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Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize

Belize Barrier Reef Reserve System

The coastal area of Belize is an outstanding natural system consisting of the largest barrier reef in the northern hemisphere, offshore atolls, several hundred sand cays, mangrove forests, coastal lagoons and estuaries. The system’s seven sites illustrate the evolutionary history of reef development and are a significant habitat for threatened species, including marine turtles, manatees and the American marine crocodile.

Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize

La région côtière du Belize est un système naturel exceptionnel qui comprend le plus grand récif-barrière de l’hémisphère Nord, des atolls bordiers, plusieurs centaines de cayes de sable, des forêts de mangroves, des lagons côtiers et des estuaires. Les sept sites du réseau illustrent les étapes de l’évolution des récifs et constituent un habitat important pour des espèces menacées telles que les tortues marines, les lamantins et le crocodile marin d’Amérique.

نظام محميات الحاجز المرجاني في بليز

تشكّل منطقة بليز الساحلية نظاماً طبيعياً استثنائياً يحتوي على أكبر حاجز مرجاني في النصف الشمالي للكرة الأرضية، وعلى جزر مرجانية متاخمة، ومئات الجزر الرملية المنخفضة، وغابات المنغروف، والبحيرات المرجانية الساحلية ومصابّ الأنهر. تجسّد المواقع السبعة لهذا النظام مراحل التطور الذي شهدته الشُعب كما تؤمّن ملاذاً آمناً لأجناس مهددة بالإنقراض كالسلاحف البحرية، وخراف البحر، والتمساح البحري الأميركي.

source: UNESCO/ERI

伯利兹堡礁保护区

伯利兹海岸是一处风景绝佳的自然生态系统,由北半球最大的堡礁、近海环礁、几百个沙洲、美洲红树林、沿海泻湖、港湾组成。保护区内的七处景点展示了暗礁进化的历史,是包括海龟、海牛和美洲湾鳄在内的濒危物种的重要栖息地。

source: UNESCO/ERI

Резерваты Барьерного Рифа Белиза

Прибрежная зона Белиза – это ценнейшая экосистема, включающая самый крупный барьерный риф Северного полушария, а также атоллы, несколько сотен песчаных островков, мангровые заросли, лагуны и речные эстуарии. Семь участков данного объекта наследия иллюстрируют эволюционное развитие рифов. Здесь встречается целый ряд редких видов, к примеру, морские черепахи, ламантин и американский острорылый крокодил.

source: UNESCO/ERI

Red de reservas del arrecife de barrera de Belice

La región costera de Belice es un sistema natural único en su género, que comprende el mayor arrecife de barrera del hemisferio norte, atolones costeros, centenares de cayos arenosos, bosques de mangles, lagunas litorales y estuarios. Las siete reservas de la red ilustran las diferentes etapas de evolución del arrecife y son un hí¡bitat importante para algunas especies animales en peligro como las tortugas marinas, los manatí­es y el cocodrilo marino de América.

source: UNESCO/ERI

ベリーズのバリア・リーフ保護区

source: NFUAJ

Barrièrerif reservaat van Belize

Het kustgebied van Belize is een prachtig natuurgebied dat bestaat uit het grootste Barrièrerif van het noordelijk halfrond, offshore atollen, enkele honderden zandbanken, mangrove bossen, lagunes en estuaria. Tussen het vasteland en het rif is een uitgebreide offshore lagune die toeneemt in breedte en diepte. In het noorden is het water 2 tot 3 meter diep. Ten zuiden van Belize City verdiept de lagune zich en is een kanaal ontstaan met een diepte van 65 meter in de Golf van Honduras. Het gebied illustreert de evolutionaire geschiedenis van het rif en is een belangrijke habitat voor bedreigde diersoorten, zoals zeeschildpadden, zeekoeien en de Amerikaanse zeekrokodil.

Source : unesco.nl

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bélize © Evergreen
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse  

Le réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (en anglais : Belize Barrier Reef Reserve System – BBRRS), inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1996, est constitué de sept aires protégées : le Parc national et la Réserve marine de Bacalar Chico, le Monument naturel de Blue Hole, le Monument naturel de Half Moon Caye, la Réserve marine de South Water Caye, la Réserve marine de Glover’s Reef, le Parc national de Laughing Bird Caye et la Réserve marine de Sapodilla Cayes. Par sa taille, c’est le plus grand réseau récifal de la région Atlantique-Caraïbes et le deuxième au monde. Les sept aires protégées qui constituent le BBRRS représentent 12% de tout le réseau récifal.

Ce qui différencie le BBRRS des autres réseaux récifaux est la variété de types récifaux présents en un seul ensemble. Le site est l’un des écosystèmes récifaux les plus intacts et préservés du continent américain et Charles Darwin l’a décrit comme « le récif le plus remarquable des Antilles ». Au delà de l’ensemble récifal, trois atolls font également partie du bien : Turneffe Island, Lighthouse Reef et Glover’s Reef. Le récif-barrière et les atolls présentent une des plus fortes croissances récifales des Caraïbes. Le réseau récifal abrite 450 cayes de sable et de mangrove. 

Le bien constitue un habitat essentiel pour un certain nombre d’espèces marines menacées présentant un intérêt en termes de conservation, notamment le Lamantin des Caraïbes (Trichechus manatus), la Tortue verte (Chelonia mydas), la Tortue imbriquée dite également « à écailles » (Eretmochelys imbricata), la Tortue caouane (Caretta caretta) et le Crocodile américain (Crocodylus acutus) ainsi que des oiseaux endémiques et migrateurs qui se reproduisent dans les forêts littorales des cayes, des atolls et des zones côtières. Parmi les principales colonies aviennes, on peut observer le Fou à pieds rouges (Sula sula) à Half Moon Caye, le Fou brun (Sula leucogaster) à Man O’War Caye et le Noddi brun (Anous stolidus) sur Glover’s Reef. Environ 257 taxons de flore marine ont été décrits sur le territoire du réseau et plus de 500 espèces de poissons, 65 coraux scléractiniaires, 45 hydroïdes et 350 mollusques ont également été identifiés ainsi qu’une grande variété d’éponges, de vers et de crustacés marins. 

Critère (vii) : Le réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (Belize Barrier Reef Reserve System – BBRRS) est unique au monde par la diversité de ses types récifaux sur une zone relativement restreinte. Il s’agit de la plus longue barrière de récif dans l’hémisphère nord et sur le continent américain et également de la plus spécifique, en raison de sa taille, de la variété des types récifaux et de l’abondance des coraux qui se développent dans un environnement intact. La barrière constitue un exemple classique de l’histoire de l’évolution des récifs et des réseaux récifaux. L’élévation et l’abaissement du niveau de la mer au cours des millénaires, associés à une topographie karstique naturelle et aux eaux claires créent un paysage sous-marin varié de récifs frangeants et de récifs frangeants lagonaires, de faros, de récifs pinacles, de récifs barrières ainsi que d’atolls océaniques et de récifs coralliens en eau profonde très rares. Le paysage se distingue également par ses autres caractéristiques géologiques uniques comme à Blue Hole et Rocky Point où le récif barrière atteint le rivage. Le cadre naturel spectaculaire et pittoresque des cayes de sable d’une blancheur éclatante et des cayes de mangrove verdoyante offre un contraste saisissant avec les eaux azurées environnantes. 

Critère (ix) : Illustrant un exemple classique de divers types récifaux, notamment des récifs frangeants, des récifs-barrières et des atolls, le BBRRS a un gradient écosystèmique intact entre environnement terrestre et océan profond. Entre littoral, zones humides, écosystèmes de mangroves, herbiers marins parsemés de récifs lagonaires, plateforme de récif-barrière et atolls océaniques, ce gradient écologique abrite l’ensemble des besoins essentiels des cycles biologiques tels que les fonctions écosystèmiques de frai, de nidification, d’alimentation et de développement. La conservation des processus écologiques et biologiques garantit la robustesse et la capacité de récupération des récifs qui sont l’un des écosystèmes les plus anciens et les plus divers de la planète. 

Critère (x) : La présence sur le territoire du bien d’une variété de grands prédateurs tant terrestres que marins et aériens, tels que les Jaguars de Bacalar Chico, les grands Requins-marteaux de Blue Hole et les Balbuzards pêcheurs de Glover’s Reef témoigne de l’importance du bien et de son intégrité écologique. 178 plantes terrestres et 246 taxons de flore marine ont été décrits sur le territoire du bien et 500 espèces de poissons, 65 coraux scléractiniaires, 45 hydroïdes et 350 mollusques y ont été inventoriés. De nombreuses espèces en voie de disparition sont protégées au sein des limites du bien, notamment, le Lamentin des Caraïbes, le Crocodile américain et les trois espèces de tortues. Le bien abrite également des habitats de grande valeur pour trois espèces de mérous et pour le Fou à pieds rouges. Par ailleurs, des espèces endémiques présentes sur le territoire du BBRRS, notamment plusieurs oiseaux du Yucatan, des lézards insulaires, des Tuniciers et des éponges, en font une zone qui bénéficie d’un des degrés de biodiversité marine les plus élevés de l’Atlantique. 

Intégrité

Le réseau de réserves du récif de la barrière du Belize est un réseau interconnecté constitué des zones marines protégées situées le long du récif-barrière, du lagon et des atolls extracôtiers. Il s’agit du plus grand récif-barrière de l’hémisphère nord qui représente les principaux habitats récifaux et côtiers, notamment une forêt littorale très rare de cayes de sable qui abritent une flore et une faune en voie de disparition. Le réseau de zones protégées est suffisamment vaste pour conserver les processus écologiques indispensables et permettre le développement à long terme du BBRRS. Sa diversité et son étendue géographique favorisent sa capacité de résilience, un facteur essentiel à l’heure du changement climatique qui a souvent pour conséquence des risques de blanchiment des coraux, d’ouragans plus violents et plus fréquents, et d’élévation du niveau de la mer. 

La gestion du bien doit faire face à un certain nombre de problèmes et de menaces qui ont des conséquences sur son intégrité, notamment, un prélèvement excessif des ressources marines, le développement de la côte, le tourisme, le développement de l’industrie, et des projets de prospection et d’exploitation pétrolières et gazières. Ces menaces, auxquelles toutes les zones marines protégées doivent faire face, sont moins fortes qu’ailleurs car la pression démographique est relativement faible. Une gestion rigoureuse est cependant nécessaire afin de veiller à ce qu’une pression démographique croissante n’ait pas pour conséquence des impacts forts sur l’intégrité du bien. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion 

Le bien s’étend de la frontière avec le Mexique, au nord, jusqu’à la frontière avec le Guatemala, au sud. L’étendue géographique de ce bien en série pose un certain nombre de problèmes en matière de gestion. Les composantes de ce bien en série ont été officiellement déclarées « Zones protégées » et bénéficient de mesures de protection juridique en vertu de la Constitution nationale, de la Loi sur la pêche et de la Loi sur les parcs nationaux. Le contrôle de toutes les zones protégées, y compris le BBRRS, est exercé au moyen de diverses législations, mises en application par différents services du Gouvernement du Belize dépendant de divers ministères.

La Politique nationale sur les zones protégées est l’instrument de la politique du Belize en matière de zones protégées et constitue un cadre politique général, tandis que le Plan national du réseau des zones protégées détaille, entre autres, les exigences spécifiques pour la gestion des ressources des zones protégées, ainsi que pour leur planification et l’évaluation de l’efficacité de leur gestion. Outre le financement par les droits d’entrée, une aide financière pour toutes les zones protégées peut être accordée par le Fonds national de conservation des zones protégées. Les sites et leurs cogérants qui font partie du BBRRS peuvent également solliciter des fonds auprès du programme de Gestion communautaire des zones protégées pour la conservation (Community Management of Protected Areas for Conservation – COMPACT) et d’autres sources internationales de financement.

Les autorités gouvernementales ont envisagé les problèmes de gestion posés par la taille et la nature du bien de façon stratégique, en établissant des accords innovants de cogestion avec diverses organisations non gouvernementales. Ceci permet de garantir un contrôle efficace sur le terrain, étayé par la législation nationale et orienté par les plans officiels de gestion. Il en existe un pour chacune des composantes des zones protégées et ils concernent la protection des ressources, la recherche et le suivi, la surveillance et l’application des lois, la sensibilisation et l’éducation des communautés, et la viabilité financière. Cependant, la complexité de la gestion d’un grand nombre de zones protégées réparties sur une grande superficie rend nécessaire la mise en place de mécanismes détaillés de coordination institutionnelle afin de garantir la protection du bien et de sa valeur universelle exceptionnelle.

La coordination entre les différentes agences gouvernementales en charge du développement côtier, notamment du nettoyage et du dragage de la mangrove, est nécessaire afin que la conservation et la gestion du bien soient efficaces. La modernisation de l’Autorité et de l’institut de gestion de la zone côtière (Coastal Zone Management Authority and Institute – CZMAI) renforcera ce rouage essentiel dans la gestion côtière intégrée, en particulier en achevant et en adoptant officiellement le Plan de gestion de la zone côtière. La mise en œuvre de ce plan permettra le contrôle, la réglementation, l’atténuation et la réduction des menaces telles que le développement non contrôlé, le tourisme et la pêche non durables, et la baisse de la qualité des eaux. La longue expérience du Belize en matière de conservation des espèces marines, la coopération côtière transfrontalière et plusieurs initiatives régionales de conservation est basé sur la reconnaissance implicite du fait que les mers et la faune et la flore sauvages présentes ne se limitent pas à des zones protégées et ne sont pas confinées au sein de frontières politiques. Cette évidence met encore plus en valeur la conservation du BBRRS, site du patrimoine mondial. 

Le renforcement des réglementations concernant la mangrove, les réglementations sur la pêche industrielle et sur la réserve marine ainsi que la réalisation d’une évaluation d’impact environnemental permettront une utilisation plus durable des ressources, tant dans le périmètre du BBRRS que dans les zones environnantes. Une politique et des plans d’urgence sont nécessaires afin de traiter les impacts d’une possible prospection pétrolière et gazière à l’extérieur des limites du bien, les impacts de l’activité touristique et les préoccupations liées au changement climatique. Outre l’amélioration de ces réglementations et politiques, leur application renforcée permettra une gestion et une protection à long terme du bien. Une protection et des mesures de gestion complémentaires associées à l’engagement et à l’action coordonnée du gouvernement et des organisations non gouvernementales, permettront de garantir que les valeurs exceptionnelles du BBRRS demeurent intactes.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The coastal area of Belize is an outstanding natural system consisting of the largest barrier reef in the northern hemisphere, offshore atolls, several hundred sand cays, mangrove forests, coastal lagoons and estuaries. The system's seven sites illustrate the evolutionary history of reef development and are a significant habitat for threatened species.

The reef extends from the border with Mexico to the north, to near the Guatemalan border to the south. The Belize submarine shelf and its barrier reef, represent the world second largest reef system and the largest reef complex in the Atlantic-Caribbean area. Outside the barrier, there are three large atolls: Turneffe Islands, Lighthouse Reef and Glover's Reef.

Between the mainland and the barrier reef is an extensive offshore lagoon which increases in width and depth from north to south. In the north, water depth averages 2-3 m over a flat, featureless bottom 20-25 km wide. South of Belize City, the shelf gradually deepens forming a channel between the mainland and the outer platform, reaching a depth of 65 m in the Gulf of Honduras.

The approximately 450 sand and mangrove cays confined within the barrier and atolls range in size from small, ephemeral sand spits to larger, permanent islands capable of sustaining human settlements.

A total of 178 terrestrial plants and 247 taxa of marine flora has been described from the area. There are over 500 species of fish, 65 scleritian corals, 45 hydroids and 350 molluscs in the area, plus a great diversity of sponges, marine worms and crustaceans. The area harbours a number of species of conservation concern, including West Indian manatee, green turtle, hawksbill turtle, loggerhead turtle and American crocodile. The West Indian manatee population (300-700 individuals) is probably the largest in the world. Several bird species of conservation concern are found in the cayes and atolls. Major seabird and waterbird colonies include those of the red-footed booby (3,000-4,000 individuals) on Half-Moon Caye, brown booby on Man O'War Caye, and common noddy on Glover's Reef. Other noteworthy breeding birds are the brown pelican and the magnificent frigate bird. The Belize coral reef ecosystem is distinctive in the Western Hemisphere on account of its size, its array of reef types and the luxuriance of corals thriving in such pristine conditions. The are several unusual geophysical features including the nearby contiguous shelf edge barrier reef, the complex maze of patch reefs and faros in a relatively deep shelf lagoon, the unusual of reef types in a small area, the presence of atolls, and the large offshore mangrove cays.

Shell middens at Mayan sites along the coast and on the cayes provide evidence that the reefs were used for fishing some 2500 years ago. Between 300 BC and AD 900, the coastal waters were probably used extensively for fishing by the Mayans, and trading posts, ceremonial centres and burial grounds were established on the cayes. With the decline of the Maya civilization, the reef's resources probably went largely unused for a number of centuries, although early Spanish explorers used the cayes to repair their boats and collect fresh water. By the early 17th century, the coastal water of Belize had however become a heaven for pirates and buccaneers, largely from Britain, who looted Spanish and British trading ships and survived on the abundant marine resources available. Subsequently, many of the pirates, as well as Puritan traders from the Mosquito Coast of Nicaragua, settled in the cayes, becoming fishermen and plantation owners. Since then, there have been a number of waves of immigration into the coastal area, including the Garifuna people, immigrants from Mexico, and most recently North Americans and other foreigners who have been lured by the beauty of the reef and its surroundings and have taken up residence in the cayes.

Source : UNESCO/CLT/WHC