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Vieille ville et Nouvelle ville d'Edimbourg

Old and New Towns of Edinburgh

Edinburgh has been the Scottish capital since the 15th century. It has two distinct areas: the Old Town, dominated by a medieval fortress; and the neoclassical New Town, whose development from the 18th century onwards had a far-reaching influence on European urban planning. The harmonious juxtaposition of these two contrasting historic areas, each with many important buildings, is what gives the city its unique character.

Vieille ville et Nouvelle ville d'Edimbourg

Capitale de l'Écosse depuis le XVe siècle, Édimbourg offre le double visage d'une vieille ville dominée par une forteresse médiévale et d'une ville nouvelle néoclassique dont l'aménagement, à partir du XVIIIe siècle, exerça une profonde influence sur l'urbanisme européen. Le voisinage harmonieux de ces deux ensembles urbains si contrastés, riches chacun en bâtiments de grande valeur, confère à la ville son caractère unique.

مدينتا ادينبرة القديمة والجديدة

تقدّم مدينة ادينبرة  التي اصبحت عاصمة اسكتلنده في القرن الخامس عشر الوجه المزدوج لمدينة قديمة تشرف عليها قلعة من القرون الوسطى ومدينة جديدة نيوكلاسيكية خلّف تنظيمها منذ القرن الثامن عشر تأثيراً عميقاً في التتنظيم المدني الأوروبي. ويضفي هذا التجاور المتناغم لمدينتين شديدتي التناقض وغنيتين بأبنية قيّمة طابعاً فريداً على المدينة.

source: UNESCO/ERI

爱丁堡的新镇、老镇

从15世纪起,爱丁堡就是苏格兰的首都。目前这座城市由两个部分组成,一个是以中世纪堡垒风格占据主要地位的老城和一个从18世纪发展而来具有新古典主义形式的城市,它对欧洲城市建筑具有广泛的影响。这两个历史城区都有许多重要的建筑物,其风格既统一和谐又对比分明,给这座城市赋予了独特魅力。

source: UNESCO/ERI

Старый город и Новый город в Эдинбурге

Эдинбург, начиная с XV в., является столицей Шотландии. Здесь находятся две ярко выраженных территории: Старый город с доминирующей над ним средневековой крепостью и Новый город в стиле классицизма, развивающийся с XVIII в. и оказавший большое влияние на градостроительство в Европе. Гармоничное соединение этих двух контрастирующих исторических территорий, имеющих большое число выдающихся зданий, придает городу уникальность.

source: UNESCO/ERI

Ciudad vieja y ciudad nueva de Edimburgo

Capital de Escocia desde el siglo XV, Edimburgo ofrece la doble faz de su ciudad antigua, dominada por una fortaleza medieval, y de su ciudad nueva, construida en estilo neoclásico a partir del siglo XVIII. El trazado de esta última ejerció una gran influencia  en el urbanismo de otras ciudades europeas. La abundancia de edificios de gran valor en estas dos zonas históricas tan diferentes, así como su armoniosa yuxtaposición, confieren a la ciudad su carácter único.

source: UNESCO/ERI

エディンバラの旧市街と新市街

source: NFUAJ

Oude en Nieuwe stad Edinburgh

Sinds de 15e eeuw is Edinburgh de hoofdstad van Schotland. Het heeft twee verschillende gebieden: de Oude stad, gedomineerd door een middeleeuwse vesting en de neoklassieke Nieuwe stad. De architectuurkwaliteit hiervan zette de standaard voor Schotland en daarbuiten en oefende in de 18e en 19e eeuw grote invloed uit op de ontwikkeling van de stedelijke architectuur en stedenbouw in heel Europa. Het contrast tussen de organische middeleeuwse Oude stad en de geplande Georgische Nieuwe stad laat een in Europa ongeëvenaarde helderheid van stedelijke structuur zien. De twee contrasterende stadsgezichten liggen harmonieus naast elkaar, verbonden door het stedelijk viaduct North Bridge en de Mound.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le bien « Vieille ville et Nouvelle ville d’Édimbourg » présente une remarquable juxtaposition de deux phénomènes urbains clairement exposés. Le contraste entre la vieille ville médiévale organique et la ville nouvelle géorgienne planifiée d’Édimbourg, Écosse, offre une structure urbaine d’une clarté inégalée en Europe. La juxtaposition de ces deux paysages urbains distincts, chacun d’un intérêt historique et architectural exceptionnel, reliés par une étendue paysagère libre, la « grande arène » de la vallée de la Waverley de Sir Walter Scott, par le viaduc urbain, le North Bridge et le Mound, crée un paysage urbain exceptionnel.

La vieille ville s’étend le long d’une crête allant du Château, perché sur son spectaculaire piton rocheux, jusqu’au Palais de Holyrood. Sa forme reflète la répartition médiévale des parcelles de Canongate, bourg dépendant de l’abbaye de Holyrood, et la tradition nationale de bâtir en hauteur sur des parcelles étroites, ou « tofts », séparées par des ruelles, ou « closes », ce qui permit l’édification de certains des bâtiments les plus élevés de leur époque, les maisons de rapport, imposantes, solides et typiques. La vieille ville comprend de nombreuses maisons de nobles et de marchands des XVIe et XVIIe siècles – comme le manoir restauré de Gladstone’s Land qui date du début du XVIIe siècle et s’élève sur six niveaux – et d’important édifices publics comme le Canongate Tolbooth et la cathédrale Saint-Gilles.

La vieille ville se caractérise par le maintien peu modifié du schéma urbain médiéval en arêtes de poisson des ruelles, venelles étroites et cours qui partent de l’épine dorsale de High Street, la rue principale la plus longue et la plus large de la vieille ville, donnant l’impression d’un lieu clos, entre les hauts murs des bâtiments qui la bordent et le peu d’espace entre eux.

La ville nouvelle, construite entre 1767 et 1890 sous forme de sept villes nouvelles sur la plaine glaciaire au nord de la vieille ville, est structurée et constituée de manière cohérente comme une concentration peu commune d’ensembles planifiés de bâtiments en pierre de taille de grande qualité et de style néoclassique, œuvres de célèbres architectes, dont John et Robert Adam (1728-1792), Sir William Chambers (1723-1796) et William Playfair (1790-1857). Totalement intégrés dans le paysage urbain, des jardins ont été conçus pour tirer le meilleur parti de la topographie tout en formant un réseau développé d’espaces ouverts publics et privés. La ville nouvelle abrite de grands espaces verts. Elle couvre une vaste superficie de 3 288 ha, est remarquablement harmonieuse et présente un aspect quasiment intact.

Certains des plus beaux monuments publics et commerciaux du retour du style néoclassique en Europe se dressent encore dans la ville, rappelant son statut de capitale de l’Écosse depuis 1437 et sa place de grand centre de la pensée et de la connaissance à l’époque des Lumières au XVIIIe siècle, entretenant des liens culturels et politiques étroits avec le continent. 

Les extensions planifiées successives à partir de la première ville nouvelle, ainsi que la grande qualité de l’architecture, imposent un modèle à suivre pour l’Écosse et au-delà et exercent une influence majeure sur le développement de l’architecture urbaine et de l’urbanisme à travers l’Europe.

La topographie spectaculaire de la vieille ville associée aux alignements planifiés des principaux édifices de la vieille ville comme de la ville nouvelle, offre un panorama saisissant et un paysage urbain emblématique.

Le renouveau et la renaissance de la vieille ville à la fin du XIXe siècle, et l’adaptation à un environnement urbain dustyle baronnial caractéristique des bâtiments, ont influencé le développement de politiques de conservation des environnements urbains.

Critère (ii) : Les extensions planifiées successives de la ville nouvelle et la grande qualité de son architecture définirent un modèle pour l’Écosse et au-delà et exercèrent une influence majeure sur le développement de l’architecture et de l’urbanisme à travers l’Europe aux XVIIIe et XIXe siècles.

Critère (iv) : La vieille ville et la ville nouvelle donnent ensemble une image spectaculaire des importants changements intervenus en Europe en matière d’urbanisme, depuis la vieille ville médiévale des palais royaux et des abbayes, enfermée dans ses murs de défenses, avec un développement organique de la répartition des parcelles, en passant par l’expansion de la ville nouvelle à l’époque des Lumières, aux XVIIIe et XIXe siècles, jusqu’à la redécouverte et le renouveau au XIXe siècle de la vieille ville, avec l’adaptation d’une architecture typique de style baronnial distinct dans un environnement urbain.

Intégrité

Le bien comporte d’importants éléments d’urbanisme – dont son tracé, ses bâtiments, ses espaces ouverts et ses perspectives – qui font ressortir les différences typiques entre la croissance organique de la vieille ville et les rangées de maisons et places planifiées de la ville nouvelle qui en est séparée par la large vallée paysagère. Dans l’ensemble, le bien constitue une entité remarquablement harmonieuse et cohérente qui s’est développée et adaptée au fil du temps. Il a en grande partie conservé son paysage urbain et ses larges perspectives intérieures et extérieures, malgré le fait que comme dans toute ville moderne vivante, celles-ci se soient modifiées et aient évolué au cours du temps. Les attributs essentiels de la valeur universelle exceptionnelle ont été préservés dans le périmètre du bien et la vulnérabilité du paysage urbain et des perspectives intérieures et extérieures du bien a été prise en compte par la mise en place d’une politique de préservation du paysage urbain.

Authenticité

Édimbourg présente un haut niveau d’authenticité. Pris séparément, les bâtiments de grande qualité de toutes les époques ont été très bien conservés et le plan des rues et des places reste intact. Le bien conserve aussi son rôle historique de capitale administrative et culturelle de l’Écosse, tout en restant un centre économique très actif.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Les biens du patrimoine mondial en Écosse sont protégés par la législation décrite ci-après. Le Town and Country Planning (Scotland) Act 1997 et le Planning etc. (Scotland) Act 2006 constituent un cadre de politique générale de planification locale et régionale et servent de législation essentielle primordiale pour orienter la planification et le développement en Écosse. De plus, certains bâtiments, monuments et zones d’intérêt archéologique ou historique spécial sont classés et protégés en vertu du Planning (Listed Building et Conservation Areas) (Scotland) Act 1997 et de l’Ancient Monuments et Archaeological Areas Act de 1979. La vieille ville, la ville nouvelle, et les zones de conservation de Dean Village et du West End assurent une protection adéquate de la plus grande partie du bien du patrimoine mondial puisqu’environ 75 % des bâtiments de l’ensemble du bien sont classés en catégorie A, B ou C.

La Scottish Historic Environnement Policy (SHEP) est la principale orientation de politique générale en matière de protection et de gestion de l’environnement historique d’Écosse. La Scottish Planning Policy (SPP) complète la SHEP et inclut la politique nationale gouvernementale en matière de planification de l’environnement historique. Elle prévoit la protection des biens du patrimoine mondial en étudiant l’impact du développement sur la valeur universelle exceptionnelle, l’authenticité et l’intégrité. Le Plan local de la Ville d’Édimbourg inclut une politique locale de protection du bien et en cite le plan de gestion comme objet d’étude lors des décisions sur les questions de planification. Le cadre immédiat du bien est protégé par une Skyline Policy adoptée par le Conseil de la Ville d’Édimbourg. Cette politique définit les perspectives visuelles essentielles de la ville afin d’assurer un contrôle de planification pour les préserver. Ce contrôle des bâtiments de grande hauteur susceptibles d’impact sur le centre-ville assure une  protection adéquate du cadre du bien, en préservant sa silhouette de rénommée mondiale et les perspectives visuelles à partir du bien vers des éléments topographiques aussi importants que l’Arthur’s Seat et le Firth of Forth. La Skyline Policy, associée aux classements actuels de bâtiments et de zones de conservation, constitue un outil complet et sophistiqué  permettant de protéger la Valeur universelle exceptionnelle du bien. Cette méthode de protection est contrôlée en permanence.

La gestion du bien est indirectement influencée par un grand nombre d’organisations, de communautés et de groupes d’intérêt. Le plan de gestion a fait l’objet d’un engagement détaillé des parties concernées, ce qui a permis d’en orienter la vision, les objectifs et les actions. Le bien est un centre-ville de capitale vivant, avec une vie culturelle et intellectuelle très riche qui fait partie de sa valeur universelle exceptionnelle et qu’il est fondamental de maintenir. Cette vie culturelle riche dans ce cadre magnifique attire un grand nombre de touristes. La Stratégie de tourisme mise en place à Édimbourg reconnaît la valeur du statut de patrimoine mondial dans ses priorités stratégiques de gestion d’une ville de renommée mondiale.

Historic Scotland et le Conseil de la Ville d’Édimbourg travaillent en étroite collaboration à la gestion du bien. Edinburgh World Heritage a été établi par le Conseil de la Ville d’Édimbourg et Historic Scotland à l’issue d’une fusion entre l’Edinburgh New Town Conservation Committee et l’Edinburgh Old Town Renewal Trust. Il a notamment pour rôle de promouvoir le bien, de répartir les subventions et de favoriser l’engagement communautaire dans le bien. C’est aussi un partenaire essentiel dans l’exécution du plan de gestion. Le coordonnateur du site du patrimoine mondial est chargé de la coordination de la mise en œuvre du plan de gestion.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Old and New Towns of Edinburgh are a remarkable blend of the urban phenomena of organic medieval growth and 18th- and 19th-century town planning. The successive planned extensions of the New Town and the high quality of the architecture set standards for Scotland and beyond.

Edinburgh has been the Scottish capital since the 15th century, and it has two distinct areas: the Old Town, dominated by a medieval fortress built by King David I in the 12th century, and the neoclassical New Town, whose development from the 18th century onwards had a far-reaching influence on European urban planning.

During wars against the English in the 14th century, just one building was spared from destruction: the Chapel of St Margaret, built by King Malcolm III, within the destroyed medieval military fortress. The Castle Rock bore the core of the town, with the neo-Gothic tower of the Tolbooth Church of St John and the tower of the Church of St Giles. In the palace King James VI of Scotland and James I of England, son of Mary Stuart, was born in 1556.

Work on the New Town began in 1752 with the project of the architects John Adam and James Craig, consisting of a rectangular plan with a residential function and a commercial zone in Prince's Street. In 1789, Robert Adam planned the Old College, the University of Edinburgh, which was completed by William Playfair, and extended to an enlarged profile by Sir Rowand Anderson, in 1879. The town was subsequently expanded to the north, when in 1822 Gillespie Graham harmonized the two contrasting historic areas, each with many important buildings, to give the city its unique character.

Holyrood House, the scene of many important events of Scottish history, was originally the guest-house of Holyrood Abbey. It was transformed into a royal residence by James IV, and is at present the official residence of the queen in Scotland. Canongate Tolbooth is a very interesting 16th-century building, the former seat of justice of the Burgh of Canongate; it is easily identified by its imposing turreted steeple and clock.

Edinburgh has many museums and galleries, including the Royal Museum, an impressive early Italian Renaissance palazzo facade containing a great hall of wooden ribbed construction designed on Crystal Palace principles, together with smaller halls of similar design. Scotland's two major museums, situated in the heart of Edinburgh, house rich international collections. The National Gallery of Scotland and the neoclassical Art Gallery, with blind walls with shallow pilasters punctuated by Ionic porticoes, was originally designed as two buildings to house the Academy as well as the National Gallery.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le peuplement d'Edimbourg remonte à la préhistoire avec la fortification de son château construit dans le rocher; ce dernier fut peut-être une résidence royale au tout début de la période historique. La ville qui avait grandi fut nommée bourg royal par le roi David 1er (qui fonda aussi la toute proche abbaye de Holyrood) vers 1125. Le bourg de canongate fondé vers 1140 et qui était à l'origine séparé d'Edimbourg, lui a été rattaché peu après. Edimbourg n'était que l'une des nouvelles villes à qui une charte avait été accordée au 12ème siècle mais il donna au développement économique et politique du pays une dimension nouvelle ce qui lui valut à la fin du 15ème siècle de devenir la capitale de l'Ecosse. 11 était devenu un énorme symbole architectural de la nation écossaise.

La Vieille ville se développa le long de la rue principale qui s'étirait du château perché sur son rocher jusqu'à l'abbaye médiévale et le palais royal de Holyrood, un mur fut édifié à partir du 15ème siècle autour de la ville qui eut néanmoins beaucoup à souffrir de l'invasion anglaise de 1544; la majorité de ses bâtiments furent reconstruits après cet événement. La fin du 16ème siècle enregistra une croissance régulière de son activité commerciale. Au début du 17ème siècle, la plus grande partie des richesses de la nation était aux mains de l'élite marchande d'Edimbourg qui fit construire un grand nombre de bâtiments. La noblesse construisit aussi des maisons en ville, ce qui contribua à la grande qualité de l'architecture domestique de cette période. Depuis le début du 16ème siècle, les constructions furent réglementées et placées sous la responsabilité du doyen de la guilde. C'est ainsi qu'à partir de 1621, pour prévenir les incendies, les toitures durent obligatoirement être en ardoises ou en tuiles. Plus tard, en 1674, les façades furent, à leur tour, concernées et la pierre fut imposée.

A la fin du 19ème siècle, beaucoup de ses habitants avaient quitté la Vieille ville, attirés par la Nouvelle ville. En 1892, Sir Patrick Geddes proposa que la Vieille ville retrouve une deuxième jeunesse en y attirant les universités, la bourgeoisie et l'intelligentsia; la grande rue allait devenir une "rue universitaire comparable à son niveau à la superbe High Street d'Oxford et ses nobles environs". Le projet de Sir Patrick Geddes prévoyait la réutilisation de vieux bâtiments quand ils pouvaient encore servir et de nombreuses constructions anciennes furent restaurées sous sa direction dans le Lawnmarket. Bien que Geddes ait quitté Edimbourg avant que son projet visionnaire ne soit terminé, nombre de ses bâtiments subsistent. De nouveaux travaux de restauration furent ensuite entrepris dans le cadre du programme de 1949 de Sir Patrick Abercrombie mais il ne reprenait pas le concept de Geddes d'une High Street composée d'immeubles d'habitation.

La Nouvelle ville s'agrandit comme une banlieue résidentielle pour la noblesse et les commerçants. La cité, les sociétés de charité, les propriétaires terriens de l'aristocratie qui étaient concernés par son aménagement imposèrent les plus beaux matériaux car ils voulaient assurer une longue vie à leur lieu de résidence. on comprend donc pourquoi des façades en pierre de taille ont presque partout remplacé le stuc. La Nouvelle ville a consisté, en réalité, en sept grands projets immobiliers successifs, chacun différent des précédents mais, malgré tout lié à eux. Ensemble, ils constituent un programme de construction ininterrompu de 1767 à 1890.

La première Nouvelle ville née des propositions de Lord Provost Drummond, publiées en 1752 et approuvées par le Parlement l'année suivante, portait sur le développement de terrains au nord de la Vieille ville à laquelle ils seraient reliés par un viaduc, le North Bridge, on doit sa configuration rectangulaire à James Craig, revue par John Adam. La deuxième Nouvelle ville qui suivit en 1801-1802 fut conçue par Robert Reid, architecte du roi et William Sibbald et elle s'étendait au nord du quartier précédent. Son plan n'est pas strictement rectangulaire mais dessine quelques terrasses incurvées. La troisième Nouvelle ville, oeuvre de Robert Brown à partir de 1813 reprend et poursuit essentiellement l'approche de ses prédécesseurs.

Le schéma de la quatrième Nouvelle ville conçu par William Henry Playfair apporte un réel changement: loin d'imposer la structure quadrillée au paysage, il utilise la topographie et les éléments du paysage (panorama, arbres ou contours) d'une façon très romantique. La cinquième Nouvelle ville construite à partir de 1822 sur les terrains du comte de Moray selon les conceptions de J. Gillespie Graham, associe avec finesse les trois premières Nouvelles villes en une seule entité. 11 voulait en faire une enclave pour aristocrates et gentilshommes. La sixième Nouvelle ville créé à partir des années 1850 sur les terres du doyen Lord Provost Learmonth au nord de water of Leith, est reliée à Queensferrv sur l'autre rive de l'estuaire depuis 1831-1832 par un pont dessiné par Thomas Telfold. La dernière des Nouvelles villes rattacha Raeburn à l'ensemble.

Bien que l'idée d'origine voulait que la Nouvelle ville fût purement résidentielle, elle attira affaires et gouvernement qui délaissèrent rapidement la Vieille ville. Elle accueillit quelques-uns des plus beaux monuments publics et commerciaux du renouveau néo-classique européen. Les monuments symboliques du passé de l'Ecosse furent regroupés sur Carlton Hill avec pour objectif d'en faire une "Athènes du Nord".

Source : évaluation des Organisations consultatives