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Parc national d'Uluru-Kata Tjuta

Uluru-Kata Tjuta National Park

This park, formerly called Uluru (Ayers Rock – Mount Olga) National Park, features spectacular geological formations that dominate the vast red sandy plain of central Australia. Uluru, an immense monolith, and Kata Tjuta, the rock domes located west of Uluru, form part of the traditional belief system of one of the oldest human societies in the world. The traditional owners of Uluru-Kata Tjuta are the Anangu Aboriginal people.

Parc national d'Uluru-Kata Tjuta

Ce parc, qui s’appelait autrefois parc national d’Uluru (Ayers Rock-Mont Olga), présente des formations géologiques spectaculaires qui dominent la vaste plaine sableuse du centre de l’Australie. L’immense monolithe d’Uluru et les dômes rocheux de Kata Tjuta, à l’ouest d’Uluru, font partie intégrante du système de croyances traditionnelles de l’une des plus anciennes sociétés humaines du monde. Les propriétaires traditionnels d’Uluru-Kata Tjuta appartiennent au peuple aborigène des Anangu.

منتزه أولورو- كاتا تجوتا الوطني

يضمّ هذا المنتزه الذي كان اسمه في السابق منتزه أولورو الوطني (في أيرز روك- جبل أولغا) تشكّلات جيولوجية مذهلة تسيطر على السهل الرملي في وسط أوستراليا. إن المنحوتة الحجرية الضخمة (المكوّن) في أولورو والقبب الصخرية في كاتا تجوتا، غرب أولورو، هي جزء لا يتجزّأ من منظومة المعتقدات التقليدية لأحد أقدم المجتمعات البشرية في العالم. أضف أن المالكين الأصليين لمنتزه أولورو- كاتا تجوتا هم من السكان الأصليين الأنانجو.

source: UNESCO/ERI

乌卢鲁-卡塔曲塔国家公园

该公园原名乌卢鲁国家公园,特点在于其壮观的地质构造,那也是澳大利亚中部广阔的红砂土平原的主要构造。乌卢鲁是一块巨大的独石柱,而卡塔曲塔则是穹顶形巨石,位于乌卢鲁西部,它们共同构成了世界上最古老人类社会传统信仰体系的一部分。乌卢鲁-卡塔曲塔原来的所有者是阿南古土著人。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Улуру-Катаюта (Айерс-Рок – Маунт-Олга)

В этом парке, ранее называвшемся Улуру, располагаются грандиозные геологические образования, возвышающиеся посреди обширных песчаных пустынь в центральной части Австралии. Это гигантский монолит Улуру, а также расположенный немного западнее массив Катаюта, представляют собой нагромождение скал с округлыми вершинами. Монолит и скалы являются священными для аборигенного племени анангу, проживающего в этих местах и признанного одним из самых древних на земле человеческих сообществ.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional de Uluru-Kata Tjuta

Conocido en sus inicios con el nombre de Parque Nacional de Uluru (Ayers Rock-Mount Olga), este sitio posee formaciones geológicas espectaculares que dominan la vasta planicie arenosa del centro de Australia. El inmenso monolito de Uluru y las cúpulas rocosas de Kata Tjuta, situadas al oeste del parque, forman parte del sistema ancestral de creencias de una de las sociedades humanas más antiguas del mundo. El pueblo aborigen de los anangu es el propietario ancestral de Uluru-Kata Tjuta.

source: UNESCO/ERI

ウルル-カタ・ジュタ国立公園

source: NFUAJ

Nationaal park Uluru-Kata Tjuta

Dit park – voorheen Nationaal Park Uluru (Ayers Rock-Mount Olga) – beschikt over spectaculaire geologische formaties, zoals de enorme monoliet Uluru en de rotskoepels Kata Tjuta ten westen hiervan. Uluru bestaat uit harde zandsteen die bloot is komen te liggen door erosie van het omliggende gesteente. De monoliet heeft een basisomtrek van 9,4 kilometer, gladde schuine zijden en een relatief vlakke bovenkant. De rotsformaties zijn onderdeel van het traditionele geloof en tevens eigendom van een van de oudste menselijke samenlevingen ter wereld, de Anangu Aboriginals.

Source : unesco.nl

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Description longue

Situé à l'extrémité nord du principal bassin sédimentaire Amadeus, ce parc renferme de vastes étendues de sable, des dunes et un désert alluvial, au milieu desquels se dressent le monolithe d'Ulur u et le Kata Tjut a.

Le monolithe d'Ulur u est formé de grès dur qui a été exposé aux plissements et aux affaissements, ainsi qu'à l'érosion des roches environnantes. Sa circonférence à la base est de 9,4 km, et il présente des pentes faiblement inclinées, jusqu'à 80°, et un sommet relativement plat. Les principales surfaces exposées de la roche montrent une érosion en feuilles épaisses de 1 à 3 m, parallèles à la surface actuelle, en cours de délitement, de profondes fissures parallèles, qui courent à partir du sommet et le long des flancs du monolithe, ainsi que de nombreuses cavernes, rentrants et surplombs à sa base, formés par la dégradation chimique et par l'érosion provoquée par les vents de sable.

Le Kata Tjut a se compose de 36 dômes rocheux escarpés en faible pente, formés de conglomérat du mont Currie, composé de phenocrysts ? phénocristaux, de granite et de gneiss. Les formations rocheuses du Kata Tjut a présentent généralement, au milieu d'un paysage de vallées encaissées, un sommet hémisphérique, des parois presque verticales, et ont été exposées aux mêmes phénomènes géologiques que celles d'Ulur u.

La végétation, différente selon la stabilité du substrat, le climat et les incendies, peut être répartie en cinq catégories principales, qui se développent de manière concentrique autour des formations lithiques : à Ulur u, une herbe robuste, vivace, nichée dans des poches de terrain, et carex sur un sol très superficiel ; au piémont du Kata Tjut a, une herbe annuelle ; les alluvions déposées autour des monolithes favorisent la croissance d'un ensemble de prairies ouvertes, d'arbres bas et d'arbustes, végétation qui peut être luxuriante au cours des saisons humides ; les plaines sont couvertes de buissons très denses de mulga, d'acacia et de fuchsia local ; enfin, les dunes de sable, les pentes et les plaines sont le domaine des plantes grasses épineuses.

Vingt-deux espèces de mammifères locaux sont attestées dans le parc, dont le dingo, le kangourou rouge, la taupe marsupiale commune, la souris sauteuse, différentes variétés de chauves-souris, dont le faux-vampire australien, le bilby, l'echidna, ainsi que différents petits marsupiaux ou rongeurs locaux. Le renard rouge, le chat, la souris domestique et le lapin européen, ainsi que le chien sauvage et le chameau, toutes espèces d'introduction récente, entrent désormais en compétition avec les espèces indigènes. Plus de 150 espèces d'oiseaux y ont été recensées, et les cinq grandes familles de reptiles australiens y sont représentées.

Le parc, et notamment le monolithe d'Ulur u, est l'un des principaux centres religieux locaux reliés entre eux, tous d'égale importance, disséminés dans la partie ouest de l'Australie centrale occupée par les Aborigènes. Les peintures rupestres d'Ulur u, dont certaines sont considérées comme anciennes, témoignent que les Aborigènes étaient présents dans cette zone depuis la plus haute époque. Leur philosophie religieuse traditionnelle, la Tjukurpa , propose une interprétation du paysage actuel, de sa flore, de sa faune et des phénomènes naturels qui l'affectent en fonction des voyages et des activités des ancêtres, et relie ainsi les êtres humains sur les plans social, spirituel et historique, au paysage.

Le site est donc un remarquable exemple d'occupation humaine traditionnelle représentatif de la culture aborigène, directement associé à des traditions religieuses et culturelles.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Des fouilles archéologiques prouvent que certaines parties du centre de l'Australie sont occupées depuis au moins 30.000 ans (probablement de façon parfois temporaire pendant les périodes les plus arides). Une phase "d'intensification" et d'évolution sociale et culturelle des Anangu a commencé il y a environ 5000 ans; au cours de cette période de nouveaux outils ont été mis au point, de nouvelles formes d'art rupestre créées et de nouvelles structures de campement définies. Une alimentation plus variée a été adoptée par l'exploitation de semences de plusieurs espèces d'herbes pour la nourriture. Une organisation sociale plus complexe a été instaurée avec l'apparition de plus grands camps et l'arrivée de formes contemporaines d'art rupestre.  

L'évolution de la culture chasse et cueillette des Anangu s'est développée parallèlement à l'évolution de l'agriculture mais selon un écosystème différent. L'un et l'autre sont des réponses culturelles humaines aux changements climatiques de l'ère post-glaciaire. L'un des traits caractéristiques de l'adaptation Anangu est l'organisation géographique des groupes sociaux dans le paysage de telle façon que chaque groupe soit doté de droits particuliers sur un camp défini à proximité d'une source d'eau semi-permanente. Le groupe était responsable de la gestion des ressources alimentaires sur le territoire (ngura ) autour du camp sans pour autant avoir de droit exclusif sur ces ressources. Des droits réciproques étaient accordés aux groupes voisins. Uluru et Kata Tjula sont l'un et l'autre des camps anciens. A peu près 20% des Anangu qui vivent aujourd'hui dans la communauté Mutitjulu sont des visiteurs appartenant à d'autres communautés de la région. L'efficacité de ce système a été prouvée par les découvertes archéologiques prouvant l'augmentation de la densité de la population dans cette région tout au long des 5000 dernières années.  

Le premier européen à voir Uluru a été l'explorateur Gosse qui baptisa Ayers Rock du nom du Chief Secretary de la Nouvelle-Galles du Sud. L'année précédente, Ernest Giles avait donné au Kata Tjuta. le nom de Mont Olga en hommage à la reine Olga de Württemberg. Après que la ligne de télégraphe construite dans les années 1970 ait rendu la colonisation plus facile, une brève période d'exploration concurrentielle envisagerait les possibilités d'intensifier les pâturages dans la région. Cependant, en moins de 20 ans, les financiers de ces explorations se retirèrent après avoir conclu que l'endroit était trop aride pour être occupé.  

Au cours des premières décennies du 20ème siècle, les gouvernements du Commonwealth, d'Australie-Méridionale et Occidentale décidèrent de constituer d'importantes réserves dans le centre du pays qui devaient ainsi servir de sanctuaires pour les Anangu ayant tous un dialecte proche ; ces sanctuaires devaient protéger les aborigènes des mauvais contacts avec des blancs australiens pendant que ces mêmes aborigènes allaient être "convertis" à la culture européenne. Les Anangu résistèrent l'assimilation, laissant le plus souvent les missions et les villages gouvernementaux pour retourner à leur mode de vie traditionnel et pouvoir ainsi transmettre le tjukurpa à leurs enfants. Une piste fut réalisée dans les années 1940, ce qui permit aux Anangu de tirer profit du tourisme et d'acquérir une certaine indépendance vis à vis des rations distribuées par le gouvernement.  

En 1958, Uluru et Kata Tjuta étaient exclus de la Réserve du Sud-Ouest ; ils devinrent le parc national de l' Ayers Rock-Mont Olga et passèrent sous le contrôle, la surveillance et la gestion du Conseil de la Réserve du Territoire du Nord. Très vite, un grand nombre de motels de tourisme ont été construits à proximité d'Uluru. Bien que le Conseil de la Réserve ait été hostile à un renforcement de la présence Anangu à Uluru, le Département des affaires sociales accepta que le magasin Ininti soit construit pour devenir une entreprise appartenant aux Anangu.  

En 1973, une enquête parlementaire porta sur la gestion du parc ; elle conclut que, pour des raisons écologiques, l'hébergement des touristes devait être transféré hors des limites du parc. Elle recommanda également que les sites sacrés Ayangu soient protégés à Uluru et que des rangers Anangu soient formés. Selon les termes de la loi de 1975 pour la Conservation des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage, le parc national d'Uluru (Ayers Rock-Kata Tju,ta) fut créé le 24 mai 1977 sur une superficie de 1325 km2 . Une gestion au jour le jour a été confiée à la Commision de la Conservation pour les territoires du Nord, le financement et la politique générale restant sous la responsabilité du Service australien des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage. Un petit nombre d' Anangu y travaillaient comme rangers mais aucun n'était impliqué dans la gestion du parc.  

En novembre 1983, le Premier ministre annonça la décision du gouvernement du Commonwealth de rendre le parc national d'Uluru à ses propriétaires traditionnels qui le donneraient en location au Directeur des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage et ce, en accord avec les aborigènes. Le 26 octobre 1985, le titre de propriété a été donné au Land Trust aborigène d'Uluru-Kata Tjuta et en avril1986 un Conseil de gestion a été institué pour gérer le parc en association avec le Directeur des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage. A la demande des Ayangu, le nom officiel a été changé en 1993 pour devenir parc national d'Uluru-Kata Tjuta de façon à davantage manifester le caractère aborigène du parc et de ses paysages culturels.

Source : évaluation des Organisations consultatives
Notes
  • Renomination du bien « Parc national d'Uluru-Kata Tjuta » au titre de critères culturels.

Activités (1)