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Parc national de Serra da Capivara

Serra da Capivara National Park

Many of the numerous rock shelters in the Serra da Capivara National Park are decorated with cave paintings, some more than 25,000 years old. They are an outstanding testimony to one of the oldest human communities of South America.

Parc national de Serra da Capivara

Beaucoup des nombreux abris creusés dans le roc du parc national de Serra da Capivara sont ornés de peintures rupestres dont certaines remontent à plus de 25 000 ans. Elles fournissent un témoignage exceptionnel sur l’une des plus anciennes communautés humaines d’Amérique du Sud.

منتزه سيرا دا كابيفارا الوطني

إنّ العديد من المخابئ الصخرية الموجودة في منتزه سيرا دا كابيفارا الوطني مزيّنة برسوم صخرية يرقى بعضها إلى أكثر من 2500 سنة. وهي شهادة حيّة على إحدى المجموعات البشرية الأكثر قدماً في أميركا الجنوبية.

source: UNESCO/ERI

卡皮瓦拉山国家公园

卡皮瓦拉山国家公园内众多岩洞中都发现有岩雕壁画,有些甚至可以追溯到25 000年前。这些壁画是南美洲最古老的人类存在的重要证据。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Серра-да-Капивара

Среди многочисленных скальных укрытий в национальном парке Серра-да-Капивара выделяются пещеры, украшенные росписями, имеющими в ряде случаев возраст более 25 тыс. лет. Они являются выдающимся доказательством существования одной из самых древних человеческих общин на территории Южной Америки.

source: UNESCO/ERI

Parque nacional de la Sierra de Capivara

Los numerosos refugios excavados en las rocas del parque nacional de la Sierra de Capivara estí¡n decorados con pinturas rupestres. Algunas de ellas datan de 25.000 años atrí¡s y constituyen un testimonio excepcional de una de las mí¡s antiguas comunidades humanas de América del Sur.

source: UNESCO/ERI

カピバラ山地国立公園 

source: NFUAJ

Nationaal park Serra da Capivara

Er zijn meer dan 300 archeologische vindplaatsen gevonden in het park dat ligt in de buurt van de stad São Raimondo Nonato. Het grootste deel hiervan bestaat uit rots- en muurschilderingen van zo'n 50.000 tot 30.000 jaar geleden. Ze zijn het overweldigende bewijs van een van de oudste menselijke gemeenschappen van Zuid-Amerika. Bovendien zijn tijdens het ontcijferen van de iconografie van deze rotstekeningen, belangrijke aspecten van religieuze overtuigingen en gebruiken van de toenmalige bewoners ontdekt. De geologische formaties en gevonden resten van dieren tonen aan dat de omgeving in de ijstijd heel anders was dan de huidige semi-aride omstandigheden.

Source : unesco.nl

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Parc national de Serra da Capivara © Nomination File
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Créé en 1979, le Parc national Serra da Capivara couvrait une partie des municipalités de São Raimundo Nonato, São João do Piauí, et Canto do Buriti dans la partie sud-est de l’État de Piauí, région du Nord-Est. En 1994 et 1995 respectivement, les municipalités de Brejo do Piauí et de João Costa ont été séparées de São João do Piauí. La municipalité de Coronel José Dias a été séparée de São Raimundo Nonato en 1992. Ces trois municipalités, ainsi que São Raimundo Nonato, sont partiellement situées dans la zone couverte par le Parc national Serra da Capivara.

Le Parc couvre en effet près de 129,140 ha, pour 214 km de circonférence. Il est situé dans la zone morphoclimatique de la caatinga brésilienne, qui se définit par la multiplicité des formations végétales typiques des régions semi-arides du nord-est du Brésil. Les espèces végétales de la région sont essentiellement caractérisées par la perte de leurs feuilles pendant la saison sèche de mai à septembre, ce qui donne au paysage des teintes argentées. La région est à la charnière de deux grandes formations géologiques : le bassin sédimentaire du Maranhão-Piauí et la dépression périphérique du Rio São Francisco. Elle se caractérise par une grande diversité de végétation de terrain accidenté et de paysages d’une saisissante beauté offrant des perspectives exceptionnelles sur les vallées, montagnes et plaines environnantes.

Cette zone abrite l’un des plus importants ensemble de sites archéologiques des Amériques renfermant des vestiges et des  aretfactsqui ont entraîné une réévaluation radicale des théories traditionnelles fondamentales sur les origines des peuplements humains des Amériques.

On a découvert plus de 300 sites archéologiques dans le Parc, la majorité d’entre eux consistant en peintures rupestres et pariétales datant de 50 000 à 25 000 ans. De nombreux abris-sous-roche du Parc national Serra da Capivara National sont décorés de peintures rupestres, dont certaines ont plus de 25 000 ans. Les analyses et la datation des traces et artefacts découverts dans le Parc national Serra da Capivara contribuent à confirmer la présence millénaire d’êtres humains sur le continent américain et l’importance de ce patrimoine. L’ensemble des sites archéologiques contient des preuves de datation qui ont totalement révolutionné les théories classiques sur les itinéraires d’entrée sur le continent américain de populations humaines passant par le détroit de Béring. Selon les études, la zone actuellement occupée par le Parc national Serra da Capivara a servi de refuge à des chasseurs-cueilleurs, puis à des sociétés agraires utilisant la céramique. Des découvertes faites sur le site archéologique du Boqueirão da Pedra Furada laissent penser que des êtres humains pourraient s’être installés dans la région il y a au moins 50 000 ans, alors que le plus ancien site archéologique qui subsiste avec des traces de peintures rupestre remonte à 10 530 ans. Compte tenu de ces nouvelles constatations, la région représente l’un des plus importants ensembles archéologiques au monde et le bien constitue un témoignage inestimable sur l’une des plus anciennes communautés d’Amérique du Sud.

Critère (iii) : Le Parc national Serra da Capivara représente un témoignage exceptionnel des plus anciennes collectivités ayant peuplé l’Amérique du Sud. Il constitue et préserve le plus vaste ensemble de sites archéologiques et les plus anciens exemples d’art rupestre des Amériques. De plus, l’iconographie de ces peintures nous permet de déchiffrer des informations sur les premiers peuples de la région.

Intégrité

Le bien inscrit possède de très nombreux attributs justifiant sa valeur universelle exceptionnelle. Il est doté d’un réseau de sites qui contribuent à créer une riche collection d’éléments préhistoriques permettant une recherche approfondie sur l’environnement, la faune sauvage, la végétation et les premiers habitants de la région. La création officielle du Parc a permis d’assurer la préservation des sites archéologiques, qui constituent une sorte de testament des anciens lieux de peuplement humains d’Amérique du Sud. Sûrement protégés à l’intérieur des limites clairement définies du parc et de sa zone tampon de 10 km, les sites de cette zone restent efficacement protégés et intacts, aussi bien en termes de préservation de leur intégrité physique que de leur valeur historique et culturelle.

Authenticité

Le Parc national Serra da Capivara contient des preuves de l’établissement de groupes culturels dans cette région depuis des milliers d’années. Ces groupes ont développé avec succès des pratiques et un mode de vie adaptés à l’environnement, ainsi que des expressions culturelles riches et complexes, dont témoignent les œuvres d’art qui subsistent. Cet art rupestre fournit une preuve tangible de la richesse culturelle de ces peuplades précoloniales du Brésil. L’authenticité des divers vestiges archéologiques est incontestable et leur état a été en grande partie préservé grâce aux mesures de conservation mises en œuvre à ce jour.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le Parc national Serra da Capivara est géré en commun par l’Institut brésilien pour l’Environnement et les Ressources naturelles renouvelables (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis – IBAMA), remplacé par l’Institut Chico Mendes pour la Préservation de la Biodiversité – ICMBio, créé en vertu de la loi n° 11516 du 28 août 2007, pour gérer les organismes fédéraux de conservation (Unidade de conservação – UC) à travers le Brésil, et la Fondation-Musée de l’Homme américain (Fundação Museu do Homem Americano – FUMDHAM), ONG engagée dans la recherche scientifique. L’Institut national du Patrimoine historique et artistique (Instituto do Patrimônio Histórico e Artístico Nacional – IPHAN) contribue au suivi, à la supervision et à la conservation du site du patrimoine archéologique, en étroite coopération avec la FUMDHAM. L’Institut Chico Mendes pour la Conservation de la Biodiversité (Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade – ICMBio) et la FUMDHAM sont essentiellement chargés de la gestion, de l’administration, de la surveillance et de la supervision du Parc et de sa zone tampon, ainsi que des initiatives de sensibilisation à l’environnement et d’intégration à la zone entourant le Parc.

Le Parc national Serra da Capivara est protégé aux termes du décret-loi n° 25 de 1937. Il a été officiellement classé patrimoine fédéral par la directive 54 du 16 mars 1993 et est entré à l’Inventaire archéologique, ethnographique et paysager (Livro de Tombo Arqueológico, Etnográfico e Paisagístico) sous le n° d’enregistrement 108, page 70, le 28 septembre 1993. Par le décret 83548 du 5 juin 1979, le Parc national a été créé pour protéger et préserver le patrimoine culturel et écologique de la région. Les sites archéologiques associés sont également protégés selon la loi fédérale 3924 de 1961.

Le maintien des ressources financières et de la coopération internationale est essentiel pour reconduire régulièrement les mesures prévues par le plan de gestion établi par la FUMDHAM en 1991. Ce plan vise essentiellement à retrouver un équilibre entre la protection du patrimoine culturel existant et les composantes écologiques du Parc, ce qui exige un effort constant de suivi et de surveillance, en plus des mesures de conservation des vestiges archéologiques et d’accueil des visiteurs par une infrastructure appropriée. Actuellement, le principal défi à relever est de réaliser un enregistrement progressif des sites d’art rupestre (par photogrammétrie ou métrologie) pour permettre une future recherche, et de poursuivre l’exécution des mesures de conservation. Tout cela est évidemment subordonné au maintien du soutien national et international.

La préservation du Parc national Serra da Capivara et de la zone avoisinante est apparue comme capitale pour l’avenir de la région, en profitant du développement et de l’expansion de l’écotourisme archéologique, important facteur de développement économique local. Le tourisme augmente régulièrement dans cette région depuis la mise en œuvre des premiers projets d’infrastructure, dont le Musée de l’Homme américain.

Pour assurer le maintien de ces efforts, il convient de renforcer le système de gestion durable du Parc national Serra da Capivara, afin de favoriser la coordination stratégique des diverses initiatives lancées par la FUMDHAM et les organismes gouvernementaux associés – dont l’IPHAN et l’ICMBio. De plus, le fait de faciliter l’accès au site et de développer le tourisme, est, entre autres, considéré comme une stratégie susceptible d’assurer les moyens complémentaires nécessaires au maintien et à la préservation de ces lieux pour l’avenir.

Description longue

Beaucoup des nombreux abris sous roche du parc national de Serra da Capivara sont ornés de peintures rupestres, dont certaines remontent à plus de 25 000 ans. Elles fournissent un témoignage exceptionnel sur l'une des plus anciennes communautés humaines de l'Amérique du Sud.

Le parc se situe près de la ville de São Raimondo Nonato, 220 km au sud de Floriano, et à 5 230 km de Teresina ; sa partie principale est le massif de la Serra do Congo et, au centre, la Chapada da Capivara, dans l'État de Piauí.

Plus de 300 sites archéologiques ont été découverts à l'intérieur du parc ; la plupart consistent en peintures rupestres et murales vieilles de 30 000 à 50 000 ans. Certaines formations géologiques, et la paléofaune qui comportait des paresseux géants, des chevaux, des chameaux et des lamas, indiquent que l'environnement de l'âge glaciaire était tout à fait différent de l'actuel, qui est semi-aride.

Le site était probablement habité par les premiers hommes à avoir peuplé le continent américain. Des fragments brisés découverts dans l'abri sous roche de Pedra Furada sont considérés comme les plus anciens témoignages de l'art rupestre en Amérique du Sud ; ils ont été datés entre 26000 et 22000 av. J.-C. En dépit de l'intérêt des nombreux objets archéologiques découverts à cette date, ce site est particulièrement remarquable en raison de ses peintures murales exceptionnelles.

Les abris sous roche du parc national de Serra da Capivara constituent un témoignage précieux des plus anciennes communautés qui ont peuplé l'Amérique du Sud, et conservent les plus anciens exemples d'art rupestre du continent. De plus, l'étude de l'iconographie de ces peintures rupestres, qui est actuellement en cours, révèle des aspects fondamentaux des croyances religieuses et des pratiques de ce peuple.

Sur le plan géologique, cette zone est reliée aux régions de Piauí et du Bom Jesus do Gurgeia, appartenant au bassin nord-est. Sur 180 km de longueur, des falaises dont la hauteur peut atteindre 270 m forment une barrière entre deux zones dont la physionomie est profondément différente : une plaine au sud-est, et des massifs montagneux au nord-est. L'érosion a creusé des canyons et des vallées dans le flanc des montagnes. Ce paysage se caractérise par des montagnes, par des vallées et par des plaines ouvertes. C'est un important bassin hydrique, avec le système de rivières de Riacho Toca da Onca, Riacho Baixo da Lima, Riacho Bom Jesus et de la Gruta do Pinga. Typique de la région semi-aride du nord-est du Brésil, la végétation témoigne de la transition entre la province centrale et celle de l'Atlantique.

Le parc est occupé pour l'essentiel par une brousse épineuse et dense, connue sous le nom de caatinga, avec une prédominance de végétation semi-aride dominée par les plantes grasses, par les arbres et les arbustes épineux à feuilles caduques, résistant à la sécheresse, ainsi que par d'autres végétaux xérophytes. Quelques lambeaux isolés de forêt survivent dans de rares canyons étroits. Cette végétation, qui inclut des espèces résiduelles paléo-endémiques et des familles représentatives de la forêt pluviale qui occupait cette zone au cours de l'âge glaciaire humide, voici 11 000 ans environ, est limitée aux canyons qui retiennent l'humidité au cours de la saison sèche. La Serra de Capivara est reconnue comme l'une des rares zones protégées de la province biogéographique des caatingas, qui inclut une végétation endémique dans le nord-est du Brésil. Elle contient des espèces uniques d'animaux et de plantes inconnues ailleurs. La faune caractéristique est rare dans la brousse épineuse, mais le parc comporte certaines espèces importantes, comme l'ocelot, le chien de buisson, le cavie de roche, le seriema à pattes rouges, et une espèce de lézard de Tropidurus.

Source : UNESCO/CLT/WHC