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Site archéologique de Joya de Cerén

Joya de Cerén Archaeological Site

Joya de Cerén was a pre-Hispanic farming community that, like Pompeii and Herculaneum in Italy, was buried under an eruption of the Laguna Caldera volcano c. AD 600. Because of the exceptional condition of the remains, they provide an insight into the daily lives of the Central American populations who worked the land at that time.

Site archéologique de Joya de Cerén

Joya de Ceren était une communauté agricole préhispanique qui, comme Pompéi et Herculanum en Italie, fut brutalement engloutie par une éruption du volcan Laguna Caldera vers 600. Grâce à leur parfait état de conservation, ses vestiges témoignent de la vie quotidienne des cultivateurs mésoaméricains de l’époque.

موقع خويا دي سيرين الأثري

كانت خويا دي سيرين جماعةً زراعيّةً سالفةً للعصر الإسباني وقد طمرها فوران بركان لاغونا كاليدرا قرابة العام 600 ، تماماً كما حصل مع بومباي وهرقولانيوم في إيطاليا. وتجسّد البقايا الأثريّة المحافظ عليها بشكلٍ ممتاز الحياة اليوميّة لمزارعي الوسط الأمريكي في تلك الحقبة.

source: UNESCO/ERI

霍亚-德赛伦考古遗址

霍亚-德赛伦考古遗址是古拉丁美洲的一个农庄,像意大利的庞培和赫库兰尼姆一样,于公元600年左右遭到火山喷发掩埋。正是由于这种特殊的保存方式,使得人们现在可以从此了解当时在这块土地上耕作的中美洲人的日常生活。

source: UNESCO/ERI

Археологические памятники древнего поселения Хойя-де-Серен

Хойя-де-Серен был доиспанским сельским поселением, которое, подобно Помпее и Геркулануму в Италии, около 600 г. было погребено под вулканическими выбросами при извержении. Исключительно хорошее состояние его остатков позволяет получить представление о повседневной жизни населения Центральной Америки, занимавшегося в то время земледелием.

source: UNESCO/ERI

Sitio arqueológico de Joya de Cerén

Al igual que las ciudades romanas de Pompeya y Herculano, la comunidad agrícola prehispánica de Joya de Cerén fue repentinamente sepultada por una erupción del volcán Laguna Caldera hacia el año 600. Gracias a su perfecto estado de conservación, los vestigios de este sitio aportan un testimonio excepcional sobre la vida cotidiana de los agricultores mesoamericanos de esa época.

source: UNESCO/ERI

ホヤ・デ・セレンの古代遺跡

source: NFUAJ

Archeologisch gebied Joya de Cerén

Joya de Cerén was een pre-Spaanse agrarische gemeenschap die – net als Pompeii en Herculaneum in Italië – werd bedolven onder een uitbarsting van een vulkaan, de Laguna Caldera omstreeks 590 na Christus. Er is waarschijnlijk een waarschuwende aardbeving geweest die de bewoners de tijd gaf om te vluchten. De as heeft hun persoonlijke bezittingen bewaard, van tuingereedschap en potten gevuld met potten, tot slaapmatten en religieuze artikelen. In wezen is het agrarisch dorp ‘bevroren’ in de tijd. De uitzonderlijke staat van de overblijfselen geven inzicht in het dagelijks leven van de Midden-Amerikaanse volkeren, die op dat moment landbewerkers waren.

Source : unesco.nl

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Site archéologique de Joya de Cerén © Colinmac
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Joya de Cerén est un site archéologique situé dans le canton de Canton de Joya de Cerén, dans le département de La Libertad, au Salvador. Ce bien couvre 3 200 ha.

Le site archéologique contient les restes d’un village agricole préhispanique recouvert par une éruption volcanique au VIIe siècle.

Vers l’an 500, les parties centrales et occidentales du territoire de l’actuelle République du Salvador ont été enfouies sous d’épaisses couches de cendres volcaniques crachées par le volcan Ilopango. La région fut alors abandonnée jusqu’à ce que la couche de cendres se soit transformée en sol fertile, et le village de Joya de Cerén fut alors fondé. Peu de temps après, il fut détruit par l’éruption du Loma Caldera. Le site a été découvert lors de la construction de silos à grain en 1976, lorsqu’une structure construite en argile fut fortuitement découverte par un bulldozer. Les fouilles ont repris en 1989 et se poursuivent depuis.

Les circonstances de l’éruption volcanique expliquent la préservation remarquable de l’architecture et des objets des anciens habitants, à leur place habituelle de stockage ou d’utilisation, créant de ce fait une capsule historique d’importance scientifique sans égale, visible et appréciable de nos jours.

Sous les couches de cendres volcaniques, on a découvert l’exemple le mieux préservé de village préhispanique mésoaméricain avec des vestiges architecturaux groupés selon des ensembles incluant des bâtiments civils, religieux et domestiques. À ce jour, 18 structures au total ont été identifiées et 10 ont été complètement ou partiellement fouillées. Toutes les constructions sont en terre et l’on a retrouvé des caractéristiques importantes comme des toits de chaume et des objets fabriqués. Les constructions dégagées incluent un vaste bâtiment communautaire (public) sur le côté d’une place, deux maisons d’habitation qui faisaient partie de résidences, trois réserves (dont l’une en cours de modification), une cuisine et un bain de vapeur. Sur le côté nord-est de la place, on trouve un édifice religieux servant à des festivités communautaires et un bâtiment réservé au chaman. Les bâtiments publics et le sauna étaient en pisé, les maisons d’habitation en torchis sur clayonnage (très résistant aux séismes).

Le haut niveau de préservation concerne aussi les matériaux organiques, depuis les outils de jardinage et les pots pleins de haricots, jusqu’aux matelas, aux restes d’animaux, et aux objets religieux qui normalement se détériorent sous un climat tropical et qui faisaient partie de la nourriture et de la vie quotidienne des habitants. Tout cela a été préservé et est resté soit carbonisé, soit pris dans un moulage de cendres. Plusieurs champs cultivés et différentes sortes de plantes ont aussi été découverts ; il s’agit notamment de champs contenant des plants de maïs à différents stades de croissance, d’un potager avec des plantes aromatiques et d’un jardin d’agaves (henequen). Différents arbres fruitiers, dont le goyavier et le cacao, ont également été trouvés.

Bien que de nombreuses fouilles archéologiques aient été menées en Mésoamérique au cours de l’histoire de l’archéologie, la plupart des chercheurs se sont focalisés sur la compréhension de la vie des chefs et de l’élite de ces lieux de peuplement. L’étude scientifique de Joya de Cerén a fourni des informations détaillées sur les activités de paysans mésoaméricains à une période très ancienne, devenant un exemple unique et révélateur de la vie quotidienne des agriculteurs mayas qui habitaient la région. Tous les matériaux culturels trouvés dans ce contexte si spécial ont fourni des informations sur leur fonction et leur signification. Dans l’ensemble, ils ont aussi fourni des renseignements sur les relations entre le village même et d’autres lieux de peuplements de la région participant à des interactions sociales complexes.

Ce site exceptionnel fournit également une preuve unique des caractéristiques révélatrices de la continuité des modes de vie et il facilite la compréhension des relations entre la population d’aujourd’hui et les activités et croyances passées.

Le site archéologique de Joya de Cerén constitue aussi un symbole culturel au Salvador où passé et présent sont liés, et il joue un rôle important dans le développement humain de la région. La conservation et la mise en valeur de l’importance du site et de ses valeurs contribuent à l’identité culturelle et au sens d’appartenance créés par ce patrimoine culturel.

Critère (iii) : Le site archéologique de Joya de Cerén offre un témoignage unique sur la vie quotidienne de gens ordinaires. Ce site est remarquable par le caractère complet des preuves qu’il apporte sur la vie quotidienne d’une communauté agricole mésoaméricaine du VIIe siècle, sans parallèle connu dans toute cette région culturelle.

Critère (iv) :  La rapide chute de cendres du volcan Loma Caldera et l’abandon soudain du village ont créé des circonstances exceptionnelles qui ont préservé l’architecture, les matériaux organiques et différents objets fabriqués. Ce site archéologique est une fenêtre unique sur le passé qui permet l’interprétation des interactions entre les anciens colons et leur environnement. L’architecture en terre préservée subsiste et, avec le reste de la culture matérielle, forme un contexte unique qui témoigne de la vie quotidienne de communautés préhispaniques à la fin de la période classique.

Intégrité

Le site archéologique de Joya de Cerén préserve différents éléments qui faisaient partie de l’ancien village et qui sont des exemples vivants de la vie quotidienne des habitants de cette époque. Toutes les structures et vestiges matériels dégagés se trouvent à l’intérieur des limites du bien inscrit. Depuis la poterie jusqu’aux champs de culture extensive, les éléments qui caractérisent les communautés agricoles d’Amérique centrale se trouvent à Joya de Cerén, figés dans le temps ; c’est une référence historique pour différents groupes sociaux qui vivent aujourd’hui dans l’État moderne du Salvador. Toutefois, la conservation des vestiges fragiles reste un important problème à résoudre si l’on veut maintenir l’intégrité matérielle du tissu bâti. Il convient de mettre en place des mesures de couverture des structures et d’effectuer des interventions de conservation pour assurer l’intégrité physique du bien à long terme.

Authenticité

Les circonstances de l’ensevelissement du site garantissent l’authenticité absolue des vestiges. Du fait de l’excellente préservation assurée par les cendres, les structures en terre et les méthodes de construction restent visibles et il est facile de définir le plan du village. L’abandon soudain par les villageois a fait qu’ils ont laissé leurs ustensiles et objets quotidiens à leur place, là où ils les utilisaient. Les interventions de conservation devront faire en sorte de continuer à préserver les conditions d’authenticité.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site archéologique de Joya de Cerén est protégé par des lois nationales et des traités internationaux ratifiés par le gouvernement de la République du Salvador. Ce dernier s’est doté de la Loi spéciale pour la protection du patrimoine culturel du Salvador et sa réglementation (Ley Especial de Protección al Patrimonio Cultural en El Salvador y su reglamento). Le bien appartient à l’État depuis 1989 et est actuellement géré par le gouvernement salvadorien, sous la supervision du Secrétariat à la Culture de la Présidence, chargé de la protection, conservation et gestion à long terme du parc et du site.

En raison de la nature du site – en particulier à cause de l’architecture en terre et des matériaux organiques – la conservation est un facteur important de sa protection. Un suivi et des interventions sont effectués constamment et enregistrés par des archéologues et des spécialistes de la conservation du département d’Archéologie (Departamento de Arqueología). Ce département facilite également la recherche scientifique sur le site avec un programme permanent. Le site comporte un Plan de gestion régional et du site. Il conviendra de renforcer la mise en œuvre de ce plan de gestion et d’assurer l’allocation de ressources à cet égard.

La conservation à long terme de l’emplacement du site va exiger l’évaluation d’abris protecteurs et d’autres éléments permettant d’assurer la conservation de l’architecture et l’entretien de l’intégrité physique. Il faudra en outre créer une zone de protection entre la partie centrale du site et l’agglomération contemporaine de Joya de Cerén, au sud du site.

Description longue

Joya de Cerén offre un témoignage remarquable sur la vie quotidienne d'une communauté agricole méso-américaine dans le courant du VIe  siècle, sans parallèle connu dans toute cette région culturelle. Comme Pompéi et Herculanum en Italie, cette communauté de fermiers préhispanique a été enfouie lors d'une éruption volcanique, vers 590 apr. J.-C. Si un tremblement de terre, en avertissant ses habitants du danger, leur a apparemment donné le temps de fuir, les cendres ont conservé leurs biens personnels : leurs outils de jardinage et leurs pots remplis de fèves, leurs matelas et leurs objets de culte, en arrêtant la chronologie du village à cet instant précis. En raison de ses exceptionnelles conditions de conservation, le site offre un aperçu de la vie quotidienne des peuples d'Amérique centrale qui travaillaient la terre à cette époque.

Vers 200 apr. J.-C., les parties centrale et occidentale du territoire moderne de la République d'El Salvador ont été enfouies sous d'épaisses couches de cendres volcaniques crachées par le volcan Ilopango. La région fut alors abandonnée, si bien que l'évolution culturelle de la période maya préclassique y fut interrompue pendant plusieurs siècles, jusqu'à ce que la couche de cendres se soit transformée en un sol fertile.

La zone ne fut réoccupée que vers 400, et le site de Joya de Cerén a été fondé avant la fin du VIe  siècle. Les fouilles étant toujours en cours, nous ignorons encore s'il s'agissait d'un petit village ou d'une agglomération plus étendue. Les structures mises au jour invitent à penser que ses habitants étaient des fermiers.

Peu après, vers 600, Joya de Cerén fut détruite par une éruption de la caldeira de Loma, située à moins de un kilomètre de distance. Bien que l'éruption n'ait affecté que quelque 5 km2 , elle recouvrit complètement cette zone sous 5 à 7 m de cendres volcaniques.

Le site a été découvert au cours de la construction de silos à grain gouvernementaux, en 1976, lorsqu'un bulldozer rencontra fortuitement un édifice construit en argile. Les fouilles, menées sous la direction de Payson D. Sheets (Université du Colorado) en 1978 et 1980, furent interrompues par la guerre civile. Reprises en 1988, elles ont continué depuis.

Douze structures ont été fouillées : des maisons, des entrepôts, des ateliers, des cuisines, un bain de vapeur communautaire et un édifice religieux. Bien que nul reste humain n'ait été retrouvé au cours des fouilles, on pense que Cerén comptait environ 200 habitants. Les édifices forment des ensembles qui comprennent habitations, lieux de stockage, de cuisine et d'artisanat. Parmi les structures plus spécialisées, on note le bain de vapeur, un grand édifice communautaire et deux autres constructions qui ont probablement été utilisées par un sorcier ou par un guérisseur.

L'éruption volcanique fut si soudaine que les objets caractéristiques de la vie quotidienne ont été retrouvés encore en place dans les édifices, tandis que les matières périssables, y compris les plantes, se sont conservées à l'état de moulages en négatif dans les dépôts de cendres. Les objets découverts dans les différents édifices permettent pratiquement de dresser l'inventaire de leur contenu au moment de l'éruption.

Différents champs cultivés, ainsi que de multiples types de plantes, ont également été mis au jour. Ce sont notamment des champs contenant des plants de maïs à différents stades de leur croissance, un jardin potager avec une grande variété de végétaux et un jardin d'agaves (henequén ). Les restes de différents arbres fruitiers, dont le goyavier et le cacao, ont également été découverts.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Aux environs de l'an 200 de notre ère, les parties centrale et orientale de l'actuelle République du Salvador ont été ensevelies sous une épaisse couche de lave du volcan Ilopango. La région fut alors abandonnée et l'évolution culturelle de la période Maya préclassique fut interrompue pendant plusieurs siècles jusqu'à ce que cette couche volcanique se transforme en une terre fertile.

Le repeuplement de cette région n'a pas commencé avant 400 ; le village de Jaya de Ceren a été fondé à la fin du 6ème siècle. Comme les fouilles sont toujours en cours, il est encore difficile de déterminer s'il s'agissait d'un petit village ou d'une grande communauté. Les structures mises à jour laissent à penser que les habitants étaient des fermiers.

Peu après, vers 600 ap. J.C., Jaya de Ceren a été détruit par l'irruption du Loma Caldera, situé à moins d'un kilomètre du lieu d'habitation. Bien que l'irruption n•ait touché que 5 km2, elle recouvrit la totalité de Joya de Ceren sous 5 à 7 rn de lave.

Le site fut découvert au moment de la construction par le gouvernement d'un silo de stockage de céréales en 1976 et qu'un bulldozer mit à jour une structure d'argile. Des fouilles furent entreprises sous la direction du Dr Paysan D. Sheets de l'Université de Colorado en 1978 et 1980. Elles furent interrompues par la guerre civile. Elles reprirent en 1989 et se poursuivent depuis lors.

Source : évaluation des Organisations consultatives