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Monastères de Daphni, de Hosios Loukas et Nea Moni de Chios

Monasteries of Daphni, Hosios Loukas and Nea Moni of Chios

Although geographically distant from each other, these three monasteries (the first is in Attica, near Athens, the second in Phocida near Delphi, and the third on an island in the Aegean Sea, near Asia Minor) belong to the same typological series and share the same aesthetic characteristics. The churches are built on a cross-in-square plan with a large dome supported by squinches defining an octagonal space. In the 11th and 12th centuries they were decorated with superb marble works as well as mosaics on a gold background, all characteristic of the 'second golden age of Byzantine art'.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Monastères de Daphni, de Hosios Loukas et Nea Moni de Chios

Ces trois monastères, éloignés géographiquement – le premier en Attique près d'Athènes, le second en Phocide à proximité de Delphes, le troisième sur une île de la mer Égée proche de l'Asie Mineure –, appartiennent à une même série typologique et participent d'une esthétique commune. Leurs églises de plan central, dont l'ample coupole est supportée par des trompes d'angle définissant un espace octogonal, ont reçu aux XIe et XIIe siècles de superbes décors de marbre, ainsi que d'admirables mosaïques à fond d'or, très caractéristiques du « deuxième âge d'or byzantin ».

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أديرة دافني وأوسيوس لوكاس ونيا موني دو شيو

إنّ هذه الأديرة الثلاثة التي تفصل بينها مسافات جغرافية، إذ إنّ الأول يقع في أتيكا بالقرب من أثنيا والثاني في الفوكيد بالقرب من دلف والثالث على جزيرة في بحر إيجة بالقرب من تركيا، تنتمي إلى مجموعة واحدة وتنمّ عن جمالية مشتركة. وقد خضعت كنائسها ذات التصميم المركزي التي تدعم قبّتها الواسعة عقود زاوية تحدّد مكاناً مثمّن الزوايا لتزيين خلاب بالرخام بين القرنين الحادي والثاني عشر، بالإضافة إلى فسيفساء رائعة من ذهب تعبّر كلّ التعبير عن العهد البيزنطي الذهبي الثاني.

source: UNESCO/ERI
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达夫尼修道院、俄西俄斯罗卡斯修道院和希俄斯新修道院

这三个修道院虽然从地理位置上相隔一定的距离(第一个在阿提卡,靠近雅典;第二个在福基斯州,靠近德尔菲;第三个在爱琴海的一个岛上,靠近小亚细亚),但属于相同类型,有着相同的美学特征。教堂建在广场中间,呈十字形,巨大的穹窿屋顶由突角拱支撑,形成一个八角结构。在11和12世纪,这些教堂的金色背景上装饰着华丽的大理石或马赛克,代表着“拜占庭艺术的第二个黄金时代”。

source: UNESCO/ERI
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Монастыри Дафни, Оссиос-Лукас и Неа-Мони

Хотя эти три монастыря географически удалены друг от друга (первый находится в Аттике, около Афин, второй в Фокиде, около Дельф, а третий - на острове Хиос в Эгейском море, вблизи побережья Малой Азии), они принадлежат к одному и тому же типу и схожи по внешнему виду. Церкви построены по крестово-купольной схеме с большим куполом, поддерживаемым тромпами, которые обеспечивают переход к восьмигранному основанию. В XI и XII вв. они были украшены превосходными деталями из мрамора, а также мозаиками на золотом фоне, что было очень характерно для второго «золотого века» византийского искусства.

source: UNESCO/ERI
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Monasterios de Dafni, Osios Lukas y Nea Moni de Quíos

Estos tres monasterios, pese a hallarse distantes entre sí –el primero está emplazado en el Ática, cerca de Atenas, el segundo en la Fócida, no lejos de Delfos, y el tercero en una isla del Egeo próxima al Asia Menor– presentan características tipológicas y estéticas comunes. Sus iglesias de planta central poseen un amplia cúpula sustentada por trompas de ángulo que definen un espacio octogonal. En los siglos XI y XII fueron soberbiamente ornamentadas con mármoles y magníficos mosaicos de fondo dorado, característicos de la “segunda edad de oro” del arte bizantino.

source: UNESCO/ERI
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ダフニ修道院群、オシオス・ルカス修道院群及びヒオス島のネア・モニ修道院群

source: NFUAJ

Kloosters van Daphni, Hosios Loukas en Nea Moni van Chios

Hoewel deze drie kloosters geografisch ver van elkaar liggen, behoren ze tot dezelfde typologische serie en delen dezelfde esthetische kenmerken. Het klooster van Daphni staat in Attica, dat van Hosios Loukas ligt in Phocida en het klooster van Nea Moni staat op het eiland Chios. De kerken zijn gebouwd volgens een kruisvormig ontwerp, met een grote koepel ondersteund door hoekbogen die een achthoekige ruimte vormen. In de 11e en 12e eeuw werden ze versierd met prachtig marmerwerk en mozaïeken op een gouden achtergrond, allemaal karakteristiek voor de ‘tweede Gouden Eeuw van de Byzantijnse kunst’.

Source : unesco.nl

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Hosios Loukas, Dôme de l'Eglise de la Vierge © Lazaros Kolonas
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse 

Bien que géographiquement distants les uns des autres, ces trois monastères de la période médio-byzantine (le premier en Attique, près d’Athènes, le deuxième en Phocide, près de Delphes et le troisième sur l’île de Chios, dans la partie septentrionale de la Mer Égée) appartiennent à une même série typologique, participent d’une esthétique commune et ont des caractéristiques architecturales semblables. Les églises sont construites en forme de croix grecque avec un grand dôme soutenu par des trompes d’angles définissant un espace octogonal. Aux XIe et XIIe siècles, elles ont été décorées des superbes marbres et de mosaïques à fond d’or, très caractéristiques du deuxième âge d’or byzantin.

Critère (i) : Les monastères de Daphni, de Hosios Loukas et Nea Moni de Chios représentent, avec leurs admirables mosaïques à fond d’or, des réalisations artistiques uniques. À ce titre, chacun de ces trois chefs-d’œuvre incontestés de l’art byzantin aurait pu être inscrits, pour ses mérites propres, sur la Liste du patrimoine mondial. 

Critère (iv) : Ces trois monastères sont des exemples éminents d’un type de construction caractéristique de l’architecture religieuse médio-byzantine. Nea Moni illustre l’expression la plus simple : celle d’une église de plan octogonal sans espaces annexes ; Hosios Loukas et Daphni une expression plus complexe où le noyau central de la construction, octogonal, est englobé dans une série d’espaces latéraux s’inscrivant dans un carré. Cette structure plus élaborée, définissant une hiérarchie des volumes et des fonctions, permettant le développement d’un ample programme iconographique et décoratif caractérise d’autres édifices comme Christianou, près de Kyparissia, Panaghia Likodimou à Athènes ou Haghia Sophia à Monemvasia. Hosios Loukas et Daphni en sont, avec les Saints-Théodore de Mistra (inscrit en 1989 sur la Liste du patrimoine mondial), les exemples les plus représentatifs en raison de la perfection de leur architecture, de la beauté de leurs mosaïques et de leurs peintures et de leur état de conservation des plus satisfaisants. 

Intégrité 

S’agissant de leur forme architecturale et de leur décoration, les trois monuments abritent tous les éléments essentiels. Chacun d’entre eux est un élément d’un ensemble monastique et d’un environnement naturel bien préservé (zone tampon).

En ce qui concerne le monastère de Daphni, bien que tremblement de terre de 1999 ait causé des dommages au monument, des mesures appropriées ont été prises immédiatement et, en conséquence, le bien est aujourd’hui en bon état. À l’exception de quelques interventions de restauration réalisées à la fin du XIXe siècle après le tremblement de terre de 1881, le catholicon (église principale) de Nea Moni est intact. Il conserve à la fois son enveloppe architecturale et sa décoration intérieure et extérieure. L’ensemble monastique de Hosios Loukas, et tout particulièrement son catholicon (église principale) qui porte le même nom, conservent intacte leur forme initiale du XIe siècle. Cela comprend les éléments architecturaux et décoratifs, à savoir les mosaïques, les fresques, les sculptures architecturales et les revêtements et pavements en marbre. Les éléments disparus ou les réparations postérieures sont rares, à l’exception du dôme qui, après s’être effondré, a été reconstruit, probablement au XVIIIe siècle.

Les principales menaces pour les trois monastères sont les risques naturels tels que les incendies de forêts (Nea Moni) et les tremblements de terre (Daphni et Nea Moni). Au cours des années passées, Daphni a dû faire face à des pressions exercées par le développement. 

Authenticité 

Les trois monuments conservent leur authenticité qui s’exprime principalement dans leur forme et leur conception, leurs matériaux de construction, leur décoration, et l’esprit et l’expression du lieu. Le monastère de Daphni a tout particulièrement préservé ses éléments architecturaux et décoratifs d’origine. Ceux-ci ont trouvé leur expression dans la construction du catholicon (église principale) avec ses assises de pierres enserrées de briques, la richesse de son briquetage décoratif autour des fenêtres et sa décoration intérieure faite de mosaïques murales et d’éléments de marbre décoratif qui ont été mis en valeur après les travaux de restauration et de conservation. Le catholicon (église principale) de Nea Moni a conservé sa décoration authentique de mosaïques, les revêtements de marbre de ses soubassements, et son pavement d’origine. Comme les matériaux de construction et le plan architectural initial, l’église elle-même est restée intacte. Les travaux de conservation et de restauration visent à préserver et consolider les éléments structurels et décoratifs d’origine. Les interventions réalisées sur le catholicon (église principale) de Hosios Loukas et les dommages subis par celui-ci au cours des siècles sont minimes. Le plus notable des dommages s’est produit pendant la Guerre d’indépendance (1821). Le monument a été restauré au XXe siècle par de célèbres spécialistes de l’art byzantin. Les dégâts subis par l’édifice ont été restaurés d’une manière exemplaire, avec l’effacement des interventions plus récentes et la mise au jour d’éléments d’origine (tels que les panneaux de fenêtre en plâtre). En conséquence, le monument a été réhabilité, avec quelques rares ajouts, dans sa forme initiale, toutefois l’authenticité de l’ensemble a été préservée. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion 

Les trois biens sont protégés en vertu des dispositions de la Loi sur l’archéologie 3028/2002 dite Loi sur « la protection des antiquités et du patrimoine culturel en général », et par des décrets ministériels publiés dans le Journal officiel du gouvernement. La protection et la gestion des biens sont assurées par le Ministère de la culture, de l’éducation et des affaires religieuses, et plus particulièrement par les services régionaux du ministère compétents en la matière (les éphorats régionaux des antiquités). 

Monastère de Daphni : l’Éphorat des antiquités de l’Attique de l’ouest, du Pirée et des îles exerce un contrôle très strict sur la construction et œuvre, en collaboration avec les services responsables, à l’amélioration et la spécialisation des mesures de protection pour le bien. Après le tremblement de terre de 1999, qui a causé de nombreux dommages sur tout le monument, un grand programme de travaux de restauration a été lancé à l’occasion des 2e et 3e Cadres communautaires d’appui. Les travaux ont été entrepris dans le catholicon (église principale) et dans les ailes des cellules de la cour intérieure ainsi que dans le réfectoire, la chapelle occidentale, la citerne et les bains. Une attention toute particulière a été accordée à la restauration des mosaïques. Suite à ces travaux, le site a été partiellement rouvert au public en 2008, l’entrée est gratuite. Les travaux de restauration se poursuivent sur les mosaïques, sur les parties supérieures des éléments de maçonnerie et sur le dôme du catholicon. La première phase de restauration des murs de fortification est achevée. Les travaux à venir seront réalisés dans les limites des actions prévues par le Cadre de référence stratégique national et une fois achevés, le monument sera entièrement restauré.

Les ressources nécessaires au financement du monument proviennent du budget de l’État, du Cadre communautaire d’appui et du Cadre de référence stratégique national. Un système de visite avec audioguide sera bientôt mis en place et des dispositions sont prises pour que le monument soit accessible aux personnes ayant des besoins particuliers. La construction d’installations sanitaires modernes pour les visiteurs (y compris ceux ayant des besoins particuliers) ainsi que l’installation d’un panneau indicateur pour les visiteurs malvoyants sont achevées.

La protection du monument contre les catastrophes naturelles est assurée par l’installation d’un paratonnerre, d’un système d’extinction d’incendies, d’un système de surveillance instrumentale (suivi) par la garde continue du site associée à un système d’alarme et un système de vidéosurveillance.

Des programmes éducatifs sont en cours d’élaboration et, dans un proche avenir, de nouveaux guides seront imprimés.

Nea Moni de Chios : La protection du bien est assurée par l’Éphorat des antiquités de Chios. S’agissant de sa gestion, l’Éphorat des antiquités de Chios œuvre en collaboration avec la communauté monastique et la Sainte Métropole de Chios, Psara et Oinousses.

Le financement de la conservation et de la protection du monument provient des fonds nationaux du Ministère de la culture, de l’éducation et des affaires religieuses, des fonds européens et des institutions et sociétés qui sponsorisent le bien. Les travaux de sauvegarde des mosaïques et de restauration du catholicon (église principale) ont déjà été mis en œuvre. L’objectif principal est de conserver en bon état le catholicon et de restaurer les bâtiments  situésaux alentours du monastère.

Les précautions indispensables contre les incendies de forêts sont prises par les autorités responsables (la brigade des pompiers).

Les principaux objectifs fixés sont les suivants : la promotion du monument auprès du public, l’offre de programmes éducatifs à destination des enfants, l’installation d’un kiosque d’information pour les visiteurs et d’infrastructures.

La coopération avec l’Université de l’Égée (Département de la technologie et de la communication culturelles, École des sciences sociales) afin d’élaborer un plan de gestion a échoué. En conséquence, il n’y a actuellement pas de plan de gestion pour le bien.

Hosios Loukas : La protection du bâtiment est assurée par l’Éphorat des antiquités de Béotie qui est en charge de toute la vallée dans laquelle se situe le monastère de Hosios Loukas. S’agissant de sa gestion, l’Éphorat de Béotie œuvre en collaboration avec la communauté monastique.

Le monastère de Hosios Loukas, dont l’activité se poursuit depuis plusieurs siècles, est un lieu de culte dans lequel vit une communauté monastique. Les revenus du monastère proviennent de l’exploitation de ses propriétés agricoles, de l’agriculture biologique et de la vente de produits aux visiteurs. L’exploitation des propriétés foncières, le café et le point de vente participent également aux ressources du monastère.

Le Ministère de la culture, de l’éducation et des affaires religieuses élabore toutes les études relatives à la sauvegarde et la réhabilitation du bien. Après approbation par les organes collectifs interdisciplinaires compétents, les études sont menées sous le contrôle direct de l’Éphorat des antiquités de Béotie. Les projets de restauration et d’amélioration du bien sont soit financés par le budget de l’État, soit cofinancés par l’État hellénique et l’Union européenne.

La protection du monument est assurée grâce une garde continue du site. Dans les salles d’exposition du bien, des objets choisis sont présentés aux visiteurs. Par ailleurs, le bien dispose de tous les équipements nécessaires (panneaux d’information, boutique de musée, cafétéria).