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Parc national de Komodo

Komodo National Park

These volcanic islands are inhabited by a population of around 5,700 giant lizards, whose appearance and aggressive behaviour have led to them being called 'Komodo dragons'. They exist nowhere else in the world and are of great interest to scientists studying the theory of evolution. The rugged hillsides of dry savannah and pockets of thorny green vegetation contrast starkly with the brilliant white sandy beaches and the blue waters surging over coral.

Parc national de Komodo

Ces îles volcaniques sont habitées par une population d'environ 5 700 lézards géants, dont l'apparence et le comportement agressif les ont fait surnommer les « dragons de Komodo ». On ne les trouve nulle part ailleurs et ils présentent un grand intérêt scientifique pour l'étude de l'évolution. Les collines rocailleuses couvertes d'une savane sèche parsemée d'épineux font un extraordinaire contraste avec les plages de sable à l'éclatante blancheur et les vagues bleues se brisant sur les coraux.

المنتزه الوطني في كومودو

تسكن هذه الجزر البركانية مجموعةٌ من حوالى5700 عظاية عملاقة أكسبها مظهرها وتصرفها العدائي لقب "تنانين كومودو". ولا نجدها في أي مكان آخر وترتدي أهمية علمية كبرى في دراسة تطور الكائنات. وتشكل الهضاب المغطاة بسبسب جافّ مزروع بالأشواك تضاربًا مذهلاً مع الشواطئ الرملية بلونها الأبيض الباهر والأمواج الزرقاء التي تتكسر عند الشعاب المرجانية.

source: UNESCO/ERI

科莫多国家公园

这里的火山岛上生活着大约5700只巨大蜥蜴。它们因为外观和好斗而被称作“科莫多龙”,世界其他地方尚未发现它们的生存踪迹。这些蜥蜴引起了研究进化论的科学家们的极大兴趣。这里,干旱的热带大草原上高低不平的山坡,棘手多刺的绿色植被凹地和壮丽的白色沙滩,与珊瑚上涌动的蓝色海水形成了鲜明对照。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Комодо

На этих вулканических островах обитает популяция, состоящая примерно из 5,7 тыс. гигантских варанов, которых за внешний вид и агрессивный нрав прозвали «драконами Комодо». Они больше нигде не встречаются и представляют огромный интерес для развития эволюционной теории. Холмистая сухая саванна и участки зеленеющей колючей растительности сильно контрастируют с ослепительно белыми песчаными пляжами и голубой морской водой, омывающей коралловые рифы.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional de Komodo

En estas islas volcánicas vive una población de unos 5.700 lagartos gigantes, cuyo aspecto y comportamiento agresivo han hecho que se les llame los “dragones” de Komodo. Esta especie de reptiles, que no existe en ningún otro lugar del mundo, presenta un gran interés científico para el estudio de la evolución. Las colinas del parque, cubiertas por una vegetación de sabana seca salpicada de plantas espinosas, contrastan con las playas de deslumbrante arena blanca y las olas de color azul que rompen contra las rocas de coral.

source: UNESCO/ERI

コモド国立公園

source: NFUAJ

Nationaal park Komodo

Dit Nationaal park bestaat uit vulkanische eilanden, bewoond door een populatie van ongeveer 5.700 reusachtige hagedissen. Hun uiterlijk en agressieve gedrag hebben ertoe geleid dat ze de bijnaam ‘Komodo draken’ kregen. Dit is het enige gebied ter wereld waar de hagedissen voorkomen en ze zijn van groot wetenschappelijk belang voor het bestuderen van de evolutietheorie. De robuuste heuvels van droge savanne en gebieden vol met stekelige groene vegetatie, staan in schril contrast met de schitterende witte zandstranden en de blauwe wateren over het koraal. Er welt voedselrijk water op uit de diepere delen van deze archipel, met een rijk rif-ecosysteem als gevolg.

Source : unesco.nl

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Parc national de Komodo © Jan Fritz
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Parc national de Komodo, situé au centre de l’archipel indonésien, entre les îles de Sumbawa et de Flores, est composé de trois îles principales (Rinca, Komodo et Padar) et de nombreuses autres îles plus petites, toutes d’origine volcanique. Situé à la jonction de deux plaques continentales, ce Parc national constitue la « ceinture volcanique active » de la région biogéographique de Wallace, entre les écosystèmes australiens et ceux des îles de la Sonde. Le bien est classé zone prioritaire de conservation au niveau mondial car il abrite des écosystèmes terrestres et marins uniques. Sa surface totale est de 219 322 ha. Le climat sec a provoqué une adaptation spécifique à l’évolution de la flore terrestre très diversifiée – des grandes étendues de savane herbeuse-arborisée à une forêt tropicale décidue (de mousson) et même quasiment à une forêt de brouillard. Les collines accidentées de savane sèche contrastent abruptement avec les plages de sable blanc et les eaux bleues où prolifèrent les coraux.

L’habitant le plus remarquable du Parc national de Komodo est le varan de Komodo – Varanus komodoensis. Ces varans géants, qu’on ne trouve nulle part ailleurs au monde, présentent un grand intérêt scientifique pour l'étude de l'évolution. Plus communément appelés « dragons de Komodo » en raison de leur apparence et de leur comportement agressif, ces varans de Komodo constituent la plus grande espèce vivante de varans, avec une longueur moyenne de 2 à 3 m. Cette espèce est la dernière représentante d’une population relique de grands lézards qui vivaient autrefois en Indonésie et en Australie. En plus de servir de refuge au dragon de Komodo, le Parc abrite de nombreuses autres espèces terrestres intéressantes, comme le mégapode de Reinwardt, un rat endémique et le cerf de Java. Les barrières de corail florissantes de Komodo abritent une grande diversité d’espèces et les forts courants marins attirent les tortues de mer, les baleines, les dauphins et les dugongs.

Critère (vii) : Le Parc national de Komodo présente un paysage contrasté avec des collines accidentées et rocailleuses de savane sèche, des poches de végétation verte et épineuse, des plages de sable à l’éclatante blancheur où les vagues bleues se brisent sur les coraux. C’est sans aucun doute l’un des paysages les plus spectaculaires de toute l’Indonésie. Sa beauté naturelle exceptionnelle est d’autant plus remarquable qu’elle contraste avec la luxuriance dominante de la végétation qui caractérise les vastes étendues boisées de l’Indonésie, et que la plus grande partie du monde associe à l’archipel. Une côte découpée, agrémentée de baies, plages et criques séparées par des promontoires, avec de nombreuses falaises abruptes tombant verticalement dans une mer considérée comme l’une des plus productives du monde, tout cela ajoute à la remarquable beauté naturelle des paysages à la végétation fortement contrastée, qui créent une mosaïque colorée.

Critère (x) : Le Parc national de Komodo contient la majorité des zones mondiales où vivent encore des populations sauvages de varans appelés dragons de Komodo. Cette espèce de varans – les plus grands et les plus lourds du monde – est célèbre par sa taille impressionnante, son apparence agressive, sa capacité à chasser de grands animaux, et sa tolérance à des conditions extrêmement dures. Cette population, estimée à environ 5 700 individus, est répartie dans les îles de Komodo, Rinca, Gili Motong et certaines régions côtières de l’ouest et du nord de Flores.

Parmi les autres espèces de faune enregistrées dans le Parc, on en trouve qui sont caractéristiques de la région zoogéographique de Wallace, notamment sept espèces de mammifères terrestres, dont un rat endémique (Rattus rintjanus) et le macaque crabier (Macaca fascicularis), et 72 espèces d’oiseaux, comme le petit cacatoès à huppe jaune (cacatua sulphurea), le mégapode de Reinwardt (Megapodius reinwardt) et le bruyant polochion casqué (Philemon buceroides). Les récifs de corail qui bordent la côte de Komodo sont variés et luxuriants grâce aux eaux claires, au soleil intense et à l’échange rapide d’eaux riches en nutriments venant des zones plus profondes de l’archipel. La faune et la flore marines sont généralement les mêmes que dans toute la zone Indo-Pacifique, bien que l’on constate une grande diversité d’espèces, notamment des mammifères marins, dont la baleine bleue (Balaenoptera musculus) et le cachalot (Physeter catodon), ainsi que 10 espèces de dauphins, des dugongs (Dugong dugon) et cinq espèces de tortues de mer.

Integrité

Incluant la topographie accidentée du Parc qui témoigne de sa position dans la ceinture volcanique active entre l’Australie et le plateau continental de la Sonde, les limites du Parc national de Komodo en englobent les principales caractéristiques, dont son paysage exceptionnel et les espèces uniques qu’il abrite : le dragon de Komodo, les oiseaux, les mammifères marins, les différentes espèces de récifs de coraux, et bien d’autres. Les limites sont jugées adaptées pour assurer la sécurité des habitats et des principaux processus écologiques de leur préservation. La vaste zone tampon marine qui entoure le Parc est essentielle pour maintenir l’intégrité et le caractère intact du bien et des nombreuses espèces qu’il accueille.

La pêche illégale et le braconnage restent les principales menaces pour les valeurs du bien et son intégrité générale. Le Parc possède une vaste zone tampon marine à l’intérieur de laquelle le personnel de gestion du Parc peut contrôler le genre de pêche autorisé et, dans une certaine mesure, la présence de pêcheurs étrangers à la zone. Cette zone tampon, qui contribue à lutter contre le braconnage des espèces terrestres qui servent de proies aux varans de Komodo, va devenir de plus en plus importante au cours de la protection générale du bien à long terme.

Eléments requis en matière de la protection et de gestion

Le Parc national de Komodo est géré par le gouvernement central indonésien, par le biais de la Direction générale de la Protection des Forêts et de la Conservation de la Nature, qui dépend du Ministère des Forêts. L’histoire de la protection accordée au site remonte à 1938, tandis que la protection officielle a commencé avec le Décret ministériel qui a classé la zone en Parc national de 72 000 ha en mars 1980. Cette zone a été étendue par la suite à 219 322 ha en 1984 pour inclure une extension de la zone marine et la partie continentale de Flores. Incluant la Réserve de faune de Komodo (33 987 ha), la Réserve naturelle de l’île Rinca (19 625 ha), la Réserve naturelle de l’île de Padar (1 533 ha), la Forêt protégée de Mbeliling et Nggorang (31 000 ha), la Réserve de faune de Wae Wuul et Mburak (3 000 ha) et les aires marines environnantes (130 177 ha), la Réserve de biosphère de Komodo a été classée dans le cadre du Programme UNESCO sur l’Homme et la biosphère en janvier 1977. En 1990, une loi nationale a élevé le mandat législatif de la conservation au niveau parlementaire et présidentiel et a sensiblement renforcé les pouvoirs de la base juridique de protection et de gestion.

La gestion et la protection efficaces du Parc, de ses paysages exceptionnels et de ses biotes dépendent du Plan de gestion 2000-2025 et d’un Plan stratégique 2010-2014, qui devront être révisés et actualisés. Ces plans sont importants pour assurer l’efficacité du système de zonage du Parc et garantir la durabilité des écosystèmes du bien. L’autorité de gestion est connue pour concevoir des plans spécifiques pour aider à la prise de décisions de gestion ; ces plans devront être actualisés pour s’adapter aux changements des priorités et des menaces – notamment l’augmentation du nombre de visiteurs et les impacts du tourisme.

Le Parc reçoit un ferme soutien et des ressources du gouvernement central indonésien. En étant une destination touristique connue dans le monde entier, le gouvernement indonésien dispose d’un programme spécifique de gestion de l’écotourisme destiné à promouvoir le Parc au niveau international et à assurer la durabilité des activités touristiques. De plus, pour lutter contre la pêche illégale et le braconnage, des patrouilles régulières des zones marines et terrestres sont effectuées pour faire appliquer la loi ; on a ainsi pu noter une diminution des problèmes et impacts liés à ces activités. Des programmes de sensibilisation et d’autonomisation de la communauté sont mis en œuvre pour faire participer les villageois locaux à l’utilisation durable des ressources naturelles et à la conservation du Parc. L’autorité de gestion du Parc favorise et soutient également la recherche et l’étude sur les caractéristiques biologiques uniques du Parc.

L’augmentation du tourisme et les questions spécifiquement liées au varan de Komodo sont les principaux problèmes de gestion soulignés jusqu’ici. Il convient d’adopter une vision plus large de la gestion pour traiter les questions relatives à l’aire marine du Parc ainsi qu’à d’autres espèces terrestres, afin d’assurer une conservation efficace du bien à long terme. L’attention prioritaire apportée à la diminution des réserves d’espèces constituant des proies pour les dragons de Komodo a eu des résultats assez positifs. Il faudra déployer les mêmes efforts pour résoudre les problèmes des pratiques de pêche dommageables et des impacts sur d’autres espèces uniques vivant dans le périmètre du bien.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The generally steep and rugged topography reflects the position of the national park within the active volcanic 'shatter belt' between Australia and the Sunda shelf. Komodo, the largest island, has a topography dominated by a range of rounded hills oriented along a north-south axis at an elevation of 500-600 m. Relief is steepest towards the north-east, notably the peak of Gunung Toda Klea which is precipitous and crowned by deep, rocky and dry gullies.

The coastline is irregular and characterized by numerous bays, beaches and inlets separated by headlands, often with sheer cliffs falling vertically into the sea. To the east, Padar is a small, narrow island the topography of which rises steeply from the surrounding plains to between 200 m and 300 m. Further east, the second largest island in the park, Rinca, is separated from Flores by a narrow strait a few kilometres wide. As with Komodo and Padar, the coastline is generally rugged and rocky although sandy beaches are found in sheltered bays. The mainland components of the park lie in the rugged coastal areas of western Flores, where surface fresh water is more abundant than on the islands of Komodo, Rinca and Padar. The seas around the islands are reported to be among the most productive in the world due to upwelling and a high degree of oxygenation resulting from strong tidal currents which flow through the Sape Straits. Fringing and patch coral reefs are extensive and best developed in the west- and north-facing areas, the most intact being on the north-east coast of Komodo and the south-west coast of Rinca and Padar.

The predominant vegetation type is open grass-woodland savannah, mainly of anthropogenic origin, which covers some 70% of the park. The dominant savannah tree is lontar palm, which occurs individually or in scattered stands. Tropical deciduous (monsoon) forest occurs along the bases of hills and on valley bottoms. The forest is notable, lacking the predominance of Australian derived tree flora found further to the east on Timor. A quasi cloud forest occurs above 500m on pinnacles and ridges. Although covering only small areas on Komodo Island, it harbours a relict flora of many endemic species. Floristically, it is characterized by moss-covered rocks, rattan, bamboo groves and many tree species generally absent at lower elevations. Coastal vegetation includes mangrove forest, which occurs in sheltered bays on Komodo, Padar and Rinca.

The park is best known for the Komodo monitor, the world's largest living lizard. The population is distributed across the islands of Komodo, Rinca and Gili Motong, and in certain coastal regions of western and northern Flores. Favoured habitat is tropical deciduous forest and, to a lesser extent, open savannah. The mammalian fauna is characteristic of the Wallacean zoogeographical zone, with seven terrestrial species recorded including the endemic rat. Other mammals include primates such as crab-eating macaque. Introduced species, such as rusa deer and wild boar, as well as feral domestic animals including horses and water buffalo, form important prey species for the Komodo monitor. Some 72 species of bird have been recorded, including yellow-crested cockatoo, noisy friar bird and common scrubhen.

Upwelling of nutrient-rich water from deeper areas of the archipelago is responsible for the rich reef ecosystem of which only isolated patches remain due to anthropogenic disturbance. In areas of strong currents, the reef substrate consists of an avalanche of coral fragments, with only encrusting or low branching species. Reefs off the north-east of Komodo have high species diversity. The reefs off Gili Lawa Laut are variable. Notable marine mammals include blue whale and sperm whale, which are occasionally observed, as well as 10 species of dolphin and dugong. Marine reptiles include five species of turtle.

It is thought that the islands have long been settled due to their strategic importance and the existence of sheltered anchorages and supplies of fresh water on Komodo and Rinca. The evidence of early settlement is further supported by the recent discovery of Neolithic graves, artefacts and megaliths on Komodo Island.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

The islands of Komodo, Padar, Rinca and Gili Motong and the surrounding waters were declared a 75,OOOha national park on 6 March 1980 (MOF, 1990). This was extended to 219,322ha in 1984 under Ministerial Decree 46/kpts/VI-Sek/1984 to include an expanded marine area and a section of mainland Flores. The island of Padar and part of Rinca were first protected in 1938 when they were established as nature reserves (Auffenburg, 1981) and extended in 1965 when Komodo Island was gazetted under Ministerial Decree No. 66. Komodo was accepted as a biosphere reserve under the Unesco Man and Biosphere Programme in January 1977.

Source : évaluation des Organisations consultatives