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Samarkand – carrefour de cultures

Samarkand – Crossroad of Cultures

The historic town of Samarkand is a crossroad and melting pot of the world's cultures. Founded in the 7th century B.C. as ancient Afrasiab, Samarkand had its most significant development in the Timurid period from the 14th to the 15th centuries. The major monuments include the Registan Mosque and madrasas, Bibi-Khanum Mosque, the Shakhi-Zinda compound and the Gur-Emir ensemble, as well as Ulugh-Beg's Observatory.

Samarkand – carrefour de cultures

La ville historique de Samarkand représente un carrefour et un lieu de synthèse des cultures du monde entier. Fondée au VIIe siècle avant l'ère chrétienne sous le nom d'Afrasyab, Samarkand connut son apogée à l'époque timouride, du XIVe au XVe siècle. Les principaux monuments comprennent la mosquée et les médersas du Registan, la mosquée de Bibi-Khanum, l'ensemble de Shah i-Zinda et celui de Gur i-Emir, ainsi que l'observatoire d'Ulugh-Beg.

سمرقند – ملتقى الثقافات

تُعتبر مدينة سمرقند ملتقى ومكانًا يجمع ثقافات العالم بأسره. فهي تأسّست في القرن السابع قبل الميلاد تحت اسم افراسياب وعرفت ذروة ازدهارها في العصر التيموريين الذي امتد من القرن الرابع عشر حتى القرن الخامس عشر وتضم آثاراها الاساسية مسجد رجستان ومدارسها ومسجد بيبي خانوم ومجموعة شاه الزندا ومجموعة غوري الامير، بالاضافة الى مرصد ألُق بك.

source: UNESCO/ERI

处在文化十字路口的撒马尔罕城

撒马尔罕历史名城是世界多元文化交汇的大熔炉,建于公元前7世纪,在公元14世纪至15世纪的贴木尔王朝时期得到了重要发展。撒马尔罕拥有众多著名的古代建筑,如列吉斯坦伊斯兰教神学院、比比·哈内姆大清真寺、贴木尔家族陵墓和兀鲁伯天文台等。

source: UNESCO/ERI

Самарканд – перекресток культур

Древний Самарканд можно определить как «перекресток» и «плавильный котел» многих мировых культур. Основанный в VII в. до н.э. под названием Афрасиаб, наивысший подъем в своем развитии город пережил в XIV–XV вв., во времена правления Тимуридов. Главные достопримечательности Самарканда – три медресе на площади Регистан, соборная мечеть Биби-Ханым, комплекс мавзолеев Шахи-Зинда, мавзолей Гур-Эмир и Обсерватория Улугбека.

source: UNESCO/ERI

Samarcanda - Encrucijada de culturas

La ciudad histórica de Samarcanda fue una encrucijada y un crisol de culturas del mundo entero. Fundada en el siglo VII a.C. con el nombre de Afrasyab, alcanzó su apogeo en los siglos XIV y XV bajo los timúridas. Entre sus principales monumentos destacan la mezquita y las madrazas del Registán, la mezquita Bibi-Khanum, los conjuntos arquitectónicos de Shah i-Zinda y Gur i-Emir, y el observatorio de Ulugh-Beg.

source: UNESCO/ERI

サマルカンド-文化交差路

source: NFUAJ

Samarkand – kruispunt van culturen

De historische stad Samarkand is een kruispunt en smeltkroes van culturen uit de hele wereld. De stad werd gesticht in de 7e eeuw voor Christus als het oude Afrasiab. De meest belangrijke ontwikkelingen maakte Samarkand door van de 14e tot de 15e eeuw tijdens de Timurid-periode. De belangrijkste monumenten in de stad zijn de Registan-moskee en madrassas, de Bibi-Khanu-moskee, de complexen Shakhi-Zinda en Gur-Emir en het Ulugh-Beg’s-observatorium. Hoewel de belangrijkste monumenten goed zijn onderhouden, is een deel van de middeleeuwse kenmerken toch verloren gegaan. Niettemin is er nog steeds een aanzienlijk deel van de stad bewaard gebleven, waaronder een aantal prachtige traditionele huizen.

Source : unesco.nl

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Samarkand - Registan © M & G Therin-Weise
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

La ville historique de Samarkand, située dans une grande oasis de la vallée du Zeravchan, dans le nord-est de l’Ouzbékistan, est considérée comme le carrefour des cultures du monde, avec une histoire qui remonte à plus de deux millénaires et demi. On trouve dans la région des vestiges de peuplement datant de 1 500 avant J.-C., mais la période la plus notable de développement de Samarkand a été la période timouride, du XIVe au XVe siècle, lorsqu’elle a été la capitale du puissant Etat timouride.

La partie historique de Samarkand comprend trois sections. Au nord-est se trouve le site de la ville antique d’Afrosiab, fondée au VIIe siècle avant J.-C. et détruite par Gengis Khan au XIIIe siècle, qui est préservée à titre de réserve archéologique. Les fouilles archéologiques ont mis au jour l’ancienne citadelle et des fortifications, le palais du souverain (construit au VIIe siècle de notre ère, qui contient d’importantes peintures murales) ainsi que des quartiers résidentiels et ceux des artisans. On y trouve aussi les vestiges d’une grande mosquée construite du VIIIe au XIIe siècle.

Au sud, il y des ensembles architecturaux et la ville médiévale de l’époque timouride – XIVe et XVe siècles – qui a joué un rôle fondamental dans le développement de l’urbanisme, de l’architecture et des arts dans la région. La vieille ville contient encore des éléments substantiels de tissu historique, avec des ruelles étroites caractéristiques, articulées en districts dotés de centres sociaux, de mosquées, de madrasas et de logements. Les maisons ouzbeks traditionnelles ont un ou deux étages et les espaces sont groupés autour de cours centrales avec jardin ; construites en terre, les maisons présentent des plafonds en bois peint et des décorations murales. La contribution des souverains timourides à la conception et à la construction des ensembles islamiques a été cruciale pour le développement de l’architecture et des arts de l’islam et a exercé une influence notable dans toute la région, conduisant aux réalisations des Safavides en Perse, des Moghols en Inde et même des Ottomans en Turquie. A l’ouest se trouve la zone qui correspond à l’expansion des XIXe et XXe siècles, c’est-à-dire aux constructions érigées par les Russes dans le style européen. La ville moderne s’étend autour du quartier historique. Cette zone représente la continuité traditionnelle et les qualités qui sont reflétées dans la structure de l’habitat, les petits centres, les mosquées et les maisons. Beaucoup de maisons conservent des intérieurs peints et décorés, groupés autour de cours et de jardins.

Les principaux monuments comprennent la mosquée du Registan et ses madrasas, initialement construites en terre et revêtues de tuiles en céramique décorées, la mosquée et le mausolée de Bibi-Khanum, l’ensemble de Shah i-Zinda, qui contient une série de mosquées, de madrasas et de mausolées, et les ensembles de Gur i-Emir et de Rukhabad ainsi que les vestiges de l’observatoire d’Ulugh-Beg.

Critère (i) : L’architecture et le paysage urbain de Samarkand, située au carrefour d’anciennes cultures, sont des chefs-d’œuvre de la créativité culturelle islamique.

Critère (ii) : Les ensembles de Samarkand, tels la mosquée de Bibi-Khanum et la place du Registan, ont joué un rôle capital dans le développement de l’architecture islamique dans toute la région, de la Méditerranée au sous-continent indien.

Critère (iv) : La ville historique de Samarkand illustre par son art, son architecture et sa structure urbaine les phases les plus importantes de l’histoire culturelle et politique de l’Asie centrale du XIIIe siècle à ce jour.

Intégrité

Les différentes phases historiques du développement de Samarkand, d’Afrosiab à la cité timouride et ensuite aux éléments nouveaux du XIXe siècle, se sont déroulées parallèlement plutôt que par superposition. Ces divers éléments qui reflètent les phases d’expansion de la ville ont été intégrés dans les limites du bien. Le bien inscrit est entouré d’éléments plus récents, dont des parties se trouvent dans la zone tampon. Afrosiab a fait l’objet de fouilles partielles et les parties timouride et européenne de la ville sont conservées en tant que zones urbaines historiques vivantes.

Les principaux monuments listés sont bien entretenus. Certains des aspects médiévaux ont été perdus, comme les remparts de la ville et la citadelle, de même que des éléments des constructions résidentielles traditionnelles, en particulier dans la zone entourant les principaux monuments. Cependant, la ville contient toujours un substantiel tissu urbain de quartiers islamiques traditionnels, avec quelques beaux exemples de maisons traditionnelles. Toutefois, il y a plusieurs facteurs qui peuvent vulnérabiliser l’intégrité du bien et qui requièrent des actions soutenue de gestion et de conservation.

Authenticité

Les ensembles architecturaux de Samarkand ainsi que les vestiges archéologiques d’Afrosiab ont préservé tous les aspects caractéristiques de style et de technique qui ont assuré la continuité des plans spatiaux traditionnels du quartier urbain. Toutefois, des interventions de restauration inadéquates, de même que les problèmes que pose le contrôle des modifications, en particulier la construction de bâtiments modernes, et la modernisation des biens privés ont eu un effet néfaste sur l’authenticité du bien et rendent celui-ci vulnérable aux changements ultérieurs.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le dispositif juridique de sauvegarde du bien est adéquat. La Réserve nationale historique et architecturale de Samarkand a été créée par le Décret du Conseil des ministres de la République d’Ouzbékistan (26 mai 1982). Dans la Réserve, tous les travaux de construction et de mise en valeur sont réalisés conformément aux recommandations de l’Inspection régionale de Samarkand chargée de la préservation et de la restauration des objets du patrimoine culturel.

La responsabilité générale de la gestion des zones protégées relève du Ministère des affaires culturelles et sportives et du gouvernement provincial de Samarkand. Les organes opérationnels qui influencent la conservation et la gestion du bien comprennent le Ministère de la culture et des sports de la République d’Ouzbékistan, le Haut Conseil scientifique pour la préservation et l’utilisation des monuments culturels, les municipalités de la Région de Samarkand et l’Inspection régionale de Samarkand chargée de la préservation et de la restauration des objets du patrimoine culturel. Les décisions concernant les activités de construction/reconstruction dans la Réserve de protection de Samarkand sont prises en consultation avec l’Inspection régionale de Samarkand pour la protection et l’utilisation des monuments ou par le Conseil scientifique pour la préservation et l’utilisation des monuments culturels de Samarkand. Les grands projets sont approuvés au niveau national.

L’Inspection régionale de Samarkand pour la protection et l’utilisation du patrimoine culturel est chargée des activités courantes concernant les monuments telles que l’enregistrement, le suivi, la supervision technique des travaux de conservation et de restauration, ou l’expertise technique des nouveaux projets ; ceux-ci sont exécutés par le Conseil scientifique pour la protection et l’utilisation des monuments de Samarkand, qui joue le rôle de comité de coordination et doit avoir pour principale tâche de réunir toutes les parties intéressées par la conservation et la mise en valeur de Samarkand. Eu égard à la complexité des problèmes auxquels est confronté le bien, le système de gestion du site pourrait être renforcé par une unité opérationnelle.

La mise en œuvre active du Plan de gestion est nécessaire pour améliorer encore la coopération entre les diverses autorités nationales et locales et respecter les normes internationales de conservation. Plusieurs facteurs qui peuvent constituer des menaces pour les conditions d’intégrité et d’authenticité du bien doivent être systématiquement pris en compte par la mise en œuvre d’une stratégie intégrée de conservation, conformément aux normes de conservation internationalement acceptées, ainsi que par l’application de mesures de réglementation. Le système de gestion devra être intégré avec d’autres outils de planification de manière à protéger la matrice urbaine et la morphologie du bien du patrimoine mondial.

Le financement provient du budget de l’Etat, de sources extrabudgétaires et du parrainage. Les ressources nécessaires pour tous les aspects de la conservation et de la mise en valeur du bien doivent être mobilisées pour garantir la continuité du fonctionnement du système de gestion.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The historic town of Samarkand illustrates in its art, architecture and urban structure the most important stages of Central Asian cultural and political history from the 13th century to the present day. Ensembles such as the Bibi Khanum Mosque and Registan Square played a seminal role in the development of Islamic architecture over the entire region, from the Mediterranean to the Indian subcontinent.

Samarkand is a crossroad and melting pot of the world's cultures. Founded in the 7th century BC as ancient Afrosiab, Samarkand had its most significant development in the Timurid period from the 14th to 15th centuries. Located on the crossroads of the great trade routes that traversed Central Asia, Samarkand has a multi-millennial history. Archaeological excavations have brought to light the remains of settlements from the first half of the 1st millennium BCE. Afrosiab had a strategic location at the time of the formation of the first large states in Central Asia, such as Khorezm, Bactria and Sogd, and it was the capital of Sogdiana. It was part of the Achaemenid Empire (6th-4th centuries BC) and that of Alexander the Great (4th century BC). The city became prosperous and an important centre of silk trade in the 2nd century AD.

The city was part of a Turkish kingdom in the 6th century, and was conquered by Kuteiba-ibn-Muslim in 712 CE, starting the penetration of Islamic culture into the region. The Arabs rulers turned the ancient temples into mosques, administrative centres, places of learning, courts, and treasuries. The Samanids of Iran occupied the place from the 9th to 10th centuries and Turkic peoples from the 11th to 13th centuries; it was part of the Kingdom of Khwarezm in the 13th century, until it was devastated by the Mongol invasion of Genghis Khan in 1220. The city emerged as a major centre through the efforts of Timur the Lame (Tamerlane, c . 1336-1405). It was rebuilt on its present site, south-west of Afrosiab, and became the capital of Timur's powerful state and the repository of the material riches from conquered territories that extended from Central Asia to Persia, Afghanistan, and India. It remained a cultural capital of the Timurids until the reign of Ulugh Bek (1409-49) and his successors. Timur built a citadel, the Blue Palace (Kuk-Saray), and other important buildings. The period was characterized by a new synthesis of arts; local traditions were influenced from other regions of the empire (Persian Khorasan, Khorezm). The eastern gates of the town linked with the city centre, known as Registan Square, where Ulugh Bek started building a major complex in 1447.

In the 16th century, during the Uzbek occupation (1500), Samarkand gradually lost its earlier importance, although some notable construction works were still undertaken in the 17th century. In 1868 the Russians conquered Samarkand, making it a provincial capital (1887) and thus reviving its economy. The Caspian Railway came to the town in 1888, linking European Russia and Central Asia and reinforcing the role of Samarkand as an important trade centre. Russia constructed schools, churches, and hospitals, and the western part of Samarkand was redeveloped according to current town planning ideas. The period, however, also led to the destruction of the city walls and gates, as well as of several monuments, such as Timur's citadel. At the beginning of the 20th century the city included three main sectors: the archaeological area of the ancient city (Afrosiab), the medieval Timurid city, and the modern city, which was the capital of the Uzbek SSR from 1924 to 1930 and later an administrative centre.

The World Heritage site consists of series of monuments, the most important of which are the Shakhi-Zinda ensemble, Hazrat-Hizr Mosque, and remains of the city walls in the Afrosiab archaeological area; the Bibi-Khanum ensemble; the Registan ensemble; the ensembles of Gur-Emir and Rukhabad; Ulugh-Bek's Observatory; the ensembles of Abdi-Darun and Ishrat-khona; and the City Garden ensemble in the 19th-century town.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Située au carrefour des grandes routes commerciales qui traversaient l'Asie centrale, Samarkand est une cité plusieurs fois millénaire. Les fouilles archéologiques dans la Samarkand d'aujourd'hui ont mis au jour des vestiges de peuplements datant de la première moitié du premier millénaire avant notre ère. L'ancienne Afrasyab (prédécesseur de Samarkand) s'élève à un endroit stratégique, à l'époque de l'établissement des premières formations étatiques en Asie centrale, comme Khorezm, Baktria et Sogd, et elle fut la capitale de Sogdiane. Elle fait partie de l'empire achéménide (du VIe au IVe avant notre ère) et de celui d'Alexandre le Grand (IVe siècle avant notre ère). Située au croisement de routes commerciales en provenance de Chine, d'Afghanistan, d'Iran, d'Inde, du Caucase, la ville prospère, et devient un axe majeur dans le commerce de la soie au IIe siècle de notre ère. Au VIe siècle, la ville fait partie d'un royaume turc, puis est conquise par Kuteiba-ibn-Muslim en 712 après J.-C. ; c'est là que commence la pénétration de la culture islamique dans l'Ouzbékistan actuel (Maverannahr ou Transoxiane). Les souverains arabes transforment les anciens temples en mosquées, en centres administratifs, en écoles, en tribunaux et en salles du trésor.

Les Samanides d'Iran occupent la ville du IXe au Xe siècle, les Turcs du XIe au XIIIe siècle ; elle fait partie du royaume de Khorezm au XIIIe siècle, jusqu'à ce qu'elle soit dévastée par l'invasion mongole de Genghis-Khan en 1220. La ville commence à jouer un rôle majeur grâce aux efforts de Timur Lang (Tamerlan) (1369-1404) ; elle est reconstruite sur le site actuel, au sud-ouest d'Afrasyab, devenant la capitale du puissant État de Timur et la gardienne des richesses matérielles prises aux territoires conquis, qui s'étendent de l'Asie centrale à la Perse, l'Afghanistan et l'Inde. Elle demeure la capitale culturelle des Timurides jusqu'à la fin du XVe siècle, sous le règne d'Ulugh beg (1409-1449) et de ses successeurs. Timur y construit une citadelle, le Kuk-Saray (palais bleu) et d'autres édifices importants. La période se caractérise par une nouvelle synthèse des arts ; les traditions locales subissent l'influence d'autres régions de l'empire (Khorasan perse, Khorezm), ce qui aboutit à la construction de grands ensembles religieux : la mosquée de Bibi-Khanum face aux grandes portes de la ville, le complexe de Gur i-Emir, et le « mausolée d'Emir » près du palais de Muhammad Sultan. Les portes orientales de la ville donnent sur le centre ville, connu sous le nom de Registan, la place de Sable, où Ulugh beg entame la construction d'un immense complexe en 1447.

Au XVIe siècle, sous l'occupation ouzbek (1500), Samarkand devient le khanat de Boukhara, et perd progressivement son importance de jadis, en dépit de travaux de construction notables entrepris au XVIIe siècle. Parmi ceux-ci, la madrasa de Shir-Dor édifiée par Yalandtush Bahadur sur la place du Registan, face à la médersa d'Ulugh beg, suivi de la médersa Tilla Kari, une nouvelle mosquée du vendredi, pour parachever l'ensemble. Au XVIIIe siècle, la ville connaît un grave déclin économique.

En 1868, les Russes conquièrent Samarkand, en font une capitale provinciale (1887), et insufflent ainsi un nouvel essor à son économie. Le chemin de fer caspien entre dans la ville en 1888, reliant la partie européenne de la Russie à l'Asie centrale, et renforce une fois encore le rôle de Samarkand en tant qu'important pôle commercial. L'administration russe bâtit des écoles, des églises et des hôpitaux, et la partie occidentale de Samarkand est redéveloppée d'après les idées urbanistiques du moment. Cependant, cette époque voit également la destruction des remparts et des portes de la ville, ainsi que de plusieurs monuments comme la citadelle de Timur. Au début du XXe siècle, la ville comprend ainsi trois grands secteurs, les uns à côté des autres : la zone archéologique de l'ancienne ville (Afrasyab), la ville timuride médiévale et la ville moderne construite à partir des années 1870. Elle est la capitale de la république socialiste soviétique d'Ouzbek de 1924 à 1930, et plus tard un pôle administratif.

Source : évaluation des Organisations consultatives