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Parc national du Grand Canyon

Grand Canyon National Park

Carved out by the Colorado River, the Grand Canyon (nearly 1,500 m deep) is the most spectacular gorge in the world. Located in the state of Arizona, it cuts across the Grand Canyon National Park. Its horizontal strata retrace the geological history of the past 2 billion years. There are also prehistoric traces of human adaptation to a particularly harsh environment.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Parc national du Grand Canyon

Sculpté par le Colorado, le Grand Canyon, de près de 1 500 m de profondeur, est la gorge la plus spectaculaire du monde. Situé dans l'Arizona, il traverse le parc national du Grand Canyon. Ses strates horizontales retracent une histoire géologique s'étendant sur 2 milliards d'années. On y trouve aussi les vestiges préhistoriques d'une adaptation humaine à un environnement particulièrement rude.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

منتزه غراند كانيون الوطني

الغراند كانيون منحوتة حفرها نهر كولورادو بمياهه وهو ينخفض في وادٍ سحيق على عمق أكثر من 15000 متر وهو المضيق الأعظم في العالم. يقع في أريزونا ويعبر منتزه غراند كانيون الوطني. تخطّ طبقاته الأفقيّة سيرة تاريخ جيولوجي يمتد على ملياري سنة. وفيه أيضاً آثار من العصر الحجري تعكس تعاطي البشر مع بيئةٍ شديدة القسوة.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

大峡谷国家公园

著名的科罗拉多大峡谷深约1500米,由科罗拉多河长年侵蚀而成,是世界上最为壮观的峡谷之一。大峡谷位于亚利桑那州境内,横亘了整个大峡谷国家公园。大峡谷的水平层次结构展示了20亿年来地球的地质学变迁,同时它也保留了大量人类适应当时恶劣环境的遗迹。

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Национальный парк Гранд-Каньон

Выработанный водами реки Колорадо, этот каньон глубиной до 1500 м является самым грандиозным из всех каньонов планеты. Он протягивается по территории штата Аризона, и составляет главную природную ось одноименного национального парка. Обнажающиеся геологические слои отражают последние 2 млрд. лет земной истории. Здесь также обнаружены следы пребывания доисторического человека.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Parque Nacional del Gran Cañón

Situado en el Estado de Arizona, este parque está surcado por el gigantesco cañón cavado por el río Colorado, que con sus 1.500 metros de profundidad es el desfiladero más espectacular del mundo. En sus estratos horizontales está plasmada la historia geológica de los últimos dos mil millones de años. También se hallan en este sitio vestigios de los esfuerzos de adaptación del hombre prehistórico a un entorno particularmente inhóspito.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

グランド・キャニオン国立公園
アメリカ南西部を流れ、カリフォルニア湾に注ぐコロラド川。その中流部アリゾナ州西部の高原をコロラド川がえぐり出した約400kmの大峡谷。深さ1.6kmに達する部分もあり、また両岸の地層は最も古い層で20億年、地表の部分でも2億5千万年の歴史をもっている。1965年の巨大ダム建設計画は、自然保護団体などの反対で中止され、この雄大な自然が保存されることとなった。

source: NFUAJ

Nationaal park Grand Canyon

Met een diepte van bijna 1.500 meter is de Grand Canyon in de staat Arizona de meest spectaculaire kloof ter wereld . De canyon is ontstaan dankzij uitslijtprocessen van de Colorado-rivier, die het hele park doorkruist. De horizontale lagen geven de geologische geschiedenis van de afgelopen twee miljard jaar weer. Er zijn ook prehistorische sporen te vinden van mensen die zich moesten aanpassen aan de bijzonder moeilijke omstandigheden van de omgeving. Door de verschillende hoogtes in het gebied bestaat er een verscheidenheid aan klimaten en leefgebieden. Het nationaal park wordt hierdoor gezien als enorm groot biologisch museum dat zich uitstrekt over vijf verschillende leef- en vegetatiezones.

Source : unesco.nl

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Parc national du Grand Canyon (États-Unis d'Amérique) © Evergreen
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Grand Canyon offre l’un des plus grands spectacles géologiques permanents de la planète. Son étendue est impressionnante et le témoignage qu’il révèle sur l’histoire de la Terre a une valeur inestimable. D’une profondeur de 1,5 km, la gorge mesure de 500 m jusqu’à 30 km de large. Elle serpente sur 445 km et ses sinuosités résultent de six millions d’années d’activité géologique et d’érosion causée par les eaux du Colorado sur la croûte terrestre soulevée. Vus des bords du canyon, les temples, les buttes, les pointes et autres mesas donnent en fait l’impression d’être des montagnes. Les strates horizontales exposées dans le canyon retracent les deux milliards d’années de l’histoire géologique et illustrent les quatre grandes ères géologiques qui la composent. 

Critère (vii) : Fort de sa réputation et de sa beauté naturelle exceptionnelle et considéré comme l’un des paysages les plus puissants du monde sur le plan visuel, le Grand Canyon doit son renom au caractère vertigineux de ses profondeurs, ses buttes en forme de temple et sa topographie aussi vaste que multicolore et labyrinthique. Parmi ses merveilles naturelles le parc recèle des hauts plateaux, des plaines, des déserts, des forêts, des cônes de cendres, des coulées de lave, des cours d’eau, des cascades et l’une des plus grandes rivières d’eaux vives d’Amérique.

Critère (viii) : Le parc renferme des données géologiques sur les quatre ères de l’histoire de l’évolution de la Terre, du Précambrien au Cénozoïque. Particulièrement visibles sur les parois du canyon, les périodes précambrienne et paléozoïque présentent une forte concentration de fossiles. De nombreuses grottes abritent des fossiles et des vestiges fauniques qui étendent le registre paléontologique jusqu’au Pléistocène.

Critère (ix) : Le Grand Canyon est un exemple exceptionnel de milieux biologiques ayant évolué à diverses altitudes à mesure que la rivière a creusé son lit, illustrant cinq des sept zones de vie d’Amérique du Nord dans les parois du canyon. Les espèces végétales et animales qui se chevauchent dans un grand nombre de zones se retrouvent dans l’ensemble du canyon.    

Critère (x) : La topographie variée du parc a fini par constituer des écosystèmes d’une égale diversité. Les cinq zones de vie à l’intérieur du canyon figurent dans un secteur géographique remarquablement restreint. Le Parc national du Grand Canyon est un refuge écologique, avec des vestiges relativement intacts d’écosystèmes en régression (à l’instar des forêts boréales et des communautés ripicoles du désert) et de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques rares ou menacées.

Intégrité

Avec près de 500 000 hectares dont 94 % sont gérés pour leurs valeurs naturelles, le bien a une taille suffisante pour assurer la protection de toutes les valeurs géologiques et géomorphologiques pour lesquelles il a été inscrit. Les valeurs paysagères bénéficient également d’une bonne protection bien qu’elles soient parfois sérieusement impactées par la pollution de l’air produite à l’extérieur des limites du parc. Le calme de la nature, élément important de l’expérience des visiteurs, est troublé par le survol des aéronefs et d’autres nuisances sonores dues à l’activité humaine dans certaines parties du bien. Malgré le fort taux de fréquentation touristique observé sur les lieux, les impacts se concentrent dans une assez petite partie du bien qui a été aménagée. 

La santé hydrologique et écologique de la rivière Colorado et des zones ripicoles associées s’est altérée et détériorée depuis la construction du barrage de Glen Canyon en amont du bien, qui s’est achevée en 1963. Des travaux sont en cours pour modifier la circulation de l’eau provenant du barrage de Glen Canyon de façon à restaurer au mieux l’état des ressources et des habitats riverains. 

L’exploitation des mines d’uranium a eu lieu hors des limites du parc ; elle relève d’une décision du Secrétaire de l’Intérieur datant de 2011, qui limite le développement aux droits existants valides et impose un moratorium sur toute nouvelle activité minière. Tout futur projet d’exploitation devra être autorisé et géré avec soin selon les meilleures pratiques de gestion afin d’assurer la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien. 

Les espèces exotiques, allant des plantes aux poissons et aux grands mammifères, comme le bison et l’élan, posent aussi un problème de gestion. La population croissante de bisons commence, en particulier, à devenir une menace potentiellement importante pour le bien.

D’après les modèles climatiques régionaux, le Grand Canyon sera à l’avenir un endroit plus chaud et plus sec. Les niveaux de précipitations devraient baisser avec un réchauffement des températures provoquant l’allongement de la saison sèche et le rétrécissement du manteau neigeux. Une perte d’humidité et de couverture neigeuse peut conduire à un risque accru d’incendies. Des feux de végétation plus nombreux libèrent de fortes quantités de gaz à effet de serre qui augmentent les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. La pollution de l’air peut aussi résulter de la hausse des températures. Le changement climatique peut favoriser des régimes de précipitations irrégulières qui sont susceptibles d’accroître la probabilité d’inondations. Ces phénomènes extrêmes risquent ainsi de provoquer des glissements de terrain et des érosions par ruissellement. Le parc contrôle les ressources en eau et la qualité de l’air et souhaite se lancer prochainement dans la surveillance des géorisques. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Désigné comme parc national par le Congrès des États-Unis en 1919, le Grand Canyon est administré en vertu de la Loi organique du 25 août 1916 qui a instauré le Service des parcs nationaux des États-Unis (NPS) et incite à une gestion des ressources du parc « de telle sorte et avec des moyens propres à les laisser intacts pour le plaisir des générations futures ». Le parc est, en outre, doté d’une législation habilitante spécifique qui fournit une orientation générale du Congrès concernant les objectifs prioritaires du bien. De nombreuses autres lois fédérales y ajoutent des niveaux de protection supplémentaires. La gestion quotidienne est supervisée par le Directeur du parc. 

Les buts et les objectifs de gestion du bien ont été élaborés dans le cadre d’un plan général de gestion qui a été complété par des exercices de planification plus spécifiques, ainsi que de nombreux plans portant sur des questions et des ressources spécifiques. Le Service des parcs nationaux a par ailleurs établi des politiques de gestion qui offrent une plus large orientation à toutes les unités du Service des parcs nationaux, y compris le Grand Canyon. 

Les plans de gestion du bien ont identifié un certain nombre de mesures de protection des ressources, telles que les processus d’évaluation environnementale, le zonage, la surveillance de l’intégrité écologique et l’accueil des visiteurs, et les programmes pédagogiques pour faire face aux pressions causées par des problèmes à l’intérieur et à l’extérieur du bien. Des mesures spécifiques ont été prises pour répondre aux besoins de capacités des visiteurs dans les zones de ressources sensibles des eaux du Colorado et les zones de nature sauvage du parc à travers des plans de gestion qui structurent les usages des visiteurs pour mieux préserver les ressources et les valeurs du site. Les interventions en termes de recherche, de surveillance et de gestion sont conçues et mises en œuvre pour refléter les problèmes potentiels concernant l’état des ressources. L’engagement actif avec les partenaires du parc, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses limites, aide à évaluer les impacts sur les ressources à l’échelle des paysages. C’est le cas, par exemple, de la collaboration directe avec les gestionnaires de l’eau dans les agences gouvernementales étatiques et fédérales sur les flux provenant du barrage du Glen Canyon en vue de protéger et atténuer les effets néfastes et d’améliorer les valeurs à l’intérieur du bien. De même, les efforts se poursuivent pour travailler avec la communauté de Tusayan, aux portes du Parc national, afin de réduire les impacts potentiels du développement sur le parc de manière à inclure des projets de développement compatibles et durables dans les futurs plans. 

Le parc national collabore étroitement avec d’autres organismes de gestion des terres et de l’eau dans la région élargie afin de protéger les ressources communes. C’est le cas, par exemple, de la Southern Rockies Landscape Conservation Cooperative, un partenariat d’agences fédérales qui réunit l’expertise en matière de science et de gestion des ressources pour éclairer les stratégies d’adaptation au climat et traiter les autres facteurs de stress dans cette région écologique. 

La protection à long terme et la gestion effective du parc contre les menaces potentielles exigent une surveillance constante de l’état des ressources, à l’instar de l’application du programme d’inventaire et de surveillance (I&M) du NPS. Le réseau I&M du plateau sud du Colorado auquel appartient le Parc national du Grand Canyon a développé plusieurs « signes vitaux » pour suivre un sous-ensemble d’éléments et de processus physiques, chimiques et biologiques jugés représentatifs de la santé ou de l’état général des ressources du parc. Dans le Parc national du Grand Canyon, ces signes vitaux incluent la qualité de l’eau, les communautés aviaires, les sources, les macroinvertébrés aquatiques et la végétation et les sols des hauts plateaux. 

La gestion de la valeur universelle exceptionnelle du bien est menée avec autant de soin que celui accordée à l’important patrimoine culturel du parc qui réside dans son exemple classique d’adaptation humaine à la rigueur de l’environnement climatique et physiographique. Les adaptations culturelles inédites réalisées par divers groupes culturels au fil des millénaires —comme les itinéraires tracés pour remonter de la rivière jusqu’au bord du canyon, l’agriculture de haute terre et l’usage saisonnier de microenvironnements variés dans l’ensemble de la région— ont entretenu la vie sur les reliefs lointains et accidentés du Grand Canyon. Ces mêmes stratégies d’adaptation se retrouvent dans l’utilisation des sols historique et contemporaine des tribus riveraines. Ce lien ancestral avec le parc et la terre est manifeste dans la reconnaissance de l’association traditionnelle avec au moins 11 tribus amérindiennes reconnues au niveau fédéral, comme les Havasupai, les Hualapai, les Hopi, les Navajo, les Paiute du Sud et les Zuni. Les gestionnaires du site travaillent régulièrement avec ces tribus pour traiter de sujets aussi divers que l’hébergement et l’accès aux ressources du parc, l’élaboration de plans interprétatifs, la consultation officielle sur des directives et des documents de planification et l’action éducative.