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Ksar d'Aït-Ben-Haddou

Ksar of Ait-Ben-Haddou

The ksar, a group of earthen buildings surrounded by high walls, is a traditional pre-Saharan habitat. The houses crowd together within the defensive walls, which are reinforced by corner towers. Ait-Ben-Haddou, in Ouarzazate province, is a striking example of the architecture of southern Morocco.

Ksar d'Aït-Ben-Haddou

Ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Aït-Ben-Haddou, situé dans la province de Ouarzazate, est un exemple frappant de l'architecture du Sud marocain.

قصر آيت بن حدو

يُعتبَر القصر نوعًا من المساكن التقليديّة المنتشرة في الصحراء وهو عبارة عن مجموعةٍ من الأبنية المصنوعة من الطين والمُحاطة بالأسوار. وتتجمَّع المنازل داخل هذه الاسوار الدفاعيّة المُعزَّزة بأبراجٍ داعمة. ويشكّل قصر آيت بن حدو الذي يقع في إقليم ورززات خيرَ دليلٍ على الهندسة المعماريّة في جنوب المغرب.

source: UNESCO/ERI

阿伊特•本•哈杜筑垒村

阿伊特·本·哈杜筑垒村指的是一组由高墙围起来的土制建筑,这是一处典型的前撒哈拉居民聚居区。在防御墙内建造有许多房屋,同时四周还有箭塔进行辅助防御。位于瓦尔扎扎特省的阿伊特·本·哈杜是摩洛哥南部建筑的经典范例。

source: UNESCO/ERI

Ксары (укрепленные жилища) в Айт-Бен-Хадду

Ксары – группы глинобитных зданий, окруженных высокими стенами - являются традиционными жилищами на краю пустыни Сахара. Дома тесно примыкают друг к другу внутри оборонительных стен, усиленных угловыми башнями. Айт-Бен-Хадду, провинция Уарзазат, – это яркий пример архитектуры, характерной для юга Марокко.

source: UNESCO/ERI

Ksar de Ait Ben Hadu

Formado por un conjunto de edificios de adobe rodeados por altas murallas, el ksar es un tipo de hábitat tradicional presahariano. El de Ait Ben Hadu, situado en la provincia de Uarzazat, es un es un ejemplo notable de la arquitectura del sur de Marruecos.

source: UNESCO/ERI

アイット-ベン-ハドゥの集落

source: NFUAJ

Ksar van Aït-Ben-Haddou

De Ksar van Aït-Ben-Haddou – een groep uit leem opgetrokken huizen omgeven door hoge muren – is een goed voorbeeld van een traditionele leefomgeving in het Pre-Sahara gebied ten zuiden van het Atlas gebergte. De huizen staan dicht op elkaar binnen de verdedigingsmuren, die worden versterkt door hoektorens. Sommige huizen zijn bescheiden, anderen lijken op kleine stedelijke kastelen met hoge hoektorens en de bovenste delen versierd met motieven in baksteen. Aït-Ben-Haddou ligt in de provincie Ouarzazate en geeft een goed beeld van de aarden bouwtechnieken in de pre-Sahara. De oudste constructies lijken niet vroeger dan de 17e eeuw te zijn, hoewel hun structuur en techniek al eerder werden toegepast in de valleien van Zuid-Marokko.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé sur les contreforts des pentes méridionales du Haut Atlas dans la province de Ouarzazate, le site d'Aït-Ben-Haddou est le plus célèbre des ksour de la vallée de l'Ounila. Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou est un exemple frappant de l'architecture du sud marocain. Le Ksar est un groupement d'habitations essentiellement collectif. À l'intérieur de murailles défensives renforcées de tours d'angle et percées d'une porte en chicane, se pressent de nombreuses maisons d'habitation, les unes modestes, les autres faisant figure de petits châteaux urbains avec leurs hautes tours d'angle décorées à la partie supérieure de motifs décoratifs en brique crue, mais aussi des bâtiments et des espaces communautaires. C'est un extraordinaire ensemble de bâtiments offrant un panorama complet des techniques de construction en terre présahariennes. Les plus anciennes constructions ne paraissent pas antérieures au XVIIe siècle, bien que leur structure et leur technique se soient propagées dès une époque très reculée dans les vallées du sud marocain. Le site aurait été également un des nombreux comptoirs sur la route commerciale qui liait l'ancien Soudan à Marrakech par la vallée du Dra et le col de Tizi-n'Telouet. Sur le plan architectural, la structure de l'habitat se présente sous forme d'un groupement compact, fermé et suspendu. Les espaces publics du ksar se composent d'une mosquée, d'une place publique, des aires de battage des céréales à l'extérieur des remparts, d'une fortification et d'un grenier au sommet du village, d'un caravansérail, de deux cimetières (musulman et juif) et du sanctuaire du saint Sidi Ali ou Amer. Le Ksar d'Aït- Ben-Haddou est une parfaite synthèse de l'architecture en terre des régions présahariennes du Maroc.

Critère (iv) : Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou est un exemple éminent de ksar du sud marocain illustrant les principaux types de constructions en terre que l'on observe à partir du XVIIe siècle dans les vallées du Dra, du Todgha, du Dadès et du Souss.

Critère (v) : Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou illustre l'habitat traditionnel en terre, représentatif de la culture sud-marocaine, devenu vulnérable sous l'effet de mutations socio-économiques et culturelles irréversibles.

Intégrité (2009)

Toutes les structures qui composent le ksar se trouvent dans les limites du bien et la zone tampon protège son environnement. Les bâtiments en terre sont rendus très vulnérables au manque d'entretien et de réparation continu du fait de l'abandon du ksar par ses habitants. Le CERKAS (Centre de conservation et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et sub-atlasiques) veille, non sans difficulté, au respect de l'intégrité visuelle du bien.

Authenticité (2009)

Comparé aux autres ksour de la région, le Ksar d'Aït-Ben-Haddou a préservé son authenticité architecturale au niveau, des formes et des matériaux. Le style architectural est bien préservé et les constructions en terre s'adaptent parfaitement aux conditions climatiques et s'harmonisent avec le milieu naturel et social.

Les grandes demeures en bas du village, dont les motifs décoratifs sont conservés, sont bien entretenues. Les matériaux employés pour la construction restent la terre et le bois. Les velléités d'introduction du ciment ont jusqu'ici échoué, grâce au suivi continuel du Comité de contrôle des infractions (Commune rurale, Division de l'Urbanisme, Agence Urbaine, CERKAS). Seuls quelques linteaux et armatures en béton armé ont pu échapper à sa vigilance, mais ils ont été dissimulés sous des enduits en terre. Une attention particulière est également portée aux portes et fenêtres donnant sur les ruelles, pour garantir que le métal ne remplace pas le bois.

Besoins en matière de protection et de gestion (2009)

Les mesures de protection relèvent essentiellement des différentes lois de classement des monuments historiques et des sites, particulièrement la loi 22-80 relative au patrimoine marocain. Le ksar D'ait-Ben-Haddou est doté actuellement d'un plan de gestion qui s'étale sur 5 ans (2007-2012). Ce plan de gestion est le résultat de deux années de réflexion et d'ateliers de travail impliquant toutes les personnes et institutions concernées par l'avenir du site, notamment les populations locales. Les recommandations de ce plan sont en cours de réalisation. De plus, deux comités de gestion ont été créés (un comité local et un comité national) dans lesquels tous les intervenants sont représentés et  collaborent dans les prises de décision. En même temps qu'il gère le bien, le CERKAS  assure la coordination de la mise en œuvre de ce plan de gestion.

Description longue
[Uniquement en anglais]

 

Aït-Ben-Haddou is an outstanding example of a southern Moroccan ksar illustrating the main types of construction to be observed in the valleys of Dra, Todgha, Dades and Sous.

The earthen constructions of southern Morocco are rightly celebrated, for they represent a particular family of pre-Saharan architecture, which is common to all countries of the Great Maghreb, Mauritania and Libya. It is not certain that the introduction of these striking constructions dates back to Islamization and to the foundation of Sijilmassa in 757, but it is probable (although the oldest testimonies do not appear to be from before the 17th century) that their structure and technique were propagated from a very early time in Djebel and in the valleys of the south.

The typology of this traditional habitat is extremely diversified. Large houses, called tighremt in Berber and dar or kasba in Arabic, bring together, around a central rectangular courtyard, four tall fortified wings, topped by angle towers. In some cases they allow entrance to lower connected houses situated around a second courtyard which has an enceinte.

The kasba of southern Morocco is the family unit of the wealthy classes and has varied forms and multiple functions. For the most part, they are country houses; the ground floor is used for agricultural purposes and the upper floors serve as living quarters in winter (upper portion) and summer (lower portion). Adjoining houses are reserved for agricultural workers, as in the Skura Oasis. The kasba can, however, also be a veritable palace-fortress, the seat of local power, as in the ancient region of Glaua, in Taurirt and in Teluet. It then takes on the dimensions of a small village.

In contrast to the kasba, the family unit is the ksar (plural ksour), which is mainly a collective grouping. Inside the defensive walls, which are reinforced by angle towers each with a zigzag-shaped gate, houses crowd together. Some are modest, others resemble small urban castles with their high angle towers whose upper portion presents decorative motifs in clay brick. But there are also buildings and community areas: collective sheep pens and stables, lofts and silos, market place, meeting room for the assembly of family chiefs, mosque, madrasas, etc.

Ait-Ben-Haddou is an extraordinary ensemble of buildings offering a complete panorama of pre-Saharan construction techniques (ramming mass worked into panel brick and bull header, ordinary moulded earth, clay brick, etc.) as well as a striking miniature of the architectural typology of southern Morocco. An astonishing loft-fortress overlooks the mountain against which the ksar is located. The lofts (agadir or ighram) are not uncommon in Morocco, but their defensive character is not always as evident as in the present case by the choice of a site on high and a fortification system linking the loft with the village, conceived as the last bastion of resistance in the event of a siege.

 

Source : UNESCO/CLT/WHC