Brève description
Dans un paysage sauvage impressionnant se dresse le plus grand ensemble de monuments religieux et de sculptures mégalithiques d'Amérique du Sud. Divinités et animaux mythiques sont représentés avec une parfaite maîtrise dans des styles allant de l'abstraction au réalisme. Ces œuvres d'art témoignent de la créativité et de l'imagination d'une culture du nord des Andes qui connut son apogée du Ie r au VIIIe siècle.
San Agustín Archaeological Park
The largest group of religious monuments and megalithic sculptures in South America stands in a wild, spectacular landscape. Gods and mythical animals are skilfully represented in styles ranging from abstract to realist. These works of art display the creativity and imagination of a northern Andean culture that flourished from the 1st to the 8th century.
Dans un paysage sauvage impressionnant se dresse le plus grand ensemble de monuments religieux et de sculptures mégalithiques d'Amérique du Sud. Divinités et animaux mythiques sont représentés avec une parfaite maîtrise dans des styles allant de l'abstraction au réalisme. Ces œuvres d'art témoignent de la créativité et de l'imagination d'une culture du nord des Andes qui connut son apogée du Ie r au VIIIe siècle.
منتزه سان أوغسطان الأثري
تجثم أمام منظر طبيعي متوحّش في سحره المجموعة الأكبر من التحف الدينيّة والمنحوتات المغليتيّة لأمريكا الجنوبيّة. ويجسد هذا المنظر أبلغ تجسيد للآلهة والحيوانات الأسطوريّة في أساليب تتراوح بين الغموض والواقع. وتشهد هذه التحف الفنيّة على خيال ثقافة شمال الآنديز وإبداعها وهي التي بلغت ذروتها بين القرنين الأوّل والثامن.
Source: UNESCO/BPI
圣奥古斯丁考古公园
在南美洲一片原始壮观的风景区内矗立着最大的宗教建筑和巨石雕塑群。精湛地雕刻了众神和传说中的动物,从抽象主义到现实主义,风格各异。这些艺术杰作显示了1至8世纪盛极一时的北安第斯文化的创造力和想象力。
Source: UNESCO/ERI
Археологический парк Сан-Агустин
Крупнейшая в Южной Америке группа религиозных памятников и мегалитических скульптур находится посреди пустынного живописного ландшафта. Боги и мифические животные мастерски представлены в различных стилях – от абстракции до реализма. Эти произведения искусства свидетельствуют о высоком творческом потенциале культуры, процветавшей в районе Северных Анд в I-VIII вв.
Source: UNESCO/ERI
Parque arqueológico de San Agustín
En este parque se yergue, en medio de un paisaje natural impresionante, el mayor conjunto de monumentos religiosos y esculturas megalíticas de Sudamérica. Las representaciones de deidades y bestias mitológicas están ejecutadas con gran maestría en diferentes estilos, que van desde la abstracción al realismo. Estas obras de arte muestran la fuerza creadora e imaginativa de una cultura de la región andina septentrional que floreció entre los siglos I y VIII.
Source: UNESCO/ERI
サン・アグスティン遺跡公園
source: NFUAJ
Parc archéologique de San Augustin
© Sacred Sites / Martin Gray
Description longue
La richesse de la sculpture mégalithique du site archéologique du parc de San Agustín témoigne de la créativité artistique et des qualités d'imagination de la culture préhispanique qui s'est développée dans l'environnement tropical hostile du nord des Andes.
San Agustín, qui renferme les témoignages les plus importants, se trouve à 2 km de la ville du même nom. Le site archéologique, dont le sommet est couvert de neige, occupe une extension de 2 000 km2 , à une altitude de 1 800 m. Au cours de la période antérieure à l'agriculture, de 3300 à 600 av. J.-C., San Agustín était occupé par une société qui maîtrisait une technologie rudimentaire de la pierre, à partir d'éclats de basalte ; nous ne savons rien de sa structure politique ou sociale, mais on pense qu'elle reposait sur une base familiale.
Alto de los Idolos se trouve sur la rive droite de la Magdalena, tandis que le site, plus petit, d'Alto de las Piedras se trouve plus au nord ; tous deux sont sur la commune de San José de Isnos et, comme l'aire principale, San Agustín, présentent de nombreux monuments de toute sorte. La plus grande partie de cette zone forme un remarquable paysage archéologique qui présente les vestiges de sentiers antiques, de limites de champs, de tranchées de drainage et de terrassements artificiels, mais aussi de monuments funéraires. C'était une terre sacrée, un lieu de pèlerinage et de culte des ancêtres. Leurs statues hiératiques, dont certaines mesurent plus de 4 m de hauteur et pèsent plusieurs tonnes, ont été creusées dans des blocs de tuf et de pierre volcanique. Elles protégeaient les chambres funéraires, les sarcophages monolithes et les sites funéraires.
Les monuments archéologiques principaux se trouvent à Las Mesitas : monticules artificiels, terrasses, structures funéraires et statues en pierre. C'est là que se trouvent la Fuente de Lavapatas, monument religieux gravé dans le lit d'une rivière, et le Bosque de las Estatuas, peuplé de statues en pierre provenant de toute la région.
Une nouvelle société y fit son apparition au VIIe siècle av. J.-C. : la population cultivait le maïs en plaine ou sur des pentes douces et vivait dans des maisons isolées le long des principaux cours d'eau, parfois en petits groupes dirigés par des chefs. Les vastes sépultures étaient organisées en tombes à puits vertical, avec de modestes présents funéraires. Cette période se prolongea probablement jusqu'au IIIe , voire au IIe siècle av. J.-C.
Au cours du Ier siècle apr. J.-C., cette zone est le théâtre de profonds changements culturels : c'est la période du grand épanouissement de l'art lithique monumental et de la culture dite de San Agustín. Les liens avec la région située au sud-ouest se développèrent, la densité de population augmenta sensiblement et les sites antérieurs furent réoccupés. Les collines furent également occupées par de nouveaux sites, habités au cours d'une longue période. Le consensus social et la réunion du pouvoir dans les mains des chefs rendirent possible la réalisation de gigantesques œuvres d'art : on sculpta des centaines de statues en pierre élaborées, dont certaines présentent un modelé plus complexe et des dimensions supérieures. Les énormes plates-formes monumentales, les terrasses, les monticules artificiels et l'architecture inspirée par les temples reflètent un système complexe de croyances religieuses et magiques. Quelque 300 énormes sculptures (divinités aux visages menaçants, guerriers armés de bâtons, avec les yeux arrondis et les dents de jaguars des héros mythiques) se dressent dans la région de San Agustín, au cœur des Andes, dans la province de Huila.
Cette période intermédiaire prit fin au VIIIe siècle apr. J.-C., comme le montre l'abandon des constructions monumentales et de la sculpture sur pierre. De nouvelles populations, peut-être venues du bassin supérieur de la Caqueta, dans la région amazonienne, paraissent s'être établies dans cette zone vers l'an 1000, en apportant avec eux de nouvelles techniques de culture. Cette période tardive, qui dura jusqu'à la conquête espagnole, se caractérise par une tradition artisanale beaucoup moins complexe qui se traduisit par une sorte de régression culturelle, en dépit des progrès de l'agriculture qui permirent de nourrir une population plus nombreuse.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
Dans la période qui précède l'apparition de l'agriculture
Une nouvelle société Qui cultivait la terre et fabriquait des poteries fit son apparition dans la région au 7ème siècle avant J.-C., au début de ce que l'on connaît comme la période Haute. Les hommes cultivaient le maïs, sur les terres plates ou en pente douce : aucune trace de drainage ou de terrasses n•a été trouvée. Ils vivaient dans des maisons disséminées le long des rivières, peut-être en simples groupes, dirigés par un chef. Il semblerait qu'ils sculptaient le bois mais pas la pierre. Les sépultures les plus répandues consistaient en des tombes verticales en forme de puits dotées d'un mobilier funéraire simple. cette période dura sans doute jusqu'au 3ème ou peut-être 2ème siècles avant J.-C. .. Cette culture est liée avec celle du sud-ouest de la Colombie, lien qui se prolongea encore longtemps dans l'ère chrétienne.
Les tests au carbone ont prouvé que le travail de l'or existait déjà au 1er siècle avant notre ère. 11 augmenta considérablement au cours de la période suivante. Aux alentours du 1er siècle après J.-C., de profonds changements affectèrent la région de San Agustín avec une période de riche production d'art lithique monumental, appelée culture Augustinienne. Les relations avec les autres régions du sud-ouest se renforcèrent avec le développement de sociétés connues sous le nom de "classiques régionales". La densité de la population augmenta considérablement et d'anciens villages furent à nouveau occupés. De nouveaux lieux d'implantation de villages furent installés et peuplés pendant de très longues périodes. Le système économique était toujours basé sur la culture du maïs et les pressions de la croissance démographique conduisirent la mise en exploitation de nouvelles terres.
Le renforcement de la société fut considérable et la concentration d'un pouvoir important aux mains de chefs permit de produire des œuvres gigantesques qui employèrent une main d'œuvre considérable à la réalisation de vastes travaux de terrassement. Des centaines de statues de pierre, parfois très ouvragées et très grandes, furent sculptées. Les énormes plates-formes, terrasses et monticules ainsi que les réalisations architecturales en forme de temple reflètent un système complexe de croyances religieuses et occultes.
Cette période Intermédiaire se termina au Sème siècle de notre ère comme en atteste l'abandon des constructions monumentales et de la sculpture de statues de pierre. Un phénomène semblable de déclin est perceptible dans d'autres parties du sud-ouest de la Colombie, à la même époque, lorsque l'unité culturelle de la région se désagrégea. De nouvelles populations, venant sans doute du bassin supérieur de la rivière caqueta semblent s'être installées à San Agustín vers l'an 1000, apportant avec elles de nouvelles pratiques agricoles, comme la culture du manioc, un nouveau type de maison et de poteries. Cette période Basse qui dura jusqu'à la conquête espagnole est caractérisée par un artisanat beaucoup moins complexe que la précédente, semblant indiquer un certain recul culturel en dépit d'une agriculture plus performante capable de nourrir une population grandissante. Villages et cultures se déplacèrent vers les collines avec la création de terrasses et de systèmes de drainage en pente douce. La structure sociale apparaît moins complexe et hiérarchisée que la précédente : les petites communautés étaient liées par des relations familiales et les communautés plus nombreuses constituées en temps de guerre étaient dissoutes après les hostilités.
Les derniers à s'installer dans la région, identifiés par les Espagnols sous le nom de Andakis (d'origine amazonienne) et Yalcones, survécurent jusqu'au 17ème siècle puis repartirent vers la forêt vierge. Les structures sociales et agricoles de la région ne surent résister aux pressions religieuses et commerciales des Espagnols et furent remplacées par le système colonial de J'encomienaa. Le peuplement colonial de San Agustín commença en 1608-1612, avec la fondation d'un centre d'endoctrinement religieux des indigènes. San Agustín fut ensuite occupé par des fermiers et des métisses et il devint un point de rencontre sur les routes de Popayan et de la forêt de
Source : évaluation des Organisations consultatives