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Parc national des Virunga

Menaces pesant sur le bien (1994)

Le Parc national des Virunga a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la dix-huitième session du Comité du patrimoine mondial (1994) à la suite de la guerre au Rwanda voisin et de l'afflux massif de réfugiés de ce pays qui a entraîné une déforestation et un braconnage considérables sur le site. De nombreux membres du personnel du Parc n'avaient pas été payés depuis près d'un an. Le braconnage de la faune sauvage a continué et le personnel ne peut assurer la surveillance le long des 650 km des limites du Parc. La population du village de pêcheurs des environs du lac Idi Amin s'est beaucoup développée, ce qui menace sérieusement l'intégrité du parc. La demande de bois utilisé comme combustible par près d'un million de réfugiés campant à l'intérieur du parc peut être évaluée à 600 tonnes par jour, ce qui amène une important déboisement des basses terres. Heureusement, les gorilles de montagne dont l'habitat est situé à une altitude plus élevée, ont été épargnés jusqu'ici.

En décembre 1996, le Comité du patrimoine mondial a longuement débattu de la situation en République démocratique du Congo et de la tragédie humaine qui s'y déroulait. Le Comité a noté qu'il faudra fournir un effort important dans les dix ans à venir pour réhabiliter et renforcer la gestion du Parc des Virunga et obtenir un soutien local pour en assurer la conservation. Sa décision a été communiquée au HCR et autres organismes engagés dans la gestion du camp de réfugiés à l'intérieur des Virunga et dans ses environs. Le gouvernement national a été informé que le Comité était disposé à coopérer avec l'UICN et d'autres institutions comme la Banque mondiale et à fournir une coopération technique et une assistance en matière de formation afin de lutter au mieux contre les menaces actuelles sur le site.

Historique - Liste du patrimoine mondial en péril

  • 1994