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Ensemble de Borobudur

Borobudur Temple Compounds

This famous Buddhist temple, dating from the 8th and 9th centuries, is located in central Java. It was built in three tiers: a pyramidal base with five concentric square terraces, the trunk of a cone with three circular platforms and, at the top, a monumental stupa. The walls and balustrades are decorated with fine low reliefs, covering a total surface area of 2,500 m2. Around the circular platforms are 72 openwork stupas, each containing a statue of the Buddha. The monument was restored with UNESCO's help in the 1970s.

Ensemble de Borobudur

Ce célèbre temple bouddhique datant des VIIIe et IXe siècles est situé dans le centre de Java. Il est construit sur trois niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées concentriques, surmontée d'un tronc de cône (trois plate-formes circulaires) et couronnée d'un stupa monumental. Les murs et les balustrades sont ornés de bas-reliefs couvrant une surface totale de 2 500 m2. Bordant les plate-formes circulaires, 72 stupas ajourés abritent autant de statues du Bouddha. Le temple a été restauré avec le concours de l'UNESCO dans les années 1970.

مجمّع بوروبودور

يقع هذا المعبد البوذيّ الشهير الذي يرقى إلى القرنين الثامن والتاسع في وسط جافا. وهو مبنيّ بثلاث طبقات: قاعدة هرميّة تتضمن خمس مصاطب مربّعة ومتراكزة، يعلوها جذع مخروط (ثلاث منصات دائرية) وتتوجها أُسطبة ضخمة. أما الجدران والدرابزين، فمزينة بنُقيشات تغطي مساحة إجمالية تقدر بـ 2500 م2. وتحيط بالمنصات الدائرية 72 أسطبة مخرّمة تحوي العدد نفسه من تماثيل بوذة. وقد تم ترميم المعبد بمساهمة من اليونسكو في سبعينيات القرن العشرين.

source: UNESCO/ERI

婆罗浮屠寺庙群

这座著名的佛教圣殿,建于公元8世纪至9世纪,位于爪哇岛中部。整个建筑分为三层。基座是五个同心方台,呈角锥体;中间是三个环形平台,呈圆锥体;顶端是佛塔。四周围墙和栏杆饰以浅浮雕,总面积2500平方米。围绕着环形平台有72座透雕细工的印度塔,内有佛龛,每个佛龛供奉一尊佛像。该遗址在联合国教科文组织的援助下于20世纪70年代得以重建。

source: UNESCO/ERI

Храмовый комплекс Борободур

Известный буддийский храм, датируемый VIII-IX вв., находится в центре острова Ява. Он имеет три яруса: пирамидальное основание с пятью квадратными концентрическими террасами, основной конус с тремя круглыми платформами и монументальная «ступа» наверху. Стены и балюстрады украшены прекрасными барельефами, имеющими общую площадь 2,5 тыс. кв. м. Вокруг круглых платформ размещены 72 отдельных «ступы», каждая – со статуей Будды. В 1970-х гг. памятник был реставрирован с помощью ЮНЕСКО.

source: UNESCO/ERI

Conjunto de Borobudur

Situado en el centro de la isla de Java, este célebre templo budista fue construido en los siglos VIII y IX. Su edificio comprende tres niveles: una base piramidal con cinco terrazas cuadradas concéntricas; una parte central en forma de cono truncado con tres plataformas circulares; y un remate formado por una estupa monumental. Las paredes y las balaustradas están ornamentadas con bajorrelieves que cubren una superficie total de 2.500 m2. En torno a las plataformas circulares hay 72 estupas ahuecadas con otras tantas estatuas de Buda. Este monumento fue restaurado en el decenio de 1970 con ayuda de la UNESCO.

source: UNESCO/ERI

ボロブドゥル寺院遺跡群

source: NFUAJ

Borobudur tempelcomplex

Deze beroemde boeddhistische tempel uit de 8ste en 9de eeuw, ligt in het centrum van Java. Het tempelcomplex werd gebouwd op drie niveaus: een piramidale voet met vijf concentrische vierkante terrassen, de stam van een kegel met drie ronde platforms en aan de top een monumentale stoepa. De muren en balustrades zijn versierd met fijne, lage reliëfs en beslaan een totale oppervlakte van 2.500 vierkante meter. Rondom de ronde platformen zijn 72 opengewerkte stoepa's, die elk een standbeeld van Boeddha bevatten. Het monument werd in de jaren ’70 van de vorige eeuw gerestaureerd met behulp van UNESCO.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

L’ensemble de Borobudur, qui est un des plus grands monuments bouddhiques du monde, a été bâti aux VIIIe et IXe siècles durant le règne de la dynastie Syailendra. Il se trouve dans la vallée de Kedu, dans la partie sud du centre de Java, au centre de l’île de Java, en Indonésie.

Le temple principal est un stupa construit en trois niveaux autour d’une colline qui était un centre naturel : une base pyramidale comportant cinq terrasses carrées concentriques, la base d’un cône comptant trois plates-formes circulaires et, au sommet, un stupa monumental. Les murs et balustrades sont décorés de bas reliefs finement sculptés, couvrant une surface totale de 2,520 m2. Autour des plates-formes circulaires il y a 72 stupas ajourés contenant chacun une statue de Bouddha.

La division verticale du temple de Borobudur en base, corps et superstructure s’accorde parfaitement avec la conception de l’univers dans la cosmologie bouddhiste. Selon celle-ci, l’univers est divisé en trois sphères superposées, kamadhatu, rupadhatu et arupadhatu, représentant respectivement la sphère des désirs dans laquelle nous sommes esclaves de nos désirs, la sphère des formes dans laquelle nous abandonnons nos désirs mais restons assujettis au nom et à la forme, et la sphère du détachement des formes où il n’y a plus ni nom ni forme. Dans le temple de Borobudur, le kamadhatu est représenté par la base, le rupadhatu par les cinq terrasses carrées et l’arupadhatu par les trois plates-formes circulaires et le grand stupa. Le tout révèle une combinaison unique des idées très centrales du culte des ancêtres, lié à l’idée d’une montagne en terrasses, avec le concept bouddhiste d’atteinte du Nirvana.

Le temple doit aussi être considéré comme un monument dynastique remarquable de la dynastie Syailendra qui régna sur Java durant cinq siècles environ, jusqu’au Xe siècle.

L’ensemble de Borobudur comprend trois monuments : le temple de Borobudur et deux petits temples situés à l’est sur un axe droit menant a Borobudur. Ces deux temples sont ceux de Mendut, dont la représentation de Bouddha est un formidable monolithe accompagné de deux Boddhisattvas, et le temple de Pawon, plus petit, dont l’intérieur ne révèle pas quelle divinité on y aurait révérée. Ces trois monuments illustrent des phases du parcours conduisant au Nirvana.

Le temple a été utilisé comme temple bouddhique de sa construction à une époque se situant entre le Xe et le XVe siècle, à laquelle il a été abandonné. Depuis sa redécouverte au XIXe siècle et sa restauration au XXe siècle, il a retrouvé le statut de site archéologique bouddhique.

Critère (i) : L’ensemble de Borobudur, avec sa pyramide à niveaux, sans toit, composée de dix terrasses supposées couronnée par un grand dôme en forme de cloche, est un mariage harmonieux associant stupas, temple et montagne qui est un chef-d’œuvre de l’architecture et des arts monumentaux bouddhiques.

 

Critère (ii) : L’ensemble de Borobudur est un exemple remarquable de l’art et de l’architecture indonésiens entre le début du VIIIe siècle et la fin du IXe siècles qui ont exercé une influence considérable sur la renaissance architecturale entre le milieu du XIIIe siècle et le début du XVIe siècle.

Critère (vi) : Disposé en forme de lotus, fleur sacrée de Bouddha, l’ensemble de Borobudur est une matérialisation exceptionnelle de la conjonction de l’idée très centrale du culte autochtone des ancêtres et du concept bouddhiste d’atteinte du Nirvana. Les dix terrasses ascendantes de l’édifice correspondent aux étapes successives que le Bodhisattva doit franchir avant d’atteindre le Nirvana.

Intégrité

L’ensemble comprend les trois temples incluant l’axe imaginaire qui les relie. Bien que les liens visuels n’existent plus, la relation dynamique entre les trois monuments, le temple de Borobudur, le temple de Mendut et le temple de Pawon, est préservée.

La principale menace qui pèse sur l’ensemble vient du développement, qui pourrait compromettre l’extraordinaire relation entre le monument principal et son environnement au sens large et pourrait aussi affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien. L’accès au bien a déjà été dans une certaine mesure compromis par une réglementation foncière insuffisante.

Le tourisme exerce aussi une pression considérable sur le bien et son environnement.

On constate une accélération de la détérioration de la pierre du monument, dont il faudrait des recherches supplémentaires pour déterminer la cause. Quelques dommages sont aussi été causés par les visiteurs laissés sans surveillance.

L’éruption du Mont Merapi est aussi considérée comme une des menaces potentielles en raison de ses dépôts de cendres acides, comme cela est arrivé en 2010.

Authenticité

Les matériaux d’origine ont été utilisés pour reconstruire le temple en deux étapes au XXe siècle : après le début du siècle et plus récemment (1973-1983). Ces matériaux sont ceux qui ont essentiellement été utilisés, avec quelques ajouts pour consolider le monument et assurer un drainage approprié, ce qui n’a pas eu d’impact néfaste sur la valeur du bien. Bien que l’état actuel du temple de Borobudur soit le résultat de restaurations, il restait plus de matériaux d’origine que nécessaire pour rendre possible la reconstruction.

Aujourd’hui, le bien pourrait servir de site de pèlerinage bouddhiste. Son atmosphère générale est cependant compromise dans une certaine mesure par le défaut de contrôle des activités commerciales et la pression résultant de l’absence de stratégie adéquate de gestion du tourisme.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La protection du bien est assurée par la Loi indonésienne N° 11/2010 relative au patrimoine culturel et au paysage culturel environnant ; elle est mise en œuvre au titre d’une Zone stratégique nationale et du Plan de gestion de l’espace par le Ministère des travaux publics conformément à la Loi relative à la gestion de l’espace N° 26/2007 et au Règlement N° 26/2008 relatif à la planification de l’espace national, et elle fera en outre l’objet d’un autre règlement présidentiel relatif à la gestion de la Zone stratégique nationale de Borobudur qui est actuellement élaboré par le Ministère des travaux publics.

Le cadre juridique et institutionnel de la gestion effective du bien est défini par le Décret présidentiel N° 1 de 1992. Les zones établies pour les biens du patrimoine mondial relèvent respectivement de la responsabilité du Bureau de conservation du patrimoine de Borobudur, rattaché au Ministère de l’éducation et de la culture, de l’institut public PT. Taman Wisata Candi Borobudur, rattaché au Ministère des entreprises, et des autorités locales (régence de Magelang, province de Java central). Une étude a été réalisée sur la gestion intégrée du temple de Borobudur ; cette étude porte sur l’écosystème, les aspects sociaux et culturels, l’écotourisme, le partenariat public-privé et une étude de faisabilité organisationnelle. Cette étude doit servir de base à une approche de la gestion des visiteurs qui reste à élaborer.

Afin de garantir la compatibilité entre le décret présidentiel de 1992 et le système de zonage du Plan directeur de la JICA de 1972 indiqué dans le dossier de candidature à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial, et pour renforcer la réglementation relative au développement, un nouveau Règlement présidentiel est actuellement formulé par un Conseil de coordination (14 ministères et autorités locales ainsi que des représentants des communautés locales) et en formalisant le rôle du Conseil de gestion proposé dans les zones élargies. De plus, la protection du bien a été assurée par la contribution financière régulière du budget national.

Des programmes de suivi ont été exécutés pour suivre l’accélération de la détérioration de la pierre de l’édifice ainsi que les dommages causés par les visiteurs laissés sans surveillance. Une recherche est menée pour déterminer l’impact à long terme des dépôts de cendres acides résultant de l’éruption du Mont Merapi afin de prévoir de nouvelles mesures de protection et de conservation du bien. De plus, un plan de préparation aux risques sera formulé en 2012.

Le Bureau de la conservation du patrimoine de Borobudur a conduit des programmes de développement communautaire ciblant en particulier les jeunes pour les sensibiliser. Afin d’améliorer et d’autonomiser les membres de communauté locale en tant que guides spécialisés du temple de Borobudur, plusieurs programmes de formation ont été dispensés. Le développement communautaire lié au secteur économique (petites entreprises produisant des articles d’artisanat traditionnel, des produits d’alimentation, etc.) a déjà été conduit par les municipalités de la régence de Magelang et de la province de Java central.

Description longue

Borobudur est l'un des plus importants monuments bouddhiques au monde. Fondé par un roi de la dynastie de Saliendra, il a été construit pour célébrer la gloire du Bouddha, mais aussi celle de son fondateur, qui était un véritable roi-bodhisattva. On pense que le nom de Borobudur dérive du sanscrit vihara Buddha uhr, qui signifie « le monastère bouddhique sur la colline ». Le temple de Borobudur se trouve à Muntilan, Magelang, à environ 42 km de la ville de Yogyakarta.

Ce temple colossal a été construit entre 750 et 842 apr. J.-C., avant celui d'Angkor Vat au Cambodge, et quatre siècles avant le début des travaux des grandes cathédrales en Europe. Nous sommes peu informés sur son histoire ancienne, mais nous savons qu'une foule de travailleurs s'est employée, dans la chaleur accablante et moite de la forêt tropicale, à tailler et transporter ses quelque 60 000 m3 de pierre. Au commencement du XIe siècle, du fait de la situation politique dans la partie centrale de Java, les monuments sacrés de cette zone, y compris le temple de Borobudur, furent totalement abandonnés et commencèrent à se dégrader. Le sanctuaire subit d'importants dégâts à l'occasion d'une éruption volcanique, et sous l'action de différents facteurs naturels. Le temple ne fut redécouvert qu'au XIXe siècle. Une première campagne de restauration, dirigée par Theodor van Erp, a été entreprise à l'extrême fin de ce siècle ; une seconde a été menée plus récemment (1973-1982).

Fusion harmonieuse de stupas, du temple-montagne et du diagramme rituel (mandala), ce complexe sacré a été construit sur différents niveaux autour d'une colline qui forme son centre naturel. Le premier niveau au-dessus de sa base comporte cinq terrasses carrées, dont la taille décroît progressivement vers le haut, et qui forment la base de la pyramide. Au-dessus de ce niveau, trois plates-formes circulaires concentriques sont couronnées par le stupa principal, accessible par des escaliers. La base et les balustrades qui délimitent les terrasses carrées sont décorées de reliefs en pierre sculptés qui illustrent différentes phases de la progression de l'âme vers la rédemption, ainsi que des épisodes de la vie du Bouddha. Les terrasses circulaires sont décorées de non moins de 72 stupas ouverts, dont chacun contient une statue de Bouddha.

Sur le plan stylistique, l'art de Borobudur est tributaire d'influences indiennes (styles gupta et postgupta). Les murs de Borobudur sont sculptés de bas-reliefs qui couvrent une longueur totale de 6 km. On le considère comme le plus grand et le plus complet des ensembles de reliefs bouddhiques au monde ; son niveau artistique est inégalé, et chacune de ses scènes constitue un véritable chef-d'œuvre. Les reliefs narratifs des murs principaux se lisent de la droite vers la gauche, ceux de la balustrade de la gauche vers la droite, comme le veut le Pradaksina, la circumambulation rituelle effectuée par les pèlerins dans le sens des aiguilles d'une montre, en conservant le sanctuaire sur leur droite.

Les reliefs karmawibangga sur lesont consacrés à la loi du Karma. La série de Lalitavistara ne présente pas une biographie complète du Bouddha : à partir du ciel d'Hushita elle se termine avec son sermon dans le parc aux Daims, près de Bénarès. Les histoires jataka racontent la vie de Bouddha avant sa naissance comme prince Sidharta. Les Awadana sont semblables aux Jataka, mais la figure principale n'est par le Bodhisattva, et les épisodes de sainteté sont relatifs à d'autres personnages légendaires.

Ces récits sont regroupés dans les Dvijavadana (Glorieux actes célestes) et les Awadana Sataka (les cent Awadana). Les vingt premiers panneaux de la série inférieure de la première galerie représentent le Sudhanakumaravadana. La série de reliefs qui couvre le mur de la seconde galerie est consacrée à l'errance infatigable de Sudhana en quête de la Sagesse éminemment parfaite. L'histoire se poursuit sur le mur et la balustrade de la troisième et de la quatrième galerie. Ses représentations sur plus de 460 panneaux se fondent sur un texte sacré nahayana, le Gandavyuha, tandis que les scènes finales dérivent d'un autre texte, le Badracari.

Source : UNESCO/CLT/WHC