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Ville préhispanique de Chichen - Itza

Pre-Hispanic City of Chichen-Itza

This sacred site was one of the greatest Mayan centres of the Yucatán peninsula. Throughout its nearly 1,000-year history, different peoples have left their mark on the city. The Maya and Toltec vision of the world and the universe is revealed in their stone monuments and artistic works. The fusion of Mayan construction techniques with new elements from central Mexico make Chichen-Itza one of the most important examples of the Mayan-Toltec civilization in Yucatán. Several buildings have survived, such as the Warriors’ Temple, El Castillo and the circular observatory known as El Caracol.

Ville préhispanique de Chichen - Itza

Cette ville sacrée était l’un des plus grands centres mayas de la péninsule du Yucatan. Tout au long de son histoire, qui s’étend sur presque mille ans, la ville fut embellie grâce à la contribution de différents peuples. Mayas et Toltèques ont laissé sur la pierre des monuments et des œuvres artistiques I’empreinte de leur vision du monde et de l’univers. L’extraordinaire fusion des techniques de construction mayas avec les nouveaux éléments venus du Mexique central fait de Chichen-Itzá l’un des exemples les plus importants de la civilisation maya-toltèque du Yucatan. Plusieurs bâtiments de cette civilisation subsistent, notamment le temple des Guerriers, El Castillo et l’observatoire circulaire connu sous le nom d’El Caracol.

مدينة شيشين ايتزا التي تعود الى ما قبل الغزو الاسباني

كانت هذه المدينة المقدّسة من أكبر المراكز التابعة لحضارة المايا في شبه جزيرة يوكاتان. فعلى مدى تاريخها الذي يمتدّ على 1000 سنة تقريبًا، جُمّلت المدينة بفضل مساهمة شعوب عديدة. فقد ترك شعب المايا والتولتيك على حجر الآثار والأعمال الفنية صورةً عن نظرتهم إلى العالم والكون. فالدمج الرائع لتقنيات البناء التي اعتمدها شعب المايا مع العناصر الجديدة التي أتت من وسط المكسيك جعلت من شيشا ايتزا من أهم الأمثلة التي تدلّ على حضارة المايا والتولتيك في يوكاتان. وما زالت عدّة مبانٍ من هذه الحضارة صامدة، لا سيّما معبدا المحاربين و"ال كاستيلو" والمرصد المستدير المعروف باسم "ال كراكول".

source: UNESCO/ERI

奇琴伊察古城

奇琴伊察古城遗址是尤卡坦半岛最重要的玛雅文明中心之一。在近1000年的历史中,许多民族都在此生活过,并留下了他们的印记,从当地的石制遗迹和艺术作品中,我们可以看出玛雅人、托尔特克人和阿兹特克人的世界观和宇宙观。玛雅人的建筑技巧和来自墨西哥中部地区的新元素融合在一起,使得奇琴伊察古城成为展示尤卡坦半岛玛雅-托尔特克文明最主要的地方之一。该遗址中有几个建筑被保留下来,其中包括勇士庙、城堡和被称为“蜗牛”的圆形天文台。

source: UNESCO/ERI

Доиспанский город Чичен-Ица

Это священное место было одним из величайших центров индейцев майя на полуострове Юкатан. На протяжении примерно тысячелетней истории различные народы оставляли свой след в облике города. Представления майя, тольтеков и ица о мире и вселенной отразились в каменных памятниках и художественных произведениях. Соединение строительной технологии майя с новыми элементами из центральной Мексики делает Чичен-Ицу одним из самых важных примеров майя-тольтекской цивилизации на Юкатане. Уцелело несколько зданий, таких как Храм Воинов, «Эль-Кастильо» и круглая обсерватория, известная как «Эль-Караколь».

source: UNESCO/ERI

Ciudad prehispánica de Chichén-Itzá

Esta ciudad sagrada fue uno de los centros más importantes de la civilización maya en la península del Yucatán. A lo largo de sus casi mil años de historia, diversos pueblos la fueron marcando con su impronta. Los mayas y toltecas dejaron inscrita su visión del mundo y el universo en sus monumentos de piedra y obras de arte. La fusión de las técnicas de construcción mayas con nuevos elementos procedentes del centro de México hacen de Chichén-Itzá uno de los ejemplos más importantes de la civilización maya-tolteca del Yucatán. Entre los edificios que han sobrevivido al paso del tiempo figuran el Templo de los Guerreros, el Castillo y el observatorio circular conocido por el nombre de El Caracol.

source: UNESCO/ERI

古代都市チチェン-イッツァ
ユカタン半島先端部に近い北部平原の遺跡。マヤと中央平原から侵入したトルテカの文化が融合し、ピラミッド型の基壇をもつ神殿、壁画、彫像など各所に、10世紀前後に最盛期を迎えたマヤ文明の高い文化水準がうかがわれる。チチェンは「井戸のほとり」、イッツアは「水の魔術師」という意味のマヤ語である。

source: NFUAJ

Pre-Spaanse stad Chichén Itzá

Deze heilige plaats was een van de grootste Maya-centra van het schiereiland Yucatán. Gedurende zijn bijna 1000-jarige geschiedenis, hebben verschillende volkeren hun stempel gedrukt op de stad. De visie van de Maya's en de Tolteken op de wereld en het universum wordt geopenbaard in hun stenen monumenten en kunstwerken. De fusie van de Maya constructietechnieken met nieuwe elementen uit het centrum van Mexico maken Chichén-Itzá een van de belangrijkste voorbeelden van de Maya-Tolteken beschaving in Yucatán. Verschillende gebouwen zijn bewaard gebleven, zoals de Tempel van de Krijgers – El Castillo – en het ronde observatorium bekend als El Caracol.

Source : unesco.nl

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Pyramide en terrasses de Kukulkan, El Castillo – Le château © M & G Therin-Weise
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La ville de Chichen-Itza fut construite au cours de la période classique près de deux cavités naturelles (cenotes ou chenes), d’après lesquelles la ville fut nommée « au bord du puits de Itzaes ». Les cenotes permettait, d'emprisonner l'eau souterraine de la région. La date de sa fondation oscille sensiblement selon les sources locales : un manuscrit donne 415-435, un autre 455. La ville qui s'est développée dans le secteur connu sous le nom de Chichén Viejo possédait déjà d'importants monuments d'un grand intérêt : l'édifice des Nonnes, l'église, l'Akab Dzib, le Chichan Chob, le temple des Panneaux et le temple du Cerf. Ils ont été construits entre le VIe et le Xe siècles dans le style maya caractéristique, qui se répandit par la suite au nord comme au sud des collines de Puuc.

Le second site de Chichen-Itza, qui est le plus important pour les historiens, correspond à la migration des guerriers toltèques descendus vers le sud, depuis le plateau mexicain, au cours du Xe siècle. Selon la version la plus répandue, le roi de Tula, Ce Acatl Topiltzin Quetzalcoatl, ou Kukulkan, selon le nom que les Mayas lui donnèrent, se serait emparé de la ville entre 967 et 987.

La conquête du Yucatán porta à la création d'un nouveau style qui mêlait les traditions maya et toltèque, caractéristique du phénomène d'acculturation. Chichen-Itzá offre un bonnne illustrationde cette fusion. En témoignent par exemple le groupe d'édifices situé au sud, le Caracol (l'escargot), un observatoire astronomique circulaire qui doit son nom à son escalier en spirale et, au nord, la pyramide de Quetzalcoatl, ou Castillo. Cette dernière est entourée de terrasses sur lesquelles ont été construits les principaux complexes monumentaux : au nord-ouest, la grande cour de la pelote, Tzompantli ou le mur du Crâne, le temple connu sous le nom de temple du Jaguar et la maison des Aigles ; au nord-est, le temple des Guerriers, le groupe des Mille Colonnes, le marché, les cours de pelote ; au sud-ouest, la tombe du grand prêtre.

Après le XIIIe siècle, plus aucun monument important ne semble y avoir été construit, et la ville déclina rapidement après 1440. Les ruines de la ville n'ont été explorées qu'à partir de 1841.

Critère (i) : Les monuments de Chichen-Itza, en particulier dans le groupe nord, le grand Jeu de balle, le temple de Kuulan et le temple des Guerriers, comptent parmi les chefs-d’œuvre incontestés de l’architecture mésoaméricaine par la beauté de leurs proportions, le raffinement de leur construction et la splendeur de leur décor sculpté.

Critère (ii) : Les monuments de Chichen-Itza ont exercé leur influence dans toute l’aire culturelle du Yucatan du Xe au XVe siècle.

Critère (iii) : Chichen-Itza est le vestige archéologique majeur de la civilisation maya-toltèque du Yucatan (Xe – XVe siècle)

Intégrité

Depuis son abandon au cours du XVe siècle, Chichen-Itza a connu un processus de détérioration progressive jusqu’aux premières fouilles effectuées sur le site il y a plus d’un siècle. Néanmoins, l’excellence des matériaux et des techniques utilisés par les Maya pour la construction des bâtiments a garanti la survie de l’essence architectonique, sculpturale et picturale de Chichen-Itza au fil des siècles.

Jusqu’à présent, les éléments qui traduisent la valeur universelle exceptionnelle du bien ont été préservés. Toutefois, des découvertes qui ont été faites sur le site et qui ne se trouvent pas dans le polygone de protection d’origine devraient être officiellement incluses dans le bien. De plus, un certain nombre de menaces pèsent sur le site, du fait d’une utilisation excessive ou d’un développement inadéquat d’infrastructures destinées à offrir des services, qui exigeront une surveillance permanente afin d’éviter les impacts négatifs.

Authenticité

Les conditions d’authenticité atteintes par le site lors de son inscription ont été conservées. Toutefois, l’utilisation du bien comme scène pour des événements culturels sans liens avec le site a déclenché des discussions concernant l’impact de ces activités sur la conservation et l’authenticité du site. Afin de garantir que l’usage et la fonction ainsi que le caractère du site soient conservés, il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures réglementaires et des mécanismes de protection.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Chichen-Itzá est protégé par la Loi fédérale sur les monuments et les zones historiques, artistiques et archéologiques de 1972 et a été classé comme monument par un décret présidentiel de 1986.

Le site demeure ouvert au public 365 jours par an et reçoit au minimum 3.500 visiteurs par jour et jusqu’à 8.000 visiteurs par jour en haute saison. Cela signifie que le site a constamment besoin d’entretien et d’attention pour éviter la détérioration de son tissu préhispanique.

Le Yucatan est le seul État du Mexique où deux institutions sont impliquées dans la gestion des sites archéologiques : l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH), qui est chargé de l’entretien et de la conservation du site archéologique, et le Conseil des unités de services culturels et touristiques de l’État du Yucatan.

Le Conseil a été créé en 1987 afin de gérer les Unités de services culturels et touristique des sites de Uxmal, Chichen-Itza, Kabah, Sayil, Labna, Zibichaltún et les grottes de Loltún et Balancanche.

Les activités à moyen et long termes à Chichen-Itzá, notamment la recherche, la conservation, l’interprétation thématique, l’administration et l’exploitation du site, sont traitées par le « Plan de gestion de la ville préhispanique de Chichen-Itza ». L’objectif du Plan est d’articuler et de coordonner les activités sur le site, en particulier celles qui sont orientées vers la mise en valeur du bien et l’incitation à la participation des différentes parties impliqués dans la gestion, y compris le public.

Il n’existe aucun plan d’urgence pour le site ni de suivi à long terme de l’état de conservation en raison du manque de personnel. Cela laisse le site dépourvu devant les catastrophes naturelles et dues à l’homme, ainsi que la dégradation à long terme. Des menaces comme les incendies et l’érosion du grès ont été mises en lumière. La mise en œuvre durable d’outils de planification définis et l’attribution de ressources pour la conservation et la gestion sont des moyens nécessaires pour assurer la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien à long terme.

Description longue

Chichén Itzá est le plus important témoignage archéologique de la civilisation maya-toltèque dans le Yucatán (Xe-XVe siècle). Ses monuments, notamment ceux du groupe septentrional, qui inclut la grande cour du jeu de pelote, le temple de Kukulkan et le temple des Guerriers, comptent au nombre des chefs-d'œuvre indiscutables de l'architecture d'Amérique centrale du fait de la beauté de leurs proportions, du raffinement qui a présidé à leur construction et de la splendeur de leurs décors sculptés. Ces monuments ont exercé une influence importante dans toute la zone du Yucatán entre le Xe et le XVe siècle.

Situé à mi-distance entre Mérida et Cancún, Chichén Itzá est le plus au nord des célèbres sites archéologiques du Yucatán. Couvrant plus de 300 ha, c'est également l'un des plus vastes et des plus riches en monuments. Mais c'est aussi, et surtout, le plus significatif en termes historiques, parce qu'il illustre deux périodes fondamentales dans l'histoire des civilisations préhispaniques du centre de l'Amérique.

La ville a été construite près de deux cavités naturelles (cenotes ou chenes), qui permirent facilement, au cours de la période classique, d'emprisonner l'eau souterraine dans le cenote de Xtoloc. La date de sa fondation oscille sensiblement selon les sources locales : un manuscrit donne 415-435, un autre 455. La ville qui s'est développée dans le secteur connu sous le nom de Chichén Viejo possédait déjà d'importants monuments d'un grand intérêt : l'édifice des Nonnes, l'église, l'Akab Dzib, le Chichan Chob, le temple des Panneaux et le temple du Cerf. Ils ont été construits entre le VIe et le Xe siècle dans le style maya caractéristique, qui se répandit par la suite au nord comme au sud des collines de Puuc.

Le second site de Chichén Itzá, qui est le plus important pour les historiens, correspond à la migration des guerriers toltèques descendus vers le sud, depuis le plateau mexicain, au cours du XVe siècle. Selon la version la plus répandue, le roi de Tula, Ce Acatl Topiltzin Quetzalcoatl, ou Kukulkan, selon le nom que les Mayas lui donnèrent, au terme de nombreuses années d'errance, se serait emparé de la ville entre 967 et 987. Quoi qu'il en soit, il est sûr que les envahisseurs toltèques s'attaquèrent à la population locale avec une telle férocité que, cinq siècles plus tard, les chroniques des « livres sacrés » des Mayas en faisaient encore état. Les Toltèques imposèrent le rituel du sacrifice humain qui n'était jusqu'alors que rarement pratiqué dans cette région, s'il le fut même jamais.

La conquête du Yucatán porta à la création d'un nouveau style qui mêlait les traditions maya et toltèque, caractéristique du phénomène d'acculturation qui était alors en œuvre. Chichén Itzá offre un bon exemple de cette fusion. En témoignent par exemple le groupe d'édifices situé au sud, le Caracol (l'escargot), un observatoire astronomique circulaire qui doit son nom à son escalier en spirale et, au nord, la pyramide de Quetzalcoatl, ou Castillo. Cette dernière est entourée de terrasses sur lesquelles ont été construits les principaux complexes monumentaux : au nord-ouest, la grande cour de la pelote, Tzompantli ou le mur du Crâne, le temple connu sous le nom de temple du Jaguar et la maison des Aigles ; au nord-est, le temple des Guerriers, le groupe des Mille Colonnes, le marché, les cours de pelote ; au sud-ouest, la tombe du grand prêtre.

Cette architecture nouvelle, aujourd'hui définie comme « maya-yucatèque », s'est inspirée des anciens édifices pour la construction des murs et des voûtes, en incorporant différents éléments toltèques dans son décor. En dehors des scènes de bataille, qui sont représentées avec un luxe de détails, l'apport le plus évident du Mexique central est la représentation du Serpent à plumes Quetzalcoatl, qui figure sur les colonnes et les soubassements où d'énormes têtes de reptiles dessinent un puissant motif décoratif. Les célèbres statues du dieu de la pluie Chac-Mool, représenté selon une pose typique, à demi couché, sont un autre exemple de l'influence du centre du Mexique.

Chichén Itzá a connu entre la fin du Xe et le XVe siècle des vicissitudes historiques complexes. Le pouvoir absolu des chefs militaires semble s'être relâché lorsque la ville rejoignit la ligue Mayapán, à laquelle appartenait aussi Uxmal. Après le XIIIe siècle, plus aucun monument important ne semble y avoir été construit, et la ville déclina rapidement après la chute de Mayapán. En 1556, l'évêque Diego de Landa visita ses ruines presque abandonnées, et recueillit les légendes relatives à ses différents monuments. Les ruines de la ville n'ont été explorées qu'à partir de 1841.

Source : UNESCO/CLT/WHC