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Monuments historiques de Mtskheta

Année d'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril : 2009

Brève description

Les églises historiques de Mtskheta, ancienne capitale du royaume de Géorgie, sont des exemples exceptionnels de l'architecture religieuse du Moyen Âge dans la région du Caucase. Elles témoignent du haut niveau artistique et culturel qu'avait atteint cet ancien royaume.

© OUR PLACE The World Heritage Collection

Description longue

Le groupe d'églises de Mtskheta, remarquable exemple d'architecture religieuse médiévale de la région du Caucase, témoigne de l'excellence de l'art et de la culture du royaume disparu de Géorgie, qui joua un rôle très important dans l'histoire médiévale de cette région.

La position stratégique de Mtskheta, à la croisée d'anciennes voies commerciales et au confluent entre Aragvi et Mtkvari, son climat tempéré et son sol fertile ont incité l'homme à se fixer très tôt (3000-2000 av. J.-C.) dans cette région. L'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand permit la naissance du royaume géorgien oriental de Kartli-Iberia dont la capitale se trouvait à Mtskheta, qui s'étendait alors de part et d'autre de la rivière et était subdivisée en différents quartiers. L'Armaz-tsikhe (citadelle et résidence royale) était au cœur de la ville, entourée par des quartiers fortifiés destinés à des commerces spécialisés, qui en faisaient la « grande Mtskheta ».

La ville fut détruite par Pompée après sa victoire sur Mithridate, roi du Pont, en 65 av. J.-C. Au cours des Ier et IIe  siècles apr. J.-C., Iberia joua un rôle politique important dans cette région. Le christianisme, introduit à Mtskheta au IVe  siècle par saint Nino, devint religion officielle d'État en 334. Bien que la capitale de Katli eût été transférée à Tbilissi par le prince Dachi au VIe  siècle, Mtskheta conserva un rôle essentiel en tant que centre religieux du pays et siège de son katholikos (élevé plus tard à la dignité de patriarche).

Lorsque la Géorgie devint une partie de la Russie en 1801, Mtskheta n'était guère plus qu'un village du district de Dusheti ; toutefois, sa position économique s'améliora avec la construction de la voie ferrée Poti-Tbilissi en 1872.

La citadelle (Armaz-tsikhe) de la grande Mtskheta se trouve sur le flanc du mont Bagineti, sur la rive droite de la Mtkvari. La salle des Colonnes, sur la terrasse interne inférieure, est rectangulaire et sa voûte repose, au centre, sur une file de six colonnes. Parmi les autres vestiges de cette époque, on note un temple, au sommet du mont Bagineti, et une impressionnante tombe voûtée en berceau. Les fouilles de la vallée de l'Armaziskhevi ont révélé la présence de nombreuses tombes et habitations remontant pour certaines au néolithique, ainsi que celle d'un édifice thermal et des vestiges de ce qui semble avoir été un somptueux palais de style protohellénistique. Les maisons mortuaires édifiées au-dessus du sol à partir du Ier  siècle apr. J.-C. présentent un intérêt particulier.

L'introduction du christianisme se traduisit par d'importants travaux destinés à répondre aux besoins du nouveau culte, et beaucoup de ces monuments se sont conservés jusqu'à nos jours. Au centre de la ville, le complexe de Svetitskhoveli comporte une cathédrale du XIe  siècle, le palais et les portes du katholikos , de la même époque, et les portes d'Irkali II, du XVIIIe  siècle. La cathédrale, de plan cruciforme, est voûtée et présentait à l'origine un riche décor interne de peintures murales qui ont été passées à la chaux ; ce n'est que récemment que certaines parties en ont été remises au jour. Les façades sont décorées d'arcades qui réunissent les différentes parties de la structure. Sévèrement endommagée par Tamerlan, l'église fut reconstruite au XVe  siècle ; la visite dans le Caucase du tsar Nicolas II, en 1830, y entraîna d'importantes destructions : des galeries richement décorées et différentes chapelles latérales furent alors brutalement démolies.

Face à Svetitskhoveli, au sommet de la colline située sur la rive gauche de l'Aragvi se trouve la Mtskhetis Jvari (église de la Sainte-Croix), le lieu le plus sacré de toute la Géorgie, où saint Nino dressa une croix pour remplacer les idoles païennes. Ce complexe comporte plusieurs édifices appartenant à différentes périodes. L'église cruciforme, dotée de portiques au nord et au sud, remonte au milieu du VIe  siècle. Vers la fin de ce siècle, on la jugea trop petite, si bien qu'une nouvelle église (elle-même cruciforme, mais beaucoup plus grande) fut construite sur le site même de la croix. Le troisième monument important de Mtskheta est Samtavro (la place du Souverain) au nord de la ville, où la légende veut que saint Nino ait vécu. Une petite église à coupole y fut construite au IVe  siècle ; très restaurée, elle est encore visible aujourd'hui. La principale église de Samtavro, construite au début du XIe  siècle, est cruciforme et couverte par une coupole. La tombe de Mirian, le roi géorgien qui se convertit au christianisme, ainsi que celle de sa femme se trouvent dans l'angle nord-ouest de l'église. En plus de ces deux églises, Samtavro conserve aussi un clocher à deux étages du XVIe  siècle et un grand nombre d'édifices monastiques.

Source : UNESCO/CLT/WHC

Description historique

La situation stratégique de Mtskheta au croisement de routes commerciales anciennes et au confluent des rivières Aragvi et Mtkvari associé à un climat doux et à un sol fertile ont très tôt contribué à la création d'un village dans cette région. Des fouilles archéologiques ont montré qu'il était déjà très actif à l'âge du bronze (3000-2000 avant J.C.). Une société riche et hiérarchisée s'y développa basée sur l'agriculture, l'artisanat et le commerce. C'est au 4ème siècle avant J.C., qu'apparurent de puissantes tribus géorgiennes. Avec l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, le royaume de Géorgie orientale de Kartli-Ibérie vit le jour avec Mtskheta comme capitale.

A cette époque, Mtskheta s'étendait sur les deux rives du fleuve et était divisée en plusieurs quartiers distincts: l' Armaz-tsikhe (citadelle et résidence royales) était au coeur de la ville et groupés autour de ce centre se trouvaient les quartiers fortifiés consacrés à certains commerces spécialisés, le tout formant la "Grande Mtskheta". La ville fut détruite par Pompée après la défaite de Mithridate le Grand, roi du Pont, en 65 avant notre ère. Cependant, la ville grandit encore après le retrait de celui-ci et aux premier et deuxième siècles après J.C., l'Ibérie devint un état puissant qui joua un rôle important dans la politique de la région.

La religion chrétienne arrive à Mtskheta au 4ème siècle avec saint Nino ; elle devient religion officielle en 334. La première église en bois fut construite dans le jardin du palais à l'emplacement de l'église actuelle de Svetitskhoveli.

L'évolution de la situation politique aux quatrième et cinquième siècles eut pour résultat le transfert de la capitale de Kartli à Tbilissi par le prince Dachi au 6ème siècle. Cependant, Mtskheta garda un rôle de tout premier plan en tant que centre religieux de la région et siège du katolicos (plus tard élevé au rang de patriarche). La ville eut à souffrir de l'invasion de Murvan-Kru (736-738) et se trouva réduite à une petite zone entre les deux rivières Mtkvari et Aragvi. La ville fut une fois encore ravagée par Tamerlan le Grand au 15ème siècle. Pourtant, un bon nombre de monuments de périodes très anciennes ont survécu.

Quand la Géorgie est devenue une partie de la Russie en 1801, Mtskheta n'était plus qu'un village du district de Dusheti. Sa situation économique s'est néanmoins améliorée depuis la construction de la ligne de chemin de fer Poti-Tbilissi en 1872.

Source : évaluation des Organisations consultatives