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Centre historique d’Urbino

Historic Centre of Urbino

The small hill town of Urbino, in the Marche, experienced a great cultural flowering in the 15th century, attracting artists and scholars from all over Italy and beyond, and influencing cultural developments elsewhere in Europe. Owing to its economic and cultural stagnation from the 16th century onwards, it has preserved its Renaissance appearance to a remarkable extent.

Centre historique d’Urbino

Urbino, une petite ville au sommet d'une colline dans la région des Marches, connut au XVe siècle une étonnante prospérité culturelle, attirant des artistes et des érudits de toute l'Italie et au-delà et influençant à son tour le développement d'autres régions d'Europe. Une stagnation économique et culturelle qui commença au XVIe siècle a assuré une exceptionnelle conservation de l'aspect qu'elle avait à la Renaissance.

الوسط التاريخي لمدينة أوربينو

مدينة أوربينو مدينة صغيرة تقع على قمة هضبة في منطقة المارش. وعرفت في القرن الخامس عشر ازدهارًا مذهلاً جاذبةً فنّانين وبَحّاثين من إيطاليا كلها وما وراءها ومؤثّرةً بدورها في تطور مناطق أخرى من أوروبا. وقد أمّن الركود الاقتصادي والثقافي الذي بدأ في القرن السادس عشر حفاظًا استثنائيًا للوجه الذي كان لها في عصر النهضة.

source: UNESCO/ERI

乌尔比诺历史中心

乌尔比诺是一座小山城,位于马奇位,15世纪经历了惊人的文化繁盛期,吸引了整个意大利以及其他地区的艺术家和学者,其文化的发展影响到欧洲的每一角落。16世纪以后,其经济和文化发展进入萧条阶段,文艺复兴时期的原貌正是由此才最大程度地得以保存。

source: UNESCO/ERI

Исторический центр города Урбино

Небольшой город Урбино, расположенный в гористой местности в области Марке, пережил в ХV в. свой наивысший расцвет, привлекавший художников и ученых со всей Италии и из-за ее пределов и повлиявший на развитие культуры в Европе в целом. Вследствие экономической и культурной стагнации, начавшейся с ХVI в., городу удалось сохранить многие свои черты, приобретенные в период Возрождения.

source: UNESCO/ERI

Centro histórico de Urbino

Edificada en lo alto de una colina en la región de las Marcas, la pequeña ciudad Urbino fue en el siglo XV el escenario de un asombroso florecimiento cultural que no sólo atrajo a artistas y eruditos de Italia entera y otros países, sino que además influyó en el desarrollo cultural de diversas regiones de Europa. El estancamiento económico y cultural en que quedó sumida la ciudad a partir del siglo XVI ha contribuido a preservar admirablemente el aspecto que ofrecía en la época del Renacimiento.

source: UNESCO/ERI

ウルビーノ歴史地区

source: NFUAJ

Historisch centrum van Urbino

Het kleine heuvelachtige stadje Urbino – gelegen in de Marche – maakte een grote culturele bloei door in de 15e eeuw. Hierdoor werden kunstenaars en wijsgeren vanuit heel Italië en daarbuiten aangetrokken en culturele ontwikkelingen op verschillende andere plaatsen in Europa beïnvloed. Urbino heeft haar Renaissance uiterlijk opmerkelijk goed behouden door de stagnatie in haar economische en culturele groei vanaf de 16e eeuw. Gedurende de eerste helft van de 19e eeuw zijn er een aantal veranderingen doorgevoerd in het stratenpatroon, wat resulteerde in de afbraak van een paar oude huizen om een aantal pleinen te kunnen vergroten.

Source : unesco.nl

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Centre historique d’Urbino © UNESCO
Justification d'inscription

Critère (ii) : Pendant sa courte prééminence culturelle, Urbino a attiré certains des plus remarquables érudits et artistes de la Renaissance, qui y ont créé un complexe urbain d’une homogénéité exceptionnelle, dont l’influence s’est largement étendue au reste de l’Europe.

Critère (iv) : Urbino représente un pinacle de l’art et de l’architecture de la Renaissance, si harmonieusement adaptés à son site physique et à son précurseur médiéval que la ville en devient tout à fait exceptionnelle.

Description longue

Au cours de sa courte période de domination culturelle, Urbino attira certains des plus importants savants humanistes et artistes de la Renaissance, qui y créèrent un complexe urbain exceptionnel, d'une homogénéité remarquable, et dont l'influence s'étendit très loin dans le reste de l'Europe.

Les fortifications romaines des IIIe -IIe siècles av. J.-C. renfermaient un espace urbain dépourvu de plan régulier. La ville demeura dans ces limites jusqu'au début de son expansion, à la fin du XIe  siècle, qui exigea la construction d'un nouveau système défensif. Au milieu du XVe  siècle, Federico II da Montefeltro, dont la famille régnait sur la ville et sur le duché d'Urbino depuis la fin du XIIe  siècle, entreprit une campagne de reconstruction radicale de la cité, sans modifier toutefois son plan général. La muraille fut reconstruite selon les dessins de Léonard de Vinci. Le nouveau palais ducal, dû à Luciano Laurana et à Francesco di Giorgio Martini, y fut inséré avec un minimum d'adaptations, en y incorporant des édifices médiévaux. Avec la cathédrale adjacente, construite sur des dessins de Francesco di Giorgio, ce palais se plaçait à la pointe de l'architecture contemporaine, et devint le modèle de multiples édifices construits dans le style de la Renaissance. À la mort du duc Guidobaldo en 1508, Urbino passa à la famille des Della Roverre, pour faire ensuite partie des États pontificaux entre 1631 et 1860. Au cours de cette période, la ville subit un déclin économique généralisé. Toutefois, en 1700, l'accession au trône pontifical de Gianfrancesco Albani, natif d'Urbino, sous le nom de Clément XI, marqua le début d'une phase de restauration importante.

La façade occidentale du palais ducal (palazzo Ducale) se caractérise par ses deux tourelles élancées qui flanquent trois loggias superposées. L'édifice principal est construit en brique, mais les encadrements de fenêtres, les deux loggias supérieures et différents éléments décoratifs sont en pierre. Ailleurs, l'extérieur est plus austère, et surtout parementé en brique ; sur la façade de la piazza del Risorgimento, on peut reconnaître les façades des deux édifices médiévaux habilement incorporés au palais de la Renaissance par l'architecte dalmate Luciano Laurana. L'intérieur est plus luxueusement décoré, en particulier dans la cour principale qui présente d'élégantes arcades, un décor sculpté et des inscriptions. On gagne l'étage principal (piano nobile) par un bel escalier monumental dû à Barocci. La plupart des salles, aujourd'hui occupées par le Musée national, font un judicieux usage du décor mural peint et sculpté, des encadrements de portes, des frises et des manteaux de cheminée, entre autres. La salle du Trône, la plus grande du palais, contient un bas-relief représentant le lion de saint Marc. La salle des Anges, qui faisait partie des appartements privés du duc, tire son nom des putti dansants figurés sur sa belle cheminée. Ses portes de bois sont décorées par un trompe-l'œil de marqueterie dessiné par Sandro Botticelli, comme les murs du cabinet (studiolo) du duc, dont le plafond a été décoré par des artistes florentins. Il faut aussi mentionner la sala d'Iole , dans les appartements de la duchesse, qui tire son nom des caryatides sculptées sur sa cheminée.

La cathédrale (Duomo) a largement été reconstruite à la fin du XVIIIe  siècle, alors que Pie VII était pape, de manière à compléter la reconstruction demeurée inachevée au cours du règne de Clément XI. Le travail de Giuseppe Valadier, l'architecte du Saint-Siège, est d'un style néoclassique sobre et élégant, et l'édifice renferme d'importantes œuvres d'art. L'oratoire Saint-Jean-Baptiste, du XIVe  siècle, est décoré de magnifiques fresques de Luca Signorelli. L'église San Francesco, dont l'intérieur a été remanié au XVIIIe  siècle, remonte également au XIVe  siècle. L'église San Domenico est pour l'essentiel un édifice du XIIIe  siècle, mais un portail complexe lui a été ajouté à la Renaissance, surmonté par un oriel dû à Luca della Robbia. Les monastères de Santa Chiara et de San Bernardino sont de bons exemples de l'architecture conventuelle de la Renaissance.

Le lieu de naissance de Raphaël est un petit édifice du XIVe  siècle doté d'une charmante courette interne. La première œuvre importante de l'artiste, probablement, qui figure une Vierge à l'Enfant, se trouve dans la salle du premier étage où il naquit en 1483.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les fortifications romaines que l'on peut trouver à cet endroit encerclaient aux IIIe - IIe siècles avant Jésus- Christ une zone urbaine composée de rues à l'agencement irrégulier. Jusqu'au XIe siècle, la cité se maintint à l'intérieur de ces limites, mais commença à s'étendre à la fin de ce siècle, ce qui exigea la construction de nouvelles murailles défensives.

Au milieu du XVe siècle, Federico II da Montefeltro, dont la famille régnait sur la ville et le duché d'Urbino depuis la fin du XIIe siècle, entreprit une campagne de reconstruction radicale de la ville, sans pour autant bouleverser sa structure urbaine globale. Les remparts furent reconstruits selon les dessins de Léonard de Vinci. Le nouveau palais ducal, oeuvre de Luciano Laurana et de Francesco di Giorgio Martini, s'inséra dans l'environnement en le bouleversant le moins possible, grâce à l'incorporation des structures médiévales existantes. Avec la cathédrale adjacente (bâtie selon les dessins de Francesco di Giorgio), le palais devint le noyau du tissu urbain et sa conception le modèle des nouveaux édifices de style Renaissance comme le Palazzo Luminati, érigé par les familles nobles de la cour ducale. Dans d'autres cas, les façades des résidences particulières et des églises furent reconstruites selon le nouveau style.

A la mort du duc Guidobaldo en 1508, Urbino passa aux mains de la famille Della Rovere, et de 1631 à 1860 fit partie des Etats pontificaux. Pendant cette période, la ville subit un déclin économique général ; cependant, en 1700, l'élévation à la papauté de Gianfrancesco Albani, né à Urbino, sous le nom de Clément XI, provoqua une campagne majeure de restauration, particulièrement sur les églises et autres bâtiments religieux.

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, certains changements furent apportés au tracé des rues, aboutissant à la démolition de quelques vieilles maisons pour permettre l'extension de certaines des places. Parallèlement, un nouveau théâtre vit le jour à côté de la tour Francesco di Giorgio, conçu par Vincenzo Ghinelli dans un style et des proportions qui s'intégraient bien dans son environnement.

Source : évaluation des Organisations consultatives