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Zone historique de Willemstad, centre ville et port, Curaçao

Historic Area of Willemstad, Inner City and Harbour, Curaçao

The people of the Netherlands established a trading settlement at a fine natural harbour on the Caribbean island of Curaçao in 1634. The town developed continuously over the following centuries. The modern town consists of several distinct historic districts whose architecture reflects not only European urban-planning concepts but also styles from the Netherlands and from the Spanish and Portuguese colonial towns with which Willemstad engaged in trade.

Zone historique de Willemstad, centre ville et port, Curaçao

Les Hollandais ont établi en 1634 un comptoir commercial dans un beau port naturel de l'île de Curaçao, dans les Caraïbes. La ville s'est développée de façon continue durant les siècles suivants. Elle comporte plusieurs quartiers historiques distincts dont l'architecture reflète aussi bien les styles des Pays-Bas que ceux des villes coloniales espagnoles et portugaises avec lesquelles Willemstad faisait du commerce.

منطقة ويلمستاد التاريخية ووسط المدينة والمرفأ وجزر الانتيل الهولندية

أنشأ الهولنديون في العام 1634 وكالة تجارية في مرفأ طبيعي في جزيرة كورساو التي تقع ضمن جزر الكاريبي. وقد نمت المدينة بصورة متواصلة في خلال العصور اللاحقة. وهي تتضمن أحياء تاريخية متميّزة تعكس هندستها الأنماط الرائجة في هولندا كما تلك المعروفة في المدن الاستعمارية الاسبانية والبرتغالية التي كانت تشهد حركة تجارية مع ويلمستاد.

source: UNESCO/ERI

荷属安的列斯群岛的威廉斯塔德、内城及港口古迹区

威廉斯塔德港口是荷兰人于1634年在加勒比海库拉索岛(Curaçao)建成的一处优良贸易港湾。这座城镇经历了几个世纪的繁荣后仍然继续发展。当代的城镇由几个截然不同的老城区构成,这里的建筑表现为欧式与荷兰风格的结合,因为在当时西班牙与葡萄牙殖民者在此从事贸易活动。

source: UNESCO/ERI

Внутренний город и гавань Виллемстада (Кюрасао, Нидерландские Антильские острова)

Голландцы основали торговое поселение в красивой естественной гавани карибского острова Кюрасао в 1634 г. В последующие столетия оно преемственно развивалось. Современный город включает несколько отдельных исторических районов, архитектура которых отражает не только европейские концепции градостроительства, но и стили, привнесенные из Нидерландов и тех испанских и португальских колониальных городов, с которыми Виллемстад был связан торговыми отношениями.

source: UNESCO/ERI

Zona histórica de Willemstad,centro de la ciudad y puerto (Antillas Holandesas)

En 1634, los holandeses establecieron una factoría comercial en un hermoso puerto natural de la isla caribeña de Curazao. La ciudad de Willemstad, creada en torno a esa factoría, fue creciendo sin cesar en los siglos siguientes. El trazado de sus diferentes barrios históricos reproduce los esquemas europeos de planificación urbana, mientras que los estilos arquitectónicos de sus edificios son un reflejo de los imperantes en los Países Bajos y en las ciudades coloniales españolas y portuguesas con las que la ciudad comerciaba.

source: UNESCO/ERI

港町ヴィレムスタット歴史地域、キュラソー島
オランダ人は1634年に、カリブ海上のクラサオ島の自然の良港に貿易のための居留地を建設し、以後発展続けた。近代的市街地はいくつかの異なった歴史地域から成っており、それぞれの建造物はオランダや、ヴィレムスタットが交易したスペインやポルトガルの様式を反映している。

source: NFUAJ

Historisch deel van Willemstad, binnenstad en haven, Curaçao

De Nederlanders vestigden in 1634 een handelsnederzetting aan een mooie natuurlijke haven op het Caribische eiland Curaçao. Willemstad ontwikkelde zich in de daaropvolgende eeuwen gestaag. De moderne stad bestaat uit een aantal verschillende historische wijken waarvan de architectuur niet alleen de Europese stedenbouwkundige concepten weerspiegelt, maar ook stijlen uit Nederland en Spaanse en Portugese koloniale steden waarmee Willemstad samenwerkte. De stad onderscheidt zich door de diversiteit in vormgeving van de vier historische wijken (Punda, Otrobanda, Pietermaai en Scharloo), gescheiden door de open wateren van een natuurlijke haven.

Source : unesco.nl

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Zone historique de Willemstad, centre ville et port
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Zone historique de Willemstad est un exemple d’établissement colonial doté d’un rôle commercial et administratif. Elle a été créée par les Hollandais sur l’île de Curaçao, située dans le sud des Caraïbes, à la pointe de l’Amérique du Sud. L’édification du Fort Amsterdam en 1634, sur la rive orientale de Sint Anna Bay, marque les débuts du développement de la ville qui s’est poursuivi au fil des siècles suivants.

La ville moderne, capitale de la nation insulaire de Curaçao, comprend plusieurs quartiers historiques distincts qui illustrent les différentes périodes d’urbanisation et d’expansion coloniales. Punda, partie la plus ancienne de la ville, a été construite au XVIIe siècle sur la rive orientale de Sint Anna Bay, adjacente au Fort Amsterdam ; c’est le seul secteur de la ville doté d’un système de défense fait de murs et de remparts. Les trois autres quartiers urbains historiques (Pietermaai, Otrobanda et Scharloo) datent du XVIIIe siècle. Le Fort de l’Eau et le Fort Rif, également inclus dans le bien inscrit, ont été édifiés à la fin des années 1820 dans le cadre d’un plus vaste ensemble de fortifications. Au milieu de la zone historique s’étend un port naturel en eaux profondes. Le bien couvre 86 ha et est entouré d’une zone tampon de 87 ha.

L’architecture de Willemstad est non seulement influencée par les concepts coloniaux hollandais, mais aussi par le climat tropical et le style architectural des villes de la région des Caraïbes avec lesquelles le comptoir pratiquait le commerce. Les premières habitations construites à Punda suivent le modèle d’aménagement urbain néerlandais. Au XVIIIe siècle commencent à apparaître au niveau local les matériaux et l’artisanat, avec de nouveaux éléments architecturaux, tels les galeries. Parallèlement à l’expansion de la ville au-delà de Punda, le style architectural des maisons évolue. Par exemple, le développement d’Otrobanda ne s’arrêta pas aux remparts et les maisons furent construites sur de spacieux emplacements, ressemblent aux maisons de planteurs entourées de galeries. En outre, les disparités sociales et culturelles des habitants afro-américains, ibériques et caribéens vont contribuer à enrichir les traditions de construction ainsi que la vie culturelle de la cité. Cela donne un style architectural européen avec des adaptations régionales, dans une riche gamme de couleurs caribéennes. Les bâtiments colorés de Willemstad relèvent d’une tradition locale née en 1817, au moment où l’on interdit l’ancienne pratique du badigeonnage des murs extérieurs à la chaux, apparemment pour protéger la vue des effets de la réverbération. Les couleurs prédominantes sont le rouge, le bleu, l’ocre jaune et différents tons de vert.

Willemstad est l’exemple exceptionnellement bien conservé d’un comptoir de commerce colonial hollandais. L’échange de cultures lui fait partager une histoire culturelle commune avec d’autres villes homologues de la région caraïbe, ce qui est un aspect du bien très singulier. Son emplacement unique dans un port naturel qualifie la Zone historique de Willemstad de rare exemple de cité portuaire historique implantée dans un cadre d’eaux naturelles.

Critère (ii): La Zone historique de Willemstad est un ensemble colonial des Caraïbes qui illustre la croissance organique d’une communauté pluriculturelle sur plus de trois siècles. Elle donne aussi l’image d’une remarquable ville portuaire historique des Caraïbes pendant la période d’expansion hollandaise, avec de grandes qualités architecturales et urbanistiques. 

Critère (iv): Les quatre quartiers urbains historiques de la ville historique de Willemstad révèlent les étapes successives de l’évolution historique qu’elle a connue au fil des siècles. La ville peut aisément se lire comme un livre d’histoire pour son développement historique et culturel. 

Critère (v): Le tissu urbain et l’architecture historiques reposent sur des exemples de traditions européennes qui sont transférés au Nouveau Monde. Les influences de l’Amérique et de l’Afrique et les éléments culturels de la région ont transformé les éléments européens en un développement typique des Caraïbes. 

Intégrité

La Zone historique de Willemstad a conservé son intégrité grâce à la survie de la structure urbaine historique de la période 1650-1800. L’inclusion de plusieurs quartiers historiques distincts autour d’un port actif, qui continue à servir d’accès à la ville, reflète son évolution depuis plus de trois siècles. Une bonne partie du tracé des rues et de la structure urbaine du bien, comme les étroites ruelles de Punda et Otrobanda, sont restées relativement intactes.

La ville n’a pas été sans connaître de modifications ni subir de dégâts dans ses zones historiques. Le développement lié à l’industrie pétrolière a eu un impact sur le quartier historique, à commencer par l’arrivée de la raffinerie de pétrole Shell, à l’aube du XXe siècle. La construction d’une autoroute (dans les années 1960) et de voies d’accès au pont de la reine Juliana (1974) traversent les quartiers historiques d’Otrobanda et de Scharloo. En outre, les incendies de Punda et Otrobanda ont endommagé l’infrastructure historique.

Les menaces qui pèsent sur la zone historique proviennent en partie de la perte de bâtiments historiques qui résulte d’un manque d’entretien de la part des propriétaires et des dommages environnementaux dus à l’eau de mer et au climat. De plus, le bien subit la pression du développement liée à l’industrie du tourisme dont on voit l’impact avec la construction d’hôtels à Punda et sur le front de mer ou encore la rénovation du Fort de l’Eau.

Dès le début des années 1990, de nouvelles organisations de préservation ont été créées et de nouvelles procédures mises en place, auxquelles doivent se conformer les nouveaux aménagements dans la zone historique. Plusieurs projets de développement ont aussi été exécutés de manière organique. À côté de projets d’aménagement privés comme à Kura Hulanda et Pietermaai, le gouvernement et les entités publiques ont joué un rôle prépondérant dans la réhabilitation du centre urbain dans les quartiers historiques d’Otrobanda (Stegengebied, Koralengebied) et, plus récemment, dans ceux de Scharloo et Fleur de Marie. 

Authenticité

Le tissu urbain et le paysage urbain historique n’ont pratiquement pas changé, et les différentes zones du centre ville sont encore reconnaissables. Sint Anna Bay continue d’être exploitée comme un port de travail actif. Le Fort Amsterdam garde une fonction administrative et est le lieu de résidence du Gouverneur, du Ministère, de plusieurs bureaux gouvernementaux et de l’Église protestante unie. Le plan d’urbanisme de Punda a été en grande partie maintenu, avec ses ruelles et ses noms de rues d’origine. Les chantiers archéologiques qui y ont été entrepris en 1990 ont donné des informations sur cette partie la plus ancienne de Willemstad.

Pour ce qui est de l’architecture de la ville, bon nombre de monuments sont authentiques dans leur conception, leurs matériaux et leur qualité artisanale, et sont protégés comme monuments historiques. La tradition des façades de bâtiments colorées continue dans les tons de rouge, bleu, ocre jaune et vert. Il y a aussi un style d’architecture baroque caractéristique de Curaçao, qui prédomine dans les lotissements plus spacieux d’Otrobanda et Scharloo. L’un des traits communs de ce style est le pignon incurvé hollandais, dont l’exemple le plus connu est celui du Penha Building (1708). Les nouveaux aménagements sont intégrés aux bâtiments existants.

Le manque de nouveaux logements, la fragmentation du tissu urbain, ajouté aux restaurations antérieures à l’introduction de règlements, ont eu un impact sur l’authenticité de plusieurs bâtiments historiques. Actuellement, les règles et réglementations sur le remplacement de matériaux importés pour les travaux de restauration et de conservation sont strictement observées. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le 10 octobre 2010, l’île de Curaçao est devenue un pays séparé au sein du Royaume des Pays-Bas, ce qui s’est accompagné d’une transformation radicale de la structure gouvernementale et du niveau des instances gouvernementales responsables. Du fait de ce processus de transformation, il a été difficile d’installer un organisme de gestion et le travail sur le plan de gestion a été suspendu.

La situation politique n’a pas eu d’incidence sur le soin apporté au bien du patrimoine mondial. Un acte transitoire garantit que toutes les lois et réglementations qui s’appliquaient auparavant aux Antilles néerlandaises et à l’île de Curaçao sont désormais juridiquement valides dans le nouveau pays de Curaçao. Les règlements et plans obsolètes seront mis à jour par voie de conséquence. Au sein de la nouvelle structure gouvernementale, le Ministère des Transports, de la Circulation et de l’Urbanisme est responsable de la gestion du bien du patrimoine mondial.

La grande majorité des bâtiments et des biens de la zone historique (environ 90 %) est aux mains de propriétaires privés. Le Fort Amsterdam appartient au gouvernement national et un certain nombre de monuments de Scharloo-Oost sont la propriété du gouvernement ou d’institutions connexes.

Un système imbriqué de lois et d’ordonnances constitue une politique officielle relative à la protection des biens individuels, des groupes d’édifices et du paysage urbain dans leur ensemble. Parmi ces lois et réglementations figurent le Plan de développement insulaire (plan de zonage) qui protège le bien en tant que paysage urbain et l’Ordonnance sur les monuments (Monumenten Eilandsverordening, pour les objets sur terre et sous l’eau) qui assure la protection des monuments individuels à l’intérieur du bien. Une protection supplémentaire est assurée à travers l’Ordonnance sur la gestion maritime (Landsverordening Maritiem Beheer), la Convention de Malte, le Décret de construction et l’Ordonnance insulaire pour le développement urbain et régional de Curaçao (Eilandsverordening Ruimtelijke Ontwikkelingsplanning Curaçao (EROC)).

Il existe aussi un système structuré d’instances officielles qui s’occupent de la protection et de la conservation de la zone historique. Au sein du Département de l’urbanisme, de l’aménagement et du logement, le Bureau des Monuments est entièrement responsable de la protection et de la conservation des monuments, y compris du paysage urbain historique. Les nouveaux aménagements et le développement de l’espace urbain sont à la charge de la Division des Programmes et des Projets. Le financement est assuré par le règlement de la contribution d’un programme à long terme pour la préservation des monuments et bâtiments historiques (Meerjarenprogramma Bijdrageregeling monumentenzorg), l’Initiative socio-économique (Sociaal Economisch Initiatief) et d’autres systèmes.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Historic Area of Willemstad is a European colonial ensemble in the Caribbean of outstanding value and integrity, which illustrates the organic growth of a multicultural community over three centuries and preserves to a high degree significant elements of the many strands that came together to create it. The urban structure and architecture of this area are both authentic examples of colonial town planning and architecture of the period of Dutch expansion. Its cultural and historical significance stems not only from its town planning and architectural qualities as a historic port town, but is also manifest beyond the local level.

Willemstad stands out for the diversity in the historical morphology of its four historic districts (Punda, Otrobanda, Pietermaai and Scharloo), separated by the open waters of a natural harbour. Each district has its own distinct urban morphology resulting from successive planning concepts, but they share a unique 'tropicalized' historical architecture of Dutch origin. This area consists of a core area of Sint Anna Bay and part of the Caribbean Sea, Punda and most of Otrobanda, and two transmission areas, consisting of the urban districts of Pietermaai, Scharloo and Kortijn.

In the core area the entrance to Sint Anna Bay is protected by fortifications on both sides - the Water Fort on the Punda side and the Rif Fort on the Otrobanda side. These defensive works are important and relatively well-preserved examples of contemporary fortifications, especially when taken with other surviving defensive works that lie outside the area.

The city's historical architecture is of a strikingly genuine and colourful European origin set in a tropical environment. Nothing like it can be found elsewhere in the Dutch West or East Indies. Punda represents a dense and compact historical urban structure, reflecting its origin as a fortified town surrounded by ramparts. Pietermaai and Scharloo enjoy the relative freedom of space resulting in an open layout of streets lined by detached and often quite luxurious dwellings, whereas Otrobanda features both an open compound layout and a dense alley structure.

The island society on Curaçao owes its origin to the expansion of Europe in the 15th and 16th centuries. After Spain had encroached upon the island in 1499 at the expense of its indigenous inhabitants, the Arawak Indians, the Dutch took possession of it in 1634, in the period of Dutch domination of trade and the seas, and the settlement was created by the Dutch West India Company. The development of Punda began with the construction of Fort Amsterdam, designed according to the old Dutch fortification system. The fort with its five bastions was a self-contained settlement, with its own church and water supply as well as the residence of the governor and barracks for the garrison. Within each of the settlements flanking the bay there is a waterfront square, and they are linked by the famous pontoon bridge erected in 1888, officially known as the Queen Emma Bridge but better known to the inhabitants as the 'Swinging Old Lady'. Apart from two brief British occupations, the island remained Dutch colonial territory until 1955, when the Netherlands Antilles acquired self-government within the Kingdom of the Netherlands.

Willemstad is a typical port town, but one without a hinterland, which focused on the neighbouring Spanish, English and French colonies on the mainland of South America and in the Caribbean. Frequent trade with South America led to an exchange of goods and the reciprocal adoption of cultural elements. Curaçao therefore has an Iberian tinge as a result of the settlement of Sephardic Jews from Spain and Portugal in the 17th century. By 1730 the Jewish community represented 50% of the white population of Curaçao. African influences also entered the island, as Curaçao was a centre of the slave trade at one time.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

La société insulaire de Curaçao (qui couvre quelque 450 km2 ) doit son origine au développement de l'Europe aux 15ème et 16ème siècles. Après l'appropriation de l'île par l'Espagne en 1499, aux dépens de ses habitants autochtones (les Indiens Arawak), les Hollandais en prennent possession en 1634, à l'époque de la domination commerciale et maritime hollandaise, et l'établissement est fondé par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales (West-Jndische Compagnie - WIC). Outre deux brèves occupations britanniques (1800-1803 et 1807- 1816), l'île garde son statut de territoire colonial hollandais jusqu'en 1955, année où les Antilles néerlandaises se voient dotées d'un gouvernement autonome dans le cadre du Royaume des Pays-Bas.

Willemstad est une ville portuaire typique mais sans arrière-pays, qui s'est focalisée sur les colonies voisines espagnole, anglaise et française du continent d'Amérique du Sud et des Caraïbes. La fréquence du commerce avec l'Amérique du Sud (le Main Espagnol) conduit non seulement à un échange de produits mais également à l'adoption réciproque d'éléments culturels. Curaçao est ainsi imprégné des nuances ibériques qui résultent principalement de l'établissement de juifs séfarades d'Espagne et du Portugal, arrivés au 17ème siècle via Amsterdam. En 1730, la communauté juive représente 50% de la population blanche de Curaçao. Des influences africaines marquent également leur empreinte sur l'ile étant donné que Curaçao fut à une certaine époque un centre du commerce des esclaves.

La ville se développe sur les deux rives de Sint Anna Bay, laquelle forme le havre étroit vers la baie intérieure protégée de Schottegat ; toutes deux sont d'excellents ports en eaux profondes. Connu sous le nom de Punda, un établissement commence à se former du côté est au 17ème siècle. Au début du 18ème siècle, Otrobanda se développe à l'ouest et un peu plus tard autour du Waaigat, le golfe intérieur situé derrière une péninsule allongée faisant face aux Caraïbes.

Suite au départ de la plupart des membres les plus prospères de la communauté, la ville historique connaît un certain déclin dans la seconde moitié du 20ème siècle. Cette tendance est à présent stoppée et se trouve inversée.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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