English Français
Aidez maintenant !

Ville de Luang Prabang

Town of Luang Prabang

Luang Prabang is an outstanding example of the fusion of traditional architecture and Lao urban structures with those built by the European colonial authorities in the 19th and 20th centuries. Its unique, remarkably well-preserved townscape illustrates a key stage in the blending of these two distinct cultural traditions.

Ville de Luang Prabang

Cette ville reflète la fusion exceptionnelle de l'architecture traditionnelle et des structures urbaines conçues par les autorités coloniales européennes aux XIXe et XXe siècles. Son paysage urbain unique, remarquablement bien conservé, illustre une étape majeure du mélange de ces deux traditions culturelles différentes.

مدينة لوانغ برابانغ

تعكس هذه المدينة اندماجاً متميزاً بين الهندسة التقليدية والتركيبات المدنية التي وضعتها السلطات الاستعمارية الأوروبية في القرنين التاسع عشر والعشرين. ويجسد هذا المنظر المدني الفريد الذي تم حفظه بصورة ممتازة مرحلة اساسية من المزج بين هذين التقليدين الثقافيين المختلفين.

source: UNESCO/ERI

琅勃拉邦的古城

琅勃拉邦的古城是19世纪至20世纪欧洲殖民者建造的传统建筑与老挝城市结构相融合的突出典范。它独特的镇区保存十分完美,表现了两种截然不同的文化传统相互融合的关键阶段。

source: UNESCO/ERI

Город Луанг-Прабанг

Луанг-Прабанг – это выдающийся пример синтеза в архитектуре и городской планировке народных лаосских традиций с принципами, привнесенными колониальными европейскими властями в XIX-XX вв. Уникальный, исключительно хорошо сохранившийся облик города иллюстрирует ключевой этап в соединении этих двух различающихся культурных традиций.

source: UNESCO/ERI

Ciudad de Luang Prabang

Esta ciudad es un ejemplo excepcional de la fusión de la arquitectura tradicional con las estructuras urbanas creadas por las autoridades coloniales europeas en los siglos XIX y XX. Su extraordinario paisaje urbano, muy bien conservado, ilustra una etapa clave de la mezcla de dos tradiciones culturales diferentes.

source: UNESCO/ERI

ルアン・パバンの町

source: NFUAJ

Luang Prabang (stad)

Luang Prabang is een mooi voorbeeld van de vermenging van de traditionele architectuur en stedelijke structuren van Laos, met de structuren gebouwd door de Europese koloniale autoriteiten in de 19e en 20e eeuw. Het unieke, opmerkelijk goed bewaard gebleven stadsbeeld illustreert een belangrijke fase in het mengen van deze twee verschillende culturele tradities. De stad ligt op een schiereiland – gevormd door de Mekong rivier en haar zijrivieren – in een kleibassin omringd door kalkstenen heuvels die het landschap domineren. Volgens de legende glimlachte de Boeddha toen hij hier was en voorspelde hij dat dit een rijke en machtige hoofdstad zou worden.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Luang Prabang © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Luang Prabang  se situe au nord du Laos, au cœur d’une région montagneuse. La ville est bâtie sur une péninsule formée par le Mékong et la rivière Nam Khan. Des massifs montagneux (en particulier les monts PhouThao et PhouNang) enserrent la cité dans un écrin de verdure.

De nombreuses légendes accompagnent la création de la ville dont celle qui raconte que Bouddha aurait souri lorsqu’il se reposa  à cet endroit au cours de l’un de ses voyages en annonçant qu’une capitale riche et puissante s’y élèverait un jour. Connue sous le nom de Muang Sua puis de Xieng Thong, la ville est devenue, du XIVe au XVIe siècle, la capitale du puissant royaume de Lane Xang (royaume du million d’éléphants), dont la richesse et l’influence étaient liées à son emplacement stratégique sur la route de la soie. La ville était aussi le centre du bouddhisme dans la région. Luang Prabang tient son nom d’une statue de Bouddha, le Prabang, offerte par le Cambodge.

Après l’instauration du protectorat français en 1893, qui a suivi une période de turbulences ayant vu la division du pays en trois royaumes indépendants, Luang Prabang est redevenue capitale royale et religieuse sous le règne du roi Sisavang Vong. Elle a joué ce rôle jusqu’à ce que Vientiane devienne capitale administrative en 1946.

Luang Prabang est exceptionnelle à la fois pour la richesse de son patrimoine architectural et artistique qui reflète la fusion de l’architecture urbaine traditionnelle Lao avec celle de l’époque coloniale. Son paysage urbain remarquablement bien conservé témoigne de l’alliance de ces deux traditions culturelles distinctes. 

La péninsule avec ses anciennes résidences de notables, de la famille royale et ses édifices religieux est demeurée le cœur administratif et religieux de Luang Prabang. La trame urbaine traditionnelle des anciens villages, chacun avec son temple, a été préservée par les constructions postérieures. La morphologie urbaine coloniale, notamment le réseau des rues, est venu se superposer harmonieusement au modèle précédent. Autrefois les limites de la ville étaient marquées par des fortifications.

La richesse de l’architecture de Luang Prabang reflète le mélange des styles et des matériaux.  La majorité des édifices sont en bois comme le veut la tradition.  Seuls les temples sont en pierre alors que les maisons en brique à un ou deux étages constituent la marque coloniale de la ville.

Les nombreuses pagodes ou "Vat" de Luang Prabang, qui sont parmi les temples bouddhistes les plus sophistiqués de l’Asie du Sud-est, sont richement décorées (sculptures, gravures, peintures, dorures et pièces de mobilier). Le Vat Xieng Thong, qui date du XVIe siècle, présente l’ensemble d’édifices le plus complexe de toutes les pagodes de la ville.  Il est remarquable tant du point de vue archéologique que du point de vue iconographique et esthétique Laotien. 

Beaucoup de maisons traditionnelles Lao subsistent ; elles sont construites en bois en utilisant des techniques anciennes et des matériaux apportés par l’époque coloniale comme les panneaux de bambou tressé enduits de torchis. Des bâtiments coloniaux en brique, souvent avec des balcons et des éléments décoratifs en bois, bordent la rue principale et le Mékong.

Le patrimoine bâti de Luang Prabang s’inscrit en parfaite harmonie dans l’environnement naturel. Le mont sacré Phousi se dresse au cœur de la ville historique construite sur une péninsule délimitée par le Mékong et la Nam Khan, domaine du mythique naga. Les cérémonies pour apaiser les nagas et autres esprits maléfiques, les pratiques religieuses bouddhiques (procession du Prabang, quête matinale des bonzes) perpétuent le caractère sacré des lieux.  Les espaces naturels situés au cœur de la ville et le long des berges des rivières, ainsi que les zones humides (un réseau complexe de mares utilisées pour l’élevage de poissons et la culture de légumes) complètent cet environnement naturel préservé.

Critère (ii) : Luang Prabang reflète la fusion exceptionnelle de l’architecture traditionnelle Lao et des constructions des XIXe et XXe siècles de style colonial européen.

Critère (iv) : Luang Prabang offre un exemple éminent d’ensemble architectural bâti au fil des siècles mêlant l’architecture sophistiquée des édifices religieux, des constructions vernaculaires et des bâtiments coloniaux. Critère (v) : Le paysage urbain unique de Luang Prabang est remarquablement bien conservé, illustrant une étape-clé dans la fusion de deux traditions culturelles distinctes.

Intégrité

L’intégrité du site inscrit est liée à un patrimoine architectural et culturel situé dans un paysage naturel qui traduit sa valeur universelle exceptionnelle. L’ensemble des éléments significatifs, particulièrement la trame urbaine et les principaux monuments (temples, édifices publics, maisons traditionnelles), est sauvegardé.

Cependant, certaines menaces pèsent sur le site en raison d’un développement rapide de la ville et des fortes  pressions économiques, dont plusieurs sont reliées au tourisme (transformation d’usage des bâtiments, départs de résidents, constructions illégales). 

Authenticité

Les paysages et la trame urbaine présentent toujours un haut degré d’authenticité, aucune construction d’importance ne perturbe le site.

Les édifices religieux sont régulièrement entretenus ; les bonzes enseignent aux jeunes moines les techniques de restauration de leur patrimoine.  Par ailleurs, le culte bouddhiste et les traditions culturelles qui s’y rattachent (rites et cérémonies) sont toujours vivants et pratiqués de façon assidue. 

Toutefois, le niveau d’authenticité des matériaux et des techniques de construction de nombreuses maisons d’habitation est bas dans la mesure où, pendant une longue période, des techniques et des matériaux modernes inadaptés (le béton, en particulier) ont trop souvent été utilisés en remplacement des matériaux traditionnels. 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La protection des monuments et bâtiments religieux de Luang Prabang est assurée par le décret No 1375 :1978 du Ministère de l’Éducation Nationale et des Sports, sous la responsabilité des administrations nationales et provinciales de la Fédération bouddhique lao.  Le décret No 139 :1990 du Ministère de l’information et de la Culture attribue la responsabilité de la protection du patrimoine à ce même Ministère (au niveau national), au service de l’Information et de la Culture (au niveau régional) et au district (au niveau local). L’article 16 de la Loi sur la protection de l’environnement No 09/NA : 1999 porte sur le patrimoine historique, culturel et naturel ; l’article 7 porte sur l’obligation de conduire une analyse d’impact socio-environnemental avant d’entreprendre tout projet d’aménagement et d’infrastructure.  La Loi No 08 /NA sur le patrimoine national, promulguée en 2005, vient renforcer cet arsenal juridique. 

Les autorités se sont dotées des outils nécessaires à la gestion du bien : Loi d’urbanisme sur la protection du patrimoine, mise en place d’une coopération décentralisée avec la ville française de Chinon, création d’un Département du patrimoine mondial de Luang Prabang et mise en place d’un Comité national et local du patrimoine.

Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) de la ville comporte à la fois une partie réglementaire ayant force de loi et une partie plus souple de l’ordre de la recommandation destinée à accompagner les projets tout en leur laissant une certaine latitude.  Les autorités religieuses y sont particulièrement sensibilisées à la valeur de leur patrimoine, avec le soutien de la population.  Pour contrer les effets négatifs du développement urbain accéléré, des mesures sont prévues dans le règlement du PSMV que le Département du Patrimoine doit appliquer sous la responsabilité du Comité Local du patrimoine et du Comité National. 

Pour faire face aux nouveaux défis (tourisme durable, protection des paysages et des zones agricoles environnantes), une vaste zone tampon de 12.500 haa été définie dans le cadre de la révision du Plan d’urbanisme qui a été approuvé par décret du Premier Ministre en février 2012. Les grands projets (ville nouvelle, grands hôtels) sont différés jusqu’à ce que leur  impact soit évalué en regard de ce Plan. Par ailleurs, les bâtiments publics (école primaire, école des Beaux-arts) ne seront pas concédés au secteur privé mais seront restaurés et conserveront leur vocation culturelle. La Maison du Patrimoine a été restructurée pour devenir le Département du patrimoine en 2009. Ce nouveau Département du Patrimoine veille à la stricte application de la réglementation du PSMV et du plan urbain. Sa mission consiste également à coordonner les actions du Comité local, à sensibiliser les populations au respect des valeurs universelles du patrimoine de Luang Prabang et à conseiller les intervenants impliqués dans des projets de développement et d’infrastructure. Les mesures liées à l’utilisation de matériaux et de techniques traditionnelles (bois, brique, tuile et céramique locale) seront renforcées afin de préserver l’intégrité du patrimoine bâti et les traditions constructives locales.

Description longue

Luang Prabang offre un remarquable exemple de fusion de l'architecture traditionnelle et des principes d'urbanisme du Laos avec ceux des autorités coloniales européennes au cours des XIXe et XX siècles. Son paysage unique, remarquablement bien préservé, illustre une phase fondamentale de brassage entre ces deux traditions culturelles différentes.

La ville se trouve sur une péninsule formée par le Mékong et par ses affluents, dans un bassin argileux entouré de collines de grès qui dominent le paysage. Selon la légende, le Bouddha sourit lorsqu'il se reposa à cet endroit au cours d'un de ses voyages, en prophétisant que ce serait un jour le site d'une capitale riche et puissante. Une autre légende attribue le choix du site à deux ermites attirés par sa beauté naturelle, et qui lui auraient donné le nom de Xieng Dong (ou peut-être celui de Xieng Thong).

Quoi qu'il en soit, c'est sous ce nom que la ville était connue à la fin du XIII siècle. Quelques décennies plus tard, elle devint la capitale du puissant royaume de Lan Xang, dont la richesse et l'influence s'expliquent par la position de sa capitale à un important carrefour de la Route de la soie, et par son autorité de centre du bouddhisme dans cette région. Xien Dong demeura la capitale jusqu'en 1560, date à laquelle on transféra celle-ci à Vientiane. C'est à cette époque que la ville reçut un nouveau nom, celui de Luang Prabang, d'après la célèbre statue du Bouddha apportée autrefois du Cambodge. Différentes des villes d'Europe, celles du Laos sont formées de complexes administratifs royaux fortifiés près desquels se trouvent des temples et des monastères. Tout autour sont venus s'agréger différents villages ou communautés qui pourvoyaient à leurs besoins, sans toutefois faire partie d'une même entité administrative. Les villages servaient de centres commerciaux, à la différence de la ville proprement dite, qui n'abritait pas les vastes communautés marchandes telles qu'elles existaient alors en Thaïlande ou au Camdodge.

La mort du roi Souligna Vongsa, à la fin du XVII siècle, fut suivie par une période de profonde crise politique. Le royaume de Lan Xang fut scindé d'abord en deux royaumes distincts, ceux de Vientiane et de Luang Prabang, puis en trois, avec la création du royaume de Champassak. Luang Prabang conserva son rôle de capitale royale jusqu'en 1946, lorsque Vientiane la remplaça comme centre administratif.

Le centre politique et religieux de la ville occupe la péninsule, avec ses résidences royales ou aristocratiques et ses fondations religieuses. Il est délimité par un rempart construit d'une rive à l'autre, séparant la péninsule à sa base. Conformément aux traditions, la plupart de ses édifices sont construits en bois, à l'exception des temples, qui sont en pierre. Les maisons à terrasses construites en brique sur un ou deux niveaux sont un élément colonial caractéristique de la ville ; elles présentent souvent des balcons ou d'autres éléments décoratifs en bois.

Les commerces se regroupent le long du Mékong, mélangés aux maisons privées. Les temples et les résidences royales se trouvent sur un côté de l'avenue Pavie, qui traverse la péninsule sur toute sa longueur, l'autre étant occupé par des maisons traditionnelles ou coloniales. Les édifices administratifs s'élèvent pour la plupart à son carrefour avec la rue Garnier. Les monastères sont généralement formés d'édifices de culte (sanctuaire, chapelle, bibliothèque, stupa, poteaux en pierre), d'annexes et de maisons pour leurs habitants ou leurs visiteurs (bâtiments monastiques communautaires, cellules, réfectoire, etc.). La plupart d'entre eux sont de simples sanctuaires dotés de trois nefs et d'un simple porche. Leur mobilier se compose d'un piédestal ou trône pour la grande sculpture du Bouddha, d'une chaire, d'une terrasse et d'une lampe ; presque tous sont soigneusement décorés de motifs sculptés, mais leurs peintures murales sont relativement simples. Les chapelles de Luang Prabang sont de petits édifices, ouverts ou fermés, simplement destinés à abriter des sculptures.

Les maisons en bois traditionnelles du Laos se divisent en deux espaces : les salles privées et les terrasses publiques. Elles sont ordinairement surélevées sur des pilotis de bois, qui réservent un espace libre sous la maison pour travailler et s'abriter. Leurs murs peuvent être faits de planches ou de treillis de bambou fixés sur un cadre en bois. Certaines de ces maisons, plus récentes, ont été construites en brique après l'introduction de ce matériau par les Français, mais elles ont conservé le plan général et l'aspect de la maison traditionnelle. Enfin, les édifices administratifs mêlent de manière plus ou moins heureuse les éléments traditionnels avec des matières, des techniques et des principes importés d'Europe.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

Luang Prabang Province lies in the heart of the mountainous region of northern Laos. The town of Luang Praoang is situated on a peninsula formed by the Mekong River and its tributaries, the Nam Knane and the Kual Hop, in a Clay basin surrounded by the limestone hills that dominate the landscape.
According to legend. the Buddha smiled when he rested here for a day during his travels, prophesying that it would one day be the site of a rich and powerful capital city. Another legend attributes the choice of the site to two hermits, attracted by its natural beauty, who gave it the name of Xieng Dong (or perhaps Xieng Thong, commemorating the name of the flamboyant tree that was the centre of their implantation). It was inhabited first by hybrid beings who became the protectors of the city when they died, and then by human beings, the first of them the Khas, a group coming together from various regions. They were driven out by the Lao, who came down from the north, following their legendary leader Khun Lo, who renamed the city Muang Java, in tribute to the Kha leader whom he had defeated, Khun Java. This legendary account of the city's foundation is borne out by archaeological and toponymic evidence for the settlement of the region.


A stele from Sukhothai attests to its being known under this name at the end of the 13th century AD. A few decades later it became the capital of the powerful kingdom of Lan Xang ("One Million Elephants"), whose wealth and influence can e attributed to the location of its capital at a crossroads on the Silk Route, as well as the centre of Buddhism in the region. It remained the capital of the kingdom until 1560? When this title passed to Vientiane, which was located further from the threatening Burmese armies. It was at this time that it received a new name, Luang Prabang, the name of the famous Buddha image brought earlier from Cambodia. It should be stressed that neither of the "towns" in Laos, Luang Prabang or Vientiane, conformed with the European urban concept: they were essentially defended royal administrative complexes with adjacent temples and monasteries. Around these clustered a number of distinct village communities, supplying their needs but not integrated into a single administrative entity. It was the village that acted as commercial centres, not the town as such, which did not have the large mercantile communities to be found at that time in Thailand or Cambodia.

On the death of King Sourigna Vongsa at the end of the 17th century a serious political crisis ensued. The Lan Xang kingdom was divided first into two independent realms, those of Vientiane and Luang Prabang, and then into three, with the creation of the kingdom of Champassak. The Luang Prabang rulers became puppets of the Thai power, especially after 1828, when the Vientiane kingdom disappeared with the complete destruction of the town by the Thai army and the deportation of its Inhabitants. Luang Prabang itself suffered gravely from the attacks of the famous Pavilions Noirs (Black Flags), who subjected it to sack and pillage from 1887 until the arrival of the French in 1893. Its reconstruction and restoration as a religious and royal capital was the work of King Sisavang Vong, aided in this heavy task by his successive viceroys Chao Mana Oupahat Boun Khong and Prince Pnetsarath. Luang Prabang retained its role as the royal capital until 1946, when Vientiane took over as administrative centre.

During the French protectorate, which was created on 3 October 1893 following the signing of the FrancoSiamese Treaty, Laos was not a homogeneous political entity: the Lan Xang Kingdom was no more than a memory. However, although the country was divided into many small kingdoms and principalities, a nation was forged which transcended the feudal structure that persisted. Towns in the western sense developed, alongside the timeless rural organization of the villages, which was opposed to this Intrusion. Luang Prabang provided the nucleus: round its royal residence were grouped the houses of the nobility and the cult centres (temples and monasteries). It did not attract public buildings like Vientiane, which was chosen by the French for their capital, but on the other hand its commercial potential attracted many French businessmen.

Source : évaluation des Organisations consultatives