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Tropiques humides de Queensland

Wet Tropics of Queensland

This area, which stretches along the north-east coast of Australia for some 450 km, is made up largely of tropical rainforests. This biotope offers a particularly extensive and varied array of plants, as well as marsupials and singing birds, along with other rare and endangered animals and plant species.

Tropiques humides de Queensland

Cette région, qui s’étend le long de la côte nord-est de l’Australie, comprend principalement des forêts tropicales humides. Ce biotope offre un échantillon particulièrement complet et varié de plantes, de marsupiaux et d’oiseaux chanteurs, ainsi que des espèces végétales et animales rares et menacées.

مناطق إستوائية رطبة في كوينزلاند

تتضمّن هذه المنطقة التي تمتدّ على طول الساحل الشمالي الشرقي لأستراليا بشكل خاص الغابات الاستوائية الرطبة. يعرض هذ الحيّز الأحيائي نموذجاً مكتملاً ومتنوّعاً من النبات والحرابيّات والعصافير المغرّدة، بالإضافة إلى الأجناس النباتية والحيوانية النادرة والمهدّدة.

source: UNESCO/ERI

昆士兰湿热带地区

这一地区位于澳大利亚东北海岸线上,长约450公里,主要由热带雨林构成。这里的环境特别适于不同种类的植物、有袋动物以及鸟类生存,同时也给那些稀有濒危动植物提供了的生存条件。

source: UNESCO/ERI

Влажные тропики Квинсленда

Полоса влажных тропических лесов протягивается вдоль северо-восточного побережья Австралии примерно на 450 км. В этих лесах отмечено огромное разнообразие растений, сумчатых животных и певчих птиц, включая редкие и исчезающие виды.

source: UNESCO/ERI

Trópicos húmedos de Queensland

Esta región, cubierta principalmente por bosques húmedos, tropicales se extiende a lo largo de la costa nordeste de Australia. Este biotopo alberga un conjunto muy completo y variado de plantas, marsupiales y pájaros cantores (marsupiales), así como toda una serie de especies raras, vegetales y animales, en peligro de extinción.

source: UNESCO/ERI

クインズランドの湿潤熱帯地域

source: NFUAJ

Natte tropen van Queensland

Dit gebied langs de noordoostkust van Australië strekt zich uit over ongeveer 450 kilometer en bestaat grotendeels uit tropisch regenwoud. Het leefklimaat kent een bijzonder uitgebreid en gevarieerd aanbod aan planten, buideldieren en zangvogels. Daarnaast komen er ook zeldzame en bedreigde dieren en plantensoorten voor. De natte tropen van Queensland geven een goed beeld van hoe ecologische en evolutionaire processen de flora en fauna van Australië hebben gevormd gedurende de afgelopen 415 miljoen jaar.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les Tropiques humides de Queensland, ou Tropiques humides, s’étendent le long de la côte nord-est de l’Australie sur une distance de près de 450 km. Cette région d’une beauté stupéfiante, qui couvre une surface d’environ 893.453 hectares et comprend principalement des forêts tropicales humides, revêt une importance particulière en raison de sa biodiversité, d’une richesse et d’un caractère exceptionnels. Elle apporte également un témoignage inédit sur les processus de l’écologie et de l’évolution qui ont façonné la flore et la faune australiennes car elle renferme les vestiges de la grande forêt du Gondwana qui recouvrait l’Australie et une partie du continent antarctique, voici 50 à 100 millions d’années. Les marsupiaux uniques et la quasi-totalité des autres animaux qui vivent en Australie proviennent des écosystèmes des forêts ombrophiles, et c’est dans les Tropiques humides que l’on trouve leurs plus proches descendants. Ces vestiges vivants de l’ère du Gondwana et leur diversification ultérieure sont une mine d’informations d’une importance capitale pour l’interprétation des fossiles de plantes ou d’animaux découverts dans d’autres régions australiennes et nous éclairent plus particulièrement sur l’évolution des plantes sclérophylles  et des marsupiaux d’Australie.

Le bien se situe à la limite climatique et latitudinale des forêts tropicales humides. Contrairement à la plupart des autres forêts saisonnières, tropicales et équatoriales à feuillage persistant, le bien est sujet à une saison sèche et à des événements cycloniques fréquents. Les Tropiques humides se caractérisent notamment par des précipitations très fortes mais saisonnières, un terrain très diversifié et des gradients environnementaux abrupts. Outre un ensemble complexe d’espèces et de formes de vie, les Tropiques humides sont aussi renommés pour leurs panoramas exceptionnels, leur beauté naturelle et l’immensité de leurs paysages.

Critère (vii) : Les Tropiques humides sont d’une beauté exceptionnelle, et leurs paysages spectaculaires offrent un superbe panorama sur la forêt, des rivières sauvages, des chutes d’eau, des gorges accidentées et des côtes admirables, en particulier dans la région comprise entre la rivière Daintree et Cedar Bay, où un extraordinaire paysage côtier allie la forêt tropicale humide à des plages de sable blanc bordées, en haute mer, de récifs coralliens. Les méandres du canal d’Hinchinbrook dessinent l’une des mangroves les plus vastes de la région. Cette mosaïque de palétuviers et de forêt humide forme le prolongement terrestre de la Grande barrière de corail.

Critère (viii) : Les Tropiques humides abritent les témoignages vivants parmi les plus complets et les plus divers des principales étapes de l’évolution des plantes terrestres, depuis les toutes premières ptéridophytes vieilles de plus de 200 millions d’années jusqu’à l’apparition des plantes à graines, dont les cycadées conifères et les conifères du sud (gymnospermes), et des plantes à fleurs (angiospermes). Les Tropiques humides sont, à l’échelle de la région australasienne, la zone la plus vaste ayant subsisté sans interruption depuis l’ère gondwanienne. Pour cette raison, de par sa flore, qui contient la concentration la plus élevée au monde de taxons primitifs, archaïques et reliques, ils constituent l’équivalent moderne le plus proche qui soit des forêts gondwaniennes. En outre, l’origine de la totalité des marsupiaux uniques et de la plupart des autres animaux vivant en Australie remonte aux écosystèmes des forêts ombrophiles or, les Tropiques humides abritent aujourd’hui encore les plus proches descendants de ces espèces, ce qui fait de cette région la mémoire vivante de l’histoire des marsupiaux et des oiseaux chanteurs.

Critère (ix) : Les Tropiques humides sont une illustration exceptionnelle de processus écologiques à l’œuvre de toute première importance ainsi que de l’évolution biologique. Centre d’endémisme à l’échelle de la région (seule la Nouvelle Calédonie affiche un nombre supérieur de genres endémiques par unité de surface), les Tropiques humides apportent un éclairage essentiel sur les processus évolutifs, que ce soit indépendamment des autres forêts humides ou en interaction avec elles. Leurs hautes forêts ouvertes situées à la lisière occidentale, plus sèche, de la forêt humide revêtent elles aussi une grande importance car elles témoignent de la continuité évolutive des forêts humides et des forêts de sclérophylles. On considère que les eucalyptus, qui dominent aujourd’hui le paysage australien, ont évolué à partir de ces forêts humides et qu’ils se sont propagés dans des environnements plus secs depuis les limites des forêts fermées.

La région abrite une diversité végétale et animale exceptionnellement élevée. On y trouve plus de 3.000 espèces de plantes vasculaires réparties dans 224 familles, dont 576 espères et 44 genres endémiques, y compris deux familles de plantes endémiques. Chez les vertébrés, la diversité et l’endémisme sont également très élevés puisqu’on recense 107 espèces de mammifères, dont 11 espèces endémiques et deux genres monotypiques endémiques. L’avifaune réunit 368 espèces d’oiseaux, dont 11 espèces endémiques. Les Tropiques humides abritent 113 espèces de reptiles, dont 24 espèces endémiques, y compris trois genres monotypiques endémiques. Les amphibiens sont représentés par 51 espèces, dont 22 espèces endémiques.

Critère (x) : La flore et la faune des Tropiques humides sont pour l’essentiel restées intactes. Plusieurs centaines d’espèces endémiques, dont beaucoup sont classées comme espèces menacées, ne vivent que dans les limites du bien. Dans leur grande majorité, les espèces végétales ont une distribution restreinte et beaucoup de genres végétaux monotypiques  ainsi que plusieurs espèces de marsupiaux, de grenouilles et de reptiles ont une distribution très restreinte – populations isolées ou occupant des aires discontinues, ce qui met en évidence le rôle de refuge joué par la forêt humide dans plusieurs zones. Comme il a été établi, la diversité des communautés végétales et des habitats d’animaux dans les Tropiques humides est la plus importante d’Australie, du point de vue de la flore comme de la structure, et elle est également exceptionnelle à l’échelle mondiale. Parmi les nombreuses espèces emblématiques vivant dans les Tropiques humides figure le casoar australien. Incapable de voler, c’est l’un des oiseaux les plus grands du monde.  

Les Tropiques humides représentent moins de 0,2% du territoire continental mais abritent 30% des espèces de marsupiaux, 60% des espèces de chauve-souris, 25% des espèces de rongeurs, 40% des espèces d’oiseaux, 30% des espèces de grenouilles, 20% des espèces de reptiles, 60% des espèces de papillons, 65% des espèces de fougères, 21% des espèces de cycadées, 37% des espèces de conifères, 30% des espèces d’orchidées et 18% des espèces australiennes de plantes vasculaires. Ce territoire présente donc un grand intérêt scientifique et revêt une importance fondamentale pour la conservation.

Bien que les Tropiques humides soient avant tout constituées de forêt tropicale humide, ils sont bordés, et même dans certains cas coupés, par des forêts sclérophylles, des bois, des marécages et des forêts de palétuviers, d’où une diversité encore plus riche.

Intégrité

Lors de son inscription, le bien était considéré comme formant un écosystème essentiellement intact, caractérisé par un faible niveau d’impact humain, surtout par comparaison avec d’autres forêts tropicales. Il subsistait en effet 80% du couvert forestier existant au moment où les Européens sont venus s’établir dans la région. Une surface importante de forêts situées en basse altitude avait cependant été détruite à des fins agricoles. L’effet cumulé d’un certain nombre de perturbations d’origine humaine a porté atteinte à l’intégrité naturelle globale en divers points du bien: des infrastructures telles que lignes haute tension, routes d’accès, mines abandonnées mais aussi des zones plus étendues exploitées de manière sélective. Il ressort cependant de l’évaluation que ces perturbations ne concernaient qu’un faible pourcentage de la surface totale du bien. S’y ajoutent d’autres problèmes de gestion devant faire l’objet d’une attention particulière, comme la prolifération des plantes, des animaux et des maladies forestières introduits.     

Depuis l’inscription du bien, les gouvernements de l’Australie et du Queensland ont travaillé en étroite collaboration afin de mettre en place un système de gestion global du bien, que nous décrivons dans la section suivante. L’exploitation forestière est interdite depuis 1987, les infrastructures liées à cette activité ont été déposées et les forêts touchées ont ainsi pu se reconstituer. Les activités d’entretien nécessaires à la mise en place d’infrastructures pour les communautés locales sont désormais juridiquement réglementées par un plan de gestion et guidées par des codes de pratiques environnent ales.  

Plusieurs menaces continuent à avoir un impact sur l’intégrité globale du bien, en particulier les espèces envahissantes, la fragmentation et la modification des régimes hydrologiques et des régimes de feux. Le changement climatique constitue en outre une menace grandissante pour l’intégrité du bien. Selon les prévisions, une hausse, même modérée, de la température risque de provoquer un déclin important de l’effectif de la quasi-totalité des espèces vertébrées endémiques vivant dans les limites du bien. 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

En 1990, le Gouvernement australien et celui du Queensland ont convenu de cofinancer et de coordonner la gestion des Tropiques humides en signant un accord établissant le système de gestion des Tropiques humides. L’accord précisait les modalités de financement et la structure globale de ce dispositif et prévoyait notamment la mise en place de la Wet Tropics Management Authority. Le système de gestion comprenait en outre la création d’un comité consultatif scientifique chargé de conseiller la Wet Tropics Management Authority, ainsi qu’un comité consultatif communautaire afin d’informer la Wet Tropics Management Authority de tout ce qui touche à la gestion du bien du point de vue de groupes d’intérêt représentatifs et de l’ensemble de la communauté.

Deux lois, la Wet Tropics World Heritage Protection and Management Act 1993 (Wet Tropics Act) du Queensland et la Wet Tropics of Queensland World Heritage Conservation Act 1994 du Commonwealth, permettent de mettre en œuvre les dispositions administratives et opérationnelles de l’accord et d’aider l’Australie à respecter ses obligations en vertu de la Convention du patrimoine mondial. Aux termes de ces lois, la Wet Tropics Management Authority est tenue de produire un rapport annuel sur l’état de l’aire de patrimoine mondial des Tropiques humides et de le remettre au parlement du Queensland et à celui du Commonwealth.       

Le plan de gestion 1998 des Tropiques humides (WT Plan) élaboré depuis, conformément à la Wet Tropics Act, réglemente les activités pouvant entraîner des effets préjudiciables dans les limites du bien. Le Plan prévoit un zonage du bien, un système de gestion des demandes d’autorisation et un système de sanctions applicables en cas d’infraction. En vertu du WT Plan, la Wet Tropics Management Authority doit, pour répondre aux demandes d’autorisation, se référer à un ensemble de principes et de critères et, au premier chef, s’interroger sur l’impact probable de l’activité envisagée sur l’intégrité du bien.

Si le WT Plan s’applique à toutes les zones situées dans les limites des Tropiques humides, plusieurs types de régimes de propriété foncière coexistent, auxquels correspondent divers organismes publics et propriétaires privés tenus, par un ensemble de lois, de gérer ces propriétés. Depuis l’inscription du bien, le gouvernement du Queensland a converti l’essentiel des anciennes propriétés forestières en aires protégées. Par conséquent, l’aire protégée est passée de 14% au moment de l’inscription à plus de 65% au total. Cette conversion permet une meilleure compatibilité du système de gestion de la conservation.

La Environment Protection and Biodiversity Conservation Act 1999 du Commonwealth (EPBC Act) est un outil supplémentaire de protection de tous les biens du patrimoine mondial d’Australie. Conformément à cette loi, toute action qui a, aura ou est susceptible d’avoir un impact important sur les valeurs de patrimoine mondial d’un bien du patrimoine mondial doit être portée à la connaissance du ministre compétent pour examen. La loi est applicable que l’action ait été commise à l’intérieur ou à l’extérieur des limites d’un bien du patrimoine mondial. Une telle action commise sans autorisation préalable entraîne l’application de sanctions sévères. En 2007, les Tropiques humides ont été ajoutés à la Liste du patrimoine national, en considération de leur importance pour le patrimoine national aux termes de la loi.

Outre les mécanismes de protection juridique décrits ci-dessus, la Wet Tropics Management Authority a élaboré diverses stratégies destinées à faciliter la gestion du bien, en particulier : Wet Tropics Nature Based Tourism Strategy (2000); Wet Tropics Conservation Strategy (2004); et WTMA Research Strategy 2010 – 2014.

La Wet Tropics Management Authority a pris l’engagement d’encourager et de forger des partenariats avec des personnes et des partenaires ayant des droits, des responsabilités et des intérêts liés aux Tropiques humides. La Wet Tropics Act reconnaît le rôle important qu’est amené à jouer le peuple aborigène dans la gestion du patrimoine naturel et culturel du bien. L’Accord régional sur l’aire de patrimoine mondial des Tropiques humides de 2005 prévoit la gestion coopérative du bien par 18 groupes tribaux aborigènes de la Forêt humide, la Wet Tropics Management Authority et les gouvernements d’Australie et du Queensland. En vertu de cet accord régional, le conseil consultatif des aborigènes de la Forêt humide a été formellement institué conformément à la Wet Tropics Act, et deux administrateurs issus de groupes aborigènes de la Forêt humide ont été nommés au conseil de la Wet Tropics Management Authority.  Cet organisme a par ailleurs mis en place un groupe de liaison pour le secteur de la conservation ainsi qu’un groupe de liaison pour le secteur du tourisme afin de favoriser et d’améliorer la communication et la liaison avec ces parties prenantes clés.

Description longue
[Uniquement en anglais]

This area, which stretches along the north-east coast of Australia for some 450 km, from just south of Cooktown to just north of Townsville, is made up largely of tropical rainforests. This biotope offers a particularly extensive and varied array of plants, as well as marsupials and singing birds, along with other rare and endangered animals and plant species.

The site provides an unparalleled living record of the ecological and evolutionary processes that shaped the flora and fauna of Australia over the past 415 million years when first it was part of the Pangaean landmass, then the ancient continent Gondwana, and for the past 50 million years an island continent. During these 415 million years of evolution, the processes of speciation, extinction and adaptation have been determined by history, particularly continental drift and cycles of climatic change. The rainforests which constitute about 80% of the property have more taxa with primitive characteristics than any other area on Earth.

The area contains a unique record of a mixing of two continental floras and faunas. This mixing occurred following the collision of the Australian and Asian continental plates about 15 million years ago. This collision was a unique event in that it mixed two evolutionary streams of both flora and fauna, in some cases of common origin, which had been largely separated for at least 80 million years.

The ancestry of all Australia's unique marsupials and most of its other animals originated in rainforest ecosystems of which the Wet Tropics of Queensland still contains many of the closest surviving members. The site contains one of the most important living records of the history of marsupials and songbirds. The Riversleigh fossil deposits (Australian Fossil Mammal Sites (Riversleigh / Naracoorte) World Heritage site) are rich in marsupial fossil taxa closely related to those still living in the rainforests of the Wet Tropics of Queensland, which represent the best surviving equivalent of the Oligo-Miocene rainforests of Riversleigh. Today the main vegetation type is wet tropical rainforest but this is fringed and to some extent dissected by sclerophyll forests, woodlands, swamps and mangrove forests. The rainforests of the site have been classified into 13 main structural types, including two that have sclerophyll components and have the richest fauna in Australia. The mammal fauna includes monotremes, marsupials, rodents and bats. Nine species are endemic: these include four species of ringtail possum, Australia's only two tree kangaroo species, and the musky rat-kangaroo, which is the smallest and in many respects the most primitive of the macropods. The last two of the endemics, the Thornton Peak rat and Atherton antechinus , have very restricted distributions which have been used as the basis for defining two centres of endemism for flightless mammals. A notable presence is the flightless Australian cassowary, one of the largest birds in the world.

Aboriginal occupation in the area between Cooktown and Cardwell is thought to date back at least 40,000 years. The northern tribes (Barrineans) are considered to represent the first wave of the Aboriginal occupation of Australia, making theirs the oldest rainforest culture in the world. Rainforest culture differed markedly from that of most other Australian Aboriginal tribes, with its heavy dependence on arboreal skills, everyday use of toxic plants and unique weapons. Major centres of survival of this culture are at the Bloomfield River and Murray Upper.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

About 185,OOOha is reserved in 41 national parks designated by the Queensland State Government over the last 50 years. They have been managed by the Queensland National Parks and Wildlife Service since its inception in 1975. Previously, they were managed by the Queensland Forestry Department. State forests, timber reserves and reserves were established over a similar period. Yarrabah Aboriginal and Islander Reserve was created in 1892. Details for individual protected areas are appended. Inscribed on the World Heritage List in 1988.

Source : évaluation des Organisations consultatives