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Parc national de l'Ichkeul

Ichkeul National Park

The Ichkeul lake and wetland are a major stopover point for hundreds of thousands of migrating birds, such as ducks, geese, storks and pink flamingoes, who come to feed and nest there. Ichkeul is the last remaining lake in a chain that once extended across North Africa.

Parc national de l'Ichkeul

Le lac et les zones humides de l'Ichkeul constituent un relais indispensable pour des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs – canards, oies, cigognes, flamants roses, etc. – qui viennent s'y nourrir et y nicher. Le lac est l'ultime vestige d'une chaîne de lacs qui s'étendait jadis à travers l'Afrique du Nord.

محمية إشكل الوطنية

تشكّل بحيرة إشكل ومناطقها الرطبة استراحة ضرورية لمئات ملايين الطيور المهاجرة – من بطّ وأوز ولقالق ونحام زهري وغيرها من الطيور التي تأتي للحصول على الغذاء والسكن. وتشكل الحظيرة الأثر الأخير لسلسلة من البحيرات امتدت قديماً عبر افريقيا الشمالية.

source: UNESCO/ERI

伊其克乌尔国家公园

伊其克乌尔湖和沼泽是上万种候鸟迁徙的主要中转站。鸭子、鹅、鹳、火烈鸟等鸟类都在此觅食筑巢。在贯穿整个北非的湖泊链条中,伊其克乌尔湖是现存的最后一个湖泊。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Ишкёль

Мелководное соленое озеро Ишкёль вместе с окружающими его водно-болотными угодьями – это важное место остановки для сотен тысяч перелетных птиц, таких как утки, гуси, аисты и розовый фламинго, которые здесь кормятся и гнездятся. Ишкёль является последним уцелевшим звеном в цепи озер, некогда простиравшихся по всему северу Африки.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional de Ichkeul

El lago y los humedales de Ichkeul son un punto de escala importante para cientos de miles de aves migratorias –patos, gansos, cigüeñas, flamencos rosados, etc.– que acuden a sus parajes para alimentarse y anidar. El lago de este parque es el último vestigio de la cadena lacustre que se extendía antaño por todo el norte de África.

source: UNESCO/ERI

イシュケル国立公園

source: NFUAJ

Nationaal park Ichkeul

Het Ichkeul meer is het laatste overgebleven zoetwatermeer in een keten die zich ooit uitstrekte over Noord-Afrika. In het park neemt de concentratie van het zoutgehalte toe door de instroom van zeewater. De Ichkeul-wateren bereiken het grootste zoutgehalte van juli tot oktober, door de eerste regen in de herfst wordt vervolgens weer zoet water aangevoerd. Het Ichkeul meer en de omliggende moerassen zijn een belangrijke tussenstop voor honderdduizenden trekvogels zoals eenden, ganzen, ooievaars en roze flamingo’s, die er komen om te fourageren en broeden. Het park beschikt over een rijke flora en fauna, met meer dan 200 diersoorten en meer dan 500 plantensoorten.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le lac Ichkeul est le dernier grand lac d'eau douce d'une chaîne qui s'étendait autrefois le long de l'Afrique du Nord. Caractérisé par un fonctionnement hydrologique très particulier basé sur une double alternance saisonnière de niveaux d'eau et de salinité, le lac et les marais qui l'entourent constituent un relais indispensable pour des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs qui viennent hiverner à l'Ichkeul.

Critère (x) : Le Parc National de l'Ichkeul contient des habitats naturels importants en tant que site d'hivernage essentiel des oiseaux du paléarctique occidental. Chaque hiver, le bien accueille une densité exceptionnelle d'oiseaux d'eau avec des effectifs pouvant atteindre certaines années plus de 300.000 canards, oies et foulques présents au même moment. Parmi ces oiseaux, trois espèces dont la protection est d'intérêt mondial sont présentes : l'érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala), le fuligule nyroca (Aythya nyroca) et la sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris). De par la diversité de ses habitats, le bien abrite une faune et une flore très riches et diversifiées avec plus de 200 espèces animales et plus de 500 espèces végétales. 

Intégrité 

Les limites du bien englobent les trois types d'habitats caractéristiques du site, à savoir le jebel Ichkeul, le lac et les marais attenants et incluant également les processus du fonctionnement hydrologique naturel du système lac-marais et les processus biologiques et écologiques qui y sont associés. La construction proposée de trois barrages sur les cours d'eau qui alimentent la zone humide constitue une menace potentielle pour l'intégrité du bien. Si ces projets venaient à se réaliser, il serait fondamental que la salinité existante du lac soit maintenue.

Besoins en matière de protection et de gestion

Le bien bénéficie d'une protection juridique stricte et d'un plan de gestion. Le fonctionnement écologique du système lac-marais est fortement contrôlé par les apports d'eau douce de l'amont et les échanges avec l'eau de mer en aval, eux-mêmes soumis à la forte variabilité naturelle intra- et inter-annuelle, caractéristique des climats méditerranéens. La gestion hydrique du système lac-marais est donc un élément primordial dans la gestion du bien. En 1996, le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à cause des effets négatifs sur l'écosystème d'eau douce, suite à la construction des barrages. Le bien fut retiré de la Liste en péril en 2006, suite à l'amélioration de la situation, et la restauration de l'écosystème est en bonne voie.  Les soucis essentiels consistent à gérer le bien de manière à contrôler l'impact sur l'écosystème des hivers moins pluvieux, à contrôler l'effet sur l'Ichkeul de l'accroissement de la demande d'eau en Tunisie en général, à restaurer complètement les marais et la ceinture de roseaux et, surtout, à reconstituer l'effectif d'oiseaux d'eau hivernants. La mise en œuvre d'un suivi scientifique régulier des principaux paramètres biotiques et abiotiques indicateurs de l'état de conservation des écosystèmes, et l'utilisation d'un modèle mathématique de prévision de leurs besoins en eau, sont essentiels pour compléter les dispositifs mis en place et aboutir à l'utilisation optimale de la ressource en eau en vue de la conservation des écosystèmes.   

Description longue
[Uniquement en anglais]

Garaet el Ichkeul National Park is situated on the Mateur plain and is approximately 30 km south-west of the Mediterranean coast.

In AD 1240 the dynasty of the Hafsids managed Djebel Ichkeul as a hunting reserve. The area was first realized to be of international importance in the late 1960s and early 1970s, leading to a major part of the Ichkeul marshes being ceded to the Direction des Fôrets in 1974 and was ratified as a National Park in 1980.

The park consists of an isolated and wooded massif, Djebel Ichkeul and a brackish permanent lake, Lac Ichkeul, the area of which varies with season. The lake is indirectly connected to the sea by the river, Oued Tindja, which leads into the marine lagoon, Lac de Bizerte. In the summer, the reduced level of incoming freshwater, in combination with high levels of evaporation, result in an overall drop in the level of the lake. There is also an increase in the concentration of salinity due to the influx of sea water. The waters in Ichkeul reach greatest salinity from July to October; there is a replenishment of fresh-water with the first autumnal rains.

Djebel Ichkeul is composed of Triassic and Jurassic formations, largely as metamorphosed limestone with pseudo-dolomitic marbles. Triassic limestone and other sedimentary deposits are exposed in the quarries on the south-western slopes of the Djebel. The endorheic (closed) basin of the lake and also the marshes are composed of Quaternary alluvia.

The park has a typical semi-arid ecosystem dominated by Mediterranean plant species. Distinct habitat types within the park include the mountain and its foothills, dominated by a lentisc with wild olive, phillyrea and Smilax aspera . There is a rich variety of northern Tunisian plant species. The vegetation of the marshes is zoned. The lake is fringed by a narrow belt of reeds while further inland the area is dominated by Scirpus maritimus , S. lacustris and Juncus .

The Ichkeul wetland is the most productive wetland for waterfowl in North Africa and one of the most important sites in the entire Mediterranean region for wintering Palaearctic species, with past records of up to 300,000-400,000 birds present at one time. 226 species of birds including 34 breeding residents were recorded in 1986. The most numerous species are wigeon (39,000: 112,000 in the 1970s), common pochard (120,000 in 1971) and coot (36,000: 188,000 in 1973). High records for common pochard and greylag goose (3,200: 18,000 in the 1970s) show that Ichkeul is their most important wintering site in north-west Africa. 600 (4% of known world population) of the threatened white-headed duck Oxyura leucocephala , were seen in 1977. Other wintering wetland birds include the threatened marbled teal Marmoronetta angustirostris , ferruginous duck and corncrake; also high numbers of green-winged teal, northern pintail, northern shoveler and black-winged stilt. Flamingoes summer on the lake.

Ichkeul is recognized as being extremely diverse largely due to the wide variety of habitats. One of the most notable of the mammals recorded at Ichkeul is the otter, which has been hunted for its meat. Less than 10 animals were believed to exist at the time of a 1987 survey. Of the larger mammals there are large populations of wild boar and introduced wild water buffalo; also a number of crested porcupine, jackal, genet, Egyptian mongoose, wild cat and four species of bat.

Reptiles and amphibians vary with water level and salinity. The marsh frog is common in the marshes. There are also painted frog, three species of toad, two harmless species of snake and one lacertid. Two pond turtles, Iberian Clemys leprosa and European Emys orbicularis , are found in the lake.

The lake and marshes, especially the dense Potamogeton beds, support huge populations of a few species of marine and brackish water invertebrates. Species include Nereis diversicolor , Gammarus locusta , Corophium volutator , Sphaeroma hookeri , Idotea spp., Hydrobia spp., Abra spp. and Cerastoderma glaucum . Freshwater invertebrate species also occur on the edge of the saltmarsh. Shore crab Carcinus mediterraneus and Balanus amphitrite occur near the Tindja canal.

The site also has internationally important fossil deposits, including late Tertiary and early Quaternary outcrops on the northern shore. The Pleistocene deposits include numerous unique assemblages of fossil mammal remains.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

The Djebel Ichkeul was acquired by the state government in 1891. Prior to that date the lake surrounding the Djebel had been used as a hunting reserve. In 1240AD the dynasty of the Hafsids managed Djebel Ichkeul as a hunting reserve (Ministere de 1 'Agriculture, 1986; Anon, 1988). The area was first realised to be of international importance in the late 1960s and early 1970s, leading to a major part of the Ichkeul marshes being ceded to the Direction des Forets in 1974.

The creation of the national park was ratified by Presidential Decree No. 80-1608 of 18 December 1980. It was classed as a Biosphere Reserve in January 1977 and included in the list of Wetlands of International Importance (Ramsar Convention) in June 1980 and 'subsequently in September 1980 was nominated as a World Heritage site (Anon, 1988).

Source : évaluation des Organisations consultatives