Brève description
Les monuments bouddhiques du Horyu-ji, dans la préfecture de Nara, sont au nombre de 48. Certains édifices construits à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle comptent parmi les plus anciens bâtiments de bois subsistant dans le monde. Chefs-d'œuvre de l'architecture en bois, ils ont marqué une période importante de l'histoire de l'art, illustrant en effet l'adaptation de l'architecture et des plans bouddhiques chinois à la culture japonaise. Ils ont également marqué l'histoire des religions car leur construction coïncide avec l'introduction du bouddhisme au Japon, arrivant de Chine par la péninsule de Corée.
Buddhist Monuments in the Horyu-ji Area
There are around 48 Buddhist monuments in the Horyu-ji area, in Nara Prefecture. Several date from the late 7th or early 8th century, making them some of the oldest surviving wooden buildings in the world. These masterpieces of wooden architecture are important not only for the history of art, since they illustrate the adaptation of Chinese Buddhist architecture and layout to Japanese culture, but also for the history of religion, since their construction coincided with the introduction of Buddhism to Japan from China by way of the Korean peninsula.
Les monuments bouddhiques du Horyu-ji, dans la préfecture de Nara, sont au nombre de 48. Certains édifices construits à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle comptent parmi les plus anciens bâtiments de bois subsistant dans le monde. Chefs-d'œuvre de l'architecture en bois, ils ont marqué une période importante de l'histoire de l'art, illustrant en effet l'adaptation de l'architecture et des plans bouddhiques chinois à la culture japonaise. Ils ont également marqué l'histoire des religions car leur construction coïncide avec l'introduction du bouddhisme au Japon, arrivant de Chine par la péninsule de Corée.
النصب البوذيّة في منطقة أوريو-جي
يصل عدد النصب البوذيّة في أوريو-جي، في محافظة نارا، إلى 48 معبدًا. ويُعتبَر بعض العمارات التي بُنيت في أواخر القرن السابع وفي بداية القرن الثامن من بين أقدم المباني الخشبيّة المُتبقّية في العالم. فهذه التّحف الخشبيّة الهندسة قد تركت بصماتها في الحقبات المهمّة من تاريخ الفن، مصوِّرةً في الواقع، تكيُّف الهندسة والتصاميم البوذيّة الصينيّة مع الثقافة اليابانيّة. كما أثّرت أيضًا في تاريخ الأديان وذلك لأنّ إنشاءَها تزامن ودخول الديانة البوذيّة الآتيّة من الصين إلى اليابان عبر شبه الجزيرة الكوريّة.
Source: UNESCO/BPI
法隆寺地区的佛教古迹
在奈良县的法隆寺地区,约有48座佛教建筑,其中有一些建于公元7世纪末至8世纪初,是世界上现存最古老的木结构建筑。这些木结构建筑杰作的重要性不仅仅在于它们展现了中国佛教建筑与日本文化的艺术融合历史,还在于它们标志着宗教史发展的一个重要时期,因为修建这些建筑的时候正是中国佛教经朝鲜半岛传入日本的时期。
Source: UNESCO/ERI
Буддийские памятники в местности Хорюдзи
В местности Хорюдзи, префектура Нара, находится 48 буддийских памятников. Некоторые относятся к концу VII - началу VIII вв., считаясь одними из старейших в мире деревянных строений, дошедших до наших дней. Эти шедевры деревянной архитектуры имеют большое значение для истории искусства, поскольку они иллюстрируют проникновение китайской буддийской архитектуры и планировки в японскую культуру. Также памятники важны для истории религии, так как их сооружение совпало с приходом буддизма в Японию из Китая через Корейский полуостров.
Source: UNESCO/ERI
Monumentos budistas de la región de Horyu-ji
Los monumentos budistas de la zona de Horyu-ji, situada en la prefectura de Nara, suman 48 en total. Construidas hacia finales del siglo VII o principios del VIII, algunas de las edificaciones de este sitio figuran entre las construcciones de madera más antiguas conservadas hasta la fecha en el mundo. Son obras maestras importantes para la historia del arte, ya que ilustran la adaptación del trazado y la arquitectura budistas de China a la cultura japonesa. También marcan un hito en la historia de las religiones porque su construcción coincidió con la introducción del budismo, que se propagó desde China hasta el Japón pasando por la península de Corea.
Source: UNESCO/ERI
法隆寺地域の仏教建造物
source: NFUAJ
Monuments bouddhiques de la région d'Horyu-ji
© UNESCO
Description longue
Les monuments de la région d'Horyu-ji sont les plus anciens monuments bouddhiques du Japon. Construits quelques années après l'introduction du bouddhisme dans ce pays, ils ont exercé une influence profonde sur son architecture sacrée, et illustrent l'adaptation de l'architecture bouddhique et de la conception du temple chinois à la culture japonaise, ainsi que le développement d'un style autochtone spécifique.
Le bouddhisme a pénétré au Japon depuis la Chine, par la Corée, au milieu du VIe siècle apr. J.-C. Au VIIe siècle, le pieux prince régent Shotoku fonda les centres religieux d'Horyu-ji et de Chugu-ji. Un terrible incendie détruisit les premiers monuments d'Horyu-ji en 670, mais leurs vestiges sont conservés sous le niveau du sol dans l'enceinte connue sous le nom de Wakakusa Garan, au sud-est du temple occidental (Sai-in), qui est plus récent. La reconstruction commença presque immédiatement, et se poursuivit au cours des premières années du VIIIe siècle.
Le temple occidental a été terminé le premier, suivi par le temple oriental (To-in) édifié à la place du palais Ikagura de Shotoku. Le grand complexe sacré suscita la construction de différents monastères (Shi-in). Ceux-ci ne furent d'abord que des communautés de prêtres bouddhiques regroupés autour de salles de lecture, mais ils se transformèrent peu à peu au XIe siècle par la construction de temples, construits par des prêtres et par leurs disciples.
Depuis sa fondation, Horyu-ji a été considéré comme le temple gardien de l'Empire, si bien qu'il bénéficia toujours de la protection de la famille impériale. De plus, le culte du prince Shotoku, qui commença au XIIe siècle, y attira de nombreux pèlerins, si bien qu'Horyu-ji fut toujours magnifiquement entretenu et préservé.
Le site fut presque complètement détruit à la fin du XVIe siècle au cours d'une période de désordres politiques qui n'épargnèrent qu'une pagode à trois étages. Avec la restauration Meiji de 1868, marquée par l'accentuation du rôle du shintoïsme, Horyu-ji commença à décliner. Toutefois, la loi de conservation des sanctuaires et temples anciens (1897), pionnière en son temps, se traduisit par un important effort de restauration, et a conservé depuis toute sa validité dans les principes et les programmes de restauration du Japon.
Le plan d'Horyu-ji se conforme au style architectural chinois de la période des Six Dynasties (Bai-wei : 222-589), avec une organisation relativement asymétrique des édifices. Les édifices ont été construits selon le système des baies chinois, version modifiée de la construction en poteaux et à poutres, avec des consoles complexes qui permettaient de transférer le poids de leurs toits de tuile sur les massives colonnes en bois qui le soutiennent ; le fût de celles-ci présente un renflement savamment calculé, et les consoles sont en forme de nuages.
Le site classé comporte un total de 48 édifices : 21 dans le temple oriental, 9 dans le temple occidental, 17 monastères et autres édifices, et la pagode d'Hokki-ji. Parmi eux, 28 ont été construits avant ou pendant le VIIIe siècle - le Kondo (moitié principale), le Gojunoto (pagode à cinq étages), le Chumon (porte intérieure) et le Kairo (passage couvert) du temple occidental d'Horyu-ji, et le Sanjunoto (pagode à trois étages) d'Hokki-ji. Ils sont à juste titre considérés comme les plus anciens édifices en bois conservés du monde.
Les quatre plus anciens édifices du temple occidental d'Horyu-ji (Sai-in) datent tous de 680-710. Ils sont entourés de constructions secondaires - quartiers d'habitation des prêtres, réfectoires ou portes, par exemple. Quinze édifices du complexe ont été classés comme Trésors nationaux, et six autres comme Biens culturels importants. Deux des édifices du temple oriental d'Horyu-ji (To-in) remontent à la première moitié du VIIIe siècle - le Yumedono (salle principale), remarquable édifice octogonal, et le Denpodo (salle de lecture). Un autre important édifice, reconstruit au XIIIe siècle, est le Raido (salle de prière), qui conserve les cendres du Bouddha. Trois édifices de ce groupe sont des Trésors nationaux, et six autres des Biens culturels importants. Des monastères d'Horyu-ji (Shi-in), dont la plupart remontent aux XIIIe -XIVe siècles, 14 sont classés comme Biens culturels importants. Le Hokki-ji Sanjunoto (pagode à trois étages), dont la construction a été terminée en 705, comme l'indique une inscription, est un Trésor national.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
Le bouddhisme est entré au Japon par la Chine via la Corée au milieu du 6ème siècle de notre ère. Au 7ème siècle, le pieux prince régent Shotoku fonda les centres religieux de Horyu-Ji et Chugu-Ji. Le complexe Hokki-Ji a été fondé plus tard par Yamashiro-No Oe-No o, fils de Shokutu, à la mémoire de son père à l'emplacement du palais princier.
Un incendie détuisit les bâtiments originels d'Horyu-Ji en 670 ; il reste néanmoins des vestiges enfouis dans le sol dans un lieu connu sous le nom de Wakakusa Garan au sud-est du plus récent Temple Ouest (Sai-in). La reconstruction commença presque immédiatement après l'incendie et se poursuivit jusque vers les premières années du Sème siècle. Le Temple Ouest fut le premier terminé suivi par le Temple Est (To-in), édifié à la place du palais Ikaruga de Shotoku. Ces grands Temples attirèrent un bon nombre de monastères (Shi-in) qui, à l'origine, n'étaient que des communautés de prêtres bouddhistes groupées autour de lieux de formation et de réflexion et ce, jusqu'au 11ème siècle où les prêtres et leurs disciples en construisant des temples donnèrent à l'ensemble une dimension plus grande.
Dès sa fondation, Horyu-Ji a été considéré comme le temple gardien de l'empire et à ce titre il a toujours bénéficié de la protection de la famille impériale. En outre, le culte du Prince Shotoku, qui commença au 12ème siècle, attira de nombreux pélerins ce qui eut pour résultat de garantir à Horyu-Ji un entretien et une préservation sans faille. Hokki-Ji fut presque complètement détruit à la fin du 16ème siècle au cours de désordres politiques ; de la construction initiale ne subsiste que la pagode à trois étages.
Avec la retour Meiji en 1868 qui fut accompagné d'un renforcement du Shintoïsme, Horyu-Ji tomba quelque peu dans l'oubli. Cependant, la loi très avant-gardiste de 1S97 portant sur la préservation des anciens temples et lieux de culte lui permit de bénéficier d'un gros effort de restauration, avantage qu'il garde depuis lors dans toutes les politiques et programmes japonais de conservation.
Source : évaluation des Organisations consultatives