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Paysage culturel de Sintra

Brève description

Sintra devint, au XIXe siècle, le premier haut lieu de l'architecture romantique européenne. Ferdinand II y transforma les ruines d'un monastère en château où la nouvelle sensibilité s'exprima par l'utilisation d'éléments gothiques, égyptiens, maures et de la Renaissance, et par la création d'un parc mêlant essences locales et exotiques. D'autres résidences de prestige bâties sur le même modèle dans la serra alentour firent de ce site un ensemble unique de parcs et de jardins qui influença l'aménagement des paysages en Europe.

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Description longue

[Uniquement en anglais]

The cultural landscape of the Serra and the town of Sintra represents a pioneering approach to Romantic landscaping that had an outstanding influence on developments elsewhere in Europe. It is a unique example of the cultural occupation of a specific location that has maintained its essential integrity as the representation of diverse successive cultures. Its structures harmonize indigenous flora with a refined and cultivated landscape created by man as a result of literary and artistic influences. Its integrity is fragile and vulnerable to neglect and unsympathetic management and use.

The Serra stands out from the relatively flat surrounding landscape, its highest point being the Crux Alta. There are slight local variations and three ecological areas relevant to the cultural landscape: an area of pinewood, a natural forest of various species (oak, pine, chestnut), and an area colonized by the forest tree species plus olives.

The 'Sacred Mountains' of Varro and Columela and Ptolemy's 'Mountain of the Moon' enclose various significant man-made parks and gardens: the Parque de Pena, begun by Ferdinand II around 1840. Alongside the indigenous vegetation there are many exotic species. There are some startling contrasts: the Convento dos Capuchos, with monastic asceticism at its most extreme, lies close to the most sophisticated residences of the court. The whole park including the Tapada do Mocha and the Moorish castle is enclosed by a stone wall. The higher ground is covered with oak, cypress, pine woodland, and more classical gardens, with parterres and some remarkable specimens. Among the most notable features of these gardens are the Garden of the Camellias and the 'English Garden'.

Although almost all the built heritage was destroyed in the 1755 earthquake, there are some outstanding court and military buildings, examples of religious architecture and archaeological sites.

The Royal Palace is undoubtedly the dominant architectural feature of Sintra, situated in the centre of the town. Probably constructed on the site of the Moorish Alcazar, its buildings result from two main periods (15th-16th centuries). The interior contains much painted and tiled decoration, but one of the most important features is the facing with tiles (azulejos ), the finest example of this Mudejar technique on the Iberian Peninsula. The Pena Palace, high on a peak in the Serra, is a work of pure Romanticism, designed by the Portuguese architect Possidónio da Silva. Within the 19th-century palace are the church, cloister and refectory of the monastery, richly decorated. The Palace of Montserrate was designed for Sir Francis Cook by the distinguished British architect, James Knowles Jr. It is an example of mid-19th-century eclecticism, and it combines neo-Gothicism with substantial elements derived from the architecture of India. Montserrate is renowned for its gardens. The planned gardens are surrounded by a semi-natural oak forest.

The earliest structure on the site of the Quinta da Penha Verde was built by the great 16th century Portuguese captain and viceroy, João de Castro and enlarged by his heirs and successors. The ensemble is somewhat austere but has a harmony of its own. The Palace of Ribafrias is in the centre of the town and was built in 1514 by the Royal Great Chamberlain, Gaspar Gonçalves. Its original rather severe lines have been softened by subsequent alterations, such as the insertion of Manueline and Pombaline windows into the facade. The Moorish Castle, high on a peak of the Serra, may be of Visigothic origin; it was certainly being used in the 9th century, during the Moorish occupation. It was finally abandoned with the successful Reconquest of Portugal from the Moors. Now in ruins, the remains of its barbican, keep and walls vividly illustrate the problems of constructing a fortress on a rocky outcrop of this kind. Other buildings in this group are the Palace of Seteals, the Quinta de Regaleira and the Town Hall.

The Trinity Convent of the Arrabalde was founded by a group of monks from the Trinity Convent in Lisbon in 1374, but replaced with a century later. The small cloister dates from 1570 and the church largely from the later 18th century. Other churches in the town are Santa Maria, São Martinho, São Miguel, the former São Pedro de Canaferrim parish church inside the Moorish Castle, and the Church of Nossa Senhora da Misericórdia.

Source : UNESCO/CLT/WHC

Description historique

La douceur du climat, la fertilité du sol, la proximité du Tage ont favorisé le peuplement de cette région dès les temps les plus reculés. Les sites archéologiques de la région appartiennent à une succession de périodes depuis le néolithique (3ème millénaire avant J.-C), la transition néolithique-chalcolithique (3ème millénaire avant J.-C), le Beaker (3ème-2ème millénaires avant J.-C), l'âge du bronze (15-6ème siècles avant J.-C) jusqu'à l'âge du fer (4-2ème siècles avant J.-C).

L'occupation romaine a commencé au milieu du 2ème siècle avant J.-C. Quand la région faisait partie du territorium de la ville romaine d'Olisipo (la moderne Lisbonne). Les habitants autochtones adoptèrent le mode de vie romain avec enthousiasme et on trouve les traces d'une ville romaine sur le site de Sintra. Au cours de la période romano-byzantine tardive, les fouilles archéologiques prouvent l'existence d'échanges commerciaux avec l'Afrique du Nord.

Les premières références écrites à la ville de Sintra datent de la période de l'occupation arabe ; elle est décrite comme une dépendance de Lisbonne. D'autres la qualifient de premier centre après Lisbonne. La ville et son château ont été dévastés à plusieurs reprises pendant la reconquête. Elle a une première fois été libérée par Alfonse VI de Léon en 1093 puis reprise par les Maures deux ans plus tard. Elle fut enfin attribuée à Don Alfonso Henriques après la conquête de Lisbonne en 1147 et sept ans après elle reçut sa charte de concelho (commune). Le territoire déterminé par la Charte était très grand et a été divisé en quatre paroisses. Les habitants de la ville d'origine appartenaient à plusieurs races et perdirent rapidement leur individualité pour devenir des saloios, terme utilise pour décrire les populations de race mixte habitant les villes autour de Lisbonne.

Apres la suppression des Templiers en 1181, les terres qui leur avaient été attribuées par Alfonso Henriques passèrent à l'ordre du Christ qui remplaça les Templiers au Portugal. Pendant la crise de 1383-85, Sintra a été l'une des dernières villes à se rendre à Don Joao, avec pour résultat de la priver de la maison de la reine Qui lui avait été attribuée par Don Dinis. Alfonse y construisit un imposant palais royal Qui servira de résidence royale d'été jusqu'à la fin du 16ème siècle.

Au cours des dernières années du 15ème siècle, Sintra a été étroitement liée a l'une des plus grandes reines du Portugal, Dona Leonor, veuve de Don Joao II, le prince irréprochable". Cependant, ce fut sous le règne de Don Manuel I que le palais royal fut agrandi et que le monastère de Nossa Senhora do Penha fut fonde. C'est de ce monastère que le roi guetta le retour de Vasco de Gama de son voyage historique. Les monarques successifs passèrent beaucoup de temps dans cette ville et la légende veut Que Don Sebastião y écouta Camoes lire son fameux poème épique Os Lusiadas.

Apres la Restauration de 1640, Sintra perdit les faveurs de la couronne et le palais royal fut utilisé par Don Alfonse VI comme prison. Cette situation dura jusqu'au début du 19ème siècle, époque à laquelle la ville attira la classe dirigeante portugaise après que les visiteurs célèbres l'aient découverte. Mais ce ne fut QU'au milieu de ce siècle Que Don Fernando II, prince consort de Dona Maria II, inspire par le romantisme, transforma les ruines du monastère Saint-Jérôme en un beau palais, avec pour conséquence d'attirer dans la région un grand nombre de personnes fortunées.

Les qualités artistiques et historiques de la ville et de ses environs ont été estimées à leur propre valeur et jalousement protégées au cours des décennies suivantes. Depuis dix ans, une politique culturelle énergique a été développée afin que le patrimoine historique de cette région soit étudié et présenté.

Source : évaluation des Organisations consultatives