English Français
Aidez maintenant !

Cité préhispanique et parc national de Palenque

Pre-Hispanic City and National Park of Palenque

A prime example of a Mayan sanctuary of the classical period, Palenque was at its height between AD 500 and 700, when its influence extended throughout the basin of the Usumacinta River. The elegance and craftsmanship of the buildings, as well as the lightness of the sculpted reliefs with their Mayan mythological themes, attest to the creative genius of this civilization.

Cité préhispanique et parc national de Palenque

Exemple éminent de sanctuaire maya de l’époque classique, Palenque, qui connut son apogée entre le VIe et le VIIIe siècle, étendit son influence dans tout le bassin de l’Usumacinta. La technique et l’élégance de ses constructions, comme la légèreté de ses reliefs sculptés illustrant des thèmes mythologiques, témoignent du génie créateur de la civilisation maya.

مدينة بالينك التي تعود الى ما قبل الغزو الاسباني وروضتها الوطنية 1987

نشرت بالينك، المثال البارز لمعابد المايا من العصر التقليدي التي عرفت ذروة ازدهارها بين القرن السادس والقرن الثامن، تأثيرها على كامل حوض الاوسوماسينتا. فتقنية تشييد الأبنية وفخامتها تمامًا كخفّة نقوشها البارزة تجسّد الاساطير وتشهد على مهارة الابتكار التي كانت تتّسم به حضارة المايا.

source: UNESCO/ERI

帕伦克古城和国家公园

帕伦克城是古希腊罗马时期玛雅人的圣地,其鼎盛时期大约在公元500年到700年之间,对整个乌苏马辛塔河盆地都具有广泛影响力。该遗址中典雅精致的建筑和体现玛雅人神话主题的浮雕都证明了他们是创造文明的天才。

source: UNESCO/ERI

Доиспанский город и национальный парк Паленке

Паленке, выдающийся пример святилища индейцев майя классического периода, пережил свой расцвет между 500 и 700 гг., когда его влияние распространялось на весь бассейн реки Усумасинта. Красота зданий и мастерство их строителей, также как легкость скульптурных рельефов с изображениями на темы мифологии майя, характеризуют творческий гений этой цивилизации.

source: UNESCO/ERI

Ciudad prehispánica y parque nacional de Palenque

Ejemplo eminente de santuario maya de la época clásica, Palenque alcanzó su apogeo entre los siglos VI y VIII y ejerció una gran influencia en toda la cuenca del río Usumacinta. La elegancia y calidad técnica de sus construcciones, así como la delicadeza de los relieves esculpidos con temas mitológicos, ponen de manifiesto el genio creador de la civilización maya.

source: UNESCO/ERI

古代都市パレンケと国立公園

source: NFUAJ

Pre-Spaanse stad en Nationaal park Palenque

Palenque is een goed voorbeeld van een Maya heiligdom uit de klassieke periode. De stad bereikte haar hoogtepunt tussen 500 en 700 na Christus. De elegantie en het vakmanschap van de gebouwen en de luchtigheid van de gebeeldhouwde reliëfs met thema’s uit de Maya mythologie, getuigen van de creatieve geest van deze beschaving. Het meest karakteristieke element van het terrein is de Palacio. De toren in de vorm van een afgeknotte piramide werd in verschillende perioden gebouwd op een kunstmatige heuvel en diende als een soort wachttoren of astronomisch observatorium. Het is een uniek exemplaar binnen de Maya architectuur.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
© Sacred Sites / Martin Gray
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le site archéologique de Palenque, dans l’État du Chiapas, est l’un des sites les plus remarquables de la période classique de l’aire maya, célèbre pour ses vestiges architecturaux et sculpturaux exceptionnels et bien conservés. L’élégance et la maîtrise de la construction, ainsi que la légèreté des reliefs sculptés illustrant la mythologie maya témoignent du génie créateur de cette civilisation.

La cité a été fondée à la fin de la période préclassique, qui correspond au début de l’ère chrétienne. Ses premiers habitants ont probablement émigré d’autres sites de la région voisine. Ils ont toujours partagé les caractéristiques culturelles définissant la culture maya, ainsi qu’un niveau de développement qui leur a permis de s’adapter à l’environnement naturel. Après plusieurs siècles, c’est-à-dire vers 500 apr. J.-C., la ville est devenue une puissante capitale au sein d’une unité politique régionale. Sans zone tampon, le site archéologique couvre une superficie totale de 1 780 ha, 9 ares et 49 m² et l’on y a inventorié 1 400 bâtiments, dont seulement environ 10 % ont été explorés.

Palenque intéresse de nombreux voyageurs, explorateurs et chercheurs depuis le XVIIIe siècle car le site illustre l’une des réalisations les plus achevées de l’humanité sur le continent américain. La cité antique possède un plan urbain, avec des édifices monumentaux et parmi les plus vastes zones déboisées découvertes dans toute la zone culturelle maya. De nombreux espaces résidentiels comportant des unités d’habitation et des espaces funéraires, rituels et d’activités productives entouraient le centre cérémoniel et administratif. Le style palencano est unique par son haut degré de raffinement, de légèreté et d’harmonie et ses bâtiments à toits voûtés surmontés d’une crête faîtière qui en accentuent la hauteur. Son architecture se caractérise aussi par ses sanctuaires intérieurs et par les scènes modelées en stuc figurant sur les frises, colonnes, murs, crêtes faîtières, ainsi que sur les voûtes en ogive, les couloirs voûtés reliant les salles et les fenêtres en forme de « T », entre autres caractéristiques architecturales uniques. Les conceptions architecturales très élaborées et la richesse de la décoration témoignent de l’histoire et de l’idéologie de la classe dominante et de l’utilisation de systèmes d’écriture et de calendrier. L’architecture du site est intégrée au paysage, ce qui donne à la cité sa beauté unique.

Critère (i) : Palenque est une réalisation incomparable de l’art maya, caractérisée par la délicatesse et la légèreté des structures qui recourent à de nouvelles techniques de construction et de drainage pour réduire l’épaisseur des murs. La dilatation des volumes intérieurs, la multiplication des ouvertures, le recours aux galeries signalent cette architecture d’une rare élégance, riche d’un décor de sculpture et de stuc d’une variété sans précédent.

Critère (ii) : Le rayonnement de Palenque a été considérable dans tout le bassin de l’Usumacinta, où son influence se fait sentir jusqu’à Comalcalco, à la limite occidentale de la zone culturelle maya.

Critère (iii) : Palenque apporte un témoignage unique sur la mythologie et les rites mayas, notamment grâce à la prodigieuse quantité de reliefs sculptés sur les murs intérieurs de ses palais et de ses temples.

Critère (iv) : Antérieur à celui de Tikal dont les monuments majeurs ne s’élevèrent qu’une centaine d’années plus tard, l’ensemble cérémoniel de Palenque est un exemple éminent de site cérémoniel et administratif du milieu de l’époque classique dans la zone culturelle maya.

Intégrité

Après l’abandon de l’ancienne cité de Palenque autour du IXe siècle, la jungle luxuriante qui l’entourait recouvrit ses temples et ses palais. Cette végétation a en grande partie protégé du pillage les édifices et leurs éléments. En outre, le fait que le lieu soit resté inhabité depuis son abandon jusqu’à la période coloniale a contribué à maintenir l’intégrité du site.

Les parties résidentielles, les édifices aux fonctions politiques et administratives ou rituelles ont été conservés dans leur cadre d’origine, faisant de ce site aux caractéristiques artistiques et architecturales exceptionnelles un véritable musée vivant.

Tous les éléments incarnant la valeur universelle exceptionnelle du bien ont été préservés. L’état du bien est toutefois menacé, notamment par la dégradation des matériaux, la présence de vendeurs à la sauvette sur le site et le nombre croissant de visiteurs, soit 600 000 par an. Ces menaces exigent d’y prêter attention pour maintenir les conditions d’intégrité et éviter qu’une utilisation excessive du lieu ou des aménagements inappropriés de services ne causent de nouveaux impacts.

Authenticité

Comme pour l’intégrité du site, son authenticité et ses éléments ont été protégés par la végétation luxuriante et par le fait que la cité était déjà abandonnée à l’époque préhispanique. De plus, des facteurs comme le choix de matières premières durables et la haute qualité des techniques de construction ont contribué à conserver la culture matérielle de Palenque et à préserver la forme et la conception du bien.

Bien que l’exploration sur le site ait commencé bien plus tôt, les premiers travaux d’entretien des monuments de Palenque n’ont pas débuté avant 1940. Actuellement, le site doit être constamment entretenu pour éviter les impacts négatifs des facteurs climatiques et/ou de la végétation qui constituent des menaces permanentes. Les interventions de conservation, grâce à la large utilisation de matériaux d’origine, n’ont pas compromis l’authenticité générale du bien ; il convient cependant de définir soigneusement l’ampleur des interventions et l’utilisation de matériaux compatibles.

Eléments requis en matière de protection et de gestion 

L’autorité principale responsable de la protection du site archéologique est l’Institut national d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) et la Commission nationale pour les Aires naturelles protégées (CONANP). Cette dernière est chargée de la préservation des ressources naturelles à l’intérieur du Parc national, protégé depuis 1981. En 1987, l’UNESCO a inscrit le site archéologique au patrimoine mondial et en 1993, le site a été déclaré Monument archéologique par le Gouvernement fédéral mexicain pour assurer sa protection en vertu de la Loi fédérale sur les monuments et sites archéologiques, artistiques et historiques.

Il reste néanmoins beaucoup de travail à faire pour assurer la protection et la conservation à long terme de ce bien du patrimoine mondial. Des mesures de protection sont actuellement à l’étude dans le Projet de planification de la gestion des sites du patrimoine mondial, qui cherche à faire participer tous les acteurs engagés dans la conservation, la protection, la recherche et la promotion du site, car ce sont eux qui vivent et agissent dans son contexte immédiat. Cette planification stratégique inclut une vision à long terme et une prise en compte de problèmes mondiaux dans les scénarios futurs, ainsi que les véritables possibilités de faire des projets de conservation au-delà des activités quotidiennes de fonctionnement et d’administration du site.

Description longue

Palenque est un chef-d'œuvre absolu de l'art maya. Ses édifices se caractérisent par leur finesse et une légèreté qu'autorisaient de nouvelles techniques de construction et des méthodes de drainage développées pour permettre de réduire l'épaisseur de leurs murs. L'espace interne agrandi, les multiples ouvertures et le recours à des galeries confèrent une rare élégance à cette architecture richement décorée de sculptures et de stucs, d'un type entièrement nouveau. Son influence a été considérable dans tout le bassin de l'Usumacinta, et s'étendit même jusqu'à Comalcalco, aux confins occidentaux de la zone d'influence culturelle maya.

Les traits saillants de la civilisation maya sont sa permanence (apparue au IVe siècle de notre ère, elle déclina vers le IXe siècle, mais survécut sous différentes formes jusqu'à la conquête espagnole), l'étendue considérable de son territoire (il comprenait de vastes zones de cinq pays, Honduras, El Salvador, Guatemala, Belize et Mexique), et la dispersion de ses structures politiques (une myriade de centre religieux disséminés dans un « empire » qui, à la différence de celui de Teotihuacán, ne connaissait pas de pouvoir centralisé). Tout cela se traduisit par une prodigieuse diversité de styles composant un art monumental fascinant. Ses manifestations architecturales d'une extrême originalité, à la fois puissantes et raffinées, suscitèrent l'admiration des conquistadores.

Situées au cœur de la jungle tropicale, les ruines de Palenque ne sont que le centre d'une immense ville qui s'étendait sur quelque 8 km2, et qui présente une physionomie extraordinaire. De gigantesques travaux de terrassement ont modifié la topographie naturelle du site, entre le piémont accidenté du Chiapas au sud/sud-est et les plaines au nord, en créant toute une hiérarchie de volumes et d'espaces, où terrasses et édifices s'équilibrent harmonieusement. L'Otulum, un affluent de l'Usumacinta, a été canalisé dans une ingénieuse galerie voûtée en encorbellement de 50 m de long, et traverse la ville. En dialecte maya, Otulum signifie « maisons fortifiées » : c'est peut-être une allusion à la ville dont nous ne connaissons pas le nom ancien, et dont l'histoire n'a été que partiellement révélée par les fouilles archéologiques.

Palenque, du nom que les Espagnols lui donnèrent, apparut entre le IIIe et le Ve siècle. Ses principaux monuments ont été édifiés entre 500 et 700, deux siècles qui correspondent à son apogée. Vers la fin du Xe siècle, les populations locales de la région du golfe de Mexico l'envahirent et entraînèrent son déclin et son abandon.

Le principal ensemble de la zone centrale est le Palacio. Construits au cours de différentes périodes sur un immense tertre artificiel façonné comme une pyramide tronquée, ses différents édifices s'organisent autour de quatre cours et sont dominés, à l'angle sud-ouest, par une sorte de tour de garde ou d'observatoire astronomique, unique dans toute l'architecture maya.

L'ensemble du Palacio est équilibré par le temple des Inscriptions, qui est plus vaste encore. Placé au sommet d'une pyramide située en contrebas du Palacio, il est construit au-dessus d'une crypte funéraire qui a été explorée en 1952.

Plus loin, d'autres magnifiques temples-pyramides sont en partie cachés par la végétation : au sud-est, les temples du Soleil, de la Croix et de la Croix feuillue ; au nord, le temple du Comte (ce nom absurde lui vient d'un archéologue, le baron Jean-Frédéric Waldeck, qui y vécut au XIXe siècle). De nombreux édifices occupent tout l'espace compris entre ces deux zones. Identifiés, parfois explorés, ils ont plus rarement été remontés après avoir été fouillés. Ce type de travail d'entretien des monuments de Palenque n'est pas antérieur à 1940.

Source : UNESCO/CLT/WHC