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Parc national du Manovo-Gounda St Floris

Manovo-Gounda St Floris National Park

The importance of this park derives from its wealth of flora and fauna. Its vast savannahs are home to a wide variety of species: black rhinoceroses, elephants, cheetahs, leopards, wild dogs, red-fronted gazelles and buffalo, while various types of waterfowl are to be found in the northern floodplains.

Parc national du Manovo-Gounda St Floris

L'importance de ce parc tient à la richesse de sa flore et de sa faune. Ses vastes savanes abritent des espèces de mammifères très variées : rhinocéros noirs, éléphants, guépards, léopards, chiens sauvages, gazelles à front roux, buffles, et différents types d'oiseaux aquatiques qui trouvent un habitat dans les plaines d'inondation du Nord.

منتزه مانوفو غوندا سانت فلوريس

تعود أهمية هذا المنتزه الى غنى ثروته النباتية والحيوانية. فسهول السافانا الشاسعة التي يتألف منها تأوي أصنافاً فائقة التنوع من الثدييات كوحيد القرن الأسود والفيلة وفهد الغيبار وفهد الليوبار والكلاب البرية والغزلان الصهباء الجبين والجواميس ومختلف أصناف الطيور المائية التي تجد لنفسها مسكناً في سهول الفيضانات الشمالية.

source: UNESCO/ERI

马诺沃贡达圣绅罗里斯国家公园

这个国家公园的重要性在于其丰富的动植物物种。公园广阔的大草原是许多物种的家园:黑犀牛、大象、印度豹、美洲豹、野狗、瞪羚、野牛等,而在公园北部的沼泽地则栖息着各种各样的水禽。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Маново-Гоунда–Сен-Флорис

Ценность этого парка связана с его богатой флорой и фауной. Обширные саванны служат местообитанием для самых разных животных: черных носорогов, слонов, гепардов, леопардов, гиеновых собак, краснолобых газелей, буйволов. А влажная местность на севере привлекает массу водоплавающих птиц.

source: UNESCO/ERI

Parque nacional del Manovo-Gounda St.Floris

La importancia de este parque se debe a la riqueza de su flora y fauna. Sus vastas sabanas ofrecen refugio a una gran variedad de mamíferos –rinocerontes negros, elefantes, leopardos, onzas, perros salvajes, gacelas frentirrojas y búfalos– y las llanuras inundables de la zona norte albergan diferentes tipos de aves acuáticas.

source: UNESCO/ERI

マノヴォ-グンダ・サン・フローリス国立公園

source: NFUAJ

Manovo-Gounda Nationaal park Sint Floris

Dit nationaal park omvat een totale oppervlakte van 1.740.000 hectare en is belangrijk vanwege zijn rijkdom aan flora en fauna. De uitgestrekte savannes zijn de thuisbasis van een grote verscheidenheid aan diersoorten: zwarte neushoorns, olifanten, cheeta’s, luipaarden, wilde honden, gazellen, krokodillen en buffels. In de noordelijke uiterwaarden zijn verschillende soorten watervogels te vinden. In de regio van Sint Floris zijn 320 vogelsoorten geïdentificeerd, waarvan ten minste 25 soorten roofvogels zoals de Bataleur en Afrikaanse zeearend. In het gebied komen grote seizoensgebonden populaties voor van de pelikaan en de maraboe ooievaar. Het park is daarnaast belangrijk voor watervogels en steltlopers.

Source : unesco.nl

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Plaine de la rivière Gounda © José Tello
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Avec une superficie de 1.740.000 ha, Manovo-Gounda St Floris est le plus vaste parc de savanes d’Afrique centrale. Situé à cheval sur les deux zones écologiques,  le Parc national du Manovo-Gounda Saint Floris doit son importance à la richesse de sa flore et de sa faune. Il abrite un grand nombre d’espèces menacées, notamment le rhinocéros noir, l’éléphant, l’hippopotame et la gazelle à front roux ainsi que de grandes concentrations d’herbivores.

Ce parc est un exemple intéressant de « carrefour » où se rencontrent les espèces des communautés de savane de l’Afrique orientale et occidentale comme celles des communautés de forêt du sud. Le parc constitue un champ précieux pour l’étude des changements environnementaux qui se produisent dans l’ensemble des régions sahéliennes et soudanaises sous la pression de la sécheresse et du surpâturage.

Critère (ix) : Le Parc national du Manovo-Gounda St Floris recèle de formations naturelles exceptionnelles. Le parc est situé à cheval sur les zones biogéographiques soudano-sahéliennes et soudano-guinéennes. Il en résulte une variété d’habitats de plaines herbeuses au nord aux savanes arborées avec des galeries forestières au sud.

Le bien englobe la totalité des bassins versants de trois grands cours d’eau (Manovo, Koumbala et Gounda) avec des plaines d’inondation herbeuses et des zones humides. Les plaines sont entrecoupées de petits inselbergs granitaires avec au sud le massif de grès accidenté des Bongos.

Ce vaste parc, entouré de zones de chasse et qui a un corridor fonctionnel au Parc National de Bamingui-Bangoran, protège la plus grande savane de l’Afrique centrale. Il représente un exemple unique de ce type d’écosystème, abritant des populations viables de différentes espèces typiques de cette partie d’Afrique et d’autres originaires de l’Afrique orientale et occidentale.

Critère (x) : La faune du parc reflète sa position transitionnelle entre l’Afrique de l’est et de l’ouest, le Sahel et les forêts humides. Il contient la faune le plus riche du pays y compris environ 57 espèces de mammifères qui ont été bien protégés dans le passé. A cet égard, il ressemble aux riches savanes de l’Afrique de l’est.

Plusieurs espèces de mammifères importantes du point de vue de la conservation vivent dans le parc comme le rhinocéros noir, l’éléphant, l’hippopotame, la gazelle à front roux (ici à la limite sud de son aire de répartition), le lion, le léopard, le guépard, et le lycaon. On y trouve d’importantes concentrations d’herbivores, notamment le buffle, le cobe de Buffon, le cobe à croissant, et le bubale roux. Quelques 320 espèces d’oiseaux ont été recensées dans le parc dont au moins 25 espèces de rapaces. Les plaines d’inondation au nord du parc son assez importantes pour les oiseaux d’eaux, et le bec-en-sabot a été observé dans le parc.

Intégrité

D’une superficie totale de 1.740.000 ha, le parc est presque entouré par les réserves de chasse d’Ouandjia–Vakaga and Aouk–Aoukalé (480.000 ha et 330.000 ha respectivement), ce qui donne une protection effective du bien contre les menaces provenant des zones environnantes. D’autres zones cynégétiques et réserves sont également connectées avec le bien, résultant en une espace contigu de 80,000 km2 de zones protégées. Le bien est donc suffisamment large pour assurer la viabilité des espèces.

Néanmoins, l’intégrité du parc est très préoccupante à cause de nombreuses menaces, en particulier le braconnage (notammentdu rhinocéros, de l’éléphant et de la girafe), ainsi que le pâturage.L’absence de mesures de protection et de gestion du territoire était aussi notée au moment de l’inscription du bien.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site bénéficie du statut de Parc National. Il est régi par le Code de protection de la faune et de la flore de 1984 sur lequel repose la législation nationale en matière de gestion des aires protégées. Au moment de l’inscription, le parc était géré par une société privée (Manovo SA) qui bénéficiait d’un contrat pour la gestion du site avec le gouvernement. Le parc était alors considéré comme l’aire protégée la mieux gérée du pays.

Aujourd’hui, la conservation relève de l’autorité du Ministère des eaux et forêts, chasse et pêche, avec une structuration composée du directeur de cabinet, du directeur général des eaux, forêts, chasse et pêche, du directeur de la faune et de la flore et des aires protégées, des directeurs régionaux, des directeurs de sites et des conservateurs nationaux. Deux bases (Manovo et Gordil) sont placées en bordure du parc, à l’est et à l’ouest, mais seule la première est véritablement fonctionnelle. De ces bases sont surtout organisées des actions de lutte anti-braconnage, limitées par le manque de personnel, de moyens de déplacement et par l’insécurité qui prévaut dans le parc.

La région est faiblement peuplée. Cependant, les pasteurs nomades originaires de la région soudanaise de Nyala et du Tchad, avec 30-40.000 têtes de bétail, pénètrent chaque hiver dans le parc - étape de pâturage en saison sèche dans leur traditionnel parcours de transhumance. Il existe par ailleurs une activité agricole dispersée et limitée aux alentours du parc.

Les pressions de braconnage et de pâturage soulignent que le parc a besoin d’un plan de gestion ou d’aménagement fonctionnel. Ce plan devrait prendre en compte les questions de zonage du parc et ses liens avec les Zones Cynégétiques Villageoises situées en périphérie, avec gestion participative et Plan d’aménagement de l’ensemble du territoire du nord-est (zones de pacage et redéfinition des couloirs de transhumance).

La création d’une aire protégée transfrontalière « Parc national de Zakouma (Tchad)-Parc national Manovo-Gounda St-Floris » est aussi souhaitable.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The area occupies most of the eastern end of Bamingui-Bangoran Province in the north of the country, on the international border with Chad. The boundaries on three sides of the park are formed by the international border, the eastern and southern borders of the province, whereas the western boundary is mainly marked by the Manovo River. The park comprises three main zones: the flood plain of the Bahr Aouk and Bahr Kameur rivers in the north, the Massif des Bongo in the south, and a gently undulating transitional plain between. The lowland areas, which are seasonally flooded, have fine, deep, alluvial soils, although drainage in these areas may be quite poor. This gives way to a flat plain with coarse, generally ferruginous and well-drained soils, in which some areas, particularly the depressions, have developed a lateritic or ironstone shield, on which woody vegetation is noticeably sparse or absent. The massif, which is separated from the plain by an escarpment, is chiefly composed of sandstone and is highly dissected. Five major rivers run down from the massif through the park to the Bahr Aouk and Bahr Kameur. These are the Vakaga, Goro, Gounda, Koumbala and Manovo. However, the flow may be interrupted towards the end of the dry season, and may actually only reach the Bahr Aouk and Bahr Kameur during the wettest months.

The predominant vegetation type over much of the park is Sudanese-Guinean woodland savannah which can be divided into five types: Terminalia laxiflora wooded savannah; Isoberlinia doka and Monotes kerstingii woodland; Pseudocedrela kotschyi and Terminalia macroptera woodland; mixed lowland woodland or wooded savannah; and Anogeissus leiocarpus and Khaya senegalensis .

The lowland areas are subject to both flooding and fire, and this is reflected to some extent in the vegetation. Further south, the higher ground is covered by bamboo open savannah, and woodlands associated with the hilly areas of the river sources.

Several species of particular conservation concern occur within the park: black rhinoceros, elephant, leopard, cheetah, wild dog, shoebill and crocodile. Unfortunately, poaching still has a significant effect on rhinoceros and elephant numbers, and has in the past affected both leopard and crocodile. Red-fronted gazelle is also found within the park at its southern limit.

Within the St Floris region, the most abundant large mammal would appear to be kob, with nine other fairly abundant ungulates including the duiker, waterbuck, hartebeest, oribi, topi, reedbuck, buffalo and warthog. Other conspicuous or noteworthy large mammals include hippopotamus, roan antelope, lion, giraffe and giant eland. Less common animals include golden cat, red-flanked duiker and yellow-backed duiker. Some 320 species of bird have been identified, with at least 25 species of raptor including bataleur and African fish eagle. There are large seasonal populations of pelican and marabou stork, and the park may be fairly important for both waterbirds and shorebirds.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

The Part national Manovo-Gounda-St Floris was declared on 17 May 1979 with a total area of 1,740,00Oha, including the previously designated St Floris National Park and the former Safarafric hunting/tourism concession. Part of the area was first designated as Oubangui-Chari National Park (13,SOOha) on 10 December 1933 and renamed Matoumara National Park in 1935. The area was subsequently redefined on 27 July 1940 as St Floris National Park with an area of 40,00Oha, enlarged to cover 100,700ha in 1960, and again to cover 277,600ha in 1974. The area previously designated St Floris National Park forms the northern region of the current park. Inscribed on the World Heritage list in 1988.

Source : évaluation des Organisations consultatives