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Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée

Archaeological Area and the Patriarchal Basilica of Aquileia

Aquileia (in Friuli-Venezia Giulia), one of the largest and wealthiest cities of the Early Roman Empire, was destroyed by Attila in the mid-5th century. Most of it still lies unexcavated beneath the fields, and as such it constitutes the greatest archaeological reserve of its kind. The patriarchal basilica, an outstanding building with an exceptional mosaic pavement, played a key role in the evangelization of a large region of central Europe.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée

Aquilée, dans la province du Frioul-Vénétie Julienne, fut l'une des villes les plus importantes et les plus riches du Haut-Empire avant d'être détruite par Attila au milieu du Ve siècle. La plupart de ses vestiges demeurent intacts sous les prairies environnantes, constituant ainsi la plus grande réserve archéologique de son espèce. Sa basilique patriarcale, avec son exceptionnel pavement de mosaïque, est un édifice remarquable qui a également joué un rôle essentiel dans l'évangélisation d'une grande partie de l'Europe centrale.

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المنطقة الأثرية والبازيليك البطريركية في أكيليا

كانت أكيليا في محافظة فريول-فينيسيا جوليان إحدى المدن الأكثر أهمية وغنىً في الامبراطورية العليا قبل أن يدمرها أتيلا في منتصف القرن الخامس. فمعظم آثارها ما زالت سليمة تحت البراري المحيطة مشكّلةً المنطقة الأثرية المحفوظة الأكبر من نوعها. وتشكل البازيليك البطريركية برصيفها المميز المصنوع من الفسيفساء نصبًًا مذهلاً أدّى هو أيضًا دورًا بارزًا في تبشير جزء كبير من أوروبا الوسطى.

source: UNESCO/ERI
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阿奎拉古迹区及长方形主教教堂

阿奎拉(位于意大利东北部地区弗留利威尼西亚朱利亚区)是早期罗马帝国最大最富有的城市之一,在5世纪中叶被阿提拉(Attila)匈奴帝国国王毁灭。阿奎拉大部分遗迹仍埋在地下而未被发掘,正由于此,它才是这一类型中最大的古迹区。这里的长方形主教教堂是用优质的马赛克铺筑的著名建筑,同时它也在中欧大部地区的传教过程中发挥了关键作用。

source: UNESCO/ERI
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Археологические памятники и патриаршая базилика в Аквилее

Аквилея (в области Фриули – Венеция-Джулия), один из крупнейших и богатейших городов ранней Римской империи, была разрушена Атиллой в середине V в. Большая ее часть еще лежит нераскопанной под полями, представляя крупнейший резерв археологии. Патриаршая базилика – выдающееся здание с исключительными мозаичными полами - играла ключевую роль в христианизации этого крупного региона в Центральной Европе.

source: UNESCO/ERI
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Zona arqueológica y basílica patriarcal de Aquilea

Situado en la región de Friuli-Venecia Julia, este sitio encierra los vestigios de Aquilea, que fue una de las ciudades más importantes y prósperas de la época del Alto Imperio Romano, antes de que fuese destruida por Atila a mediados del siglo V. La mayor parte de sus ruinas permanecen intactas, enterradas bajo los campos circundantes, lo cual hace de este sitio la mayor reserva arqueológica del mundo en su género. El notable edificio de la basílica patriarcal, ornamentado con un magnífico pavimento de mosaicos, atestigua la importancia de la Iglesia de esta ciudad, que desempeñó un papel esencial en la evangelización de una gran parte de Europa Central.

source: UNESCO/ERI
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アクイレイアの遺跡地域と総主教聖堂バシリカ
イタリア北部に紀元前181年建設された植民市。初期ローマ帝国においてその規模と富裕を誇ったが、5世紀中頃アッティラによって滅ぼされた。後にギリシャ正教のイタリアにおける長老座所在地(554~1751年)となり、中央ヨーロッパの広大な地域への伝道に重要な役割を果たした。バシリカは4世紀の建築物の廃墟の上に11世紀に建設されたロマネスク様式で、モザイクの床は西欧キリスト教圏に現存する最大かつ最も豪華なものの一つである。バシリカ周辺の発掘では、ローマ時代の遺跡も発見されている。

source: NFUAJ

Archeologisch gebied en patriarchale basiliek van Aquileia

Aquileia werd in 181 voor Christus gesticht door de Romeinen als kolonie in de noordoostelijke hoek van de Po vlakte, als buitenpost tegen de Franse en Istrische barbaren. Het werd al snel een belangrijk handelscentrum dat centraal Europa verbond met het Middellandse Zeegebied. Aquileia was een van de grootste en rijkste steden van het vroege Romeinse Rijk en werd halverwege de 5e eeuw vernietigd door Attila. Het merendeel van de stad ligt nog begraven en vormt de grootste archeologische reserve in zijn soort. De patriarchale basiliek, met een bijzonder mozaïeken plaveisel, speelde een belangrijke rol in de evangelisatie van een groot gebied in centraal Europa.

Source : unesco.nl

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Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée (Italie) © Ministero per i Beni e le Attività Culturali. Soprintendenza per i Beni Archeologici del Friuli Venezia Giulia
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé à l’extrémité septentrionale de la mer Adriatique sur la Natissa (Natisse), le bien se compose de la zone archéologique et de la basilique patriarcale d’Aquilée. La cité romaine, datant de 181 avant notre ère, fut une des villes les plus importantes et les plus riches du Haut-Empire romain, avant d’être pillée et détruite en 452 par Attila et les Huns.

La cité fut un important nœud commercial reliant la Méditerranée à l’Europe centrale. Sa richesse et son statut au sein de l’Empire se reflétaient dans ses magnifiques édifices publics et résidences privées, dont de nombreux vestiges nous sont parvenus. La zone archéologique, couvrant 155 ha, comprend une partie du forum et sa basilique romaine (palais de justice), un horrea de l’Antiquité tardive, l’un des complexes de thermes et deux ensembles résidentiels luxueux. À l’extérieur de l’enceinte du Bas-Empire romain, dont le tracé a été entièrement identifié et dont subsistent quelques segments, des fouilles ont mis au jour un cimetière doté de monuments funéraires impressionnants. Sous terre, les vestiges archéologiques de l’amphithéâtre et du cirque ont également été préservés.

Les vestiges les plus saisissants de la cité romaine sont ceux des installations portuaires, une longue rangée d’entrepôts et de quais qui s’étend le long de la rivière. Elles furent incorporées au système de défense bâti au IVe siècle, dont on a retrouvé des traces substantielles.

L’élément prédominant d’Aquilée reste sa basilique, dont la majeure partie a été construite à l’époque paléochrétienne. L’impressionnant sol en mosaïques date de la construction de l’édifice, sous l’évêque Théodore, au début du IVe siècle. La basilique sera par la suite reconstruite entre les XIe et XIVe siècles, dans des styles roman puis gothique.

La majeure partie d’Aquilée demeure sous terre, dans les champs environnants et constitue, en conséquence, une réserve archéologique unique. Sa basilique patriarcale est un édifice étonnant qui abrite une exceptionnelle œuvre d’art dans son pavement de mosaïque et a également joué un rôle clé dans l’évangélisation d’une grande région de l’Europe centrale. Elle est devenue le siège du Patriarcat qui a perduré jusqu’en 1751.

Critère (iii) : Aquilée a fait partie des villes les plus importantes et les plus riches du Haut-Empire romain.

Critère (iv) : En grande partie intacte et non explorée, l’antique Aquilée constitue l’exemple le plus complet d’une ville du Haut-Empire romain dans le monde méditerranéen.

Critère (vi) : L’ensemble de la basilique patriarcale d’Aquilée a joué un rôle décisif dans le développement du christianisme en Europe centrale au début du Moyen-Âge.

Intégrité

Le bien du patrimoine mondial renferme tous les éléments qui contribuent à justifier sa valeur universelle exceptionnelle, incluant le complexe patriarcal de la basilique et toute l’étendue de la ville romaine. Située sous la petite ville contemporaine et de vastes étendues de terres agricoles, la majeure partie de la zone archéologique est demeurée intacte. Elle est donc probablement la plus vaste ville romaine non explorée dans tout le monde méditerranéen et offre, en tant que telle, un énorme potentiel de recherche.

Les menaces identifiées pour le bien se rapportent essentiellement aux dommages dus aux inondations et à l’élévation du niveau des nappes phréatiques. L’impact de la circulation sur la route qui traverse le bien a été identifié au moment de l’inscription.

Authenticité

Les fouilles archéologiques ont débuté à Aquilée à la fin du XIXe siècle et se sont poursuivies, depuis lors, en parallèle avec des travaux de conservation et de reconstruction minimale, associés à de méticuleuses études en archéologie et histoire de l’art. Certains travaux de restauration effectués sur les zones archéologiques mises au jour dans les décennies qui ont immédiatement précédé et suivi la Deuxième Guerre mondiale, toutefois, ne seraient pas acceptables au regard des normes actuelles. Des colonnades ont ainsi été reconstituées à l’aide de brique pour combler les parties manquantes des colonnes et des dalles de pierre ont été importées pour refaire le dallage, des interventions qui dépassent les limites acceptables actuelles d’anastylose. Une politique plus rigoureuse, visant à limiter les interventions, est désormais suivie.

En conséquence, le degré d’authenticité du bien est élevé. Par exemple, la majeure partie de la cité originale d’Aquilée demeurant enterrée et non explorée sous la petite ville actuelle, et les terres agricoles, la disposition et la forme de la ville romaine sont restées intactes. La région demeure un petit centre urbain même si le rôle d’Aquilée en tant qu’important centre d’échanges a été repris par Venise, il y a plusieurs siècles.

La basilique patriarcale a conservé sa fonction religieuse. L’édifice actuel, avec sa disposition en croix, date du IXe siècle, tandis que ses fondations remontent à l’époque romaine. Son style roman original a largement survécu, affecté en quelques endroits par des éléments gothiques, rendant compte d’un programme de reconstruction à la suite d’un séisme survenu au milieu du XIVe siècle.

La plupart des travaux entrepris sur la basilique ont suivi les principes de la Charte sur la conservation et la restauration. Enfin, la restauration et la conservation des sols en mosaïques de l’intérieur et la restauration du baptistère ont été faites suivant les critères de conservation les plus stricts.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

L’ensemble de la zone inscrite sur la Liste du patrimoine mondial est protégé par le décret législatif 42/2004, Code du patrimoine culturel et du paysage, une mesure de sauvegarde garantissant l’autorisation de toute activité sur le site par la Surintendance compétente (bureau régional du ministère italien des Affaires culturelles, du Patrimoine et du Tourisme).

Le bien appartient pour parties à l’État italien (zones mises au jour, musées), l’Église catholique romaine (le complexe de la basilique), la municipalité d’Aquilée et des personnes privées.

Le plan d’urbanisme communal (Piano Regolatore Generale - PRG) porte spécifiquement sur l’importance culturelle du bien et renforce les limitations prévues par la protection législative.

La responsabilité générale de la supervision de la protection en vertu de la législation incombe au bureau régional du ministère des Affaires culturelles, du Patrimoine et du Tourisme, basé à Trieste, qui gère les sites archéologiques et les musées. Un plan général pour la gestion des différents éléments du bien a été préparé et prévoit de réguliers projets de conservation de même que des activités de recherche et de restauration spécifiques. Les autorités religieuses gèrent le complexe basilical et ont un programme détaillé de mesures de conservation et de restauration. La municipalité contrôle activement toutes les activités relevant de sa compétence. Il convient d’observer qu’elle est très favorable à tout ce qui permet d’augmenter la protection et la présentation de son patrimoine.

Depuis 2008, outre la municipalité et la Surintendance, la Fondazione Aquileia participe à la gestion du bien. La fondation, entité juridique établie conjointement par le ministère, la région Frioul-Vénétie Julienne, la municipalité d’Aquilée et la province d’Udine, a pour principale mission d’élaborer la planification stratégique du développement culturel et des suggestions générales pour les activités territoriales en rapport avec la gestion du bien. La Fondazione Aquileia gère certaines zones attribuées par le ministère, à des fins de valorisation, conservation et restauration.