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Zone de conservation de Ngorongoro

Ngorongoro Conservation Area

The Ngorongoro Conservation Area spans vast expanses of highland plains, savanna, savanna woodlands and forests. Established in 1959 as a multiple land use area, with wildlife coexisting with semi-nomadic Maasai pastoralists practicing traditional livestock grazing, it includes the spectacular Ngorongoro Crater, the world’s largest caldera. The property has global importance for biodiversity conservation due to the presence of globally threatened species, the density of wildlife inhabiting the area, and the annual migration of wildebeest, zebra, gazelles and other animals into the northern plains. Extensive archaeological research has also yielded a long sequence of evidence of human evolution and human-environment dynamics, including early hominid footprints dating back 3.6 million years.

Zone de conservation de Ngorongoro

La zone de conservation de Ngorongoro s’étend sur de vastes étendues de prairies, de brousses et de forêts d’altitude. Etablie en 1959 en tant que zone d’usage multiple des terres, la faune sauvage coexistant avec des pasteurs Massaï semi-nomades pratiquant l’élevage du bétail, elle comprend le spectaculaire cratère du Ngorongoro, la plus grande caldeira du monde. Le bien revêt une importance mondiale pour la conservation de la biodiversité, du fait de la présence d’espèces menacées à l’échelle mondiale, de la densité de la faune sauvage qui y vit tout au long de l’année, et de la migration annuelle des gnous, zèbres, gazelles de Thomson et gazelles de Grant et autres ongulés vers les plaines du nord. Des fouilles archéologiques de grande envergure ont livré une longue séquence de traces de l’évolution humaine et de la dynamique homme-environnement dont des empreintes de pas fossilisées datant de 3.6 millions d’années.

منطقة نغورونغورو المحمية

تشكل فوهة نغورونغورو الهائلة ملاذاً دائماً لعدد كبير من الحيوانات البرية. وتقع على مقربة منها فوهة إيمباكاي ببحيرتها العميقة وبركان أولدونيو لينغاي الذي لا يزال ناشطاً. وعلى مسافة ليست ببعيدة، سمحت الحفريات في شعب الدوفاي باكتشاف عظام تعود الى الإنسان الحذق، كما نجد في موقع لايتولي من المنطقة نفسها آثار أقدام القردة العليا الأولى التي عاشت منذ 3.6 ملايين سنة.

source: UNESCO/ERI

恩戈罗恩戈罗自然保护区

巨大完整的恩戈罗恩戈罗火山口是野生动物出没的地方,附近是注满了深水的恩帕卡艾火山口和盖伦活火山。在距此不远的奥杜瓦伊山谷的挖掘工作中,发现了人类的远祖之一哈比利斯人的遗址,Laitoli遗址也在该区域内,它也是360多万年前原始人类活动的主要区域之一。

source: UNESCO/ERI

Охраняемая область Нгоронгоро

Огромные и постоянные скопления диких животных можно обнаружить внутри Нгоронгоро – гигантского и хорошо сохранившегося вулканического кратера. Поблизости расположены вулкан Эмпакаи, с кратером, заполненным глубоким озером, и действующий вулкан Олдонио-Ленгаи. В Олдовайском ущелье обнаружены ископаемые остатки одного из наших далеких предков – человека умелого (Homo habilis). Латоли – это одно из важнейших местонахождений следов самых ранних гоминид, живших 3,6 млн. лет назад.

source: UNESCO/ERI

Zona de conservación de Ngorongoro

El inmenso y perfecto cráter de Ngorongoro alberga una gran abundancia de animales salvajes. En sus inmediaciones se encuentran el cráter de Empakaai, con un profundo lago, y el volcán Oldonyo Lengai, todavía en actividad. No muy lejos, en la garganta de Olduvai, las excavaciones efectuadas han permitido descubrir restos óseos de uno de los antepasados más lejanos del hombre, el homo habilis. Situado en esta misma región, el sitio de Laitoli posee huellas de pisadas de los primeros homínidos, que datan de 3,6 millones de años atrás.

source: UNESCO/ERI

ンゴロンゴロ保全地域
世界で2番目に広いカルデラをもつンゴロンゴロ山を中心とした保全地域には、絶滅の危機に瀕しているシロサイを含む、多くの野生動物が生息している。周辺に住むマサイの人々はこの地域で遊牧を行っており、動物と人間が共存しながら、自然を守るという保全地域のようすがよくわかる。絶滅の危機に瀕するシロサイをはじめ、多くの野生動物が生息し、カルデラ湖や活火山も見られる。2010年にオルドバイ渓谷の人類の遠い祖先ホモ・ハビリスの化石やライトリの360万年前の人類の足跡化石の考古学的価値が評価され、複合遺産となった。

source: NFUAJ

Beschermd gebied Ngorongoro

Het Beschermd gebied Ngorongoro bestaat uit uitgestrekte hoogvlakten, savannes, savannebossen en wouden. Het is een zelfstandig natuurgebied sinds 1959 en kent meervoudig landgebruik, het is zowel een natuurpark als een plek waar de semi-nomadische Masaï hun vee laten grazen. In het park bevindt zich ’s werelds grootste caldera, de spectaculaire Ngorongoro krater. Er leven veel bedreigde diersoorten en het gebied is daarom van groot belang voor het behoud van biodiversiteit. Bijzonder is de jaarlijkse migratie van gnoes, zebra's, gazellen en andere dieren in de noordelijke vlakten. Uitgebreid archeologisch onderzoek heeft aangetoond dat dit gebied al heel lang geleden door mensachtigen bewoond werd. Zo zijn er voetafdrukken gevonden die dateren van zo’n 3,6 miljoen jaar geleden.

Source : unesco.nl

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Lions (Panthera leo) dans le cratère de Ngorongoro © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La zone de conservation de Ngorongoro (809,440 ha) s’étend sur de vastes étendues de prairies, de brousses et de forêts d’altitude, des plaines du parc national du Serengeti au nord-ouest jusqu’au bras Est de la vallée du Grand Rift. Elle a été établie en 1959 en tant que zone d’usage multiple des terres, la faune sauvage coexistant avec des pasteurs Massaï semi-nomades pratiquant l’élevage du bétail. Elle comprend le spectaculaire cratère du Ngorongoro, la plus grande caldeira du monde, avec ses vastes pâturages ainsi que les gorges d’Olduvai, un profond ravin de 14 km de long.

Le bien revêt une importance mondiale pour la conservation de la biodiversité, du fait de la présence d’espèces menacées à l’échelle mondiale (comme le rhinocéros noir), de la densité de la faune sauvage qui vit tout au long de l’année dans le cratère de Ngorongoro et les environs, et de la migration annuelle des gnous, zèbres, gazelles de Thomson et gazelles de Grant et autres ongulés vers les plaines du nord.

La région fait l’objet de fouilles archéologiques de grande envergure depuis plus de 80 ans et a livré une longue séquence de traces de l’évolution humaine et de la dynamique homme-environnement sur une période de près de 4 millions d’années jusqu’au début de notre ère. Ces traces comprennent : des empreintes de pas fossilisées à Laetoli, associées au développement de la bipédie humaine ; une séquence de l’évolution de diverses espèces d’hominiens dans les gorges d’Olduvai, depuis les Australopithèques tels que Zinjanthropus boisei jusqu’à la lignée Homo qui comprend Homo habilis, Homo erectus et Homo sapiens ainsi qu’une forme précoce d’Homo sapiens au lac Ndutu ; dans le cratère du Ngorongoro, des vestiges qui témoignent du développement de la technologie de la pierre et de la transition vers l’utilisation du fer. L’ensemble du paysage de la zone est considéré comme ayant le potentiel de révéler beaucoup d’autres traces de l’émergence de l’homme anatomiquement moderne, du comportement moderne et de l’écologie humaine.

Critère (iv) : La zone de conservation de Ngorongoro a livré une séquence exceptionnellement longue de témoignages cruciaux relatifs à l’évolution humaine et à la dynamique homme-environnement, sur une période de 4 millions d’années jusqu’au début de notre ère, notamment les traces physiques des principales étapes de l’évolution de l’homme. Bien que l’interprétation de nombre des associations établies dans les gorges d’Olduvai reste discutable, leur ampleur et leur densité sont remarquables. Plusieurs des fossiles types de la lignée des hominiens proviennent de ce site. De plus, les recherches futures sur le site sont susceptibles de livrer beaucoup d’autres témoignages sur l’émergence de l’homme anatomiquement moderne, du comportement moderne et de l’écologie humaine.

Critère (vii) : Le paysage extraordinaire du cratère de Ngorongoro, avec sa spectaculaire concentration de faune sauvage, est l’une des plus grandes merveilles naturelles de la planète. Un nombre exceptionnel de gnous (plus de 1 million) traverse le bien lors de la migration annuelle à travers l’écosystème du Serengeti et met bas dans les plaines à végétation rabougrie qui s’étendent de part et d’autre de la frontière entre la Zone de conservation de Ngorongoro et le Parc national de Serengeti. L’ensemble constitue un phénomène naturel d’une beauté véritablement exceptionnelle.

Critère (viii) : Le cratère de Ngorongoro est la caldeira intacte la plus grande du monde. Il fait partie, avec les cratères d’Olmoti et d’Empakaai, de la partie est de la vallée du Grand Rift, célèbre pour sa géologie et dont le volcanisme remonte à la fin du mésozoïque/début du tertiaire. Le bien inclut également le site de Laetoli et les gorges d’Olduvai qui contiennent d’importantes traces paléontologiques liées à l’évolution de l’homme.

Critère (ix) : Les variations du climat, des formes de relief et d’altitude expliquent les divers écosystèmes qui se chevauchent et les habitats distincts, avec des plaines à végétation rabougrie, des forêts d’altitude, la savane boisée, des prairies hautes montagnardes et des landes d’altitude. Le bien fait partie de l’écosystème de Serengeti, l’un des derniers écosystèmes intacts du monde accueillant de larges et spectaculaires migrations animales.

Critère (x) : La Zone de conservation de Ngorongoro abrite une population de quelque 25 000 grands animaux, principalement des ongulés, ainsi que la plus forte densité de prédateurs mammifères d’Afrique, notamment la population de lions la plus dense que l’on connaisse (estimée à 68 en 1987). Le bien abrite également plusieurs espèces menacées telles que le rhinocéros noir, le lycaon, le chat doré et 500 espèces d’oiseaux. Enfin, il accueille l’une des plus importantes migrations animales de la planète, notamment plus d’un million de gnous, 72 000 zèbres et environ 350 000 gazelles de Thomson et de Grant.

Intégrité

Le bien a été inscrit en 1979 sur la base des critères naturels (vii), (viii), (ix) et (x), et en 2010 sur la base du critère culturel (iv). Par conséquent, la déclaration d’intégrité reflète l’intégrité des valeurs naturelles à la date d’inscription en 1979 et de la valeur culturelle à la date d’inscription en 2010.

En ce qui concerne les valeurs naturelles, les prairies et forêts du bien abritent d’importantes populations animales, en grande majorité non perturbées par la culture au moment de l’inscription. Les paysages très divers du bien n’avaient pas subi l’impact du développement ou de l’agriculture au moment de l’inscription. L’intégrité du bien est également renforcée par le fait qu’il fait partie de l’écosystème Serengeti - Mara. Le bien jouxte le Parc national de Serengeti (1 476 300 ha), également inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en tant que bien naturel. La possibilité de circuler à l’intérieur de ces biens ainsi qu’entre ces biens et les paysages contigus, grâce à des corridors de faune praticables, est essentielle pour protéger l’intégrité des migrations animales. La chasse est interdite dans la Zone de conservation de Ngorongoro, mais le braconnage de la faune sauvage est une menace constante qui requiert des capacités en matière de patrouille et de lutte contre les infractions. Les espèces envahissantes sont une source de préoccupation permanente ; elles exigent une surveillance continue et une action efficace dès qu’elles sont détectées. La pression du tourisme est elle aussi une source d’inquiétude, notamment les impacts potentiels de l’augmentation des visites, des nouvelles infrastructures, du trafic, de la gestion des déchets, des perturbations de la faune sauvage et du risque d’introduction d’espèces envahissantes.

Le bien fournit des pâturages aux pasteurs Massaï semi-nomades. Lors de l’inscription, on estimait à 20 000 les Massaï vivant sur le site avec quelques 275 000 têtes de bétail, ce qui était considéré comme étant dans les limites de capacité de la réserve. Aucune agriculture permanente n’est officiellement autorisée à l’intérieur du bien. Il faut que la croissance future de la population Massaï et le cheptel restent dans les limites de capacité du bien, or la sédentarisation croissante, le surpâturage local et l’empiètement agricole constituent des menaces pour les valeurs naturelles et culturelles du bien. Il n’y avait pas d’habitants dans les cratères de Ngorongoro et d’Empaakai, ni dans la forêt, au moment de l’inscription en 1979.

Le bien comprend non seulement les vestiges archéologiques connus, mais aussi des zones à haut potentiel archéoanthropologique où des découvertes analogues pourraient être faites. Néanmoins, l’intégrité des attributs paléoarchéologiques et le paysage globalement fragile sont dans une certaine mesure menacés, donc vulnérables, à cause, d’une part, du manque d’application des dispositifs de protection visant les régimes de pacage et, d’autre part, des projets d’accès et de tourisme à Laetoli et dans les gorges d’Olduvai.

Authenticité

Globalement, l’authenticité des sites fossilifères est incontestable, mais à cause de leur nature même, il faut que les gisements fossilifères restent intacts (sauf modifications dues aux processus géologiques naturel). Le dossier de réinscription ne contenant ni des informations suffisamment détaillées sur la plupart des sites pour qu’il soit possible de délimiter leur étendue ou les zones de fragilité archéologique, ni d’assurances suffisantes, en termes de système de gestion, selon lesquelles les sites resteront intacts et ne seront pas menacés par l’accès des visiteurs, des constructions ou le pacage du bétail, leur authenticité est vulnérable.

Mesures de protection et de gestion requises

La principale législation de protection du bien est l’Ordonnance de 1959 relative à la Zone de conservation de Ngorongoro. Le bien est placé sous la responsabilité de l’Administration de la Zone de conservation de Ngorongoro (NCAA). La Division des antiquités est chargée de la gestion et de la protection des ressources paléoanthropologiques de la Zone de conservation de Ngorongoro. Un protocole d’accord devrait être élaboré et adopté pour établir formellement les relations entre les deux entités.

La gestion du bien est guidée par un plan de gestion global. Actuellement, les principaux objectifs de gestion sont de conserver les ressources naturelles du bien, de protéger les intérêts des pasteurs Massaï et de promouvoir le tourisme. Le système de gestion et le plan de gestion doivent être élargis pour permettre une approche culturelle et naturelle intégrée combinant les besoins des écosystèmes et les objectifs culturels, ceci afin de mettre en place une approche durable de la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien, y compris la gestion des prairies et des ressources archéologiques, et de promouvoir la sensibilisation aux questions d’environnement et de culture. Il faut que la gestion des attributs culturels, telle que prévue par le plan, aille au-delà des questions sociales et de la résolution des conflits entre l’homme et la faune sauvage pour couvrir la documentation, la conservation et la gestion des ressources culturelles et l’étude du potentiel archéologique de l’ensemble du paysage.

Il est particulièrement important que la NCAA ait les capacités et les compétences requises pour garantir l’efficience de son régime d’usage multiple des terres, notamment une connaissance de la gestion des usages pastoraux en partenariat avec la communauté Massaï et les autres parties concernées. Il faut également que la NCAA veille à ce que son personnel ait les qualifications requises en matière de patrimoine naturel et culturel pour mettre en pratique des stratégies de conservation bien conçues, intégrées et efficaces, notamment une planification efficace du tourisme, de l’accès aux sites et des infrastructures.

Il faut une parfaite compréhension de la capacité du bien de s’adapter aux usages humains et au pacage du bétail, basée sur les besoins de la population Massaï et sur l’évaluation de l’impact des populations humaines sur les écosystèmes et l’archéologie du bien. Une stratégie convenue d’un commun accord entre la NCAA, les chefs de la communauté Massaï et d’autres parties concernées est nécessaire pour trouver un juste équilibre entre, d’une part, les niveaux de population humaine et d’exploitation des ressources et, d’autre part, la protection des attributs naturels et culturels du bien, notamment les questions de pacage et de gestion des prairies et le conflit entre l’homme et la faune sauvage. La participation active des communautés résidentes aux processus décisionnels est essentielle, en particulier la mise au point de mécanismes de partage des bénéfices, afin de susciter un sentiment d’adhésion et de responsabilité à l’égard de la conservation et de l’utilisation durable des ressources naturelles et culturelles du bien.

Une stratégie globale en matière de tourisme est une exigence à long terme pour le bien afin, d’une part, de guider l’utilisation publique du bien et la façon de le mettre en valeur, et d’autre part de privilégier la qualité du tourisme plutôt que la quantité de visiteurs et d’aménagements touristiques. L’accès des véhicules au cratère et autres zones prisées du bien exige des limites claires pour protéger la qualité de l’expérience touristique et éviter que les attributs naturels et culturels ne soient inconsidérément perturbés. Les constructions et infrastructures destinées au tourisme ou à la gestion du bien qui influent sur ces attributs naturels et culturels ne doivent pas être autorisées.

Compte tenu des liens naturels importants entre le bien et les réserves adjacentes, il est important d’établir une collaboration réelle et permanente entre le bien, le Parc national de Serengeti et d’autres zones de l’écosystème Serengeti-Mara, afin de permettre les mouvements de migration de la faune et d’harmoniser les objectifs de gestion en matière d’utilisation touristique, de gestion des paysages et de développement durable.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The open plains of the eastern Serengeti rise to the crater highlands of the volcanic massifs of Loolmalasin (3,587 m) and Oldeani (3,168 m) dating from the late Mesozoic and early Tertiary.

Ngorongoro Crater is one of the largest inactive unbroken calderas in the world which is unflooded. It has a mean diameter of 16-19 km, a crater floor of 26,400 ha, and a rim soaring to 400-610 m above the crater floor. The formation of the crater and other highlands are associated with the massive rifting which occurred to the west of the Gregory Rift Valley. The conservation area also includes Empakaai Crater and Olduvai Gorge, famous for geology and associated palaeontological studies.

A variable climate and diverse landforms and altitudes have resulted in several distinct habitats. Scrub heath and the remains of dense montane forests cover the steep slopes. The crater floor is mainly open grassy plains with alternating fresh and brackish water lakes, swamps and two patches of acacia woodland; Lerai Forest, comprising dominant tree species Acacia xanthonhloea and Rauvolfia caffra .

A population of about 25,000 large animals lives in the crater, mainly ungulates, along with the highest density of mammalian predators in Africa. They include the critically endangered black rhinoceros Diceros bicornis , which have declined from about 108 in 1964-66 to between 11-14 in 1995, and hippopotamus, which are very uncommon in the area. There are also many other ungulates: wildebeest (7,000 estimated in 1994), Burchell's zebra (4,000), eland, Grant's and Thomson's gazelles (3,000). The crater has the densest known population of lion, which are classed as vulnerable, numbering only 62 in 2001. On the crater rim are leopard and the endangered African elephant, numbering 42 in 1987 but only 29 in 1992, mountain reedbuck and buffalo (4,000 in 1994). However, since the 1980s the crater's wildebeest population has fallen by a quarter to about 19,000 and the numbers of eland and Thomson's gazelle have also declined whereas buffalos increased greatly, probably due to the prevention of fire which favours high fibrous grasses over shorter, less fibrous types.

In summer enormous numbers of Serengeti migrants pass through the plains of the reserve, including 1.7 million wildebeest, 260,000 zebra and 470,000 gazelle. Waterbuck mainly occur mainly near Lerai Forest; serval widely in the crater and on the plains to the west. Common in the reserve are lion, hartebeest, spotted hyena and jackal. Cheetah, classed as vulnerable although common in the reserve, are scarce in the crater itself. The endangered wild dog Lycaon pictus has recently disappeared from the crater and may have declined elsewhere in the Conservation Area as well. The golden cat has recently been seen in the Ngorongoro forest.

Ngorongoro has palaeontological and archaeological sites over a wide range of dates. The four major sites are Olduvai Gorge, Laetoli site, Lake Ndutu site and the Nasera Rock Shelter. The variety and richness of the fossil remains, including those of early hominids, has made this one of the major areas in the world for research on the human evolution. Olduvai Gorge has produced valuable remains of early hominids including Australopithecus and Homo habilis as well as fossil bones of many extinct animals. Nearby, at Laetoli, are fossil hominid footprints from the Pliocene age.

Actually there is considerable controversy about the exact number of people in the NCA partly because pastoral people, being mobile, are difficult to enumerate, but some Maasai live there.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le dossier de proposition d'inscription ne donne d'informations historiques que concernant les sites archéologiques - aucune information n'est fournie sur l'histoire du paysage pastoral masaï ou de la zone de conservation de Ngorongoro. L'histoire de l'association entre les Masaï et la zone de conservation étant pertinente pour comprendre l'organisation actuelle, l'ICOMOS a ajouté quelques données sur l'histoire des Masaï dans cette région et sur l'histoire du classement de la zone.

Sites archéologiques

Les restes de fossiles d'hominiens dans les gorges d'Olduvai furent d'abord repérés en 1911 par le professeur Kattwinkel, un entomologiste allemand, alors qu'il observait les papillons. Sur ses recommandations, une expédition scientifique fut conduite par le professeur Hans Reck qui, en 1913-1914, trouva des spécimens de fossiles parmi lesquels des formes éteintes de grands mammifères.

En 1931, Louis Leakey, un savant britannique, a commencé des recherches à Olduvai. Il fit la découverte des plus vieux outils de pierre (complexe technoindustriel oldowayen) qui firent des gorges d'Olduvai un site type. En 1959, Mary Leakey fit la découverte de ce qui était à l'époque le plus ancien hominien d'Afrique de l'Est (Zinjanthropus boisei) surnommé « casse-noisette » - la première espèce d'ancien hominien (aujourd'hui subsumé sous le genre Paranthropus) trouvée en dehors de l'Afrique du Sud.

La découverte du crâne de Zinjanthropus boisei (aujourd'hui subsumé sous le genre Paranthropus) fut considérée comme une étape majeure de l'histoire de la paléontologie, et renforça l'idée, mise en avant par Leakey et formulée à l'origine par Charles Darwin en 1871, que l'Afrique pouvait être considérée comme le « berceau de l'humanité » en démontrant comment les humains descendaient d'un « ancêtre singe ».

Les découvertes suscitèrent un élan d'intérêt pour la paléontologie en Afrique de l'Est.

En 1960, des recherches dans le même sens livrèrent le premier Homo habilis. Cette espèce devint le spécimen type (holotype) du genre Homo. Du point de vue de sa morphologie et de sa morphométrie, cet hominien au cerveau volumineux était la première espèce décrite comme ancêtre direct des hominiens, y compris de l'homme moderne (Homo sapiens).

Des recherches furent menées à la fin des années 1980 par des équipes de scientifiques tanzaniens et américains, sous l'égide de l'Institut des origines des hominiens dirigé par Donald Johanson. Depuis 1990, un projet de recherche paléoanthropologique est en cours dans les gorges d'Olduvai (projet OLAP « paysage paléoanthropologique d'Olduvai ») codirigé par l'université de Rutgers (États-Unis) et l'université de Dar es Salaam (Tanzanie).

Une partie du matériel mis au jour est stockée à Olduvai, et la majeure partie se trouve au Musée national du Kenya.

Laetoli a d'abord été étudié par l'entomologiste allemand Kohl Larsen dans les années 1920 mais a livré peu de fossiles. C'est en 1974 qu'une équipe conduite par le Dr Mary Leakey fit la découverte des empreintes de pas d'hominiens, et des fouilles furent menées en 1978- 1979. De même, en 1974 les restes d'un hominien ont été découverts, que l'on considère être associés aux empreintes de pas.

Les recherches effectuées au lac Ndutu, qui ont livré des restes du crâne humain de Ndutu se sont déroulées en 1973. Bien que les archéologues ne soient pas identifiés, ils sont connus sous le nom de A. A. Mturi. L'abri sous roche de Nasera a été étudié par Michael Mehlman - aucune date n'est donnée.

Les tertres funéraires du cratère du Ngorongoro ont d'abord été décelés par un éleveur de bétail, Siedentopf, et son assistant, Rothe. Les ressources ont ensuite été étudiées par le professeur Hans Reck en 1913 et le Dr Arning en 1915.

Paysage pastoral masaï

Aucune des informations suivantes n'est incluse dans le dossier de proposition d'inscription. Les Masaï ont migré vers le sud, en provenance du nord de l'Afrique, probablement de la région de la vallée du Nil au Soudan, au nord-ouest du lac Turkana, entre le XIVe et le XVIe siècle, avant de s'établir dans l'est de l'Afrique au milieu du XVIIe siècle. Ils se déployèrent rapidement à travers la vallée du Rift, attirés par les herbages fertiles pour leur bétail, et atteignirent leur territoire actuel du Kenya et de la Tanzanie entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, où ils étaient craints et renommés en tant que guerriers. À partir de 1830, l'unité masaï se désintégra dans une succession de guerres entre les différents clans, essentiellement déclenchées au sujet des pâturages et du bétail, qui entrainèrent des pertes de territoire au profit de leurs voisins. À la fin du XIXe siècle, leurs voisins et colons britanniques les déplacèrent des riches terres du centre de la vallée du Rift - la région entre le lac Victoria et le mont Kenya. Le tristement célèbre accord signé en 1904 entre les Masaï et le pouvoir colonial avait effectivement amputé leur territoire des deux tiers. Une vague suivante de déplacement forcé survenue en 1911-1913 confina les Masaï dans des réserves lointaines du sud du Kenya et de la Tanzanie.

La zone de conservation de Ngorongoro fut créée en 1959 comme une partie distincte du parc national du Serengeti. Les Masaï furent autorisés à y vivre mais furent exclus du parc national. Les anciens masaï qui avaient accepté cet accord dirent par la suite qu'ils ne savaient ce qu'ils avaient signé. Auparavant, des experts de la faune et de la flore et des paléontologues, notamment Louis Leakey et Bernard Grzimek (auteur de Serengeti ne doit pas mourir), avaient fait campagne pour éloigner les Masaï de la zone du Serengeti/Ngorongoro et faire de cet espace un parc national naturel.

Après l'indépendance, le tourisme se développa autour de l'observation des animaux à partir des lodges et hôtels de brousse du Serengeti et du Ngorongoro. Dans les années 1990, lorsque ce type de tourisme commença à générer de forts revenus, il y eu des pressions pour agrandir les réserves animalières. Les réserves Ikorongo et Grameti se greffèrent à la frontière ouest du Serengeti et les habitants furent une fois de plus déplacés. Depuis lors, des efforts ont été faits pour créer une zone de conservation de la faune et de la flore au nord du Serengeti ; les Masaï déposèrent une plainte devant la Commission des droits de l'homme de Tanzanie.

Dans la zone de conservation de Ngorongoro, la population masaï a augmenté, passant d'environ 10 000 dans les années 1960 à 60 000 aujourd'hui. On a tenté d'interdire l'agriculture dans la zone à partir de 1975. En 1992, le gouvernement a indiqué que le Ngorongoro était dédié à la nature et les Masaï on été encouragés à se déplacer. En 2003, 200 familles ont été expulsées en tant qu'immigrants illégaux. Les Masaï sont actuellement installés uniquement dans une partie de la zone proposée pour inscription (en dépit du fait que l'accord de 1959 les autorisait à vivre dans la totalité de la zone).

Source : évaluation des Organisations consultatives