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Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha

Tsingy de Bemaraha Strict Nature Reserve

Tsingy de Bemaraha Strict Nature Reserve comprises karstic landscapes and limestone uplands cut into impressive 'tsingy' peaks and a 'forest' of limestone needles, the spectacular canyon of the Manambolo river, rolling hills and high peaks. The undisturbed forests, lakes and mangrove swamps are the habitat for rare and endangered lemurs and birds.

Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha

Un paysage karstique et un massif calcaire fortement déchiqueté avec son impressionnant tsingy , ou « forêt » d’éperons calcaires, la gorge spectaculaire de la rivière Manambolo, des collines ondulantes et des pics élevés composent le relief de la réserve naturelle de Bemaraha, où des forêts intactes, des lacs et des mangroves servent d’habitat à des espèces d’oiseaux rares et menacées et des lémuriens.

المحمية الطبيعية الكاملة في تسينجي في بيماراها

طبيعتها صلصالية وتتألّف من سلسلة مرتفعات من حجر الكلس مقسّمة مع تسينجي أو غابة المهماز الكلسية المدهشة. فالمحمية الطبيعية في بيماراها حيث توجد الغابات العذراء والبحيرات والمنغروف التي تأوي فصائل من العصافير النادرة والمهدَّدة والليموريات، تحتوي على مضيق مذهل لنهر مانمبولو في التلال المتموّجة ذات القمم العالية.

source: UNESCO/ERI

黥基•德•贝马拉哈自然保护区

黥基·德·贝马拉哈自然保护区是由喀斯特地貌和石灰岩丘陵组成。这里有挺拔的青贝峰、尖岩林,壮丽的马南布卢河河谷,连绵起伏的群山和高耸的山峰。未遭到破坏的森林、湖泊、红树林沼泽里栖息着濒临灭绝的珍稀狐猴和鸟类。

source: UNESCO/ERI

Природный резерват Цинги-де-Бемараха

Резерват включает известняковое плато, усеянное шпилями карстового происхождения, которые образуют настоящий «каменный лес», сюда же входит живописный каньон реки Манамболо. Нетронутые леса, озера и мангровые заросли дают прибежище редким и исчезающим видам птиц, а также лемурам.

source: UNESCO/ERI

Reserva natural integral del Tsingy de Bemaraha

Formaciones cársticas, mesetas calizas erizadas de impresionantes “bosques de piedra” (tsingy) formados por agujas calcáreas, lomas ondulantes y altas cumbres montañosas componen, junto con la espectacular garganta del río Manambolo, el paisaje de esta reserva natural que alberga en sus bosques vírgenes, lagos y manglares especies raras de lémures y aves en peligro de extinción.

source: UNESCO/ERI

チンギ・デ・ベマラ厳正自然保護区
アフリカ大陸の南東、世界第4のマダガスカル島の西側に広がるカルスト台地の景観。石灰岩の尖塔群が台地に林立し、広大な原生林が台地から渓谷を覆っている。ツィンギとは「動物の住めない土地」という意味であるが、多くの種類のキツネザルが生息し、過酷な自然条件の中で生き抜いている乾性植物など、未研究の植物の世界が残されている。また、人を寄せつけないとされたこの地から、最初の住民であるバジンバ人の集落も発見されている。

source: NFUAJ

Natuurreservaat Tsingy de Bemaraha

Het Tsingy de Bemaraha natuurreservaat bestaat uit karstlandschappen (kalkrotsgebied met grotten, putten en ondergrondse waterstromen) en kalksteen hooglanden. Het is een afwisseling van indrukwekkende ‘tsingy’ pieken en een ‘woud’ van kalksteen naalden, de spectaculaire kloof van de rivier de Manambolo, glooiende heuvels en hoge pieken. De ongestoorde bossen, meren en mangrovemoerassen zijn het leefgebied van zeldzame en bedreigde lemuren (aapachtige dieren uit Madagaskar die in bomen leven en ’s nachts actief zijn) en vogels. De vegetatie is karakteristiek voor de karstgebieden van West-Madagaskar, met dicht, droog, loofboomwoud en uitgestrekte door menselijke invloed ontstane savannes.

Source : unesco.nl

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Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha (Madagascar) © Vincent Ko Hon Chiu
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

La Réserve Naturelle Intégrale du Tsingy de Bemaraha se trouve dans le District d’Antsalova et dans la région du centre ouest de Madagascar. Elle fait partie de la région Melaky, dans la province autonome de Mahajanga et se localise, entre 44°34’ à 44°57’ de longitude est et 18°12’ à 19°09’ de latitude sud. Sa superficie totale est de 152 000 ha.

La Réserve offre une grande diversité des structures géomorphologiques. Il s’agit d’une véritable cathédrale de calcaires et offre l’un des paysages naturels les plus spectaculaires de la Grande île et même du monde. La partie occidentale du plateau présente un relief très déchiqueté ou lapiezée, recouverte en grande partie par la forêt dense sèche et décidue. Dans sa partie orientale, la forêt est entrecoupée de savanes.

Les Tsingy de Bemaraha sont considérés comme un centre d’endémisme de par leur richesse aussi bien en espèces faunistiques qu’en espèces floristiques.

Critère (vii) : La Réserve Naturelle Intégrale Tsingy de Bemaraha représente des phénomènes géologiques rares ou éminemment remarquables et d’une beauté exceptionnelle. Elle présente des éléments géologiques impressionnants comprenant un paysage karstique fortement déchiqueté, parcouru par une rivière à gorges profondes, qui est l’expression spectaculaire d’un stade d’évolution de la terre sous formes d’une « forêt de pierres acérées» en éperons calcaires haute jusqu'à cent mètres formant de véritables cathédrales qui offre un spectacle naturel grandiose. Ensuite, « le Tsingy » du plateau calcaire présente une formation inhabituelle d’une beauté exceptionnelle et unique au monde, universellement reconnue par le saisissement qu’il crée par les tracés du vert forestier sur le gris à reflets métalliques du karst hérissé.

Critère (x) : La Réserve Naturelle Intégrale Tsingy de Bemaraha abrite des communautés d’espèces d’animales rares et/ou menacées. En plus d’une couverture forestière contenue de plus de 85 000 ha et d’excellents exemples des principaux types d’écosystèmes allant des habitats humides à ceux très secs, le bien recèle d’une très riche diversité biologique de part ses espèces faunistique et floristique de portée mondiale au regard de leur rareté et de leur confinement présentant des caractères d’adaptation spectaculaires et insulaires, qui permettent la conservation in situ de l’endémisme et la diversité biologique. Il en est ainsi des habitats d’espèces très rares toutes menacées d’extinction, qui sont, soit  endémiques, soit inféodées, dont 11 espèces de lémuriens, 6 espèces d’oiseaux, 2 espèces d’amphibiens endémiques locales, 17 espèces de reptiles endémiques locales dont le fameux minuscule caméléon, Brookesia perarmata, ainsi que d’une espèce de Rodentes, Nesomys lambertoni, qui n’existe nulle part ailleurs que dans la Réserve. Liées à la diversité des habitats, des recherches systématiques permettront sans aucun doute d’ajouter prochainement de nouvelles espèces à cette liste. En outre, certains des lacs limitrophes, dépendant  aussi du  système hydrologique du bien, ont été classés sites Ramsar.

Intégrité

Depuis son classement national en 1927, la protection de la Réserve est assurée en partie grâce à l’accès très difficile formé par les barrières calcaires et la formation végétale encore intacte. Actuellement, la forêt dense sèche couvre une superficie de 80 000 ha, c'est-à-dire un peu plus de la moitié de la Réserve. Elle constitue encore un habitat propice pour la conservation des espèces animales et végétales. Une autre partie est composée par le système karstique (calcaire) formant un paysage exceptionnel. La formation savanicole occupe presque l’autre moitié de la Réserve (47,6%). L’ensemble de cette zone, qui comporte des éléments caractéristiques botaniques du paysage, offrirait des conditions naturelles favorables à l’élevage. Par conséquent, des feux anthropogéniques parcourent chaque année quelques étendues des savanes et touchent une partie de lisières et de forêts. Des perturbations de la part de l’homme et du bétail sur l’intégrité devront faire partie des éléments à surveiller dans la Réserve.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La Réserve a le statut de « Réserve naturelle intégrale » représentant la plus forte protection au niveau national depuis 1927. Jusqu’en 1990, à part la présence d’un Chef de Réserve, personnel du Ministère des Eaux et Forêt sur place qui assure la protection, le bien n’a pas eu de structure organisée de gestion. Cependant, le Gouvernement, l’UNESCO et le WWF ont été prêts à allouer des fonds pour améliorer la gestion de la conservation. A cet effet, un document de vision qui est en même temps un plan de gestion stratégique de cette réserve, a été élaboré afin de constituer un cadre global de références de planification. Actuellement, la Réserve dispose d’un plan de gestion de conservation y compris la lutte contre les feux de brousse, et la mise en œuvre de ce plan est déjà entreprise au cours de cette décennie.

Depuis 1991, une institution mandatée par l’Etat Malagasy assure la gestion de conservation de ce site, il s’agit de « l’Association National de Gestion des Aires Protégées » qui vient d’être dénommé « Madagascar National Parks ». Par ailleurs, un changement de statut de Réserve Naturelle Intégrale en Parc National est envisagé pour en redéfinir physiquement et juridiquement les limites ainsi que d’en promouvoir éventuellement l’écotourisme, ceci en concertation permanente avec les communautés riveraines et l’Etat. 

Dans les zones limitrophes du bien, la gestion des feux divagants de pâturages avec les communautés, restera l’une des préoccupations majeures de gestion surtout dans sa partie nord. En même temps, les impacts du tourisme qui se développe, seront surveillés pour en faire un outil d’intégration socio-économique qui ne nuirait pas à l’intégrité du bien sur le moyen et le long terme, tout en étant un moteur de développement local. Les recettes financières issues du développement de l’écotourisme commencent à avoir ses impacts positifs sur les activités de conservation.