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Baie Shark, Australie occidentale

Shark Bay, Western Australia

At the most westerly point of the Australian continent, Shark Bay, with its islands and the land surrounding it, has three exceptional natural features: its vast sea-grass beds, which are the largest (4,800 km2) and richest in the world; its dugong (‘sea cow’) population; and its stromatolites (colonies of algae which form hard, dome-shaped deposits and are among the oldest forms of life on earth). Shark Bay is also home to five species of endangered mammals.

Baie Shark, Australie occidentale

Située à l’extrémité ouest du continent australien, la baie Shark, avec ses îles et les terres qui l’entourent, possède trois caractéristiques naturelles exceptionnelles : ses vastes herbiers marins, les plus étendus (4 800 km²) et les plus riches du monde, sa population de dugongs, ou « vaches marines », et ses stromatolites, colonies d’algues qui édifient des monticules et sont parmi les plus anciennes formes de vie sur terre. La baie Shark abrite en outre cinq espèces de mammifères menacées.

شارك باي، أستراليا الغربية

يقع الخليج على الطرف الغربي للقارة الأسترالية بجزره والأراضي التي تحيط به وله ثلاث سمات طبيعية واستثنائية: مساحات الأعشاب البحرية الواسعة وهي الأوسع (4800 كلم مربع) والأغنى في العالم، ومجموعة الدودنغ (البقرة البحرية)، والستروماتوليت أو مستوطنات الطحالب المائية التي تشكّل تلالاً وهي من أقدم أنواع الحياة على سطح الأرض. يضمّ شارك باي خمسة أجناس من الثدييات المهددة بالإنقراض.

source: UNESCO/ERI

西澳大利亚鲨鱼湾

此鲨鱼湾位于澳洲大陆最西端,由许多岛屿及周边陆地组成,有三个独具一格的自然特点:拥有世界上最大的海床(4800平方公里)和最丰富的海草资源;拥有世界上数量最多的儒艮(海牛);拥有大量叠层石(叠层石是由大量海藻形成的硬质圆形沉积物,是地球上最古老的生命形式之一)。鲨鱼湾还是五种濒危哺乳动物的栖息地。

source: UNESCO/ERI

Залив Шарк, Западная Австралия

Залив Шарк, с прилегающими островами и береговой зоной на самой западной оконечности Австралии, знаменит тремя феноменами: заросли донных водорослей (самые обширные и богатые в мире, покрывающие площадь 480 тыс. га); крупная популяция дюгоня (более 10 тыс. особей); и строматолиты (известковые образования с округлой вершиной, образованные в результате жизнедеятельности колониальных водорослей и являющиеся одной из древнейших на Земле форм жизни). В районе залива Шарк отмечено также пять редких видов млекопитающих.

source: UNESCO/ERI

Bahía Shark (Australia Occidental)

Situada en el extremo occidental de Australia, la Bahía Shark y sus islas y tierras circundantes poseen tres características naturales excepcionales: los más vastos (4.800 km²) y ricos herbarios marinos del planeta; una importante población de dugongos; y una gran abundancia de estromatolitos formados por colonias de algas, que son una de las formas de vida más antiguas del planeta. La bahía alberga también cinco especies de mamíferos en peligro de extinción.

source: UNESCO/ERI

西オーストラリアのシャーク湾

source: NFUAJ

Shark Bay in West-Australië

Op het meest westelijke punt van het Australische continent ligt Shark Bay. Dit gebied met zijn eilanden en het land eromheen heeft drie uitzonderlijke natuurlijke kenmerken: enorme zeegrasbedden - met 4.800 km2 de grootste en rijkste ter wereld, een Dugong ('zeekoe')-bevolking van 11.000 en stromatolieten - algenkolonies behorende tot de oudste levensvormen op aarde. Shark Bay is ook de thuisbasis van vijf bedreigde zoogdieren. Verder zijn er in de baai bultruggen, zuidkapers, tuimelaars en groene en onechte karetschildpadden te vinden. En natuurlijk grote aantallen haaien; walvis-, tijger- en hamerhaaien worden hier vaak gespot.

Source : unesco.nl

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Baie Shark © Evergreen
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Sur la côte de l’océan Indien, à l’extrémité ouest du continent australien, la baie Shark – avec ses eaux, ses îles et ses péninsules – couvre une large zone de quelque 2,2 millions d’ha (dont environ 70 % d’eaux marines) et possède plusieurs caractéristiques naturelles exceptionnelles, dont ses vastes herbiers marins, les plus étendus et les plus divers du monde. Cependant, c’est pour ses stromatolites (colonies d’algues qui édifient des monticules durs en forme de dômes qui seraient les plus anciennes formes de vie sur terre) font la réputation du bien. Il abrite en outre une vie marine d’une grande richesse, notamment une nombreuse population de dugongs, et sert de refuge à de nombreuses autres espèces menacées au niveau mondial.

Critère (vii) : Parmi les phénomènes naturels exceptionnels de ce bien, les stromatolites représentent la plus ancienne forme de vie sur la Terre et sont comparables à des fossiles vivants. Shark Bay est aussi l’une des rares aires marines du monde dominées par des carbonates non associés à des coraux constructeurs de récifs. Cela a abouti au développement du banc d’herbiers marins de Wooramel dans la baie Shark, l’un des plus vastes herbiers marins du monde avec le plus grand nombres d’espèces de phanérogames enregistrées dans une zone. Ces valeurs sont complétées par la faune marine avec un grand nombre de dugongs, dauphins, requins, raies, tortues et poissons.

La structure hydrologique de la baie Shark, modifiée par la formation du Seuil de Faure et une forte évaporation, a créé un bassin où les eaux marines sont hypersalines (presque deux fois plus salées que l’eau de mer) et contribué à la formation de vastes plages entièrement constituées de coquillages. La profusion de péninsules, d’îles et de baies crée une diversité de paysages et un panorama côtier exceptionnel.

Critère (viii) : La baie Shark contient, dans les eaux hypersalines d’Hamelin Pool, les exemples les plus divers et les plus abondants au monde de stromatolites (structures dures en forme de dômes formées de tapis de filaments bactériens). Des structures analogues ont dominé les écosystèmes marins sur la Terre pendant plus de 3 000 millions d’années.

Les stromatolites d’Hamelin Pool ont été les premiers exemples vivants modernes à être reconnus comme possédant une diversité morphologique et une abondance comparables à ceux qui peuplaient les mers du Protérozoïque. À ce titre, ils sont un des  meilleurs exemples au monde d’analogues vivants pour l’étude de la nature et de l’évolution de la biosphère terrestre jusqu’au début du Cambrien.

Le banc d’herbiers marins de Wooramel présente aussi un grand intérêt géologique en raison de l’important dépôt de sables calcaires constituant la berge et formés par la précipitation de carbonate de calcium des eaux hypersalines

Critère (ix) : La baie Shark présente des exemples exceptionnels de processus de l’évolution biologique et géomorphique dans un environnement très peu modifié. Ces exemples incluent l’évolution du système hydrologique de la baie, l’environnement hypersalin d’Hamelin Pool et les processus biologiques en cours de spéciation, succession et création de refuges.

Une des caractéristiques exceptionnelles de la baie Shark est le degré  de salinité, créant trois zones biotiques qui ont un effet  important sur la distribution et l'abondance des organismes marins. Les conditions d’hypersalinité  du  Pool Hamelin ont conduit au développement  d'un nombre important de caractéristiques géologiques et biologiques, inclut les «fossiles vivants», stromatolithes.

Les caractéristiques inhabituelles de la baie Shark ont aussi permis la création du banc d’herbiers sous-marins de Wooramel. Couvrant 103 000 ha, c’est la plus grande structure de ce genre au monde. Les herbiers marins sont des plantes aquatiques à fleurs qui forment des prairies dans les eaux littorales saumâtres ou marines de régions tempérées et tropicales, créant l’un des écosystèmes aquatiques les plus productifs. L’Australie possède l’une des plus hautes diversités d’herbiers marins du monde, avec 12 espèces présentes dans la baie.

Critère (x) : La baie Shark est un refuge pour de nombreuses espèces végétales et animales mondialement menacées. Le bien est situé dans la zone de transition entre deux des principales provinces botanique d’Australie Occidentale – l’aride Eremaea, dominée par l’espèce Acacia et la province tempérée du sud-ouest, dominée par l’espèce Eucalyptus ; il présente donc un mélange de deux biotes, plusieurs à la limite de leur aire sud ou nord. Le bien contient les seules ou les principales populations de cinq mammifères menacés à l’échelle mondiale, dont la bettongie de Lesueur (maintenant classée comme presque menacée), le wallaby-lièvre roux, le lièvre-wallaby rayé, la souris de Field et le bandicoot de Bougainville. Un certain nombre d’espèces de plantes et de reptiles menacées au niveau mondial se trouvent également dans la partie terrestre du bien.

Les criques abritées et les herbiers marins luxuriants de la baie Shark sont un havre pour certaines espèces marines, dont la tortue verte et la caouanne (toutes deux menacées ; le bien constitue l’un des plus importants sites de nidification d’Australie pour cette seconde espèce). La baie Shark est l’un des lieux les plus importants et les plus sûrs pour la protection du dugong, avec une population d’environ 11 000 spécimens. Un nombre de plus en plus important de baleines à bosse et de baleines franches australes utilisent la baie Shark comme étape migratoire et une population bien connue de grands dauphins vit dans la baie. On peut facilement y observer un grand nombre de requins et de raies, dont la raie manta, maintenant considérée comme menacée au niveau mondial.

Intégrité

Lors de l’inscription en 1991, il a été noté que les impacts anthropiques, bien que n’étant pas aussi prononcés que sur d’autres biens du patrimoine mondial en raison  du relatif isolement du bien, avaient eu certains effets, dont des impacts du pastoralisme et des animaux sauvages. Le petit centre local de Denham, ainsi que des activités industrielles comme l’exploitation minière de sel et de gypse dans la région, pourraient constituer des menaces faute d’une gestion efficace. Le tourisme et les bateaux de plaisance doivent aussi soigneusement être gérés. L’environnement marin a été quelque peu modifié à cause des activités liées historiquement à la collecte intensive d’huitres perlières, à la pêche, à la pêche au chalut et à la chasse à la baleine. Les écosystèmes de la baie Shark semblent cependant relativement à l’abri des impacts anthropiques. Cela pourrait toutefois changer si l’on procédait à l’exploitation terrestre des sables minéraux. D’autres menaces pourraient provenir de nouvelles techniques de production d’eau potable, susceptibles d’entraîner une augmentation du tourisme et de la densité de résidences, la modernisation des accès routiers, un développement agricole vers l’est (dépendant de l’approvisionnement en eau), le développement de l’exploitation du gypse et l’introduction de techniques intensives d’aquaculture ou de pêche. Le changement climatique pourrait aussi avoir un impact sur l’écosystème marin complexe. Malgré le fait que le bien réponde aux conditions requises d’intégrité et possède les éléments exigés pour présenter tous les aspects des processus naturels, il est important que les dispositions de gestion du bien assurent un cadre permettant de suivre et de traiter ces questions d’intégrité.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien du patrimoine mondial de la baie Shark comprend différents régimes fonciers et donc une variété de dispositions statutaires et de gestion pour protéger ses valeurs. Lors de l’inscription du bien, les réserves de protection de la nature totalisaient environ 200 000 ha et consistaient essentiellement en réserves naturelles de petites îles, les îles Bernier et Dorre et la Réserve naturelle d’Hamelin Pool. Il avait été en particulier suggéré d’augmenter la partie réservée à la protection en étendant la limite septentrionale de la réserve naturelle marine classe A d’Hamelin Pool ; d’étendre la limite méridionale du parc terrestre à l’extrémité nord de la péninsule de Peron ; d’inclure la baie de Gladstone dans la Réserve naturelle marine d’Hamelin Pool ; d’étendre la limite septentrionale du parc marin dans la région de Denham Sound ; d’assurer un statut de réserve à l’île de Dirk Hartog et d’intégrer de la partie méridionale de la station pastorale de Nanga dans le réseau de réserves.

Depuis l’inscription, la partie « aire de conservation » du bien a été complétée par les ajouts suivants : Francois Peron National Park (52 586 ha), Shell Beach Conservation Park (517 ha), Monkey Mia Reserve (446 ha), Monkey Mia Conservation Park (5 ha), Zuytdorp Nature Reserve (58 850 ha de plus), concession pastorale de Nanga (176 407 ha), une partie de la concession pastorale de Tamala (56 343 ha), South Peron (53 408 ha), une partie de la concession pastorale de Carrarang (18 772 ha), les réserves naturelles insulaires de Bernier, Dorre et Koks (9 722 ha) et Dirk Hartog Island National Park (61 243 ha). Avec le classement du parc marin de la baie Shark (748 725 ha) en 1990, intégrant la Réserve naturelle marine d’Hamelin Pool, le total de l’aire officielle de conservation du bien du patrimoine mondial est d’environ 1,24 million d’hectares. De plus, la partie côtière de la concession pastorale de Yaringa (19 396 ha), qui fait partie de la concession pastorale de Nerren Nerren (104 351 ha) et une partie de la concession pastorale de Murchison House (37 578 ha) ont été ajoutées comme zone tampon. La partie de Yaringa est limitrophe de la Réserve naturelle marine d’Hamelin Pool et, outre sa grande valeur pour la conservation, est d’une importance stratégique car elle borde le bien du patrimoine mondial.

Un accord de gestion entre le gouvernement australien et l’État d’Australie-Occidentale prévoit que c’est au gouvernement d’Australie-Occidentale qu’incombe la gestion du bien, conformément aux obligations de l’Australie envers la Convention du patrimoine mondial. En outre, il a été mis en œuvre un programme général de gestion ainsi que des structures administratives et des processus de planification. Selon les termes de l’accord, un conseil ministériel et deux comités consultatifs (un scientifique et un communautaire) ont été créés. Le Comité consultatif du patrimoine mondial de la baie Shark a remplacé les deux précédents comités scientifique et communautaire par un nouveau comité constitué de représentants de la communauté, de scientifiques et de représentants autochtones. Compte tenu de la diversité des régimes fonciers, des organismes de gestion et des intérêts individuels à l’intérieur du bien, le Shark Bay World Heritage Property Strategic Plan 2008-2020 a été établi pour créer un partenariat entre les autorités gouvernementales et la communauté.

Depuis juillet 2000, tout projet d’activité susceptible d’impacter notablement sur le bien est régi par les dispositions de la loi du Commonwealth intitulée Environment Protection and Biodiversity Conservation Act 1999 (EPBC Act), qui réglemente les activités qui auront ou qui risquent d’avoir un impact important sur les valeurs du patrimoine mondial. En 2007, la baie Shark a été classée sur la National Heritage List, en reconnaissance de son importance comme patrimoine national en vertu de cette loi.

Les problèmes de gestion soulevés lors de l’inscription incluaient notamment le contrôle de l’utilisation humaine à la fois par un zonage et par la définition de zones de conservation, de restrictions de l’accès public à certaines zones, de la gestion de la pêche au chalut pour protéger les valeurs, de l’achat de terres dans un but de conservation, et de l’augmentation des effectifs chargés de la gestion. Depuis, le changement climatique est venu s’ajouter aux menaces potentielles pour les valeurs du patrimoine mondial. L’incendie représente aussi une menace pour les espèces dont la distribution est très restreinte notamment les populations ne survivant que sur des îles susceptibles d’être sévèrement touchées par un grand incendie. L’Australie a mis en place un train de mesures au niveau national comme au niveau du bien pour traiter ces menaces potentielles.

Description longue
[Uniquement en anglais]

At the most westerly point of the Australian continent, Shark Bay, with its remarkable coastal scenery and islands, has three exceptional natural features: its vast seagrass beds, which are the largest (4,800 km2) and most species-rich in the world; its dugong population (estimated at 11,000); and its stromatolites (colonies of algae that form hard, dome-shaped deposits and are among the oldest forms of life on Earth).

The inland terrestrial landscape of Shark Bay is predominantly one of low rolling hills interspersed with birridas inland saltpans. Shark Bay itself is a large shallow embayment, approximately 13,000 km2 in area with an average depth of 9m, enclosed by a series of islands. Influx of oceanic water is through channels: Naturaliste Channel in the north and South Passage in the south.

The outstanding feature of the bay is the steep gradient in salinities. It ranges from oceanic in the northern and western parts of the bay through metahaline to hypersaline. The salinity gradient has created three biotic zones that have a marked influence on the distribution of marine organisms within the bay.

For almost 3,000 million years (i.e. 85% of the history of life) only microbes populated the Earth. The only macroscopic evidence of their activities is preserved by stromatolites, which reached their greatest diversity 850 million years ago. The stromatolites encrypt evidence of the biology of the microbial communities that created them and the nature of the environments in which they grew. They dominated the shallow seas and formed extensive reef tracts rivaling those of modern coral reefs.

Although microbes have not declined in importance, their activity in building organo-sedimentary structures has, it being more efficient to occupy niches in reefs constructed by faster growing organisms, or indeed to occupy positions within the organisms themselves. Consequently stromatolites and other microbialites have declined in importance over this period, although they have remained locally significant in environments such as Hamelin Pool in Shark bay , where biotic diversity has been limited for one reason or another. The stromatolites and microbial mats of Hamelin Pool were the first modern, living examples to be recognized as comparable to those that inhabited the early seas.

Modern day analogues such as occur in great diversity and abundance in Hamelin Pool

greatly assist in the understanding of the nature and evolution of the Earth's biosphere until the early Cambrian. The Hamelin Pool stromatolites are considered to be a 'classic site' for the study and classification of stromatolitic microbiolites, as the morphology and biology of diverse living types can be studied through a range of environments.

The Shark Bay region is an area of major zoological importance, primarily due to the isolation habitats on peninsulas and islands being isolated from the disturbance that has occurred elsewhere. Of the 26 species of endangered Australian mammals, five are found on Bernier and Dorre Islands. These are the boodie (burrowing bettong), rufous hare-wallaby, banded hare-wallaby, the Shark Bay mouse and the western barred bandicoot. The Shark Bay region has a rich avifauna with over 230 species, or 35%, of Australia's bird species having been recorded. The site is renowned for its marine fauna, the population of about 11,000 dugong, for example, is one of the largest in the world. Humpback and southern right whales use the bay as a migratory staging post. Bottlenose dolphin occur in the bay, and green turtle and loggerhead turtle nest on the beaches. Large numbers of sharks including bay whaler, tiger shark and hammerhead are readily observed. There is also an abundant population of rays, including the manta ray.

The record of aboriginal occupation of Shark Bay extends to 22,000 years BP. At that time most of the area was dry land, rising sea levels flooding Shark Bay between 8000 BP and 6000 BP. A considerable number of aboriginal midden sites have been found, especially on Peron Peninsula and Dirk Hartog Island which provide evidence of some of the foods gathered from the waters and nearby land areas. Shark Bay was named by the English buccaneer William Dampier in the late 17th century. It is the site of the first recorded European landing in Western Australia, with the visit of Dirk Hartog in 1616, followed by William Dampier in 1699.

Source : UNESCO/CLT/WHC