jump to the content

Angkor

Angkor

Angkor is one of the most important archaeological sites in South-East Asia. Stretching over some 400 km2, including forested area, Angkor Archaeological Park contains the magnificent remains of the different capitals of the Khmer Empire, from the 9th to the 15th century. They include the famous Temple of Angkor Wat and, at Angkor Thom, the Bayon Temple with its countless sculptural decorations. UNESCO has set up a wide-ranging programme to safeguard this symbolic site and its surroundings.

Angkor

Angkor est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle : le célèbre temple d’Angkor Vat et, à Angkor Thom, le temple du Bayon orné d’innombrables sculptures. L’UNESCO a mis en œuvre un vaste programme de sauvegarde de ce site symbole et de son environnement.

أنغكور

يمثّل موقع أنغكور أحد أهم المواقع الأثرية في جنوب شرق آسيا. تمتد هذه الحديقة الأثرية على حوالى 400 كم٢ من الأراضي المغطاة جزئياً بالغابات وتزخر بالآثار الرائعة للعواصم المختلفة لإمبراطورية الخمير التي سطع نجمها بين القرن التاسع والقرن الخامس عشر. ومن أبرز هذه الآثار، معبد أنغكور فات الشهير ومعبد بايون، في أنغكور توم، المزيّن بالعديد من المنحوتات. ولقد وضعت اليونسكو برنامجاً واسع النطاق لحماية هذه الموقع الرمزي والبيئة المحيطة به.

source: UNESCO/ERI

吴哥窟

吴哥窟是东南亚最重要的考古学遗址之一。吴哥窟遗址公园占地面积达400多平方公里,包括森林地区,有9至15世纪高棉王国(the Khmer Empire)各个时期首都的辉煌遗迹,其中包括了著名的吴哥寺(Angkor Wat),以及坐落在吴哥索姆(Angkor Thom)以无数雕塑饰品而著称的白永寺庙(Bayon Temple)。联合国教科文组织已经对这一遗址及其周边制定了一项覆盖范围广泛的保护计划。

source: UNESCO/ERI

Ангкор

Ангкор является одним из важнейших археологических объектов в Юго-Восточной Азии. Раскинувшийся на площади, превышающей вместе с лесными массивами 400 кв. км, Ангкорский археологический парк располагает великолепными руинами, сохранившимися от нескольких столиц империи Кхмеров IX–XV вв. Это знаменитый храм Ангкор-Ват, храм Байон в Ангкор-Тхоме с бесчисленными скульптурными украшениями. ЮНЕСКО разработала комплексную программу охраны этого имеющего символическое значение объекта и его окружения.

source: UNESCO/ERI

Angkor

Angkor es uno de los sitios arqueológicos más importantes del Asia Sudoriental. Se extiende por unos 400 km2, cubiertos en gran parte por la selva, y encierra los admirables vestigios de las distintas capitales del Imperio Jémer, que estuvo en su apogeo entre los siglos IX y XIV. Entre esos vestigios destacan el célebre templo de Angkor Vat y el del Bayon, situado en Angkor Thom, que está ornamentado con innumerables esculturas. La UNESCO ha puesto en marcha un vasto programa de salvaguardia de este sitio simbólico y de su entorno.

source: UNESCO/ERI

アンコール

source: NFUAJ

Angkor

Angkor – in het noorden van de provincie Siem Reap in Cambodja – is een van de belangrijkste archeologische sites van Zuidoost-Azië. Het strekt zich uit over ongeveer 400 vierkante kilometer en bestaat uit tal van tempels, kunstwerken (bekkens, dijken, reservoirs, kanalen) en verbindingswegen. Het archeologisch park Angkor bevat de prachtige restanten van de verschillende hoofdsteden van het Khmer Rijk, van de 9e tot de 15e eeuw. De overblijfselen omvatten de beroemde tempel van Angkor Wat en de Bayon tempel in Angkor Thom, met talloze gebeeldhouwde decoraties. Het park wordt bewoond door mensen met voorouders uit de Angkor periode.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Angkor © Ko Hon Chiu Vincent
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

Angkor, dans la province du nord du Cambodge de Siem Reap, est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. Le site s’étend sur environ 400 kilomètres carrés et consiste en une foule de temples, de structures hydrauliques (bassins, digues, réservoirs, canaux) et de routes de communication. Pendant plusieurs siècles, Angkor a été le centre du royaume khmer. Avec des monuments impressionnants, plusieurs différents plans urbains anciens et de grands réservoirs d’eau, le site est une concentration unique de traits témoignant d’une civilisation exceptionnelle. Des temples comme Angkor Vat, le Bayon, Preah Khan et Ta Prohm, exemples par excellence de l’architecture khmère, sont étroitement liés à leur contexte géographique et aussi empreints de signification symbolique. L’architecture et le plan des capitales successives témoignent d’un haut niveau d’ordre et de hiérarchie sociale au sein de l’empire khmer. Angkor est donc un site majeur illustrant les valeurs culturelles, religieuses et symboliques, outre qu’il présente une grande importance architecturale, archéologique et artistique.

Le parc est habité, et de nombreux villages, dont certains des ancêtres datent de la période angkorienne sont dispersés dans le parc. La population pratique l’agriculture et en particulier la riziculture.

Critère (i) : L’ensemble d’Angkor présente l’art khmer depuis ses débuts au 9e siècle jusqu’à son terme au 14e siècle et on y trouve un grand nombre de chefs-d’œuvre artistiques indiscutables (par exemple Angkor Vat, le Bayon, Banteay Srei).

Critère (ii) : L’influence de l’art khmer tel qu’on le voit à Angkor est perceptible dans la plus grande partie de l’Asie du Sud-Est ; on voit le rôle fondamental qu’il a joué dans l’évolution particulière de cette région.

Critère (iii) : L’empire khmer s’est étendu entre le 9e et le 14e siècle sur la majeure partie de l’Asie du Sud-Est ; il a  eu une influence très formatrice sur l’évolution politique et culturelle de la région. Tout ce qui reste de cette civilisation est son riche patrimoine de constructions religieuses de briques et de pierres.

Critère (iv) : L’architecture khmère a évolué à partir du sous-continent indien dont elle s’est rapidement démarquée à mesure qu’elle développait ses propres caractéristiques dont certaines ont mûri de façon indépendante et d’autres en s’inspirant des traditions culturelles voisines. Il en est résulté un nouvel horizon artistique dans les domaines de l’art et de l’architecture orientaux.

Intégrité

L’ensemble d’Angkor englobe tous les principaux édifices architecturaux et systèmes hydrauliques de la période khmère et la plupart de ces « barays » et canaux continuent d’exister. Tous les aspects individuels illustrent le caractère intact du site, reflétant dans une large mesure la splendeur des cités du temps jadis. Toutefois, l’intégrité du site est soumise à deux types de pressions :

  1. les pressions endogènes, exercées par plus de 100 000 habitants se répartissant entre 112 établissements historiques dispersés sur le site, qui essaient constamment d’étendre leurs espaces d’habitation ;
  2. les pressions exogènes, liées à la proximité de la ville de Siem Reap, chef-lieu de la province et plate-forme touristique.
Authenticité

Les précédents travaux de conservation et de restauration à Angkor entre 1907 et 1992, en particulier ceux de l’Ecole française de l’Extrême-Orient (EFEO), de l’Archaeological Survey of India, de l’organisme polonais de conservation PKE et du World Monuments Fund n’ont pas eu d’impact notable sur l’authenticité globale des monuments constituant l’ensemble d’Angkor et ne perturbent pas l’impression générale que donne chaque monument.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien est juridiquement protégé par le Décret royal sur le zonage de la région de Siem Reap/Angkor, adopté le 28 mars 1984, et par la Loi sur la protection du patrimoine naturel et culturel promulguée le 25 janvier 1996, par le Décret royal sur la création de l’Autorité nationale APSARA (Autorité pour la protection du site et la gestion de la région d’Angkor) adopté le 19 février 1995, la décision gouvernementale N° 70 SSR datée du 16 septembre 2004 déterminant le régime foncier du Parc d’Angkor : « Toutes les terres des zones 1 et 2 du site d’Angkor sont des biens publics », et le sous-décret N° 50 ANK/BK sur l’organisation et le fonctionnement de l’Autorité nationale APSARA adopté le 9 mai 2008, qui a spécifiquement prévu l’établissement d’un Département du régime foncier et de la gestion de l’habitat dans le Parc d’Angkor. Pour renforcer et clarifier les codes de la propriété et de la construction dans les zones protégées 1 et 2, des poteaux de délimitation ont été installés en 2004 et 2009 et cette mise en place s’est achevée en 2012.

Depuis 1993, le CIC-Angkor (Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor), créé le 13 octobre 1993, assure la coordination des projets scientifiques, de restauration et de conservation qui se succèdent, exécutés par le gouvernement royal du Cambodge et ses partenaires internationaux. Il assure la cohérence des divers projets, définit, lorsqu’il le faut, les normes techniques et financières et appelle l’attention de  toutes les parties concernées s’il y a lieu. Il contribue aussi à la gestion globale du bien et à son développement durable. La réussite de la conservation du bien par l’Autorité nationale APSARA, suivie par le CIC-Angkor, a été récompensée par le retrait du bien de la Liste du Patrimoine mondial en péril en 2004.

Angkor est un des plus grands sites archéologiques en activité dans le monde. Le tourisme représente un énorme potentiel économique mais il peut aussi générer d’irréparables destructions du patrimoine physique comme du patrimoine immatériel. De nombreux projets de recherche ont été menés depuis le lancement en 1993 du programme international de sauvegarde. Les objectifs scientifiques des recherches (par exemple des études anthropologiques sur les conditions socio-économiques) se traduisent par une meilleure connaissance et compréhension de l’histoire du site et de ses habitants, qui constituent un héritage exceptionnel du patrimoine immatériel. Le but est d’associer la « culture immatérielle » à la mise en valeur des monuments afin de sensibiliser la population locale à l’importance et à la nécessité de sa protection et de sa préservation et d’aider à développer le site, vu qu’Angkor est un site du patrimoine vivant où les Khmers en général et en particulier la population locale sont connus pour être particulièrement conservateurs en ce qui concerne les traditions ancestrales et adhèrent à un grand nombre de pratiques culturelles archaïques qui ont disparu ailleurs. Les habitants vénèrent les divinités des temples et organisent en leur honneur des cérémonies et des rituels comportant des prières et des musiques et danses traditionnelles. De plus, le Parc archéologique d’Angkor est très riche en plantes médicinales, utilisées par la population locale pour traiter les maladies. Les plantes sont préparées et ensuite apportées sur les différents sites des temples pour y être bénies par les dieux. Le temple de Preah Khan est considéré comme une ancienne université de médecine et le temple de Neak Poan comme un ancien hôpital. Ces aspects du patrimoine immatériel sont encore enrichis par les pratiques traditionnelles de tissage et de vannerie et la production de sucre de palme, qui sont matérialisées par des produits vendus sur les marchés locaux et aux touristes, contribuant ainsi au développement durable et aux moyens d’existence de la population qui vit sur le site du Patrimoine mondial et aux alentours.

Une unité de recherche sur le public a été créée en tant qu’instrument de mesure pour déterminer les besoins, les attentes et les comportements des visiteurs afin de formuler des politiques, de suivre leur évolution, d’élaborer une politique de gestion des flux et de promouvoir les sites non connus.

La gestion du site d’Angkor, qui est habité, prend aussi en considération la population visant dans le bien en l’associant à la croissance économique touristique afin de réaliser un développement durable et de réduire la pauvreté.

Deux contributions majeures à l’appui de l’Autorité nationale APSARA  dans ce domaine sont les suivantes :

  1. Le Plan de gestion d’Angkor et le Projet de participation au développement communautaire, coopération bilatérale avec le gouvernement néo-zélandais. Le Plan aide l’Autorité nationale APSARA à réorganiser et renforcer les aspects institutionnels, et le Projet prépare la carte d’utilisation des terres avec une participation expérimentale des communautés et soutient de petits projets concernant le développement du tourisme afin d’améliorer les revenus des villageois habitant les zones protégées ;
  2. Le Cadre de gestion du patrimoine, composé d’un Plan de gestion du tourisme et d’une carte des risques sur les monuments et les ressources naturelles, coopération multilatérale avec le gouvernement australien et l’UNESCO. Les travaux préliminaires d’analyse et de planification tiendront compte de la nécessité de préserver l’atmosphère particulière d’Angkor. Toutes les décisions doivent garantir l’accessibilité physique, spirituelle et affective des visiteurs du site.
Description longue

Angkor est l'un des principaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est. Il renferme les magnifiques vestiges des différentes capitales de l'Empire khmer, qui rayonna du IXe au XVe  siècle. L'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.

Au commencement du IXe  siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVe  siècle.

Différents éléments de la première ville se conformaient au schéma classique d'une capitale khmère : un périmètre fortifié longé par un fossé avec un temple d'État en son centre, fait en brique ou en pierre, et un palais en bois. On y trouvait aussi de nombreuses constructions privées, construites presque entièrement en bois, à l'intérieur de l'enceinte comme à ses abords. Le temple d'État de Roluos, le Bakong, et le temple construit à la mémoire des ancêtres de la dynastie royale, le Preah Ko, ont été édifiés autour de 880. Un autre élément essentiel de la capitale khmère, le grand réservoir d'eau, a été aménagé une dizaine d'années plus tard, avec en son centre un troisième temple construit au nord-est du Roluos, près de la colline de Phnom Bakeng, connue aujourd'hui sous le nom de Baray oriental.

La seconde capitale d'Angkor fut construite par Rajendravarman autour de 960, avec un temple d'État situé à Pre Rup. Il édifia aussi un temple, le Mebon oriental, sur une île artificielle qui se trouvait au centre du Baray oriental, ainsi que le merveilleux temple de Banteay Srei. Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V, abandonna le site de Pre Rup pour un autre emplacement à Ta Kev où il construisit son propre temple d'État, qui fut consacré autour de 1000. Peu de temps après, il fut renversé par Suryavarman Ier , qui ordonna la construction des formidables fortifications qui entourent son palais royal et son temple d'État, le Phimeanakas, ainsi que de celle du grand Baray occidental.

En 1050, son successeur construisit un nouveau temple d'État, plus impressionnant encore, le Baphuon. Les souverains successifs laissèrent peu d'édifices monumentaux, et il faut attendre l'arrivée au pouvoir de Suryavarman II, en 1113, pour que débute la dernière grande phase édilitaire du site. Il est en effet le bâtisseur du plus grand de tous les monuments khmers, Angkor Vat, dédié à Vishnou, et situé à l'intérieur d'une vaste enceinte. La mort de Suryavarman II, survenue vers 1150, fut suivie par une période de luttes intestines et de pressions extérieures qui culminèrent, en 1177, avec le sac d'Angkor par les Cham. La situation fut rétablie par Jayavarman VII, qui célébra son succès militaire en créant encore une nouvelle capitale à Angkor Thorn, et en lançant une campagne de construction sans précédent. Son temple d'État était l'imposant Bayon, dédié à Bouddha.

Un autre élément caractéristique du complexe d'Angkor est le système d'irrigation de toute la région, assuré par de grands réservoirs qui ont permis de développer l'infrastructure économique des différentes capitales khmères.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Au début de 9eme siècle, les deux états qui constituent le Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II qui posait ainsi les fondations de 1'Empire Khmer qui fut pendant près de cinq siècles le plus puissant pouvoir de I 'Asie du Sud-Est. Pendant quelques années, la Cour a résidé au centre du Cambodge, au nord du Tonle Sap (Le grand Lac), la ou un demi-siècle plus tard, le fils de Yasovarman fit édifier Yasodhapura, qui restera la capitale permanente de 1'Empire Khmer jusqu'au 15eme siècle. Plus tard, cette ville recevra le nom d'Angkor (du Sanskrit "nagara" qui signifie capitale).

La première capitale fut Hariharalaya, a la place actuelle de Roluos. Cette première capitale respectait la forme classique des capitales khmeres; elle comprenait certains éléments fondamentaux dont une muraille défensive avec un fosse et en son centre le temple de l'état construit en brique ou en Pierre et le palais construit en bois. Les grands dignitaires de 1'Empire se faisaient également construire, aussi bien à l'intérieur qu'a l'extérieur de l'enceinte, des temples dédiés aux divinités hindous en particulier à Shiva. On y trouvait aussi un grand nombre de constructions laïques presque toutes en bois et elles aussi soit à l'intérieur soit à l'extérieur de l'enceinte. "Bakong", temple de 1'Etat a Roluos et "Preah Ko", temple à la mémoire des ancêtres royaux furent édifiés vers 880. Le grand réservoir, autre trait caractéristique des capitales khmères, fut ajoute une décennie plus tard avec en son centre un troisième temple d'état "Lolei".

Yasodhapura a été construit au nord-ouest de Roluos sur la colline de Phnom Bakang. L'enceinte y est carrée, chaque côté mesure 4 kilomètres, on y trouve également un réservoir qui mesure 7 kilomètres, sur 1,8 kilomètre, il est maintenant dénomme le "Barai oriental". Le temple de l'Etat a été érigé au sommet de la colline de Phnom Bakang vers l'an 900.
Après une courte période pendant laquelle la capitale khmère fut transférée a Koh Ker a quelques kilomètres au Nord-Est d'Angkor, la seconde capitale d'Angkor même a été construite pendant les années 960 et suivantes par Rajendravarman, le temple d'Etat étant à Pre Rup. Cet empereur fit également réaliser un autre temple le "Nebon oriental" situe sur une ile artificielle au centre du "Barai oriental". Le gourou de Rajendravarman a fait construire le charmant temple de Banteay Srei à environ 25 kilomètres au Nord-Est d'Angkor.

Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V délaissa le site de Pre Rup pour une autre dont le temple d'Etat édifié à Ka Tev fut consacré aux environs l'an 1000. Peu après, Jayavarman fut renverse par Suryavarman I à qui l'on doit les remarquables fortifications autour du Palais Royal et du temple de l'état "le Phimeanakas" ainsi que la construction du grand "Batai occidental" dont les dimensions atteignent 8 kilomètres sur 2,5 kilomètres. En 1050, son successeur fit édifier un nouveau temple d'état encore plus impressionnant le "Baphuon", au nord du précèdent.

Les dirigeants suivants laissèrent peu de traces de grands monuments et ce n'est qu'avec Suryavarman II, en 1113, que recommença une autre grande période de construction. Ce souverain est à I 'origine de toutes les plus imposantes constructions khmères - Angkor Vat, situé à l'intérieur d'une grande enceinte et dédie à Vishnu, Thomannon et Chau Say Tevoda.

La mort de Suryavarman II aux environs de 1150 fut suivie d'une période de frictions internes et de pressions externes qui culminèrent en 1177 avec la destruction d'Angkor par les Chama. La situation fut redressée par Jayavarman VII qui célébra ses succès militaires en créant une autre capitale Angkor Thorn et en initiant une politique de constructions d'une ampleur encore jamais atteinte. Son temple d'état est la tour "Bayon" dédiée a Bouddha et parmi les autres monuments du règne de Jayavarman VII on peut citer Ta prohm, Pregh Khan. Ta Som et Banteay Srei.

La magnificence de cette capitale était telle qu'aucun des successeurs de Jayavarman VII ne jugea bon de la remplacer. Aucun non plus ne décida, entre la mort de Jayavarman vers l'an 1200 et la fin de 1'Empire khmer dans la première moitié du quinzième siècle, d'ajouter le moindre grand monument à l'ensemble existant.

Le groupe d'Angkor qui comprend Roluos et Banteay Srei doit être considéré comme un tout dont la construction s'étale sur quelque trois siècles. Des chefs d'œuvres tels le "Bayon" et "Angkor Vat" doivent être vus dans leur contexte et associes aux temples et aux autres constructions en particulier le grand réservoir. 11 est également essentiel de prendre en considération que cette région de jungle entre les divers monuments de briques et de pierres constitue une réserve de trésors archéologiques d'une extrême importance pour l'étude et l'interprétation de la culture khmère. Le système d'irrigation de toute la région, qui fonctionnait à partir des grands réservoirs et sur lequel reposait toute l'infrastructure économique des diverses capitales khmères est un autre élément qui confère une qualité exceptionnelle à l'ensemble d'Angkor.

Source : évaluation des Organisations consultatives