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Zone de monuments historiques de Querétaro

Historic Monuments Zone of Querétaro

The old colonial town of Querétaro is unusual in having retained the geometric street plan of the Spanish conquerors side by side with the twisting alleys of the Indian quarters. The Otomi, the Tarasco, the Chichimeca and the Spanish lived together peacefully in the town, which is notable for the many ornate civil and religious Baroque monuments from its golden age in the 17th and 18th centuries.

Zone de monuments historiques de Querétaro

Fondation coloniale espagnole, Querétaro présente la singularité d'avoir conservé dès l'origine un quartier géométrique des conquérants jouxtant le quartier aux ruelles tortueuses des indigènes. Otomis, Tarascos, Chichimecas et Espagnols cohabitèrent ainsi harmonieusement dans cette ville célèbre pour ses innombrables monuments baroques, civils et religieux, à la décoration exubérante, qui datent de son âge d'or aux XVIIe et XVIIIe siècles.

منطقة النصب التاريخية في كويريتارو

كويريتارو المنشآة الاستعماريّة الاسبانيّة تتفرّد في المحافظة منذ البدء على حيٍّ هندسي مخصص للغزاة يقع قرب حيٍّ مليءٍ بالازقة المتعرّجة في الريف. فشعوب اوتومي وتاراسكو وشيشيميكا واسبانيا تعايشوا بانسجامٍ في هذه المدينة المشهورة بآثارها الباروكية المدنيّة والدينيّة التي لا تُحصى وبزينتها المُفرطة التي تعود الى عصرها الذهبي أي الى القرنَيْن السابع عشر والثامن عشر.

source: UNESCO/ERI

克雷塔罗历史遗迹区

克雷塔罗这个古老的殖民城,很好地保留了分别由印第安土著人和西班牙占领者所修建的城市街道和建筑,弯弯曲曲的印第安人街道与几何图形般方方正正的西班牙道路形成了鲜明对照。欧多米人、塔拉斯克人、齐齐美卡人和西班牙人在城里和平相处,克雷塔罗城于公元17世纪到18世纪到达了它的黄金时代,现在我们还能看到许多修建于那个时期的奢华的巴洛克式民居建筑和宗教建筑。

source: UNESCO/ERI

Зона исторических памятников в городе Керетаро

Старый колониальный город Керетаро необычен своей планировкой, сочетающей геометрическую сеть улиц в испанской части города и извилистые проходы в индейских кварталах. Город, где индейцы отоми, тараски, чичимеки мирно соседствовали с испанцами, примечателен множеством богато декорированных религиозных и гражданских памятников в стиле барокко, относимых к его «золотому веку» – XVII-XVIII вв.

source: UNESCO/ERI

Zona de monumentos históricos de Querétaro

La vieja ciudad colonial de Querétaro ofrece la singularidad de haber conservado su núcleo indígena primigenio de calles serpenteantes, junto con los barrios trazados con arreglo a un plan geométrico por los conquistadores españoles. Otomis, tarascos, chichimecas y españoles cohabitaron pacíficamente en esta ciudad, reputada por sus innumerables edificios civiles y religiosos de estilo barroco, profusamente ornamentados, que datan de su edad de oro (siglos XVII y XVIII).

source: UNESCO/ERI

ケレタロの歴史史跡地区

source: NFUAJ

Historische monumentenzone van Querétaro

De oude koloniale stad Querétaro is bijzonder vanwege het behoud van het geometrische stratenplan van de Spaanse veroveraars, samen met de kronkelige steegjes van de Indiase wijken. De Otomi, de Tarasken, de Chichimeca en de Spanjaarden leefden vreedzaam samen in de stad. Querétaro is ook opmerkelijk vanwege de vele sierlijke burgerlijke en religieuze barokke monumenten uit haar Gouden Eeuw in de 17e en 18e eeuw. De Mexicaanse onafhankelijkheid in 1810 was het begin van de economische neergang van Querétaro. In 1848 vond er nog wel een belangrijke historische gebeurtenis plaats: de afsluiting van het vredesverdrag met de Verenigde Staten.

Source : unesco.nl

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Santiago de Queretaro - Neptune fountain © M & G Therin-Weise
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Zone de monuments historiques de Querétaro est située dans l’État de Querétaro, au Mexique. C’est un exemple exceptionnel de ville coloniale dont le tracé est le symbole de sa population multiethnique. Elle est aussi dotée de nombreux bâtiments exceptionnels, notamment des XVIIe et XVIIIe siècles. Le bien présente la singularité d’avoir conservé le plan urbain géométrique des conquérants espagnols tout près des ruelles tortueuses des quartiers indiens. Otomis, Tarascos, Chichimecas et Espagnols cohabitèrent ainsi dans cette ville célèbre pour ses innombrables monuments baroques civils et religieux, dans un décor défini depuis le XVIe siècle. Le tracé urbain de cette ville est unique parmi les villes coloniales espagnoles des Amériques car son plan de ville a, dès le départ, été divisé en deux parties distinctes : l’une rectiligne et destinée aux colons espagnols, l’autre composée de rues plus petites et tortueuses abritant la population indigène.

Dès sa construction, la ville a rapidement joué un double rôle fondamental comme lien entre les montagnes du sud-est qu’il faut traverser pour atteindre la capitale de la Nouvelle-Espagne, et comme frontière entre les terres du sud, progressivement investies par les Espagnols et la région du nord, contrôlée par des peuples nomades hostiles comme les Chichimecas.

Le bien couvre 4 km² et compte 203 blocs. Parmi les 1 400 monuments classés, vingt sont des édifices religieux et quinze sont réservés aux services publics. Les nombreux édifices non religieux de Querétaro, toujours principalement baroques, ne sont pas innovants ou exceptionnels par leur plan. Leur importance particulière réside dans la conception et la construction d’une vaste gamme d’arcs polylobés multiples présents uniquement à l’intérieur des maisons et des palais et conférant à l’architecture baroque de Querétaro un caractère exceptionnel et original renforcé par la célèbre pierre rose, très prisée et utilisée dans d’autres parties de la région. La ville est encore aujourd’hui un centre urbain historique très actif.

Critère (ii) : La Zone de monuments historiques de Querétaro possède un caractère urbain unique et un tracé qui reflète la coexistence de différents groupes dans le même espace urbain. Elle abrite quelques monuments civils et religieux comportant des éléments architecturaux et décoratifs uniques, comme en témoignent la variété des arcs polylobés et l’ensemble de piliers mixtilinéaires ornés de cariatides de Saint-Augustin.

Critère (iv) : La Zone de monuments historiquesde Querétaro est un exemple exceptionnel de ville coloniale espagnole dont le tracé est le symbole de sa population multiethnique. Elle comporte aussi de nombreux édifices exceptionnels, notamment des XVIIe et XVIIIe siècles.

Intégrité

Les différents éléments urbains qui constituent la Zone de monuments historiquesde Querétaro sont présents à l’intérieur des limites du bien inscrit. Ils comprennent son plan général, ses places, ses espaces ouverts comme l’Alameda, ses quartiers, l’aqueduc, les monuments et les fontaines et les édifices civils et religieux qui forment un tout harmonieux avec beaucoup de cohérence, d’unité et d’intégrité urbaine, malgré les changements survenus dans la ville à différentes époques.

Authenticité

La Zone de monuments historiquesde Querétaro se distingue par la richesse de son patrimoine bâti à l’architecture parfaitement préservée, édifié par différentes institutions civiles et religieuses. C’est une ville coloniale historique qui continue d’exister principalement selon son plan urbain d’origine du XVIe siècle, et qui conserve une très forte proportion d’édifices anciens, notamment des XVIIe et XVIIIe siècles. En tant qu’ensemble important constitué de nombreux édifices créant un ensemble urbain vivant, le bien présente un haut degré d’authenticité.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Actuellement, la réglementation et les normes juridiques en vigueur concernant la protection et la conservation de la Zone de monuments historiquesde Querétaro s’appliquent au niveau fédéral, de l’État et de la municipalité. Elles incluent la Constitution des États-Unis du Mexique, la Loi générale sur les établissements humains, la Loi générale sur l’équilibre écologique et la protection de l’environnement, la Loi fédérale de 1972 sur les monuments et zones historiques, archéologiques et artistiques, la Constitution de l’État libre et souverain du Querétaro de Arteaga, le Code d’urbanisme de l’État du Querétaro, La Réglementation sur la construction de la Ville de Querétaro, le Code municipal de Querétaro, la Réglementation sur le placement particulier du mobilier urbain dans les rues, la publicité et les abris dans la Zone de monuments historiquesde Querétaro, et le Plan partiel d’aménagement urbain pour la zone de monuments et le quartier traditionnel de la ville de Santiago de Querétaro.

Le Plan de gestion pour la zone de conservation des monuments historiques et des quartiers traditionnels de la Ville de Santiago de Querétaro est un outil essentiel pour la mise en œuvre des stratégies de gestion à suivre pour la conservation du patrimoine culturel matériel et immatériel du bien, au moyen d’indicateurs de protection, de politiques de gouvernance et grâce à la création d’une unité de gestion du centre historique. Cet organisme gouvernemental, qui fait appel à la participation des habitants, est l’entité qui intègre les différents niveaux de prise de décision et les responsabilités des autorités à tous les échelons pour maintenir la conservation et la gestion de la Zone de monuments historiquesde Querétaro.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Querétaro is an exceptional example of a colonial town whose layout symbolizes its multi-ethnic population. It is also endowed with a wealth of outstanding buildings, notably from the 17th and 18th centuries.

At the time of the Spanish invasion, the lands around the abandoned site of El Pueblito or El Cerrito were the territory of Otomi people from nearer the Aztec capital, who settled on the site of the present town around 1520. The Otomi leader Kho-ni adopted the Christian faith and was granted permission in 1532 to establish an indigenous village on the site, along with the Spaniard Juan Sanchez Alanis. Spanish settlers adopted the name Queretaro ('at the ball court'), a reference to the form of the narrow valley in which the settlement was situated. From the outset the town had a unique character: the indigenous settlement of Otomis, Tarascos and Chichimecas shared the area with the Spaniards. Thanks to its favourable environmental and geographical conditions, it quickly assumed a double pivotal role in the structure to the south-east that had to be crossed in order to reach the capital of New Spain, passing through the rich lowlands of the north-west, stretching some 700 km almost to the Pacific coast. At the same time it was the boundary between the southern lands, gradually settled by the Spaniards, and the northern region, which was under the control of hostile nomad peoples such as the Chichimecas.

It was also to have an important supply function for the mining towns of Guanajuato and Zacatacas. By 1680 it had become the third city of New Spain, after Mexico and Puebla, with a population of over 30,000. The wealth of Querétaro in the mid-18th century is reflected by the important buildings that were built or reconstructed at that time, giving the town its special Baroque appearance. In the early 19th century its prosperity was based on textile manufacture and tobacco production, which provided employment for one-third of its 40,000 inhabitants. Its considerable degree of autonomy, as witnessed by the appointment of a Corregidor in 1770, encouraged exceptional commercial activity.

However, Mexican independence in 1810 spelt the beginning of Querétaro's economic decline. The region saw many military engagements, continuing to the end of the century. It was also the site of important historic events: the peace treaty with the United States was concluded there in 1848, and in 1867 Emperor Maximilian was imprisoned and later executed there after the defeat of his army nearby. With the beginning of the revolutionary movement in 1909 Querétaro once again assumed a central place in the nation, as it was here that the new National Constitution was signed on 5 February 1917 by all the revolutionary groups after two months of debate in the Teatro de la República.

In this area, defined by two lines of hills with a level area some 1,500 m wide between them through which the river runs, there are 1,400 monuments, of which 20 are religious and 15 are used for public services. The first chapel (La Cruz) was built on a small hillock art the eastern end of the valley. The Plaza de Armas, the seat of government, was arcaded on two sides and surrounded by government buildings and the residences of the leading citizens.

It was not intended that Querétaro should become an Episcopal See and so no place was allocated in the plan for a cathedral. However, all the monastic orders established themselves there. First came the Franciscans, Augustinians and Dominicans, who founded large houses, followed by the Jesuits and Filipenses, as well as female orders. All have left imposing Baroque ensembles, of which the convents of Santa Teresa, El Carmen and, in particular, the convents of Santa Clara and Santa Rosa, are outstanding.

The many non-religious buildings in Querétaro, again mostly Baroque, are not innovative or exceptional in plan. Their special significance lies in the design and construction of a wide range of multilobate arches, to be found only in the interiors of the houses and palaces, which give the Baroque architecture of Querétaro an exceptional and original character, which is enhanced by the 'pink stone of Querétaro', eagerly sought and used in other parts of the region.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Egalement baptisé El Pueblito ou El Cerrito, l'ensemble du site archéologique dominé par une pyramide de 30 mètres de haut est situé à 7 km du centre de Querétaro. Les quelques fouilles qui y ont été menées indiquent que le site a connu deux phases de développement : de 400 à 600 lors de la période de Teotihuacan et de 650 à 1050 lors de la période Toltèque.

Lors de l'invasion espagnole, les terres encerclant ce site abandonné constituent le territoire des nomades Chichimecas. Elles sont alors occupées par des Otomis plus proches de la capitale aztèque. Vers 1520, ils s'installent sur le site de la ville actuelle. En 1532, par la Deuxième Audience Royale, Kho-ni (le chef Otomi qui prit le nom de Fernando de Tapia lorsqu'il se convertit au christianisme) reçoit la permission d'établir un village indigène sur le site avec l'espagnol Juan Sanchez Alanis. Deux ans plus tard, des colons espagnols remontant la Lerma en compagnie de nombreux indiens Tarascos, arrivent sur le site alors baptisé " Querehtaro ", mot tarasco signifiant "aire du jeu de balle" en référence à 1 'étroitesse de la vallée dans laquelle se situe 1 'établissement.

Dès le début, la ville a son caractère intrinsèque. L'établissement indigène fondé au nom de la Couronne espagnole est alors basé sur la présence de trois groupes indigènes : Otomis, Tarascos et Chichimecas. Ces groupes se partagent la ville avec les Espagnols qui ont chargé Sanchez Alanis d'élaborer le plan urbain. Grâce à ses conditions environnementales et géographiques exceptionnelles, la ville ne tarde pas à jouer un double rôle-clé dans la structure et l'organisation des nouvelles terres de la colonie. D'une part, elle est le lien entre les montagnes du sud-est qu'il faut traverser pour atteindre la capitale de la Nouvelle-Espagne, passant par les plaines riches (El Bajio) du nord-est et s'étirant jusqu'à quelque 700 km vers la côte Pacifique. Et elle constitue également la frontière entre les terres du sud, progressivement investies par les Espagnols, et la région du nord contrôlée par des peuples nomades hostiles comme les Chichimecas.

La ville est également amenée à remplir une importante fonction d'approvisionnement pour les villes minières de Guanajuato et de Zacatecas. En 1680, avec plus de trente mille habitants, elle devient la troisième ville de la Nouvelle-Espagne après Mexico et Puebla. Au milieu du 18ème siècle, la prospérité de Querétaro se traduit par la construction ou la reconstruction d'importants édifices donnant à la ville son apparence baroque très particulière. Au début du 19ème siècle, sa prospérité est fondée sur la fabrication de textile et la production de tabac, activités employant un tiers de ses quarante mille habitants. Son degré d'autonomie considérable, comme l'atteste la nomination d'un Corregidor en 1770, est à l'origine d'une activité commerciale exceptionnelle.

Toutefois, en 1810, l'indépendance du Mexique marque le début du déclin économique de Querétaro. La région connaît de nombreux affrontements militaires qui se poursuivent jusqu'à la fin du siècle. Elle est également le théâtre d'événements historiques importants : le traité de paix avec les Etats-Unis y est conclu en 1848 et, en 1867, l'empereur Maximilien y est emprisonné puis exécuté après la défaite de son armée proche. En 1910, avec la naissance du mouvement révolutionnaire, Querétaro joue une fois de plus un rôle primordial pour la nation car c'est à cet endroit même que la Nouvelle Constitution (qui est toujours en vigueur à l'heure actuelle) est signée le 5 février 1917 par l'ensemble des groupes révolutionnaires après deux mois de débats dans le Teatro de la Republica.

Après une période de stagnation à environ 35 000 habitants entre 1910 et 1940, la population commence à augmenter rapidement. Elle passe de 50 000 habitants en 1950 à 130 000 en 1970 pour atteindre environ 450 000 à l'heure actuelle.

Source : évaluation des Organisations consultatives