jump to the content

Tour de Londres

Tower of London

The massive White Tower is a typical example of Norman military architecture, whose influence was felt throughout the kingdom. It was built on the Thames by William the Conqueror to protect London and assert his power. The Tower of London – an imposing fortress with many layers of history, which has become one of the symbols of royalty – was built around the White Tower.

Tour de Londres

La massive tour Blanche, archétype de l'architecture militaire normande, qui exerça son influence dans tout le royaume, fut construite au bord de la Tamise par Guillaume le Conquérant pour protéger la ville de Londres et affirmer son pouvoir. Autour d'elle s'est développée la Tour de Londres, imposante forteresse riche de souvenirs historiques et devenue l'un des symboles de la monarchie.

برج لندن

تم بناء هذا البرج الأبيض الضخم الذي يجسد نموذجاً مثالياً للهندسة العسكرية النورماندية والذي مارس تأثيراً هاماً في مجمل انحاء المملكة على ضفاف نهر التايمس على يد غليوم الغازي بهدف حماية مدينة لندن واثبات سلطته. وقد نشأ حول هذا البناء برج لندن وهو قلعة مهيبة تزخر بالذكريات التاريخية وتجسد رمزاً للملكية.

source: UNESCO/ERI

伦敦塔

宏伟的白塔是诺曼底军事建筑的典型,对整个英国的建筑风格产生了巨大影响。伦敦塔是威廉一世沿泰晤士河建造的,目的是为了保护伦敦,并占领领土。伦敦塔围绕白塔而建,是一个具有悠久历史的堡垒,也是王室权力的象征。

source: UNESCO/ERI

Лондонский Тауэр

Массивная Белая башня (White Tower) – это типичный образец норманнской военной архитектуры, чье влияние ощущается по всей территории королевства. Она была построена Вильгельмом Завоевателем на Темзе как выражение его власти. Лондонский Тауэр – внушительная крепость с богатейшей историей. Построенная вокруг Белой башни стена стала одним из символов страны.

source: UNESCO/ERI

Torre de Londres

Imponente fortaleza cargada de historia, la Torre de Londres se convirtió con el tiempo en uno de los símbolos más importantes de la monarquía británica. Fue construida en torno a la Torre Blanca, erigida por Guillermo el Conquistador a orillas del Támesis para proteger Londres y consolidar su poder. Esta última edificación, modelo ejemplar de la arquitectura militar normanda, ejerció una gran influencia en las construcciones defensivas de todo el reino.

source: UNESCO/ERI

ロンドン塔

source: NFUAJ

Tower of London

De massieve Witte Toren is een typisch voorbeeld van Normandische militaire architectuur. Willem de Veroveraar bouwde de toren aan de Theems om Londen te beschermen en om zijn macht te doen gelden. De Tower of Londen - een imposante vesting met een rijke geschiedenis en geworden tot koninklijk symbool - werd gebouwd rondom de Witte Toren. De iconische toren heeft een grote rol gespeeld bij de bevordering van nauwere banden met Europa. Ook had de toren grote invloed op de Engelse taal en cultuur en op het creëren van een van de machtigste monarchieën in Europa.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Tour de Londres © OUR PLACE THE WORLD HERITAGE COLLECTION
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Tour de Londres est internationalement célèbre et l’un des monuments anglais les plus emblématiques. Guillaume le Conquérant construisit la Tour Blanche en 1066 comme symbole du pouvoir normand, l’édifiant stratégiquement au bord de la Tamise pour en faire à la fois une forteresse et une porte d’accès à la capitale. C’est l’exemple le plus complet d’une forteresse du XIe siècle subsistant en Europe. L’un des rares vestiges d’un ensemble de bâtiments royaux développés de manière continue du XIe au XVIe siècle, la Tour de Londres est devenue l’un des symboles de la royauté. Elle a également favorisé le développement de plusieurs institutions étatiques anglaises majeures, comme celles concernant la défense de la nation, les archives et la frappe de la monnaie. La Tour a été le cadre d’événements historiques très importants de l’histoire de l’Europe, dont l’exécution de trois reines d’Angleterre.

La Tour de Londres a une valeur universelle exceptionnelle pour les qualités culturelles suivantes :

Pour la protection et le contrôle de la cité de Londres, c’est un emplacement historique. Commandant l’entrée de la capitale, la Tour était en fait la porte donnant accès au nouveau royaume normand. Par sa position stratégique sur un méandre de la Tamise, elle établit une ligne de démarcation d’une importance capitale entre la cité de Londres en plein développement et le pouvoir de la monarchie. Elle joua un double rôle, d’une part en protégeant la ville grâce à sa structure défensive et à sa garnison, d’autre part en contrôlant aussi les citoyens à l’aide de ces mêmes moyens. La Tour a littéralement « dominé de toute sa hauteur » les environs jusqu’au XIXe siècle.

La Tour de Londres a été construite comme preuve et symbole de la puissance normande. Plus que tout autre structure, la Tour représente l’importance considérable de la conquête de l’Angleterre par les Normands au milieu du XIe siècle, par l’influence qu’elle exerça sur le développement de liens plus étroits avec l’Europe, sur la langue et la culture anglaises, en créant l’une des plus puissantes monarchies d’Europe. La Tour a un rôle emblématique, illustrant la dernière conquête de l’Angleterre par les armes.

Le bien est un exemple exceptionnel de l’innovativité de l’architecture militaire normande de la fin du XIe siècle. En tant que vestige le plus complet des palais-forteresses du XIe siècle subsistant en Europe, la Tour Blanche et ses ajouts des XIIIe et XIVe siècles font partie d’une série d’édifices se situant à l’avant-garde de la technologie de la construction militaire au plan international. Ces édifices représentent l’apogée des châteaux construits suivant un concept sophistiqué qui prit naissance en Normandie et se propagea à travers les terres normandes pour gagner l’Angleterre et le Pays de Galles.

Le bien est un modèle exemplaire de palais-forteresse médiéval qui évolua du XIe au XVIe siècle. Les ajouts d’Henri III et d’Édouard Ier et, notamment, le développement extrêmement novateur du palais au sein de la forteresse, ont fait de la Tour l’un des sites dotés d’un château les plus innovants et les plus imités en Europe au XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. Une grande partie des travaux dus à ces rois subsiste de nos jours. Des constructions palatines furent ajoutées au complexe royal jusqu’au XVIe siècle, bien que peu d’entre elles soient encore debout. Sur le site de la Tour, les vestiges des bâtiments du palais donnent une occasion exceptionnelle d’entrevoir la vie d’un monarque du Moyen Âge entre les murs de sa forteresse. La Tour de Londres est l’un des rares vestiges de bâtiments royaux développés de manière continue entre les XIe et XVIe siècles, ce qui lui confère une grande importance aux niveaux national et international.

Le bien est étroitement associé aux institutions de l’État. L’utilisation continue de la Tour par une succession de monarques a favorisé le développement de plusieurs grandes institutions étatiques, dont certaines ont exercé un rôle fondamental comme la défense de la nation, ses archives et la frappe de sa monnaie. À partir de la fin du XIIIe siècle, la Tour devint le principal dépositaire des documents officiels et des biens précieux appartenant à la couronne. La présence des joyaux de la couronne dans la Tour où ils sont conservés depuis le XVIIe siècle est une réminiscence du rôle de la forteresse comme dépositaire de la Garde-robe royale.

Comme cadre d’événements capitaux de l’histoire de l’Europe, la Tour a vu survenir certains des événements les plus graves de l’histoire européenne et britannique. Théâtre du déroulement de l’histoire, la Tour a joué un rôle qui lui a essentiellement conféré un statut de structure emblématique.

Sans doute la plus importante construction de la conquête normande, la Tour Blanche symbolisa la puissance et la longévité de l’ordre nouveau. L’emprisonnement dans la Tour d’Édouard V et de son jeune frère au XVe siècle, puis au XVIe siècle celui de quatre reines d’Angleterre, dont trois furent exécutées sur le Tower Green – Anne Boleyn, Catherine Howard et Jane Grey – seule Élisabeth I ayant pu s’évader, ont marqué l’histoire britannique. La Tour a également contribué à façonner la Réforme en Angleterre, dans la mesure où les prisonniers catholiques et protestants survivants relatèrent leurs expériences et contribuèrent à faire rendre la Tour synonyme d’un lieu de torture et d’exécution.

 Critère (ii) : Monument symbolique du pouvoir royal depuis Guillaume le Conquérant, la Tour de Londres a été un modèle éminent dans tout le royaume depuis la fin du XIe siècle. À son exemple, de nombreux donjons ont été construits en pierre, comme ceux de Colchester, Rochester, Hedingham, Norwich ou encore Carisbrooke Castle dans l’île de Wight.

Critère (iv) : La Tour Blanche est le type par excellence du château royal normand à la fin du XIe siècle. L’ensemble de la Tour de Londres est une référence majeure pour l’histoire de l’architecture militaire médiévale.

Intégrité

Tous les bâtiments normands et ultérieurs importants, entourés de leurs murailles et douves défensives, se trouvent à l’intérieur de la limite du bien. Le bien lui-même est peu menacé mais les zones immédiatement après les douves et le cadre de la Tour au sens large – ensemble initialement créé pour dominer les alentours – ont été érodées.

L’emplacement emblématique de la Tour et sa prédominance visuelle au bord de la Tamise, ainsi que l’impression de grande hauteur qu’elle donnait autrefois, autant d’aspects essentiels de son importance, plus ou moins été amoindri par la construction de nouveaux bâtiments de grande hauteur dans la partie est de la Cité de Londres, dont certains datent d’avant l’inscription. Certains de ces bâtiments ont, dans une certaine mesure, eu un impact négatif sur les perspectives visuelles vers le bien, à l’intérieur et à partir de celui-ci.

Les relations matérielles de la Tour avec la Tamise et avec la Cité, en tant que forteresse et porte d’accès à la capitale, ainsi que son cadre immédiat et plus large avec ses perspectives lointaines, continueront à être menacées par de nouveaux projets d’aménagement inadaptés au contexte. Ces aménagements pourraient limiter la capacité de percevoir la Tour comme légèrement à l’écart de la Cité, ou pourraient avoir un impact négatif sur sa silhouette vue depuis le fleuve.

Authenticité

Le rôle de la Tour Blanche en tant que symbole du pouvoir normand est mis en évidence par sa maçonnerie massive. Elle reste, avec peu de changements ultérieurs, un exemple exceptionnel d’architecture normande novatrice et le vestige le plus complet des palais-forteresses du XIe siècle subsistant en Europe. Une grande partie des travaux d’Henri III et d’Édouard I, dont les ajouts ont fait de la Tour un modèle de forteresse médiévale concentrique au XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, subsiste de nos jours. L’association de la Tour au développement d’institutions étatiques, bien qu’elle ne soit plus visible dans le tissu physique, est maintenue par la tradition, les registres documentaires, le matériel d’interprétation et la présence d’artefacts associés, comme par exemple les armures et armes présentées par les Armureries royales. La Tour maintient aussi ses relations originales avec les éléments physiques environnants – le site de l’échafaud, la Prisoners’ Gate ou Water Gate, les donjons – qui ont été le théâtre d’éléments essentiels de l’histoire de l’Europe, malgré les changements apportés au cadre plus large, au-delà des douves.

Sa forme, sa conception, ses matériaux sont restés intacts et aussi lisibles que lors de l’inscription, tout en acceptant le fait qu’une très importante restauration a été entreprise au XIXe siècle par Anthony Salvin lors d’une campagne pour « re-médiévaliser » la forteresse. La Tour n’est plus utilisée comme forteresse mais son tissu raconte encore clairement l’histoire de l’usage et du rôle du monument au cours des siècles. Ce tissu continue aussi à témoigner des traditions et techniques qui ont prévalu lors de sa construction. La capacité de la Tour à témoigner de son emplacement stratégique et de ses relations historiques avec la Cité de Londres est à la merci de projets d’aménagements qui ne respectent ni son contexte ni son cadre.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le gouvernement britannique protège de deux façons les biens du patrimoine mondial situés en Angleterre. Tout d’abord, les monuments, les différents bâtiments et zones de conservation sont classés selon l’Ancient Monuments and Archaeological Areas Act de 1979 et le Planning (Listed Buildings and Conservation Areas) Act de 1990, et ensuite, selon le UK Spatial Planning system, selon les dispositions du Town and Country Planning Act de 1990 et le Planning and Compulsory Purchase Act de 2004. Le bien est protégé en tant que monument ancien classé et les bâtiments qu’il renferme sont statutairement protégés en tant que bâtiments classés.

Les directives gouvernementales en matière de protection de l’environnement historique et du patrimoine mondial figurent dans le National Planning Policy Framework et la circulaire 07/09. Les politiques concernant la protection, la promotion, la conservation et la mise en valeur des biens du patrimoine mondial, de leur cadre et de leurs zones tampons figurent également dans des documents statutaires de planification.

Le Mayor’s London Plan présente un cadre social, économique, de transports et environnemental stratégique pour Londres et son aménagement futur sur 20 à 25 ans. Il inclut des politiques de protection et de mise en valeur de l’environnement historique en général, et des biens du patrimoine mondial en particulier. Le London View Management Framework Supplementary Planning Guidance, publié par le maire, protège d’importantes perspectives visuelles classées, notamment une vue protégée de la Tour de Londres depuis la rive sud de la Tamise. Localement, la Tour de Londres dépend du district londonien de Tower Hamlets et est limitrophe de la Cité de Londres et du district londonien de Southwark. Chacune de ces autorités de planification a un plan d’aménagement local en cours de constitution, prévoyant un cadre de politiques de protection et de promotion du bien du patrimoine mondial de la Tour de Londres.

Le plan de gestion du site du patrimoine mondial de la Tour de Londres est revu régulièrement. Sa mise en œuvre est intégrée dans les activités d’Historic Royal Palaces, organisme caritatif responsable de l’entretien de la Tour de Londres. Le Comité consultatif du site du patrimoine mondial de la Tour de Londres – groupe constitué de partenaires sur place, d’autorités locales et de spécialistes du patrimoine – contrôle la mise en œuvre et la révision du plan et constitue une tribune de consultation sur les questions concernant la Tour de Londres et ses environs.

Les principaux problèmes à résoudre pour le bien consistent à gérer les environs de la Tour de Londres de manière à en protéger la valeur universelle exceptionnelle et le cadre. Au niveau stratégique, ces problèmes sont abordés dans le London Plan et les plans locaux en préparation dans les districts. Ces documents définissent un cadre stratégique de politiques visant à la conservation, la protection et la mise en valeur de la valeur universelle exceptionnelle de la Tour et de son cadre. Ces questions figurent également dans le plan de gestion du site du patrimoine mondial, qui définit le cadre local de la Tour et les principales perspectives visuelles à l’intérieur et à partir du site. Les objectifs du plan visant à traiter les problèmes sont en cours de mise en œuvre (par exemple par une étude sur le cadre local destinée à mieux faire comprendre le cadre immédiat du bien, et par un travail sur les attributs du bien). Les pressions restent toutefois importantes, en particulier dans le cadre élargi. Des débats ont lieu à l’occasion de la révision du plan de gestion pour assurer au mieux le maintien de la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien et de son cadre.

D’autres problèmes à résoudre concernent les pressions sur le financement. Toutefois, Historic Royal Palaces a mis en place des mesures énergiques pour faire en sorte que la Tour de Londres soit protégée, interprétée et conservée comme il convient et selon ses objectifs philanthropiques fondamentaux. Ces mesures incluent des plans de conservation à long terme, classés par ordre de priorité et financés selon les besoins de conservation, ainsi que des plans d’entretien cyclique. Les plans concernant l’expérience des visiteurs répondent à l’objectif d’Historic Royal Palaces – aider chacun à découvrir l’histoire des palais – et ils font l’objet d’une évaluation rigoureuse. Tous les plans sont régulièrement contrôlés et passés en revue.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The massive White Tower is a typical example of Norman military architecture of the late 11th century. The ensemble of the Tower of London is a major reference for the history of medieval military architecture, as many stone keeps like it were built across England. The tower has also been a monumental symbol of royal power since the time of William the Conqueror in the 11th century.

An imposing fortress with many layers of history, which has become one of the symbols of royalty, it was built around the White Tower, the influence of which was felt throughout the kingdom. On Christmas Day 1066, following his victory at Hastings, William the Conqueror was crowned king at Westminster Abbey. To command the city on its seaward and most vulnerable side he quickly had an earth-and-timber keep built on top of an artificial mound in the south-east angle of the ancient Roman walls. Ten years later, he replaced these traditional defences with a grand edifice in stone, a sort of palace-fortress, known as the Tower of London.

Built during the 1080s and modified over the centuries, the White Tower, as it is now called, became the centrepiece of the complex of fortifications, courtyards and buildings which extends over 7.3 ha. The whole ensemble came to be known as the Tower of London, the name which originally applied only to the keep of 1076. The White Tower (so named because of its whitewashed walls) exemplifies Norman architecture of the time and it is unique for the ambitiousness of its design. The most significant element of the ensemble is associated with tragic moments in the history of the English monarchy, for example the 'Bloody Tower', where the sons of Edward IV were assassinated in 1483.

The White Tower, an impressive parallelepipedal block, rises to more than 27 m above the mound. The massive walls were made from Kentish limestone, with ashlars of Caen stone, imported at great expense from the conqueror's Norman domain, laid at the corners and around the doors, windows and arrow-slits. Inside, the three principal levels of the keep incorporates the requirements of both a defensive work and a royal residence, including a chapel.

Source : UNESCO/CLT/WHC