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Zone archéologique de Paquimé, Casas Grandes

Archaeological Zone of Paquimé, Casas Grandes

Paquimé, Casas Grandes, which reached its apogee in the 14th and 15th centuries, played a key role in trade and cultural contacts between the Pueblo culture of the south-western United States and northern Mexico and the more advanced civilizations of Mesoamerica. The extensive remains, only part of which have been excavated, are clear evidence of the vitality of a culture which was perfectly adapted to its physical and economic environment, but which suddenly vanished at the time of the Spanish Conquest.

Zone archéologique de Paquimé, Casas Grandes

Paquimé, Casas Grandes, qui atteignit son apogée aux XIVe et XVe siècles, joua un rôle essentiel dans les relations commerciales et culturelles qu'entretenaient la culture « pueblo » du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique et les civilisations plus avancées d'Amérique centrale. Les nombreux vestiges, qui n'ont été que partiellement dégagés, témoignent de la vigueur d'une culture parfaitement adaptée à son environnement physique et économique et qui devait pourtant disparaître brutalement au moment de la conquête espagnole.

منطقة باكيمي الأثرية في كازاس غراندس

لعبت باكيمي في كازاس غراندس التي وصلت الى ذروة ازدهارها في القرنَيْن الرابع عشر والخامس عشر، دورًا أساسيًا في العلاقات التجارية والثقافية التي كانت تقوم بها حضارة "بويبلو" في جنوب غرب الولايات المتحدة الأميركية وفي شمال المكسيك، والتي كانت تقوم بها أيضًا الحضارات الأحدث منها في أميركا الوسطى. وتشهد الآثار العديدة التي لم يتمّ استخراج سوى جزءٍ منها، على قوّة ثقافة تكيّفت بشكلٍ تامٍ مع بيئتها الطبيعيّة والاقتصاديّة والتي كان اختفاؤها محسومًا عند الغزو الاسباني.

source: UNESCO/ERI

大卡萨斯的帕魁姆考古区

大卡萨斯的帕魁姆在公元14世纪至15世纪达到了鼎盛时期,它当时作为贸易和文化纽带连接着现在美国西南部地区和墨西哥北部地区,以及中美洲其他一些高度文明的民族。该遗址拥有大量文物,尽管只有一部分被挖掘了出来,但仍然足以证明当时该地区文化的活力,并且显示出这一文化与当地的地理经济环境之间的和谐统一。但是,这一文明在西班牙征服时期突然消失了。

source: UNESCO/ERI

Археологический памятник Пакиме, район Касас-Грандес

Пакиме в районе Касас-Грандес, достигший апогея развития в XIV-XV вв., играл ключевую роль в торговых и культурных связях между территориями, населенными индейцами пуэбло на юго-западе нынешних Соединенных Штатов и на севере Мексики, и более развитыми цивилизациями Центральной Америки. Внушительные руины, раскопанные только частично, являются ярким свидетельством жизненной силы культуры, которая была превосходно приспособлена к природным и экономическим условиям этого региона, но внезапно исчезла ко времени испанского завоевания.

source: UNESCO/ERI

Zona arqueológica de Paquimé (Casas Grandes)

Paquimé (Casas Grandes) desempeñó un papel clave en las relaciones comerciales y culturales entre la cultura pueblo –que se extendía por el sudoeste del actual territorio de los Estados Unidos y el norte de México– y las civilizaciones más avanzadas de Mesoamérica. Alcanzó su apogeo en los siglos XIV y XV. Los numerosos vestigios de este sitio, excavado tan sólo en parte, atestiguan la vitalidad de una cultura perfectamente adaptada al medio ambiente y el entorno económico, que desapareció bruscamente en tiempos de la conquista de México por los españoles.

source: UNESCO/ERI

パキメの遺跡、カサス・グランデス

source: NFUAJ

Archeologische zone van Paquimé, Casas Grandes

De zone Paquimé, Casas Grandes bereikte haar hoogtepunt in de 14e en 15e eeuw. Het gebied speelde een belangrijke rol in de handel en de culturele contacten tussen de Pueblo cultuur van het zuidwesten van de Verenigde Staten, het noorden van Mexico en de meer geavanceerde beschavingen van Midden-Amerika. De uitgebreide ruïnes zijn het bewijs van een vitale cultuur – perfect aangepast aan de fysieke en economische omgeving – die plotseling verdween op het moment van de Spaanse verovering. De overblijfselen tonen ook de ontwikkeling van de lemen architectuur in Noord-Amerika en de vermenging hiervan met de meer geavanceerde technieken van Midden-Amerika.

Source : unesco.nl

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© UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La zone archéologique de Paquimé est située dans la municipalité de Casas Grandes, dans l’Etat de Chihuahua, au Mexique, au pied de la Sierra Madre occidentale, près du cours supérieur de la Casas Grandes. On estime que la zone contient les restes de quelque 2.000 pièces  réparties en groupes de salles à manger, d’ateliers et de magasins dotés de patios. Le matériau de construction prédominant est l’argile crue (adobe), mais la pierre est également  utilisée à des fins spécifiques, notamment pour tapisser les fosses,  technique importée du centre du Mexique. La zone archéologique se distingue par ses bâtiments impressionnants d'architecture d’adobe, pour la plupart des structures de bâtiments résidentiels qui doivent avoir eu plusieurs étages à l’origine et les restes de monuments cérémoniels en adobe avec des enduits en maçonnerie. On trouve des vestiges de centaines de pièces, avec des portes en forme de ‘T’, et le site préhispanique présente toujours son plan initial en  trois axes: l'axe des logements, l'axe des places et l'axe des bâtiments cérémoniels.

C'est la zone archéologique la plus vaste représentant les peuples et les cultures du désert de Chihuahua. Son développement a eu lieu entre  les années  700 et 1475 et a atteint son apogée aux 14e et 15e siècles. Son architecture fait date dans  le développement de l'architecture des établissements humains d'une vaste région du  Mexique et illustre un exemple remarquable d'organisation de l'espace dans l'architecture. Paquimé a joué un rôle clé dans les relations commerciales et  culturelles qu'entretenaient la culture Pueblo du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique et les civilisations plus avancées d'Amérique centrale. Les nombreux vestiges, qui n'ont été que partiellement dégagés, témoignent de la vigueur d'une culture parfaitement adaptée à son environnement physique et économique. 

Critère (iii)  : Paquimé Casas Grandes constitue un témoignage riche et significatif d’un aspect primordial de l’évolution culturelle de l’Amérique du Nord, notamment des relations préhispaniques en matière de commerce et de culture.

 Critère (iv) : les nombreux vestiges retrouvés sur le site archéologique de Paquimé Casas Grandes apportent une preuve exceptionnelle du développement de l’architecture d’adobe en Amérique du Nord et surtout de la combinaison de ce type d’architecture avec les techniques plus avancées de Mésoamérique.

Intégrité

Le bien inscrit, qui couvre quelque 146 hectares, contient des vestiges archéologiques dont l’importance justifie la  valeur universelle exceptionnelle du bien. Comme le site est en grande partie inexploré, il présente un degré d’authenticité élevé. Des interventions de conservation et d'entretien ont maintenu les caractéristiques du bien et il n'existe actuellement aucune menace due au développement.

Authenticité

Préservé et protégé en tant que zone archéologique exceptionnelle, le site n’a pas subi de modifications dans son apparence, ni de mesure de reconstruction. C’est  sans aucun doute une réserve archéologique majeure qui conserve un haut degré d'authenticité.

Les travaux de conservation se limitent  essentiellement à  ré-enduire les murs d'origine avec des matériaux en terre de même nature aux mêmes propriétés que l’original afin de maintenir son intégrité physique et de sacrifier une couche  exposée aux intempéries et aux  dégradations.

Les facteurs qui sous-tendent l'authenticité de Paquimé sont également liés aux  caractéristiques et aux attributs de l'environnement culturel des peuples des régions des fleuves  Casa Grandes et Colorado. Ces liens se manifestent à Paquimé dans la magnificence des constructions, dans les formes des bâtiments, les finitions architecturales, y compris le célèbre dessin en ‘T’ et les façades avec des portiques. 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Les dispositions relatives à la protection et à la gestion de la zone archéologique relèvent du cadre juridique de La Loi fédérale de 1972 sur les monuments et les zones historiques, archéologiques et artistiques. La Zone de monuments archéologiques de Paquimé a été créée par décret présidentiel du 2 Décembre 1992. Le décret a défini les limites et une zone tampon entre la zone archéologique et la ville voisine de Casas Grandes. La zone tampon est protégée dans le cadre du plan de développement urbain.

La zone protégée par le décret a également été intégrée dans la Déclaration des Sites d'intérêt de la région et le Plan d’urbanisme de Casas Grandes Chihuahua et dans le Registre public des biens de la municipalité Casas Grandes à Chihuahua.

Le bien est géré par l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), par le biais de son bureau régional à Chihuahua, en collaboration avec les gouvernements des États et des municipalités. L’INAH dispose des ressources humaines pour la mise en œuvre des activités de gestion du site et du musée, qui sont orientées vers la conservation du site.

L'Institut fournit les fonds pour le fonctionnement du site et le développement de la recherche et de l'éducation, mais ces fonds sont limités, ce qui entraîne des retards dans la mise en œuvre des actions de conservation et de gestion. Ces insuffisances se traduisent par des besoins pour les installations à la fois sur le site et le musée, et pour l'entretien du périmètre, entre autres. Des questions supplémentaires qui n'ont pas encore été abordées concernent des entrepôts pour les matériaux archéologiques, une bibliothèque spéciale et des installations de recherche.

La gestion et la conservation du site devront promouvoir l'éducation et la sensibilisation, notamment avec des ateliers et la production de manuels pour les enfants de différents âges, ainsi que des conférences publiques sur des thèmes culturels. Des efforts devront également  être faits en matière de présentation et d'interprétation et pour  la promotion de la valeur scientifique du bien par la recherche, la création de structures spécialisées sur  la culture Paquimé et la conservation de l'architecture de terre. Les efforts pour soutenir des ateliers nationaux et internationaux sur la conservation de l'architecture de terre devraient également être poursuivis.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Paquimé Casas Grandes bears eloquent and abundant witness to an important element in the cultural evolution of North America, and in particular to pre-Hispanic commercial and cultural links. The extensive remains illustrate the development of adobe architecture in North America, and in particular the blending of this with the more advanced techniques of Mesoamerica.

The so-called Pueblo Culture of the south-west United States, based on agriculture, spread slowly southwards during the 1st millennium AD. A village of pit houses was founded at the site of Casas Grandes, in north-western Chihuahua, during the 8th century by Mogollon people from New Mexico. It developed slowly until the mid-12th century, when it underwent a dramatic expansion and cultural shift. The pit dwellings were replaced by more elaborate above-ground adobe structures on a complex layout. The presence of features such as platform mounds, ball courts, a sophisticated water-distribution system, and specialized storage buildings for exotic products such as macaws and turkeys, shell and copper artefacts, and agave indicates influence from the more advanced civilizations of Mesoamerica. It is uncertain whether this represents an invasion from the south or an indigenous expansion to handle a greatly increased volume of trade. Paquimé became a major mercantile centre, linked with a large number of smaller settlements around it. It has been estimated that the population during its peak period of prosperity, in the 14th and early 15th centuries, was of the order of 10,000, making it one of the largest proto-urban agglomerations in northern America.

Following the Spanish conquest of Mexico, a new social and economic structure on the European model was imposed upon the region, in which Paquimé played no part. It rapidly declined, and early Spanish explorers reported only small farming communities living in north-western Chihuahua. The final break-up came in the later 17th century, when intensive Spanish colonization of the area resulted in the displacement of the surviving inhabitants.

The archaeological site is located at the foot of the Sierra Madre Occidental range near the headwaters of the Casas Grandes River. It is estimated to contain the remains of some 2,000 rooms in clusters of living rooms, workshops and stores, with patios. The predominant building material is unfired clay (adobe); stone is used for specific purposes, such as the lining of pits, a technique from central Mexico. Typical of these is the House of the Ovens, a block made up of a single-storey room and four stone-lined pits, with a mound of burnt rocks alongside. It forms part of a larger complex consisting of nine rooms and two small plazas. The pits were used for baking agave or sotal, using heated stones. The House of the Serpent consisted originally of 26 rooms and three plazas. It was later extended and adapted to provide enlarged facilities for raising macaws and turkeys, which seems to have been its primary function. A similar sequence can be observed in the House of the Macaws, so named because 122 birds were buried beneath its floors.

The Mound of the Cross, close to the House of the Ovens, consists of five low stone-lined and earth-filled mounds. The central mound is in the shape of an uneven cross, the arms of which roughly correspond with the cardinal points, which suggests that it played a role in celebrations to mark the equinoxes and solstices. The function of the Mound of the Offerings is less clear. It consists of a multilevel structure of rammed rubble, a puddle adobe precinct, and a ramp leading to one of the water-storage cisterns. The central portion contains seven rooms containing altar stones, statues and secondary burials. The Mound of the Bird takes its name from its outline, which resembles a headless bird facing east. No structures were found within it.

The water system consists of reservoirs linked by channels which distributed water to each of the room-blocks. The House of the Wells takes its name from the large storage cistern in one of its plazas that was fed from the common network. The sophistication of the system is shown by the presence of silting ponds at the entrance to each reservoir.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

La culture Pueblo du sud-ouest des Etats-Unis, fondée sur l'agriculture, s'est lentement propagée vers le sud pendant le premier millénaire après J.-C. Au huitième siècle, les Mogollons du Nouveau-Mexique construisent un village d'habitations à demi enfouies sur le site de Casas Grandes, dans le nord-ouest de Chihuahua. Après une lente évolution jusqu'au milieu du douzième siècle, cette culture connaît un essor considérable et un véritable bouleversement culturel.

Les habitations à demi enfouies sont remplacées par des structures en adobe plus élaborées réalisées en surface selon un plan complexe. L'influence des civilisations plus avancées de Mésoamérique se traduit par des caractéristiques telles que des tertres en plateforme, des jeux de balle, un système sophistiqué de distribution d'eau et des bâtiments réservés au stockage de produits exotiques comme les aras et les dindes, d'objets en coquillage et en cuivre et d'agaves. Les archéologues se demandent toujours si cette mutation est due à une invasion du sud ou à une expansion indigène destinée à organiser un volume commercial grandement accru.

Paquimé devient une place marchande de première importance entourée de nombreux petits hameaux. Pendant cette période de prospérité (XIVe et début du XVe siècle), on a estimé la population à 10 000 personnes environ, soit l'une des agglomérations proto-urbaines les plus importantes d'Amérique du Nord.

Après la conquête du Mexique par les Espagnols, la région se voit imposer une structure sociale et économique nouvelle élaborée sur le modèle européen, dans laquelle Paquimé ne joue aucun rôle. Cette structure ayant rapidement décliné, les premiers explorateurs espagnols rapportent l'existence de quelques petites communautés agricoles seulement dans le nord-ouest de Chihuahua. La rupture sera définitive au XVIIe siècle avec la colonisation espagnole intensive qui entraîne l'exode des derniers habitants.

Source : évaluation des Organisations consultatives