monde grec, après le Parthénon d'Athènes. Il s'est remarquablement bien conservé grâce à sa transformation en église au VIe  siècle apr. J.-C. Construit sur un soubassement comportant quatre gradins, il est entouré de 34 colonnes. Construit en même temps que le temple de la Concorde, et de style très proche, le temple d'Héra Lacinia a été édifié à l'extrémité orientale de l'éperon, où subsistent des vestiges du rempart grec ; incendié par les Carthaginois en 405 av. J.-C., il présente encore des traces de feu. Le temple d'Héraklès est plus ancien que les autres temples doriques construits sur l'éperon. Les deux temples consacrés aux divinités chthoniennes, Déméter et Perséphone, ainsi que celui des Dioscures, commencés au VIe  siècle, ont été reconstruits en 480-460 av. J.-C. En plus de ces monuments remarquables, les fouilles ont révélé d'importants secteurs des aires résidentielles hellénistiques et romaines, dont un grand nombre de maisons présentent des sols de mosaïque bien conservés. Le site contient aussi de vastes nécropoles antiques, avec des monuments des époques païenne et chrétienne. Le « tombeau de Théron » est en fait du début de l'époque de domination romaine, mais sa forme, celle d'un petit sanctuaire ionique sur podium, est gréco-asiatique, et originaire d'Asie Mineure. Les agoras inférieure et supérieure, et le réseau complexe d'aqueducs souterrains sont d'autres éléments remarquables de ce site.

 

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Selon la tradition, la fondation de la ville grecque d'Akragas est l'oeuvre de colons de Rhodes et de Crète, venus de Gela, leur colonie sicilienne d'origine vers 580 avant J.-C. Toutefois, les fouilles indiquent qu'un peuplement grec plus ancien existait déjà vers le 7ème siècle avant J.-C. il s'agit d'un site de peuplement grec classique, sur le flanc d'une colline du littoral permettant à la ville de lancer son expansion à partir de l'acropole originelle, actuellement occupée par la ville moderne, et de prospérer très rapidement après la colonisation du 6erne siècle. Un système de murs défensifs destinés à renforcer la protection naturelle assurée par la topographie locale est construit au cours du règne du tyran Phalaris (570-555 avant J.-C.). C'est de cette époque que date la construction des temples chtoniens, sur le coteau sud-ouest de la colline des temples.

Entamé sous Phalaris, l'expansionnisme politique d' Akragas atteint son apogée sous le règne du tyran Théron (488-473 avant J.-C.). Après la défaite décisive des Carthaginois à Himère en 480 avant J.-C, Théron étend sa domination aux côtes septentrionale et orientale de la Sicile. Les grands temples construits à cette époque à l'extrémité sud de la colline sont autant de gages de la prospérité que connaît ainsi la ville et de 1' épanouissement culturel sous-jacent. Le philosophe, médecin et musicien Empédocle est l'un de ses fils les plus remarquables de ce temps.

Un régime démocratique est établi vers la fin du 5ème siècle avant J.-C. et, malgré sa rivalité avec Syracuse, la ville connaît une courte période de tranquillité, qui s'achève brutalement en 406 avant J.-C. lors du siège et du pillage par les Carthaginois. Elle lutte pour recouvrer sa gloire ancienne, ce à quoi elle parvient brièvement sous Timoléon, qui écrase les Carthaginois en 340 avant J.-C. et introduit de nouveaux colons. Toutefois, la ville devient un objet de convoitise tant pour les Romains que pour les Carthaginois. Elle tombe tout d'abord aux mains des Romains en 262 avant J.-C. avant d'être définitivement intégrée à l'Empire romain en 210 avant J.-C.

C'est au cours des dernières années de la République et du début de l'Empire qu'Agrigente, alors connue sous ce nom, profite de sa situation d'unique ville marchande encore active sur la côte méridionale de la Sicile. Cependant, le déclin de l'Empire d'Occident et la progression du christianisme entraînent son dépeuplement et son appauvrissement.

A partir du 7ème siècle après J.-C., sa superficie s'amoindrit, les anciens quartiers étant abandonnés alors que la population subsistante se regroupe sur la colline. Le peuplement restreint sera successivement occupé par les Arabes, qui l'appelleront Kerkent ou Gergent en 839 et en 1086 par les Normands, pour lesquelles elle sera Girgenti, nom qu'elle conservera jusqu'en 1927.

Source : évaluation des Organisations consultatives