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Sceilg Mhichíl

Sceilg Mhichíl
Sceilg Mhichíl is an outstanding, and in many respects unique, example of an early religious settlement deliberately sited on a pyramidal rock in the ocean, preserved because of a remarkable environment. It illustrates, as no other property can, the extremes of a Christian monasticism characterizing much of North Africa, the Near East, and Europe.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Sceilg Mhichíl
Sceilg Mhichíl est un exemple exceptionnel, et à bien des égards unique, d'une installation religieuse primitive sur un rocher pyramidal en plein océan, préservé grâce à son remarquable environnement. Ce bien illustre mieux qu'aucun autre les extrêmes d'un monachisme chrétien caractéristique d'une grande partie de l'Afrique du Nord, du Proche-Orient et de l'Europe.

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سكيليغ مايكل

إنها مجموعة أثرية رهبانية معلقة، على الأرجح منذ القرن السابع، على المنحدرات القاسية للجزيرة الصخرية المدعوة سكيليغ مايكل، على بعد عشرة كيلومترات قبالة الشواطئ الجنوبية الغربية لإيرلندا، وهي تشهد على صرامة المسيحيين الأوائل في إيرلندا. كما أن انعزال سكيليغ مايكل أبعد الزوار، حتى وقت قريب جدًا، ما ساعد على المحافظة عليها بشكل استثنائي.

source: UNESCO/ERI
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斯凯利格•迈克尔岛

斯凯利格·迈克尔岛位于爱尔兰西南部海岸约12公里处。约7世纪起,一座隐修院就高高矗立在岩岛陡峭的山坡上了。这是最早的爱尔兰基督徒们远离尘世、在非常艰苦的环境里生存的写照。斯凯利格·迈克尔岛地理位置极端偏远,致使人们直到现在都难以光顾,反而得到了特殊保护。

source: UNESCO/ERI
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Монастырь на острове Скеллиг-Майкл

Монастырский комплекс, построенный в VII в. на крутых склонах скалистого острова Скеллиг-Майкл, находящегося в 12 км от юго-западного берега Ирландии, иллюстрирует спартанские условия существования первых ирландских христиан. Из-за большой удаленности Скеллиг-Майкл, до недавнего времени почти не посещавшийся, исключительно хорошо сохранился.

source: UNESCO/ERI
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Skellig Michael

Encaramado en las abruptas laderas del islote rocoso de Skellig Michael, a unos diez kilómetros de la costa sudoccidental de Irlanda, se yergue un conjunto de edificios monásticos cuyo origen se remonta probablemente al siglo VII. Testigo de la extremada exigencia de la fe religiosa de los primeros cristianos irlandeses, Skellig Michael se halla en un estado de conservación excepcional, ya que su aislamiento no propició hasta hace poco la afluencia de visitantes.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

シュケリッグ・ヴィヒル
アイルランド南西海上の岩島にそびえるこの7世紀の修道院は、アイルランドの初期キリスト教徒の存在を雄弁に物語っている。隔絶された場所にあることから訪れる者も少なく、きわめて良好な保存状態にある。

source: NFUAJ

Sceilg Mhichíl

Het kloostercomplex Sceilg Mhichíl is waarschijnlijk rond de 7e eeuw gesticht op de steile zijden van het rotsachtige eiland Skellig Michael, zo'n 12 kilometer uit de kust ten zuidwesten van Ierland. Het klooster is een uniek voorbeeld van een vroege religieuze nederzetting, bewust gelegen op een piramidale rots in de oceaan. Het complex is goed behouden gebleven omdat het eiland erg afgelegen ligt en daardoor bezoekers afschrikt. De rots is sterk aangetast en geërodeerd, vanwege zijn kwetsbare ligging, maar vrijwel vorstvrij. Sceilg Mhichíl illustreert het Spartaanse christelijke kloosterleven dat karakteristiek was voor een groot deel van Europa, noordelijk Afrika en het nabije Oosten.

Source : unesco.nl

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Sceilg Mhichíl (Irlande) © Juan Frias Velatti
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Sceilg Mhichíl, aussi connu sous le nom de Skellig Michael, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1996. L’île de Sceilg Mhichíl se situe à l’extrémité nord-ouest de l’Europe, à environ 12 km à l’ouest de la péninsule d’lveragh dans le comté de Kerry. De tous les sites monastiques insulaires du Haut Moyen-Âge, il est le plus spectaculaire, notamment son ermitage isolé et perché sur des terrasses étroites construites par les humains juste en dessous du South Peak.

La faille de grès du Dévonien a créé une dépression en forme de « U » que l’on appelle aujourd’hui « Christ’s Valley » ou « Christ’s Saddle », située à 130 m au-dessus du niveau de la mer au centre de l’île, encadrée par deux pics, l’un au nord-est s’élevant à 185 m et l’autre à l’ouest-sud-ouest, à 218 m. La roche est profondément érodée et altérée en raison de son exposition, mais elle ne connaît pratiquement pas le gel.

Les trois points de débarquement de l’île communiquent par des volées de marches avec les principaux vestiges monastiques qui sont situés sur le replat de la corniche orientée nord-sud sur la façade nord-est de l’île ; l’ermitage se trouve sur les flancs du Pic Sud aux pentes plus abruptes.

Le monastère, ses cellules, ses oratoires et son ermitage, perché et encore plus inaccessible, symbolisent à la fois l’arrivée de la chrétienté et le début d’évangélisation de terres si éloignées qu’elles se trouvent au-delà des frontières de l’Empire romain, aux confins de l’organisation monastique qui prit naissance en Égypte et s’étendit, par terre et par mer, à travers l’Italie et la Gaule jusqu’à la Bretagne et l’Irlande en l’espace de deux siècles seulement (Ve et VIe siècles). La date de fondation du monastère sur l’île n’est pas connue. Il fut dédié à saint Michel entre 950 et 1050.

Toutes les composantes physiques du petit monastère idéal – isolement, accès difficile, espaces de vie, bâtiments de dévotion et terres cultivables pour assurer des moyens de subsistance – sont réunies ici dans un cadre spectaculaire et unique, avec l’architecture en pierre sèche caractéristique du premier millénaire, restée intacte et dans un état relativement stable. L’évolution des techniques de maçonnerie en pierre sèche apparaît clairement dans ce site qui fournit donc une documentation unique sur le développement de ce type d’architecture et de construction.

Sceilg Mhichíl est également l’un des plus grands sites de reproduction des oiseaux de mer en Irlande, tant par la diversité des espèces que par la taille des colonies qu’il abrite.

Critère (iii) : Sceilg Mhichíl illustre, comme aucun autre bien, les extrêmes d’un monachisme chrétien caractéristique d’une grande partie de l’Afrique du Nord, du Proche-Orient et de l’Europe.

Critère (iv) : Sceilg Mhichíl est un exemple exceptionnel, et à bien des égards unique, d’une installation religieuse primitive, délibérément située sur un rocher pyramidal en plein océan, et préservée grâce à son remarquable environnement.

Intégrité

S’agissant de Sceilg Mhichíl, il existe deux types d’intégrité : l’intégrité structurelle et historique, en ce sens que les structures ont évolué au fil du temps ; et l’intégrité esthétique et visuelle, autrement dit, l’image emblématique qui a été retenue.

Le monastère et l’ermitage de Sceilg Mhichíl représentent une réalisation artistique unique et un exemple remarquable de colonie monastique du Haut Moyen-Âge parfaitement conservée, et l’ensemble architectural est unique en raison de son niveau de conservation. Il illustre une étape importante de l’histoire de la construction. La topographie spectaculaire de l’île et l’intégration des différents éléments monastiques au paysage renforcent le caractère unique du bien. La présence des moines sur l’île pendant une si longue période a imprégné le lieu d’un fort sentiment de spiritualité.

Le sentiment d’éloignement est renforcé par la distance entre l’île et le continent et son inaccessibilité fréquente surtout entre les mois d’octobre et de mai.

Sceilg Mhichíl couvre une superficie d’environ 21,9 ha qui contient les attributs pour lesquels le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. La limite du bien du patrimoine mondial correspond au pourtour de l’île, et sa zone tampon est formée naturellement par l’océan Atlantique.

Authenticité

Le niveau d’authenticité est très élevé. Du fait de son isolement, Sceilg Mhichíl a été protégé des altérations et des modifications, hormis celles effectuées par les bâtisseurs de phares au XIXe siècle. La plupart des structures du monastère sont complètes, ainsi que les terrasses en gradins et les zones pavées. Outre ces éléments individuels, l’ensemble du plan est presque intact.

L’isolement de l’île a contribué à la préserver et à la protéger des facteurs de destruction qui ont affecté la plupart des autres sites de la même période. Des modifications ont été apportées au cours de l’occupation par les bâtisseurs de phares dans les années 1820, mais il a été possible de les documenter par des recherches et des investigations in situ. En raison des vicissitudes du temps, de l’environnement extrême et de la pression accrue des visiteurs, un programme de travaux de conservation, de consolidation structurelle et de réparation est en cours depuis la fin des années 1970. La philosophie qui sous-tend ce travail est que toutes les caractéristiques originales sont maintenues et conservées in situ.

Les travaux de conservation ont commencé dans les années 1880 lorsque les monuments ont été placés sous la tutelle de l’État ; il s’agissait notamment de la reconstruction d’une partie du mur de soutènement supérieur le long de l’église saint Michel et de quelques réparations mineures sur les murs d’enceinte, suite à un effondrement. D’autres travaux peu importants ont été effectués dans les années 1930. Le programme actuel de préservation et de conservation a commencé en 1978 avec pour objectif la stabilisation des marches, des murs de soutènement et des différentes structures. L’ensemble de ces travaux a été soigneusement photographié et consigné dans des rapports. Ils ont livré un nombre étonnant de détails des structures et du plan monastiques.

Des travaux importants de conservation ont commencé en 1986, axés sur la restauration et la consolidation des terrasses et de leurs murs de soutènement. Ce travail a été accompagné de fouilles archéologiques.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

La protection et la conservation de Sceilg Mhichíl relèvent d’un ensemble de lois nationales, de directives internationales et d’orientations statutaires et non statutaires. Ces dispositions comprennent les lois sur les monuments nationaux de 1930 et 2004, la loi sur la faune de 1976 et 2000, les lois sur l’aménagement et l’urbanisme, différentes directives européennes et chartes internationales.

Skellig Michael est un monument national propriété de l’État. Le code législatif sur les monuments nationaux prend des dispositions pour la protection et la conservation des monuments nationaux et pour la conservation des objets archéologiques. Les lois sur l’aménagement et l’urbanisme fournissent un cadre protecteur contre tout développement indésirable.

La gestion de Sceilg Mhichíl est entre les mains de l’Office of Public Works. Cet office national compte parmi son personnel des architectes et des ingénieurs qualifiés en matière de conservation ; des artisans compétents sont employés à la restauration et à la conservation. Le ministère des Finances fournit le financement nécessaire à l’entretien, à la gestion et à la conservation. La contribution archéologique à la conservation et à la présentation du bien est fournie par le Service des monuments nationaux du ministère des Arts, du Patrimoine, des Affaires régionales, rurales et du Gaeltacht, tandis que la gestion est assurée par un accord entre le ministère et de l’Office of Public Works.

L’Office of Public Works assure, depuis le lancement en 1987 du programme de conservation, une présence continue sur l’île pendant la saison des visites. À l’époque, le phare était encore habité, mais il a été automatisé depuis. Un service de guides officiels a été instauré en 1987 afin de réguler le nombre des visiteurs sur l’île.

aux périodes de grande affluence et de préserver les monuments. Depuis 2007, l’Office of Public Works détermine chaque année la période pendant laquelle, si la météo le permet, le service de guides sera disponible sur l’île. Cela correspond à la période de la « saison », mentionnée dans les permis délivrés tous les ans aux loueurs de bateaux, les autorisant à débarquer des visiteurs sur l’île. Dans l’intérêt de la protection durable de l’île et pour éviter tout dommage aux monuments, et surtout pour des raisons de santé et de sécurité des visiteurs, l’accès à l’île n’est pas autorisé en dehors de la période déterminée. L’Office of Public Works dissuade l’accès à l’île par des embarcations privées.