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Les trulli d'Alberobello

The Trulli of Alberobello

The trulli , limestone dwellings found in the southern region of Puglia, are remarkable examples of drywall (mortarless) construction, a prehistoric building technique still in use in this region. The trulli are made of roughly worked limestone boulders collected from neighbouring fields. Characteristically, they feature pyramidal, domed or conical roofs built up of corbelled limestone slabs.

Les trulli d'Alberobello

Les trulli sont des habitations de pierre sèche de la région des Pouilles, en Italie du Sud. Ce sont des exemples remarquables de la construction sans mortier, technique héritée de la préhistoire et toujours utilisée dans la région. Les habitations surmontées de leurs toits pyramidaux, en dôme ou coniques, sont construites avec des galets de pierre à chaux ramassés dans les champs voisins.

ترولّي الألبيروبيلّو

الترولّي هي مساكن من الحجر الجاف في منطقة "البوي" جنوب إيطاليا. وهي أمثلة مذهلة للبناء من دون مِلاط وهذه تقنية موروثة من عصور ما قبل التاريخ وما زالت تستعمَل في المنطقة. فالمساكن التي تعلوها سقوف هرمية أو قبّية أو مخروطية الشكل بنيت من حصى كلسية تُلَمّ في الحقول المجاورة.

source: UNESCO/ERI

阿尔贝罗贝洛的圆顶石屋

意大利普利亚区南部发现的圆顶石屋,是一种石灰石住所,是史前建筑技术中无灰泥建筑技术的典型代表,该技术在这一地区仍然沿用。圆顶石屋是由从附近地区采集来的石灰石石块粗糙堆砌而成的。由石灰石板撑起的金字塔形、圆锥形或球状屋顶是石屋的特色。

source: UNESCO/ERI

«Трулли» – традиционные жилища в городе Альберобелло

«Трулли», жилые крестьянские постройки из известняка, расположенные в южной области Апулия, являются уникальными примерами построек со стенами сухой кладки (без раствора). Подобная доисторическая технология строительства используется в этом регионе до настоящего времени. «Трулли» строятся из грубо обработанных блоков известняка, собранных с соседних полей. Для них характерны пирамидальные, куполообразные или конические кровли, которые сооружаются из скрепляемых друг с другом известняковых плит.

source: UNESCO/ERI

Los trulli de Alberobello

Los trulli son viviendas de piedra caliza de la región meridional de Puglia. Son ejemplos notables de construcciones sin mortero, ejecutadas todavía hoy en día con una técnica heredada de los tiempos prehistóricos. Sus techumbres en forma de pirámide, cúpula o cono están edificadas con cantos recogidos en los campos vecinos.

source: UNESCO/ERI

アルベロベッロのトゥルッリ

source: NFUAJ

Trulli van Alberobello

De 'trulli' – kalkstenen woningen in de zuidelijke regio Puglia – zijn opmerkelijke voorbeelden van cementloze bouw, een prehistorische bouwtechniek die nog steeds wordt toegepast in deze regio. De woningen worden gemaakt van ruw bewerkte kalkstenen keien, verzameld uit naburige velden. Kenmerkend zijn de piramidale, gewelfde of kegelvormige daken van steen. Alberobello is een goed voorbeeld van deze inheemse architectuur en één van de best bewaarde en meest homogene stedelijke gebieden van dit type in Europa. De stad is uniek vanwege de speciale kenmerken en het feit dat de gebouwen nog steeds bewoond worden. Verder vormt het een opmerkelijk overblijfsel van prehistorische bouwtechnieken.

Source : unesco.nl

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Les trulli d'Alberobello © UNESCO
Justification d'inscription

Le Comité a décidé d'inscrire le bien proposé sur la base des critères culturels (iii), (iv) et (v), considérant le site de valeur universelle exceptionnelle en tant qu'exemple d'une forme de construction héritée de la préhistoire, et qui a survécu intacte sans cesser d'être utilisée jusqu'à la période actuelle.

Description longue

Alberobello, la ville des trulli , offre un exemple exceptionnel d'architecture vernaculaire. C'est l'un des espaces urbains de ce type les mieux conservés et les plus homogènes d'Europe. Son caractère tout à fait spécifique, et le fait que ses édifices soient encore occupés aujourd'hui en font un site unique, qui atteste aussi remarquablement de la survie de techniques de construction préhistoriques.

La vallée de l'Itria ayant été occupée à l'époque préhistorique, il est possible que la tradition des édifices à tholos remonte à cette période, mais l'habitat actuel ne remonte qu'au milieu du XIVe  siècle. Jusqu'à cette date, ce qui semble avoir été une zone en grande partie inhabitée fut donné au premier comte de Conversano par Robert d'Anjou, prince de Tarente, en reconnaissance des services qu'il avait rendus lors des croisades. Le comte et ses successeurs colonisèrent cette zone en y faisant venir des habitants de leurs autres fiefs, qui reçurent l'autorisation d'y construire des maisons connues sous le nom de caselle . Toutefois, des recherches récentes invitent à penser que des sites ruraux dispersés, créés autour de 1000, s'étaient alors déjà peu à peu réunis pour former les villages actuels d'Aja Piccola et de Monti. Selon la tradition, les nouveaux colons furent obligés de construire en pierre sèche de manière que leurs maisons puissent être facilement détruites ; les propriétaires récalcitrants pouvaient ainsi être dépossédés rapidement - mais le système permettait aussi d'éviter les taxes sur les nouveaux édifices. Dans ce dernier cas, les édifices pouvaient être reconstruits tout aussi rapidement ainsi qu'il arriva en 1644 pour tromper les inspecteurs des impôts envoyés par le roi de Naples. L'étude historique et comparative invite à penser que cette technique correspond à l'exploitation la plus simple possible des ressources locales, qui a pu être par la suite utilisée à des fins punitives.

Au milieu du XVIe  siècle, la zone de Monti était déjà occupée par une quarantaine de trulli , mais c'est en 1820 que l'habitat commença à s'y développer, lorsque le comte Gian Girolamo Guercio y fit construire une boulangerie, un moulin et une auberge. Vers la fin du XVIIIe  siècle, la communauté comptait plus de 3 500 personnes qui obtinrent en 1797 de Ferdinand IV, roi de Naples, qu'il mette un terme à la domination féodale des Acquaviva et leur confère le statut de ville royale. Le nom d'Alberobello fut alors adopté sur le modèle du nom latin médiéval de la région, silva arboris belli . La construction de nouveaux trulli commença à décliner à cette époque.

Ces maisons étaient construites en utilisant des blocs de calcaire grossièrement travaillés, pris dans les champs environnants et, plus tard, à la faveur du creusement de grands bassins de collecte des eaux. Elles étaient construites directement sur la roche, exclusivement en pierre sèche. Les murs qui forment les salles rectangulaires sont doubles, avec un remplissage de pierraille, et sont percés d'étroites fenêtres. Cheminées, fours et alcôves sont aménagés dans l'épaisseur du mur. Les toits, qui présentent également un double parement, naissent directement des murs, de simples rétrécissements formant la transition du plan rectangulaire à celui, ovale ou circulaire, des toits, qui sont construits en assises successives de dalles de calcaire gris, connues sous le nom de chianche ou de chiancarelle . Les toits des plus grands édifices sont surmontés de pinacles décoratifs auxquels on prêtait une fonction apotropaïque. D'ingénieux aménagements permettaient de collecter l'eau pluviale en utilisant les avant-toits saillant à la base du toit, qui dirigeaient l'eau par une pierre creusée en gouttière vers la citerne située sous la maison. D'étroits escaliers donnent accès aux toits.

L'aménagement intérieur faisait un large recours au bois, notamment pour les encadrements de porte ou les niches voûtées en berceau ; certains des plus grands trulli comportent un second étage formé par un plancher et accessible par un escalier en bois. Les cheminées et les fours en pierre évacuaient la fumée par les dalles de pierre qui les couvrent. Les toits ne sont pas peints, et présentent une patine de mousse et de lichens ; ils portent souvent des symboles mythologiques ou religieux dessinés à la cendre blanche. En revanche, les murs des trulli doivent être blanchis à la chaux régulièrement, ce qui arrondit les contours des pierres et leur donne une surface homogène et brillante. La zone de Monti, qui occupe 6 ha d'une colline, renferme 1 030 trulli  ; ses rues en pente convergent à la base de la colline. La zone d'Aja Piccola, avec ses 590 trulli , est moins homogène ; ses rues convergent vers une simple cour de ferme où les paysans étaient obligés de battre le blé à l'époque féodale.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

II existe des vestiges de campements préhistoriques dans la vallée de l'Itria et il est possible que la tradition de construction des tholos soit parvenue dans cette région à cette époque. On considère que le village actuel date du milieu du 14eme siècle, quand cette région, qui était croit-on inhabitée a l'époque, fut donnée au comte de Conversano par Robert d' Anjou, prince de Tarente en remerciement des services rendus pendant les Croisades. Le comte de Conversano et ses bénitiers peuplèrent la région en en y faisant venir des hommes de leurs autres fiefs, dont celui de Noci, et en les autorisant à construire des maisonnettes connues sous le nom de caselle. Des recherches récentes laissent cependant supposer que les petits campements ruraux apparus vers 1000 de part et d'autre de la rivière - aujourd'hui souterraine - ont progressivement fusionne pour former les futurs quartiers d' Aja Piccola et de Monti.

La tradition veut que ce type de construction en pierres sèches ait été imposée aux nouveaux venus de façon à ce que les maisons puissent être démontées rapidement et ce, dans deux cas de figure : pour déposséder aisément les récalcitrants et pour éviter les taxes sur les nouveaux villages, ce qui fut le cas en 1644, quand le roi de Naples envoya ses inspecteurs des impôts. Toutefois, une analyse comparative et historique suggère que cette technique de construction constituait a l' origine la réponses physique la plus simple aux conditions locales et que ce n'est que plus tard qu'elle sera exploitée a des fins fiscales ou punitives.

A la moitié du 16eme siècle, la région de Monti était déjà dotée d'une quarantaine de trulli ; mais il faudra attendre 1620 pour que le campement, qui faisait encore partie de la ville de Noci, commence à se développer quand le comte de l'époque, Gian Girolamo Guercio, ordonna la construction d'une boulangerie, d'un moulin et d'une auberge. A la fin du 18eme siècle, la communauté comptait plus de 3500 habitants et en 1797, la population parvint à se libérer de la loi féodale de la famille Acquaviva en obtenant de Ferdinand IV, roi Bourbon de Naples, le statut de ville royale. Le nom d'Alberobello, emprunte à l'appellation latine de la région au moyen âge - silva arboris belli - fut alors adopte. A partir de cette époque, la construction de nouveaux trulli déclina rapidement.

Source : évaluation des Organisations consultatives